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Supermarché: Le palmarès des enseignes de la grande distribution en Ardèche
Le classement des enseignes au niveau national:



Le classement des enseignes ardéchoises par agglomération:




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Consommation : 30 ans de changements à la loupe
30 ans de consommation

Les smartphones n’existaient pas. Il y avait une seule ligne de TGV dans tout le pays, sur le trajet Paris-Lyon. Les supermarchés Mammouth écrasaient encore les prix (le dernier s’est éteint en 2009). Michel Platini vantait la marque Fruité – « c’est plus musclé ». Avions, restaurants, bureaux de poste étaient en zone fumeur. Le CD et le Walkman à cassette de Sony venaient d’être commercialisés et Canal + devenait la première chaîne payante. Comme disait Stephen King, « même s’il est difficile de le croire, ces années-là ont vraiment existé ». L’écrivain américain parlait des années 1960, mais le jugement vaut également pour 1984, année de notre première enquête prix.

Certaines évolutions intervenues entretemps n’ont échappé à personne. Les premiers ordinateurs personnels lancés à cette époque coûtaient un prix faramineux pour des capacités aujourd’hui dérisoires : 128 ko de mémoire pour le premier Macintosh lancé en 1984, soit une calculatrice scientifique d’aujourd’hui… Sans surprise également, les budgets télécommunications de l’ère pré-connectée étaient plus faibles qu’aujourd’hui. Qui, en revanche, se souvient qu’il existait à l’époque deux tarifs pour la redevance, une pour les téléviseurs en couleur, l’autre pour les postes en noir et blanc ?

Alimentation

La baguette est inchangée à 3 minutes de travail, le poulet a un peu augmenté (30 minutes contre 27 en 1984). Les autres produits alimentaires sont plutôt en baisse, comme le litre d’huile d’arachide Lesieur qui demandait 18 minutes de travail et qui en vaut aujourd’hui l’équivalent de 14 minutes. Ce n’est pas une surprise. Le budget alimentation est en baisse sur le long terme en France, comme dans presque tous les pays développés.


Habillement et effets personnels

Chaussures

En 1984, il fallait 2 heures au salaire moyen net pour se payer une paire de chaussures de sport entrée de gamme en grande distribution. Le temps a été divisé par deux en 30 ans. Les chaussures viennent très probablement d’Extrême-Orient alors qu’elles pouvaient encore avoir été fabriquées en Europe dans les années 1980. Globalement, la part de l’habillement dans le budget des ménages a sensiblement baissé (6 % contre 10 % en 1984), sous l’effet des importations à bas prix.

Valise Samsonite

Elle coûte davantage aujourd’hui en temps de travail (24 h contre 18 h) mais elle est plus légère de 40 %. Idem pour une poussette canne (18 h contre 12 h), plus coûteuse mais mieux conçue en termes de confort et de sécurité, comme le montrent nos tests.


Rouge à lèvres Lancôme

Si révolution technique il y a eu, nous ne l’avons pas remarquée… Pourtant le rouge à lèvres Lancôme est devenu nettement plus cher, à 1 h 42 de travail contre 1 h 02 seulement il y a 30 ans. La référence n’est pas exactement la même. Pour mémoire, l’Autorité de la concurrence a lourdement sanctionné les grands noms de la cosmétique en décembre 2014, pour entente sur les prix.


Logement et eau

C’est sans doute l’information la plus déprimante de cette rétrospective. En 1984, il fallait 13,3 années de salaire pour acheter un 75 m2 à Paris. En 2014, il faut 23,5 années pour le même appartement. L’opération n’est plus envisageable pour un primo-accédant, à moins de gagner remarquablement bien sa vie. Les maisons individuelles (120 m2) ont flambé elles aussi, de 5,3 années à 9,7 années de salaires, mais elles restent abordables et elles ont progressé en qualité, sous l’effet des normes thermiques, électriques, etc.

Il serait inapproprié de dire qu’elle flambe, mais l’eau a considérablement augmenté ! La facture annuelle (120 m3) est passée de 17 h du salaire moyen à 31 h. Le coût des traitements liés aux nouvelles normes et de la remise à niveau des réseaux y contribuent certainement. En revanche, le coût du chauffage et l’éclairage n’ont quasiment pas bougé en équivalent temps de travail.

Équipement du foyer

C’est dans cette famille de produits que les baisses sont les plus marquées. Il fallait travailler 14 jours pour s’offrir un réfrigérateur en 1984, 6 jours suffisent désormais. Idem pour une télévision, sachant que les modèles que nous testons sont plus grands qu’il y a 30 ans. Pour un aspirateur, comptez trois jours en 1984, deux seulement aujourd’hui. Et rien ne permet de dire que les équipements actuels dureront moins longtemps que ceux des années 1980.

Golf GTI

Neuf mois de salaire pour rouler en golf GTI en 1984, quatorze mois aujourd’hui. Mais parle-t-on de la même voiture ? L’airbag, l’injection électronique ou le correcteur automatique de trajectoire (ESP) n’existaient pas il y a 30 ans. Les vitres électriques et la climatisation étaient des options coûteuses. L’électronique en général était embryonnaire, les moteurs polluaient davantage et étaient plus bruyants. Si l’équivalent d’une Golf GTI de 2014 existait en 1984, c’était sous forme de prototype à plusieurs centaines de milliers d’euros ! À noter que les dépenses de réparation et d’entretien des voitures en général sont en hausse sur le long terme. Les véhicules tombent moins en panne mais les réparations sont plus coûteuses.

Nos indications sur le prix des carburants sont un peu biaisées, car l’année 1984 correspond à un pic dans les prix. En comparant 1988 et 2008, on aurait pu dire que l’essence avait augmenté. Par ailleurs, le super n’est pas l’exact équivalent du sans-plomb. L’information à retenir est en définitive que le prix du carburant n’augmente pas toujours !

Jeux et loisirs

Un ordinateur Amstrad CPC 464 coûtait plus d’un mois de salaire (25 jours de travail, un mois en compte 22), contre 10 jours seulement aujourd’hui pour un MacBook infiniment plus puissant. Les raquettes de tennis ont également progressé de manière spectaculaire, et leur prix a beaucoup baissé : 6 h de travail pour la raquette de Nadal contre 15 h pour celle de McEnroe. L’insubmersible bateau pirate de Playmobil est désormais accessible. Le temps de travail pour se le procurer a été divisé par trois en 30 ans, et il est toujours fabriqué en Europe.

De notre côté, enfin, nous avons surveillé nos prix. Que Choisir coûtait 21 minutes de travail il y a 30 ans, contre 17 minutes aujourd’hui. Et le journal s’est amélioré : plus de pages, plus de tests, plus d’enquêtes.

Divers

La multirisque habitation augmente, mais c’est compréhensible. Une maison actuelle contient plus d’électroménager, plus de prises électriques, elle a le double-vitrage… Un sinistre est plus coûteux.

Les médecins réclament régulièrement des revalorisations de leur tarif. Dans les faits, sur la base de nos estimations, par rapport aux revenus moyens des Français, ils n’ont pourtant pas à se plaindre.
Notre méthode

Comparer les prix à 30 ans d’écart est un exercice délicat pour plusieurs raisons. La plus évidente est l’inflation. Cent francs de 1984 n’avaient pas le pouvoir d’achat de 15,24 euros d’aujourd’hui, mais plutôt de 27 euros. Par souci de simplification, nous avons décidé de parler en temps de travail nécessaire pour acheter tel ou tel produit. Une nouvelle difficulté a surgi : quelle rémunération retenir ? Nous avons opté pour les salaires nets moyens, soit respectivement 12 255 € annuels en 1984 et 26 267 € en 2014. Il fallait ramener ces sommes à des heures et des minutes. Pour 1984, nous avons retenu un temps de travail légal de 39 h, contre 35 h en 2014. Difficulté supplémentaire, énormément de produits ont changé. Une télévision ou une paire de chaussures de sport de 1984 ne sont pas l’équivalent exact de celles d’aujourd’hui, sans parler d’une maison individuelle neuve, nettement mieux isolée.

Les consommateurs aussi ont changé. Ils sont plus nombreux. La France est passée de 55 à 65 millions d’habitants. Les couples avec enfants sont passés de 39 % à 27 % des foyers, sous l’effet des séparations, mais aussi de l’augmentation du nombre de foyers de retraités, voire d’étudiants, que l’Insee compte séparément de leurs parents. Très surprenant, le taux d’activité est inchangé à 70 % de la population en activité. La hausse du chômage a été compensée par une plus forte proportion de femmes qui travaillent.
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Erwan Seznec


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Prix des jouets: À quel moment acheter les jouets de Noël ?
À quel moment faut-il acheter les jouets de Noël pour les payer au meilleur prix ? Compte tenu du budget que les consommateurs y consacrent chaque année, la question est légitime.



Afin de savoir si les prix restent identiques, s’il faut attendre les jours qui précèdent Noël ou au contraire s’y prendre dès le début de l’automne, Que Choisir a relevé les prix de 34 jouets différents sur plusieurs mois, jour après jour, du 1er septembre au 31 décembre 2013. Toutes les grandes marques figurent dans cette sélection avec leurs jouets emblématiques, et les relevés ont été effectués sur six sites Internet : Amazon et Cdiscount pour les cybermarchands, Carrefour et Auchan pour la grande distribution, King Jouet et Toys’R’Us pour les enseignes spécialistes du jouet.

Les prix sont très élevés début septembre, comme le montre la courbe d’évolution des prix. Ils ne font ensuite que baisser jusqu’au 8 décembre, en moyenne de 20 % de septembre à début décembre. Puis ils remontent un peu jusqu’à Noël, sans toutefois retrouver les prix élevés de l’automne. Mais les politiques prix diffèrent selon les enseignes : presque tous les jouets ont retrouvé leur niveau de septembre chez King Jouet et Toys’R’Us avant Noël, pas ailleurs.

Il est impossible d’assurer que les prix vont suivre cette année la même courbe tout au long du mois de décembre. Néanmoins nos relevés effectués jusqu’à présent, de septembre à novembre, attestent d’une évolution rigoureusement identique.

Le conseil de Que Choisir

Fin novembre et début décembre, c’est le bon moment. Achetez dès maintenant, avant la fin de validité des catalogues de Noël, qui intervient au plus tard le 8 décembre. C’est en effet à partir du moment où plus aucun catalogue n’est en vigueur que le prix des jouets repart à la hausse. Et si promotions il y a quelques jours avant Noël, elles porteront sur des jouets qui n’ont pas eu le succès escompté, pas sur les jouets stars qui font rêver les enfants.

Où acheter les jouets ?

Réponse avec notre comparatif sur le prix des jouets pour les 30 jouets vedette de ce Noël 2014. Les prix ont été relevés en priorité dans les catalogues de jouets quand ils sont sortis, ou au même moment sur les sites et en magasin quand un jouet ne figurait pas dans un catalogue. Douze enseignes figurent dans ce comparatif qui compte les spécialistes du jouet (Toys’R’Us, Joué Club, La Grande Récré, King Jouet, Maxitoys), les chaînes d’hypermarchés (Auchan, Carrefour, Cora, Géant Casino, Leclerc) et les deux grands sites marchands (Amazon, Cdiscount).

→ Comparatif Que Choisir : Prix des jouets

Gare aux fausses promotions

Attention, nous avons détecté de fausses promotions sur les sites de Cdiscount et King Jouet. Cdiscount bat de loin tous les records en faisant croire à une économie de 52 € sur Le temple du phœnix de feu de Lego alors qu’il vend ce jeu au même prix qu’ailleurs, et c’est la même chose pour la Barbie Joyeux Noël qui promet 24 € d’économies, ou l’Aéro’balles Elefun de Playskool, pour lequel Cdiscount annonce 27 € d’économies à 29,83 €, alors qu’on le trouve à ce prix ailleurs.

De son côté, King Jouet vend la poupée connectée Mon amie Cayla à prix barré, 76,99 € au lieu de 89,99 €, alors qu’elle coûte plus cher que dans son catalogue ! C’est pareil pour la montre connectée Kidizoom smart watch, proposée à 53,99 € au lieu de 69,99 €, alors qu’elle était à 44,99 € dans son catalogue.
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Élisabeth Chesnais avec Nadia


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Pompes funèbres: Les abus sont toujours bien vivants !
Suite aux réformes législatives et réglementaires intervenues ces dernières années, notamment celle fixant un modèle de devis obligatoire, et aux résultats accablants de son enquête de terrain de 2011, l’UFC-Que Choisir a voulu voir si l’information des consommateurs s’était améliorée et les pratiques assainies. Pour ce faire, les enquêteurs bénévoles de l’UFC-Que Choisir ont visité 818 magasins funéraires pour obtenir un devis inhumation et un devis crémation pour l’organisation de funérailles d’un proche(1). Ils ont ainsi vérifié la conformité à la loi des pratiques des opérateurs et apprécié les écarts de prix pour les différentes prestations. Résultat : l’UFC-Que Choisir a le regret de constater que les funestes pratiques ont bel et bien la vie dure.

Les associations locales de l’UFC-Que Choisir ont visité plus de 800 magasins de pompes funèbres (réseaux, indépendants, régies municipales) afin de connaître les tarifs pour une inhumation ou une crémation. L’analyse des 1 132 devis recueillis nous a notamment permis de relever d’incroyables écarts entre les prix mini et maxi des principales prestations funéraires.



Une transparence tarifaire encore trop ténébreuse

Plus de 3 ans après l’entrée en vigueur de l’arrêté fixant un modèle de devis obligatoire(2), dans 26% des cas, nos enquêteurs sont repartis sans le moindre devis, contre 18% en 2011… Quant à la teneur des devis récoltés, seuls 20 % respectent les modèles de devis obligatoires (contre 3% en 2011) et 38 % s’en rapprochent sans être conformes pour autant. Il y a un léger mieux par rapport à 2011 mais la marge de progression reste bien réelle ! Si le brouillard informatif ne s’est pas totalement dissipé, cela s’explique sans doute par l’absence de sanctions claires et spécifiques en cas de non-conformité des devis présentés. Est-il besoin de rappeler que sans modèle de devis universel, il est impossible pour les familles endeuillées de comparer les services fournis par différents opérateurs funéraires, et que cette opacité est un terreau fertile pour renchérir les prestations ?

Devis Inhumation : les excès tarifaires loin d’être enterrés !

Le prix total pour des obsèques, hors caveau et concession, s’établit à 3350 euros en moyenne contre 3098 en 2011, soit une augmentation de 8,18%, plus du double de l’inflation sur la période ! Mais d’un opérateur à l’autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 1347 euros pour le plus économique à plus de 6449 euros pour le plus onéreux. Ce grand écart tarifaire est dû non seulement à un florilège de prestations «non obligatoires» mais aussi à des opérations aux prix disproportionnés. Ainsi, les prix relevés pour les démarches et formalités administratives, qui sont des opérations standardisées, se situent dans une fourchette de 40 euros à 482 euros et les prestations pour les soins de conservation sont facturées entre 53 euros et 534 euros.

Crémation : les espoirs d’économies partent en fumée

Dernier constat, alors que 33% des funérailles donnent lieu à une crémation, chiffre qui a triplé en 20 ans, l’enquête de l’UFC-Que Choisir démontre que, contrairement à une idée reçue, l’incinération ne constitue pas une solution plus économique que l’inhumation. En effet, la moyenne tarifaire des devis crémation recueillis est de 3609 euros, soit près de 8% de plus que le prix moyen de l’inhumation. Plus particulièrement, dans les 525 magasins où un double devis (inhumation/crémation) a été proposé, dans 77 % des cas, la crémation était plus chère.

Refusant que les avancées législatives restent lettre morte, l’UFC-Que Choisir demande donc aujourd’hui au gouvernement d’assortir enfin de sanctions claires et spécifiques l’obligation d’utilisation du modèle de devis et d’enjoindre à la Direction Générale des Collectivités Locales d’établir, après consultation du Conseil National des Opérations Funéraires (CNOF), un livret d’information sur les obsèques qui devra être mis à disposition dans les mairies et en établissements de soins.

Notre enquête

Les enquêteurs ont tous joué le même scénario. Ils devaient s’informer sur l’organisation d’obsèques pour un de leurs proches ou eux-mêmes et prétendre être en pleine réflexion sur le type de funérailles souhaitées, inhumation ou crémation. Nos enquêteurs devaient obtenir les tarifs pour, au moins, le repos du défunt en chambre funéraire, pour un cercueil simple, pour l’inhumation du cercueil ou d’une urne dans un caveau familial et pour une courte cérémonie au cimetière ou au crématorium. Dans notre scénario, l’enquêteur devait préciser que les prestations seraient payées comptant (pas de contrat obsèques, donc).

Par ailleurs, l’arrêté du 23 août 2010 oblige les opérateurs funéraires à respecter un devis-type, présenté en trois colonnes. L’objectif est d’imposer les mêmes termes et rubriques à tous les professionnels afin de donner les moyens au consommateur comparer de plus facilement les diverses propositions tarifaires qui leur sont faites. Le devis doit notamment distinguer les prix TTC des prestations et fournitures obligatoires (exemple : mise en bière, cercueil, transport…) de celles qui sont optionnelles (exemples : toilette mortuaire, soins de conservation, fleurs…) et rappeler la formule de l’arrêté. L’analyse des devis obtenus par nos enquêteurs pour la crémation et l’inhumation (soit un total de 1 132, les 818 magasins visités lors de cette enquête n’en ayant pas tous établi pour les deux types de funérailles) nous a permis de vérifier s’ils respectaient ou non la réglementation. Ceux qui avaient omis de rappeler la formule du texte de 2010 ont été considérés comme « partiellement conformes ».


(1) Enquête réalisée du 17 mai au 3 juin par 109 associations locales dans 76 départements. Résultats détaillés dans le Que Choisir n°530

(2) Arrêté du 23/08/2010 publié au JORF du 31/08/2010, portant définition du modèle de devis applicable aux prestations fournies par les opérateurs funéraires: «En application de la réglementation funéraire, seules les prestations suivantes sont obligatoires : fourniture d’un véhicule agréé pour le transport du corps (avant ou après la mise en cercueil), d’un cercueil de 22 mm d’épaisseur – ou 18 mm en cas de crémation – avec une garniture étanche et 4 poignées et, selon le cas, les opérations nécessaires à l’inhumation et/ou à la crémation (avec fourniture d’une urne cinéraire permettant de recueillir les cendres issues de la crémation)».

Retrouvez aussi notre dossier complet sur les obsèques sur le site de l'UFC Que Choisir
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Arnaud de Blauwe


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Evaluation des maisons de retraite
Comment nous avons procédé

Du 25 janvier au 22 février 2014, les bénévoles de 118 associations locales de l’UFC-Que Choisir ont visité de façon anonyme 1 355 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (sur les 6 280 que compte le territoire) et ont ainsi pu porter une appréciation précise sur chacun d’eux.

Nos visiteurs « mystère » ont pris contact avec les établissements dans l’optique de rechercher une place en maison de retraite pour un proche parent dont le degré de dépendance (Gir) n’était pas encore précisément déterminé. L’objectif fixé était de recueillir un maximum d’informations sur les établissements, de se faire communiquer, si possible, les documents préalables à la demande d’admission : tarif des prestations, règlement intérieur, contrat type, etc. et d’obtenir au moins une visite des locaux communs, voire, si possible, d’une chambre.

Pour compléter cette enquête de terrain, nous avons ensuite adressé un questionnaire officiel à l’en-tête de l’UFC-Que Choisir à chacun des établissements visités par nos enquêteurs, afin d’établir une fiche précisant les données administratives de chaque établissement et son encadrement médical. Seuls 303 établissements ont accepté de nous répondre, soit 22 % de notre panel.

La synthèse que nous présentons reflète donc à la fois les données recueillies sur le terrain et les réponses à notre questionnaire officiel.

Nos appréciations et critères de notation

La chambre

La note se fonde sur plusieurs questions spécifiques à l’équipement de la chambre, seul espace d’intimité des résidents : la présence de sanitaires privés, la possibilité de meubler la chambre à son goût, les systèmes d’appel du personnel disponibles et, enfin, l’appréciation de notre enquêteur sur les chambres. Nous avons accordé la même importance à chacun de ces points.

Les locaux

L’appréciation est basée sur cinq critères : proximité des commerces et services, des transports en commun, présence d’un jardin ou d’un parc, aménagement d’espaces conviviaux (ou de discussion) autres que le salon ou la salle à manger et enfin avis de notre enquêteur, d’une part sur l’état des bâtiments et, d’autre part, sur le cadre de vie dans son ensemble, points auxquels nous avons accordé davantage d’importance.

La vie quotidienne

La note est établie sur la prise en compte de six aspects relatifs à la vie des résidents : la présentation des nouveaux arrivants aux autres résidents pour faciliter leur intégration, la possibilité d’inviter leurs proches à déjeuner, le rythme des activités (autre que la lecture et les jeux), le nombre de sorties par an, l’implication de bénévoles pour les activités et sorties et enfin les contacts intergénérationnels.
Nous avons pondéré le rythme des activités et le nombre de sorties, sans toutefois pénaliser les non-réponses.

L’accueil

Cette dernière appréciation est construite sur trois points : la disponibilité de l’interlocuteur lors de l’entretien, l’interrogation sur le consentement du futur résident et la visite des locaux (qu’elle soit totale, partielle ou impossible), en accordant la même importance à chacun de ces points.

Cette carte est accessible en cliquant sur le lien http://www.quechoisir.org/app/carte-maison-retraite/
Voir aussi notre guide pratique sur le choix d'une maison de retraite
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Publicité dans les boîtes aux lettres La grande distribution en fait plus que jamais des tonnes
En lien avec le réseau environnement de l’UFC-Que Choisir, 748 bénévoles de notre association, dont 236 ayant préalablement apposé un autocollant «Stop pub» sur leurs boites, ont comptabilisé durant le mois d’avril le nombre de publicités non adressées reçues dans leur boite afin de quantifier le volume de pollution publicitaire induite et évaluer l’efficacité du « Stop pub ».

Résultat de notre enquête : 35 % d’augmentation du poids des publicités reçues en 10 ans

Alors que l’on aurait pu croire que, depuis le lancement de la campagne «Stop pub», l’enjeu s’était réduit avec le développement de la publicité sur Internet, il n’en est rien. Notre enquête montre que la pression des imprimés non adressés s’est fortement accrue : leur poids moyen sur un mois est passé de 2 kg par ménage en 2004 (1) à 2,7 Kg en 2014, soit une augmentation colossale de 35 % en 10 ans.

Face à cette déferlante publicitaire, le «Stop pub» fait la preuve de son efficacité. D’après notre enquête, l’apposer sur sa boîte aux lettres permet de diminuer de 83 % le nombre de prospectus reçus, qui chute de 72 à 12 sur un mois.

Dès lors, comment ne pas déplorer l’absence de soutien gouvernemental dont souffre le «Stop pub» depuis plusieurs années ? Avec seulement 9 % de la population équipée en 2011, le dispositif n’empêche pas que, sur le seul mois d’avril 2014 et d’après notre estimation, 1,8 milliard de prospectus, représentant 69 200 tonnes, aient été reçus par les ménages français !

Le groupe Carrefour et Leclerc, principaux pollueurs publicitaires

Nos résultats sont sans appel : les enseignes de la grande distribution, du bricolage/jardinage et de l’ameublement sont de loin les plus grands pollueurs publicitaires. Ils cumulent à eux trois 69 % des publicités distribuées, dont 36 % pour la seule grande distribution. Mais les pratiques ne sont pas uniformes : sur notre échantillon, les enseignes des groupes Carrefour, Leclerc et Système U sont au sommet de la montagne de déchets, en ayant distribué sur le seul mois d’avril respectivement 9,2, 6,1 et 5,9 prospectus dans chaque boîte située dans la zone de chalandise de l’un de leurs magasins. A l’inverse, Intermarché (4,3 prospectus par boîte) et surtout Casino (3,7) sont plus raisonnables.

Imprimés non adressés : une gabegie économique et environnementale

Les imprimés non adressés représentent un réel coût pour les consommateurs. En amont, les annonceurs français dépensent 2,9 milliards d’euros chaque année en prospectus, soit pas loin de 200 € pour une famille de 4 personnes, qui se répercutent évidemment dans les prix de vente. En aval, si les émetteurs sont, depuis 2007, en principe responsables du traitement de leurs publicités, dans les faits l’essentiel du coût reste à la charge des contribuables, qui s’acquittent de 231 millions d’euros par an pour le traitement des déchets papier. Un système bien peu incitatif à la réduction des publicités non-adressées. Au-delà du coût économique, c’est bel et bien une gabegie environnementale : avec seulement 49 % du papier recyclé en France (contre 75 % en Allemagne), c’est plus de la moitié des 69 200 tonnes mensuelles distribuées qui sont gaspillées, représentant 19 % du total des papiers émis.

Inquiète de l’aggravation continue de la pollution publicitaire liée aux prospectus non adressés, l’UFC - Que Choisir saisit les pouvoirs publics pour demander :

Un audit du Ministère de l’Environnement sur le financement du recyclage du papier, aujourd’hui bien peu transparent, et particulièrement sur la part réellement payée par les émetteurs de papier ;
La mise en place d’une pénalité financière - inexistante à ce jour - pour les enseignes qui ne respecteraient pas le « Stop pub ».

Par ailleurs, soucieuse de lutter contre le gaspillage, l’UFC-Que Choisir a édité des autocollants « Stop pub » qu’elle met gracieusement à disposition des consommateurs au sein de ses associations locales. Retrouvez les coordonnées de la permanence de l'association Que Choisir Ardèche la plus proche de chez vous ici .


(1) Estimation UFC–Que Choisir, à partir des données ADEME
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Enquête clients mystères chez les opticiens
Dans le cadre des réflexions gouvernementales sur le plafonnement des remboursements de l’optique par les complémentaires santé, l’UFC – Que Choisir publie aujourd’hui les résultats accablants de son enquête « clients mystère » menée auprès de 1188 opticiens et de son analyse détaillée de la très chère interdépendance entre opticiens et complémentaires santé. Sur la base de son constat sans appel, l’association presse le gouvernement de revoir sa copie.

Arrangements à la complémentaire santé : la fraude crève les yeux

Notre enquête(1) visait d’abord à quantifier l’étendue réelle des fraudes à la complémentaire santé suscitées par les opticiens. Pour cela, les enquêteurs des associations locales devaient sélectionner une monture plus coûteuse que le maximum remboursable par leur mutuelle, en informer le vendeur, et observer sa réaction. Dans près d’un cas sur cinq (17,9 %), alors que l’on était qu’au stade des renseignements, l’opticien a spontanément proposé à l’enquêteur de falsifier la facture envoyée à la complémentaire santé, pour augmenter le remboursement perçu. La fraude est ainsi la deuxième solution proposée par les opticiens pour réduire le reste-à-charge des consommateurs.

Cette fraude dont les professionnels sont responsables à titre principal est plus particulièrement répandue chez les opticiens indépendants (29,5% des cas) que chez les grandes enseignes nationales ( 11,8%), même si l’on doit noter une forte hétérogénéité des pratiques chez ces dernières ( 6,4% chez Optical Center contre 17,6% pour Grand Optical).

Ce tour de passe-passe est préjudiciable à la collectivité. En effet, tout remboursement par la complémentaire santé se traduit par des cotisations supplémentaires. L’étude de l’UFC – Que Choisir montre que la fraude dont les opticiens sont les instigateurs renchérit les cotisations des consommateurs français de 142 millions d’euros par an ! Autrement dit, les économies permises par une lutte efficace contre la fraude permettraient d’améliorer chaque remboursement de lunettes de 14 €, sans augmentation des cotisations.

Surcoûts de l’optique : la responsabilité des complémentaires santé ne doit pas être sous-estimée

Alors que complémentaires santé et opticiens se rejettent la faute sur l’origine des surcoûts et des fraudes, l’UFC – Que Choisir a élargi la focale, en analysant les conséquences des remboursements des assurances sur ce marché. Cette spécificité française – ailleurs en Europe, les consommateurs paient seuls leurs lunettes, sans remboursements ni public, ni privé – a en effet été inflationniste. Les garanties optique haut de gamme, qui concernent 40 % des assurés, ont enclenché un cercle vicieux entre remboursements en optique et prix pratiqués par les opticiens, qui ont fait de la France la championne d’Europe de la cherté, avec un prix moyen de 470 €.

Plafonner les remboursements des complémentaires pour faire baisser les prix : la myopie gouvernementale

Pour enrayer cette logique, le gouvernement envisage aujourd’hui de plafonner les remboursements des lunettes pour les contrats dits «responsables» des complémentaires santé. La cavalerie gouvernementale arrive malheureusement trop tard : une fois les prix montés très haut, il est vain de croire en leur baisse spontanée. A court terme, cette mesure se traduirait plutôt par une hausse du reste à charge pour les consommateurs aux corrections visuelles les plus fortes. Les baisses de prix durables en optique ne pourront venir que du développement encadré des réseaux de soins, par lesquels les complémentaires santé négocient des rabais pour leurs assurés auprès d’opticiens partenaires.

Pour garantir une réelle baisse du prix des lunettes et assainir les pratiques frauduleuses, l’UFC – Que Choisir demande au gouvernement :

- Que la réforme en cours des contrats santé responsables n’impose le plafonnement qu’à défaut de la mise en place par les complémentaires santé d’un réseau de soins;
- Que l’action des réseaux de soins soit strictement encadrée conformément aux recommandations de l’Autorité de la Concurrence ;
- Qu’une enquête de la DGCCRF soit diligentée sans délai pour sanctionner les fraudes dans l’optique.




(1) Enquête réalisée du 9 au 23 novembre 2013, dans 1 188 points de 83 départements

Retrouver l'étude complète et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur le thème Complémentaires santé et opticiens: les liaisons dangereuses imposent un changement de monture pour la réforme du secteur (PDF - 1 540 Ko).
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Le palmarès des enseignes de la grande distribution
Le changement radical de politique des Géant Casino est le fait marquant de ce nouveau palmarès. L’enseigne a gagné neuf places en un an et talonne désormais Leclerc, qui reste la grande surface alimentaire la moins chère de France hors hard discount, mais de justesse. Les écarts sont serrés. Notre panier ressort à 295 € chez Leclerc et 300 € chez Géant Casino. Globalement, toutes les chaînes de magasins ont surveillé les étiquettes. Entre nos deux relevés de septembre 2012 et septembre 2013, nous constatons 0,2 % de hausse. Négligeable. L’effort est très net et porte préjudice aux hard discounteurs, dont la part de marché a reculé en 2013, retombant à 12 %, contre 14 % en 2010. Géant Casino, qui a toujours été assez bon sur les MDD, a particulièrement serré ses tarifs sur les marques nationales. Les négociations ont dû être houleuses… Attention, c’est vrai seulement des hypers, et non des supermarchés Casino, qui restent chers. Chez Système U, les supermarchés ne sont pas beaucoup plus chers que les hypermarchés. Il y a seulement 5 € de différence sur notre panier (307 € contre 312 €). Chez Casino, l’écart entre un hyper et un super atteint 29 €. 300 € d’un côté, 329 € de l’autre. C’est le même nom, mais ce n’est pas la même politique de prix. Il va falloir que les petits formats fassent un effort. Carrefour et Intermarché sont au coude à coude sur la troisième marche, avec un panier à 311 €. Auchan a perdu quatre places entre nos deux classements, et se retrouve distancé en termes de compétitivité par ses concurrents directs. Ses prix se rapprochent de ceux de Cora, traditionnellement un peu plus cher que les autres distributeurs. Ses ventes en souffrent. Le chiffre d’affaire du distributeur nordiste a reculé de 2,3 % à périmètre comparable l’an dernier. Les U Express sont indéniablement chers, avec un panier à 334 €, mais il faut être équitable. Dans de nombreux villages, ce sont les dernières épiceries encore en service. Leur fréquentation est assez aléatoire, et leurs marges, rarement énormes. On ne peut en dire autant de Monoprix, dont les magasins de centre-ville continuent à pratiquer des tarifs vertigineux. Pourquoi se priver ? Tant que les clients ne désertent pas…

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Tout le Grand-Ouest apparaît comme sensiblement moins cher que la moyenne nationale, grâce aux prix sages des enseignes qui dominent la zone, Système U et surtout Leclerc. Le panier moyen en Bretagne ou dans le Cotentin est proche de 307 €, contre 314 € pour l’ensemble du pays, avec des moyennes à plus de 327 € en région parisienne et dans le Sud-Est. On constate aussi que la frange Nord-Est du pays est assez chère. C’est le territoire de Cora et Auchan, effectivement mal classées dans notre palmarès. Le record de la vie chère, sans surprise, appartient encore et toujours à Paris : 358 €. Le magasin le plus ruineux que nous avons trouvé en septembre 2013 n’est pourtant pas parisien. Il s’agit du Monoprix de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, département limitrophe de la capitale, deuxième au palmarès national des prix hauts (panier à 351 €). À 394 €, ce Monoprix est 44 % plus cher que le Leclerc de Lanester (273 €), tout près de Lorient, pour des produits strictement identiques ! Monoprix invoque à juste titre les loyers urbains et les frais de personnel. Les salariés sont effectivement plus nombreux chez Monoprix, rapporté au mètre de linéaire. Il ne faudrait quand même pas oublier sa marge opérationnelle : 6,1 % en 2012, contre 2 % dans la grande distribution en général. Relancer la concurrence serait bienvenu dans certaines zones de chalandise, tout particulièrement là où les Monoprix sont en situation de monopole local.

Et dans notre département, qu’en est-il (rappel : moyenne nationale : 314€)?

Annonay et sa banlieue:
1- INTERMARCHÉ SUPER - Rue du docteur Duret - Les six chemins 07100 Annonay
311 €
2- SUPER U-55 avenue de l'Europe - 07100 Annonay
313 €
3- CARREFOUR MARKET - 1859 route de lyon - Lieu-dit le mas - 07430 Davézieux
338 €

Aubenas et sa région :
1- LECLERC - Quartier les champs - Route d'Alès - 07200 St-Etienne-de-Fontbellon
287 €
2- INTERMARCHÉ HYPER - Quartier le Moulon - 07200 Aubenas
308 €
3- CARREFOUR MARKET - Lieu-dit la Croisette - Route départementale 104 - 07200 Aubenas
318 €
4- CASINO Route de Montélimar - Route nationale 102 - 07200 St-Didier-sous-Aubenas
337 €

Tournon sur Rhône :
1-INTERMARCHÉ HYPER - Za les lots - Route de Romans - 26600 Tain l Hermitage
307 €
2-INTERMARCHÉ SUPER - 6 chemin de la gare - 07300 St Jean de Muzols
309 €
3-CARREFOUR MARKET - Rue helene de tournon - 07300 Tournon sur Rhône
322 €

Privas et sa région :
1-INTERMARCHÉ SUPER - Boulevard de poste - 07000 Privas
313 €
2-HYPER U - Quartier clef du sac - 07210 Alissas
314 €



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Hausse de la TVA: Nos relevés sur le terrain
Le 1er janvier, il y a eu, en réalité, deux hausses. La TVA sur les services est passée de 19,6 % à 20 % et la TVA intermédiaire sur les produits consommés sur place de 7 % à 10 %. Les taux de TVA réduits sur l’alimentaire à emporter (5,5 %) et super-réduits sur la presse (2 ,1 %) n’ont pas changé. Quelques baisses sont intervenues. La TVA sur les places de cinéma est passée de 7 % à 5,5 %. C’est également le cas pour les travaux de rénovation thermique, mais ils n’entrent pas dans le cadre de nos relevés (voir notre méthodologie en fin d’article).

Restauration

7 restaurants sur 10 ont laissé le prix de leur menu plat-dessert inchangé. En revanche, ceux qui ont augmenté les prix vont au-delà de l’impact de la loi, puisque la hausse moyenne constatée atteint 7 %. Concrètement, le menu qui était à 14 € passe à 15 €. Par ailleurs, 17 % des restaurateurs ont augmenté le prix de l’expresso, là aussi de 7 % en moyenne. Vu la tendance nette des consommateurs à renoncer au traditionnel café d’après le repas (pour prendre un expresso dosette au bureau), ils se tirent peut-être une balle dans le pied. 21 % des cafetiers ont également révisé à la hausse le prix du petit noir, là aussi de 7 %. On trouve enfin 2 % de restaurateurs qui ont baissé leurs prix.

Pour mémoire, l’État a baissé la TVA sur la restauration assise de 19,6 % à 5,5 % en 2009, puis il a remonté le taux à 7 % en 2012 et le remonte encore. Quatre taux de TVA sur nos assiettes en cinq ans. Tous secteurs confondus, et sans même parler des taux dérogatoires de Corse et d’outremer, il ne se passe plus deux années sans changement de TVA. Est-ce raisonnable ?

Services

Côté services, 1 pressing sur 3 a augmenté ses tarifs (31 % exactement, avec 7 % de hausse en moyenne). 15 % des coiffeurs ont fait de même, avec une hausse de 7 % sur la coupe homme et de 4 % sur la coupe femme. Les cinémas avaient prévenu. Vu leur faible rentabilité, ils ne répercuteraient pas la baisse. 84 % n’ont pas changé leur prix, 13 % les ont même augmentés. Une minorité infime les a baissés (3 %).

Transports

Enfin, les transports en commun. À 93 %, les autorités organisatrices ont laissé le prix du billet inchangé, malgré la hausse de la TVA. Ce billet à l’unité représente une petite fraction des recettes des transports en commun, dont le fonctionnement est subventionné, parfois jusqu’à 70 %, ce qui relativise toute notion de rentabilité.
La méthodologie de notre enquête

Les bénévoles de l’UFC-Que Choisir ont relevé les prix de 10 prestations proposées dans 6 commerces différents, en novembre 2013 puis en janvier 2014. L’ensemble représente plus de 2 000 données.

Tarifs relevés

Au restaurant : le prix de la formule plat et dessert la moins chère et celui de l’expresso.
En brasserie : l’expresso, le Coca-Cola et le demi pression le moins cher en salle.
En blanchisserie : nettoyage/repassage pour une chemise.
Chez le coiffeur : shampoing/coupe/coiffage homme et/ou femme.
Au cinéma : le prix d’une séance plein tarif.
Transports en commun urbains : le prix d’un ticket normal à l’unité pour un voyage.

Dates de l’enquête sur le terrain

1re vague : du 1er au 25 novembre 2013

2e vague : du 1er au 15 janvier 2014
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Prospectus chez les médecins généralistes: Non aux marchands du temple dans les salles d’attente
De la mi-mai à la mi-juillet 2013, les bénévoles des associations locales de l’UFC – Que Choisir ont visité plus de 670 cabinets de médecins généralistes, récoltant près de 3500 prospectus présents dans les salles d’attente. Nos enquêteurs ont relevé des dépliants dans pas moins de 59 % des cabinets médicaux visités, avec en moyenne 9 documents différents par cabinet. L’analyse de ces brochures souligne l’emprise des intérêts commerciaux dans la documentation à disposition des patients.

Une majorité de brochures à visée commerciale
Cette surabondance d’informations est d’abord une déferlante commerciale. En effet, seuls 40 % des brochures émanent d’acteurs institutionnels (ex : Assurance maladie, autorités sanitaires) ou associatifs (ex : associations de patients, sociétés savantes des professionnels de santé). A l’inverse, 53 % des documents présents dans les salles d’attente des médecins servent directement des intérêts commerciaux : 20 % sont par exemple édités par des laboratoires pharmaceutiques, et 13 % par l’industrie agro-alimentaire. On y trouve par ailleurs de nombreuses publicités pour des établissements thermaux, des sociétés de service à la personne ou encore des produits d’hygiène.

L’information santé, souvent un faux-nez pour les industriels
Bien que majoritaire dans les salles d’attente des médecins, la publicité avance trop souvent masquée, sous l’apparence trompeuse de documents d’information sur la santé. Ainsi, d’après notre analyse, seuls 29 % des documents commerciaux affichent ouvertement leur vocation publicitaire, quand 71 % d’entre eux la masquent derrière une apparente mission d’information (par exemple sur le cholestérol pour une marque de margarine, ou sur la déficience auditive pour un distributeur d’audioprothèses). Certains laboratoires trouvent là une possibilité de contourner l’interdiction de la publicité touchant les médicaments remboursables.

Préserver les salles d’attente des intérêts commerciaux est un impératif de santé publique
Par leur seule présence dans la salle d’attente de médecins, les prospectus - même commerciaux - profitent de la crédibilité et de l’autorité scientifique du professionnel de santé. Pourtant, les intérêts lucratifs qui les guident peuvent biaiser le message délivré. Ainsi, alors que la brochure « Choisir sa contraception » de l’INPES(2) accorde une place égale à la pilule et au stérilet, le prospectus sur le même sujet d’un laboratoire fabricant de pilules, n’accorde à celui-ci qu’une ligne sur 12 pages !

Devant l’inquiétant constat que l’information présente dans les cabinets médicaux est majoritairement à visée commerciale, l’UFC – Que Choisir demande à la Ministre de la Santé de se saisir de la prochaine Loi de Santé publique pour garantir aux usagers la qualité de l’information mise à disposition dans les cabinets médicaux, en la réservant aux seuls acteurs institutionnels.
Que Choisir en Ligne


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