En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Action nationale:

Test fournitures scolaires: Des substances indésirables plein le cartable !
L’UFC-Que Choisir a recherché la présence de perturbateurs endocriniens, de composés cancérogènes, toxiques ou allergisants dans 52 articles de fournitures scolaires couramment trouvés dans le cartable des écoliers : stylos billes, cartouches d’encre, crayons de papier et de couleurs, marqueurs effaçables, colles en stick et à paillettes, stylos et feutres parfumés … et le bulletin de notes est loin d’être brillant !

. Plus d’un tiers des produits au piquet ! Sur 52 produits testés, 19 d’entre eux, soit plus du tiers de l’échantillon, sont à éviter et contiennent un triste florilège de substances indésirables : des phtalates perturbateurs endocriniens dans des crayons de couleur et dans des crayons de papier, du formaldéhyde irritant dans un stick de colle. Quant aux encres, on peut y trouver selon le cas des impuretés cancérogènes, des conservateurs ou des parfums allergisants. Les grandes marques ne sont pas une garantie d’innocuité. Au rayon des stylos et feutres parfumés par exemple, c’est un produit ‘Bic’(1) qui contient le plus d’allergènes et pour les cartouches d’encre, c’est chez ‘Waterman’ et ‘Paper Mate’(2) que nous avons trouvé les teneurs les plus élevées en méthylisothiazolinone, un conservateur particulièrement allergisant. A l’inverse, certains articles bon marché des marques de distributeurs (MDD) sont plusieurs fois au tableau d’honneur avec ‘Auchan’ (stylos billes noirs corps transparents, rollers effaçables noirs et crayons de couleurs), ‘Carrefour’ (crayons de papier 1er prix) et Intermarché (bâton de colles). Pour autant, toutes les MDD ne se valent pas : ainsi les produits à la marque ‘Esquisse’ de chez ‘Leclerc’ reçoivent le bonnet d’âne à quatre reprises (pour les crayons de papier, les crayons de couleur, les stylos-billes noirs corps transparents et les colles en stick) !



. Les enfants, une population particulièrement vulnérable : ces produits d’apparence anodine sont en réalité autant de portes d’entrées dans l’organisme. Les substances nocives peuvent ainsi être ingérées lorsque les enfants mordillent les stylos et les crayons, ou passer à travers leur peau lorsque ceux-ci se tâchent les doigts avec de l’encre ou de la colle. Il faut rappeler que des expositions aux perturbateurs endocriniens à un stade précoce du développement des enfants amplifient grandement les risques d’impact. Quant aux allergènes, une sensibilisation répétée tout au long de la vie scolaire par le biais d’un grand nombre de produits accroît d’autant le risque de déclenchement d’allergies. Ces risques sont d’autant plus inadmissibles que certains produits qui bénéficient d’un marketing ciblé sur les plus jeunes (colle à paillettes, feutres et stylos parfumés), sont sans utilité réelle et donc exposent inutilement les enfants à ces substances.



. Zéro pointé pour le législateur : Pourtant, mis à part les feutres parfumés ‘’Giotto Turbo scents’’ contenant des allergènes interdits, aucun des produits testés n’est en infraction car ils bénéficient d’une situation réglementaire aussi vague que laxiste. En l’absence d’une réglementation spécifique pour les fournitures scolaires, comme il en existe pour les jouets ou les tétines, les fabricants peuvent se prévaloir du cadre réglementaire qui les arrange le plus. Ainsi, alors que la réglementation applicable aux jouets limite fortement les parfums allergisants dans les feutres(3), les stylos ne relèvent d’aucune obligation précise et peuvent en toute légalité contenir des doses très largement supérieures. Nous avons ainsi relevé dans le stylo ‘Bic cristal pocket scents’(4) plus de 10 000 ppm de benzyl alcool (un allergène) soit 100 fois plus que les teneurs autorisées pour les feutres !



Au vu de ces éléments, l’UFC-Que Choisir :

- Demande à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), le retrait immédiat des feutres parfumés ‘Giotto Turbo scents’ du fait de leur non-conformité à la réglementation actuelle,
- Presse Martine PINVILLE, Ministre de la Consommation, ainsi que la Commission Européenne de renforcer la réglementation communautaire en définissant des obligations applicables aux fournitures scolaires prenant en compte la sensibilité des jeunes consommateurs,
Dans cette attente, recommande aux parents de préférer les articles les moins à risques et déconseille l’achat des feutres ou stylos parfumés et colles à paillettes.



Notes

(1) Stylo bille ‘Bic cristal pocket scents’

(2) Cartouches d’encre ‘Waterman’ internationales bleu sérénité et ‘Paper Mate – Reynolds’ standard bleues

(3) Les feutres relèvent des dispositions de la directive Jouets, d’après le Document d’orientation n°15 du 9 octobre 2012 de la Commission Européenne sur l’application de la directive relative à la sécurité des jouets – Articles de coloriage et de peinture, articles d’écriture ou de dessin et articles de papeterie.

(4) Le fabricant déclare que ce produit n’est plus proposé dans son catalogue 2016, cependant cette référence est toujours en rayon au 22/8/2016.
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

SFR lourdement condamné pour de nombreuses clauses abusives
En effet, les 22 clauses déclarées abusives et/ou illicites par le Tribunal, présentes dans différents contrats de SFR, soulignent que SFR, comme l’ensemble des opérateurs, ne saurait s’exonérer unilatéralement de ses obligations légales et réglementaires s’agissant de la qualité et de la continuité de service, ainsi que du droit de résiliation de ses abonnés.

C’est sans rougir que SFR entendait s’autoriser 10% d’échec des appels, des transmissions de SMS ou de données sur son réseau, sans que sa responsabilité ne puisse être mise en cause. Le Tribunal a considéré ce taux d’indisponibilité non conforme aux obligations imposées par le régulateur (l’ARCEP) et inopposable aux abonnés. Idem pour la clause selon laquelle SFR refusait de s’engager sur des débits minimum alors que c’est une obligation légale. Aussi, le jugement rappelle que c’est en totale contradiction avec sa responsabilité de plein droit, que SFR entendait exclure sa responsabilité en cas de dysfonctionnement ou panne de ses serveurs qui ne seraient pas « de son fait ».

Le TGI de Paris a également épinglé les petits arrangements de SFR avec les règles en matière de continuité du service. La clause par laquelle SFR laissait croire à ses utilisateurs que l’interruption de son service n’ouvre droit qu’à une indemnisation dérisoire a été déclarée abusive dès lors que l’abonné est en droit de demander la réparation totale de son préjudice. Au surplus, le jugement a également épinglé la clause par laquelle SFR entendait limiter le droit d’agir du consommateur, en restreignant à un mois, à compter du défaut ou de l’interruption du service, le délai durant lequel l’abonné pouvait faire sa demande d’indemnisation. Dans la même veine, le Tribunal a déclaré illicite la clause prévoyant une interruption du service supérieure à 4 heures en cas de portabilité du numéro, rappelant que les opérateurs se doivent de tenir un délai plus court.

Enfin, la justice a rappelé formellement à l’opérateur que l’on ne doit pas jouer avec le droit de résiliation des abonnés. Les clauses prévoyant l’impossibilité de résilier sans frais en cas d’augmentation des tarifs ou d’impossibilité d’accès aux services complémentaires et/ou optionnels ont été retoquées.

Alors que la qualité de service de SFR a été récemment épinglée par l’association et que les plaintes de consommateurs se multiplient, cette décision revêt une importance toute particulière.
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Culture à l’ère du numérique
Dix ans après le vote de la loi DADVSI élaborée à partir de l’idée fausse du consommateur-pirate par nature, l’UFC-Que Choisir rend publique aujourd’hui une étude exclusive consacrée à l’accès à la culture et au financement de la création à l’ère du numérique. Cette étude met en évidence que les consommateurs ont adapté leurs comportements face à l’amélioration de l’offre légale, bien que des freins à son développement soient toujours présents.
Constatant la hausse des revenus des industries culturelles tirés du numérique et la baisse des pratiques illicites,
l’UFC-Que Choisir dénonce la multiplication des taxes destinées au monde de la culture pesant sur le pouvoir d’achat des consommateurs et appelle la Commission européenne à proposer une révision de la directive 2001/29 intégrant pleinement les intérêts des consommateurs.

Culture sur internet : oui, une offre légale de qualité crée sa propre demande

Les progrès accomplis ces dernières années par l’offre culturelle légale sur internet (innovations comme le streaming, approfondissement des catalogues musicaux, etc.) se sont rapidement traduits par une modification des comportements des consommateurs. D’une part, ils ont considérablement augmenté leurs dépenses culturelles dans les formats numériques (hausse du chiffre d’affaires du marché numérique de la musique de 73 % entre 2010 et 2015, dépenses pour les services de vidéo à la demande par abonnement qui atteignent 180 millions d’euros en 2015). D’autre part, les pratiques illicites ont baissé significativement comme l’atteste la diminution de 7,4 % de la part des internautes consultant des sites liés à la contrefaçon entre 2009 et 2014. A l’industrie culturelle, qui a raté la transition numérique, de lever maintenant les freins au développement plus poussé de l’offre légale (prix du téléchargement à l’acte encore élevé, catalogues trop parcellaires pour la vidéo) afin de permettre à la dynamique actuelle de se poursuivre !

Financement de la création : halte à la « taxationnite » !

Le fort relais de croissance pour le monde de la culture que constituent les revenus tirés de l’exploitation numérique des œuvres culturelles lui offre à la fois l’opportunité d’accroître la rémunération des ayants droit et plus largement de financer de nouvelles créations. Dès lors, la mise en place d’une taxe sur les objets connectés (rapport Lescure, 2013), ou plus largement de toute autre taxe destinée au monde de la culture et grevant le pouvoir d’achat des consommateurs, ne s’avère aucunement justifiée. Qui plus est, le financement public déjà considérable de la culture en France (estimé à 20 milliards d’euros par an), à l’efficacité plus que contestable, appelle surtout les pouvoirs publics à s’interroger sur une remise à plat de ce financement, plutôt que de frapper les consommateurs au portefeuille !

Copie privée : contre le dévoiement du système en France, le salut passe par l’Europe !

Le développement des ressources financières dont disposent les acteurs de la création et de la diffusion de contenus culturels rend moins légitime que jamais le dévoiement de la redevance pour copie privée en France. Celle-ci n’est aujourd’hui pas vue comme ce qu’elle devrait être, une compensation liée à un préjudice économique, mais comme un mode de rémunération «normal» des ayants droit. Malgré le constat accablant déjà dressé en 2014 par l’UFC-Que Choisir(1) , les pouvoirs publics français continuent d’ignorer les pistes de réformes justes et équitables proposées par l’association. Dès lors, ce n’est qu’au niveau communautaire que la situation peut favorablement évoluer. Aussi, dans le cadre de la révision de la directive 2001/29 sur le droit d’auteur dans la société de l’information, la Commission européenne devra veiller à mettre en place une véritable harmonisation de la copie privée au niveau des États membres afin d’empêcher toute dérive du système au détriment des consommateurs.

Au vu de l’ensemble de ces éléments, l’UFC-Que Choisir, partisane d’un financement sain et vertueux de la culture, et soucieuse de la préservation des droits des consommateurs dans l’univers numérique, demande :

- Au gouvernement de lancer un audit sur le financement public de la culture en mettant l’accent sur son efficacité par rapport aux besoins réels des industries culturelles et à la demande des consommateurs ;
- A la Commission européenne de profiter de la révision à venir de la directive 2001/29 pour harmoniser l’exception pour copie, notamment en définissant une méthodologie objective de détermination du préjudice subi par les ayants droits en raison de la pratique de copies privées ;
- L’extension du principe de l’épuisement du droit de distribution (c’est-à-dire la capacité pour l’acheteur d’un bien culturel de le donner, le prêter ou encore le vendre) à toute oeuvre culturelle numérique acquise dont la copie est rendue impossible par la présence de mesures techniques de protection.


(1) Constat de Que Choisir en 2014

Retrouver l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Accès à la culture et financement de la création à l'ère du numérique : la disposition des consommateurs à payer pour une offre légale de qualité comme garantie d’un financement sain et vertueux de la culture" (PDF - 1537 Ko)
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Accès à la location: 400 agences immobilières mises en demeure !


Suite à son enquête de 2011 sur la voracité tarifaire des agences immobilières vis-à-vis des candidats locataires (1 mois de loyer environ pour les frais d’agence) et leur avarice en termes d’informations (défaut d’affichage et de conseils), l’UFC-Que Choisir avait obtenu des avancées dans la Loi ALUR de mars 2014[2]. Mais qu’en est-il de leur effectivité ? L’association a donc de nouveau mené l’enquête en novembre 2015… Loin d’un assainissement, force est de déplorer la persistance d’excès à tous les étages !

Information : le droit des locataires massivement bafoué :

Mettant toujours la transparence aux oubliettes, pas moins de 35 % des agences n’affichaient pas systématiquement (28% en 2011) l’information sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) alors même qu’en raison de la flambée des prix de l’énergie, cette information est particulièrement importante pour le locataire qui ne peut pas intervenir sur l’isolation du logement. De même, l’information détaillée sur les honoraires distinguant les frais d’agence de l’état des lieux qui peut être réalisé par un tiers, n’est respectée que dans seulement 18 % des cas. Pire, 26% des agences n’affichent toujours aucune information sur les honoraires en vitrine (21% en 2011), alors que cette obligation légale date de 25 ans !


Frais d’agence : le respect en trompe l’œil des plafonds réglementaires



Si les plafonds réglementaires sont respectés dans 94% des cas, ce résultat ne saurait néanmoins masquer une triste réalité. L’ambition du législateur d’une division par deux des frais d’agence dus par le locataire se solde par un échec. Pire, dans certaines zones, on note une inflation:

- zone très tendue: les frais d’agence n’ont baissé que de 20% entre 2011 et 2015, loin des 50% promis par le législateur
- zone tendue : les frais ont baissé de 10%
- zone détendue : les frais, loin de baisser, ont légèrement augmenté passant de 7,1€ à 7,5€ du m2 (+5%).


Honoraires par m2, comparaison 2011-2015





Les craintes émises par l’UFC-Que Choisir, au moment de la publication du décret, se confirment donc de manière criante avec cette enquête. Et les tarifs élevés pour les locataires ne trouvent aucunement leur justification par la qualité du conseil et des services proposés.


Conseils et services : 8 agences sur 10 en infraction !


Le service au candidat locataire est fort limité. Dans 38% des cas, l’agence n’a pas donné d’informations détaillées sur le bien en location (photo de l'appartement, détails sur l'état de l'appartement), celle-ci étant en outre totalement absente dans 12% des cas. Pire, la quête excessive de garanties des agences au profit des bailleurs a la vie dure. Malgré le décret de novembre 2015 listant strictement les pièces exigibles, 81% des agences enquêtées n’ont pas hésité à demander au moins un document interdit : RIB, livret de famille, carte grise, etc. (62% en 2011).


Au vu de ces éléments accablants, l’UFC-Que Choisir:

met en demeure de se conformer à leurs obligations légales et réglementaires, en lien avec les associations locales UFC-Que Choisir, 392 agences enquêtées pour lesquelles des illégalités ont été constatées (soit 30% des agences visitées). A défaut de réaction de la part des agences concernées, elle envisagera des actions judiciaires.
demande à l’administration d’intensifier les contrôles auprès des agences immobilières
intervient auprès du gouvernement en vue d’une baisse significative des plafonds réglementaires des honoraires, d’une amélioration de la teneur des informations affichées, notamment s’agissant de la possibilité de faire réaliser l’état des lieux par un tiers, et d’une publication sans délai des décrets d’application de la Loi ALUR encore en attente comme celui prévoyant une grille de vétusté devant permettre une objectivation de l’état des lieux.

Par ailleurs, décidée à ce que les consommateurs aient connaissance de leurs droits et évitent les pièges, l’association publie un « questions-réponses » sur l’accès à la location via les agences en 10 points .



[1] Les bénévoles de 118 associations locales de l’UFC-Que Choisir ont visité 1 246 agences immobilières, réparties dans 76 départements. Ces visites ont été effectuées entre le 7 novembre 2015 et le 21 novembre 2015 autour d’un scénario unique : aider un jeune membre de sa famille dans sa recherche studio/T2 à louer. Le candidat locataire avait un dossier répondant aux obligations légales. Il gagnait 3 fois le montant du loyer et n’avait pas de garant. Ils entendaient vérifier le respect par les agences des obligations légales et réglementaires s’agissant de l’information en vitrine, du montant des honoraires exigés et des pièces demandées pour le dossier, et apprécier le conseil.

[2] La Loi ALUR a ainsi strictement délimité les prestations facturables aux locataires, plafonner les frais d’agences, circonscrit strictement les pièces exigibles pour la constitution du dossier, et prévu la mise en place d’une grille de vétusté pour objectiver la réalisation de l’état des lieux.


Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Antibiorésistance : Face au laxisme des professionnels, l'urgence d'une réglementation !

Alors que la résistance croissante des bactéries aux antibiotiques est à l’origine chaque année de 25 000 morts dans l’Union Européenne, il est crucial de préserver l’efficacité de ces molécules. Outre la sur-utilisation des antibiotiques en médecine humaine, les experts dénoncent également fortement l’usage trop systématique qui est en fait, dans les élevages, responsable à elle seule de 63 % des consommations d’antibiotiques en France. Pour rappel, l’UFC-Que Choisir avait publié un test inquiétant en mars 2014 (1) épinglant le fait que 61 % des échantillons contaminés par E. Coli étaient porteurs de germes résistants à un ou plusieurs antibiotiques !

En 2016, afin de mesurer l’engagement des professionnels dans la lutte contre ce fléau sanitaire, l’UFC-Que Choisir a envoyé un questionnaire à près de 50 acteurs majeurs de la chaîne alimentaire : éleveurs, fabricants, distributeurs et restaurateurs. Au global, les réponses des professionnels sont loin d’être à la hauteur de l’enjeu :

- L’opacité chez 2/3 des professionnels : 18 professionnels seulement, soit 37 % d’entre eux, ont répondu à notre questionnaire. Les autres, parmi lesquels figurent des noms aussi connus que Bigard, Campofrio (marque Justin Bridou, Cochonou, Aoste …), Groupe Doux (marque Père Dodu), Findus, Panzani, Weight Watchers, Madrange, Elior, Picard surgelés, Sodexo, Flunch ou KFC, n’ont pas daigné répondre, empêchant ainsi les consommateurs de connaître leur degré d’engagement contre l’antibiorésistance.

- Peu d’effort même sur les antibiotiques les plus cruciaux : l’analyse des réponses montre qu’au-delà des engagements à respecter une réglementation dont tous les experts soulignent l’insuffisance, peu de professionnels ont pris des mesures pour diminuer significativement l’usage des antibiotiques. S’agissant notamment des molécules les plus puissantes contre les germes résistants, seuls 4 opérateurs Casino-Monoprix, Cora-Match et le groupe LDC ont déclaré avoir arrêté de les utiliser pour tout ou partie de leurs gammes.

Quant aux grands groupes mondiaux de restauration rapide, l’enquête réalisée par l’organisation Consumers International (2) montre que leurs engagements sont à géométrie variable selon les pays. Ainsi, quand Mc Donald’s promet en France, aux USA et au Canada de ne plus utiliser à l’avenir d’antibiotiques importants en médecine humaine ou quand Subway promet aux consommateurs Américains de supprimer totalement dans le futur tout recours aux antibiotiques, ils ne donnent en revanche aucun engagement global applicable à la centaine d’autres pays où ils sont implantés. Quant à KFC, Consumers International souligne son absence d’engagements tant pour l’utilisation régulière des antibiotiques, que pour l’utilisation d’antibiotiques de dernier recours.

- Bon point pour la grande distribution : plutôt que de vagues engagements à diminuer sur le long terme les quantités d’antibiotiques, c’est l’arrêt immédiat de leur usage qui constitue la meilleure défense contre l’antibiorésistance. Sur ce plan, c’est la grande distribution qui répond le mieux à cette attente avec 4 grandes enseignes : Auchan, Carrefour, Casino-Monoprix et Système U, dont les engagements portent sur une partie, voire la totalité de leurs produits à marques propres (MDD). Rien de tel en revanche chez les autres opérateurs éleveurs ou industriels, à l’exception notamment de Loué qui a supprimé les antibiotiques en élevage pour la totalité de ses poulets et de ses œufs.

Au vu de ses éléments et alors que les Parlementaires Européens se sont unanimement prononcés, la semaine dernière, pour un renforcement de la réglementation sur les antibiotiques dans les élevages, l’UFC-Que Choisir presse à nouveau la Commission Européenne et les Etats membres d’avancer et d’interdire dans les élevages les antibiotiques critiques pour la médecine humaine et toute utilisation régulière et systématique des autres antiobiotiques.





[1] Test UFC-Que Choisir réalisé sur un échantillon de 92 viandes fraîches de poulet et de dinde achetées en grandes surfaces, sur des marchés et chez des bouchers traditionnels – mars 2014.

[2] Questionnaire envoyé aux sièges internationaux de KFC, Mc Donald’s et Subway, ainsi qu’aux sièges nationaux ou régionaux de ces chaînes dans 17 pays par les associations de consommateurs membres de Consumers International
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Fonctionnement de la démocratie sanitaire
Objet : Fonctionnement de l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé



Madame la Ministre,

Vous avez eu à cœur, dans la loi de modernisation de notre système de santé, de renforcer la démocratie sanitaire et le rôle des associations agréées de représentation des usagers du système de santé. Présidents de deux associations de consommateurs et d’usagers, agréées à ce titre par votre Ministère, nous nous réjouissons de cette nouvelle impulsion, qui passe notamment par la création d’une Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (UNAASS), dont la loi prévoit qu’elle soit composée des associations agréées au plan national qui le souhaitent.

Pour autant, Madame la Ministre, nous voulons aujourd’hui porter à votre connaissance nos plus vives craintes quant à la concrétisation de cette nouvelle étape de la démocratie sanitaire. En effet, vous avez confié à Monsieur Edouard Couty la mission d’organiser la concertation préalable à l’écriture du décret en Conseil d’Etat qui déterminera les modalités de mise en œuvre de l’UNAASS. La composition du Comité technique mis en place est pour le moins surprenante : sur ses dix membres, outre son Président et un représentant de votre Ministère, huit sont adhérents du Collectif interassociatif sur la santé (CISS). Les associations agréées non membres du CISS n’ont quant à elles pour seul moyen d’expression qu’une possibilité de contribution écrite, à propos d’un projet de décret dont elles ne disposent d’ailleurs pas.

A nos yeux, le renforcement de la démocratie sanitaire ne peut pas passer par la création d’un parti unique de représentation des patients et usagers, qui dérivera nécessairement vers une navrante pensée unique qui affaiblirait le fonctionnement du système de santé dans son ensemble. A côté de la voix légitime et utile des patients, portée notamment par le CISS, il est essentiel de faire toute sa place à la représentation des usagers, aux niveaux national et local.

Cet indispensable pluralisme de la représentation et de l’expression des intérêts des citoyens doit être un principe cardinal de la future UNAASS, et se refléter dès aujourd’hui dans la composition du comité technique chargé de préparer sa mise en œuvre. Nos deux associations, par leurs actions nationales et locales sur les questions sanitaires, contribuent à la pleine prise en compte de l’intérêt des usagers, en toute indépendance, en particulier financière, vis-à-vis des acteurs du système de santé (industriels, organismes complémentaires).

Nous vous demandons donc, Madame la Ministre, d’être la garante du pluralisme dans la représentation des usagers, et à ce titre d’intervenir pour assurer aux associations agréées d’usagers du système de santé non membres du CISS leur pleine place dans la préfiguration de l’UNAASS, et par la suite au sein de celle-ci. Car la démocratie sanitaire sera pluraliste, ou elle ne sera pas.

Comptant sur votre engagement à promouvoir une approche pluraliste de la démocratie sanitaire, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre plus haute considération.

Reine-Claude MADER, Présidente de la CLCV
Alain BAZOT, Président de l’UFC-Que Choisir




Le 21 avril 2016, à la suite de cette lettre ouverte: le ministère de la santé semble avoir fait un pas vers plus de démocratie, ce qui permets à notre président d’espérer:

L’UFC-Que Choisir ne peut que se féliciter d’une meilleure représentativité des intérêts des usagers au sein des différentes instances médicales. Encore faut-il que cette volonté des pouvoirs publics d’instaurer une réelle « démocratie sanitaire » à travers la mise en place d’une Union des associations agréées de santé ne tourne pas à la légitimation du parti unique. En effet, le ministère de la Santé semblait ne vouloir voir qu’une seule tête en limitant le comité de préfiguration de cette nouvelle instance aux seules associations membres d’un collectif interassociatif, déjà largement valorisé par les pouvoirs publics ces dernières années. Face à ce déni de démocratie, l’UFC-Que Choisir n’a pas manqué d’interpeller les autorités pour rappeler que les associations de consommateurs et d’usagers, par leur expertise et leur indépendance, notamment financière, ont beaucoup à apporter au système de santé. D’autant que, sans pluralisme, c’est une navrante pensée unique, sinon la fin de la pensée, qui guettait. A priori, le message a été reçu. Dorénavant, une diversité, certes encore relative, est assurée au sein de ce comité de préfiguration. Souhaitons que, in fine, ce soit bien cette nouvelle Union qui obéisse à un impératif de pluralisme.
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Origine des viandes : exigeons la transparence
Alors que plus d’un produit transformé sur deux (54% source UFC-Que Choisir) ne mentionne toujours pas le pays d’origine de la viande qu’il contient, l’UFC-Que Choisir, la FNSEA et ses associations spécialisées, Jeunes Agriculteurs et Coop de France, lassés de l’inaction des pouvoirs publics européens, ont décidé d’unir leurs voix et leurs forces à l’occasion du Salon de l’Agriculture.

L’objectif commun est clairement affiché : accroître la pression sur l’Union européenne en lançant une pétition en ligne ouverte à tous pour un étiquetage obligatoire de l’origine des viandes.

Les consommateurs réclament une information claire sur la provenance des produits qui leur sont proposés. Les producteurs agricoles et les coopératives ont aussi la volonté de mieux faire connaître l’origine de leurs produits. C’est une information loyale que nous devons donner aux consommateurs.

Ensemble, nous demandons à la Commission l’adoption sans délai d’une réglementation permettant au consommateur de connaître la provenance de la viande dans les produits transformés, comme pour la viande crue.

Parce que cette mesure est essentielle pour renforcer la transparence des approvisionnements et améliorer la traçabilité, dites avec nous : « Oui, je veux savoir d’où vient ma viande ! »

L’UFC-Que Choisir, la FNSEA*, les Jeunes agriculteurs et Coop de France lancent donc un appel à la mobilisation de tous les partisans de la transparence et invitent les citoyens à signer la pétition sur change.org/origineviande et pendant le Salon de l’Agriculture.


Le saviez-vous ?

Depuis 2002, l’indication d’origine est obligatoire (mention du/des pays où les animaux sont nés/élevés/abattus) pour la viande bovine fraîche, réfrigérée ou congelée.

Pour les espèces ovines, porcines, caprines et de volaille, l’étiquetage des viandes fraîches, réfrigérées ou congelées est obligatoire depuis 2015, avec les mentions « élevé/abattu », mais pas le pays de naissance.

Il existe une dérogation pour les viandes hachées et les chutes de parage, pour lesquels seule la mention UE/hors UE est obligatoire.

Il n’existe aucune obligation d’étiquetage pour la viande utilisée en tant qu’ingrédient dans les plats transformés.

Le mot « origine » suivi du pays ne peut s’utiliser que si l’animal est né, a été élevé et a été abattu dans ce même pays.

* et associations spécialisées : Fédération nationale bovine, Fédération nationale des producteurs de lait, Fédération nationale porcine, Confédération française de l’aviculture, Fédération nationale ovine, Fédération nationale des éleveurs de chèvres, Fédération nationale du cheval
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Substances préoccupantes dans 185 produits cosmétiques
Alors que les fabricants de produits cosmétiques persistent à utiliser des composés potentiellement dangereux malgré la multiplication des alertes scientifiques et des tests de l’UFC-Que Choisir révélant leur présence, l’association publie une base de donnée exclusive sur la composition de 185 produits cosmétiques courants[1] et appelle les consommateurs à faire la chasse aux substances indésirables.

L’UFC-Que Choisir a ainsi repéré parmi les rayons des produits cosmétiques du quotidien (dentifrices, shampooing, déodorants, crèmes de visage, après-rasages…), pas moins de 185 produits contenant des substances préoccupantes du fait de leur caractère toxique, allergisant, irritant ou perturbateur endocrinien.

Des composés préoccupants dans 185 cosmétiques courants : Pour les allergènes on dénombre 62 produits, dont 55 contiennent de la Methylisothiazolinone (MIT) un allergène majeur d’autant plus irritant qu’il est très majoritairement ajouté à des produits non rincés qui resteront en contact prolongé avec la peau. S’agissant des perturbateurs endocriniens, pas moins de 101 produits en recèlent, dont 44 sous la forme d’ethylhexyl-methoxycinnamate, un filtre UV perturbant le fonctionnement oestrogénique et thyroïdien. Pourquoi donc mettre des filtres UV totalement inutiles dans des eaux de toilettes, des démaquillants ou des produits capillaires ?

Même les grandes marques sont à épingler : ces substances sont retrouvées aussi bien dans des produits de grandes marques de fabricants que de distributeurs. Ainsi parmi les 26 produits contenant les tristement célèbres parabènes à longue chaîne, on trouve 3 produits de la marque ‘Roc’, 2 produits de chez ‘L’Oréal’, 2 produits ‘Carrefour’, 2 de chez ‘Leclerc’, ainsi que chez 17 autres marques courantes. Pire, 8 lingettes pour bébés des marques ‘Bébé Cadum’, ‘Mixa’, ‘Nivea’, ‘Pampers’, (…) contiennent du phenoxyethanol un conservateur toxique pour le foie et le sang !

Gare aux mentions marketing faussement rassurantes : en l’absence d’encadrement réglementaire spécifique, les consommateurs ne peuvent même pas se fier aux mentions apposées par les fabricants pour les rassurer. Ainsi malgré la mention « hypoallergénique » figurant sur le lait de toilette ‘Mots d’enfants’ de Leclerc, la ‘Crème pour le change’ des bébés de ‘Corine de Farme’ ou encore sur les nettoyants féminins ‘Physélia Intimate’, nous avons relevé la présence dans ces produits de MIT un conservateur auquel des dermatologues ont décerné en 2013 la palme peu enviable de l’allergène de l’année !

Malgré les alertes répétées des toxicologues et des dermatologues, les fabricants n’ont toujours pas changé leurs pratiques. Dans l’attente cruellement longue d’une réglementation enfin protectrice, l’UFC-Que Choisir recommande aux consommateurs de ne plus acheter les produits contenant ces composés, notamment pour les usages les plus à risques (bébés, enfants, produits non rincés) et pour ce faire :

- Met à la disposition des consommateurs une carte-repère utilisable au moment de l’achat avec les 12 substances les plus à risque, ainsi que sa base de données accessible gratuitement sur son site quechoisir.org ;

- Compte sur les consommateurs pour être des « veilleurs de marché » en transmettant leurs observations à l’adresse ingredient.cosmetique@quechoisir.org pour alimenter et mettre à jour cette base de données ou sur notre forum dédié « Cosmétiques ».


[1] Base de données sur la composition de 185 produits cosmétiques courants (crèmes hydratante, shampoing, déodorants, eaux de toilette, lingettes …) contenant des composés préoccupants (perturbateurs endocriniens, allergènes, composés toxiques …).

Lire aussi:
- Molécules toxiques dans les cosmétiques: Que faire des produits qui en contiennent
- Produits cosmétiques: Les fiches des molécules toxiques à éviter
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Généralisation de la Médiation de la consommation: L'heure doit être à la bonne information
Une couverture de l’ensemble des secteurs qui se heurte à la réalité du paysage français de la médiation

Forme de procédure amiable de résolution des litiges entre un consommateur et un professionnel, la généralisation de la médiation doit permettre à tout consommateur de saisir un médiateur de la consommation dans n’importe quel secteur. Il doit proposer une solution aux parties dans les 90 jours suivant la saisine. La directive européenne n’a cependant pas mis fin à la myriade d’acteurs : médiateur public, sectoriel, interne à une entreprise, conventionnel … Difficile pour le consommateur de s’y retrouver ! Le ménage que l’UFC-Que Choisir appelait de ses vœux pour une médiation rationalisée et efficiente n’a pas été fait.

Une commission de contrôle et d’évaluation chargée de notifier les médiateurs à Bruxelles

Nommé pour une durée minimale de trois ans, le médiateur doit apporter les preuves de son indépendance. Cas particulier des médiateurs internes, salariés de l’entreprise partie au litige, ces derniers devront désormais être désignés par un collège paritaire composé à parts égales de représentants des consommateurs et des professionnels et justifier d’un budget dédié pour mener à bien leur mission. Pierre angulaire de la médiation de la consommation, la commission de contrôle et d’évaluation dans laquelle siège l’UFC-Que Choisir doit notifier les médiateurs à la Commission européenne et évaluer leur activité dans le temps. A l’heure qu’il est, à peine une petite dizaine de médiateurs ont été inscrits, autant dire que le travail est encore long. En tout état de cause, l’urgence est à la bonne information sur les contours exacts de la généralisation de la médiation, afin de lutter contre certaines idées reçues qui ont la vie dure.

Systématisation de la médiation : gare aux idées reçues

Si l’argument de la gratuité est régulièrement mis en avant, encore faut-il que les consommateurs soient pleinement conscients de la nature de la mission de médiation. Pas obligatoire, elle n’est en aucun cas un préalable ou un substitut à l’action judiciaire mais une simple alternative. Alors, médiateur ou juge ? Si la décision judiciaire s’impose aux parties, ces dernières sont libres d’accepter ou pas la proposition du médiateur. La médiation est soumise à l’obligation de confidentialité quand la justice étatique est publique. Le principe du contradictoire s’impose au juge, pas complètement au médiateur, le consommateur devant s’en remettre à la loyauté de ce dernier. Il propose une solution en équité et n’a pas nécessairement à appliquer le droit, ni même à rappeler ses droits au consommateur. Avant d’accepter, mieux vaut donc que ce dernier connaisse les siens, et tout particulièrement la possibilité de se faire assister, voire accompagner par une association de consommateurs à tous les stades de la procédure de médiation.

En vue d’une médiation transparente, indépendante et réellement efficiente, l’UFC-Que Choisir entend maintenir la plus grande vigilance au sein de la commission d’évaluation et de contrôle.
Par ailleurs, l’Association invite fortement les consommateurs à :

- consulter les 10 informations clés sur cette généralisation pour balayer les idées reçues ;
- se rapprocher des associations locales de l’UFC-Que Choisir pour, le cas échéant, se faire accompagner dans la médiation.


Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Viandes dans les produits transformés: Origine masquée pour 54 pour cent des produits !
Si le scandale alimentaire mais également sanitaire (1) de 2013, permis par l’opacité de l’étiquetage, a pu mettre pendant quelques semaines la pression sur Bruxelles, la Commission Européenne n’a cependant pas adopté de mesure réglementaire (à la différence des scandales passés), jugeant suffisantes les informations données à titre volontaire par les fabricants. Soucieuse de mesurer l’impact de l’autorégulation, l’association a donc passé à la loupe, en janvier dernier, les étiquetages de 245 aliments de consommation courante (2) à base de viande de bœuf, de porc et de poulet pour 13 grandes marques nationales et 7 enseignes de la grande distribution. La déception est à la hauteur de l’enjeu de transparence : immense !



L’opacité pour plus d’un aliment sur deux !

Au global, 54 % des produits font l’impasse sur l’origine de la viande. Si les produits à base de bœuf limitent la casse avec 70% des produits indiquant le pays d’origine, en revanche l’opacité est très forte pour les produits à base de poulet et de porc avec respectivement 74 % et 57% des produits sans la moindre mention ! Dans le détail des rayons, on relève notamment que trois quart des saucisses de Strasbourg ne portent aucune indication de l’origine. Il en va de même pour 62% des nuggets de poulet, 87% des charcuteries de volaille, 92% des sandwiches au jambon …



Toutes les marques ne sont pas à la même enseigne

Chez les grandes marques nationales, si ‘Findus’, ‘Le Gaulois’, ‘Charal’ et ‘Marie’, sont au tableau d’honneur, en revanche, les mauvais points à distribuer sont bien plus nombreux, notamment pour ‘Daunat’, ‘Père Dodu’ et ‘Sodebo’! Pour les marques de distributeurs (MDD), excepté ‘Intermarché’ qui reçoit un accessit pour ses 84% de MDD étiquetées, aucune des grandes enseignes de la distribution n’informe suffisamment sur l’ensemble des trois viandes. Certes au rayon bœuf, il faut noter les 100% de MDD étiquetées chez ‘Intermarché’, ‘Carrefour’ et ‘Système U’. En revanche, pour les produits à base de porc, c’est 0% de mentions de l’origine chez ‘Casino’ et ‘Leader Price’, ainsi que pour les MDD à base de Poulet d’’Auchan’, de ‘Carrefour’ et de ‘Casino’.



Trop compliqué et onéreux l’étiquetage ?

Halte aux faux arguments des industriels ! Pour s’opposer à l’étiquetage obligatoire, le lobby des industriels argue que l’étiquetage de l’origine serait impossible pour les produits très élaborés. Faux ! Alors que les saucisses de Strasbourg ne contiennent que deux ingrédients principaux (la viande et le gras tous deux issus du porc), l’étiquetage de l’origine y est plus rare (25%) que pour les plats complets (38%) dont les recettes sont bien plus complexes. De même, l’argument d’un renchérissement des produits alimentaires du fait de la traçabilité ne tient pas ; il ne représente qu’un surcoût de +0,7% soit seulement + 0, 015 Euro pour une barquette de lasagnes !

L’effet patriotique instrumentalisé

Alors qu’à l’époque de la vache folle, l’étiquetage de l’origine avait été unanimement présenté comme une mesure de transparence propre à rassurer les consommateurs, il est inadmissible qu’aujourd’hui s’agissant des produits transformés elle soit présentée comme une mesure protectionniste qui plus est après l’énorme scandale de la viande de cheval.

Au vu de l’échec patent de l’autorégulation et alors que les Parlementaires Européens doivent prochainement se prononcer sur une résolution pour l’étiquetage, l’UFC-Que Choisir soucieuse que soit instaurée la transparence due et réclamée par 70% des consommateurs européens, exhorte :

- Les Parlementaires Européens à voter largement en faveur de la traçabilité pour accroître la pression sur la Commission,
- La Commission à adopter (enfin !) une réglementation sur l’étiquetage obligatoire de l’origine nationale dans les produits transformés.


(1) Le scandale concernait plusieurs trafics : l’un sur 550 tonnes de viande de cheval utilisées frauduleusement dans plus de 4,5 millions de plats préparés vendus dans treize pays européens dont la France, ainsi qu’un autre trafic de carcasses de cheval en provenance de Grande Bretagne à destination de la France, contaminées par un médicament vétérinaire (phénylbutazone).

(2) Produits de grande consommation à base de viande de bœuf (lasagnes, raviolis, hachis Parmentier, bœuf bourguignon …), à base de poulet (découpes de poulet cuit, nuggets, charcuterie de poulet, plats tout préparés, sandwiches …) et à base de porc (jambons, rillettes, saucisses de Strasbourg, plats préparés, sandwiches au jambon…), proposés au rayons frais, surgelés et conserves.

Retrouvez l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Indication de l’origine des viandes dans les produits transformés à base de boeuf, de porc et de poulet: trois ans après le scandale de la viande de cheval,l’opacité persiste sur plus de la moitié des produits !" (PDF - 287 Ko)

Que Choisir en Ligne


...lire la suite

/ / / 4 / / / / / / / / / / / / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir Rhône Alpes