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Accueil > Liste des articles publiés en 7 / 2018:

Vente de produits extraits du cannabis: Ce que l’on sait des effets du cannabidiol (CBD)
Un produit de consommation courante ? Depuis l’ouverture de plusieurs « coffee shops » en France, le cannabidiol se présente comme tel. Pour autant, la substance suscite évidemment plus de fantasmes et controverses qu’un nouveau yaourt. De fait, il s’agit d’une substance active aux effets multiples et parfois encore mal connus.

Est-ce du « cannabis légal » ?

Pas vraiment. Le cannabis (ou chanvre) est une plante qui contient un grand nombre de substances dont les terpénoïdes ainsi qu’une centaine de cannabinoïdes. Parmi ces dernières, deux composés actifs majeurs : le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD). C’est ce cannabidiol qui est vendu dans les boutiques (1) qui se sont récemment multipliées et qui ont provoqué l’ire des pouvoirs publics. Alors que le THC est classé comme stupéfiant, le CBD ne l’est pas. Les produits qui en contiennent ne sont donc pas interdits, sauf s’ils contiennent aussi du THC et ce, quelle que soit la dose, ou s’ils sont extraits de plants non autorisés (c’est-à-dire contenant plus de 0,2 % de THC). Le CBD proposé à la vente n’est donc pas un « cannabis légal », c’est plutôt un extrait légal du cannabis.

Est-ce un produit psychoactif ?

Oui, mais pas autant que le THC. Beaucoup d’articles à propos du cannabidiol affirment qu’il n’est pas psychoactif. Il est vrai que le CBD n’a pas les effets planants ou euphorisants, typiques, que son acolyte, le THC, est connu pour entraîner. Pour autant, il n’est pas dénué d’effets psychiques. Ainsi, le cannabidiol diminue probablement l’anxiété. Il a été testé avec une certaine efficacité en ce sens. Il a aussi des effets sur le sommeil. Certaines études montrent un accroissement de la vigilance. Mais lors d’essais médicamenteux avec le cannabidiol, la somnolence est apparue comme un effet secondaire très fréquent. Cet effet sédatif se manifeste sans doute à haute dose. Le cannabidiol est donc une substance psychoactive, comme l’a indiqué la Commission des stupéfiants et psychotropes de l’Agence du médicament en 2015.

Est-ce un produit qui provoque des dépendances et des abus ?

Probablement pas. Le fait que le cannabidiol soit psychoactif ne signifie pas automatiquement qu’il soit addictif. Le cannabidiol ne semble pas l’être. En la matière, les études manquent pour être totalement affirmatif. Mais il n’y a pas d’indications d’usages compulsifs. Les risques d’abus et de dépendance semblent minimes. Son usage a même été évoqué dans le sevrage tabagique.

Est-ce qu’il agit contre la douleur ?

On ne sait pas. Associé à du THC, le cannabidiol a parfois montré des effets sur des douleurs chroniques (mais pas sur les douleurs aiguës). Dans le médicament Sativex, par exemple, le mélange THC/CBD est reconnu efficace par plusieurs pays européens contre les contractures musculaires douloureuses dont peuvent souffrir les personnes atteintes de sclérose en plaques. Mais aucun effet propre du cannabidiol seul, comme antidouleur, n’est établi.

Y a-t-il des usages sur prescription ?

Oui mais limités. Le 25 juin dernier, le premier médicament à base de cannabidiol était autorisé par l’Agence américaine du médicament. Appelée Epidiolex, cette spécialité est indiquée dans des formes rares et sévères d’épilepsie (syndromes de Lennox-Gastaut ou de Dravet) qui se déclarent dans la petite enfance.

Au Canada, le cannabidiol est aussi utilisé dans le cadre d’un dispositif de « cannabis médical ». Au contraire des conditions d’emploi de l’Epidiolex, extrêmement précises, celles du cannabidiol au Canada restent très floues. Il n’existe pas de recommandations pour les médecins sur les motifs médicaux pour lequel il peut être prescrit, ni sur les doses, ni sur les durées…

Quels sont ses effets secondaires ?

Les études du médicament fournissent une liste de possibles effets indésirables : somnolence et léthargie ou, au contraire, insomnie, perte d’appétit, diarrhées, érythème, fatigue et infections. Même si les doses ne sont pas nécessairement comparables, cela donne des indications sur d’éventuels effets secondaires en cas de consommation récréative. Le cannabidiol peut aussi avoir des effets délétères sur le foie (élévation des transaminases). Prudence donc pour les personnes qui ont des troubles hépatiques. Prudence aussi pour les femmes enceintes et allaitantes (le cannabidiol passe dans le lait).

(1) Du moins en théorie. Des contrôles sont en cours pour vérifier que ces produits ne contiennent pas aussi du THC, auquel cas leur vente est illégale. Plusieurs boutiques ont été fermées.



Merci à Pierre Beaulieu, directeur du Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur à l’université de Montréal, spécialiste de la pharmacologie du cannabis.
UFC Que Choisir en ligne
Perrine Vennetier


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Affaire Lactalis: L’Assemblée nationale rend ses conclusions
C’est avec émotion et fierté que le président et le rapporteur de la commission parlementaire sur « l’affaire Lactalis », Christian Hutin (Nouvelle gauche) et Grégory Besson-Moreau (La République en marche), ont officiellement remis les conclusions de la commission sur l’affaire Lactalis au président de l’Assemblée nationale François de Rugy. Cette enquête parlementaire avait pour but d’identifier les dysfonctionnements qui ont entraîné la contamination de 38 nouveau-nés fin 2017 par des salmonelles présentes dans des laits en poudre produits sur le site Lactalis de Craon (53). De mars à mai 2018, elle a permis, au cours de ses 27 auditions, d’interroger 98 acteurs de l’affaire : associations de victimes et de consommateurs, services de l’État, patrons de l’agroalimentaire et de la distribution. Et même le président de Lactalis, Emmanuel Besnier, connu pour sa discrétion confinant au mutisme et qui a donné du fil à retorde à la commission, comme le rapportait Christian Hutin lors de la remise du rapport.

Défiance et torpillage



« Certaines sociétés sont allées jusqu’au bout pour torpiller notre commission », a expliqué le député. Ce qu’a confirmé François de Rugy lors de la cérémonie en relatant que le patron de Lactalis était allé jusqu’à lui demander via ses avocats l’annulation pure et simple de la commission avant de finalement se rétracter et de se rendre à sa convocation. Mais « La République a gagné », s’est félicité Christian Hutin qui espère également que la prochaine mise en place du secret des affaires ne fera pas de cette commission Lactalis, la dernière « aussi ouverte ».

Transfert de compétence et renforcement des sanctions



Côté propositions, le rapport de la commission développe 4 axes principaux pour améliorer la sécurité de la chaîne allant du producteur au consommateur.

Il s’agit premièrement de renforcer les obligations pesant sur les industriels et les laboratoires d’analyses en matière de sécurité alimentaire. Les députés demandent notamment que tous les résultats susceptibles de montrer qu’un produit pourrait être préjudiciable à la santé humaine soient communiqués aux autorités et que les industriels soient tenus de détailler les mesures correctives mises en place pour faire cesser le danger potentiel. De plus, la certification des laboratoires d’analyses privés qui effectuent ces analyses pour le compte des industriels devrait être renforcée.
Autre souhait de la commission : améliorer l’efficacité et la fluidité entre les différents services de l’État en charge de sécurité alimentaire. « Ils sont actuellement pilotés par trois ministères [agriculture pour la DGAL, Bercy pour la DGCCRF et santé pour la DGS] ce qui facilite les trous dans la raquette des contrôles », estime Grégory Besson-Moreau qui souhaite davantage de verticalité dans les contrôles « de la fourche à la fourchette ». La commission souhaite donc que tous soient sous l’égide du seul ministère de l’Agriculture. Une proposition qui fait débat, « réprouvée par Bercy, moins par le ministère de la Santé », a confié Christian Hutin. Pour garantir une meilleure efficacité des services de l’État, la commission propose également de créer 700 à 800 postes de fonctionnaires dédiés à ces contrôles. Pour les financer, la commission invoque la nouvelle redevance sur les industriels introduite par le règlement européen n° 2017/625. « L’argent de cette redevance européenne devra être alloué à la gestion du Brexit et à la sécurité sanitaire », précise Christian Hutin. Reste à savoir dans quelles proportions…
D’autre part, les parlementaires veulent harmoniser les procédures de retrait-rappel par les distributeurs en formant dans chaque magasin un référent sécurité alimentaire. Mais aussi en vérifiant régulièrement les procédures mises en place via l’organisation d’exercices en condition ou « stress tests ».
Enfin, les députés appellent à mieux protéger les consommateurs grâce à la mise en place d’un site unique et d’une application mobile rassemblant l’ensemble des informations utiles à la gestion d’une crise sanitaire. Mais aussi l’utilisation, en cas de situation d’urgence, des coordonnées bancaires des consommateurs. Ce qui ne manque pas d’interpeller l’UFC-Que Choisir sur le respect des données personnelles.

La menace terroriste en ligne de mire



Lors de la remise du rapport devant la presse, le président de la commission a, enfin, souligné le fait que « cette commission d’enquête n’avait jamais eu pour but de faire le procès de qui que ce soit mais seulement de comprendre ce qui s’est passé ». Une procédure judiciaire est actuellement en cours au parquet de Paris, notamment suite à la plainte déposée par l’UFC-Que Choisir à l’encontre de Lactalis fin 2017, sans qu’un magistrat instructeur ait pour l’heure été désigné, selon le parlementaire. De son côté, le rapporteur de la commission et député En marche Grégory Besson-Moreau en a profité pour annoncer qu’il ferait, à partir de ces conclusions, une proposition de loi portant sur la sécurité des aliments avant la fin de l’automne. Rappelant au passage que les populations doivent être efficacement protégées contre d’éventuels dysfonctionnements mais aussi contre de possibles actes terroristes d’empoisonnement. « Dans le contexte actuel, l’alimentation revêt une symbolique forte et nous nous devons d’y être préparé », a-t-il conclu.
UFC Que Choisir en ligne
Marie-Noëlle Delaby


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Légumes surgelés: De nombreux rappels pour un risque de Listeria
C’est la douche froide pour les amateurs de petits pois, carottes et autres légumes surgelés. Une vingtaine de produits surgelés ont été placés sous surveillance par la Direction générale des fraudes (DGCCRF) et font l’objet de rappels en raison d’une possible contamination à la Listeria. Cette infection alimentaire grave, due à la bactérie Listeria monocytogenes, se traduit habituellement par une fièvre accompagnée de maux de tête et parfois de troubles digestifs (nausées, diarrhées, vomissements). Chez la femme enceinte, elle peut provoquer un avortement ou une infection néonatale grave. Le 3 juillet dernier, l’Efsa (l’autorité européenne de sécurité des aliments) faisait un point sur cette nouvelle épidémie alimentaire à l’origine de 48 cas humains dont 10 décès. Aucun cas n’a été identifié en France à ce jour, le délai d’incubation pouvant aller jusqu’à huit semaines.

Rappel à l’international

À l’instar de l’affaire des œufs contaminés au fipronil survenue à l’été 2017, cette nouvelle infection alimentaire collective se joue à l’échelle européenne. C’est en effet le géant belge du légume surgelé Greenyard, leader européen du secteur, qui est à l’origine de la vague d’infections via une de ses usines hongroises.

Mais contrairement au scandale du fipronil, la communication entre le réseau de vigilance européen et les services sanitaires nationaux semble cette fois avoir fonctionné, avec malgré tout une semaine de délai. Ainsi, le 6 juillet 2018, la direction des fraudes (DGCCRF) a été informée par le biais du réseau d’alerte européen Rasff de la décision de l’autorité hongroise chargée de la sécurité alimentaire de demander, le 29 juin 2018, à Greenyard le retrait et rappel des légumes surgelés (notamment du maïs) fabriqués dans son usine hongroise entre le 13 août 2016 et le 20 juin 2018.

L’affaire ne daterait toutefois pas d’hier, la bactérie Listeria ayant déjà été repérée en 2017 en Belgique dans deux échantillons de maïs surgelé, rapportent les journaux Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg selon une information du quotidien belge Le Soir.

En France l’alerte concerne des légumes des marques D’Aucy, et des marques de distributeurs (Lidl, Carrefour, Intermarché, Leclerc, Netto, Auchan)… La liste détaillée est disponible sur le site de la DGCCRF.

D’après les autorités, ces produits utilisés pour réaliser des plats cuisinés sont aussi susceptibles d’avoir été utilisés par des fournisseurs de restauration collective (crèches, cantines d’entreprise…). La liste des produits rappelés risque donc de s’allonger dans les prochains jours.
UFC Que Choisir en ligne
Marie-Noëlle Delaby


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