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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Edito - Environnement et Energie

Factures de gaz et d’électricité: La loi limite enfin les abus

C’est une bonne nouvelle pour les usagers du gaz et de l’électricité. À compter de ce 18 août 2016, les fournisseurs d’énergie ne peuvent plus facturer de montants exorbitants portant sur plusieurs années de consommation.
Voilà une mesure de la loi sur la transition énergétique favorable aux consommateurs. Depuis ce 18 août, les fournisseurs de gaz et d’électricité n’ont plus le droit d’envoyer des factures couvrant plusieurs années de consommation. « Aucune consommation d’électricité ou de gaz naturel antérieure de plus de 14 mois au dernier relevé ou autorelevé ne peut être facturée », dispose à présent l’article 224-11 du code de la consommation.

C’est une bonne nouvelle pour les usagers, elle va mettre fin aux factures scandaleuses de plusieurs milliers d’euros qui ont plongé de multiples foyers dans l’endettement ou la précarité. En 2015, près de la moitié des litiges traités par le médiateur national de l’énergie concernaient ces contestations de factures aux montants effarants, en moyenne 3 600 € pour une durée moyenne de 25 mois !

Mais en réalité, cette nouvelle mesure protectrice des usagers ne fait que conforter la loi existante. Car bien qu’ils ne la respectent pas, les fournisseurs d’énergie ont depuis longtemps l’obligation légale de facturer au moins une fois par an sur la base de la consommation réelle.

Attention, pour que cette limite de 14 mois s’applique, l’usager doit impérativement être de bonne foi, autrement dit avoir laissé l’accès à son compteur le jour du relevé ou avoir transmis ses autorelevés de consommation. S’il ne l’a pas fait, il suffit néanmoins qu’il obtempère après la réception du courrier officiel recommandé avec accusé de réception du fournisseur lui demandant de transmettre son index de consommation. C’est seulement à l’issue de cette procédure, si elle reste infructueuse, que le fournisseur de gaz ou d’électricité est autorisé à facturer au-delà des 14 mois réglementaires.

En assainissant les pratiques d’EDF, d’Engie et de leurs concurrents, cette mesure devrait préserver le pouvoir d’achat de nombreux usagers.

Edito - Environnement et Energie

CHOISIRENSEMBLE.FRFaisons baisser la facture d'électricité et de gaz

Forte du succès des campagnes « gaz moins cher ensemble », et à la veille des prochaines augmentations du tarif réglementé de l’électricité (prochaine facture rétroactive, hausse au 1er août), l’UFC-Que Choisir lance une campagne « Energie moins chère ensemble », ouverte à tous, sur le gaz de ville mais aussi, fait nouveau, sur l’électricité pour obtenir les meilleures offres possibles sur chacun de ces marchés(1) .

Gaz et maintenant électricité : une véritable concurrence est possible sur les deux marchés !

Si sur le gaz, une véritable concurrence est possible depuis plusieurs années du fait de l’absence d’avantage concurrentiel du fournisseur historique ; sur l’électricité, la baisse significative des prix du marché de gros permet dorénavant aux fournisseurs alternatifs de concurrencer durablement le tarif règlementé d’EDF qui a augmenté de 27% depuis 2011. Alors 48% des consommateurs ignorent encore qu’ils peuvent changer de fournisseur d’électricité (38% pour le gaz), l’UFC-Que Choisir décide donc de les rassembler pour les accompagner dans le changement à travers la campagne
« Énergie moins chère ensemble ».

Une mise en concurrence des fournisseurs nationaux pour des prix du gaz et de l’électricité plus avantageux pour les ardéchois.

Fin avril, la Fédération UFC-Que Choisir a adressé un épais cahier des charges aux fournisseurs nationaux d’électricité et/ou de gaz dans la perspective de les mettre en compétition, dans le cadre d’une enchère inversée (le moins disant l’emporte), et ainsi obtenir les meilleurs offres possibles financièrement pour le gaz et l’électricité. En effet, jusqu’à une époque récente, la forte baisse des prix sur les marchés de gros ne se reflétaient pas dans les offres de marché proposées aux consommateurs. Les fournisseurs ont jusqu’à fin juin pour faire part de leur intention de participer à l’enchère, étant entendu qu’ils doivent également se soumettre au volet du cahier des charges tendant à garantir une sécurité juridique pour les consommateurs.

La valeur ajoutée de l’UFC-Que Choisir : la sécurité juridique

Comme pour les précédentes campagnes, l’UFC-Que Choisir de l'Ardèche entend, au-delà des prix, offrir une sécurité juridique aux consommateurs à travers des conditions contractuelles sûres, imposées par elle, et l’accompagnement des souscripteurs par la Fédération en cas d’éventuelles réclamations. Parmi les éléments imposés dans le contrat client on retrouve, par exemple, la possibilité de l’auto-relève, la facturation bimestrielle, la pluralité des modes paiement quel que soit le mode de facturation, ou encore la prise en compte des recommandations faites par la Commission des clauses abusives et le Médiateur national de l’énergie qui ne sont normalement pas contraignantes.



Le calendrier de la campagne « Énergie moins chère ensemble » est le suivant :
• INSCRIPTION DES CONSOMMATEURS : du 21 juin au 21 septembre (inclus) sur www.choisirensemble.fr L’inscription est gratuite et sans engagement
• OFFRES LAUREATES: Chacune des offres lauréates (gaz et électricité) sera dévoilée le 22 septembre 2016

• OFFRES PERSONNALISEES : à compter du 10 octobre, chaque inscrit reçoit une offre personnalisée sur la base de son profil de consommation, offre à laquelle il est libre de souscrire ou non. Indépendance oblige, pour couvrir les frais d’organisation, une participation de 10 euros sera demandée aux souscripteurs pour une énergie, et 14 euros pour les deux énergies (réduite respectivement à 5/8 euros pour les adhérents aux associations locales ou abonnés aux publications de l’UFC-Que Choisir, au jour de leur inscription).



(1) L’opération est ouverte à l’ensemble des particuliers ( hors professionnels et copropriétés) abonnés aux gaz de ville et à l’électricité, vivant en France métropolitaine, et ayant une consommation annuelle de gaz inférieure ou égale à 100 000 kWh et/ou une puissance électrique inférieure à 36 Kva. La France métropolitaine est donc couverte par la campagne à l’exception de la Corse et de certaines zones géographiques desservies par les entreprises locales de distribution et non les gestionnaires de réseau de distribution nationaux (GRDF pour le gaz et ENEDIS (ex ERDF) pour l’électricité). En effet certaines zones sont desservies par des entreprises locales de distribution, ce qui ne permet pas aux fournisseurs nationaux de pouvoir distribuer leur gaz dans les mêmes conditions que dans le reste du territoire. Afin d’éviter d’exposer les consommateurs à des problèmes de fourniture, nous avons donc préféré exclure ces communes de l’opération.

Edito - Multimedia

Euro 2016: Les arnaqueurs n’ont pas attendu le coup d’envoi

Les vendeurs de faux billets et de maillots de contrefaçon comptent bien profiter de l’Euro 2016 pour écouler leurs stocks. Ils ne sont pas les seuls à surfer sur cet événement planétaire. En ligne aussi, des jeux pour mobiles truffés de publicités et des applications vérolées visent les amateurs de football.
Après le carton jaune adressé aux hôteliers dont les tarifs ont flambé en amont de la compétition, « Que Choisir » sort le carton rouge en cette journée de coup d’envoi de l’Euro de football. Jusqu’au 10 juillet, la France va accueillir 24 équipes pour 51 matchs, au grand plaisir des 7 à 8 millions de supporters attendus au total. Qu’ils soient dans les tribunes ou devant leur téléviseur, ce sont des cibles de choix pour les margoulins.

Des faux maillots en pagaille

En mai, les douaniers lyonnais ont saisi une centaine d’ensembles polo-short aux couleurs des pays en lice pour l’Euro 2016, probablement destinés à être revendus sur des étals dans la rue. Le 6 juin, à Dunkerque, c’est une cargaison de 1 200 faux maillots et shorts de l’équipe d’Espagne qui ont été découverts dans un poids lourd. Face à ces afflux de marchandises de contrefaçon, les douaniers conseillent de se renseigner sur le prix officiel des maillots et de s’orienter vers les vendeurs agréés. Les douaniers seront présents en nombre aux abords des stades pour surveiller les vendeurs à la sauvette. Au-delà de l’aspect économique de la contrefaçon sur les emplois en France, « ces faux produits, qui fleurissent notamment aux abords des stades et qui dupent les consommateurs, comportent beaucoup de risques toujours plus importants, à la fois pour la santé et la sécurité », a déclaré mercredi Christian Peugeot, président de l’Unifab (Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle). Il cite la présence, dans les contrefaçons, de colles toxiques, de teintures allergènes et de matériaux ne répondant pas aux normes en vigueur.

Gare aux faux billets

Comme lors de chaque grand événement, il convient de se méfier des billets dont le prix semble trop attractif. Les vendeurs ont mis en place des sites de vente qui leur permettent de faire d’une pierre deux coups : soutirer de l’argent en vendant des faux billets, et récupérer les données bancaires des acheteurs. L’UEFA a mis en place une extension pour navigateur Internet, Brandsays (https://www.brandsays.com/fr/download/), qui vérifie l’authenticité des sites de vente.

Les faux billets peuvent aussi circuler par courriel : leurs pièces jointes peuvent contenir des virus affectant l’ordinateur ou récupérant les données bancaires. En toute circonstance, il ne faut pas ouvrir les messages d’expéditeurs inconnus, a fortiori lorsqu’ils promettent une « bonne affaire ».

Attention aux faux logiciels de visionnage des matchs

Outre les courriels vérolés, la société de sécurité informatique Trend Micro invite les supporters à se méfier des sites ou messages proposant aux internautes de télécharger un fichier permettant de visionner les matchs en temps réel. Là encore, il s’agit de logiciels malveillants qui affecteront l’ordinateur. Les matchs sont, de toute façon, visibles gratuitement sur les sites de TF1 et de M6, ainsi que sur celui de beIN Sports (sur abonnement).

Des jeux mobiles truffés de publicités

De son côté, la société d’antivirus Avast met en garde contre certaines applications mobiles. Sous le couvert de noms génériques, comme « Soccer 2016 » ou « Football 2016-2025 », elles se présentent comme des jeux surfant sur l’Euro 2016 et la Copa America. « Pour en avoir testé plusieurs depuis le Google Play Store, ces applis ne sont pas toutes de la qualité de celle de la FIFA et certaines se révèlent même être des adwares – ces logiciels qui diffusent des publicités intempestives. C’est pourquoi il est important que les utilisateurs les reconnaissent », explique Jan Piskacek, analyste des menaces mobiles chez Avast.

Edito - Environnement et Energie

Répartiteurs de frais de chauffage: Le décret limite les dégâts

L’individualisation des frais de chauffage dans les immeubles équipés d’un chauffage collectif est actée. Le décret et l’arrêté viennent de paraître. Heureusement, ils excluent bon nombre de copropriétés.
Le Syndicat de la mesure et ses adhérents, Ista en tête, Techem, Proxiserve et les autres peuvent se réjouir, leur opération d’intense lobbying a parfaitement réussi, le décret sur l’individualisation des frais de chauffage est paru.

Pour tous les ménages concernés, c’est en revanche une mauvaise nouvelle. Car si « l’individualisation » des frais de chauffage peut a priori sembler une mesure de bon sens, dans la réalité c’est une tout autre affaire. Les coûts sont élevés, les économies pas garanties, et les transferts de chaleur créent de fortes inégalités entre logements. Ce n’est pas pour rien que tous les experts de la copropriété et tous les spécialistes de l’efficacité énergétique se sont vivement opposés à ces mesures.

Néanmoins, la rédaction du décret est telle qu’elle exclut de nombreux immeubles, c’est un moindre mal.

Que dit cette nouvelle réglementation ?

D’une part que tous les immeubles en chauffage collectif sont concernés « lorsque cela est techniquement possible et si cela n’entraîne pas un coût excessif résultant de la nécessité de modifier l’ensemble de l’installation de chauffage ». D’autre part qu’il faut « déterminer la quantité de chaleur utilisée par chaque logement ». C’est là que, par chance, le bât blesse.

Seuls les compteurs d’énergie thermique répondent au décret

Les compteurs d’énergie thermique sont les seuls dispositifs qui permettent de « déterminer la quantité de chaleur fournie à chaque logement », ce qu’exige le décret. Mais ils ne peuvent être installés qu’avec des réseaux de distribution de chauffage horizontaux, « qui sont assez peu répandus en copropriété », se réjouit Julien Allix, le responsable du pôle énergie de l’ARC, l’Association des responsables de copropriété.

Les répartiteurs de frais de chauffage hors jeu

Comme l’a remarqué avec beaucoup de pertinence l’Association des responsables de copropriété, « les répartiteurs de frais de chauffage ne mesurent pas la quantité de chaleur utilisée par chaque logement, mais seulement une température ponctuelle ». En installer ne répond donc pas à l’obligation du décret.

Or « la majorité des immeubles possède une distribution de chauffage verticale, souligne Julien Allix, et cette configuration permet seulement d’installer des répartiteurs de frais de chauffage sur les radiateurs. De ce fait, les nouveaux textes réglementaires limitent fortement le nombre de copropriétés concernées. »

Quels sont les immeubles concernés par la réglementation ?

Sauf exception, les immeubles construits jusque dans les années 1980 l’ont été avec un réseau de chauffage en distribution verticale. La solution d’individualisation se limitant aux répartiteurs, ils ne sont pas concernés par cette réglementation.

Depuis les années 1990, en revanche, on fait une entrée de chauffage par logement. Les immeubles ont opté pour la distribution horizontale. Il est possible d’installer un compteur d’énergie par logement. Ces copropriétés-là sont donc concernées par le décret, mais pas dans l’immédiat pour la plupart. Tout dépend de leur consommation d’énergie pour le chauffage, l’arrêté fixe des seuils et des dates butoir.

Des dates butoir qu’il ne faut surtout pas anticiper

- La date butoir est fixée au 31 mars 2017 pour les immeubles qui consomment plus de 150 kWh de combustible chauffage par m2 et par an. Cette échéance concerne des copropriétés construites dans les années 1990.

- La date butoir est fixée au 31 décembre 2017 pour les immeubles qui consomment entre 120 et 150 kWh de combustible chauffage par m2 et par an. A priori, peu de copropriétés concernées ; à Paris, on était déjà à 100 kWh/m2/an dès la fin des années 90 selon l’Apur, l’Atelier parisien d’urbanisme.

- La date butoir est fixée au 31 décembre 2019 pour les immeubles qui consomment moins de 120 kWh de combustible chauffage par m2 et par an. C’est le cas des immeubles récents et construits depuis les années 2000.
Le conseil de Que Choisir

Que Choisir recommande à tous les conseils syndicaux potentiellement concernés (immeubles à distribution horizontale) de calculer très précisément les consommations de combustible chauffage en retranchant les consommations d’eau chaude. Le bilan énergétique simplifié de l’ARC peut être d’une aide précieuse, de même que l’Espace info énergie le plus proche. Le but est d’essayer de reporter l’obligation à décembre 2019… il se peut que d’ici là, un ministre du logement saisisse enfin les enjeux de l’efficacité énergétique dans les immeubles et revienne sur cette contrainte inutile et coûteuse !

Edito - Droit et Justice

Projet de loi Sapin Transparence à géométrie variable


Si la transparence est portée en étendard dans le titre du projet de loi Sapin II sur la vie économique, on ne peut que regretter son manque cruel d’envergure. Sur l’encadrement du lobbying, d’abord, promesse présidentielle forte, le périmètre et la nature du dispositif étonnent. Ainsi, le projet ne considère pas les associations d’élus et cultuelles, les organisations syndicales et professionnelles d’employeurs comme des lobbyistes. Pourquoi une telle exclusion alors que plusieurs textes de loi récents (projet de loi travail, mariage pour tous, etc.) sont pétris de l’influence criante de ces acteurs ? Qu’est-ce qu’une transparence jalonnée d’exceptions, truffée de zones d’opacité ? Si la transparence revendiquée doit jouer, elle doit s’imposer à tous ! Son périmètre d’application, limité à l’identité et au champ d’activité du lobbyiste, est par ailleurs bien étroit pour assurer une vraie visibilité de l’action et du poids des lobbys, auxquels, nous l’assumons pleinement, l’UFC-Que Choisir appartient. De même, le projet de directive européenne sur le secret des affaires a légitimement ému quant à un possible bâillonnement des lanceurs d’alertes, acteurs clés pour dénoncer de nombreux scandales. Mais le projet de loi limite leur protection au seul domaine financier (fraude, etc.). Quid des scandales alimentaires, sanitaires, environnementaux ? Les parlementaires doivent refuser que la transparence ne soit qu’apparence !

Action nationale - Multimedia

Culture à l’ère du numérique

Cultiver l’offre légale, désherber le terrain des financements illégitimes !
Dix ans après le vote de la loi DADVSI élaborée à partir de l’idée fausse du consommateur-pirate par nature, l’UFC-Que Choisir rend publique aujourd’hui une étude exclusive consacrée à l’accès à la culture et au financement de la création à l’ère du numérique. Cette étude met en évidence que les consommateurs ont adapté leurs comportements face à l’amélioration de l’offre légale, bien que des freins à son développement soient toujours présents.
Constatant la hausse des revenus des industries culturelles tirés du numérique et la baisse des pratiques illicites,
l’UFC-Que Choisir dénonce la multiplication des taxes destinées au monde de la culture pesant sur le pouvoir d’achat des consommateurs et appelle la Commission européenne à proposer une révision de la directive 2001/29 intégrant pleinement les intérêts des consommateurs.

Culture sur internet : oui, une offre légale de qualité crée sa propre demande

Les progrès accomplis ces dernières années par l’offre culturelle légale sur internet (innovations comme le streaming, approfondissement des catalogues musicaux, etc.) se sont rapidement traduits par une modification des comportements des consommateurs. D’une part, ils ont considérablement augmenté leurs dépenses culturelles dans les formats numériques (hausse du chiffre d’affaires du marché numérique de la musique de 73 \% entre 2010 et 2015, dépenses pour les services de vidéo à la demande par abonnement qui atteignent 180 millions d’euros en 2015). D’autre part, les pratiques illicites ont baissé significativement comme l’atteste la diminution de 7,4 \% de la part des internautes consultant des sites liés à la contrefaçon entre 2009 et 2014. A l’industrie culturelle, qui a raté la transition numérique, de lever maintenant les freins au développement plus poussé de l’offre légale (prix du téléchargement à l’acte encore élevé, catalogues trop parcellaires pour la vidéo) afin de permettre à la dynamique actuelle de se poursuivre !

Financement de la création : halte à la « taxationnite » !

Le fort relais de croissance pour le monde de la culture que constituent les revenus tirés de l’exploitation numérique des œuvres culturelles lui offre à la fois l’opportunité d’accroître la rémunération des ayants droit et plus largement de financer de nouvelles créations. Dès lors, la mise en place d’une taxe sur les objets connectés (rapport Lescure, 2013), ou plus largement de toute autre taxe destinée au monde de la culture et grevant le pouvoir d’achat des consommateurs, ne s’avère aucunement justifiée. Qui plus est, le financement public déjà considérable de la culture en France (estimé à 20 milliards d’euros par an), à l’efficacité plus que contestable, appelle surtout les pouvoirs publics à s’interroger sur une remise à plat de ce financement, plutôt que de frapper les consommateurs au portefeuille !

Copie privée : contre le dévoiement du système en France, le salut passe par l’Europe !

Le développement des ressources financières dont disposent les acteurs de la création et de la diffusion de contenus culturels rend moins légitime que jamais le dévoiement de la redevance pour copie privée en France. Celle-ci n’est aujourd’hui pas vue comme ce qu’elle devrait être, une compensation liée à un préjudice économique, mais comme un mode de rémunération «normal» des ayants droit. Malgré le constat accablant déjà dressé en 2014 par l’UFC-Que Choisir(1) , les pouvoirs publics français continuent d’ignorer les pistes de réformes justes et équitables proposées par l’association. Dès lors, ce n’est qu’au niveau communautaire que la situation peut favorablement évoluer. Aussi, dans le cadre de la révision de la directive 2001/29 sur le droit d’auteur dans la société de l’information, la Commission européenne devra veiller à mettre en place une véritable harmonisation de la copie privée au niveau des États membres afin d’empêcher toute dérive du système au détriment des consommateurs.

Au vu de l’ensemble de ces éléments, l’UFC-Que Choisir, partisane d’un financement sain et vertueux de la culture, et soucieuse de la préservation des droits des consommateurs dans l’univers numérique, demande :

- Au gouvernement de lancer un audit sur le financement public de la culture en mettant l’accent sur son efficacité par rapport aux besoins réels des industries culturelles et à la demande des consommateurs ;
- A la Commission européenne de profiter de la révision à venir de la directive 2001/29 pour harmoniser l’exception pour copie, notamment en définissant une méthodologie objective de détermination du préjudice subi par les ayants droits en raison de la pratique de copies privées ;
- L’extension du principe de l’épuisement du droit de distribution (c’est-à-dire la capacité pour l’acheteur d’un bien culturel de le donner, le prêter ou encore le vendre) à toute oeuvre culturelle numérique acquise dont la copie est rendue impossible par la présence de mesures techniques de protection.


(1) Constat de Que Choisir en 2014

Retrouver l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Accès à la culture et financement de la création à l'ère du numérique : la disposition des consommateurs à payer pour une offre légale de qualité comme garantie d’un financement sain et vertueux de la culture" (PDF - 1537 Ko)
Que Choisir en Ligne

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Les dernières infos:

Santé et Bien être :

Ondes électromagnétiques: Les enfants trop exposés
Entre smartphones, tablettes tactiles, jouets connectés, babyphones… les enfants sont exposés à de multiples sources de radiofréquences. Le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pointe des effets sanitaires possibles.

« Les enfants ne sont pas des adultes en miniature », a rappelé l’Anses en présentant son rapport sur l’exposition des enfants aux radiofréquences et ses effets potentiels sur leur santé. Et en matière d’exposition aux champs électromagnétiques des appareils sans fil, ça change tout. « En raison de leur petite taille, de leurs spécificités morphologiques et anatomiques et des caractéristiques de certains de leurs tissus, les enfants sont plus exposés que les adultes », démontrent les experts de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Certaines zones de leur cerveau sont plus sensibles aux ondes que chez l’adulte.

Impossible de se prononcer sur des effets éventuels sur le développement, le système reproducteur ou immunitaire ni sur des effets cancérogènes ou tératogènes : « les données actuelles issues de la littérature scientifique internationale ne permettent pas de conclure à leur existence ou non », soulignent les experts. Ils concluent en revanche à « des effets possibles sur les fonctions cognitives de l’enfant », à savoir la mémoire, l’attention, le langage ou les capacités psychomotrices, ainsi qu’à « des effets sur le bien-être » qui peuvent, entre autres, se manifester par des troubles du sommeil, du stress, des maux de tête. Mais ces derniers pourraient être davantage liés à un usage intensif des téléphones mobiles plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent, selon l’Anses.

Réglementation inadaptée aux enfants

L’Agence préconise une évolution de la réglementation et des normes. Elles sont actuellement inadaptées à cette population particulièrement sensible que constituent les enfants, d’autant qu’« à la différence des générations précédentes, ils sont aujourd’hui exposés à de multiples sources de radiofréquences dès leur plus jeune âge ». L’Anses recommande donc d’étendre les obligations réglementaires des téléphones mobiles en matière de contrôle des niveaux d’exposition et d’information du public à toutes les technologies sans fil destinées aux enfants, ce qui n’est pas le cas actuellement ; de revoir les valeurs limites d’exposition en fonction « des conditions raisonnablement prévisibles d’utilisation », c’est-à-dire avec des émetteurs placés contre le corps ; de réévaluer la pertinence du DAS (débit d’absorption spécifique), cet indicateur qui mesure l’exposition des utilisateurs de téléphones portables, et de créer un indicateur représentatif de leur exposition réelle tenant compte des conditions d’utilisation ; de réviser les niveaux de référence visant à limiter l’exposition environnementale aux champs électromagnétiques des radiofréquences afin de protéger la santé des enfants.

Autant de recommandations qui s’imposent au vu des effets sanitaires déjà reconnus. Sans oublier la nécessité du kit mains libres et d’un usage modéré du portable par les enfants, le téléphone mobile restant la source la plus intense d’exposition aux radiofréquences.

Que Choisir en Ligne

Élisabeth Chesnais

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Santé et Bien être :

Maladie de Lyme: Attention aux tiques
L'été est enfin arrivé, la saison est propice aux balades en forêt. Mais hors des sentiers, gare aux tiques, vectrices d’une maladie mal connue et pourtant grave de conséquences quand elle n'est pas traitée à temps : la borréliose de Lyme. Décryptage et conseils.

Qu’est-ce que la borréliose de Lyme ?

Plus connue sous le nom de maladie de Lyme, la borréliose de Lyme est une maladie infectieuse, non contagieuse, due aux bactéries du genre Borrelia. Elle est transmise par les morsures d’une espèce de tique, Ixodes ricinus, dont la période d’activité court d’avril à novembre. La tique est en réalité un hôte intermédiaire de Borrelia qu’elle contracte en se nourrissant du sang des mammifères sauvages infectés : cerfs, sangliers mais aussi serpents ou écureuils.

Quels en sont les symptômes ?

Il s’agit d’une maladie très polymorphe dont la prise en charge tardive peut avoir des conséquences graves, entraînant des troubles douloureux et invalidants, notamment neurologiques, articulaires et musculaires.
Trois à trente jours après l’attaque, se forme généralement un érythème migrant, caractérisé par une marque indolore faite d’anneaux rouges. À ce stade, un traitement antibiotique de quelques semaines peut suffire à guérir le patient. Faute de détection précoce, une phase secondaire, dite disséminée, peut survenir dans les mois voire les années qui suivent l’infection. Elle peut se traduire par des symptômes graves mais non spécifiques qui rendent le diagnostic et le traitement difficile.

Combien y a-t-il de cas en France ?

En 2015, les sources officielles reconnaissaient 27 000 nouveaux cas en France. Toutefois, il n'y a pas de déclaration obligatoire de la maladie et donc les sources sont basées sur un réseau sentinelle (0,5 à 2 % de médecins français) limitant la portée de ces estimations. Son incidence est plus fréquente dans les régions boisées, en particulier dans le Nord-Est (Alsace, Meuse…) et le Centre de la France (Limousin, Auvergne…). Mais on observe aujourd’hui des cas dans des régions jusqu’ici préservées, comme les bords de la Méditerranée ou la haute montagne. Au niveau européen, elle est principalement observée en Europe centrale.

Pourquoi observe-t-on une augmentation du nombre de cas ?

Le nombre de cas officiellement recensés a quasiment triplé en 12 ans, passant de 10 000 à 27 000 nouveaux cas annuels de 2003 à 2015. Cette forte hausse est-elle à mettre sur le compte de l’augmentation du nombre d’infection ou à un meilleur dépistage ? « Difficile de trancher », estime le Docteur Raouf Ghozzi, président de la fédération française contre les maladies vectorielles à tiques. « Il est vrai que l’on constate un meilleur diagnostic de Lyme grâce à la sensibilisation de certains médecins. Mais pour ma part, j’estime que l’incidence des tiques a aussi clairement augmenté, notamment en raison d’activités de loisirs à risque plus fréquentes, de la disparition de leurs prédateurs naturels (oiseaux, guêpes…), de la déforestation, ou encore de l’introduction d’animaux porteurs comme l’écureuil Tamia, ce petit rongeur portant deux bandes claires sur le dos venu d’Amérique du Nord. Enfin, il faut noter deux autres éléments : l'arrivée de tiques contaminantes (Ixodes ricinus) dans des zones réputées vierges de la maladie comme les bords de la Méditerranée, mais aussi les co-infections (autres agents infectieux contenus dans la tique) qui peuvent générer certains symptômes proches de ceux du Lyme. Tout ceci concourt à majorer le nombre de patients. »

Pourquoi le diagnostic est-il difficile ?

D’une part, seule une personne sur deux se souvient avoir eu affaire à une tique. En effet, celle-ci est contagieuse à tous les stades de son développement, les nymphes étant responsables de la plupart des transmissions. Or ces dernières peuvent mesurer à peine 2 mm. De plus, une tique peut très bien mordre dans le cuir chevelu ou les plis cutanés puis tomber. Ajoutons à cela que sa morsure est indolore, l’insecte injectant un anesthésiant au moment de la morsure. D’autre part, le signe clinique le plus caractéristique de la maladie, l’érythème migrant, n’est présent que dans un cas sur deux. Enfin, un rapport du Haut Conseil de la santé publique (HCSP)(1) sur l’état des connaissances concernant la Borréliose de Lyme paru en 2014 estime qu’une partie des tests sérologiques actuellement disponibles ne permettent pas un diagnostic probant, faute de sensibilité (détecter les antigènes) et de spécificité (distinguer les antigènes) suffisantes.

Comment se prémunir ?

Si vous allez dans la nature, même dans les parcs boisés des villes, restez de préférence sur les chemins bien tracés sans végétation dense et sans hautes herbes. En zone à risque, portez des vêtements couvrants au niveau des jambes (chaussettes sur pantalon), des bras et du cou. Pensez aussi à vous coiffer d’une casquette car les tiques peuvent tomber des arbres. Les vêtements clairs permettent de mieux repérer les tiques.

Après une ballade dans une zone à risque (forêt, sous-bois), comment s’inspecter ?

Minutieusement, et sur l’ensemble du corps ! Il faut porter une attention particulière aux zones à peau fine et peu visibles : derrière les genoux, les aisselles, les zones génitales, le nombril mais aussi le cuir chevelu, le cou et l’arrière des oreilles. Sans oublier de faire vérifier son dos par un tiers. Il est également conseillé de faire une seconde inspection le lendemain : la tique repue de sang sera plus visible.

Que faire en cas de morsure ?

Il faut extraire la tique le plus rapidement possible en la prenant au plus près de la peau grâce à une pince adaptée : un tire-tique (disponible en pharmacie) et jamais avec les doigts ou une pince classique. Cela risquerait de faire régurgiter la tique qui délivrerait encore plus de salive, où se trouvent les potentiels agents pathogènes. Pour les mêmes raisons, il ne faut pas endormir la tique avec du désinfectant ou de l’éther.

Des médecins appellent à une meilleure prise en charge

« Madame la ministre il y a urgence ». Le 14 juillet dernier, plus de 100 médecins et plusieurs associations interpelaient dans les pages de l’Obs la ministre de la Santé Marisol Touraine, exigeant une meilleure prise en charge de la maladie de Lyme. Un appel qui fait suite à une première rencontre des associations, en juin dernier, avec le ministère des Affaires sociales et de la Santé qui avait annoncé dans la foulée la présentation d’un plan d’action national en septembre 2016. Un premier pas qualifié de « timide » par les signataires qui exigent notamment des financements publics pour améliorer les tests biologiques, jugés peu fiables. « Les tests sérologiques actuellement disponibles en France ne sont pas adaptés aux souches européennes de Borrelia [la bactérie agent pathogène de la maladie]. Il n’en détecte généralement que 3 alors que l’on connaît aujourd’hui une vingtaine d’espèces différentes, sans compter les autres agents infectieux contenus dans la tique (bactéries, virus) », déplore le professeur Christian Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital Raymond Poincaré (Garches). « Or si ce test est négatif, les médecins n’ont pas le droit de poursuivre leur exploration, même si le patient présente des signes cliniques », dénonce-t-il.

D’où une autre revendication : l’arrêt des poursuites contre les médecins qui ne suivent pas les recommandations officielles (consensus de 2006) pour soigner les patients. « Ce texte, calqué sur des recommandations américaines qui ont elles-mêmes changé depuis 2014, est totalement dépassé », estime le Dr Thierry Medynski, infectiologue membre de la fédération française contre les maladies vectorielles à tiques, qui dénonce notamment des protocoles médicamenteux souvent trop courts (limités à trois semaines) et l’absence de reconnaissance et de prise en charge des formes chroniques, aujourd’hui reconnues au Canada et aux États-Unis.

Les signataires réclament donc l’accès au statut de l’affection longue durée (ALD) ouvrant au remboursement à 100 % de leur traitement pour les malades chroniques, dont « certains sont obligés de dépenser des fortunes pour se faire soigner à l’étranger, [lorsque] d’autres choisissent le suicide », précise le manifeste. Les pétitionnaires, qui devraient rencontrer Marisol Touraine une nouvelle fois en septembre, rappellent en conclusion de leur manifeste que la lutte contre Lyme ne pourra pas se faire sans la participation des associations de malades.

(1) http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=464

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Marie-Noëlle Delaby

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La dernière enquête:

Santé et Bien être :

Enquête sur les allergènes: Les professionnels allergiques à la bonne information des consommateurs

Près d’un an après l’entrée en vigueur de l’obligation d’une information écrite sur la présence d’allergènes dans les aliments non emballés(1) et alors que les accidents allergiques ont doublé chez les enfants(2) , l’UFC-Que Choisir publie aujourd’hui les résultats inquiétants d’une enquête de terrain exclusive dans les restaurants, les boulangeries-pâtisseries et les rayons coupe de la distribution.
La bonne information des 6 à 9 millions de consommateurs souffrant d’allergies et d’intolérances alimentaires est un enjeu crucial sachant que la seule solution pour éviter des accidents potentiellement mortels ou des affections très invalidantes, consiste à écarter tous les aliments contenant le composé nocif. C’est pourquoi les enquêteurs de l’UFC-Que Choisir ont étudié la mise en application de la nouvelle obligation réglementaire d’information des consommateurs dans 375 commerces répartis dans 81 départements(3) .

• L’information donne des boutons aux commerçants

Seule la restauration rapide respecte strictement la lettre du Décret. Mc Donald’s, Quick et KFC mettent à disposition l’information sur les allergènes dans la totalité des 9 établissements visités. Pour la grande distribution en revanche, il est inadmissible qu’un quart des 134 magasins visités soit encore hors la loi ! Si aucune enseigne n’est en mesure de réaliser le ‘sans faute’, Monoprix est en tête avec 88 \% de magasins visités publiant les allergènes. Géant-Casino est en fin de classement avec seulement 57 \% de magasins enquêtés donnant l’information sur les allergènes, soit à peine plus d’un magasin sur deux.

Conformité des enseignes à la réglementation

Quant aux 232 commerces artisanaux (boulangeries-pâtisseries, traiteurs et restaurants de quartier), ce sont les cancres en matière d’information, 75\% d’entre eux ne publiant pas la moindre information sur les allergènes !

Les petits commerces, cancres sur les allergènes

Le petit commerce est également dernier de la classe en matière d’accueil : dans près d’un commerce sur cinq, l’attitude des commerçants est peu coopérative, voire franchement hostile ! Pourtant le droit à une information fiable, loin d’être une lubie, est un enjeu de santé pour les consommateurs allergiques ou intolérants.

Réactions agressives des commerçants, verbatims

• Une information trop peu digeste

Profitant d’une rédaction ambiguë du décret sur les modalités d’information des consommateurs, les professionnels se contentent trop souvent de compiler les informations, sans se soucier d’en faciliter la lisibilité par les consommateurs. Ainsi tous les restaurants de « fast food » visités regroupent les allergènes pour l’ensemble des produits sur des affiches de petite taille très peu lisibles. Quant à la grande distribution, les consommateurs doivent trop souvent chercher les allergènes perdus dans des classeurs au milieu de centaines d’autres références. Il faut cependant saluer l’effort de lisibilité réalisé par certaines enseignes –au premier rang desquelles Auchan- qui privilégient des étiquettes individuelles bien lisibles placées sur chaque aliment.

Allergènes sur des étiquettes individuelles

• L’étiquetage de précaution protège les commerçants, mais n’informe pas les consommateurs

Il est inadmissible que 60\% des magasins de la grande distribution et un tiers des petits commerçants visités mentionnent la présence éventuelle de traces d’allergènes, alors même que les procédés permettant de limiter les contaminations accidentelles lors de la fabrication n’ont jamais été aussi bien maîtrisés et contrôlés. Ces étiquetages de « précaution » mis aujourd’hui dans le seul but de dédouaner la responsabilité légale des professionnels en cas d’accident allergique, ont pour effet collatéral de restreindre encore plus le choix des consommateurs allergiques.

Ces constats sont d’autant plus désolants que l’allergie, loin d’être anodine, figure désormais au 4e rang des maladies chroniques selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il ne s’agit donc pas d’un simple problème d’information mais bel et bien d’un enjeu de santé publique. Profondément attachée à garantir aux consommateurs allergiques et intolérants, l’accès à une alimentation présentant toutes les garanties de sécurité, l’UFC-Que Choisir :

- Demande aux Pouvoirs Publics de contrôler la bonne application de la nouvelle obligation réglementaire et de sanctionner les contrevenants ;
- Réclame une réécriture du décret pour préciser les modalités d’information des consommateurs, afin que les allergènes soient indiqués par le biais d’étiquettes individuelles placées directement auprès des aliments ;
- S’oppose à la généralisation de l’étiquetage de précaution et saisit à cet effet l’Anses pour que celle-ci encadre strictement son utilisation.


(1) Décret n° 2015-447 du 17 avril 2015 relatif à l'information des consommateurs sur les allergènes et les denrées alimentaires non préemballées, entré en vigueur le 1er juillet 2015

(2 )Entre 2005 et 2008, les accidents anaphylactiques ont augmenté de 109 \% en France chez les enfants – Source avis n°66 du Conseil National de l’Alimentation – Janvier 2010

(3) Enquête terrain réalisée du 12 au 26 mars 2016 dans 81 départements sur 375 commerces : 134 magasins des grandes enseignes de la distribution (aux rayons traiteurs à la coupe), 112 boulangeries-pâtisseries, 71 restaurants de quartier, 49 traiteurs et 9 établissements de restauration rapide.

Retrouvez l'étude relative à ce communiqué : "Etiquetage des allergènes sur les aliments non emballés : un an après la Loi, les professionnels toujours allergiques à leurs obligations"
Synthèse allergènes.pdf
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