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Edito - Alimentation

Colorant E171: Le dioxyde de titane bientôt banni des bonbons ?


Brune Poirson, secrétaire d’État au Développement durable, annonçait vendredi 18 mai le souhait du gouvernement de suspendre avant la fin de l’année l’utilisation de dioxyde de titane dans les plats préparés et les confiseries vendues en France. Cette déclaration fait suite à un communiqué commun de plusieurs associations qui demandait, deux jours plus tôt, l’avancée de cette décision initialement prévue pour 2020.

Les nanoparticules seront-elles bientôt sucrées des sucreries ? Le 16 mai 2018, 8 ONG ont envoyé un communiqué à l’ensemble des députés leur demandant de suspendre au plus tôt l’utilisation du colorant E171 (dioxyde de titane), un additif alimentaire répandu dans les plats préparés et les confiseries. « Nous souhaitons suspendre avant la fin de l’année l’utilisation de cette substance comme additif alimentaire en France », a déclaré la déléguée au Développement durable. Si plusieurs fabricants (Mars, Malabar, Fleury Michon, Picard…) et distributeurs français (Carrefour, Leclerc, Auchan, Système U) se sont déjà engagés à retirer les nanoparticules de dioxyde de titane de leurs produits, cette interdiction initialement prévue pour 2020 devrait généraliser ce grand nettoyage. L’interdiction reste toutefois restreinte pour l’heure au domaine alimentaire. Or la présence des nanoparticules ne se cantonne pas au contenu de notre assiette.

Infiniment petites mais extrêmement répandues


Alimentation, cosmétiques, médicaments…Comme le rappelait « Que Choisir » en février dans une grande enquête sur les nanoparticules, ces composés d’une taille inférieure à 100 nanomètres sont omniprésents dans notre quotidien, malgré des doutes sur leur innocuité. En effet, leur petite taille favorise leur pénétration dans l’organisme et le franchissement des barrières biologiques (des poumons et intestins vers le sang, du sang vers le cerveau). Leur surface importante de contact avec l’extérieur et la réactivité qui les caractérise renforcent ce potentiel toxique.

L’an dernier, une étude de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) a conclu que l’exposition chronique à l’E171 favorisait la croissance de lésions précancéreuses chez le rat. En ce qui concerne la nocivité pour l’homme, si elle fait actuellement l’objet de nombreuses recherches, la tâche semble ardue car le mécanisme d’action de ces minuscules particules s’avère complexe à étudier. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) doit toutefois conduire de nouvelles recherches en 2018, à la demande du gouvernement, selon l’AFP.

Malgré ces doutes, les nanoparticules se sont immiscées dans nombre de recettes industrielles. Plus de 400 000 tonnes de nanomatériaux ont été introduites dans divers produits manufacturés en France rien qu’en 2016. Nos tests ont ainsi révélé la présence de ce colorant sous forme de nanoparticules dans des produits alimentaires de toute sorte : gâteaux, bonbons, chewing-gum, poudres pour capuccino, épices et soupes déshydratées. Mais aussi dans des cosmétiques (dentifrice, crème solaire…). Et enfin dans des médicaments courants, tels que le Dafalgan (1 g comprimé pelliculés) ou le Doliprane (500 mg gélule), qui sont loin d’être des cas isolés. Car les chiffres obtenus en consultant la base de données recensant les médicaments mis sur le marché en France sont vertigineux : plus de 4 000 médicaments contiennent le colorant E171 !

Si l’on peut saluer l’annonce du gouvernement, espérons que cette mesure sera étendue aux cosmétiques et aux médicaments le plus tôt possible.

Edito - Multimedia

Escroquerie bancaire: De plus en plus de victimes


Chaque année, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dresse, dans une étude, un état des lieux des escroqueries bancaires. En 2017, le nombre de victime a explosé. Il existe pourtant des moyens de se protéger.

Réalisée chaque année depuis 2010, l’étude « Cadre de vie et sécurité » de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) met en perspective l’évolution alarmante des victimes d’escroquerie bancaire. Le taux des ménages victimes aurait plus que doublé en l’espace de 7 ans. En effet, 500 000 ménages déclaraient avoir subi au moins une escroquerie sur leur compte bancaire en 2010. En 2017, l’étude relève 1 210 000 ménages victimes !

Des préjudices souvent inférieurs à 300 €


En 2016, 64 % des ménages victimes d’escroquerie bancaire ont déclaré un préjudice d’un montant inférieur à 300 €. Ce taux s’accroît légèrement car il était de 63 % en 2015 et de 61 % en 2014. Les ménages victimes d’une escroquerie supérieure à 1 000 € représentent, quant à eux, 13 % des victimes déclarées.

Les victimes sont rarement alertées par leur banque !


Le relevé bancaire semble être la principale source d’information des victimes. En 2016, un peu plus de 834 000 ménages victimes de retraits frauduleux ont découvert le pot aux roses par ce biais. La part des ménages ayant été alertés du préjudice par leur établissement bancaire diminue au fil du temps : 29 % des ménages victimes en 2014 déclaraient avoir été prévenus par leur banque contre 28 % en 2015 et 22 % en 2016. Dans la majorité des cas, les personnes ayant subi le préjudice ignorent comment le fraudeur a procédé pour obtenir leurs coordonnées bancaires (64 %).

Des fraudes majoritairement sur des achats en ligne


Pour 68 % des ménages victimes en 2016, le débit frauduleux a servi à réaliser des achats. Et pour 58 % d’entre eux, il s’agit d’achats en ligne. Ce taux était de 51 % en 2014 et de 55 % en 2015. À noter que la part des achats effectués sur un site étranger augmente, passant de 16 % en 2014 à 21 % en 2015 pour atteindre 24 % en 2016. En revanche, les escroqueries effectuées à partir d’un distributeur piraté sont, en proportion, de moins en moins nombreuses : 13 % en 2014, un peu moins de 9 % en 2015, elles ne sont plus que 7 % en 2016.

7 conseils pour éviter le piratage


La meilleure protection contre les fraudes bancaires consiste à… ne jamais vous faire pirater vos données personnelles. Pour cela, adoptez les bons réflexes !

1. Mettez vos coordonnées à jour

Si vous changez de numéro de portable, déménagez ou utilisez une autre adresse e-mail, demandez à votre conseiller bancaire de mettre vos coordonnées à jour. En cas de suspicion de fraude, il pourra ainsi vous joindre pour vérification. « Mon compte courant a été piraté durant mes vacances, mon dossier ne contenait que mon numéro de fixe. Constatant une demande de virement qui ne correspondait pas à mes habitudes, ma conseillère a tenté de me joindre à mon domicile et faute de réponse a donné le feu vert au débit frauduleux, j’ai dû attendre trois semaines pour me faire rembourser », tempête Jean P., retraité de 77 ans. Si vous partez en vacances, emportez avec vous les numéros de téléphone vous permettant de faire opposition, la ligne directe de votre conseiller et son e-mail pour le prévenir rapidement en cas de souci.

2. Protégez votre ordinateur

Protégez l’accès à l’ordinateur auquel vous vous connectez pour consulter vos comptes en ligne. Installez un mot de passe pour y accéder, cela n’empêchera pas un pirate d’y accéder, mais cela lui compliquera la tâche. Si vous utilisez également une tablette et un téléphone mobile, multipliez les mots de passe. Et ne les notez pas sur un post-it collé à l’écran, au dos de l’ordinateur ou dans le premier tiroir de votre bureau... Ensuite, installez un antivirus et téléchargez régulièrement ses mises à jour « officielles », provenant du site de l’éditeur du logiciel. Certains pirates rusés lancent en effet des « offres promotionnelles » pour des antivirus infectés. Acceptez également toutes les mises à jour des programmes installés sur votre ordinateur, elles réparent des vulnérabilités détectées par les éditeurs. Enfin, exécutez régulièrement le scan (ou analyse régulière) de votre ordinateur en lançant votre antivirus. Cela lui permet de vous signaler un fichier infecté et d’éviter la propagation du virus.

3. Protégez votre connexion Internet

Il faut aussi protéger votre connexion Wi-Fi, sur votre Box, avec un mot de passe complexe. Si vous utilisez du Wi-Fi en libre accès pour vous connecter sur des sites sensibles, cela revient à blinder votre porte et laisser toutes vos fenêtres ouvertes. Si vous recevez régulièrement des personnes chez vous, pensez à modifier le code de votre Wi-Fi après leur passage. Évitez d’utiliser un accès Wi-Fi ouvert à tous (aéroport, gare) ou un ordinateur en libre accès (bibliothèque…) pour vous connecter sur les services en ligne de votre banque : si des pirates se trouvent à proximité, ils n’auront aucun mal à récupérer vos données personnelles.

4. Gérez votre session

Prenez l’habitude de vous déconnecter systématiquement à la fin de vos opérations, que ce soit sur ordinateur ou via un téléphone portable. Il est dangereux de laisser une session ouverte trop longtemps, car un escroc peut profiter de ce laps de temps pour entrer sur votre compte. De la même façon, n’enregistrez pas votre identifiant sur les sites et refusez cette option, en général proposée en début de connexion. Si un voleur prend la main sur votre ordinateur, il accédera bien plus facilement à vos comptes. Même réflexe à prendre sur les sites de e-commerce : refusez d’enregistrer les coordonnées bancaires de votre carte (l’option est proposée pour vous éviter de les retaper à chaque achat). Sinon, en cas de piratage du serveur de l’entreprise, les voleurs auront accès à votre numéro de carte.

5. Multipliez les adresses e-mail

Ouvrez plusieurs adresses Internet à votre nom, ce procédé est gratuit. Servez-vous d’une adresse spécifique et sécurisée pour vos transactions importantes. Ne la communiquez qu’à des tiers de confiance : banque, service des impôts… et ne l’inscrivez sur aucun document susceptible d’être piraté. Ouvrez une deuxième adresse pour vos communications courantes. Enfin, un troisième e-mail sera lié à un compte « poubelle », vous l’utiliserez pour recevoir vos newsletters et offres promotionnelles et réaliser vos achats sur Internet… Comme cette adresse circulera sur le Net, elle a plus de chances d’être piratée. Mais les escrocs ne pourront rien en faire, puisqu’elle ne sera reliée à aucune donnée sensible. Bien entendu, chacune de vos adresses doit avoir un mot de passe différent.

6. Soyez méfiant

Les pirates utilisent souvent des informations trouvées sur les réseaux sociaux pour vous piéger. Si, par exemple, un membre de votre famille est parti en vacances dans les Caraïbes, il postera sur Internet des photos de lui devant une eau turquoise. Peu de temps après, vous recevrez un e-mail angoissé de sa part vous demandant de lui virer des fonds parce qu’il s’est fait voler son portefeuille. Alerte ! Prenez le temps de vérifier que c’est bien le cas et non que son carnet d’adresses a été piraté à son insu. N’ouvrez jamais des documents en pièces jointes si vous ne connaissez pas l’expéditeur. Et faites preuve de méfiance si l’e-mail provient d’un membre de votre famille, des impôts ou d’un commerçant. Les pièces jointes peuvent transporter des virus, de type « cheval de Troie ». De manière générale, n’ouvrez pas de fichier en .exe, .pi, .scr, .hta, .cpl, .cmd, .bat… Si vous avez un doute sur un e-mail, supprimez-le et videz votre poubelle, sinon le fichier restera sur votre ordinateur.

7. Sécurisez votre téléphone

Si vous utilisez un smartphone avec un accès Internet et consultez vos comptes dessus, mêmes conseils. Protégez son accès par un code secret. En cas de vol ou de perte, l’escroc aura du mal à accéder à votre application bancaire et à vos données personnelles. Dès que vous constatez le vol ou la perte de votre portable, changez les mots de passe de vos boîtes mails si elles sont synchronisées sur votre mobile. Modifiez également le mot de passe d’accès à votre site bancaire. Enfin, prévenez votre opérateur pour qu’il déconnecte votre carte Sim et empêche le voleur de recevoir des codes de confirmation d’achat par SMS. Si vous utilisez la fonction Bluetooth ou Wi-Fi chez un ami ou dans un lieu public, désactivez-la après utilisation pour éviter les intrusions à distance dans votre appareil. Enfin, sachez que les derniers systèmes d’exploitation intègrent une fonction « effacer les données du téléphone à distance ».

Lire aussi:

Éviter les fraudes à la carte bancaire • Les conseils de la police
Victime de fraude bancaire • Comment réagir, comment contester ?
Achats sur Internet • Vos recours en cas de litige

Edito - Transports

Stationnement payant: Les nouvelles règles et les moyens de contestation


Désormais géré par les villes, le stationnement payant est passé au tout-numérique depuis le début de l’année. Le paiement est remplacé par une redevance de stationnement et le PV prend la forme d’un forfait de post-stationnement (FPS). Décryptage des nouvelles règles et des recours possibles.

Attendue pour 2017, la dépénalisation du stationnement n’est entrée en vigueur que début 2018. La faute certainement à une infrastructure complexe (les horodateurs ont dû être remplacés) et à l’instauration du tout-numérique qui concerne dorénavant le paiement, la suppression matérielle du ticket de parking et même le règlement en cas d’infraction.


Plus de ticket

Exit donc le ticket de parcmètre qui laisse place, depuis le 1er janvier, à une « redevance de stationnement ». Si l’automobiliste n’a plus de papier à déposer derrière son pare-brise, il doit s’acquitter du montant de la redevance en renseignant la plaque d’immatriculation de son véhicule sur l’horodateur. Exit aussi le PV ou l’amende en cas de défaut ou d’insuffisance de paiement et place au « forfait post-stationnement » ou « FPS ».

C’est le fruit de la dépénalisation du système de gestion du stationnement qui relève maintenant des collectivités. Ces dernières ont la charge de fixer le tarif horaire et d’assurer le contrôle du paiement. Dès lors, le montant du FPS varie (à la différence de l'amende pénale qui était d’un montant unique de 17 €) selon les municipalités. Le FPS est compris entre 10 € à Nancy (selon les zones) et 60 € à Lyon, par exemple. La disparition de l’amende au profit de la redevance permet en outre aux usagers d’avoir le choix entre un paiement au réel, si le paiement est effectué dès le début du stationnement et pour toute sa durée, ou forfaitaire, sous la forme du forfait post-stationnement. Dans ce cas, un avis de paiement à régler dans les trois mois est notifié.


Des tarifs horaires à géométrie variable

En fait, le montant du FPS correspond au coût de la durée de stationnement maximale autorisée. Ainsi, à Paris, avant la réforme il était possible de laisser son véhicule au maximum 2 h sur la même place. Ce délai est à présent de 6 h. Mais le tarif horaire varie selon la durée. Par exemple, en zone 1 dans la capitale, les deux premières heures sont à 4 € chacune (donc 8 € pour 2 h de stationnement). La troisième coûte 8 € (16 € au total), la quatrième 10 € (soit 26 €) puis la cinquième et la sixième reviennent à 12 €. Ce qui donne un coût global de respectivement 38 et 50 €. Ce dernier montant correspond donc au FPS à Paris pour la zone 1. Enfin, en cas d’infraction, il est possible d’établir plusieurs FPS pour la même infraction, à condition que l’intervalle entre les deux soit équivalent à la durée maximale de stationnement et dans la limite de la plage horaire autorisée. Par exemple, dans une ville où le stationnement est payant de 9 h à 19 h, si un automobiliste ne paie pas sa redevance en se garant à la première heure, il pourra recevoir un FPS à partir de 13 h puis un second à 17 h. À noter que les villes auront le choix de proposer ou non un FPS minoré en cas de paiement rapide.


Contestation en ligne

L’automobiliste dispose de 3 mois pour régler le FPS après sa notification. Cette notification est réalisée soit par la mise en place d’un avis de paiement de forfait de post-stationnement sur le véhicule, soit par l'envoi postal de cet avis à l'adresse indiquée sur le certificat d'immatriculation de ce véhicule. Dans ce dernier cas, c'est l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) qui procédera à l’envoi pour le compte de la collectivité bénéficiaire.

En cas de non-paiement de ce forfait de post-stationnement dans les 3 mois, l'automobiliste sera redevable d'un FPS majoré. Son montant sera alors de 20 % supplémentaires du montant du FPS impayé avec un minimum de 50 €.

Si l’automobiliste souhaite contester le FPS, il doit d'abord déposer un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) dans le mois suivant sa notification. Dans ce cas, le recours doit être exercé par le titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule, le locataire en cas de location (1) ou l'acquéreur du véhicule en cas de vente (2). Pour ce faire, il a le choix d’adresser, selon les cas, une lettre recommandée avec accusé de réception à la commune de l’établissement public de coopération intercommunale, du syndicat mixte ou du « tiers contractant » dont dépend l’agent ayant établi l’avis. L’autre possibilité est d’utiliser la procédure électronique mentionnée sur l’avis de paiement. Il est important de préciser que l’avis de paiement contesté doit impérativement être joint au recours sous peine d’irrecevabilité (art. R. 2333-120-13 3° du code général des collectivités territoriales). Ensuite, si ce recours est rejeté, l’usager aura un mois pour saisir la commission du contentieux du stationnement payant (juridiction spécialisée au niveau national et située à Limoges).

Il est également possible de contester le forfait de post-stationnement majoré. Pour cela, il faut saisir la commission du contentieux du stationnement payant dans le délai d'un mois suivant la notification de l'avertissement. Ce recours auprès de la commission impose le paiement préalable du forfait post stationnement et de l’éventuelle majoration sous peine d’irrecevabilité du recours (art. L. 2333-87-5 du code général des collectivités territoriales).



(1) Lorsque les mentions du certificat d'immatriculation permettent l'identification d'un locataire, celui-ci est substitué au titulaire dudit certificat dans la mise en œuvre des dispositions prévues aux II et IV de l’art. L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales : le forfait de post-stationnement est alors notifié au locataire.

(2) Lorsque, à la suite de la cession d'un véhicule, le système enregistrant les informations mentionnées à l'article L. 330-1 du code de la route mentionne un acquéreur qui n'est pas le titulaire du certificat d'immatriculation du véhicule, l'acquéreur est substitué au titulaire dudit certificat dans la mise en œuvre des dispositions prévues aux II et IV de l’art. L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales : le forfait de post-stationnement est notifié à l’acquéreur.

Edito - Santé et Bien être

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Edito - Santé et Bien être

Appli QuelCosmetic: Une application mobile gratuite pour choisir ses produits cosmétiques


Fini les doutes sur la présence d’ingrédients indésirables dans sa crème de jour, sa mousse à raser ou le gel lavant pour son bébé. Notre application gratuite QuelCosmetic permet un choix facile, rapide et éclairé de plusieurs milliers de produits cosmétiques.

Téléchargez l'application mobile QuelCosmetic



La sécurité des cosmétiques est un de nos chevaux de bataille. Différents outils mis en ligne depuis deux ans vous permettaient déjà de mieux vous y retrouver dans ce rayon. Avec notre application disponible gratuitement sur Google Play et l’App Store, le choix devient enfantin. Il suffit de scanner le code-barres du produit via votre smartphone, ce qui se fait très simplement, pour voir apparaître sa notation.



Quels sont les produits concernés ?



Tous les rayons sont représentés : soins du visage, du corps, des cheveux, produits pour bébés, solaires, hygiène dentaire, maquillage, parfums, qu’ils soient vendus en grandes surfaces, parapharmacies ou parfumeries. Nous avons même introduit quelques crèmes ou dentifrices au statut de médicament mais qui, aux yeux du client, ressemblent à des cosmétiques.

Avec plus de 6 000 références déjà évaluées, il y a des chances que vous trouviez votre bonheur. Mais, si nous avons pu facilement scanner des centaines de produits en grande surface pour alimenter notre base de données, l’opération est plus délicate dans les boutiques plus exiguës telles que les parfumeries par exemple.

Au cas où le produit qui vous intéresse ne serait pas encore présent dans notre base de données, nous vous invitons à nous le signaler via notre application QuelCosmetic en scannant le code-barres et en photographiant le produit en question et sa liste d’ingrédients. En quelques jours, il y sera intégré. Si vous avez choisi de nous laisser votre adresse mail, vous en serez personnellement informé(e).


Quels sont les ingrédients jugés indésirables ?



Des perturbateurs endocriniens, des allergènes, des irritants et autres toxiques : notre liste d’ingrédients indésirables est établie grâce à la veille scientifique de nos experts. Jusqu’à présent, elle figurait sur notre carte-repère à télécharger et glisser dans son portefeuille pour faire ses courses, mais cela impliquait une gymnastique fastidieuse pour l’acheteur. L’appli QuelCosmetic permet un pas de géant dans la simplicité d’usage.

Deux points clés à garder en tête pour l’utiliser en connaissance de cause : d’abord, la liste des ingrédients indésirables est évolutive puisque les connaissances scientifiques s’affinent en permanence. Tel ingrédient jugé sans risque aujourd’hui peut se révéler dans quelques années moins inoffensif qu’on le pensait. Ensuite, nous avons choisi de ne pointer que les ingrédients nocifs pour la santé, ceux qui ont un impact sur l’environnement ne sont pas pris en compte. Non que le sujet nous indiffère, ils le seront sans doute à l’avenir. Mais nous préférions concentrer nos efforts dans un premier temps sur la santé de l’utilisateur, préoccupation première des consommateurs.

Comprendre le résultat



Comme la toxicité potentielle des ingrédients peut varier selon les populations, l’évaluation diffère selon la personne concernée : un pictogramme s’affiche pour les femmes enceintes et les tout-petits (de la naissance à 3 ans), un autre pour les enfants et adolescents, un troisième pour les adultes. La couleur va du vert (aucun risque identifié à ce jour) au rouge (risque significatif) et est accompagnée de lettres de A à D à destination des daltoniens. Elle correspond à celle de l’ingrédient le plus nocif de tous ceux présents : une crème peut comporter dix composants au-dessus de tout soupçon, si le onzième est un perturbateur endocrinien avéré, c’est sa couleur rouge qui l’emportera. Attention, le résultat ne concerne que la composition du produit. En aucun cas, il ne renseigne sur sa qualité intrinsèque ou son efficacité. Ces critères ne peuvent être mesurés qu’en laboratoire et nous le faisons à l’occasion des tests comparatifs que nous publions régulièrement sur telle ou telle famille de produits. Mais forcément, le nombre de références concernées est sans commune mesure avec celles présentes dans l’appli.


Le plus que vous attendiez



Depuis notre première grande campagne sur les ingrédients indésirables dans les cosmétiques, vous êtes nombreux à nous demander une liste positive des produits n’en contenant pas. Demande satisfaite avec l’appli QuelCosmetic ! Lorsque le produit que vous convoitez contient des ingrédients indésirables, il suffit d’un clic pour voir s’afficher une liste d’homologues plus recommandables.

Si vous êtes curieux de savoir pourquoi tel produit hérite d’une mauvaise note, cliquez sur le pictogramme de couleur et l’ingrédient incriminé s’affiche avec des explications sur sa nocivité. Par ailleurs, la composition complète du produit est affichée.


Et pour l’avenir ?



Par nature, une appli est évolutive. Pour une information toujours plus conforme à vos attentes, de nouvelles fonctionnalités seront certainement proposées à l’avenir. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions via le formulaire de contact.



Les fonctionnalités offertes en scannant le produit:

Exemple du dentifrice Colgate total



1 La page d’accueil du produit : ce produit présente un risque significatif pour les femmes enceintes et les tout-petits et un risque moyen pour les enfants, adolescents et adultes.

2 Un clic sur le pictogramme de couleur : les ingrédients indésirables s’affichent. Ici, un irritant et un perturbateur endocrinien.

3 Un clic sur un ingrédient : une explication de sa nocivité apparaît.




Un clic sur « produits sans risque » : une liste d’équivalents sains vous est proposée.


D’autres possibilités pour explorer la base de données



1 On peut choisir une catégorie sur la page d’accueil.

2 Puis une sous-catégorie.




1 Tous les produits à risque s’affichent.

2 En cliquant sur « produits sans risque », on accède à la liste de leurs homologues sains.




1 On peut faire apparaître les listes par ordre alphabétique.

2 On peut aussi chercher une référence particulière à l’aide de la fonction « rechercher ».

3 Mais lorsqu’on a le produit en main, le plus pratique est de scanner son code-barres.
Accès Apple store

Des outils rendus possibles grâce à vos dons !



L’appli QuelCosmetic fait partie des projets mis en œuvre par l’UFC-Que Choisir au bénéfice de tous les consommateurs et financés grâce à notre fonds de dotation. Ce dernier est notamment alimenté par vos dons et par les royalties obtenues grâce à la commercialisation de la licence d’utilisation de La Note Que Choisir, un repère au service des consommateurs utilisable par les professionnels pour distinguer les produits ayant obtenu plus de 14/20 à l’un de nos essais comparatifs.

Action nationale - Environnement et Energie

Glyphosate: Union des ONG pour le respect de la parole donnée (Pétition)

L’annonce en novembre dernier d’Emmanuel MACRON d’interdire sous 3 ans en France l’utilisation du glyphosate avait fait grand bruit… 6 mois plus tard, les mots semblent s’être répandus dans la nature comme le dangereux herbicide.
En effet, alors que le projet de loi Alimentation, dont la discussion débute aujourd’hui à l’Assemblée, était le véhicule idoine pour sacraliser cette promesse présidentielle, aucune des tentatives pour l’inclure n’a, jusqu’à présent, abouti du fait des assauts répétés du Ministre de l’Agriculture contre celles-ci. Décidée à graver dans le marbre de la Loi cette interdiction tant attendue, l’UFC-Que Choisir, avec les autres ONG de la plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire, lance une pétition pour qu’une pression citoyenne s’exerce sur le législateur et que soit respectée la parole donnée.

Depuis ce week-end, le Ministre de l’Agriculture et la présidente de la FNSEA usent et abusent, sur les ondes, des mêmes éléments de langage contre l’inclusion dans la Loi de cette promesse présidentielle en arguant qu’il ne faut pas « surtransposer » les textes européens ou que l’objectif demeure mais que la voie à emprunter n’est pas législative… Halte aux faux débats et à la langue de bois. Alors que le glyphosate a été classé parmi les cancérigènes probables chez l’homme en 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé, il est indispensable que l’opportunité qu’offre le projet de Loi Agriculture et Alimentation ne soit pas un rendez-vous manqué. En prévoyant une interdiction sous 3 ans de l’herbicide, la Loi ne fermera pas la porte aux initiatives du Ministre en termes de recherche ou de plan d’actions… au contraire, elle encouragera l’ensemble des acteurs à avancer vers la sortie du glyphosate en officialisant la date butoir à fin décembre 2020 ! Mobilisons-nous à cette fin en signant massivement la pétition.
UFC Que Choisir en ligne Alain BAZOT

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Les dernières infos:

Alimentation :

Prix de l’eau: Des écarts faramineux d’une commune à l’autre
Que Choisir a décortiqué plus de 1 000 factures d’eau, tant pour des métropoles et des villes moyennes que pour de petites communes et des zones rurales ! Notre enquête apporte un éclairage cru sur des écarts faramineux souvent injustifiés, entre prix bas et factures prohibitives.

Des régies bien plus compétitives que Veolia, Suez, Saur et consorts, ou parfois l’inverse… Notre enquête sur le prix de l’eau démontre qu’il existe des services de l’eau exemplaires, tout autant que des dérives objectivement injustifiables. En fonction de la commune, il y a de quoi féliciter les élus locaux ou, au contraire, leur demander des comptes, que l’eau soit gérée en régie municipale ou par une société privée en délégation de service public (DSP).

Si cette enquête exclusive a pu être effectuée, c’est grâce à la participation de lecteurs de « Que Choisir » et d’associations locales de l’UFC-Que Choisir qui nous ont confié de nombreuses factures. Nous les avons analysées dans le détail et en avons déduit le prix du mètre cube d’eau TTC, commune par commune. Ce montant est calculé sur la base d’une consommation de 100 m3 par an d’eau, abonnement annuel inclus, afin que tous les prix soient comparables.

Pour faciliter l’accès aux prix des quelque 1 000 villes, bourgs et villages passés au crible, nous avons divisé l’Hexagone en 5 grandes régions, les résultats étant ensuite accessibles par département.

L’Ouest est présent avec les 20 départements des régions Normandie, Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire. Les prix y font le grand écart, de 3,01 à 7,91 €. Le prix du mètre cube est compétitif à Laval (53) comme à Tours (37), qui sont en régie, ou à Joué-lès-Tours, géré par Veolia, mais il est très élevé en régie à Flers, dans l’Orne, ou à Pont-l’Abbé, dans le Finistère, géré par Saur. Les tarifs battent des records à Hiéville, dans le Calvados, ou encore à Montigny-le-Gannelon, en Eure-et-Loir. Le prix de l’eau atteint souvent des sommets sur les côtes, en particulier en Bretagne et en Vendée.
Consultez les tarifs de l’eau de 217 villes de l’Ouest



Le Nord-Est n’est pas en reste avec les 22 départements des régions Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté. Les écarts y sont là encore considérables, avec des tarifs qui peuvent être de seulement 2,68 €/m3, mais aller jusqu’à 8,01 €/m3 ! Si le prix de l’eau est très compétitif à Lons-le-Saunier qui est en régie, dans le Jura, compétitif à Dôle avec Suez, il est en revanche très élevé dans l’Aisne, à Château-Thierry, avec Veolia et dans le Nord, à Valenciennes, avec Suez. L’eau coût cher aussi dans le Pas-de-Calais, à Béthune, qui est en régie, ou dans l’Aisne, à Soissons, avec Suez.
Consultez les tarifs de l’eau de 225 villes du Nord-Est



La région Sud-Ouest compte 25 départements, ceux des régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Prix prohibitifs et prix compétitifs s’y côtoient, avec des extrêmes de 2,94 à 7,07 €/m3. Les prix très excessifs y sont malgré tout moins fréquents que dans les autres grandes régions. Les stations du littoral n’y facturent pas l’eau à des montants aussi exorbitants que leurs consœurs de notre région Ouest. À l’exception des communes qui ont délégué au privé, les prix sont relativement raisonnables dans le département des Landes, qui s’est organisé en syndicat.
Consultez les tarifs de l’eau de 202 villes du Sud-Ouest



Notre Sud-Est comprend les 18 départements des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Les écarts y sont vertigineux avec des prix s’étalant de 2,87 à 8,46 €/m3, mais ce n’est pas sur la Côte d’Azur qu’on paie le plus cher. Dans le Beaujolais, en revanche, le mètre cube d’eau peut être au prix d’une bouteille de vin ! Les prix sont très compétitifs à Grand Lyon avec Veolia, à Moulins en régie dans l’Allier ou à Cannes sur la Côte d’Azur avec Suez.
Consultez les tarifs de l’eau de 181 villes du Sud-Est



L’Île-de-France est un cas un peu à part, car la région compte deux mastodontes de l’eau : d’un côté, la régie municipale Eau de Paris, qui alimente 3 millions d’usagers, de l’autre, Veolia qui dessert 4,6 millions d’habitants pour le compte du Sedif. À l’exception de la capitale, qui est en régie, l’eau est souvent très chère dans la région Île-de-France. Les prix record de notre enquête nationale se situent d’ailleurs en Seine-et-Marne et dans le Val-d’Oise !
Consultez les tarifs de l’eau de 91 villes d’Île-de-France

UFC Que Choisir en ligne

Élisabeth Chesnais

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Environnement et Energie :

Pesticides tueurs d’abeilles: Enfin interdits !
Il en aura fallu du temps, mais c’est fait. Sur proposition de la Commission européenne, les États membres viennent de voter l’interdiction des trois pesticides les plus dangereux pour les abeilles.

Le 27 avril 2018 est un grand jour pour les abeilles, l’environnement et les consommateurs. Les trois insecticides néonicotinoïdes les plus utilisés font enfin l’objet d’une interdiction à l’échelle de l’Union européenne. « Ne pas voter l’interdiction pure et simple relèverait du déni de réalité », soulignait Que Choisir début mars suite au quatrième rapport très alarmant de l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, sur ces insecticides neurotoxiques.

Après de longues années de tergiversations et en dépit des preuves indiscutables de leur toxicité, les États membres ont fini par trancher. L’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame sont interdits sur toutes les cultures de plein champ et autres utilisations en extérieur.

Si l’interdiction l’a emporté, c’est notamment grâce aux votes de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, 13 pays s’étant abstenus ou ayant voté contre. La Commission européenne s’est félicitée de cette décision en soulignant que « la protection des abeilles est un enjeu important puisqu’elle concerne la biodiversité, la production alimentaire et l’environnement ».

Un moratoire interdisait déjà ces insecticides-là depuis 2013, mais il s’appliquait seulement aux cultures réputées attractives pour les pollinisateurs. C’était tout à fait insuffisant, les ventes de néonicotinoïdes avaient d’ailleurs continué à augmenter pendant le moratoire ! Cette fois c’est bien fini, seul l’usage sous serre reste possible.

Mais les fabricants de pesticides ont de la ressource, de nouveaux insecticides de cette redoutable famille des néonicotinoïdes sont déjà sur le marché. On n’en a peut-être pas fini avec les pesticides tueurs d’abeilles. On peut juste attendre des États membres qu’ils traînent un peu moins longtemps la prochaine fois avant de voter l’interdiction !

UFC Que Choisir en Ligne

Élisabeth Chesnais

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La dernière enquête:

Multimedia :

Fournisseur d’accès à Internet (infographie): Vous et votre FAI

Orange, SFR, Bouygues Télécom, Free, mais aussi Red, Sosh et d’autres… Que pensent les Français de leur fournisseur d’accès à Internet ? Combien leur coûte leur abonnement ? Comment l’utilisent-ils ? Pour le savoir, nous avons envoyé un questionnaire aux inscrits à notre newsletter. Les retours de plus de 19 500 d’entre eux nous permettent d’avoir une vision plus précise de la place qu’occupent les FAI dans les foyers.



Des clients très fidèles



C’est l’un des chiffres les plus étonnants de cette enquête : les Français sont en moyenne clients depuis 9 ans de leur FAI. Chez les clients Orange, c’est même 12 ans. Cette grande fidélité s’explique non seulement par la faible concurrence entre les fournisseurs d’accès à Internet (« À quoi bon changer puisque toutes les offres se ressemblent ! »), par les frais de résiliation élevés qu’appliquent les opérateurs (souvent autour de 49 €), mais aussi par la complexité de la procédure. Entre la souscription chez le nouvel opérateur, la résiliation de l’ancien abonnement et le remplacement de la box par le nouvel équipement, beaucoup préfèrent continuer à payer quelques euros de plus par mois plutôt que d’effectuer ces démarches et de prendre le risque de perdre leur connexion ou leur numéro de ligne fixe. De tous les FAI, Bouygues Télécom est celui dont les clients ont la plus faible ancienneté (4 ans en moyenne), ce qui tendrait à montrer que la baisse du prix des forfaits menée par l’opérateur en 2014 a porté ses fruits. Pour autant, la part de clients Bouygues reste minime (7 %) par rapport à celles d’Orange et de sa marque à bas coût Sosh (50 %, soit plus que la moyenne nationale). Le fait que l’ancien opérateur historique arrive régulièrement en tête de notre comparateur de FAI a certainement poussé certains de nos lecteurs à se tourner vers lui plutôt que vers l’un de ses concurrents.

Des prix qui grimpent



Il est loin le temps où toutes les offres triple-play coûtaient 29,90 € par mois. Les trois quarts des personnes ayant répondu à notre questionnaire paient désormais plus de 30 € et un tiers plus de 40 €. Il faut dire qu’après avoir fait partie des plus bas d’Europe, les prix des abonnements ont tendance à grimper depuis quelques années. Ce fut le cas encore l’année dernière : 21 % des répondants disent avoir vu leur forfait augmenter en 2017, pour la plupart des clients SFR et Bouygues Télécom. Pour autant, 67 % des clients Bouygues Télécom disent payer encore moins de 30 € par mois et 70 % des clients Red, la marque à bas coût de SFR, assurent dépenser moins de 20 € par mois pour leur accès à Internet. Outre les forfaits d’entrée de gamme, les offres spéciales et les ventes privées, qui ont tendance à se multiplier, permettent elles aussi de faire de bonnes affaires. 34 % des répondants disent avoir profité de l’une d’entre elles en changeant d’opérateur, principalement parmi les clients SFR (48 %), Bouygues (57 %) et surtout Red by SFR (72 %).

De nombreux dépassements à la clé



On pense trop souvent les forfaits triple-play « illimités » ou « tout compris ». Ce n’est pas tout à fait le cas. Entre les options imposées d’office, les appels téléphoniques non compris ou les achats sur le Web effectués via le système de paiement Internet+ (avec facturation par le FAI), il arrive souvent que la facture soit plus élevée que prévu. 32 % des répondants ont dit avoir subi au moins un dépassement, pour un montant moyen de 33 € sur l’année. Ceux-ci sont globalement plus élevés chez Orange et SFR que chez Sosh, Free et Red. Quant au nombre de litiges, il varie fortement d’un opérateur à l’autre. Si, en moyenne, 16 % disent avoir rencontré un problème avec leur FAI l’année dernière, cela ne concerne que 10 % des clients Free mais 35 % des clients SFR, qui reste de loin l’opérateur le plus concerné par les plaintes reçues à l’UFC-Que Choisir.

Satisfaction : Free en tête



Si 83 % des personnes ayant répondu à notre questionnaire se disent satisfaites des services de leur FAI, les écarts varient considérablement d’un opérateur à l’autre. Avec 9 clients satisfaits sur 10, Free arrive en tête, notamment grâce à sa qualité de service et à l’efficacité de son service client, juste devant Orange (87 % de satisfaction), qui paie notamment le prix élevé de ses forfaits. Avec 80 % de satisfaits, Bouygues Télécom s’en tire convenablement alors que SFR est au fond du gouffre avec seulement 59 % de satisfaction et de mauvais retours sur tous les critères.
UFC Que Choisir en ligne Cyril Brosset

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