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Données personnelles: L’UFC-Que Choisir attaque les réseaux sociaux et appelle les consommateurs à «garder la main sur leurs données»
Rejoignez le mouvement et signez la pétition !

Opacité, exonération de responsabilité, diffusion : les trois fléaux des réseaux sociaux

Mis en demeure en juin dernier par l’UFC-Que Choisir de modifier leurs conditions générales, les trois réseaux sociaux, malgré nos avertissements, ont fait le choix de maintenir les clauses problématiques de leur Conditions Générales d’Utilisation. Résultat : les conditions sont toujours aussi inaccessibles, illisibles, remplies de liens hypertextes – entre 40 et 100 liens hypertextes - renvoyant parfois à des pages en langue anglaise. Pire, les réseaux persistent à s’autoriser très largement la collecte, la modification, la conservation et l’exploitation des données des utilisateurs et même de leur entourage (« amis », « followers », « +1 », etc.)… Ils s’octroient toujours, sans l’accord particulier des utilisateurs, une licence mondiale, illimitée et sans rémunération, d’exploitation et de communication des données à des partenaires économiques.
Bref, non seulement vous êtes l’objet de publicité ciblée mais en outre vos données peuvent faire l’objet d’une exploitation commerciale (publicité, ouvrages, etc.) sans votre accord exprès et sans le moindre centime. Si les réseaux sont particulièrement gourmands en termes de données, ils se mettent néanmoins au régime sec dès qu’il s’agit de responsabilité puisqu’ils s’exonèrent de toute responsabilité quant à la qualité du service, fourni « en l’état », et à l’intégrité des données et contenus. Qu’importe que le site «plante», soit attaqué ou piraté … Face à de tels abus, l’UFC-Que Choisir demande au juge français d’ordonner la suppression ou la modification de la myriade de clauses litigieuses imposées par ces sociétés (pas moins de 180 pour l’une d’entre elles !).

Cadre européen : la réforme se fait attendre…

Promise pour le printemps 2014, la nouvelle législation européenne en matière de données personnelles, qui devait rationaliser et homogénéiser les pratiques, tarde à être adoptée. Après plusieurs mois de reports, le Parlement européen a enfin adopté un texte qui érige en principe législatif le droit du consommateur à avoir le contrôle sur ses données. La balle est désormais dans le camp des gouvernements nationaux qui ne semblent cependant pas pressés d’adopter la réforme européenne. Une action bruxelloise est néanmoins indispensable afin d’offrir un cadre juridique unique plus protecteur qui s’appliquera à toutes les entreprises qui traitent des données de consommateurs européens.

La méconnaissance des bons réflexes par les consommateurs

Si les sondages soulignent que la protection des données personnelles est une préoccupation forte des consommateurs sur Internet (pour 85% des Français), ils révèlent également leur impuissance en termes de contrôle : sur le tiers de consommateurs ayant cherché à effacer des données personnelles sur Internet, seuls 24% disent y être parvenus totalement (1).
Plus encore que la nécessaire dénonce de l’utilisation abusive des données par certains acteurs du numérique, l’enjeu est donc bel et bien d’améliorer l’information sur l’utilisation par tous de nos données et les moyens d’en garder le contrôle permanent

Au vu de ces éléments, et au-delà de son action judiciaire contre les réseaux sociaux, l’UFC-Que Choisir relance, notamment à l’appui de deux jeux vidéo-flash, sa campagne de mobilisation des consommateurs autour des données personnelles en les invitant :

A signer en nombre sa pétition «je garde la main sur mes données» pour presser Bruxelles de légiférer,
A utiliser les didacticiels mis à leur disposition sur quechoisir.org pour sécuriser leur profil sur les trois réseaux sociaux, activer les options anti-traçage de leur ordinateur ou encore effacer des données à distance sur les terminaux mobiles.



(1) Chiffres issus du sondage CSA « Les Français et la Protection des données personnelles » réalisé par internet du 21 au 23 janvier 2014 auprès d’un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française. Cet échantillon a été constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge et catégorie socioprofessionnelle après stratification géographique)


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Coupures d’électricité: Les fournisseurs court-circuitent l’indemnisation des consommateurs
De même, constatant une aggravation des coupures, l’UFC-Que Choisir appelle l’Autorité à réformer de nouveau le système de dédommagement pour des montants plus conformes à la réalité des préjudices subis par les consommateurs, et donc plus dissuasifs pour les opérateurs.
Il y a un an, l’UFC-Que Choisir avait dévoilé une étude alarmante sur la qualité de distribution d’électricité et en avait appelé aux pouvoirs publics pour supprimer l’aberration du système de dédommagement des consommateurs en cas de coupure électrique qui ne reconnaissait pas le préjudice des consommateurs. Si la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans l’élaboration du quatrième tarif d’utilisation du réseau électrique (TURPE 4), paru au journal officiel du 12 décembre 2013, a entendu notre appel, il n’en va pas de même des fournisseurs qui semblent faire la sourde oreille.

Indemnisation des consommateurs : de timides avancées largement ignorées par les fournisseurs

Depuis janvier dernier, l’indemnisation des consommateurs en cas de coupures de plus de 6h a été multipliée par 10 par délibération de la CRE. Si cette dernière mouture du TURPE améliore l’indemnisation du consommateur, passant de 0.86€ HT à plus de 8.6€ HT par 6 heures continues d’interruption, elle reste néanmoins toujours trop largement déconnectée de la réalité du préjudice subi par les consommateurs estimé à 140€ (au-delà de 6 heures) par le Réseau de Transport d’Electricité (RTE). De même, le nouveau système reste encore trop éloigné des niveaux de compensation pratiqués par certains de nos voisins européens : 17€ d’indemnisation pour les consommateurs français après 12 heures de coupure contre 75€ pour les Norvégiens ou 90€ pour les Suédois.
Mais au- delà de la question du niveau d’indemnisation, c’est bel et bien l’omission de cette avancée par l’opérateur historique et certains fournisseurs alternatifs dans leurs conditions en vigueur qui interpellent ! En effet, ces derniers ne semblent pas être au courant de cette avancée puisqu’ils n’ont pas cru bon de modifier leurs conditions générales qui concernent pas moins de 35 millions de ménages. Cette méconnaissance est d’autant plus préjudiciable aux consommateurs que la qualité du réseau électrique s’est encore dégradée.

Une aggravation des coupures d’électricité

Force est de constater que depuis notre étude de 2013 épinglant la piètre qualité du réseau électrique, le compte n’y est toujours pas puisqu’au niveau national le temps moyen de coupure s’est encore dégradé passant de 75 min en 2012 à 97 min en 2013. De plus, conformément aux dernières données territoriales publiées(1) , les inégalités entre les usagers sont particulièrement criantes : alors que les parisiens supportent un temps moyen de coupure de 23 minutes par an, les habitants de l’Ardèche en subissent 10 fois plus, avec 242 minutes de coupure annuelle.

Il y a fort à penser que cette situation n’évolue pas dans le bon sens puisque, d’ici 2017, le niveau d’investissement destiné à la qualité d’alimentation et de modernisation du réseau devrait à peine dépasser 1 milliard d’euros alors que le besoin est estimé à plus du double par la Cour des comptes (2 milliards d’euros par an d’ici 2020). Il est par conséquent plus qu’urgent de mettre en place un mécanisme d’indemnisation capable d’inciter réellement le distributeur à améliorer la qualité du réseau.

Au vu de ces éléments, et décidée à ce que les consommateurs victimes de coupures électriques soient effectivement dédommagés à la hauteur du préjudice subi, l’UFC-Que Choisir demande à la CRE, en tant qu’autorité de régulation :

De prendre les mesures nécessaires pour faire appliquer, en conformité avec le nouveau tarif d’utilisation du réseau, le nouveau système d’indemnisation pour interruption d’alimentation.
De faire évoluer le montant de cette indemnisation afin de mieux tenir compte du préjudice des consommateurs et d’inciter plus fortement ERDF à prendre toutes les mesures pour réduire les inégalités territoriales.




(1) Les données détaillées du temps de coupure électrique par département sur 2013 ne sont pas encore disponibles.
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Antibiorésistance dans les volailles: De quoi avoir la chair de poule !
Alors que la résistance de certaines bactéries aux antibiotiques, liée à leur surconsommation en médecine humaine et à leur utilisation intensive dans les élevages, devient un enjeu de santé publique majeur, l’association, sur la base de ses résultats exclusifs, presse le gouvernement de renforcer le cadre réglementaire.

Alors que les associations de consommateurs européennes et américaines ont récemment épinglé la résistance aux antibiotiques de bactéries présentes dans des morceaux de viande, l’UFC-Que Choisir a analysé 100 échantillons de poulet et de dinde vendus dans les grandes surfaces, les marchés, et les boucheries françaises. En matière d’antibiorésistance, la France ne fait pas exception au scandale: sur les cent échantillons examinés, plus d’1 morceau sur 4 (26%) contenait, de manière significative, des bactéries Escherichia coli qui, dans leur grande majorité, sont résistantes aux antibiotiques.

61% des échantillons contaminés, porteurs de bactéries résistantes

La résistance aux antibiotiques est malheureusement largement répandue chez les bactéries détectées sur les viandes de volailles consommées habituellement. Ainsi parmi les échantillons contaminés, pas moins de 61% étaient porteurs de bactéries résistantes à une ou plusieurs familles d’antibiotiques, dont 23% à des antibiotiques critiques, c’est-à-dire les plus cruciaux utilisés en médecine humaine en dernier recours pour des pathologies graves : les céphalosporines de 3ème et 4ème générations et les fluoroquinolones.

Volailles standards et premiers prix : rabais sur l’antibiorésistance

A partir de l’échantillon analysé, force est de noter que les volailles standards et premiers prix semblent plus impactées par l’antibiorésitance que les volailles biologiques. Si pour le Label rouge, la résistance est moindre, en revanche lorsqu’elle est présente, cela concerne les antibiotiques critiques, les plus forts.
Loin d’être anodins, ces résultats ne peuvent manquer de susciter l’inquiétude, dès lors que les manipulations inévitables de ces viandes avant cuisson par les consommateurs, contribuent, parmi d’autres vecteurs, à diffuser dans notre environnement ces bactéries antibiorésistantes, sources de pathologies humaines graves non traitables par antibiotiques… Alors que l’enjeu sanitaire est reconnu par les plus hautes autorités scientifiques et les pouvoirs publics, les réponses législatives et réglementaires sont, à ce jour, loin d’être à la hauteur.

Plan Ecoantibio: de bonnes intentions aisément contournables

Aussi louable soit-il, le plan Ecoantibio 2012-2017, mis en place par le ministère en charge de l’agriculture, qui prévoit une réduction de 25% en 5 ans de l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire avec un effort de réduction pour les antibiotiques d’importance critique, n‘est aucunement contraignant. Pire, le flou entretenu sur la manière de mesurer l’objectif de réduction laisse la possibilité de le calculer sur le volume d’antibiotique et non l’exposition des animaux. Résultat, si les éleveurs évoluent vers des antibiotiques plus puissants, ils respecteront l’objectif de réduction en volume, mais les bêtes seront, elles, tout autant exposées à l’antibiorésistance. La méfiance est d’autant plus grande en raison du conflit d’intérêt des vétérinaires qui, tout à la fois, prescrivent des antibiotiques et, pour bon nombre, les vendent... Voilà qui n’incite pas à la modération !

T.T.I.P : ne pas jouer les poules mouillées

L’Union européenne est en train de négocier avec les États-Unis un accord de libre-échange devant aboutir à une convergence des normes sur de nombreux secteurs, notamment l’alimentaire. Alors que les normes américaines en matière de sécurité alimentaire sont notoirement moindres que celles européennes qui s’intéressent, elles, à la sécurité « de l’étable à la table », il est crucial que, dans le cadre de l’accord, l’Europe s’oppose à tout allégement règlementaire dans le domaine alimentaire, notamment s’agissant de l’antibiorésistance, phénomène plus marqué aux États-Unis.

Au vu de ces éléments, et alors que la loi sur la modernisation de l’agriculture est en discussion au Parlement et que les négociations entre l’Europe et les États-Unis se poursuivent sur un accord de libre-échange, l’UFC-Que Choisir, soucieuse de garantir la sécurité sanitaire des consommateurs, presse :

Le législateur français:

D’imposer le découplage entre la prescription des antibiotiques restant à la charge des vétérinaires et la vente de ces molécules qui doit être réservée aux seuls pharmaciens
De sacraliser, dans la Loi, l’engagement de réduction de 25% d’utilisation des antibiotiques, mesuré en termes d’exposition des bêtes et non de tonnage, et d'assortir cet objectif de sanctions dissuasives

La Commission Européenne:

De proposer sans délai un texte européen ambitieux pour traiter de ce problème majeur de santé publique
De lutter, dans le cadre des négociations du traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne (T.T.I.P.), contre un allègement des normes européennes en matière de sécurité sanitaire (hormones de croissance, décontamination des carcasses, antibiorésistance, etc.)




(1) Résultats complets dans le Que Choisir n°523 de mars ou sur www.quechoisir.org
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Maquillage pour enfants: Gare aux dangers masqués
Alors que le marché du maquillage pour enfants se développe, l’UFC-Que Choisir a analysé la composition de 10 kits de maquillage pour Carnaval et 8 coffrets de maquillage pour petites filles dont certains posent de réels problèmes de sécurité en raison de la plus grande sensibilité des enfants aux substances qu’ils contiennent, mais aussi parce que ces cosmétiques peuvent rester en contact avec la peau des journées entières multipliant ainsi l’effet de ces substances.

Des perturbateurs endocriniens dans la moitié des produits testés: nous avons retrouvé des parabènes à longue chaîne utilisés comme conservateurs dans 9 produits sur 18. Les fabricants s’obstinent à les utiliser alors que ces composés sont fortement soupçonnés d’interférer, même à très faible dose, avec la régulation hormonale.
Des parfums allergisants dans 5 produits : pour renforcer l’attrait de leurs produits certains fabricants n’hésitent pas non plus à ajouter des parfums malgré leur caractère allergisant. De ce point de vue, le brillant à lèvre ‘Hello Kitty’ pour Claire’s bat tous les records avec une concentration d’allergènes 140 fois supérieure à la valeur limite imposant leur étiquetage. Ce produit comporte en outre du propylparaben, ce qui explique que nous recommandions aux parents de ne pas acheter ce produit.
Des pigments chargés en métaux lourds dans 5 produits : seules trois références sont totalement exemptes de traces de métaux lourds, au rang desquels le plomb et le nickel sont les plus problématiques (le premier peut agir sur le système nerveux le second qui est allergisant est à ce titre interdit dans les bijoux). Plus grave, le maquillage-fond de teint ‘César’ cumule 3 métaux lourds : plomb, nickel et cobalt.
Des cosmétiques sûrs existent pourtant : par la quasi absence de produits préoccupants, trois produits démontrent qu’il est bel et bien possible de se passer de ces substances nocives : le kit de maquillage ‘Goodmark’, les sticks à l’eau ‘Grim’tout’ et les rouges à lèvre ‘S&Li Cosmetic beauty collection’.

Alors que le marché du maquillage pour enfants est en plein essor, comment admettre les insuffisances réglementaires aboutissant à une politique du laisser-faire parfaitement inacceptable ?
Décidée à préserver la sécurité des enfants, population particulièrement vulnérable, l’UFC-Que Choisir :

- Informe les parents en publiant sur son site quechoisir.org un guide pour choisir les produits les plus sûrs ; délivrer ses mises en garde pour que les consommateurs fassent un choix sans que la vérité ne leur soit masquée
- Demande aux autorités européennes la mise en place d’une réglementation spécifique plus protectrice des jeunes consommateurs
- Dans cette attente, exige des fabricants qu’ils retirent les substances toxiques de tous leurs produits cosmétiques destinés aux enfants.




(1) Résultats détaillés dans le Que Choisir n°523 de mars 2014 et sur Internet
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Droit commun européen de la vente: Professionnels et consommateurs appellent ensemble au rejet de l’instrument optionnel proposé
Le projet de droit commun européen de la vente entend instaurer un second régime optionnel de droit des contrats, parallèle au droit national existant. En pratique, des règles différentes pourraient s’appliquer pour un même produit en fonction du choix de l’application du régime européen ou national.

Si nos associations se sont depuis toujours engagées à soutenir, dans l’intérêt des consommateurs et des entreprises, les mesures visant à améliorer le fonctionnement du marché intérieur et à faciliter les transactions transfrontières, le Medef, la Fevad et l’UFC-Que Choisir sont convaincus que ce droit sera source de confusion, de complexité et d’insécurité juridique pour les parties au contrat.

Ces inquiétudes, largement relayées par les différentes parties prenantes, que ce soit au niveau national ou communautaire, ont également trouvé écho auprès des législateurs nationaux et jusqu’au sein même du Parlement européen.

A la veille des élections européennes, le Medef, la Fevad et l’UFC-Que Choisir appellent:

les parlementaires européens à rejeter l’adoption de ce droit optionnel qui ne répond aucunement aux attentes des consommateurs, ni des professionnels ;
à être associés de manière constructive à l’élaboration d’une réglementation européenne qui prenne en compte les besoins des consommateurs et des entreprises en leur apportant la sécurité et la confiance nécessaire au développement du marché intérieur.


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Bilan Gaz Moins Cher Ensemble: 71 000 souscripteurs vont pouvoir économiser 14 millions d’euros !
50% des inscrits ont accepté l’offre personnalisée « gaz moins cher ensemble »

Sur les 142 491 inscrits à la campagne « gaz moins cher ensemble », 70 812 ont exprimé le souhait de souscrire à l’offre personnalisée qui leur a été faite, soit pas moins d’un inscrit sur deux. La répartition géographique des bénéficiaires est conforme à celle des inscrits, à savoir dans l’ordre régional décroissant : Ile-de-France (14 600), Rhône-Alpes (7300), Nord Pas de Calais (6500).

Avec une moyenne de consommation annuelle de 17 600 kWh, l’économie sur un an pour les bénéficiaires est de 194 euros.

14 millions d’euros d’économies

La campagne « gaz moins cher ensemble » de l’UFC-Que Choisir, grâce à la mobilisation des consommateurs, a permis d’obtenir la meilleure offre tarifaire sur le marché du gaz : au 1er février, le prix du kWh de cette offre est 15,5% moins cher que le tarif réglementé, soit 3,5 points de mieux que la meilleure offre du marché. Résultat : lorsque l’on agrège les économies moyennes des bénéficiaires, remise complémentaire individuelle de 35€ incluse, c’est plus de 13,7 millions d’euros de pouvoir d’achat gagné par et pour les consommateurs.

Au-delà du gain en pouvoir d’achat, la garantie d’une sécurité juridique

Soucieuse d’assurer, au-delà du gain en pouvoir d’achat, une sécurité juridique aux 71 000 souscripteurs, l’offre « gaz moins cher ensemble » initiée par l’UFC-Que Choisir comprend un contrat sûr, plus protecteur des consommateurs que ceux classiquement pratiqués (possible facturation sur la consommation réelle, responsabilité unique du fournisseur…), ainsi que l’implication de la Fédération dans le traitement des éventuelles réclamations. En quelques mois seulement, l’impact de cette campagne a été plus important que des années d’actions judiciaires en matière de clauses abusives énergie…. Il faut d’ailleurs noter que le fournisseur lauréat, Lampiris, s’est engagé à étendre ces conditions générales plus protectrices à l’ensemble de ses clients à compter d’avril prochain.

L’UFC-Que Choisir se félicite donc du succès de cette opération au service des consommateurs et note par ailleurs avec satisfaction que, plus largement, cette campagne a permis d’éveiller les esprits à l’intérêt de faire jouer la concurrence sur le marché du gaz et de lever les verrous qui bloquaient le comportement des consommateurs qui, au fond, aspiraient à exercer leur liberté de choix d’un fournisseur, de manière effective et sécurisée.

Ce succès souligne bel et bien que la campagne « gaz moins cher ensemble » répondait à une attente forte des consommateurs tant s’agissant de son objet que du rôle même de notre association.
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Monoxyde de carbone: Halte aux fausses sirènes de sécurité !
Alors que le monoxyde de carbone est à l’origine d’au moins 1000 hospitalisations par an et d’une centaine de décès, les détecteurs de monoxyde de carbone (DAACO) doivent permettre d’éviter ces dramatiques accidents domestiques. Pour autant, force est de regretter les dysfonctionnements qui aboutissent à ce que nombre de ces appareils soient parfaitement contre-productifs en donnant à tort aux consommateurs le sentiment d’une réelle sécurité.

En février 2009, l’UFC-Que Choisir publiait ainsi les résultats alarmants de son test labo sur les détecteurs de monoxyde de carbone : sur 7 DAACO testés, un seul apportait une véritable sécurité aux utilisateurs.
Ce constat est d’autant plus préoccupant que comme souligne l’avis en 2010, sur 53 chaudières impliquées dans des intoxications et équipées de détecteurs fixes de monoxyde de carbone, 11 n’avaient pas donné l’alerte, soit pas moins de 20%.

Les DAACO, souvent assimilés à tort dans l’esprit des consommateurs aux détecteurs de fumées, sont à la différence de ces derniers, non obligatoires. En effet, ils ne sont utiles que dans certains cas (cheminée à feu ouvert, poêle à bois ou à charbon, etc.)

Les défaillances de ces détecteurs s’expliquent en partie par les incohérences réglementaires européennes. En effet, l’apposition du marquage CE sur un DAACO peut être réalisée indépendamment de ses caractéristiques et performances intrinsèques sur la seule base de Directives exclusivement administratives. En effet, étonnamment, ils ne relèvent pas de la Directive sur les produits de construction, qui est pourtant celle garantissant la performance d’appareils de ce type (ex : DAAAF). A l’arrivée, un DAACO dangereux, puisque ne détectant pas correctement du monoxyde de carbone, peut néanmoins actuellement bénéficier du marquage CE.

Au vu de ces éléments, l’UFC-Que Choisir :

demande au Ministre de la Consommation de diligenter une enquête de la DGCCRF sur le marché des détecteurs de monoxyde de carbone et, à la suite de celle-ci, procéder au retrait des appareils dangereux.

demande à la Commission européenne de faire rentrer sans délai les DAACO dans le champ de la Directive sur les produits de construction (RPC/DPC) pour garantir que ceux-ci détectent effectivement le monoxyde de carbone.

dans cette attente, invite fortement les consommateurs, dans les cas où un détecteur leur serait nécessaire, à ne choisir que les détecteurs bénéficiant d’un marquage NF 292.



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Projet de loi Consommation - Concurrence sur le marché de l’optique : pour y voir clair dans le débat
Un milliard d’euros de pouvoir d’achat rendu aux consommateurs

Subissant les prix les plus élevés d’Europe - avec un budget lunettes par habitant supérieur de 50 % à la moyenne -, les consommateurs français dépensent chaque année 4,7 milliards d’euros pour leurs lunettes. Ils paient ainsi la facture d’une grande opacité et d’une insuffisante concurrence, qui conduisent à un prix de vente moyen de 470 €, hors de portée de beaucoup de Français.
En facilitant le recours à la vente en ligne, le projet de loi Consommation permettra d’une part des économies substantielles lors de l’achat sur internet, puisqu’à qualité équivalente, les prix peuvent être jusqu’à 50 % plus bas. Mais c’est l’ensemble des consommateurs qui profiteront de la pression concurrentielle d’Internet, qui contraindra les opticiens à réduire leurs marges, aujourd’hui extravagantes (l’UFC – Que Choisir a chiffré en avril dernier les marges brutes des opticiens à 233 % en moyenne). Selon les estimations du gouvernement, les dépenses d’optique pourraient au total diminuer d’un milliard d’euros, soit de plus de 20 %.

Une bonne mesure pour le pouvoir d’achat et la santé publique

En demandant aux ophtalmologistes d’inscrire sur leurs prescriptions l’écart pupillaire du patient, le texte permet de sécuriser cette prise de mesure par un médecin. Ceci permettra une délivrance de lunettes en toute sécurité pour le consommateur, y compris en vente à distance. La mise en cause de la sécurité de la vente en ligne - pourtant déjà autorisée - est d’autant plus étonnante que même Essilor, premier fabricant mondial de verres ophtalmologiques, possède deux sites Internet de vente de lunettes aux États-Unis.
Par ailleurs, alors que l’optique est la 2ème cause de renoncement aux soins en France, la baisse du prix des lunettes permettra d’apporter à davantage de Français un équipement d’optique de qualité qui réponde à leurs besoins.

Le « faux argument » de l’emploi

Les opticiens, pour freiner cette concurrence nouvelle, agitent le chiffon rouge de la destruction d’emplois. Pourtant, les exemples étrangers montrent que 90 % à 95 % des consommateurs continueront de fréquenter les magasins d’optique. Le projet consacre même le rôle de l’opticien, puisque cette profession se voit confirmé son monopole sur la délivrance de lunettes (y compris sur internet), et bénéficiera de la nouvelle demande créée par l’accès amélioré à l’optique des plus démunis. Sans danger pour l’emploi en magasin, le projet de loi permettra par ailleurs l’émergence de sites internet de vente, créateurs d’emplois en France.

Face au déferlement médiatique du lobby des opticiens, l’UFC – Que Choisir appelle les Députés à ne pas perdre de vue l’essentiel : en apportant plus de concurrence dans le secteur de l’optique, le projet de loi consommation aidera la France à perdre son déplorable titre de championne d’Europe des dépenses d’optique et améliorer, en outre, la santé publique en sécurisant la vente en ligne et en permettant à tous les Français, quels que soient leurs revenus, de bénéficier d’un équipement de qualité adapté à leurs besoins.

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Etiquetage des plats à base de viande: L’autorégulation bride la traçabilité !
A cette occasion, sur la base d’une étude exclusive révélant les résultats mitigés des engagements volontaires des professionnels pour mettre en place cette information, l’UFC - Que Choisir presse les autorités nationales et européennes de légiférer pour garantir aux consommateurs une information essentielle à la traçabilité et à la sécurité sanitaire.

La publication officielle des recommandations de la Commission Européenne en matière d’étiquetage, initialement attendue cet été, puis reportée en octobre, vient à nouveau d’être repoussée à la fin de l’année, sous la pression des gouvernements nationaux, insatisfaits du projet Bruxellois. Sans attendre l’issue de ces débats, certains professionnels conscients de la nécessité de rassurer rapidement les consommateurs ont pris, lors de la crise, l’engagement d’indiquer l’origine de la viande utilisée dans leurs produits. L’UFC - Que Choisir a mené l’enquête en rayon pour vérifier la mise en œuvre de ces engagements sur 91 produits de consommation courante à base de viande de bœuf(1).

Étiquetage volontaire, pas d’effet bœuf : 2 produits sur 3 sans mentions d’origine

Dans presque tous les rayons, les produits restent majoritairement muets sur la provenance de la viande. Le bilan est donc très mitigé sur cette mesure d’autorégulation, puisque au global seulement 38 % des produits portent la mention recherchée. Seul le rayon frais se distingue avec la présence de l’origine sur près de 3/4 des produits. Quant aux mentions valorisantes, telles que ‘’Pur bœuf’’, ‘’Transformé en France’’ ou ‘‘Viande contrôlée avec soin’’, dans 70 % des cas, ce ne sont que des accroches marketing utilisées comme ‘caches misères’ afin de faire oublier aux consommateurs l’opacité sur l’origine de la viande.

Grande distribution : des engagements en trompe l’œil.

Bien que sur les neuf enseignes de distribution étudiées, sept se soient engagées en faveur de l’étiquetage de l’origine, en pratique seulement deux d’entre elles, Picard et Auchan, réussissent à mentionner l’origine sur un grand nombre de produits (respectivement 83 % et 78 % des produits étudiés). En queue du peloton, on relève la présence de Leclerc (seulement 18 % des produits portent la mention d’origine) et enfin Monoprix et Leader Price pour lesquels aucun produit étudié ne donne l’origine de la viande !

Marques nationales : information ‘low cost’.

Globalement, les marques nationales ne brillent pas par leur transparence : six marques nationales sur dix ne donnent aucune origine de la viande pour les produits étudiés : Zapetti, William Saurin, Barilla, Charal, Maggi, Louis Martin ! Quatre marques seulement informent correctement les consommateurs : Panzani, Marie, Findus et Fleury Michon.

Impact de la transparence sur les prix : nos chiffres font mentir les Cassandres.

Alors que les professionnels annonçaient des hausses de prix faramineuses dues à l’étiquetage de l’origine, notre étude montre que le surcoût n’est que de 0,7 % en moyenne. Cette hausse minime ne représente, par exemple pour des lasagnes, que + 1, 5 centimes d’euros, soit bien moins que la différence de prix entre enseigne qui peut être 20 fois supérieure !


Au vu de l’échec de l’autorégulation pour une pleine information des consommateurs et au moment où l’Assemblée nationale s’apprête à voter sur l’étiquetage de l’origine, l’UFC - Que Choisir soucieuse que soit assurée la transparence due aux consommateurs :

- Demande au gouvernement français d’intervenir auprès de la Commission Européenne pour que celle-ci confirme la validité de l’initiative française avec le droit communautaire,
- Enjoint la Commission d’élaborer sans délais une proposition réglementaire rendant obligatoire l’étiquetage de l’origine nationale dans les produits transformés.




(1) Produits de grande consommation à base de viande de bœuf (lasagnes, raviolis, hachis Parmentier, bœuf bourguignon etc … ) de marques nationales et de marques de distributeurs, proposés au rayons frais, surgelés, conserves, barquettes plastiques et sauces bolognaises.

Retrouvez l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Indication de l’origine de la viande de bœuf dans les produits transformés"
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PUBLICITE DANS LES LOGICIELS DES PHARMACIENS: L’inquiétante ordonnance de Madame Touraine
Légiférant dans les suites du scandale sanitaire du Médiator, les parlementaires français avaient voulu, dans la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament, s’assurer de la fiabilité et de la qualité des logiciels d’aide à la prescription, pour les médecins, et à la dispensation, pour les pharmaciens.

La pression promotionnelle des laboratoires autorisée jusque dans le cœur des pharmacies

Le projet de décret prévoit en effet d’autoriser « la présence de publicité à caractère informatif et de conseil » dans les logiciels d’aide à la dispensation des pharmaciens. La confusion ici entretenue entre publicité, d’une part, et information et conseil, d’autre part, ne trompera personne : les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas pour habitude d’engager des dépenses de promotion dans un but autre que celui d’accroître leurs ventes. Le gouvernement, conscient par intermittence des effets néfastes de la publicité adressée aux professionnels de santé, interdit d’ailleurs la publicité dans les logiciels d’aide à la prescription des médecins ! Pourquoi faire entrer aujourd’hui le loup de la publicité de l’industrie pharmaceutique dans ce qui devrait rester la bergerie sanitaire des officines ?

Un décret dangereux pour la santé publique, dans un contexte de conseil pharmaceutique déjà insuffisant

La sur-délivrance de médicaments serait ainsi favorisée, confortant la sur-consommation par les usagers et augmentant dramatiquement les risques d’interactions médicamenteuses, déjà responsables de 5 % des hospitalisations. Concrètement, le pharmacien pourrait par exemple se voir « conseillé et informé » sur les médicaments qu’il serait rentable pour lui de dispenser en parallèle d’une prescription d’un médecin… sans que ce dernier ne puisse contrôler la cohérence de l’ensemble, ni même en être informé !
Ce décret viendrait affaiblir davantage encore la qualité du conseil en pharmacie. Indispensable, celui-ci fait aujourd’hui trop souvent défaut, comme une enquête client-mystère menée par l’UFC – Que Choisir en 2012 auprès de 648 pharmacies l’avait montré. Lors de l’achat de deux médicaments incompatibles (aspirine et un médicament contenant de l’ibuprofène), près d’une officine sur deux (48 %) avait manqué à son devoir de conseil.

Le 15 novembre dernier, le Collectif Europe et Médicaments (1) – dont l’UFC – Que Choisir est membre – a alerté sur ces risques, par une lettre ouverte, la Ministre de la Santé, ainsi que la Haute autorité de santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Cette démarche restée sans réponse à ce jour, l’UFC – Que Choisir en appelle aujourd’hui à la Ministre de la Santé afin qu’elle modifie son projet de décret, pour interdire toute publicité dans les logiciels d’aide à la dispensation des pharmaciens, et ainsi préserver l’indispensable relation de confiance entre l’usager et son pharmacien.



(1) Créé en mars 2002, le Collectif Europe et Médicaments regroupe plus de 60 membres, répartis dans 12 pays de l’UE, dont Prescrire, la Mutualité Française, l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine (USPO) ou l’UFC– Que Choisir. Il vise à donner aux citoyens européens des meilleures garanties en termes de qualité, d’efficacité, de sécurité et de prix des médicaments.


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