En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Action nationale:

Pour la mise en place du logo officiel Nutri-Score Halte aux manoeuvres de brouillages de certains industriels de l agro-alimentaire
La France possède donc aujourd’hui un logo nutritionnel officiel destiné à être mis en place sur la face avant des emballages des aliments avec un double objectif :
1. mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments et leur permettre de les comparer entre eux et,
2. inciter les industriels à améliorer la composition de leurs produits.

Le choix du logo a été fait par le gouvernement et validé par l’Europe sur la base des travaux scientifiques reconnus. Le bureau Europe de l’Organisation mondiale de la Santé s’est félicité de cette initiative, et a salué le fait que « la France a très largement fondé sa décision sur les données probantes disponibles à ce sujet ».

Avec Nutri-Score, la France dispose donc d’un outil de santé publique qui, en cohérence avec d’autres mesures de santé publique, doit permettre d’avoir une efficacité sur l’état nutritionnel et la santé de nos concitoyens.

Nous, citoyens, consommateurs, scientifiques, sociétés savantes représentant différentes disciplines de la santé, associations de consommateurs, d’usagers et de patients, concernés par l’importance de la qualité nutritionnelle des aliments :

1. apportons notre total soutien à la mise en place de cette mesure de santé publique utile aux consommateurs, que certains industriels agro-alimentaires et certains distributeurs se sont déjà engagés à appliquer ;

2. appelons tous les acteurs du secteur agro-alimentaire, fabricants et distributeurs, à s’engager à apposer dans les plus brefs délais le Nutri-Score sur les emballages de leurs aliments ;

3. condamnons avec force toutes les tentatives de brouillage de cette intitiative, en particulier la position de grandes multinationales (Nestlé, Coca-Cola, PepsiCo, Mars, Mondelez et Unilver) qui refusent le Nutri-Score et appellent, notamment en France via la Fédération des produits de l’épicerie et de la nutrition spécialisée Alliance

7. à utiliser un autre système, basé sur une approche par portions, beaucoup moins claire pour les consommateurs et source de confusion ;

4. invitons tous les citoyens à signer la pétition « Oui au Nutri-Score sur nos aliments. Non aux menaces de brouillages de certains industriels »

Nous soutenons l’élargissement de l’utilisation du Nutri-Score à l’échelle européenne. Un tel logo, qui apporte une information facilement appropriable sur la qualité nutritionnelle des aliments et permet à chacun de prendre des décisions éclairées sur son alimentation, devrait être rendu obligatoire en Europe.

Liste des organisations signataires (par ordre alphabétique)
1. Association CLCV : Consommation, Logement et Cadre de Vie
2. Association des chercheurs en activités physiques et sportives (ACAPS)
3. Association des épidémiologistes de terrain (EPITER)
4. Association des Médecins Inspecteurs et autres médecins de Santé Publique (AMISP)
5. Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
6. Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN)
7. Association Francophone en Activité Physique Adaptée (AFAPA)
8. Association Nationale des Puéricultrices (teurs) Diplômé(e)s et des Etudiants (ANPDE)
9. Association nationale pour la prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA)
10. Association pour la prise en charge et la prévention de l'obésité en pédiatrie (APOP)
11. Chaire prévention des cancers de l'EHESP
12. Collège de liaison des internes de santé publique (CLISP)
13. Collège universitaire des enseignants de santé publique (CUESP)
14. Fédération Addiction
15. Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé (FNES)
16. Fédération régionale des acteurs en promotion de la santé (FRAPS)Centre Val de Loire
17. Foodwatch France
18. Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (IREPS) Nouvelle Aquitaine
19. Ligue Nationale Contre le Cancer (LNCC)
20. Réseau de prévention et de prise en charge de l’obésité en pédiatrie d’Aquitaine (RéPPOP)
21. Société Française de Santé Publique (SFSP)
22. Société Francophone du Diabète (SFD)
23. Société Régionale de Santé Publique Centre-Val de Loire
24. Société Régionale de Santé Publique Occitanie
25. Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile (SNMPMI)
26. UFC-Que Choisir




ANNEXE : Lettre d'engagement envoyée par Alliance 7 (Fédération des produits de l'épicerie et de la nutrition spécialisée regroupant les industriels de la confiserie, des biscuits, des céréales de petit-déjeuner, du chocolat, des produits de snacking...).




UFC Que Choisir en ligne


...lire la suite

Opération Choisirson fioul: Contre la hausse des taxes, une campagne pérenne pour du fioul vraiment moins cher
Une explosion fiscale qui détruit les bienfaits du chèque énergie

Si le prix du fioul domestique est reparti à la hausse depuis l’été (14 % entre juillet 2017 et mi-novembre 2017)(2), soit près de 10 centimes d’€ de plus/l (+ 200 € pour 2000 litres), le pire est à venir pour les ménages chauffés au fioul avec la forte augmentation (+ 46 %) de la TICPE, votée dans le cadre de la Loi de finances. Très concrètement, cela représente 90 euros de plus pour 2000 litres. Dès lors, les effets du chèque énergie, généralisé pour les ménages précaires en 2018, seront quasiment absorbés par cette hausse…

Alors qu’1 ménage chauffé au fioul sur 3 est en situation de vulnérabilité énergétique, l’UFC-Que Choisir entend de nouveau soulager le pouvoir d’achat des ménages chauffés au fioul en leur proposant de participer à une opération exceptionnelle avec une enchère le 8 décembre et un approvisionnement dans les 15 jours suivants pour non seulement obtenir un prix du fioul attractif, mais aussi, compte tenu de ce calendrier, échapper provisoirement à la hausse de la TICPE.

Choisirsonfioul.fr : 62 euros d’économies en moyenne sur les dernières opérations

Pour rappel, cette campagne nationale consiste en la mise en concurrence des distributeurs locaux intéressés, quel que soit leur profil (grands groupes, grande distribution, PME) pour obtenir un prix du fioul domestique moins cher. Sur la base des offres lauréates, les inscrits reçoivent une proposition personnalisée qu’ils sont libres d’accepter ou non. En cas de souscription, la livraison intervient dans les quinze jours. Indépendance oblige, pour couvrir les frais d’organisation de la campagne, une participation aux frais de 5 euros sera demandée aux seuls consommateurs souscripteurs à l’offre personnalisée.

Sur les 4 dernières opérations, près de 5000 souscripteurs ont ainsi pu économiser 62 euros en moyenne, (une réduction de 6 % sur la facture), soit un gain de pouvoir d’achat pour la collectivité de plus de 300 000 euros.

Une campagne pérennisée et mensualisée, pour un bénéfice optimisé :

Compte tenu des dates différenciées de remplissage des cuves, et afin de répondre à la demande de récurrence des souscripteurs, la campagne « Choisir son fioul » sera à compter de 2018 mensualisée, c’est-à-dire qu’il y aura un achat groupé tous les premiers vendredis de chaque mois. L’ensemble des ménages chauffés au fioul pourront donc s’inscrire gratuitement et sans engagement tout au long de l’année sur www.choisirson fioul (3). Les inscrits pourront ensuite consulter leur offre personnalisée le soir de l’enchère inversée, organisée entre les distributeurs participants, directement sur le site ou par téléphone et auront ensuite jusqu’au lundi 14h pour décider d’y souscrire ou non.

Pour un fioul domestique moins cher et un approvisionnement sécurisé et de qualité, l’UFC-Que Choisir invite donc les ménages à répondre à l’appel du « soyons plus pour payer moins », et les distributeurs locaux à participer à l’appel d’offres.

Notes:
1 Loi de finances 2018.
2 Calcul à partir des prix de vente moyens mensuels nationaux (TTC) du fioul domestique, pour 2000 l. Données de la DIREM/DGEC et de l’UFIP.
3 Les consommateurs n’ayant pas Internet peuvent s’inscrire par voie téléphonique au 09.75.18.02.38 (prix d'un appel local). Du lundi au vendredi : 8h30 à 17h30 – samedi : 9h à 12h.
UFC Que Choisir en ligne


...lire la suite

Contenus payants dans les jeux vidéo: Jeux de gains, jeux de vilains
Cherchant à monétiser toujours plus leurs jeux vidéo, leurs éditeurs tendent désormais à généraliser les achats de contenus à l’intérieur de jeux eux-mêmes déjà chèrement payés par les consommateurs (entre 50 € et 70 € à leur sortie). Si ces pratiques ont déjà plusieurs années, certains jeux sortis ces dernières semaines vont plus loin dans cette logique, soit en intégrant des achats avec gains aléatoires, soit en paramétrant le jeu de telle sorte que ces achats supplémentaires soient quasiment indispensables, le tout dans une opacité inacceptable vis-à-vis des acheteurs.

Les loteries payantes : le hasard provoque le désamour
L’une des grosses sorties de cette fin d’année, Star Wars Battlefront II, prévoyait un système de déblocage de contenus faisant appel au hasard à l’intérieur du jeu. En échange d’argent sonnant et trébuchant, les joueurs pourraient ainsi acquérir des bonus, notamment dans l’optique des modes multijoueurs via internet, sous la forme de coffres de butin (aussi appelés « loot boxes ») : le joueur paie pour un objet, sans savoir lequel à l’avance, et le gain est déterminé aléatoirement, après paiement. Si l’obtention d’un gain est systématique, la teneur de celui-ci est en revanche aléatoire.

Bien que l’éditeur Electronics Arts ait annoncé, sous la pression des joueurs, la désactivation temporaire de cette fonction, le problème de fond reste entier, d’autres l’appliquant. En effet, une référence à l’article L. 322-2 du Code de la sécurité intérieure met en évidence que les coffres de butin ont les caractéristiques des loteries, et qu’à ce titre leur strict encadrement est indispensable. En effet, il est inacceptable qu’un jeune public soit initié ainsi aux jeux de hasard, alors qu’il n’est plus à démontrer les méfaits de l’addiction qu’ils peuvent provoquer.

Payer pour gagner : sans transparence, ce n’est pas du jeu
Au-delà de cette logique de jeu d’argent, la généralisation des transactions payantes intégrées à des jeux déjà onéreux est en tant que telle problématique. Les éditeurs mettent en effet en place des mécaniques de jeux propices à la multiplication des achats intégrés, en créant volontairement de la frustration chez les joueurs qui souhaiteraient débloquer gratuitement ces bonus, au prix d’un nombre démesurément élevé d’heures de jeu.

Ceci est d’autant moins tolérable lorsque ces obstacles à une saine expérience de jeu ne sont pas connus des consommateurs avant l’achat. Or, ces jeux, qu’ils soient achetés en boîte ou en format dématérialisé, ne sont pas remboursables une fois qu’ils ont été commencés. Dès lors, les acheteurs qui se rendraient compte après l’achat que le jeu est déséquilibré pour pousser aux transactions intégrées se retrouveraient sans recours. Une information préalable sur la présence et l’ampleur de ces pratiques est donc indispensable.

Devant la progression non encadrée des transactions payantes dans les jeux vidéo, l’UFC-Que Choisir entend changer les règles du jeu pour permettre des achats éclairés, et dans cette optique :
- Saisit aujourd’hui l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) pour lui demander de considérer comme des jeux de hasard les jeux vidéo incluant des coffres de butin payants, ce qui aura notamment pour conséquence d’en interdire la vente aux mineurs ;
- Demande aux pouvoirs publics de rendre obligatoire une information avant l’achat (sur la boîte et les pages internet de vente) sur la présence de ces mécanismes (probabilités de gains pour les loteries, coût total des achats intégrés, etc…).

UFC Que Choisir en ligne


...lire la suite

Surtaxe sur les grandes entreprises: Aux mutuelles de montrer l’exemple
Sur le fond, c’est vrai. Les mutuelles n’ont pas d’actionnaires, donc ne versent pas de dividendes, et par conséquent n’ont pas payé de taxe sur ceux-ci. Mais les conclusions qui en sont tirées ne sont pas acceptables.

D’une part, rappelons que l’impôt sur les sociétés est un impôt sur les bénéfices. S’il n’est pas interdit au monde mutualiste d’en dégager, et s’ils sont utiles pour constituer des réserves et investir, ce n’est pas la mission d’une mutuelle d’augmenter sans fin ses profits. Par conséquent, on peut penser que la surimposition ne devrait pas être trop élevée. Et si elle l’est, c’est qu’il y a un problème de fond dans le monde mutualiste !

D’autre part, le relèvement de l’impôt sur les bénéfices n’est que temporaire (un an). Si on relève les cotisations pour s’en acquitter, en toute logique, elles devraient ensuite baisser dans l’exacte proportion. Qui y croit ? Les exemples ne manquent pas pour que l’on puisse dire sans trop s’avancer qu’une hausse passée ne disparaît pas d’elle-même, et reste au contraire gravée dans le marbre.

Enfin, je rappellerai à toutes fins utiles que la surtaxe concerne uniquement les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de mutuelles, qui ne seront donc pas touchées.

Par conséquent, il ne serait pas acceptable que cette surtaxe, aux conséquences réelles mais limitées, serve de prétexte bien commode à une augmentation générale des cotisations des mutuelles, alors même que bien des consommateurs ont déjà du mal à les régler. J’appelle donc les acteurs mutualistes concernés par cette mesure à la plus grande retenue : leurs bénéfices passés ont servi à accumuler des réserves, payées par les consommateurs eux-mêmes. Ce ne serait qu’un juste retour des choses que les mutuelles puisent dans ces réserves pour absorber cet impôt temporaire, sans augmentation de cotisations. Affirmer haut et fort les valeurs mutualistes, c’est bien ; les mettre en œuvre, c’est mieux !
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


...lire la suite

Étiquetage nutritionnel simplifié: Aux professionnels de respecter le Nutriscore
Alors que la mauvaise qualité nutritionnelle d’un trop grand nombre d’aliments industriels est une des causes principales du taux élevé d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète, il importe pour les consommateurs de disposer d’un étiquetage nutritionnel facilement compréhensible, antidote puissant à un marketing l’éblouissant, les tableaux de chiffres réglementaires européens, d’une grande complexité, figurant sur les emballages et incompris par 82 % des consommateurs ne pouvant les guider.


• Un combat décennal de l’UFC-Que Choisir enfin couronné : L’UFC-Que Choisir s’est mobilisée depuis plus d’une décennie pour réclamer auprès des pouvoirs publics un étiquetage nutritionnel intelligible par tous les consommateurs, et pas les seuls spécialistes, avec notamment le lancement en 2014 d’une pétition au côté de 31 sociétés savantes, puis la publication un an plus tard d’un test sur 300 aliments illustrant la pertinence de ce type d’étiquetage.

• Une reconnaissance officielle française et communautaire : le feu vert donné la semaine dernière par la Commission européenne et la signature officielle aujourd’hui par Agnès BUZYN, Stéphane TRAVERT et Benjamin GRIVEAUX font mentir les Cassandres qui, espérant un échec du ‘Nutriscore’, proclamaient son incompatibilité avec la réglementation européenne.

• Gare aux manœuvres de diversion ! Mais à rebours de ces avancées, certains professionnels s’obstinent encore à maintenir des étiquetages obsolètes (Mc Donald’s, Quick). Pire, d’autres s’efforcent de développer un modèle en parallèle particulièrement complexe ou basé sur des tailles de portions irréalistes (Coca-cola, Nestlé, Mars, Mondelez, Pepsico et Unilever), initiative visant clairement à jeter le trouble dans l’esprit des consommateurs et contrecarrer l’appropriation du ‘Nutriscore’ par le plus grand nombre.


Alors que l’opacité de l’offre des produits industriels rend particulièrement ardue la réalisation de l’équilibre nutritionnel au quotidien, le ‘Nutriscore’ permet aux consommateurs de redevenir pleinement acteurs de leurs choix. Cet outil constitue en outre une véritable incitation pour les professionnels à améliorer leurs recettes. C’est dans ce double objectif, d’information des consommateurs et d’amélioration des produits que l’UFC-Que Choisir :
- Appelle fabricants et distributeurs à adopter sans délai le ‘Nutriscore’ en l’apposant sur leurs produits, à l’instar des engagements déjà pris par Auchan, Fleury-Michon, Intermarché, et Leclerc,

- Invite, dans cette attente, les consommateurs à consulter gratuitement son test sur 300 produits et à utiliser son calculateur nutritionnel basé sur le ‘Nutriscore’1.


Notes:
1 L’algorithme du calculateur nutritionnel, consultable sur le site quechoisir.org, est conforme aux dispositions du projet d’arrêté définissant le nouvel étiquetage officiel français. Pour le moment, il conserve le visuel du modèle ‘5C’ proposée en 2015 par le Prof. S. HERCBERG. Ce visuel est cependant très proche et en cohérence avec celui retenu pour le modèle officiel ‘Nutriscore’.
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Préservation de la ressource aquatique: L’UFC-Que Choisir lance un S. Eau S. !



Alors qu’en 2005 dans le cadre de sa campagne ‘Eau, réconciliation 2015’, l’UFC-Que Choisir dénonçait déjà la progression inquiétante des pollutions des ressources aquatiques et le caractère inéquitable des taxes renchérissant le prix de l’eau potable, force est de constater que le bilan environnemental et économique de la politique de l’eau en France, loin de s’améliorer, est encore plus désastreux :

Une eau plus rare et polluée : les pesticides sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l’eau potable, dans les cours d’eau de la moitié du territoire français et dans le tiers des nappes phréatiques ! S’agissant des nitrates, la proportion des nappes phréatiques fortement contaminées (plus de 40 mg/l) a augmenté de moitié entre 1996 et le début des années 2010, avec comme conséquence que 43 % des nappes désormais dépassent la valeur guide européenne. Par ailleurs, au-delà du changement climatique, comment ne pas épingler la responsabilité de l’agriculture intensive quant à la pression quantitative sur la ressource. En effet, la carte des restrictions d’eau de cet été (84 départements touchés dont 37 en situation de crise) se confond avec celle de l’irrigation intensive.

Surfaces agricoles irriguées et Restrictions d’eau par département (été 2017)

Source : MAAF-2012- IGN Géo Fla 2010 et Source : Propluvia août 2017 Agreste / INRA SMART-LERECO

Des pratiques agricoles toujours aussi intensives : malgré la multiplication des plans et initiatives volontaires nous promettant une agriculture à la fois intensive et respectueuse de l’environnement, les données fournies par les professionnels eux-mêmes montrent que les quantités d’engrais à l’origine des nitrates n’ont pas baissé en vingt ans et que l’utilisation des pesticides a même augmenté de 18 % en 5 ans. Quant à l’irrigation, elle s’est particulièrement développée dans les zones les plus touchées par les restrictions d’utilisation d’eau : le Sud-Ouest, la Côte Atlantique, le Val de Loire, le Centre, la vallée du Rhône, aggravant encore la pénurie d’eau.

Les consommateurs victimes du principe « pollué-payeur » : la réparation de ces dommages environnementaux reste très majoritairement financée par les consommateurs qui, par le biais de leur facture d’eau, payent 88 % de la redevance ‘pollutions’ et 70 % de la redevance ‘prélèvement’, soit 1,9 milliard d’euros par an. Quant à l’agriculture, pourtant responsable à elle seule de 70 % des pollutions en pesticides, de 75 % des pollutions en nitrates et de la moitié des consommations nettes en eau, elle ne paie que la plus faible partie de ces sommes (7 % de la redevance ‘pollutions’ et 4 % de la redevance ‘prélèvement’) en violation flagrante du principe ‘préleveur-pollueur-payeur’ ! Cette politique est non seulement pénalisante pour les consommateurs, mais elle n’incite aucunement l’agriculture intensive à modifier ses pratiques.

La politique de l’eau dictée par les intérêts agricoles : compte tenu du faible nombre de sièges accordés aux ONG, les débats des instances régionales et locales censées définir la politique de l’eau en région (Agences de l’eau, Comités de bassin et Commissions Locales de l’Eau) sont trop souvent conduits en fonction des intérêts agricoles. Ceci explique que dans 60 % à 80 % des cas les actions décidées au sein de ces structures privilégient des mesures palliatives telles que la dépollution des eaux contaminées, sans oser s’attaquer à l’origine de ces pollutions.

La goutte d’eau de trop, le Projet de Loi de Finance 2018 : l’important budget des agences de l’eau fait saliver l’Etat qui, depuis 2014, réalise chaque année des ponctions présentées comme exceptionnelles. Or, cette pratique risque de se pérenniser et s’aggraver alors que le projet de Loi de finances 2018 prévoit un prélèvement de 300 millions d’euros par an, soit 15 % du budget prévisionnel des agences de l’eau pour des utilisations sans lien direct avec la gestion de l’eau. On est loin du principe fondateur des agences : ‘l’eau paye l’eau’ !

Alors que les exemples étrangers et nationaux montrent qu’il est possible, par une politique de prévention, de limiter les dommages environnementaux pour un coût réduit, l’UFC-Que Choisir se mobilise pour réclamer, notamment dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation, une réforme urgente de la politique de l’eau et notamment :

- une rénovation en profondeur de la gouvernance dans les agences de l’eau, à défaut la seule voie possible étant d’exiger une reprise en main de cette politique par l’Etat.

- une stricte application du principe « préleveur-pollueur-payeur »,

- la mise en place de véritables mesures de prévention des pollutions agricoles,

- une aide à la reconversion vers des cultures moins consommatrices d’eau et de pesticides,

- l’arrêt des ponctions de l’Etat sur le budget des agences de l’eau.



L’UFC-Que Choisir part aujourd’hui en campagne avec son réseau d’Associations Locales pour faire prendre conscience aux consommateurs de l’état calamiteux de la ressource, afin d’amener les pouvoirs publics à une refonte résolue de la politique de l’eau et une réorientation des priorités au sein des agences de l’eau. À cet effet, l’Association appelle les consommateurs à se mobiliser par le biais de sa pétition ‘Ressource aquatique –STOP à la gabegie !’.

Consulter l'étude :

Préservation de la ressource aquatique : l’UFC-Que Choisir lance un S. Eau S. !

Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Assurance multirisques habitation: L’UFC-Que Choisir lance son comparateur indépendant
Assurance habitation : une explosion de 20 % des tarifs depuis 2012

Atteignant 253 euros en 20171, le tarif moyen de l’assurance habitation a progressé de 20 % depuis 2012, un rythme cinq fois plus rapide que l’inflation (4 %). Cette inflation se double d’écarts exorbitants des tarifs pratiqués, par exemple, de 160 euros chez la Matmut (Formule indispensable) à 222 euros chez AllSecure (Formule essentielle avec options) pour le locataire d’un deux pièces à Montpellier et de 170 euros à la Banque Postale (Formule de base avec options) à 275 euros chez Amaguiz (Formule éco avec options) pour le propriétaire d’un quatre pièces à Arras. Les consommateurs ont plus que jamais intérêt à comparer, pour négocier ou solliciter la concurrence afin de réaliser de juteuses économies qui peuvent atteindre jusqu’à près de 40 % de la prime initiale, à garanties comparables.

Le comparateur de l’UFC-Que Choisir : l’antidote au matraquage tarifaire des clients fidèles

Alors que 56 % des usagers sont clients de la même compagnie d’assurance depuis plus dix ans2, l’UFC-Que Choisir invite les consommateurs à utiliser son comparateur indépendant pour lever le voile sur le système de tarification pervers de l’assurance habitation. Conçue comme un produit d’appel par les assureurs, les prix cassés proposés aux nouveaux assurés sont, en réalité, financés par les clients les plus fidèles. Pour ces derniers, notre enquête publiée en 2015 a montré que la hausse des tarifs pouvait atteindre jusque 70 % en seulement dix ans ! Les consommateurs ne doivent dès lors pas hésiter à user de leur droit à résilier à tout moment leur assurance, passée la première année de contrat que l’UFC-Que Choisir a obtenu dans le cadre de la loi Hamon de 2015.

Un comparateur indépendant, gage d’une totale impartialité

Face à ces pratiques délétères, le comparateur d’assurance habitation de l’UFC-Que Choisir offre une alternative impartiale aux comparateurs traditionnels. Alors que ces derniers sont rémunérés lors de la mise en relation d’un prospect avec un assureur bien classé, le comparateur de l’UFC-Que Choisir est entièrement indépendant ce qui garantit aux consommateurs la totale impartialité des résultats affichés.

Cette indépendance lui permet également de comparer les tarifs et les prestations des contrats les plus souscrits sur le marché. Alors que les comparateurs classiques ne présentent les résultats que d’un nombre limité de sociétés (14 chez Les Furets, 10 pour le Lynx et seulement 6 pour Assurland), le comparateur de l’UFC-Que Choisir évalue les contrats de 23 sociétés quel que soit leur statut (mutuelles, assureurs ou bancassureurs) et couvre ainsi 80 % des contrats souscrits par les consommateurs.

Une comparaison simple et rapide pour un résultat qui valorise autant la qualité que le prix
Le comparateur de l’UFC-Que Choisir offre une prestation simple et rapide, à rebours des longs questionnaires des comparateurs traditionnels. Il invite les consommateurs à comparer, à l’aide de quatre critères (propriétaire / locataire, appartement / maison, nombre de pièces, ville de résidence), les tarifs pratiqués pour un profil similaire, dans une ville comparable d’un point de vue sociologique, à son lieu de résidence.

Pour éclairer les consommateurs dans leur choix, le comparateur de l’UFC-Que Choisir propose un indicateur qui offre une appréciation globale de chaque contrat. Cette approche, qui prend en compte aussi bien le montant de la cotisation que l’étendue des garanties (dommages aux biens, annexes, responsabilité civile), assistance et indemnisation des dommages, vise à promouvoir les meilleurs contrats au meilleur prix.

Face à l’explosion des tarifs de l’assurance habitation et au matraquage tarifaire des clients les plus fidèles, l’UFC-Que Choisir, déterminée à aider les consommateurs à souscrire des contrats de qualité au meilleur prix, met librement à la disposition de tous son comparateur indépendant d’assurance habitation jusqu’au 31 décembre 2017.

Notes:
1 Montant de la prime annuelle moyenne en 2015 communiqué par la FFA, soit 238 euros, augmenté du taux d’inflation constaté par l’INSEE sur l’assurance habitation depuis le 31/12/2015, soit 6 %.
2 Vous et votre assurance multirisques habitation, UFC-Que Choisir, décembre 2015.
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Énergie moins chère ensemble: Des économies et une protection durables !
GAZ et ÉLECTRICITÉ CLASSIQUE : 9 % d’économies garanties sur 2 ans

Alors que bon nombre d’offres de marchés sont indexées sur les tarifs réglementés, subissant donc les variations de ce dernier, les offres lauréates « Énergie moins chère ensemble » sont fixes sur deux ans garantissant ainsi aux souscripteurs d’échapper aux variations du prix du KwH (hors évolution des taxes imposée par la réglementation) et donc de bénéficier d’économies durables (1). Pour l’électricité, avec l’offre lauréate d’Engie, sous la marque Happ’e, c’est 9 % d’économies par rapport au tarif réglementé du kWh de septembre 2017 (HT), et 9 % de réduction sur l’abonnement (HT), soit une économie moyenne potentielle TTC pour l’ensemble des inscrits de 140 € sur les deux ans. Pour le gaz, avec l’offre lauréate d’Eni, c’est aussi 9 % d’économies par rapport au tarif réglementé du kWh (HT) de septembre 2017, soit une économie moyenne pour les inscrits chauffés au gaz de 70 € TTC par an par rapport au tarif réglementé de septembre 2017.

SOUTIEN « PETITS PRODUCTEURS RENOUVELABLE » : du vert vraiment moins cher c’est possible !

Soucieuse d’encourager l’investissement dans les petits sites de production d’électricité renouvelable, l’UFC-Que Choisir a, cette année, créé un lot supplémentaire pour lequel l’électricité doit provenir majoritairement (70 %) de petits sites de production d’énergie renouvelable situés en France (2). Avec un prix fixe d’un an, cette offre, au-delà de son intérêt environnemental, permet aux souscripteurs, grâce à l’offre lauréate d’Ekwateur, d’économiser entre 17 % et 20 % par rapport au tarif réglementé d’électricité (HT) de septembre 2017 selon leurs profils. Au vu de la consommation des inscrits, l’économie moyenne avec cette offre est de 114 € TTC sur un an par rapport au tarif réglementé. Compte tenu de ses caractéristiques, le bénéfice de cette offre (à prix fixe 1 an), est limité aux 25 000 premières personnes qui souhaiteront y souscrire.

Au-delà de la dimension tarifaire, chacune des 3 offres comprend une sécurité juridique renforcée avec un contrat sûr, reprenant les conditions imposées par l’association aux fournisseurs, et l’implication de la Fédération UFC-Que Choisir dans le traitement des éventuelles réclamations durant la première année.

Pour rappel, tous les inscrits recevront, à compter du 16 octobre, une offre personnalisée, sur la base du profil de consommation renseigné, qu’ils seront libres d’accepter ou non(3).

Alors que l’avenir des tarifs réglementés, tant en termes de tarifs que d’existence même –compte tenu des recours engagés contre eux– est incertain, l’UFC-Que Choisir est heureuse que cette campagne « Énergie moins chère ensemble » constitue une opportunité pour les consommateurs de se mettre à l’abri des envolées tarifaires.

Notes:
1 -Pour rappel, seul le fournisseur est engagé quant à la fixité du prix, les souscripteurs restent libres de résilier à tout moment.
2 -Sous contrôle d’un auditeur indépendant.
3 -Pour couvrir les frais d’organisation, une participation de 10 euros TTC sera demandée aux souscripteurs pour une énergie et 14 euros TTC pour les deux énergies (participation réduite respectivement à 5 et 8 euros TTC pour les adhérents ou abonnés aux publications de l’UFC-Que Choisir, au jour de leur inscription).
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

CETA: Face aux risques le Président de la République doit exiger la suspension provisoire de l'accord !
Face aux risques avérés pour l’environnement, la santé, l’emploi et l’élevage français, le Président de la République doit exiger, à Bruxelles, la suspension de l’application provisoire du CETA !

Il est des causes qui rassemblent, bien au-delà de certaines divergences de points de vue. La lutte contre le changement climatique, l'emploi, la préservation de la démocratie, la protection de la santé des citoyen.ne.s et la disparition de l’élevage, en France, en font partie. C’est pourquoi défenseur.se.s de l’environnement et des droits humains, professionnel.le.s des filières d’élevage, associations de consommateur.trice.s et syndicats de travailleur.se.s font, aujourd’hui, front commun face à l’application imminente du CETA : un accord dont les risques sur le plan économique, social, démocratique et écologique ont été confirmés.

Toutes et tous demandent, ensemble, au Président de la République de tirer toutes les conséquences des conclusions sans appel de la Commission d’expert.e.s qu’il a désignée en exigeant la suspension immédiate de l’application provisoire du CETA, programmée le 21 septembre.

Pour le Président de la République, suspendre l’application provisoire du CETA reviendrait à honorer une promesse de campagne. Cette volonté politique serait, également, un gage de cohérence et de crédibilité pour son Gouvernement, engagé dans le vaste chantier des États généraux de l’alimentation.

Signataires :
Action Aid France – Peuples Solidaires
AFDN Association française des diététiciens nutritionnistes
Agir pour l'Environnement
Alofa Tuvalu
Amis de la Terre
Association Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs
ATTAC
AVSF - Agronomes et vétérinaires sans frontières
Bioconsom'acteurs
Bloom
CCFD-Terre Solidaire
CERAS
CFE-CGC Confédération Française de l'Encadrement - CGC
CFTC Confédération française des travailleurs chrétiens
CGT Confédération générale du travail
Confédération FORCE-OUVRIERE
CIWF France
Collectif Roosevelt
Confédération Paysanne
Eau et Rivières de Bretagne
Ethiquable
Fédération artisans du Monde
FNE France Nature Environnement
FNH Fondation pour la Nature et l'Homme
Filière paysanne
foodwatch
FSU Fédération syndicale unitaire
Générations Futures
Greenpeace
Humanité et Biodiversité
Institut Veblen
Interbev
Max Havelaar France
Mouvement de l'Agriculture Bio-Dynamique
Mouvement pour l’Économie Solidaire
Mouvement Utopia
Notre affaire à tous
OGM dangers
Plateforme du commerce équitable
Réseau Action Climat France
Réseau Foi et Justice Afrique Europe
Sciences Citoyennes
SNESUP-FSU Syndicat national de l'enseignement supérieur
SOL Alternatives Agroécologiques et Solidaires
Solidaires
Syndicat national d'apiculture
Terre et Humanisme
UFC-Que Choisir
Union Nationale de l'Apiculture Française
WECF France
WWF France
350.org
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Une nouvelle occasion de faire le plein d’économies pour les ardéchois !
Le prix du fioul domestique est, en effet, reparti à la hausse (+ 10,98 % entre aout 2016 et aout 2017)(1) soit de + 6 centimes d’€/l (+ 137,20 € pour 2 000 litres), l’UFC-Que Choisir entend alléger la facture des ardéchois chauffés au fioul. En effet, regroupés, les consommateurs mutualisent les coûts et obtiennent un tarif plus avantageux, comme l’ont souligné les expériences passées : les souscripteurs de la dernière opération ont en effet économisé 61 €, soit une réduction de 4,5 % de leur facture.
Comme pour les périodes précédentes, l’inscription à l’opération est gratuite, sans engagement, et se fait via le site choisirsonfioul.fr(2). Elle permet de recevoir une offre personnalisée sur la base de l’offre lauréate qui résultera des appels d’offres lancés aux différents distributeurs locaux participants (petite et moyenne entreprise, grande distribution, groupes pétroliers).
Les ardéchois peuvent s’inscrire jusqu’au au 22 septembre 2017 midi. L’offre lauréate sera dévoilée aux inscrits le 22 septembre au soir. Ils auront alors jusqu’au lundi 25 septembre midi pour accepter ou refuser cette offre.
Pour rappel, le principe est toujours le même : 15 jours pour l’inscription. Les inscrits reçoivent ensuite leur offre personnalisée le soir de l’enchère inversée organisée entre les distributeurs participants et 72 heures pour décider d’y souscrire ou non. En cas de souscription, la livraison du fioul doit intervenir dans un délai maximum de 15 jours. Indépendance oblige, pour couvrir les frais d’organisation de la campagne, une participation de 5 € TTC sera demandée aux seuls consommateurs souscripteurs à l’offre personnalisée.

L’UFC-Que Choisir de l'Ardèche invite donc les ménages chauffés au fioul à répondre à l’appel du «soyons plus pour payer moins», et les distributeurs locaux à participer à l’appel d’offres. Rendez-vous sur www.choisirsonfioul.fr



(1) http://www.developpement-durable.gouv.fr/Prix-de-vente-moyens-des,10724.html Calcul à partir des prix de vente moyens mensuels nationaux (TTC) du fioul domestique, pour 2000 l. Données de la DIREM/DGEC : http://www.developpement-durable.gouv.fr

(2) Les consommateurs n’ayant pas Internet, peuvent s’inscrire par téléphone au 09.75.18.02.38 (prix d'un appel local). Du lundi au vendredi : 8h30 à 17h30 – le samedi : 9h à 12h

Foire aux questions: C'est ICI

Que Choisir-Ardeche


...lire la suite

1 / / / / / / / / / / / / / / / / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir Rhône Alpes