En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

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Evaluation des maisons de retraite
Comment nous avons procédé

Du 25 janvier au 22 février 2014, les bénévoles de 118 associations locales de l’UFC-Que Choisir ont visité de façon anonyme 1 355 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (sur les 6 280 que compte le territoire) et ont ainsi pu porter une appréciation précise sur chacun d’eux.

Nos visiteurs « mystère » ont pris contact avec les établissements dans l’optique de rechercher une place en maison de retraite pour un proche parent dont le degré de dépendance (Gir) n’était pas encore précisément déterminé. L’objectif fixé était de recueillir un maximum d’informations sur les établissements, de se faire communiquer, si possible, les documents préalables à la demande d’admission : tarif des prestations, règlement intérieur, contrat type, etc. et d’obtenir au moins une visite des locaux communs, voire, si possible, d’une chambre.

Pour compléter cette enquête de terrain, nous avons ensuite adressé un questionnaire officiel à l’en-tête de l’UFC-Que Choisir à chacun des établissements visités par nos enquêteurs, afin d’établir une fiche précisant les données administratives de chaque établissement et son encadrement médical. Seuls 303 établissements ont accepté de nous répondre, soit 22 % de notre panel.

La synthèse que nous présentons reflète donc à la fois les données recueillies sur le terrain et les réponses à notre questionnaire officiel.

Nos appréciations et critères de notation

La chambre

La note se fonde sur plusieurs questions spécifiques à l’équipement de la chambre, seul espace d’intimité des résidents : la présence de sanitaires privés, la possibilité de meubler la chambre à son goût, les systèmes d’appel du personnel disponibles et, enfin, l’appréciation de notre enquêteur sur les chambres. Nous avons accordé la même importance à chacun de ces points.

Les locaux

L’appréciation est basée sur cinq critères : proximité des commerces et services, des transports en commun, présence d’un jardin ou d’un parc, aménagement d’espaces conviviaux (ou de discussion) autres que le salon ou la salle à manger et enfin avis de notre enquêteur, d’une part sur l’état des bâtiments et, d’autre part, sur le cadre de vie dans son ensemble, points auxquels nous avons accordé davantage d’importance.

La vie quotidienne

La note est établie sur la prise en compte de six aspects relatifs à la vie des résidents : la présentation des nouveaux arrivants aux autres résidents pour faciliter leur intégration, la possibilité d’inviter leurs proches à déjeuner, le rythme des activités (autre que la lecture et les jeux), le nombre de sorties par an, l’implication de bénévoles pour les activités et sorties et enfin les contacts intergénérationnels.
Nous avons pondéré le rythme des activités et le nombre de sorties, sans toutefois pénaliser les non-réponses.

L’accueil

Cette dernière appréciation est construite sur trois points : la disponibilité de l’interlocuteur lors de l’entretien, l’interrogation sur le consentement du futur résident et la visite des locaux (qu’elle soit totale, partielle ou impossible), en accordant la même importance à chacun de ces points.

Cette carte est accessible en cliquant sur le lien http://www.quechoisir.org/app/carte-maison-retraite/
Voir aussi notre guide pratique sur le choix d'une maison de retraite
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Publicité dans les boîtes aux lettres La grande distribution en fait plus que jamais des tonnes
En lien avec le réseau environnement de l’UFC-Que Choisir, 748 bénévoles de notre association, dont 236 ayant préalablement apposé un autocollant «Stop pub» sur leurs boites, ont comptabilisé durant le mois d’avril le nombre de publicités non adressées reçues dans leur boite afin de quantifier le volume de pollution publicitaire induite et évaluer l’efficacité du « Stop pub ».

Résultat de notre enquête : 35 % d’augmentation du poids des publicités reçues en 10 ans

Alors que l’on aurait pu croire que, depuis le lancement de la campagne «Stop pub», l’enjeu s’était réduit avec le développement de la publicité sur Internet, il n’en est rien. Notre enquête montre que la pression des imprimés non adressés s’est fortement accrue : leur poids moyen sur un mois est passé de 2 kg par ménage en 2004 (1) à 2,7 Kg en 2014, soit une augmentation colossale de 35 % en 10 ans.

Face à cette déferlante publicitaire, le «Stop pub» fait la preuve de son efficacité. D’après notre enquête, l’apposer sur sa boîte aux lettres permet de diminuer de 83 % le nombre de prospectus reçus, qui chute de 72 à 12 sur un mois.

Dès lors, comment ne pas déplorer l’absence de soutien gouvernemental dont souffre le «Stop pub» depuis plusieurs années ? Avec seulement 9 % de la population équipée en 2011, le dispositif n’empêche pas que, sur le seul mois d’avril 2014 et d’après notre estimation, 1,8 milliard de prospectus, représentant 69 200 tonnes, aient été reçus par les ménages français !

Le groupe Carrefour et Leclerc, principaux pollueurs publicitaires

Nos résultats sont sans appel : les enseignes de la grande distribution, du bricolage/jardinage et de l’ameublement sont de loin les plus grands pollueurs publicitaires. Ils cumulent à eux trois 69 % des publicités distribuées, dont 36 % pour la seule grande distribution. Mais les pratiques ne sont pas uniformes : sur notre échantillon, les enseignes des groupes Carrefour, Leclerc et Système U sont au sommet de la montagne de déchets, en ayant distribué sur le seul mois d’avril respectivement 9,2, 6,1 et 5,9 prospectus dans chaque boîte située dans la zone de chalandise de l’un de leurs magasins. A l’inverse, Intermarché (4,3 prospectus par boîte) et surtout Casino (3,7) sont plus raisonnables.

Imprimés non adressés : une gabegie économique et environnementale

Les imprimés non adressés représentent un réel coût pour les consommateurs. En amont, les annonceurs français dépensent 2,9 milliards d’euros chaque année en prospectus, soit pas loin de 200 € pour une famille de 4 personnes, qui se répercutent évidemment dans les prix de vente. En aval, si les émetteurs sont, depuis 2007, en principe responsables du traitement de leurs publicités, dans les faits l’essentiel du coût reste à la charge des contribuables, qui s’acquittent de 231 millions d’euros par an pour le traitement des déchets papier. Un système bien peu incitatif à la réduction des publicités non-adressées. Au-delà du coût économique, c’est bel et bien une gabegie environnementale : avec seulement 49 % du papier recyclé en France (contre 75 % en Allemagne), c’est plus de la moitié des 69 200 tonnes mensuelles distribuées qui sont gaspillées, représentant 19 % du total des papiers émis.

Inquiète de l’aggravation continue de la pollution publicitaire liée aux prospectus non adressés, l’UFC - Que Choisir saisit les pouvoirs publics pour demander :

Un audit du Ministère de l’Environnement sur le financement du recyclage du papier, aujourd’hui bien peu transparent, et particulièrement sur la part réellement payée par les émetteurs de papier ;
La mise en place d’une pénalité financière - inexistante à ce jour - pour les enseignes qui ne respecteraient pas le « Stop pub ».

Par ailleurs, soucieuse de lutter contre le gaspillage, l’UFC-Que Choisir a édité des autocollants « Stop pub » qu’elle met gracieusement à disposition des consommateurs au sein de ses associations locales. Retrouvez les coordonnées de la permanence de l'association Que Choisir Ardèche la plus proche de chez vous ici .


(1) Estimation UFC–Que Choisir, à partir des données ADEME
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Enquête clients mystères chez les opticiens
Dans le cadre des réflexions gouvernementales sur le plafonnement des remboursements de l’optique par les complémentaires santé, l’UFC – Que Choisir publie aujourd’hui les résultats accablants de son enquête « clients mystère » menée auprès de 1188 opticiens et de son analyse détaillée de la très chère interdépendance entre opticiens et complémentaires santé. Sur la base de son constat sans appel, l’association presse le gouvernement de revoir sa copie.

Arrangements à la complémentaire santé : la fraude crève les yeux

Notre enquête(1) visait d’abord à quantifier l’étendue réelle des fraudes à la complémentaire santé suscitées par les opticiens. Pour cela, les enquêteurs des associations locales devaient sélectionner une monture plus coûteuse que le maximum remboursable par leur mutuelle, en informer le vendeur, et observer sa réaction. Dans près d’un cas sur cinq (17,9 %), alors que l’on était qu’au stade des renseignements, l’opticien a spontanément proposé à l’enquêteur de falsifier la facture envoyée à la complémentaire santé, pour augmenter le remboursement perçu. La fraude est ainsi la deuxième solution proposée par les opticiens pour réduire le reste-à-charge des consommateurs.

Cette fraude dont les professionnels sont responsables à titre principal est plus particulièrement répandue chez les opticiens indépendants (29,5% des cas) que chez les grandes enseignes nationales ( 11,8%), même si l’on doit noter une forte hétérogénéité des pratiques chez ces dernières ( 6,4% chez Optical Center contre 17,6% pour Grand Optical).

Ce tour de passe-passe est préjudiciable à la collectivité. En effet, tout remboursement par la complémentaire santé se traduit par des cotisations supplémentaires. L’étude de l’UFC – Que Choisir montre que la fraude dont les opticiens sont les instigateurs renchérit les cotisations des consommateurs français de 142 millions d’euros par an ! Autrement dit, les économies permises par une lutte efficace contre la fraude permettraient d’améliorer chaque remboursement de lunettes de 14 €, sans augmentation des cotisations.

Surcoûts de l’optique : la responsabilité des complémentaires santé ne doit pas être sous-estimée

Alors que complémentaires santé et opticiens se rejettent la faute sur l’origine des surcoûts et des fraudes, l’UFC – Que Choisir a élargi la focale, en analysant les conséquences des remboursements des assurances sur ce marché. Cette spécificité française – ailleurs en Europe, les consommateurs paient seuls leurs lunettes, sans remboursements ni public, ni privé – a en effet été inflationniste. Les garanties optique haut de gamme, qui concernent 40 % des assurés, ont enclenché un cercle vicieux entre remboursements en optique et prix pratiqués par les opticiens, qui ont fait de la France la championne d’Europe de la cherté, avec un prix moyen de 470 €.

Plafonner les remboursements des complémentaires pour faire baisser les prix : la myopie gouvernementale

Pour enrayer cette logique, le gouvernement envisage aujourd’hui de plafonner les remboursements des lunettes pour les contrats dits «responsables» des complémentaires santé. La cavalerie gouvernementale arrive malheureusement trop tard : une fois les prix montés très haut, il est vain de croire en leur baisse spontanée. A court terme, cette mesure se traduirait plutôt par une hausse du reste à charge pour les consommateurs aux corrections visuelles les plus fortes. Les baisses de prix durables en optique ne pourront venir que du développement encadré des réseaux de soins, par lesquels les complémentaires santé négocient des rabais pour leurs assurés auprès d’opticiens partenaires.

Pour garantir une réelle baisse du prix des lunettes et assainir les pratiques frauduleuses, l’UFC – Que Choisir demande au gouvernement :

- Que la réforme en cours des contrats santé responsables n’impose le plafonnement qu’à défaut de la mise en place par les complémentaires santé d’un réseau de soins;
- Que l’action des réseaux de soins soit strictement encadrée conformément aux recommandations de l’Autorité de la Concurrence ;
- Qu’une enquête de la DGCCRF soit diligentée sans délai pour sanctionner les fraudes dans l’optique.




(1) Enquête réalisée du 9 au 23 novembre 2013, dans 1 188 points de 83 départements

Retrouver l'étude complète et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur le thème Complémentaires santé et opticiens: les liaisons dangereuses imposent un changement de monture pour la réforme du secteur (PDF - 1 540 Ko).
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Le palmarès des enseignes de la grande distribution
Le changement radical de politique des Géant Casino est le fait marquant de ce nouveau palmarès. L’enseigne a gagné neuf places en un an et talonne désormais Leclerc, qui reste la grande surface alimentaire la moins chère de France hors hard discount, mais de justesse. Les écarts sont serrés. Notre panier ressort à 295 € chez Leclerc et 300 € chez Géant Casino. Globalement, toutes les chaînes de magasins ont surveillé les étiquettes. Entre nos deux relevés de septembre 2012 et septembre 2013, nous constatons 0,2 % de hausse. Négligeable. L’effort est très net et porte préjudice aux hard discounteurs, dont la part de marché a reculé en 2013, retombant à 12 %, contre 14 % en 2010. Géant Casino, qui a toujours été assez bon sur les MDD, a particulièrement serré ses tarifs sur les marques nationales. Les négociations ont dû être houleuses… Attention, c’est vrai seulement des hypers, et non des supermarchés Casino, qui restent chers. Chez Système U, les supermarchés ne sont pas beaucoup plus chers que les hypermarchés. Il y a seulement 5 € de différence sur notre panier (307 € contre 312 €). Chez Casino, l’écart entre un hyper et un super atteint 29 €. 300 € d’un côté, 329 € de l’autre. C’est le même nom, mais ce n’est pas la même politique de prix. Il va falloir que les petits formats fassent un effort. Carrefour et Intermarché sont au coude à coude sur la troisième marche, avec un panier à 311 €. Auchan a perdu quatre places entre nos deux classements, et se retrouve distancé en termes de compétitivité par ses concurrents directs. Ses prix se rapprochent de ceux de Cora, traditionnellement un peu plus cher que les autres distributeurs. Ses ventes en souffrent. Le chiffre d’affaire du distributeur nordiste a reculé de 2,3 % à périmètre comparable l’an dernier. Les U Express sont indéniablement chers, avec un panier à 334 €, mais il faut être équitable. Dans de nombreux villages, ce sont les dernières épiceries encore en service. Leur fréquentation est assez aléatoire, et leurs marges, rarement énormes. On ne peut en dire autant de Monoprix, dont les magasins de centre-ville continuent à pratiquer des tarifs vertigineux. Pourquoi se priver ? Tant que les clients ne désertent pas…

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Tout le Grand-Ouest apparaît comme sensiblement moins cher que la moyenne nationale, grâce aux prix sages des enseignes qui dominent la zone, Système U et surtout Leclerc. Le panier moyen en Bretagne ou dans le Cotentin est proche de 307 €, contre 314 € pour l’ensemble du pays, avec des moyennes à plus de 327 € en région parisienne et dans le Sud-Est. On constate aussi que la frange Nord-Est du pays est assez chère. C’est le territoire de Cora et Auchan, effectivement mal classées dans notre palmarès. Le record de la vie chère, sans surprise, appartient encore et toujours à Paris : 358 €. Le magasin le plus ruineux que nous avons trouvé en septembre 2013 n’est pourtant pas parisien. Il s’agit du Monoprix de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, département limitrophe de la capitale, deuxième au palmarès national des prix hauts (panier à 351 €). À 394 €, ce Monoprix est 44 % plus cher que le Leclerc de Lanester (273 €), tout près de Lorient, pour des produits strictement identiques ! Monoprix invoque à juste titre les loyers urbains et les frais de personnel. Les salariés sont effectivement plus nombreux chez Monoprix, rapporté au mètre de linéaire. Il ne faudrait quand même pas oublier sa marge opérationnelle : 6,1 % en 2012, contre 2 % dans la grande distribution en général. Relancer la concurrence serait bienvenu dans certaines zones de chalandise, tout particulièrement là où les Monoprix sont en situation de monopole local.

Et dans notre département, qu’en est-il (rappel : moyenne nationale : 314€)?

Annonay et sa banlieue:
1- INTERMARCHÉ SUPER - Rue du docteur Duret - Les six chemins 07100 Annonay
311 €
2- SUPER U-55 avenue de l'Europe - 07100 Annonay
313 €
3- CARREFOUR MARKET - 1859 route de lyon - Lieu-dit le mas - 07430 Davézieux
338 €

Aubenas et sa région :
1- LECLERC - Quartier les champs - Route d'Alès - 07200 St-Etienne-de-Fontbellon
287 €
2- INTERMARCHÉ HYPER - Quartier le Moulon - 07200 Aubenas
308 €
3- CARREFOUR MARKET - Lieu-dit la Croisette - Route départementale 104 - 07200 Aubenas
318 €
4- CASINO Route de Montélimar - Route nationale 102 - 07200 St-Didier-sous-Aubenas
337 €

Tournon sur Rhône :
1-INTERMARCHÉ HYPER - Za les lots - Route de Romans - 26600 Tain l Hermitage
307 €
2-INTERMARCHÉ SUPER - 6 chemin de la gare - 07300 St Jean de Muzols
309 €
3-CARREFOUR MARKET - Rue helene de tournon - 07300 Tournon sur Rhône
322 €

Privas et sa région :
1-INTERMARCHÉ SUPER - Boulevard de poste - 07000 Privas
313 €
2-HYPER U - Quartier clef du sac - 07210 Alissas
314 €



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Hausse de la TVA: Nos relevés sur le terrain
Le 1er janvier, il y a eu, en réalité, deux hausses. La TVA sur les services est passée de 19,6 % à 20 % et la TVA intermédiaire sur les produits consommés sur place de 7 % à 10 %. Les taux de TVA réduits sur l’alimentaire à emporter (5,5 %) et super-réduits sur la presse (2 ,1 %) n’ont pas changé. Quelques baisses sont intervenues. La TVA sur les places de cinéma est passée de 7 % à 5,5 %. C’est également le cas pour les travaux de rénovation thermique, mais ils n’entrent pas dans le cadre de nos relevés (voir notre méthodologie en fin d’article).

Restauration

7 restaurants sur 10 ont laissé le prix de leur menu plat-dessert inchangé. En revanche, ceux qui ont augmenté les prix vont au-delà de l’impact de la loi, puisque la hausse moyenne constatée atteint 7 %. Concrètement, le menu qui était à 14 € passe à 15 €. Par ailleurs, 17 % des restaurateurs ont augmenté le prix de l’expresso, là aussi de 7 % en moyenne. Vu la tendance nette des consommateurs à renoncer au traditionnel café d’après le repas (pour prendre un expresso dosette au bureau), ils se tirent peut-être une balle dans le pied. 21 % des cafetiers ont également révisé à la hausse le prix du petit noir, là aussi de 7 %. On trouve enfin 2 % de restaurateurs qui ont baissé leurs prix.

Pour mémoire, l’État a baissé la TVA sur la restauration assise de 19,6 % à 5,5 % en 2009, puis il a remonté le taux à 7 % en 2012 et le remonte encore. Quatre taux de TVA sur nos assiettes en cinq ans. Tous secteurs confondus, et sans même parler des taux dérogatoires de Corse et d’outremer, il ne se passe plus deux années sans changement de TVA. Est-ce raisonnable ?

Services

Côté services, 1 pressing sur 3 a augmenté ses tarifs (31 % exactement, avec 7 % de hausse en moyenne). 15 % des coiffeurs ont fait de même, avec une hausse de 7 % sur la coupe homme et de 4 % sur la coupe femme. Les cinémas avaient prévenu. Vu leur faible rentabilité, ils ne répercuteraient pas la baisse. 84 % n’ont pas changé leur prix, 13 % les ont même augmentés. Une minorité infime les a baissés (3 %).

Transports

Enfin, les transports en commun. À 93 %, les autorités organisatrices ont laissé le prix du billet inchangé, malgré la hausse de la TVA. Ce billet à l’unité représente une petite fraction des recettes des transports en commun, dont le fonctionnement est subventionné, parfois jusqu’à 70 %, ce qui relativise toute notion de rentabilité.
La méthodologie de notre enquête

Les bénévoles de l’UFC-Que Choisir ont relevé les prix de 10 prestations proposées dans 6 commerces différents, en novembre 2013 puis en janvier 2014. L’ensemble représente plus de 2 000 données.

Tarifs relevés

Au restaurant : le prix de la formule plat et dessert la moins chère et celui de l’expresso.
En brasserie : l’expresso, le Coca-Cola et le demi pression le moins cher en salle.
En blanchisserie : nettoyage/repassage pour une chemise.
Chez le coiffeur : shampoing/coupe/coiffage homme et/ou femme.
Au cinéma : le prix d’une séance plein tarif.
Transports en commun urbains : le prix d’un ticket normal à l’unité pour un voyage.

Dates de l’enquête sur le terrain

1re vague : du 1er au 25 novembre 2013

2e vague : du 1er au 15 janvier 2014
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Erwan Seznec


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Prospectus chez les médecins généralistes: Non aux marchands du temple dans les salles d’attente
De la mi-mai à la mi-juillet 2013, les bénévoles des associations locales de l’UFC – Que Choisir ont visité plus de 670 cabinets de médecins généralistes, récoltant près de 3500 prospectus présents dans les salles d’attente. Nos enquêteurs ont relevé des dépliants dans pas moins de 59 % des cabinets médicaux visités, avec en moyenne 9 documents différents par cabinet. L’analyse de ces brochures souligne l’emprise des intérêts commerciaux dans la documentation à disposition des patients.

Une majorité de brochures à visée commerciale
Cette surabondance d’informations est d’abord une déferlante commerciale. En effet, seuls 40 % des brochures émanent d’acteurs institutionnels (ex : Assurance maladie, autorités sanitaires) ou associatifs (ex : associations de patients, sociétés savantes des professionnels de santé). A l’inverse, 53 % des documents présents dans les salles d’attente des médecins servent directement des intérêts commerciaux : 20 % sont par exemple édités par des laboratoires pharmaceutiques, et 13 % par l’industrie agro-alimentaire. On y trouve par ailleurs de nombreuses publicités pour des établissements thermaux, des sociétés de service à la personne ou encore des produits d’hygiène.

L’information santé, souvent un faux-nez pour les industriels
Bien que majoritaire dans les salles d’attente des médecins, la publicité avance trop souvent masquée, sous l’apparence trompeuse de documents d’information sur la santé. Ainsi, d’après notre analyse, seuls 29 % des documents commerciaux affichent ouvertement leur vocation publicitaire, quand 71 % d’entre eux la masquent derrière une apparente mission d’information (par exemple sur le cholestérol pour une marque de margarine, ou sur la déficience auditive pour un distributeur d’audioprothèses). Certains laboratoires trouvent là une possibilité de contourner l’interdiction de la publicité touchant les médicaments remboursables.

Préserver les salles d’attente des intérêts commerciaux est un impératif de santé publique
Par leur seule présence dans la salle d’attente de médecins, les prospectus - même commerciaux - profitent de la crédibilité et de l’autorité scientifique du professionnel de santé. Pourtant, les intérêts lucratifs qui les guident peuvent biaiser le message délivré. Ainsi, alors que la brochure « Choisir sa contraception » de l’INPES(2) accorde une place égale à la pilule et au stérilet, le prospectus sur le même sujet d’un laboratoire fabricant de pilules, n’accorde à celui-ci qu’une ligne sur 12 pages !

Devant l’inquiétant constat que l’information présente dans les cabinets médicaux est majoritairement à visée commerciale, l’UFC – Que Choisir demande à la Ministre de la Santé de se saisir de la prochaine Loi de Santé publique pour garantir aux usagers la qualité de l’information mise à disposition dans les cabinets médicaux, en la réservant aux seuls acteurs institutionnels.
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Location: Des agences immobilières condamnées
Dans un jugement rendu le 3 décembre 2013, la première chambre civile du tribunal de grande instance de Paris a déclaré illicites plusieurs types de frais très souvent imposés aux locataires. Il s’agit notamment de « la pratique consistant à facturer au locataire sous la dénomination de "service d'avis d'échéance" des frais d'expédition de quittance (Foncia) et de la facturation systématique au locataire des frais d'état des lieux sans qu'il ait nécessité l'intervention d'un huissier (Laforêt) ».

Foncia a également été condamné pour la proposition d'un service appelé le « Pass-location ». Il s’agit d’une « une offre de crédit » réservée aux titulaires d'un crédit renouvelable, que Foncia commercialise « sans indiquer de façon explicite la faculté de conclure un contrat de crédit amortissable à la place d'un contrat de crédit renouvelable ». La décision concerne une minorité de locataires seulement, mais constitue une des premières applications de la loi Lagarde de 2010 sur le crédit à la consommation dans le domaine du logement.

Foncia devra corriger ses pratiques sur la facturation de l’avis d’échéance et le Pass-location, sous astreinte de 500 € par manquement constaté. Le groupe doit également payer 8 000 € de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, et insérer un extrait du jugement sur la page d'accueil du site Internet de l'enseigne. Laforêt (groupe Avenir gestion immobilière), pour sa part, a été condamné à 2 000 € de dommages et intérêts.

Le tribunal a également condamné la pratique du forfait, qui consiste « à réclamer au locataire […] des honoraires sans mettre celui-ci en mesure de vérifier qu'ils n'incluent pas des prestations dont la facturation est interdite ». Les enseignes BHI, Ambroise Immobilier et Domus ont été sanctionnées sur ce point, dans trois décisions distinctes. L’ensemble de ces jugements sont susceptibles d’appel.

Le cadre juridique des rapports entre agences et locataires devrait évoluer bientôt. La loi Duflot sur le logement, en cours d'examen au Parlement, met en effet à la charge du bailleur tous les frais liés à la mise en location de son bien, à l'exception de l'état des lieux et de la rédaction du bail, partagés entre le bailleur et son locataire. Ces frais seront plafonnés par décret.

Enquête agences immobilières

En août 2011, nous avons publié une enquête sur les pratiques des agences immobilières. Des bénévoles des associations locales de l’UFC-Que Choisir avaient visité 1 056 agences. De très nombreuses pratiques illégales avaient ainsi été observées.
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Erwan Seznec


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Comment reconnaître du bon pain
Cinq critères à prendre en compte

L’aspect. Un bon pain est beau. La baguette a une jolie forme oblongue aux bouts pointus, signe d’un façonnage manuel, à l’opposé de la baguette parallélépipédique découpée à l’emporte-pièce. Sa croûte, d’une couleur dorée, n’est ni cloquée ni écaillée. Les grignes (rainures ou sillons dans la croûte supérieure, là où le boulanger donne des coups de lame) doivent être ouvertes et non déchirées. La partie inférieure du pain est plate et lisse, signe qu’il a été cuit dans un four à sole de pierre réfractaire.

La densité. Il faut toujours soupeser le pain. Plus il est dense, meilleur il sera. Un pain léger et volumineux révèle l’emploi d’une farine très blanche, un pétrissage intense et l’abus d’enzymes et d’additifs. Des techniques qui font payer de l’air au prix du pain !

La croûte. Elle est mince et croustillante. Quand on la presse entre les doigts, elle émet un léger craquement.

La mie. Sa couleur n’est jamais blanche, mais crème avec des reflets nacrés, voire jaune pâle (celle des pains multicéréales ou au levain tire sur le marron clair). La présence d’alvéoles irrégulières est un critère essentiel. Fuyez les mies cotonneuses ou collantes. Souple et moelleuse au toucher, sa texture doit offrir néanmoins une certaine résistance à la mâche.

Les arômes et les saveurs. Le pain est au moins aussi riche en composés volatils que le vin. Au nez, la croûte développe des arômes puissants de grillé, de caramel, et parfois de noisette. La mie présente des flaveurs complexes de céréales chaudes avec des notes beurrées.

Petit lexique du pain:

choisir-son-pain


Si vous aimez le pain complet, optez plutôt pour le bio.

Le pain de « tradition française ». Non surgelé, sans additifs chimiques, il est composé de farines de blé, d’eau, de sel, additionné de levure ou de levain. Six adjuvants naturels sont autorisés, mais en quantités limitées : les farines de fèves et de soja, la farine de malt de blé, le gluten, les amylases fongiques, et la levure désactivée.

Le pain courant français. Aux adjuvants naturels autorisés s’ajoutent 14 additifs. L’acide ascorbique (E300), la lécithine de soja (E322) et les mono et diglycérides d’acides gras (E471) comptent parmi les plus utilisés. Ils visent surtout à accélérer la fabrication et à améliorer la conservation.

Le pain au levain. Il est préparé à partir d’un levain défini comme une pâte composée de farine de blé ou de seigle, d’eau et éventuellement additionnée de sel et d’autres ingrédients comme le miel, et soumise à une fermentation naturelle. Le levain donne des produits plus typés, avec une petite pointe d’acidité. Il favorise la tolérance digestive du gluten et améliore l’assimilation des composés minéraux du pain.

Les pains complets et semi-­complets. Les premiers sont préparés à partir d’une farine de blé dite « complète » ou « intégrale » (de type 150), issue du grain de blé entier (y compris germe et enveloppe). Les pains semi-complets (ou pains bis) proviennent de farines de composition intermédiaire entre la farine de blé courante et la « complète » (farines de type 80 ou 110, dite bises). Les enveloppes périphériques du grain présentant plus de risques de contamination, notamment par des mycotoxines et par des résidus de pesticides, mieux vaut opter pour le « bio » si l’on veut manger du pain complet.

Le pain de campagne. Il est issu d’une farine de blé de panification courante ou d’une farine bise ou d’un mélange de ces farines avec addition ou non de farine de seigle. La fermentation se fait de façon à développer une saveur un peu acidulée et à obtenir une plus longue conservation.

Le pain de seigle. La farine de seigle peut être additionnée de farine de blé (35 % maximum).

Les pains spéciaux. Ils peuvent comporter, outre les ingrédients classiques, des matières grasses et/ou sucrantes, des produits laitiers, des additifs, des mélanges de céréales ou de graines. La plupart sont conçus à partir de mélanges d’ingrédients prêts à l’emploi livrés aux boulangers par l’industrie.

Les différents types de farine

Farine T45, T65, T80… La valeur nutritionnelle du pain résulte, en partie, du type de farine entrant dans sa composition. La classification des farines dépend du taux d’extraction du blé, et donc de la quantité de matières minérales restant dans la farine. Dans la farine T150, le grain est laissé entier avec ses enveloppes et son germe. Il est à la base du pain complet. À l’opposé, la baguette et les pains « blancs » courants sont fabriqués à partir de farine T55 ou T65. Entre ces deux extrêmes, on trouve des farines « bises » de type T110 et T80 qui constituent un bon compromis entre les farines complètes, dont la teneur en fibres ne facilite pas leur dispersion dans le bol intestinal, et les farines blanches, trop raffinées. Mais ces farines se prêtent surtout à la fabrication de pains boules et de miches. « Les baguettes issues de farine T80 n’emportent pas l’adhésion des ­consommateurs, en raison de leur teinte grise et d’un volume plus compact », constate Hubert Chiron, responsable du fournil expérimental de l’Institut National de la recherche agronomique (Inra).

Bon à savoir. Réservée aux farines haut de gamme, la mouture à la meule de pierre est plus grossière que la mouture industrielle sur cylindres, ce qui modifie leurs caractéristiques physico-chimiques et leur confère une valeur ajoutée sur le plan organoleptique.
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Florence Humbert


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Vins: La peste soit des pesticides
Vous prendrez bien un peu d’iprodione ou de carbendazime ? » « Non merci ! Très peu pour moi ! » Les résultats de nos analyses portant sur 92 vins sélectionnés dans toutes les régions de France montrent pourtant qu’en buvant un verre de vin, vous avez toutes les chances d’avaler à votre insu quelques microgrammes de ces résidus de pesticides. Pratique­ment tous les échantillons de notre sélection en contiennent. Certes, les teneurs sont infinitésimales et toutes largement inférieures aux seuils de toxicité, appe­lés LMR (limite maximale de résidus), établis par l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) (voir encadré) applicable au raisin de cuve, c’est-à-dire avant fermentation alcoolique. Car, bizarrement, il n’existe pas en Europe de LMR officielle pour le vin. « C’est une hypocrisie. Le projet de LMR est à l’étude depuis deux ans, mais des lobbys s’y opposent. C’est pourtant une nécessité. Certains pays comme le Canada, le Japon, la Suisse ou les États-Unis l’ont d’ailleurs déjà fait depuis longtemps », s’insurge Alain Dourthe, régisseur de plusieurs domaines prestigieux dans le Libournais, dont le château Faugères, saint-émilion premier cru classé. D’autres voix s’élèvent également dans la profession pour dénoncer cette situation et réclamer la mise en place d’une LMR pour le vin, au moins cinq à dix fois inférieure à celle du raisin de cuve. En attendant, pas de réglementation, donc pas de contrôles ! Pas étonnant, dans ces conditions, que les campagnes d’analyses sur les teneurs en pesticides dans nos bouteilles soient quasiment inexistantes, contrairement à ce qui se pratique pour d’autres produits alimentaires comme les fruits, les légumes, l’eau ou le lait. Jean-Luc Monteillet, vigneron à Grignan (26) fait réaliser régulièrement, et de sa propre initiative, des analyses de ses cuves car il exporte une grande partie de sa production. « Aujourd’hui, on ne peut pas prendre le risque de voir une palette bloquée en douane aux États-Unis ou au Japon pour cause de dépassement des doses de résidus admissibles ! » Paradoxe : en trente ans, Jean-Luc Monteillet n’a jamais subi le moindre contrôle de la teneur en pesticides de ses vins par les services de l’État.

92 bouteilles de vin analysées (voir les résultats sur le fichier joint)


Certes, on retrouve toujours beaucoup moins de résidus dans le vin que dans le raisin. Car le pouvoir d’épuration des processus chimiques et physiques de la vinification est extrêmement puissant. « Normalement, il ne devrait pas subsister de résidus dans le produit fini, ou seulement des quantités infinitésimales », explique Pascal Chatonnet, œnologue et directeur d’Excell, un laboratoire d’analyses spécialisé. C’est hélas loin d’être le cas de nos échantillons, preuve que les pratiques à la vigne sont toujours loin d’être vertueuses. Selon nos analyses, les vins issus de cultures conventionnelles hébergent en moyenne quatre pesticides, des fongicides pour la plupart, et jusqu’à quatorze molécules différentes dans une seule bouteille ! Cerise sur le gâteau, deux molécules interdites en Europe ou en France ont été détectées : le bromopropylate, un acaricide retrouvé à l’état de traces dans un échantillon ainsi que le carbendazyme, détecté dans dix-neuf vins et quantifié dans cinq. Bien que ce fongicide possède une LMR au niveau européen, il ne bénéficie plus d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans notre pays depuis 2007. Quant aux vins « bio », ils ne sont pas tous irréprochables, même si la plupart d’entre eux ne comportent que des traces de pesticides, probablement d’origine environnementale. Difficile d’y échapper lorsqu’on est entouré d’agriculteurs productivistes qui traitent à tout-va et en font généreusement profiter leurs voisins.

Enfin, les quantités totales de résidus mesurées dans plusieurs bouteilles inquiètent, surtout si on les compare à la concentration maximale admise (CMA) pour notre boisson de base : l’eau du robinet. Champion toutes catégories, le graves blanc 2011 du château Roquetaillade-le-Bernet totalise ainsi 1 682 µg de résidus (voir tableau), une quantité 3 364 fois plus élevée que la norme appliquée à l’eau potable (0,5 µg/kg). Bien sûr, on consomme (en principe !) beaucoup moins de vin que d’eau. Il serait donc injuste de leur appliquer les mêmes critères. Cela ne dédouane pas pour autant les échantillons les plus chargés en pesticides. Des taux qui sont la consé­quence directe de l’utilisation massive de produits phytosanitaires à la vigne.

Pollution durable et augmentation des cancers

Car les chiffres sont têtus. Alors qu’elle ne couvre que 3,7 % de la surface agricole utile, la viticulture reçoit 20 % du tonnage épandu en France. Il faut dire que la vigne est la proie de nombreux ennemis (oïdium, mildiou, botrytis…) et nécessite beaucoup de soins pour produire de beaux fruits. Après la Seconde Guerre mondiale, l’invention de nombreuses molécules de synthèse (fongicides, herbicides, insecticides) a considérablement facilité le travail des viticulteurs. La fertilisation artificielle des sols conjuguée à un apport massif d’intrants, a permis d’augmenter considérablement les rendements tout en diminuant les coûts de production. Mais au prix d’une pollution durable de l’air, du sol et de l’eau. Les viticulteurs ont été les premières victimes du triomphe de la chimie dans les vignobles, des traitements généralisés à grande échelle, appliqués sans précaution particulière. De nombreuses études épidémiologiques révèlent, par exemple, l’augmentation de certains types de cancers (lym­phomes, myélomes multiples, cancers du cerveau et de la prostate…) et de la maladie de Parkinson dans leurs rangs. Une menace qui pèse également (à un moindre degré) sur les riverains des vignobles : une enquête récente de l’association « Générations futures » montre en effet que, si les salariés viticoles ont onze fois plus de résidus de pesticides dans les cheveux que la normale, les riverains du vignoble en ont cinq fois plus ! De quoi justifier leur « ras-le-bol » des dérives continuelles et de l’augmentation constante de l’utilisation de pesticides dans la vigne. Celle-ci a encore progressé de 2,7 % entre 2010 et 2012. Une situation inacceptable qui augure bien mal du respect du plan Ecophyto 2008, issu du Grenelle de l’environnement, visant à réduire de moitié l’emploi des pesticides dans un délai de dix ans.

Début d’une prise de conscience:


Signe d’un changement de mentalité chez les vignerons, les herbicides sont de moins en moins utilisés.

Depuis une dizaine d’années, un changement de mentalité s’est pourtant opéré dans la profession. Les nouvelles générations ont enfin compris la nécessité absolue de réduire drastiquement les traitements phytosanitaires. L’heure est à l’agriculture raisonnée, à la lutte intégrée, voire biologique ou biodynamique. Mais entre déclarations d’intention et pratiques réelles sur le terrain, la marge est souvent considérable. Seule la viticulture biologique bénéficie d’un label d’État, authentifié par le respect d’un cahier des charges contrôlé par des organismes certificateurs agréés (Ecocert, Qualité France, etc.). « L’agriculture raisonnée est une démarche volontaire. Chacun place lui-même le curseur sur une échelle qui peut aller de un à cent ! », constate Dominique Roy, professeur de protection des végétaux au CFPPA (Centre de formation professionnelle et de promotion agricole) de Beaune et vigneron à Pommard. Et surtout l’agriculture raisonnée, tout comme d’ailleurs l’agriculture biologique, ne repose pas sur une obligation de résultat dans les produits finis. « La preuve irréfutable du respect de l’environnement est pourtant dans la bouteille ! », affirme Pascal Chatonnet. Tel est l’objectif du label privé « Excell + Nature » qu’il a créé en 2009. Basé sur un accompagnement des viticulteurs dans leur stratégie de lutte contre les maladies de la vigne et le renforcement de ses défenses naturelles, ce label n’est décerné qu’après analyse des produits finis. Seuls les vins contenant au plus cinq molécules différentes et une teneur maximale de résidus de 50 µg/kg peuvent l’obtenir. Des conditions remplies par un tiers seulement de nos échantillons !

Limites maximales de résidus (LMR) : peut-on leur faire confiance ?


On ne sait rien sur les effets des substances entre elles ni sur les adjuvants autorisés.

Sur les 33 molécules détectées dans les 92 vins testés, 7 (Benthiovalicarb Ip, Iprodione, Iprovalicarb, ­Procymidone…) sont classées cancérogènes, et/ou toxiques pour la reproduction ou le développement, ou encore perturbateur endocrinien. Et pour 13 d’entre elles, il existe une présomption de toxicité pour l’homme. Toutes figurent néanmoins sur la liste positive des substances actives autorisées à l’échelle communautaire. L’homologation de chaque molécule est toujours ­accordée pour une période de 5, 10 ou 15 ans, selon sa dangerosité, et assortie d’une limite maximale de résidus (LMR). Ces LMR sont fixées par les autorités sanitaires à partir de la « dose sans effet indésirable observé » (NOAEL) sur l’animal, à laquelle on applique encore une marge de sécurité importante. Mais cette méthodologie est de plus en plus contestée par certains toxicologues, notamment pour les perturbateurs endocriniens, qui peuvent avoir des effets très importants à très faibles doses. Par ailleurs, l’estimation des risques sanitaires des pesticides reste le plus souvent fondée sur le profil toxicologique de chaque produit, sans tenir compte des effets cumulés des molécules entre elles. Un choix pour le moins risqué. Dernier point noir : les dossiers d’homologation ne portent que sur les molécules actives. Les données concernant les nombreux adjuvants restent confidentielles, car protégées par le secret industriel. « Ceux-ci pourraient participer à la toxicité des substances actives, car ils constituent une première forme de mélange », affirment les auteurs d’une expertise collective de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) sur les effets de pesticides sur la santé. Selon ces experts, la composition intégrale des produits devrait au moins être accessible aux équipes de recherche comme aux médecins du travail. Il en va de la santé des utilisateurs.
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Florence Humbert avec Éric Bon


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Rentrée scolaire en grandes surfaces
Alors qu’à l’approche de la rentrée, la grande distribution nous promet des économies substantielles, notamment via ses sites drives, l’UFC-Que Choisir publie sur la base de la liste officielle de fournitures, une enquête instantanée (1) qui révèle une réalité en trompe-l’œil. Le scandale n’est en effet pas là où on l’attend : si l’évolution globale des prix reste effectivement contenue en magasin, en revanche sur leurs sites drives la quasi-totalité des enseignes jouent les mauvais élèves s’agissant de la disponibilité des produits recommandés par l’Education nationale.

Les fournitures scolaires courantes constituent 41% de l’ensemble des dépenses de rentrée, soit le premier poste de dépense devant les livres, les frais de rentrée ou l’habillement. L’UFC-Que Choisir a donc suivi, en s’appuyant sur la liste de l’Education Nationale, l’évolution des prix de plus 5 000 références différentes, regroupant 45 catégories de fournitures : trousse et cartable, papeterie, traçage et mesure, écriture et dessin, etc(2). Les niveaux de prix ont été suivis sur Internet à partir des prix relevés dans plus de 1 000 magasins drives de 12 enseignes de distribution (hors hard discount).

Sur un an, une hausse contenue qui masque des écarts importants

Pour le primaire, le prix du cartable est de 98,04 €, alors qu’il s’élève à 136,43 € en 6ème. Par rapport à 2012, l’évolution de prix moyenne sur un an est de +0,6%, soit une hausse très limitée, inférieure à l’inflation globale sur la même période. Cette hausse globale modérée cache néanmoins des coups de massue tarifaires injustifiés qui concernent aussi bien les produits de marque que les marques de distributeurs : le crayon graphite bout gomme BIC +9%, le stylo plume Chrome de Waterman +8%, la calculette scientifique Casio +6% ! A l’inverse, le ruban adhésif Scotch baisse de 3% et le stylo à bille BIC cristal de 15%.

Prix du cartable : jusqu’à 44% de différence entre les bons élèves et les bonnets d’âne

Parmi les hypermarchés, Leclerc est le premier de la classe avec les fournitures les moins chères à 105 € (prix des fournitures de 6ème), suivi par Auchan à 122 € et Géant à 127 €. L’hyper le plus cher est Cora avec des fournitures à 140 €, soit 33% de plus que Leclerc. Au rayon des supermarchés, c’est Super U qui est le moins cher à 135 €, suivi par Intermarché Super 143 € et Casino 169 €. A l’inverse, Monoprix est le plus cher à 195 €, soit 44% de plus que Super U.

Remplir son cartable auprès des drives : un parcours du combattant

Au-delà du prix, encore faut-il trouver les produits de la liste de l’école. Or, sur ses drives la grande distribution fait l’école buissonnière quand il s’agit de la disponibilité des produits. Sur les 45 catégories de produits recherchées, nous n’avons retrouvé en moyenne qu’un produit sur deux, dans les rayons Internet. Selon les enseignes, il est par exemple difficile de dénicher des produits tels que les cahiers de texte, les protèges cahiers, les équerres ou la calculatrice scientifique, sans parler des cahiers de musique quasiment introuvables. A devoir ainsi rechercher d’un magasin à l’autre les fournitures manquantes, les promesses d’économies risquent vite d’être effacées par le plein d’essence !
Les drives des chaînes de supermarchés sont logiquement moins bien fournis en moyenne que leurs homologues en hypers : avec seulement 23% des produits de notre échantillon trouvés sur Internet, le drive de Super Casino est le plus mal noté, alors que celui de Monoprix est le moins mal fourni des supers avec 63% des produits trouvés. Si ces faibles performances peuvent se comprendre pour les enseignes de supermarchés du fait de leurs assortiments réduits, en revanche rien ne justifie que l’on ne trouve que 61% des produits recherchés sur les sites des hypers. Dans ces conditions, Leclerc est peut-être le moins cher… mais il ne propose dans ses drives que 42% des produits de notre liste ! A l’inverse, le site de Cora est au tableau d’honneur, car on peut y faire la plus grande partie des courses de la rentrée, avec 82% des produits recommandés qui sont disponibles.

Les marques nationales, souffre-douleur de la grande distribution

Quant à remplir son cartable avec des produits de marques nationales, c’est tout bonnement mission impossible à partir des magasins drives, où sont proposés avant tout les produits à marques de distributeurs (MDD). Chez les hypers, les moins bien notés en matière de disponibilité des produits de grandes marques sont Auchan et Leclerc avec seulement 4% et 14% de produits de marque de notre échantillon, trouvés sur leurs sites respectifs !
Au final, la promesse de la grande distribution d’une rentrée pas chère, n’est donc qu’à moitié tenue. Pour éviter les fausses économies payées « plein pot », l’UFC-Que Choisir invite les consommateurs à réfléchir à deux fois avant de céder aux sirènes de la grande distribution, plus particulièrement sur Internet, et leur recommande de privilégier sur la base de son enquête, les grandes surfaces présentant le meilleur rapport entre le coût, la disponibilité des produits et la proximité par rapport à leur domicile.



(1) Enquête réalisée sur Internet, à partir de trois campagnes de relevés de prix, réalisées en août 2012, juillet 2013, ainsi que du 12 au 14 août 2013.
(2) Ne sont pas pris en compte dans cette liste les livres de classe, l’habillement et les articles de sport.
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