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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Location: Des agences immobilières condamnées
Dans un jugement rendu le 3 décembre 2013, la première chambre civile du tribunal de grande instance de Paris a déclaré illicites plusieurs types de frais très souvent imposés aux locataires. Il s’agit notamment de « la pratique consistant à facturer au locataire sous la dénomination de "service d'avis d'échéance" des frais d'expédition de quittance (Foncia) et de la facturation systématique au locataire des frais d'état des lieux sans qu'il ait nécessité l'intervention d'un huissier (Laforêt) ».

Foncia a également été condamné pour la proposition d'un service appelé le « Pass-location ». Il s’agit d’une « une offre de crédit » réservée aux titulaires d'un crédit renouvelable, que Foncia commercialise « sans indiquer de façon explicite la faculté de conclure un contrat de crédit amortissable à la place d'un contrat de crédit renouvelable ». La décision concerne une minorité de locataires seulement, mais constitue une des premières applications de la loi Lagarde de 2010 sur le crédit à la consommation dans le domaine du logement.

Foncia devra corriger ses pratiques sur la facturation de l’avis d’échéance et le Pass-location, sous astreinte de 500 € par manquement constaté. Le groupe doit également payer 8 000 € de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, et insérer un extrait du jugement sur la page d'accueil du site Internet de l'enseigne. Laforêt (groupe Avenir gestion immobilière), pour sa part, a été condamné à 2 000 € de dommages et intérêts.

Le tribunal a également condamné la pratique du forfait, qui consiste « à réclamer au locataire […] des honoraires sans mettre celui-ci en mesure de vérifier qu'ils n'incluent pas des prestations dont la facturation est interdite ». Les enseignes BHI, Ambroise Immobilier et Domus ont été sanctionnées sur ce point, dans trois décisions distinctes. L’ensemble de ces jugements sont susceptibles d’appel.

Le cadre juridique des rapports entre agences et locataires devrait évoluer bientôt. La loi Duflot sur le logement, en cours d'examen au Parlement, met en effet à la charge du bailleur tous les frais liés à la mise en location de son bien, à l'exception de l'état des lieux et de la rédaction du bail, partagés entre le bailleur et son locataire. Ces frais seront plafonnés par décret.

Enquête agences immobilières

En août 2011, nous avons publié une enquête sur les pratiques des agences immobilières. Des bénévoles des associations locales de l’UFC-Que Choisir avaient visité 1 056 agences. De très nombreuses pratiques illégales avaient ainsi été observées.
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Erwan Seznec


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Comment reconnaître du bon pain
Cinq critères à prendre en compte

L’aspect. Un bon pain est beau. La baguette a une jolie forme oblongue aux bouts pointus, signe d’un façonnage manuel, à l’opposé de la baguette parallélépipédique découpée à l’emporte-pièce. Sa croûte, d’une couleur dorée, n’est ni cloquée ni écaillée. Les grignes (rainures ou sillons dans la croûte supérieure, là où le boulanger donne des coups de lame) doivent être ouvertes et non déchirées. La partie inférieure du pain est plate et lisse, signe qu’il a été cuit dans un four à sole de pierre réfractaire.

La densité. Il faut toujours soupeser le pain. Plus il est dense, meilleur il sera. Un pain léger et volumineux révèle l’emploi d’une farine très blanche, un pétrissage intense et l’abus d’enzymes et d’additifs. Des techniques qui font payer de l’air au prix du pain !

La croûte. Elle est mince et croustillante. Quand on la presse entre les doigts, elle émet un léger craquement.

La mie. Sa couleur n’est jamais blanche, mais crème avec des reflets nacrés, voire jaune pâle (celle des pains multicéréales ou au levain tire sur le marron clair). La présence d’alvéoles irrégulières est un critère essentiel. Fuyez les mies cotonneuses ou collantes. Souple et moelleuse au toucher, sa texture doit offrir néanmoins une certaine résistance à la mâche.

Les arômes et les saveurs. Le pain est au moins aussi riche en composés volatils que le vin. Au nez, la croûte développe des arômes puissants de grillé, de caramel, et parfois de noisette. La mie présente des flaveurs complexes de céréales chaudes avec des notes beurrées.

Petit lexique du pain:

choisir-son-pain


Si vous aimez le pain complet, optez plutôt pour le bio.

Le pain de « tradition française ». Non surgelé, sans additifs chimiques, il est composé de farines de blé, d’eau, de sel, additionné de levure ou de levain. Six adjuvants naturels sont autorisés, mais en quantités limitées : les farines de fèves et de soja, la farine de malt de blé, le gluten, les amylases fongiques, et la levure désactivée.

Le pain courant français. Aux adjuvants naturels autorisés s’ajoutent 14 additifs. L’acide ascorbique (E300), la lécithine de soja (E322) et les mono et diglycérides d’acides gras (E471) comptent parmi les plus utilisés. Ils visent surtout à accélérer la fabrication et à améliorer la conservation.

Le pain au levain. Il est préparé à partir d’un levain défini comme une pâte composée de farine de blé ou de seigle, d’eau et éventuellement additionnée de sel et d’autres ingrédients comme le miel, et soumise à une fermentation naturelle. Le levain donne des produits plus typés, avec une petite pointe d’acidité. Il favorise la tolérance digestive du gluten et améliore l’assimilation des composés minéraux du pain.

Les pains complets et semi-­complets. Les premiers sont préparés à partir d’une farine de blé dite « complète » ou « intégrale » (de type 150), issue du grain de blé entier (y compris germe et enveloppe). Les pains semi-complets (ou pains bis) proviennent de farines de composition intermédiaire entre la farine de blé courante et la « complète » (farines de type 80 ou 110, dite bises). Les enveloppes périphériques du grain présentant plus de risques de contamination, notamment par des mycotoxines et par des résidus de pesticides, mieux vaut opter pour le « bio » si l’on veut manger du pain complet.

Le pain de campagne. Il est issu d’une farine de blé de panification courante ou d’une farine bise ou d’un mélange de ces farines avec addition ou non de farine de seigle. La fermentation se fait de façon à développer une saveur un peu acidulée et à obtenir une plus longue conservation.

Le pain de seigle. La farine de seigle peut être additionnée de farine de blé (35 % maximum).

Les pains spéciaux. Ils peuvent comporter, outre les ingrédients classiques, des matières grasses et/ou sucrantes, des produits laitiers, des additifs, des mélanges de céréales ou de graines. La plupart sont conçus à partir de mélanges d’ingrédients prêts à l’emploi livrés aux boulangers par l’industrie.

Les différents types de farine

Farine T45, T65, T80… La valeur nutritionnelle du pain résulte, en partie, du type de farine entrant dans sa composition. La classification des farines dépend du taux d’extraction du blé, et donc de la quantité de matières minérales restant dans la farine. Dans la farine T150, le grain est laissé entier avec ses enveloppes et son germe. Il est à la base du pain complet. À l’opposé, la baguette et les pains « blancs » courants sont fabriqués à partir de farine T55 ou T65. Entre ces deux extrêmes, on trouve des farines « bises » de type T110 et T80 qui constituent un bon compromis entre les farines complètes, dont la teneur en fibres ne facilite pas leur dispersion dans le bol intestinal, et les farines blanches, trop raffinées. Mais ces farines se prêtent surtout à la fabrication de pains boules et de miches. « Les baguettes issues de farine T80 n’emportent pas l’adhésion des ­consommateurs, en raison de leur teinte grise et d’un volume plus compact », constate Hubert Chiron, responsable du fournil expérimental de l’Institut National de la recherche agronomique (Inra).

Bon à savoir. Réservée aux farines haut de gamme, la mouture à la meule de pierre est plus grossière que la mouture industrielle sur cylindres, ce qui modifie leurs caractéristiques physico-chimiques et leur confère une valeur ajoutée sur le plan organoleptique.
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Florence Humbert


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Vins: La peste soit des pesticides
Vous prendrez bien un peu d’iprodione ou de carbendazime ? » « Non merci ! Très peu pour moi ! » Les résultats de nos analyses portant sur 92 vins sélectionnés dans toutes les régions de France montrent pourtant qu’en buvant un verre de vin, vous avez toutes les chances d’avaler à votre insu quelques microgrammes de ces résidus de pesticides. Pratique­ment tous les échantillons de notre sélection en contiennent. Certes, les teneurs sont infinitésimales et toutes largement inférieures aux seuils de toxicité, appe­lés LMR (limite maximale de résidus), établis par l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) (voir encadré) applicable au raisin de cuve, c’est-à-dire avant fermentation alcoolique. Car, bizarrement, il n’existe pas en Europe de LMR officielle pour le vin. « C’est une hypocrisie. Le projet de LMR est à l’étude depuis deux ans, mais des lobbys s’y opposent. C’est pourtant une nécessité. Certains pays comme le Canada, le Japon, la Suisse ou les États-Unis l’ont d’ailleurs déjà fait depuis longtemps », s’insurge Alain Dourthe, régisseur de plusieurs domaines prestigieux dans le Libournais, dont le château Faugères, saint-émilion premier cru classé. D’autres voix s’élèvent également dans la profession pour dénoncer cette situation et réclamer la mise en place d’une LMR pour le vin, au moins cinq à dix fois inférieure à celle du raisin de cuve. En attendant, pas de réglementation, donc pas de contrôles ! Pas étonnant, dans ces conditions, que les campagnes d’analyses sur les teneurs en pesticides dans nos bouteilles soient quasiment inexistantes, contrairement à ce qui se pratique pour d’autres produits alimentaires comme les fruits, les légumes, l’eau ou le lait. Jean-Luc Monteillet, vigneron à Grignan (26) fait réaliser régulièrement, et de sa propre initiative, des analyses de ses cuves car il exporte une grande partie de sa production. « Aujourd’hui, on ne peut pas prendre le risque de voir une palette bloquée en douane aux États-Unis ou au Japon pour cause de dépassement des doses de résidus admissibles ! » Paradoxe : en trente ans, Jean-Luc Monteillet n’a jamais subi le moindre contrôle de la teneur en pesticides de ses vins par les services de l’État.

92 bouteilles de vin analysées (voir les résultats sur le fichier joint)


Certes, on retrouve toujours beaucoup moins de résidus dans le vin que dans le raisin. Car le pouvoir d’épuration des processus chimiques et physiques de la vinification est extrêmement puissant. « Normalement, il ne devrait pas subsister de résidus dans le produit fini, ou seulement des quantités infinitésimales », explique Pascal Chatonnet, œnologue et directeur d’Excell, un laboratoire d’analyses spécialisé. C’est hélas loin d’être le cas de nos échantillons, preuve que les pratiques à la vigne sont toujours loin d’être vertueuses. Selon nos analyses, les vins issus de cultures conventionnelles hébergent en moyenne quatre pesticides, des fongicides pour la plupart, et jusqu’à quatorze molécules différentes dans une seule bouteille ! Cerise sur le gâteau, deux molécules interdites en Europe ou en France ont été détectées : le bromopropylate, un acaricide retrouvé à l’état de traces dans un échantillon ainsi que le carbendazyme, détecté dans dix-neuf vins et quantifié dans cinq. Bien que ce fongicide possède une LMR au niveau européen, il ne bénéficie plus d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans notre pays depuis 2007. Quant aux vins « bio », ils ne sont pas tous irréprochables, même si la plupart d’entre eux ne comportent que des traces de pesticides, probablement d’origine environnementale. Difficile d’y échapper lorsqu’on est entouré d’agriculteurs productivistes qui traitent à tout-va et en font généreusement profiter leurs voisins.

Enfin, les quantités totales de résidus mesurées dans plusieurs bouteilles inquiètent, surtout si on les compare à la concentration maximale admise (CMA) pour notre boisson de base : l’eau du robinet. Champion toutes catégories, le graves blanc 2011 du château Roquetaillade-le-Bernet totalise ainsi 1 682 µg de résidus (voir tableau), une quantité 3 364 fois plus élevée que la norme appliquée à l’eau potable (0,5 µg/kg). Bien sûr, on consomme (en principe !) beaucoup moins de vin que d’eau. Il serait donc injuste de leur appliquer les mêmes critères. Cela ne dédouane pas pour autant les échantillons les plus chargés en pesticides. Des taux qui sont la consé­quence directe de l’utilisation massive de produits phytosanitaires à la vigne.

Pollution durable et augmentation des cancers

Car les chiffres sont têtus. Alors qu’elle ne couvre que 3,7 % de la surface agricole utile, la viticulture reçoit 20 % du tonnage épandu en France. Il faut dire que la vigne est la proie de nombreux ennemis (oïdium, mildiou, botrytis…) et nécessite beaucoup de soins pour produire de beaux fruits. Après la Seconde Guerre mondiale, l’invention de nombreuses molécules de synthèse (fongicides, herbicides, insecticides) a considérablement facilité le travail des viticulteurs. La fertilisation artificielle des sols conjuguée à un apport massif d’intrants, a permis d’augmenter considérablement les rendements tout en diminuant les coûts de production. Mais au prix d’une pollution durable de l’air, du sol et de l’eau. Les viticulteurs ont été les premières victimes du triomphe de la chimie dans les vignobles, des traitements généralisés à grande échelle, appliqués sans précaution particulière. De nombreuses études épidémiologiques révèlent, par exemple, l’augmentation de certains types de cancers (lym­phomes, myélomes multiples, cancers du cerveau et de la prostate…) et de la maladie de Parkinson dans leurs rangs. Une menace qui pèse également (à un moindre degré) sur les riverains des vignobles : une enquête récente de l’association « Générations futures » montre en effet que, si les salariés viticoles ont onze fois plus de résidus de pesticides dans les cheveux que la normale, les riverains du vignoble en ont cinq fois plus ! De quoi justifier leur « ras-le-bol » des dérives continuelles et de l’augmentation constante de l’utilisation de pesticides dans la vigne. Celle-ci a encore progressé de 2,7 % entre 2010 et 2012. Une situation inacceptable qui augure bien mal du respect du plan Ecophyto 2008, issu du Grenelle de l’environnement, visant à réduire de moitié l’emploi des pesticides dans un délai de dix ans.

Début d’une prise de conscience:


Signe d’un changement de mentalité chez les vignerons, les herbicides sont de moins en moins utilisés.

Depuis une dizaine d’années, un changement de mentalité s’est pourtant opéré dans la profession. Les nouvelles générations ont enfin compris la nécessité absolue de réduire drastiquement les traitements phytosanitaires. L’heure est à l’agriculture raisonnée, à la lutte intégrée, voire biologique ou biodynamique. Mais entre déclarations d’intention et pratiques réelles sur le terrain, la marge est souvent considérable. Seule la viticulture biologique bénéficie d’un label d’État, authentifié par le respect d’un cahier des charges contrôlé par des organismes certificateurs agréés (Ecocert, Qualité France, etc.). « L’agriculture raisonnée est une démarche volontaire. Chacun place lui-même le curseur sur une échelle qui peut aller de un à cent ! », constate Dominique Roy, professeur de protection des végétaux au CFPPA (Centre de formation professionnelle et de promotion agricole) de Beaune et vigneron à Pommard. Et surtout l’agriculture raisonnée, tout comme d’ailleurs l’agriculture biologique, ne repose pas sur une obligation de résultat dans les produits finis. « La preuve irréfutable du respect de l’environnement est pourtant dans la bouteille ! », affirme Pascal Chatonnet. Tel est l’objectif du label privé « Excell + Nature » qu’il a créé en 2009. Basé sur un accompagnement des viticulteurs dans leur stratégie de lutte contre les maladies de la vigne et le renforcement de ses défenses naturelles, ce label n’est décerné qu’après analyse des produits finis. Seuls les vins contenant au plus cinq molécules différentes et une teneur maximale de résidus de 50 µg/kg peuvent l’obtenir. Des conditions remplies par un tiers seulement de nos échantillons !

Limites maximales de résidus (LMR) : peut-on leur faire confiance ?


On ne sait rien sur les effets des substances entre elles ni sur les adjuvants autorisés.

Sur les 33 molécules détectées dans les 92 vins testés, 7 (Benthiovalicarb Ip, Iprodione, Iprovalicarb, ­Procymidone…) sont classées cancérogènes, et/ou toxiques pour la reproduction ou le développement, ou encore perturbateur endocrinien. Et pour 13 d’entre elles, il existe une présomption de toxicité pour l’homme. Toutes figurent néanmoins sur la liste positive des substances actives autorisées à l’échelle communautaire. L’homologation de chaque molécule est toujours ­accordée pour une période de 5, 10 ou 15 ans, selon sa dangerosité, et assortie d’une limite maximale de résidus (LMR). Ces LMR sont fixées par les autorités sanitaires à partir de la « dose sans effet indésirable observé » (NOAEL) sur l’animal, à laquelle on applique encore une marge de sécurité importante. Mais cette méthodologie est de plus en plus contestée par certains toxicologues, notamment pour les perturbateurs endocriniens, qui peuvent avoir des effets très importants à très faibles doses. Par ailleurs, l’estimation des risques sanitaires des pesticides reste le plus souvent fondée sur le profil toxicologique de chaque produit, sans tenir compte des effets cumulés des molécules entre elles. Un choix pour le moins risqué. Dernier point noir : les dossiers d’homologation ne portent que sur les molécules actives. Les données concernant les nombreux adjuvants restent confidentielles, car protégées par le secret industriel. « Ceux-ci pourraient participer à la toxicité des substances actives, car ils constituent une première forme de mélange », affirment les auteurs d’une expertise collective de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) sur les effets de pesticides sur la santé. Selon ces experts, la composition intégrale des produits devrait au moins être accessible aux équipes de recherche comme aux médecins du travail. Il en va de la santé des utilisateurs.
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Florence Humbert avec Éric Bon


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Rentrée scolaire en grandes surfaces
Alors qu’à l’approche de la rentrée, la grande distribution nous promet des économies substantielles, notamment via ses sites drives, l’UFC-Que Choisir publie sur la base de la liste officielle de fournitures, une enquête instantanée (1) qui révèle une réalité en trompe-l’œil. Le scandale n’est en effet pas là où on l’attend : si l’évolution globale des prix reste effectivement contenue en magasin, en revanche sur leurs sites drives la quasi-totalité des enseignes jouent les mauvais élèves s’agissant de la disponibilité des produits recommandés par l’Education nationale.

Les fournitures scolaires courantes constituent 41% de l’ensemble des dépenses de rentrée, soit le premier poste de dépense devant les livres, les frais de rentrée ou l’habillement. L’UFC-Que Choisir a donc suivi, en s’appuyant sur la liste de l’Education Nationale, l’évolution des prix de plus 5 000 références différentes, regroupant 45 catégories de fournitures : trousse et cartable, papeterie, traçage et mesure, écriture et dessin, etc(2). Les niveaux de prix ont été suivis sur Internet à partir des prix relevés dans plus de 1 000 magasins drives de 12 enseignes de distribution (hors hard discount).

Sur un an, une hausse contenue qui masque des écarts importants

Pour le primaire, le prix du cartable est de 98,04 €, alors qu’il s’élève à 136,43 € en 6ème. Par rapport à 2012, l’évolution de prix moyenne sur un an est de +0,6%, soit une hausse très limitée, inférieure à l’inflation globale sur la même période. Cette hausse globale modérée cache néanmoins des coups de massue tarifaires injustifiés qui concernent aussi bien les produits de marque que les marques de distributeurs : le crayon graphite bout gomme BIC +9%, le stylo plume Chrome de Waterman +8%, la calculette scientifique Casio +6% ! A l’inverse, le ruban adhésif Scotch baisse de 3% et le stylo à bille BIC cristal de 15%.

Prix du cartable : jusqu’à 44% de différence entre les bons élèves et les bonnets d’âne

Parmi les hypermarchés, Leclerc est le premier de la classe avec les fournitures les moins chères à 105 € (prix des fournitures de 6ème), suivi par Auchan à 122 € et Géant à 127 €. L’hyper le plus cher est Cora avec des fournitures à 140 €, soit 33% de plus que Leclerc. Au rayon des supermarchés, c’est Super U qui est le moins cher à 135 €, suivi par Intermarché Super 143 € et Casino 169 €. A l’inverse, Monoprix est le plus cher à 195 €, soit 44% de plus que Super U.

Remplir son cartable auprès des drives : un parcours du combattant

Au-delà du prix, encore faut-il trouver les produits de la liste de l’école. Or, sur ses drives la grande distribution fait l’école buissonnière quand il s’agit de la disponibilité des produits. Sur les 45 catégories de produits recherchées, nous n’avons retrouvé en moyenne qu’un produit sur deux, dans les rayons Internet. Selon les enseignes, il est par exemple difficile de dénicher des produits tels que les cahiers de texte, les protèges cahiers, les équerres ou la calculatrice scientifique, sans parler des cahiers de musique quasiment introuvables. A devoir ainsi rechercher d’un magasin à l’autre les fournitures manquantes, les promesses d’économies risquent vite d’être effacées par le plein d’essence !
Les drives des chaînes de supermarchés sont logiquement moins bien fournis en moyenne que leurs homologues en hypers : avec seulement 23% des produits de notre échantillon trouvés sur Internet, le drive de Super Casino est le plus mal noté, alors que celui de Monoprix est le moins mal fourni des supers avec 63% des produits trouvés. Si ces faibles performances peuvent se comprendre pour les enseignes de supermarchés du fait de leurs assortiments réduits, en revanche rien ne justifie que l’on ne trouve que 61% des produits recherchés sur les sites des hypers. Dans ces conditions, Leclerc est peut-être le moins cher… mais il ne propose dans ses drives que 42% des produits de notre liste ! A l’inverse, le site de Cora est au tableau d’honneur, car on peut y faire la plus grande partie des courses de la rentrée, avec 82% des produits recommandés qui sont disponibles.

Les marques nationales, souffre-douleur de la grande distribution

Quant à remplir son cartable avec des produits de marques nationales, c’est tout bonnement mission impossible à partir des magasins drives, où sont proposés avant tout les produits à marques de distributeurs (MDD). Chez les hypers, les moins bien notés en matière de disponibilité des produits de grandes marques sont Auchan et Leclerc avec seulement 4% et 14% de produits de marque de notre échantillon, trouvés sur leurs sites respectifs !
Au final, la promesse de la grande distribution d’une rentrée pas chère, n’est donc qu’à moitié tenue. Pour éviter les fausses économies payées « plein pot », l’UFC-Que Choisir invite les consommateurs à réfléchir à deux fois avant de céder aux sirènes de la grande distribution, plus particulièrement sur Internet, et leur recommande de privilégier sur la base de son enquête, les grandes surfaces présentant le meilleur rapport entre le coût, la disponibilité des produits et la proximité par rapport à leur domicile.



(1) Enquête réalisée sur Internet, à partir de trois campagnes de relevés de prix, réalisées en août 2012, juillet 2013, ainsi que du 12 au 14 août 2013.
(2) Ne sont pas pris en compte dans cette liste les livres de classe, l’habillement et les articles de sport.
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Distribution d’électricité: Hautes tensions sur la qualité d’alimentation des Français
Coupures de courant : des écarts de 1 à 10 entre les départements

Si, au national, la croissance du temps de coupure de la dernière décennie (passage de 50 à 200 minutes de coupure de 2002 à 2009) semble enrayée depuis 2010, notre analyse permet en revanche de dénoncer l’extrême disparité existant entre les départements. Ainsi, alors que les parisiens supportent en moyenne 20 minutes de coupure par an, les habitants du Morbihan en subissent près de 10 fois plus : 195 minutes. Pire, certains départements, parfois les plus touchés (Morbihan, Loire-Atlantique) voient leur temps de coupure augmenter depuis 4 ans.

Qualité du réseau de distribution : 1,2 milliard d’euros par an à trouver d’ici 2020

De 1992 à 2004, les investissements dans le réseau ont baissé de 50 % entrainant un vieillissement prématuré des installations avec pour conséquence directe la hausse des coupures. Malgré la reprise récente des investissements, ceux-ci restent bien trop faibles pour assurer la qualité du réseau : seulement 826 millions d’euros, alors que le besoin est estimé à 2 milliards d’euros par an d’ici 2020. Comment ne pas s’étonner d’un tel chiffre alors les consommateurs paient déjà 1,9 milliard d’euros au titre de la taxe sur la consommation finale d’électricité, somme collectée par les communes, mais qui n’est pas forcément affectée au réseau électrique ?

Mécanismes de régulation : bonus pour ERDF… et malus pour les consommateurs

Ce sous-investissement dans la qualité du réseau est dû à la trop grande faiblesse des deux mécanismes d’incitation existant en France. Le dispositif de Bonus/Malus de la CRE se base principalement sur une moyenne nationale du temps de coupure sans prise en compte des disparités territoriales. En 2011, ERDF a ainsi obtenu un bonus de 7,5 millions d’euros malgré la fracture territoriale déjà décrite. De même, si ERDF doit compenser financièrement les coupures très longues, le niveau de compensation est aujourd’hui trop faible (moins de 10 € pour 48 heures de coupure continue) pour l’inciter à améliorer le réseau, mais aussi pour indemniser le préjudice subi par les clients. Comparativement, nos voisins Italiens ou Suédois obtiennent des indemnisations 10 à 15 fois supérieures sur un temps comparable.

Au vu de ces éléments, et aux fins de garantir un accès de qualité, pour tous, au réseau électrique, l’UFC-Que Choisir demande :

Une plus grande transparence des gestionnaires de réseaux sur l’information diffusée, notamment la fréquence des coupures ou la régularité de la tension délivrée ;
La mise en place de mécanismes véritablement incitatifs permettant d’améliorer la qualité d’alimentation et de reconnaitre le préjudice réel subi par les consommateurs.

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Cantines scolaires: Les mauvaises élèves de la qualité nutritionnelle sont...
Respect global de la réglementation : un bilan « mi figue-mi raisin »

Les établissements scolaires réussissent l’examen de passage sur les critères les moins chers (légumes, produits laitiers et féculents), en revanche, beaucoup d’entre eux échouent sur les ingrédients les plus chers (viande rouge, poisson, crudités et fruits frais), remplacés par des produits hachés bon marché. La diminution des coûts matière au dépend de la qualité nutritionnelle, est renforcée par les choix proposés en self qui privilégient une invasion de produits gras et sucrés au détriment des crudités et fruits crus.

Ecoles élémentaires publiques : une impressionnante montée en régime de la qualité

Largement critiquées dans le passé par l’UFC-Que Choisir et les autorités sanitaires, les écoles primaires publiques obtiennent en 2013 la moyenne de 15,2. Force est de noter l’impact de la nouvelle réglementation : sur les 12 communes ayant écopé de l’appréciation « médiocre » ou « mauvais » en 2005, 11 décrochent l’examen 2013 haut la main, avec une moyenne de 15,5(2) !

Etablissements secondaires publics : des résultats décevants

Avec 12,6/20 (13,1 pour les collèges et 12,2 pour les lycées), les établissements publics du secondaire sont plus de 2 points et demi en dessous de la moyenne du primaire. En cause, les menus avec choix qui laissent les élèves consommer certains aliments à des fréquences très inférieures à la norme (2 fois moins de poisson et 3 fois moins de viande que la norme).

Le privé : bonnet d’âne de la qualité nutritionnelle

Les établissements privés, également assujettis à la réglementation, sont en réel décalage. La moyenne des 55 écoles élémentaires privées est de 11,3, soit près de 4 points de moins que dans le public. Pour le secondaire, la moyenne est d’à peine 10 du fait de l’absence de maîtrise de l’équilibre nutritionnel : ainsi dans la moitié des établissements, la mauvaise conception des choix aboutit à ce que les élèves aient la possibilité de ne manger aucune crudité, poisson, viande rouge non hachée durant les 20 jours analysés !

Gestion concédée/régie directe : pas de tableau d’honneur

Contrairement à l’assertion de certains professionnels, la gestion concédée n’est pas l’assurance d’une meilleure qualité nutritionnelle. Ainsi, parmi les 10 cantines les plus mauvaises du secondaire privé, 7 sont gérées par des grandes sociétés de la restauration collective (Elior, Sodexo et Scolarest).

« Junk food » : après les distributeurs, les cafétérias

Dans 48 établissements secondaires, la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie, implantés au cœur même des établissements, avec en guise d’aliments des produits fortement déséquilibrés, la réglementation de 2011 ne s’appliquant pas à eux.

Alors que les rapporteurs de la mission du Premier Ministre sur les « normes absurdes » à supprimer ont prévu de mettre les textes de 2011 à leur « tableau de chasse », les résultats de l’enquête de l’UFC-Que Choisir plaident incontestablement pour leur maintien impératif et appellent même à un renforcement de l’encadrement des établissements scolaires. En effet, dans le contexte de progression de l’obésité (18 % des enfants touchés), les cantines scolaires, avec 50 % des élèves et 2/3 des collégiens et lycéens qui les fréquentent, sont un passage obligé de la politique de prévention.

L’UFC-Que Choisir exige que le gouvernement maintienne la réglementation de 2011 mais demande en outre son complément notamment en vue de l’interdiction de tout mode de restauration alternatif ne respectant pas les dispositions règlementaires et de la mise en œuvre du choix dirigé pour les menus à choix multiples.

(1) L’UFC-Que Choisir a fait analyser par trois experts diététiciens spécialisés en restauration scolaire, sur la base de 9 critères reprenant la réglementation en vigueur, les menus servis dans 606 communes et établissements scolaires de France sur 20 jours consécutifs sur la période allant de septembre 2012 à avril 2013, soit un total de 12 000 menus analysés.
(2) On remarque notamment la progression spectaculaire de Malakoff, Metz et Perpignan qui après avoir écopé d’un humiliant « Mauvais » en 2005, décrochent huit ans plus tard respectivement : 16/20, 17,7/20 et 16,1/20. Seule Calais, reste à la traîne avec un 8,8.

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Logement étudiant
Alors que certains bacheliers sont encore et toujours en quête d’un logement pour leurs études supérieures, l’UFC-Que Choisir rend publics aujourd’hui les résultats effarants d’une enquête sur la pertinence des services des marchands de listes et le respect de leurs obligations légales. Face aux abus constatés, l’association dépose plainte contre 13 enseignes.

Interpellée par de nombreux témoignages dénonçant l’obligation, parfaitement illégale, de payer avant la remise de la liste ainsi que l’indisponibilité des biens proposés, l’UFC-Que Choisir a diligenté une enquête dans 11 villes universitaires en simulant la recherche d’un appartement pour un étudiant auprès de 18 marchands de listes appartenant à 15 enseignes . Les résultats sont sans appel : les mauvaises pratiques des vendeurs de listes se situent à tous les étages.

Vous avez dit « marchands de listes » ? : Dans les annonces passées, les réponses téléphoniques ou même parfois en établissement, les vendeurs de liste masquent leur activité réelle (la simple remise de listes d’annonces) et induisent le consommateur en erreur en laissant penser qu’il s’agit d’un agent immobilier prêtant son concours à la rédaction du bail et à l’état des lieux. Par exemple, le prix de la liste est déguisé en « honoraires » ou « frais d’agence ».
Paie pour voir ! : Alors que la loi impose que le paiement de la liste s’effectue après la prestation, 89% des marchands ont exigé l’argent avant la remise du moindre document. Or, le montant est loin d’être modique, en moyenne 200 euros, et jusqu’à 450 euros à Paris. Au-delà de l’illégalité, c’est tout de même un comble d’exiger d’un étudiant un tiers de son budget mensuel (610 euros ), alors même qu’il ignore le nombre de biens qui correspondront à sa demande, et n’a aucune garantie d’obtenir une location.

Pas besoin de vos critères : Le service proposé ne peut en aucun cas être comparé à un service de recherche, puisque le vendeur ne fournit qu’une simple liste de biens, parfois reprise pure et simple d’annonces déjà diffusées dans la presse locale, correspondant à des critères limitatifs et approximatifs. Les vendeurs adressent des biens « déjà en stock » dans les fichiers et ne vont aucunement tenter de trouver des biens correspondants aux critères et attentes particulières du client.

Peu de biens proposés, rarement pertinents : Sur la base du loyer et de la surface minimum demandée (conformes au marché), seuls 49% des biens proposés étaient pertinents, soit moins d’une annonce sur deux ! Ce résultat est d’autant plus désolant lorsqu’on constate que, pour les mêmes critères, un grand site internet gratuit propose, dans 94% des cas, plus d’annonces de biens pertinents à loyer inférieur, souvent largement, aux loyers de la liste des vendeurs. Pire, bien pertinent ne rime pas avec disponible. Par exemple, à Lyon, sur les 4 biens pertinents de la liste APL Location, 3 n’étaient déjà plus disponibles dans les 24 heures qui suivaient l’achat de la liste.

Décidée à ce que les candidats à la location, particulièrement les étudiants, ne soient pas plus longtemps victimes des vendeurs de listes, l’UFC-Que Choisir :

Dépose plainte contre 13 enseignes pour pratiques commerciales trompeuses ;
Invite les étudiants et leurs parents à réfléchir à deux fois avant de recourir à grand frais à ces vendeurs, et met à disposition sur son site internet www.quechoisir.org une fiche d’information ;
Demande au Législateur d’encadrer plus strictement l’activité de « marchands de listes » pour garantir une valeur ajoutée par rapport au marché gratuit en prévoyant la vérification par le marchand de la fiabilité du descriptif des annonces (surface réelle, quartier, etc.), définissant un contrat type assurant une réelle personnalisation de la recherche à travers des critères précis (surface minimum, exposition, DPE, etc.) et en imposant une réactualisation quotidienne des fichiers et des informations transmises au consommateur.

(1) L’enquête s’est déroulée en février à Paris, et en juin 2012 à Bordeaux, Caen, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Rennes, Strasbourg, Toulouse. 18 marchands de listes ont été visités, ceux-ci appartenant à 15 enseignes : Ancea, APL Location, Casa Immo, Chaîne des propriétaires et des particuliers, Directe Location Bordeaux, Directe Location Dijon, Git’Immo, Hestia (non attaquée), Loc’a (non attaquée), MIL’IM Lyon, MIL’IM Strasbourg, Pan euro Nord, Pan euro Sud, Service location, Top Immo 59.

(2) Selon une étude BVA-Sodexo publiée le 14 mai 2012.
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Application de la loi Lagarde sur le crédit à la consommation
Trois ans après sa première enquête sur la distribution du crédit à la consommation et un an après la pleine entrée en vigueur de la loi Lagarde devant assainir les pratiques des professionnels, l’UFC-Que Choisir rend publics ce jour les résultats affligeants de son enquête réactualisée en magasins et auprès des sites Internet.

La loi Lagarde comporte en effet -grâce à la mobilisation de l’UFC-Que Choisir- de nombreuses avancées sur la distribution du crédit à la consommation : offre alternative au crédit renouvelable (anciennement appelé revolving) et vérification obligatoire de la solvabilité de l’emprunteur à partir de 1000 euros, meilleure information des consommateurs sur les caractéristiques du crédit. Soucieuse de s’assurer que ces avancées ont franchi les portes des établissements, l’UFC-Que Choisir a enquêté auprès de lieux de vente en suivant le même scénario qu’en 2009 (1). Sur les 1126 demandes de crédit obtenues, les résultats sont sans appel : faisant fi de la loi, les grandes surfaces restent les supermarchés du crédit renouvelable.

Sur les lieux de vente, un triste constat renouvelé : l’exclusivité du renouvelable

Les propositions directes de crédit renouvelable baissent (36%), mais 78% d’entre elles ne font l’objet d’aucune offre alternative de crédit amortissable contrairement à ce qu’exige la loi. Pour obtenir un « X fois sans frais » ou un amortissable, crédits désormais prépondérants (respectivement 70% et 40%), les consommateurs doivent s’équiper encore et toujours d’une carte magasin, sur laquelle se trouve dans 75% des cas un crédit renouvelable. La fidélité est donc plus que jamais le cheval de Troie du renouvelable. Au final, dans près de 3 cas sur 4, le consommateur ressort toujours avec du renouvelable.

Vérification de la solvabilité : crédit en libre-service

Malgré les exigences claires de la loi, dans 85% des cas, il n’y a aucune étude sérieuse de la solvabilité du client (93% en 2009). La situation professionnelle du client (emploi/chômage, CDI/CDD) n’est demandée au client que dans 33% des cas. Cette situation vaut également pour la souscription des « cartes confuses ».

Sur Internet aussi, l’offre alternative est encore trop virtuelle

Les demandes de crédit auprès des principaux sites spécialisés montrent qu’ils ne sont pas en reste dans le tout renouvelable. Certains occultent tout simplement l’offre alternative (Financo), d’autres la dissimulent (Sofinco) ou interprètent strictement la loi en la mentionnant de manière accessoire (Cetelem, Cofidis, Cofinoga). Au total, les pratiques des opérateurs sont loin d’être nettes…

Alors que le surendettement continue sa hausse exponentielle en France (+6,6% en 2011) et que plus de 4 crédits renouvelables sont présents en moyenne dans les dossiers de surendettement, comment admettre que la loi Lagarde ne soit qu’un tigre de papier pour les lieux de vente et les sites Internet ?

Refusant que la fabrique de malendettement continue de tourner à plein régime et décidée à promouvoir un endettement des ménages socialement et économiquement productif, l’UFC-Que Choisir :

- Saisit la DGCCRF pour que la loi Lagarde soit respectée et les infractions sanctionnées ;

- Agit en justice : pour l’exemple, 5 associations locales ont déposé plainte pour défaut d’offre alternative contre des magasins des groupes Carrefour, But, Fly, Cora ; la Fédération a fait de même auprès du TGI de Paris contre Sofinco, Financo, Cetelem, Cofidis et Cofinoga ;

- Intervient auprès des parlementaires pour demander : l’interdiction de la vente de crédit renouvelable sur le lieu de vente ; la déliaison totale entre carte de fidélité et crédit renouvelable ; la vérification de la solvabilité dès le 1er euro emprunté, corroborée par des pièces justificatives à partir de 1 000 € empruntés ; sans oublier l’interdiction du démarchage en matière de crédit.

(1) Les associations locales ont enquêté 1 126 magasins appartenant à 45 enseignes différentes entre le 21 janvier et le 4 février 2012 autour d’un scénario unique, la demande d’un crédit pour l’achat d’un ou plusieurs articles pour un montant supérieur ou égal à 1 000 €.
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Pompes funèbres: les funestes pratiques ont la vie dure
Epinglées à l’automne 2008 par l’UFC-Que Choisir, les prestations funéraires ont fait l’objet d’une réforme législative devant permettre de renforcer l’information des consommateurs s’agissant des seules prestations obligatoires à réaliser et ainsi leur permettre de mieux faire jouer la concurrence.

Suite à cette réforme de 2008 et à l’arrêté ministériel du 23 août 2010 (*1) fixant un modèle de devis obligatoire, l’UFC-Que Choisir a visité 997 magasins funéraires (*2) pour obtenir un devis pour l’organisation de funérailles et ainsi vérifier la conformité à la loi des pratiques des opérateurs et apprécier les écarts de prix pour les différentes prestations.

La transparence tarifaire enterrée !

Plus de six mois après l’entrée en vigueur de l’arrêté fixant un modèle de devis obligatoire, dans 18% des cas, nos enquêteurs sont repartis sans le moindre devis ! Pire, seuls 3% des devis récoltés respectent les modèles de devis obligatoires et 39% s’en rapprochent sans être conformes pour autant. Si le brouillard informatif ne s’est pas dissipé, cela s’explique sans doute par l’absence de sanctions à l’obligation de transparence prévue dans les textes. Est-il besoin de rappeler que sans modèle de devis universel, il est impossible pour les familles endeuillées de comparer les services fournis par différents opérateurs funéraires, et que cette opacité est un terreau fertile pour renchérir les prestations ?

Nos très chers morts !

Le coût total pour des obsèques, hors caveau et concession, s’établit à 3098 euros en moyenne. Mais d’un opérateur à l’autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 1300 euros pour le plus économique à plus de 6101 euros pour le plus onéreux. Ce grand écart tarifaire est dû non seulement à un florilège de prestations « non obligatoires » mais aussi à des opérations surfacturées. Ainsi, les prix relevés pour les démarches et formalités administratives, qui sont des opérations standardisées, se situent dans une fourchette de 110 euros à 263 euros et les prestations pour les soins de conservation sont facturées entre 280 euros et 365 euros.

Les avancées réglementaires n’ont donc pas mis fin aux mauvaises pratiques des professionnels auxquels les consommateurs endeuillés doivent encore et toujours faire face ! Il serait sans doute opportun d’étendre l’obligation d’information aux mairies et aux établissements de soins et de ne pas la limiter aux opérateurs funéraires qui, rappelons-le, sont avant tout des commerçants !

Crémation : les idées reçues partent en fumée

Dernier constat, alors que 30% des funérailles donnent lieu à une crémation, chiffre qui a doublé en 10 ans, l’enquête de l’UFC-Que Choisir démontre que, contrairement à une idée reçue, l’incinération ne constitue pas toujours une solution plus économique que l’inhumation. En effet, lorsque la crémation a été proposée, dans 36% des cas, les devis étaient plus chers.

Refusant que les avancées législatives restent lettre morte, l’UFC-Que Choisir demande donc aujourd’hui :

Au gouvernement d’assortir de sanctions l’obligation d’utilisation du modèle de devis et d’enjoindre à la Direction Générale des Collectivités Locales d’établir, après consultation du Conseil National des Opérations Funéraires (CNOF), un livret d’information sur les obsèques qui devra être mis à disposition dans les mairies et en établissements de soins ;
A la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) de réaliser des contrôles afin de veiller à ce que des devis, conformes à la loi, soient systématiquement émis.



(*1) Arrêté du 23/08/2010 publié au JORF du 31/08/2010, portant définition du modèle de devis applicable aux prestations fournies par les opérateurs funéraires : « En application de la réglementation funéraire, seules les prestations suivantes sont obligatoires : fourniture d’un véhicule agréé pour le transport du corps (avant ou après la mise en cercueil), d’un cercueil de 22 mm d’épaisseur – ou 18 mm en cas de crémation – avec une garniture étanche et 4 poignées et, selon le cas, les opérations nécessaires à l’inhumation et/ou à la crémation (avec fourniture d’une urne cinéraire permettant de recueillir les cendres issues de la crémation) ».

(*2) Les bénévoles des associations ont enquêté entre le 11 et le 24 juin 2011 afin de se renseigner sur l’organisation d’obsèques pour un proche en fin de vie.



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Tourisme en Ardèche
Vous trouverez dans cette article une évaluation au niveau des coûts, accessibilité et services de 4 sites ardèchois:

Espace du parechemin et du cuir
Château d'Aubenas
Musée Papeterie Canson et Mongolfier
Château de Montréal

Retrouver ces données intégrées à l'enquête nationale que l'UFC Que Choisir a publié sous le titre:
Patrimoine culturel: Valorisation à deux vitesses
"Désormais, le monde des musées et des monuments est soumis à une logique marchande. Cette quête de rentabilité à tout prix, au détriment de la mission de service public, compromet l’équilibre du système."
Auteur: Florence Humbert
Dossier accessible aux abonnés de Que Choisir en ligne et sur le magazine Que Choisir.

UFC Que Choisir de l'Ardèche
Alain JARNIAS


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