En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Liste des articles publiés en 5 / 2017:

Tampons périodiques: Un documentaire qui oublie l’essentiel
C’est une belle occasion manquée. Le mardi 25 avril, France 5 diffusait un documentaire intitulé « Tampon, notre ennemi intime » (1). En cause, la composition des tampons périodiques, accusée d’être à l’origine de deux pathologies : le syndrome du choc toxique et l’endométriose (voir encadré). De fait, une opacité intolérable règne sur la composition de ces protections bien qu’elles soient en contact étroit et prolongé avec les muqueuses. Alors que le moindre savon doit détailler ses ingrédients, l’étiquetage de ces produits, qui n’appartiennent pas à une catégorie encadrée par une réglementation spécifique (comme les cosmétiques), reste désespérément muet. Les femmes ont beau réclamer la transparence, notamment via une pétition qui a déjà recueilli près de 300 000 signatures (2), rien ne bouge, ni du côté des fabricants, ni du côté du législateur. Une surdité incompréhensible qui attise légitimement l’inquiétude.

Pour autant, ce documentaire fait fausse route en établissant de manière aussi insistante un lien entre les deux pathologies et la composition chimique des tampons. Ayant publié un article et un test sur les tampons l’année dernière, et n’étant pas parvenus à la même conclusion, nous avons recontacté deux des chercheurs interrogés par notre consœur. Le professeur Gérard Lina d’abord. Ce médecin qui, au Centre de référence des staphylocoques à Lyon, recense les déclarations de cas de syndrome du choc toxique (SCT), tient à apporter d’emblée une précision : « Il ne faut pas confondre les cas déclarés et les cas tout court. Nous avons bien enregistré une augmentation : on passe de 2 à 5 déclarations par an au début des années 2000 à une dizaine en 2005-2009 et 17 l’an dernier. Mais comme ce n’est pas une maladie à déclaration obligatoire, il n’est pas possible de dire si cela reflète une hausse réelle des cas ou si les médecins les déclarent davantage, tout simplement parce que notre centre est désormais mieux connu. Ou encore parce que la maladie est mieux diagnostiquée car elle a été très médiatisée récemment. » Sur le lien entre composition chimique des tampons et syndrome du choc toxique, là encore, son discours diffère de celui du documentaire : « C’est une hypothèse parmi d’autres, mais les autres ont été passées sous silence. La flore vaginale des femmes concernées pourrait être en cause, de même que le mode d’utilisation des tampons, indépendamment de leur composition. »

Concernant l’endométriose aussi, Dominique Lison, le chercheur belge présenté comme soupçonnant une culpabilité des dioxines parfois retrouvées dans les tampons, est formel : « Nous avons cherché à savoir s’il y avait un lien entre cette maladie et l’utilisation de tampons et n’en avons pas trouvé. Il est bien exact que nous avons mis en évidence un lien entre risque d’endométriose et taux de dioxines dans le sang, mais les traces de ces substances toxiques retrouvées dans certains tampons sont infimes par rapport à ce que peut nous apporter l’alimentation. »

Ces approximations sont d’autant plus gênantes qu’à aucun moment n’est évoquée l’hypothèse régulièrement avancée par les chercheurs, en particulier pour le syndrome du choc toxique : une cause mécanique. La directrice du Centre de référence des staphylocoques, Anne Tristan, nous le rappelait l’an dernier : « Le facteur que l’on retrouve systématiquement, c’est le port prolongé. Même si les tampons étaient 100 % coton, cela ne changerait rien. L’atmosphère confinée, le fait que le vagin soit totalement “bouché” et que les tissus, très vascularisés, ne soient pas oxygénés, favorise la production de la toxine par la bactérie. »

Si on peut donner un conseil aux femmes, c’est de ne jamais dépasser 4 heures de port. Cela aussi bien pour les tampons que pour la coupe menstruelle, le nouveau dispositif en vogue depuis quelques années. Plusieurs cas de syndrome du choc toxique ont été décrits avec le port d’une coupe. Et, contrairement à ce qu’a prétendu le gynécologue invité en plateau après la diffusion du documentaire, la durée d’utilisation des protections n’est pas fonction de l’abondance du flux de chaque femme ! Le repère de 4 heures maximum vaut pour toutes. C’est le message à faire passer en priorité si on cherche avant tout à informer les femmes.

Syndrome du choc toxique et endométriose

Nous avons alerté les femmes sur le syndrome du choc toxique et l’importance, pour l’éviter, de changer fréquemment de tampon, dès… 1992 ! Cette maladie est provoquée par une toxine produite par une bactérie, le staphylocoque doré. Elle se caractérise par une forte fièvre, des symptômes de type gastroentérite, une éruption cutanée fugace (donc pas toujours remarquée) et une sensation de malaise général. Ses conséquences peuvent être graves.
L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche une femme sur dix. Liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, elle se caractérise par des douleurs invalidantes et peut conduire à l’infertilité. Ses causes, probablement multiples, sont mal connues.

Notes:
(1) . Rediffusion le jeudi 11 mai à 23h55.
(2)
https://www.change.org/p/rendre-visible-la-composition-des-tampons-et-serviettes-hygi%C3%A8niques
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Emballages alimentaires: Les huiles minérales toxiques pointées par l’Anses
La preuve par des semoules de couscous, des pâtes, du riz, de la chapelure et du sucre. Dès 2011, l’UFC-Que Choisir accusait les emballages alimentaires en carton et leurs encres de contaminer les aliments qu’ils contiennent et exigeait la mise en place sans délai d’une réglementation pour protéger la santé des consommateurs.

L’année suivante, dans un avis relatif à ces huiles minérales présentes dans les denrées alimentaires, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) considérait l'exposition aux hydrocarbures saturés d’huile minérale, les MOSH, « préoccupante » et l'exposition aux hydrocarbures aromatiques d’huile minérale, les MOAH, « particulièrement préoccupante ». Fin 2015, l’association Foodwatch enfonçait le clou avec des analyses sur 120 produits alimentaires vendus en Allemagne, aux Pays-Bas et en France. Dans l’Hexagone, les lentilles corail Auchan détenaient le record de contamination par ces substances soupçonnées d’être cancérogènes et mutagènes.

Dans un avis rendu ce 9 mai, après avoir rappelé le caractère génotoxique et mutagène de certains hydrocarbures aromatiques, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommande de limiter l’exposition des consommateurs en imposant « des encres d’impression, colles, additifs et auxiliaires technologiques exempts de MOAH dans le procédé de fabrication des emballages en papier et en carton ». L’Agence cible tout particulièrement les journaux et autres papiers graphiques qui sont identifiés comme les principales sources d’huiles minérales des emballages en papier et carton recyclés. Ce problème est clairement identifié en Allemagne où le recyclage mélange toutes les fibres, si bien que le carton recyclé comprend une part significative de journaux et magazines. En France à l’inverse, les journaux et magazines ont leur propre filière, ils sont recyclés pour l’imprimerie. Reste qu’il est impossible d’acheter un aliment en étant sûr que son carton d’emballage soit « made in France » !

En attendant un durcissement de la réglementation, Que Choisir déconseille le stockage d’aliments secs à l’avance, la migration augmente avec le temps. On peut aussi sortir les aliments de leur emballage carton pour les conserver dans un bocal ou un pot en verre.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

La cause consumériste en marche ?
Ministre de l’économie, il avait su porter quelques réformes consuméristes importantes comme la libéralisation des autocars, un début de réforme du secteur des auto-écoles ou l’instauration d’un mécanisme de mobilité bancaire…. même s’il avait reculé sur la libéralisation encadrée de l’automédication ou celle des pièces détachées automobiles.

Si je n’ai pas manqué de le féliciter pour son élection à la plus haute fonction, je ne peux manquer de rappeler que l’UFC-Que Choisir veillera au respect de la parole donnée et entend bien, au-delà du nom de son mouvement, mettre au cours de cette mandature de nombreuses réformes consuméristes En Marche. L’association entend d’ailleurs continuer de battre campagne, au plan national et local, au moment des élections législatives pour faire entrer la consommation, avec ses enjeux sociétaux et environnementaux, au cœur de l’action politique…

Alors, amis consommateurs, alors que les tractations battent leur plein pour les investitures, je vous invite à continuer de vous mobiliser sur notre plateforme… Votez pour vous !
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


...lire la suite

Evian Fruits et Plantes et Innocent Bubbles: Des eaux pas si innocentes
Par le passé, Que Choisir a maintes fois attiré l’attention des consommateurs sur les boissons aromatisées, que ce soit via des essais comparatifs ou des analyses sur leur contenance en sucre. Certaines sont en effet de véritables sirops déguisés en eau qui jouent sur un habillage, un nom de marque et parfois même un emplacement en rayon proche des eaux pour se faire passer pour des produits sains. Si l’on peut se réjouir de la disparition progressive de certaines boissons destinées aux enfants, la tendance revient aujourd’hui dans les boissons pour adulte, jouant ironiquement sur l’engouement actuel pour les boissons dites saines et naturelles.

Evian : une boisson sucrée qui fait mauvais genre

Ainsi la marque d’eau minérale Evian joue-t-elle habilement des codes du « bien-être » avec sa nouvelle gamme Evian Fruits & Plantes. Des petites bouteilles translucides tout en rondeur aux teintes pastel qui annoncent en face avant, sous une énorme référence à la marque d’eau minérale, la composition suivante : eau des Alpes + fruit (raisin, framboise ou citron selon les parfums) + plante (rose, verveine ou sureau). Et au cas où nous n’aurions pas compris, les fruits s’affichent en dessin et la bouteille ponctue : « boisson à l’eau minérale naturelle au jus de fruits à base de concentré et aux arômes naturels ».

Mais le diable se niche dans les détails, sur lesquels Evian ne souhaite visiblement pas que le consommateur s’attarde. La difficile lecture de la liste d’ingrédients − en blanc sur fond transparent − nous informe que cette boisson aromatisée contient, entre autres, de l’eau, du jus concentré à hauteur d’à peine 10 % et des arômes de plantes, mais aussi du sucre ajouté ! Avec 18 g de sucres par bouteille (issus du concentré de fruits et du sucre ajouté), c’est certes moins que certaines boissons sucrées, mais toujours trop pour un produit de 37 cl.

Innocent : l’habillage ne fait pas le moine

Autre cas, celui de la marque britannique Innocent qui, profitant de la notoriété de ses smoothies et jus de fruits jouant à fond la carte de la « naturalité », sort cette année en France une nouvelle boisson : Innocent Bubbles. Une boisson composée d’environ 60 % de purée de fruits et 40 % d’eau gazeuse, déclinée en deux parfums, citron jaune-citron vert et pomme-framboise. Pas de doute au vu de sa composition, il s’agit non pas d’un jus de fruit mais bien d’une « boisson gazeuse aux fruits », périphrase plus présentable des sodas. Et malgré sa recette sans sucre ajouté, elle fournit tout de même plus de 17 g de sucre par canette, soit 20 % des apports journaliers recommandés d’un adulte.

Pourtant, ces canettes de soda se piquent d’être « 1 of your 5-a-day », soit l’une de vos 5 portions de fruits et légumes par jour. Une mention totalement inappropriée sur un soda, même à base de jus de fruit. Et cela d’autant plus que la récente mise à jour des repères alimentaires en vue du nouveau PNNS (Programme national nutrition santé 2017-2021) recommande de ne pas consommer plus d’un verre de jus de fruit par jour, qui dans cette limite peut compter pour une portion de fruits et légumes. Le tout en privilégiant les fruits frais pressés. Et certainement pas les sodas !

Vittel en 2003

En 2003, l’UFC-Que Choisir assignait en justice Vittel sur les modalités de présentation de la boisson « Vittel goût trop la pêche » susceptibles d'induire en erreur les consommateurs. Fin 2005, le tribunal de grande instance de Nanterre reconnaissait le caractère trompeur de la présentation de cette boisson, du fait de la dissimulation du taux de sucre, de la mise du produit à proximité du rayon des eaux minérales et du fait d'un conditionnement très similaire.

Plus d’une décennie plus tard, il semblerait que ce jugement n’ait pas découragé l’industrie agro-alimentaire dans son instrumentalisation des argumentaires nutritionnels…

Que Choisir en Ligne
Marie-Noëlle Delaby


...lire la suite

Accords de libre-échange: La Cour européenne veille
Attendu de longue date par la Commission européenne (à l’origine de la saisine en juillet 2015), les Etats membres, et je dois bien l’avouer par moi-même… cet avis rendu aujourd’hui relatif à l’accord UE-Singapour fait bien sûr tâche d’huile pour l’ensemble des accords dits de "nouvelle génération" négociés par la Commission européenne, comme les récents CETA et TTIPP.

Plus précisément, la Cour de Luxembourg considère qu’un accord de libre-échange ne peut pas être conclu par l’Union seule, dès lors que certaines dispositions relèvent d’une compétence partagée entre l’Union et les Etats membres, au titre desquelles le volet sur le règlement des différends entre investisseurs et Etats. Aprement débattue dans le cadre de l’accord CETA en vue de sa ratification, la mixité de l’accord avait finalement été actée par la Commission européenne, sous la forte pression des Etats membres. Ratifié en février 2017 par le Parlement européen, l’accord attend maintenant sa ratification par l’ensemble des Etats membres (seule la Lettonie l’a à ce jour ratifié). Cette mixité n’empêche cependant pas l’application provisoire de l’accord pour les dispositions relevant de la compétence exclusive de l’UE (et qui devraient rentrer en vigueur cet été). Il est aujourd’hui clair que les dispositions relatives à la Cour d’investissement, très critiquées, n’en feront pas partie. Véritable point d’achoppement des négociations, ce mécanisme qui soustrait des différends à la compétence juridictionnelle des Etats membres, selon les dires de la CJE ,et que l’UFC Que Choisir a dénoncé à plusieurs reprises, gagnerait certainement à être contrôlé au fond tant à l’échelon européen qu’au niveau national.

Côté français, la réponse est attendue cet été suite à la saisine par une centaine de députés du Conseil Constitutionnel en février dernier. Si le texte était jugé inconstitutionnel, il faudrait soit l’abandonner, soit rouvrir les négociations, soit modifier la Constitution… Un challenge que devrait affronter le nouveau Président de la République française. Si ce dernier annonçait récemment qu’il souhaitait vouloir confier à un comité d’experts une évaluation des conséquences de l’accord CETA, notamment sur l’environnement et la santé avant d’engager la ratification, je pourrai tout aussi bien lui conseiller de saisir la Cour de justice européenne sur la compatibilité du contenu de l’accord avec le droit de l’UE. Car si la Cour précise dans son avis d’aujourd’hui que "ce dernier ne préjuge aucunement de la question de savoir si le contenu des dispositions de cet accord est compatible avec le droit de l’Union", j’y vois là un appel du pied que j’encourage vivement le nouveau Président à saisir afin de donner corps à son engagement de « retisser les liens entre l'Europe et les peuples qui la forment, entre l'Europe et les citoyens »…. Au-delà de la victoire du jour s’agissant d’une plus grande transparence et ouverture vis de la ratification des accords de libre échange, l’avis de la Cour rappelle en effet qu’à travers ses accords, la Commission ne saurait brader le droit des citoyens européens !
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


...lire la suite

1 / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir Rhône Alpes