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Cantines scolaires: Les mauvaises élèves de la qualité nutritionnelle sont...
Respect global de la réglementation : un bilan « mi figue-mi raisin »

Les établissements scolaires réussissent l’examen de passage sur les critères les moins chers (légumes, produits laitiers et féculents), en revanche, beaucoup d’entre eux échouent sur les ingrédients les plus chers (viande rouge, poisson, crudités et fruits frais), remplacés par des produits hachés bon marché. La diminution des coûts matière au dépend de la qualité nutritionnelle, est renforcée par les choix proposés en self qui privilégient une invasion de produits gras et sucrés au détriment des crudités et fruits crus.

Ecoles élémentaires publiques : une impressionnante montée en régime de la qualité

Largement critiquées dans le passé par l’UFC-Que Choisir et les autorités sanitaires, les écoles primaires publiques obtiennent en 2013 la moyenne de 15,2. Force est de noter l’impact de la nouvelle réglementation : sur les 12 communes ayant écopé de l’appréciation « médiocre » ou « mauvais » en 2005, 11 décrochent l’examen 2013 haut la main, avec une moyenne de 15,5(2) !

Etablissements secondaires publics : des résultats décevants

Avec 12,6/20 (13,1 pour les collèges et 12,2 pour les lycées), les établissements publics du secondaire sont plus de 2 points et demi en dessous de la moyenne du primaire. En cause, les menus avec choix qui laissent les élèves consommer certains aliments à des fréquences très inférieures à la norme (2 fois moins de poisson et 3 fois moins de viande que la norme).

Le privé : bonnet d’âne de la qualité nutritionnelle

Les établissements privés, également assujettis à la réglementation, sont en réel décalage. La moyenne des 55 écoles élémentaires privées est de 11,3, soit près de 4 points de moins que dans le public. Pour le secondaire, la moyenne est d’à peine 10 du fait de l’absence de maîtrise de l’équilibre nutritionnel : ainsi dans la moitié des établissements, la mauvaise conception des choix aboutit à ce que les élèves aient la possibilité de ne manger aucune crudité, poisson, viande rouge non hachée durant les 20 jours analysés !

Gestion concédée/régie directe : pas de tableau d’honneur

Contrairement à l’assertion de certains professionnels, la gestion concédée n’est pas l’assurance d’une meilleure qualité nutritionnelle. Ainsi, parmi les 10 cantines les plus mauvaises du secondaire privé, 7 sont gérées par des grandes sociétés de la restauration collective (Elior, Sodexo et Scolarest).

« Junk food » : après les distributeurs, les cafétérias

Dans 48 établissements secondaires, la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie, implantés au cœur même des établissements, avec en guise d’aliments des produits fortement déséquilibrés, la réglementation de 2011 ne s’appliquant pas à eux.

Alors que les rapporteurs de la mission du Premier Ministre sur les « normes absurdes » à supprimer ont prévu de mettre les textes de 2011 à leur « tableau de chasse », les résultats de l’enquête de l’UFC-Que Choisir plaident incontestablement pour leur maintien impératif et appellent même à un renforcement de l’encadrement des établissements scolaires. En effet, dans le contexte de progression de l’obésité (18 % des enfants touchés), les cantines scolaires, avec 50 % des élèves et 2/3 des collégiens et lycéens qui les fréquentent, sont un passage obligé de la politique de prévention.

L’UFC-Que Choisir exige que le gouvernement maintienne la réglementation de 2011 mais demande en outre son complément notamment en vue de l’interdiction de tout mode de restauration alternatif ne respectant pas les dispositions règlementaires et de la mise en œuvre du choix dirigé pour les menus à choix multiples.

(1) L’UFC-Que Choisir a fait analyser par trois experts diététiciens spécialisés en restauration scolaire, sur la base de 9 critères reprenant la réglementation en vigueur, les menus servis dans 606 communes et établissements scolaires de France sur 20 jours consécutifs sur la période allant de septembre 2012 à avril 2013, soit un total de 12 000 menus analysés.
(2) On remarque notamment la progression spectaculaire de Malakoff, Metz et Perpignan qui après avoir écopé d’un humiliant « Mauvais » en 2005, décrochent huit ans plus tard respectivement : 16/20, 17,7/20 et 16,1/20. Seule Calais, reste à la traîne avec un 8,8.

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Logement étudiant
Alors que certains bacheliers sont encore et toujours en quête d’un logement pour leurs études supérieures, l’UFC-Que Choisir rend publics aujourd’hui les résultats effarants d’une enquête sur la pertinence des services des marchands de listes et le respect de leurs obligations légales. Face aux abus constatés, l’association dépose plainte contre 13 enseignes.

Interpellée par de nombreux témoignages dénonçant l’obligation, parfaitement illégale, de payer avant la remise de la liste ainsi que l’indisponibilité des biens proposés, l’UFC-Que Choisir a diligenté une enquête dans 11 villes universitaires en simulant la recherche d’un appartement pour un étudiant auprès de 18 marchands de listes appartenant à 15 enseignes . Les résultats sont sans appel : les mauvaises pratiques des vendeurs de listes se situent à tous les étages.

Vous avez dit « marchands de listes » ? : Dans les annonces passées, les réponses téléphoniques ou même parfois en établissement, les vendeurs de liste masquent leur activité réelle (la simple remise de listes d’annonces) et induisent le consommateur en erreur en laissant penser qu’il s’agit d’un agent immobilier prêtant son concours à la rédaction du bail et à l’état des lieux. Par exemple, le prix de la liste est déguisé en « honoraires » ou « frais d’agence ».
Paie pour voir ! : Alors que la loi impose que le paiement de la liste s’effectue après la prestation, 89% des marchands ont exigé l’argent avant la remise du moindre document. Or, le montant est loin d’être modique, en moyenne 200 euros, et jusqu’à 450 euros à Paris. Au-delà de l’illégalité, c’est tout de même un comble d’exiger d’un étudiant un tiers de son budget mensuel (610 euros ), alors même qu’il ignore le nombre de biens qui correspondront à sa demande, et n’a aucune garantie d’obtenir une location.

Pas besoin de vos critères : Le service proposé ne peut en aucun cas être comparé à un service de recherche, puisque le vendeur ne fournit qu’une simple liste de biens, parfois reprise pure et simple d’annonces déjà diffusées dans la presse locale, correspondant à des critères limitatifs et approximatifs. Les vendeurs adressent des biens « déjà en stock » dans les fichiers et ne vont aucunement tenter de trouver des biens correspondants aux critères et attentes particulières du client.

Peu de biens proposés, rarement pertinents : Sur la base du loyer et de la surface minimum demandée (conformes au marché), seuls 49% des biens proposés étaient pertinents, soit moins d’une annonce sur deux ! Ce résultat est d’autant plus désolant lorsqu’on constate que, pour les mêmes critères, un grand site internet gratuit propose, dans 94% des cas, plus d’annonces de biens pertinents à loyer inférieur, souvent largement, aux loyers de la liste des vendeurs. Pire, bien pertinent ne rime pas avec disponible. Par exemple, à Lyon, sur les 4 biens pertinents de la liste APL Location, 3 n’étaient déjà plus disponibles dans les 24 heures qui suivaient l’achat de la liste.

Décidée à ce que les candidats à la location, particulièrement les étudiants, ne soient pas plus longtemps victimes des vendeurs de listes, l’UFC-Que Choisir :

Dépose plainte contre 13 enseignes pour pratiques commerciales trompeuses ;
Invite les étudiants et leurs parents à réfléchir à deux fois avant de recourir à grand frais à ces vendeurs, et met à disposition sur son site internet www.quechoisir.org une fiche d’information ;
Demande au Législateur d’encadrer plus strictement l’activité de « marchands de listes » pour garantir une valeur ajoutée par rapport au marché gratuit en prévoyant la vérification par le marchand de la fiabilité du descriptif des annonces (surface réelle, quartier, etc.), définissant un contrat type assurant une réelle personnalisation de la recherche à travers des critères précis (surface minimum, exposition, DPE, etc.) et en imposant une réactualisation quotidienne des fichiers et des informations transmises au consommateur.

(1) L’enquête s’est déroulée en février à Paris, et en juin 2012 à Bordeaux, Caen, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Rennes, Strasbourg, Toulouse. 18 marchands de listes ont été visités, ceux-ci appartenant à 15 enseignes : Ancea, APL Location, Casa Immo, Chaîne des propriétaires et des particuliers, Directe Location Bordeaux, Directe Location Dijon, Git’Immo, Hestia (non attaquée), Loc’a (non attaquée), MIL’IM Lyon, MIL’IM Strasbourg, Pan euro Nord, Pan euro Sud, Service location, Top Immo 59.

(2) Selon une étude BVA-Sodexo publiée le 14 mai 2012.
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Application de la loi Lagarde sur le crédit à la consommation
Trois ans après sa première enquête sur la distribution du crédit à la consommation et un an après la pleine entrée en vigueur de la loi Lagarde devant assainir les pratiques des professionnels, l’UFC-Que Choisir rend publics ce jour les résultats affligeants de son enquête réactualisée en magasins et auprès des sites Internet.

La loi Lagarde comporte en effet -grâce à la mobilisation de l’UFC-Que Choisir- de nombreuses avancées sur la distribution du crédit à la consommation : offre alternative au crédit renouvelable (anciennement appelé revolving) et vérification obligatoire de la solvabilité de l’emprunteur à partir de 1000 euros, meilleure information des consommateurs sur les caractéristiques du crédit. Soucieuse de s’assurer que ces avancées ont franchi les portes des établissements, l’UFC-Que Choisir a enquêté auprès de lieux de vente en suivant le même scénario qu’en 2009 (1). Sur les 1126 demandes de crédit obtenues, les résultats sont sans appel : faisant fi de la loi, les grandes surfaces restent les supermarchés du crédit renouvelable.

Sur les lieux de vente, un triste constat renouvelé : l’exclusivité du renouvelable

Les propositions directes de crédit renouvelable baissent (36%), mais 78% d’entre elles ne font l’objet d’aucune offre alternative de crédit amortissable contrairement à ce qu’exige la loi. Pour obtenir un « X fois sans frais » ou un amortissable, crédits désormais prépondérants (respectivement 70% et 40%), les consommateurs doivent s’équiper encore et toujours d’une carte magasin, sur laquelle se trouve dans 75% des cas un crédit renouvelable. La fidélité est donc plus que jamais le cheval de Troie du renouvelable. Au final, dans près de 3 cas sur 4, le consommateur ressort toujours avec du renouvelable.

Vérification de la solvabilité : crédit en libre-service

Malgré les exigences claires de la loi, dans 85% des cas, il n’y a aucune étude sérieuse de la solvabilité du client (93% en 2009). La situation professionnelle du client (emploi/chômage, CDI/CDD) n’est demandée au client que dans 33% des cas. Cette situation vaut également pour la souscription des « cartes confuses ».

Sur Internet aussi, l’offre alternative est encore trop virtuelle

Les demandes de crédit auprès des principaux sites spécialisés montrent qu’ils ne sont pas en reste dans le tout renouvelable. Certains occultent tout simplement l’offre alternative (Financo), d’autres la dissimulent (Sofinco) ou interprètent strictement la loi en la mentionnant de manière accessoire (Cetelem, Cofidis, Cofinoga). Au total, les pratiques des opérateurs sont loin d’être nettes…

Alors que le surendettement continue sa hausse exponentielle en France (+6,6% en 2011) et que plus de 4 crédits renouvelables sont présents en moyenne dans les dossiers de surendettement, comment admettre que la loi Lagarde ne soit qu’un tigre de papier pour les lieux de vente et les sites Internet ?

Refusant que la fabrique de malendettement continue de tourner à plein régime et décidée à promouvoir un endettement des ménages socialement et économiquement productif, l’UFC-Que Choisir :

- Saisit la DGCCRF pour que la loi Lagarde soit respectée et les infractions sanctionnées ;

- Agit en justice : pour l’exemple, 5 associations locales ont déposé plainte pour défaut d’offre alternative contre des magasins des groupes Carrefour, But, Fly, Cora ; la Fédération a fait de même auprès du TGI de Paris contre Sofinco, Financo, Cetelem, Cofidis et Cofinoga ;

- Intervient auprès des parlementaires pour demander : l’interdiction de la vente de crédit renouvelable sur le lieu de vente ; la déliaison totale entre carte de fidélité et crédit renouvelable ; la vérification de la solvabilité dès le 1er euro emprunté, corroborée par des pièces justificatives à partir de 1 000 € empruntés ; sans oublier l’interdiction du démarchage en matière de crédit.

(1) Les associations locales ont enquêté 1 126 magasins appartenant à 45 enseignes différentes entre le 21 janvier et le 4 février 2012 autour d’un scénario unique, la demande d’un crédit pour l’achat d’un ou plusieurs articles pour un montant supérieur ou égal à 1 000 €.
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Pompes funèbres: les funestes pratiques ont la vie dure
Epinglées à l’automne 2008 par l’UFC-Que Choisir, les prestations funéraires ont fait l’objet d’une réforme législative devant permettre de renforcer l’information des consommateurs s’agissant des seules prestations obligatoires à réaliser et ainsi leur permettre de mieux faire jouer la concurrence.

Suite à cette réforme de 2008 et à l’arrêté ministériel du 23 août 2010 (*1) fixant un modèle de devis obligatoire, l’UFC-Que Choisir a visité 997 magasins funéraires (*2) pour obtenir un devis pour l’organisation de funérailles et ainsi vérifier la conformité à la loi des pratiques des opérateurs et apprécier les écarts de prix pour les différentes prestations.

La transparence tarifaire enterrée !

Plus de six mois après l’entrée en vigueur de l’arrêté fixant un modèle de devis obligatoire, dans 18% des cas, nos enquêteurs sont repartis sans le moindre devis ! Pire, seuls 3% des devis récoltés respectent les modèles de devis obligatoires et 39% s’en rapprochent sans être conformes pour autant. Si le brouillard informatif ne s’est pas dissipé, cela s’explique sans doute par l’absence de sanctions à l’obligation de transparence prévue dans les textes. Est-il besoin de rappeler que sans modèle de devis universel, il est impossible pour les familles endeuillées de comparer les services fournis par différents opérateurs funéraires, et que cette opacité est un terreau fertile pour renchérir les prestations ?

Nos très chers morts !

Le coût total pour des obsèques, hors caveau et concession, s’établit à 3098 euros en moyenne. Mais d’un opérateur à l’autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 1300 euros pour le plus économique à plus de 6101 euros pour le plus onéreux. Ce grand écart tarifaire est dû non seulement à un florilège de prestations « non obligatoires » mais aussi à des opérations surfacturées. Ainsi, les prix relevés pour les démarches et formalités administratives, qui sont des opérations standardisées, se situent dans une fourchette de 110 euros à 263 euros et les prestations pour les soins de conservation sont facturées entre 280 euros et 365 euros.

Les avancées réglementaires n’ont donc pas mis fin aux mauvaises pratiques des professionnels auxquels les consommateurs endeuillés doivent encore et toujours faire face ! Il serait sans doute opportun d’étendre l’obligation d’information aux mairies et aux établissements de soins et de ne pas la limiter aux opérateurs funéraires qui, rappelons-le, sont avant tout des commerçants !

Crémation : les idées reçues partent en fumée

Dernier constat, alors que 30% des funérailles donnent lieu à une crémation, chiffre qui a doublé en 10 ans, l’enquête de l’UFC-Que Choisir démontre que, contrairement à une idée reçue, l’incinération ne constitue pas toujours une solution plus économique que l’inhumation. En effet, lorsque la crémation a été proposée, dans 36% des cas, les devis étaient plus chers.

Refusant que les avancées législatives restent lettre morte, l’UFC-Que Choisir demande donc aujourd’hui :

Au gouvernement d’assortir de sanctions l’obligation d’utilisation du modèle de devis et d’enjoindre à la Direction Générale des Collectivités Locales d’établir, après consultation du Conseil National des Opérations Funéraires (CNOF), un livret d’information sur les obsèques qui devra être mis à disposition dans les mairies et en établissements de soins ;
A la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) de réaliser des contrôles afin de veiller à ce que des devis, conformes à la loi, soient systématiquement émis.



(*1) Arrêté du 23/08/2010 publié au JORF du 31/08/2010, portant définition du modèle de devis applicable aux prestations fournies par les opérateurs funéraires : « En application de la réglementation funéraire, seules les prestations suivantes sont obligatoires : fourniture d’un véhicule agréé pour le transport du corps (avant ou après la mise en cercueil), d’un cercueil de 22 mm d’épaisseur – ou 18 mm en cas de crémation – avec une garniture étanche et 4 poignées et, selon le cas, les opérations nécessaires à l’inhumation et/ou à la crémation (avec fourniture d’une urne cinéraire permettant de recueillir les cendres issues de la crémation) ».

(*2) Les bénévoles des associations ont enquêté entre le 11 et le 24 juin 2011 afin de se renseigner sur l’organisation d’obsèques pour un proche en fin de vie.



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Tourisme en Ardèche
Vous trouverez dans cette article une évaluation au niveau des coûts, accessibilité et services de 4 sites ardèchois:

Espace du parechemin et du cuir
Château d'Aubenas
Musée Papeterie Canson et Mongolfier
Château de Montréal

Retrouver ces données intégrées à l'enquête nationale que l'UFC Que Choisir a publié sous le titre:
Patrimoine culturel: Valorisation à deux vitesses
"Désormais, le monde des musées et des monuments est soumis à une logique marchande. Cette quête de rentabilité à tout prix, au détriment de la mission de service public, compromet l’équilibre du système."
Auteur: Florence Humbert
Dossier accessible aux abonnés de Que Choisir en ligne et sur le magazine Que Choisir.

UFC Que Choisir de l'Ardèche
Alain JARNIAS


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Une enquête de l'UFC-que choisir auprès de 1500 magasins hypers, supermarchés et hard discounters
Ils ont discrètement relevé les prix dans 898 hypers et supermarchés, et 786 hard – discounts : les prix d’une quarantaine de produits, avec, à chaque fois, le prix « marque nationale », celui de la MDD (marque de distributeur) et celui du « premier prix » dans les hypers et supers ; dans les hard discounts, les prix des discounts et ceux de « marque nationale » (MN) si elle était présente.

Eh bien, cette investigation est riche en enseignements, souvent inattendus.

Sur un panier de «Marques Nationales », ou sur un panier de « Marques de Distributeurs », comme sur un panier mixte « MN MDD », c’est l’enseigne Leclerc qui est la moins chère des hypers supers.

C’est Monoprix le plus cher : situés en centre – ville où le terrain est cher, les impôts sont chers, la concurrence est moins vive, voir inexistante, les Monoprix n’ont pas des prix attractifs.

Par contre, leurs magasins sont soignés dans leur présentation et mieux dotés en personnel ; ceci expliquant sans doute cela ; mais les magasins hypers et supers de l’enseigne Géant Casino ne sont pas du tout en centre ville et ils sont à peine moins chers que Monoprix.

Les écarts, d’un bout à l’autre de l’échiquier, sont tout de même de 20 %, ce qui est loin d’être anodin pour des familles nombreuses.

Un autre des buts de cette étude était de mesurer, au sein de chaque enseigne, l’écart entre les prix des « marques nationales » et ceux de la « marque de distributeur » de l’enseigne elle-même.

C’est un véritable fossé qui sépare les MN des MDD = 45,5 % en moyenne, et même 54 % chez Leclerc.

Les emballages sont moins luxueux, la qualité n’est peut être pas absolument identique (plus de blé et moins de légumes dans un taboulé, par exemple), mais les codes barres prouvent que bien des produits MDD sortent des mêmes usines ou chaînes que les MN.

Ces produits MDD, en tout cas, valent la peine d’être essayés et comparés au sein de votre enseigne favorite.

Maintenant, que penser des prix des magasins hard discounts ?

Cette appellation ne convient plus guère qu’à Lidl, Aldi et Norma.

En effet, Ed / Dia est bien plus cher (25 % de plus que Lidl), et les autres sont devenus des « soft discounters », proposant des marques nationales en proportion non négligeable : ces dernières représentent 15 % des ventes nationales de Netto.

Et, en prix au kilo ou au litre, elles ne sont pas vendues moins cher qu’en hypers ou supers !

Quant à Leader Price, cette marque n’étant plus la moins chère, le magasin a dû en créer une autre « Le prix gagnant ».

De leur côté, les grandes surfaces traditionnelles ont essayé de contrer cette concurrence en développant une gamme économique (ou censée l’être…)

Par exemple, Leclerc a crée « Eco » ; « Carrefour discount », né il y a environ deux ans, atteint maintenant 10% des ventes de l’enseigne Carrefour.

Non seulement, elles ont récupéré des clients, mais elles espèrent qu’avec des rayons mieux garnis, plus alléchants, plus tentants en un mot, elles pousseront subrepticement le client à dépenser plus que prévu.

Elles perdraient d’une main, mais regagneraient de l’autre…

Le client au budget serré ou contrôlé aura tout intérêt à faire ses courses chez Leader Price (Le Prix gagnant), Lidl ou Aldi : leurs prix sont très bien placés, et les tentations sont moins nombreuses dans ces petites structures que dans un immense hypermarché de la périphérie de votre ville.

Au contraire, le client qui recherche la variété et qui tient à ses marques, auxquelles il est fidèle depuis longtemps, ira vers Leclerc, Auchan, Cora, Carrefour et Géant, qui offrent le choix le plus vaste.

Question prix, Leclerc devance Intermarché, Système U et Auchan, Simply Market / Atac, Carrefour, Cora, Carrefour Market / Champion, Géant Casino, Monoprix.

Dans votre « stratégie » d’acheteur, n’oubliez pas non plus de tenir compte du prix des carburants, surtout en ce moment, et du nombre de personnes composant votre foyer…

Veuillez à ne pas acheter les denrées périssables en quantité excessive, car le gaspillage réduit à néant bien des efforts pour maîtriser un budget !


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