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Appli QuelCosmetic: Une application mobile gratuite pour choisir ses produits cosmétiques (évolution)

Téléchargez l’application mobile QuelCosmetic







Voilà un bel exemple d’interactivité entre l’UFC-Que choisir et les consommateurs ! Lorsque nous avons lancé l’application gratuite QuelCosmetic, en mars dernier, la base de données comportait déjà 5 000 produits. Mais c’est grâce aux utilisateurs, qui nous ont fait parvenir codes-barres et photos des produits manquants, qu’elle s’est considérablement étoffée. Aujour­d’hui, ce sont plus de 120 000 références (environ 99 000 à risque et 24 000 sans risque) dont vous pouvez consulter les appréciations établies par nos experts. Cette possibilité de se faire une idée, de façon simple et rapide, de la composition des cosmétiques est manifestement appréciée puisque près de 800 000 personnes ont téléchargé l’appli via l’App Store ou Google Play. Pas question pour autant de nous reposer sur nos lauriers : nous avons tenu compte de vos remarques et venons de lancer une deuxième version qui collera encore mieux à vos attentes. La mise à jour se fera automatiquement. Voici les améliorations essentielles.

L’historique des scans



Difficile de se souvenir, entre deux visites au supermarché ou à la parapharmacie, si l’on a déjà scanné un produit et quel a été le verdict de l’appli. Celle-ci conserve donc désormais l’historique de vos scans. Vous pouvez vous y reporter à tout moment. Pratique aussi pour établir une liste de courses.

Des catégories de population plus précises



Jusqu’à maintenant, les résultats étaient présentés pour trois catégories de populations : adultes, bébés et femmes enceintes, enfants et adolescents. Désormais, bébés et femmes enceintes font l’objet de catégories séparées, car si de nombreux ingrédients, les perturbateurs endocriniens, sont tout aussi délétères pour les deux populations, il existe aussi des substances à éviter seulement chez les tout-petits mais a priori inoffensifs pour les futures mamans. C’est le cas en particulier du phenoxyethanol. Les réponses de QuelCosmetic sont donc dorénavant plus adaptées, d’autant que nous avons supprimé la catégorie « bébés » des produits qui ne les concernent pas, et ils sont nombreux (produits de rasage, antirides, déodorants, pour ne prendre que quelques exemples).

Des réponses personnalisées



C’est justement pour votre bébé que vous utilisez en particulier notre application ? Vous êtes enceinte et voulez prendre un maximum de précautions pendant votre grossesse ? Au contraire, vous êtes un homme qui n’a que faire des mises en garde destinées aux populations les plus fragiles ? Vous pouvez désormais entrer d’emblée votre profil et ne verrez que les réponses qui vous concernent. À tout moment, lorsque vous parcourez l’appli, vous pouvez modifier ces préférences. Un filtre vous permet aussi de ne voir apparaître que les produits sans risques. Par ailleurs, vous pouvez décider d’être alerté sur la présence d’allergènes ou non. On parle ici des 26 allergènes de parfum dont la déclaration a été rendue obligatoire par la Commission européenne. D’autres allergènes, qui déclenchent très fréquemment des réactions, comme la methylisothiazolinone ou encore la paraphenylenediamine, sont signalés systématiquement. Les 26 allergènes de parfum sont en particulier à éviter chez les tout-petits et si vous avez un terrain allergique. En revanche, même s’il est possible de déclencher une réaction à tout âge et sans antécédent, les adultes qui ont la chance de ne pas avoir une peau réactive peuvent raisonnablement décider d’ignorer la présence dans un produit d’un ou plusieurs de ces 26 allergènes, très souvent repérables dans tous types de cosmétiques.

Une utilisation plus pratique



Le mode « recherche » a été amélioré. Vous pouvez désormais associer un type de produit et une marque, par exemple « déodorant Narta », « crème hydratante Roche Posay », etc. Par ailleurs, pour plus de clarté, la présentation du glossaire a été modifiée. Vous pouvez vous y reporter pour en savoir plus sur les ingrédients indésirables présents dans les produits que vous scannez et les raisons de leur nocivité. Enfin, nous avons ajouté une foire aux questions. Vous y trouverez les réponses aux interrogations le plus souvent exprimées par les utilisateurs via notre formulaire de contact notamment.

Comprendre le résultat



Comme la toxicité potentielle des ingrédients peut varier selon les populations, l’évaluation diffère selon la personne concernée : un pictogramme s’affiche pour les tout-petits (de la naissance à 3 ans), un pour les femmes enceintes, un autre pour les enfants et adolescents (de 3 à 16 ans), un quatrième pour les adultes. La couleur va du vert (aucun risque identifié à ce jour) au rouge (risque significatif) et est accompagnée de lettres de A à D à destination des daltoniens. Elle correspond à celle de l’ingrédient le plus nocif de tous ceux présents : une crème peut comporter dix composants au-dessus de tout soupçon, si le onzième est un perturbateur endocrinien avéré, c’est sa couleur rouge qui l’emportera. Attention, le résultat ne concerne que la composition du produit. En aucun cas, il ne renseigne sur sa qualité intrinsèque ou son efficacité. Ces critères ne peuvent être mesurés qu’en laboratoire et nous le faisons à l’occasion des tests comparatifs que nous publions régulièrement sur telle ou telle famille de produits. Mais forcément, le nombre de références concernées est sans commune mesure avec celles présentes dans l’appli.


Les pictogrammes et les codes couleur utilisés dans l’application QuelCosmetic.

Le plus que vous attendiez



Depuis notre première grande campagne sur les ingrédients indésirables dans les cosmétiques, vous êtes nombreux à nous demander une liste positive des produits n’en contenant pas. Demande satisfaite avec l’appli QuelCosmetic ! Lorsque le produit que vous convoitez contient des ingrédients indésirables, il suffit d’un clic pour voir s’afficher une liste d’homologues plus recommandables.

Si vous êtes curieux de savoir pourquoi tel produit hérite d’une mauvaise note, cliquez sur le pictogramme de couleur et l’ingrédient incriminé s’affiche avec des explications sur sa nocivité (via un clic sur le i ). Par ailleurs, la composition complète du produit est affichée.

Les fonctionnalités offertes en scannant le produit:



Exemple du baume à lèvres Labello Classic care



1 La page d’accueil du produit : ce produit présente un risque significatif pour les populations.

2 Un clic sur sur la ligne correspondant à une des populations, le ou les ingrédients qui posent problème apparaissent.

3 Un clic sur le "i" donne accès à une explication sur les raisons de la nocivité de l’ingrédient.

D’autres possibilités pour explorer la base de données





1 On peut choisir une catégorie sur la page d’accueil.

2 Puis une sous-catégorie.




1 Tous les produits à risque s’affichent.

2 En cliquant sur « produits sans risque », on accède à la liste de leurs homologues sains.




1 On peut faire apparaître les listes par ordre alphabétique.

2 On peut aussi chercher une référence particulière à l’aide de la fonction « rechercher ».

3 Mais lorsqu’on a le produit en main, le plus pratique est de scanner son code-barres.

4 On peut conserver l’historique des produits scannés et s'y référer à tout moment.


Pourquoi des différences entre les applis



Parmi les questions fréquemment posées par les utilisateurs, celles sur les différences entre les résultats de QuelCosmetic et ceux trouvés sur d’autres applications. Vert d’un côté, rouge de l’autre pour un même produit, c’est déroutant. L’explication, c’est que nous n’avons pas les mêmes critères de classement. D’abord, certaines applis tiennent compte de l’impact des cosmétiques sur l’environnement alors que nous avons préféré nous concentrer sur la santé, en tout cas dans un premier temps (nous ne nous interdisons pas de faire évoluer notre approche à l’avenir). Autre différence, nous classons des ingrédients en indésirables seulement si des études solides montrent sans ambiguïté leur nocivité. D’autres préfèrent condamner des substances dès la moindre publication suggérant, sans le démontrer, qu’il pourrait y avoir un risque, même minime. Certains utilisateurs assimilent ce choix à une plus grande fiabilité mais c’est un rapprochement qui n’a pas lieu d’être, car la rigueur scientifique n’est alors pas toujours au rendez-vous. Cela dit, la science progresse tous les jours et la liste de nos ingrédients indésirables peut, elle aussi, évoluer. C’est pourquoi il est conseillé d’accepter les notifications qui vous signalent les éventuelles nouveautés ou, au moins, de procéder régulièrement à des mises à jour.


Des outils rendus possibles grâce à vos dons !



L’appli QuelCosmetic fait partie des projets mis en œuvre par l’UFC-Que Choisir au bénéfice de tous les consommateurs et financés grâce à notre fonds de dotation. Ce dernier est notamment alimenté par vos dons et par les royalties obtenues grâce à la commercialisation de la licence d’utilisation de La Note Que Choisir, un repère au service des consommateurs utilisable par les professionnels pour distinguer les produits ayant obtenu plus de 14/20 à l’un de nos essais comparatifs.
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Fabienne Maleyson


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Garantie de conformité: L’action du consommateur limitée au vendeur
La garantie légale de conformité, l’une des deux garanties (voire trois en tenant compte de la garantie commerciale) dont dispose le consommateur lors de l’achat d’un produit neuf ou d’occasion, permet d’obtenir gratuitement la réparation ou le remplacement du produit si un défaut apparaît dans les deux années suivant l’achat (6 mois pour un produit d’occasion).

Attention, cette garantie légale de conformité s’applique exclusivement contre le vendeur. Contrairement à la garantie légale des vices cachés, qui permet d’agir contre le vendeur, les vendeurs successifs ou le fabricant, la garantie légale de conformité ne laisse pas le choix au consommateur. Cela a un avantage : le vendeur ne peut pas se défausser sur le fabricant. Mais aussi un gros inconvénient : si le vendeur a fermé boutique, il devient impossible pour le consommateur de faire jouer cette protection.

La Cour de cassation l’a rappelé dans un arrêt publié le 19 septembre. Elle se prononçait sur le cas d’un couple ayant acquis un véhicule automobile auprès d’un distributeur de la marque Hyundai. Ayant constaté des défauts après leur achat, ils ont demandé la condamnation de Hyundai Motor France (l’importateur de la marque coréenne) à leur rembourser les frais de réparation du véhicule. La juridiction de Colombes (92) a condamné la marque, mais ce jugement a été cassé et annulé par la Cour de cassation.

Cette dernière rappelle que, selon l’article L. 217-4 du code de la consommation, le consommateur tient ses droits seulement contre le vendeur avec lequel il a directement contracté. Raison invoquée : le vendeur n’est pas lui-même un consommateur vis-à-vis de son importateur ou fabricant et ne bénéficie pas de cette garantie. Il « ne peut donc en transmettre les droits, ce qui exclut toute action directe de l’acheteur à ce titre », écrit la Cour.

Cette impossibilité d’une action directe du consommateur contre le distributeur, le fabricant ou les vendeurs antérieurs au titre de la garantie légale de conformité est bien connue : la Commission européenne avait un temps envisagé d’accorder cette possibilité, mais cela ne fut pas repris dans la directive ayant abouti à la mise en place de la garantie légale de conformité. Ce manque peut poser problème au consommateur, dans le cas où le vendeur disparaîtrait dans les deux ans suivant l’achat du produit : il devient alors impossible de la faire jouer. Dans ce cas, il est conseillé de privilégier, si possible, la garantie des vices cachés.
Lire aussi

Décryptage : Garantie légale de conformité - Vos questions, les réponses de l'UFC
Lettre type : Demande de réparation ou de remplacement du produit
Lettre type : Demande d’annulation du contrat de vente en cas d'absence de réponse dans le délai d'un mois
Lettre type : Demande de réduction de prix en cas d'absence de réponse dans le délai d'un mois
Lettre type : Demande de réduction de prix en cas d'impossibilité de remplacement ou de réparation
Lettre type : Demande d'annulation du contrat de vente en cas d’impossibilité de remplacement ou de réparation
Lettre type : Garantie légale contre les vices cachés - Demande d'annulation de la vente ou de réduction du prix


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Morgan Bourven


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Carburant: Étiquetage supplémentaire
Autant le dire tout de suite, il ne s’agit pas d’une révolution dans le monde des stations-service et rien ne change dans la composition actuelle des carburants. Les automobilistes trouveront toujours les mêmes pistolets distributeurs de la même couleur ainsi que les mêmes noms de carburant dans les stations. Le changement qui s’opère à partir du 12 octobre 2018 est simplement l’apposition d’une étiquette supplémentaire permettant d’identifier en un clin d’œil le type de carburant (essence, diesel ou gazeux) et, le cas échéant, sa teneur en biocarburant. Ainsi, le SP95 à 5 % d’éthanol sera toujours étiqueté SP95 (appellation commerciale), mais sera accompagné d’un pictogramme « E5 » (nouvel étiquetage réglementaire). De même, le SP95 à 10 % d’éthanol sera étiqueté SP95-E10, avec le logo « E10 ». À noter qu’un système similaire sera prochainement mis en place pour les véhicules électriques afin de guider l’automobiliste dans la recharge des batteries.


Rond, carré ou losange



Selon le type de carburant, l’étiquette, qui doit mesurer au moins 4 centimètres de large sur la pompe et 1,5 centimètre sur le pistolet, aura une forme différente. Pour un carburant de type essence, par exemple le SP95, il s’agira d’un « E » placé dans un cercle. Le chiffre qui lui sera accolé indique la teneur en biocarburant. La forme pour un carburant de type diesel est un carré dans lequel se trouve la lettre « B » suivi d’un chiffre signifiant la teneur en biocarburant contenu dans le diesel. Le « XTL » indique qu’il s’agit d’un diesel synthétique qui n’est pas dérivé du pétrole brut. Enfin, la forme pour un carburant de type gazeux est un losange avec les indications « H2 » pour l’hydrogène, « CNG » pour gaz naturel comprimé, « LPG » pour gaz de pétrole liquéfié (GPL) ou « LNG » pour gaz naturel liquéfié.

Une information multidiffusée



Cette information sera également affichée chez les concessionnaires automobiles et placée sur les véhicules neufs (mis sur le marché ou immatriculés à partir du 12 octobre 2018), à proximité immédiate de la trappe à carburant (ou du bouchon), dans le manuel d’utilisation du véhicule ainsi que dans le manuel électronique pour certains véhicules neufs disposant d’un système d’infodivertissement embarqué.


Pour toute l’Union européenne



La mise en place de ces étiquettes est d’ores et déjà en cours dans l’Union européenne (UE) pour les véhicules neufs et les stations-service. Elles seront déployées dans les 28 États membres de l’UE, les pays de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège), ainsi que la Macédoine, la Serbie, la Suisse et la Turquie. Le Royaume-Uni n’est pas concerné et devra décider s’il applique ou non cette réglementation après le Brexit.



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Yves Martin


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Prix du gaz (octobre 2018): À la hausse toute
C’est un retournement de tendance spectaculaire. Après plusieurs années de baisse, le prix du gaz est reparti à la hausse en fin d’année dernière et depuis, il ne s’arrête plus. Il a franchi la barre des 6 centimes en septembre pour un ménage qui se chauffe au gaz, et augmente encore ce mois d’octobre de 3,3 %.

En cause, la hausse des prix sur le marché de gros, très sensible aux soubresauts géopolitiques. En dépit de ressources mondiales abondantes en gaz, l’instabilité pousse les tarifs à la hausse. C’est une bonne partie de l’explication, il faut lui ajouter l’augmentation de la taxe carbone qui concerne toutes les énergies fossiles (carburants, gaz, fioul). Et puis la mise en place progressive du compteur Gazpar par le gestionnaire de réseau GRDF a un coût, intégré au prix du gaz, de même que la modernisation en cours du réseau.

Alors, que faire pour subir a minima cette hausse ? Si vous avez souscrit une offre à prix fixe sur 2 ou 3 ans quand les prix du kWh étaient bas courant 2016, voire très bas au cours de l’été 2016 (4,56 centimes en juillet), ou encore en 2017, surtout restez-y. Si vous aviez alors opté pour une offre compétitive par rapport au tarif réglementé, vous êtes fortement gagnant. C’est le cas aussi si vous avez souscrit à l’offre « Énergie moins chère ensemble » de l’UFC-Que Choisir. Même en consultant notre comparateur actualisé tous les mois et en optant pour le fournisseur le plus compétitif qui est à -15 %, vous paieriez plus cher.

Si vous êtes en offre à prix indexé sur le tarif réglementé, changez pour l’offre à prix fixe la plus compétitive du marché, elle est à -15 %. Si d’aventure le gaz devait repartir à la baisse d’ici un an, il sera toujours temps de changer de fournisseur, la démarche est gratuite et en matière de gaz naturel et d’électricité, la durée du contrat n’engage que le fournisseur. Le client peut le quitter à tout moment, sans préavis et sans pénalités.
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Élisabeth Chesnais


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Dépistage du cancer du sein: Une campagne trompeuse
À la veille d’Octobre Rose, l’Institut national du cancer (INCa) publie sa nouvelle campagne vidéo sur le dépistage systématique du cancer du sein. La forme choisie, un questions-réponses, donnait l’occasion de faire le point sur les bénéfices réels de la mammographie réalisée tous les deux ans chez les femmes de 50 à 74 ans. Le surdiagnostic de lésions qui n’auraient pas évolué, et le surtraitement, sont aujourd’hui deux effets secondaires bien identifiés du dépistage. En regard, le nombre de vies sauvées grâce au dépistage n’est pas aussi important qu’attendu.

Malheureusement, l’INCa loupe une nouvelle fois le coche. Au moment d’évoquer le « surdiagnostic », le terme n’est même pas prononcé. Tout juste le spot mentionne-t-il qu’« il arrive que l’on diagnostique et que l’on traite un cancer qui n’aurait pas ou peu évolué ». Mais la suite est pour le moins elliptique : « Le risque zéro n’existe pas. » Peu importe que des dizaines de femmes subissent des examens en trop, ou soient opérées pour rien, l’INCa estime que cela ne vaut pas le coup de s’y attarder. Et préfère mettre en avant des bénéfices « vraiment plus importants ». Grâce au dépistage, plus de 10 000 cancers agressifs seraient soignés plus tôt, affirme l’INCa. Outre qu’on ne sait pas d’où sort ce chiffre, notons qu’il n’est pas précisé si ces cancers soignés plus tôt guérissent plus souvent. Or c’est bien l’enjeu : combien de vies le dépistage sauve-t-il ? La réalité est moins rose qu’on voudrait le faire croire aux femmes concernées : avec le dépistage, sur 1 000 femmes de 50 ans dépistées pendant 10 ans, 4 mourront d’un cancer du sein, contre 5 sans dépistage. Le dépistage épargne une vie. En contrepartie, 19 femmes seront diagnostiquées et traitées à tort.

Voilà les informations que les femmes invitées au dépistage systématique du cancer du sein ont besoin de connaître avant de se décider. Encore une fois, l’INCa ne leur fait pas confiance pour faire la part des choses. Une information loyale et complète était pourtant une des recommandations de la concertation citoyenne sur le dépistage du cancer du sein il y a deux ans.

Même démarche pour les cancers de petite taille

Parmi les arguments en faveur du dépistage systématique, le spot de l’INCa cite la détection précoce de cancers de petite taille. De ce fait, les traitements seraient « moins lourds, moins longs et plus efficaces ». Là encore, la réalité est plus contrastée : les chiffres de l’assurance maladie montrent que le nombre de mastectomies (ablation totale ou partielle d’un sein) n’a pas baissé depuis l’instauration du dépistage en 2004.


Lire aussi:

Cancer du sein - L’INCa a fourni aux femmes une information incomplète et partiale sur les avantages et les inconvénients à suivre le dépistage organisé

< href='https://www.quechoisir.org/decryptage-cancer-du-sein-nos-reponses-a-vos-questions-n23529/' target='blank'>Cancer du sein - Nos réponses à vos questions


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Anne-Sophie Stamane


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Rénovation énergétique: Entrée en scène de Faire, tous éco-confortables
Le précédent gouvernement ne communiquait jamais sur les « Espaces info énergie », qui sont pourtant la cheville ouvrière locale de l’information sur la rénovation énergétique des logements. Il avait créé la plateforme Internet « Rénovation info service » et ne parlait plus que des points Rénovation info service, qui n’étaient souvent rien d’autre que… des Espaces info énergie. Le grand public n’avait pas dû y comprendre grand-chose, et voilà qu’on nous refait le coup !

Le gouvernement vient en effet de rebaptiser le service public de la rénovation énergétique. Ne cherchez plus la plateforme en ligne « Rénovation info service ». Comme tout ce qui touche à la rénovation, elle s’appelle désormais « Faire », pour « Faciliter, accompagner et informer pour la rénovation énergétique ».

Quant aux « conseillers énergie » des Espaces info énergie et autres structures, ils deviennent des « conseillers Faire » afin de « rendre plus lisible le service public de la rénovation », dixit le gouvernement. À voir…

L’objectif, lui, reste identique, à savoir rénover 500 000 logements par an.

On veut bien croire au pouvoir des mots et de la publicité, mais pour y parvenir il faudra assurément beaucoup plus qu’un changement de nom ou qu’une campagne sympathique de spots TV et d’encarts dans la presse.

Certes, « Faire » est aussi une charte et doit devenir une « signature commune » qui rassemble tous les acteurs publics et privés de la rénovation énergétique signataires afin de faciliter leur identification et les démarches. Les professionnels qui favorisent « une rénovation plus performante » pourront même apposer le nouveau logo « Engagé pour Faire ». Mais Que Choisir a vu rouge en apprenant que les professionnels RGE (Reconnu garant de l’environnement) vont y avoir droit d’office. La dernière enquête de Que Choisir sur la rénovation énergétique des logements a en effet démontré que les entreprises RGE sont incapables de recommander des travaux d’économies d’énergie pertinents et cohérents, en dépit de prix très excessifs. Le constat a été similaire dans le rapport du Conseil général de l’environnement. On reste aux antipodes de la rénovation plus performante !

Ceci dit, le gouvernement prévoit d’améliorer le dispositif RGE et de contrôler les travaux. Encore faudrait-il que le logo « Engagé pour Faire » ne soit remis qu’après renforcement des compétences en rénovation énergétique et contrôle effectif des travaux réalisés.
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Élisabeth Chesnais


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Lutte contre la fraude fiscale: Le projet de loi promet la fin de l’opacité
C’est une décision que même les organisations syndicales et organisations non gouvernementales (ONG) engagées dans la lutte contre l’évasion fiscale n’imaginaient guère possible il y a un an ! L’Assemblée nationale a voté le 19 septembre, en première lecture du projet de loi de lutte contre la fraude, la fin du monopole du ministère du Budget en matière de poursuites pénale contre les fraudeurs fiscaux les plus importants. Le mécanisme, connu sous le nom de « verrou de Bercy », a été mis en place dans les années 1920. En vertu de ce dispositif, les juges ne peuvent instruire que les affaires que Bercy accepte de lui transmettre. Or, dans la pratique, bien peu d’entreprises connaissent ce sort. L’administration fiscale privilégie en effet, la plupart du temps, le recouvrement à l’amiable (et discret !) de sommes toujours inférieures à celles réellement dues. Sur 16 000 infractions fiscales graves constatées chaque année, seules 1 000 seraient ainsi transmises actuellement à la justice. « Toute cette opacité profite aux fraudeurs. Sans publicité, les sanctions prises par Bercy perdent une grande partie de leur caractère dissuasif vis-à-vis des entreprises », souligne Vincent Charmoillaux, vice-procureur et secrétaire national du Syndicat de la magistrature.

Essai à confirmer…

La disposition adoptée cette semaine, à la quasi-unanimité des députés, prévoit que les dossiers de fraude soient désormais automatiquement transmis au procureur de la République dès qu’ils dépassent 100 000 €. Pour les syndicats et ONG, cette décision a été rendue possible par l’évolution des mentalités, notamment depuis l’affaire Cahuzac. Restent néanmoins des bémols importants. Pour commencer, il faut que le vote des députés soit confirmé. Le texte du projet de loi de lutte contre la fraude va en effet à présent être examiné par la commission mixte paritaire (CMP) du Parlement avant adoption définitive. Il faut en outre savoir que le texte adopté par les députés, s’il représente une avancée importante, reste perfectible : le projet de loi prévoit la possible signature d’une « convention judiciaire d’intérêt public » (CJIP) pour les fraudeurs poursuivis au pénal. En contrepartie d’une amende négociée, le parquet abandonnerait alors les poursuites. Ce dispositif, inspiré du droit anglo-saxon, est destiné à accélérer les procédures (qui ont un coût financier pour la justice), mais il affaiblit la portée dissuasive de la sanction. « L’entreprise qui accepte l’amende ne sera pas jugée et ne verra pas son image “abîmée”. Or c’est bien cette contre-publicité qui effraie le plus les grandes sociétés », insiste Vincent Charmoillaux.

Se pose ainsi à nouveau la question cruciale des moyens financiers impartis à la justice. Comme nous le confiait il y a quelques mois l’ancienne juge d’instruction Eva Joly lors de notre enquête sur l’évasion fiscale au sein de l’enseigne KFC, « Pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale, il faut que les juges d’instruction aient des moyens ! En 15 ans, leur nombre a fondu au pôle financier de Paris (27 en 2001, 13 en 2007 et 8 désormais), de même qu’à celui de Nanterre (de 7 en 2007, ils sont passés à 3 en 2012).
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Élisa Oudin


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Lait de foin: Une nouvelle filière plus vertueuse
Bientôt, certains produits laitiers seront estampillés « lait de foin » STG (spécialité traditionnelle garantie). Cette étrange dénomination garantit un lait produit par des vaches dont l’alimentation, sans OGM ni fourrage d’ensilage, comporte au moins 75 % d’herbe ou de foin. Un label officiel européen qui nous vient tout droit de nos voisins germaniques, chez qui il a acquis ses lettres de noblesse depuis plusieurs années. Ce lait à l’ancienne se présente comme une alternative face aux produits des méga-élevages où les vaches en stabulation, sur leurs tapis de sol, ne mettent jamais un sabot dehors et ignorent le goût de l’herbe fraîche. En Autriche, le lait de foin (heumilch en allemand) a rapidement recueilli les suffrages des consommateurs de plus en plus méfiants à l’égard de l’industrie agroalimentaire. Aujourd’hui, 15 % de la production (450 millions de litres de lait) est commercialisée sous la dénomination « lait de foin ».

Retour à la tradition

Pays d’alpages souvent moqué pour son attachement aux traditions, l’Autriche a su résister à la déferlante de l’agriculture intensive et garder des fermes où les vaches étaient nourries exclusivement avec du foin. Une aubaine qui lui permet aujourd’hui d’être le fer de lance du retour aux produits laitiers authentiques. Il faut dire que les atouts du « lait de foin » sont nombreux : d’abord, pour les producteurs qui valorisent mieux un produit de bonne qualité, plus savoureux et plus riche en omégas 3 (les bons acides gras) que le lait conventionnel. Côté transformateurs, l’interdiction de l’ensilage dans les aliments pour le bétail permet d’éviter la formation de spores de bactéries dans le lait, à l’origine de sérieux déboires dans la fabrication des fromages, notamment ceux à pâte pressée cuite (gonflement tardif, goût et odeur désagréables).

Une garantie de bien-être animal

Les bénéfices de ce mode d’élevage pour les animaux sont aussi une évidence : faut-il rappeler que les vaches sont des herbivores ? Leur fournir une alimentation composée essentiellement d’herbe et de foin respecte simplement leur physiologie. C’est aussi la garantie d’animaux en bonne santé, moins vulnérables, avec pour conséquence la diminution du recours aux traitements vétérinaires. Enfin, la production de « lait de foin » participe à la lutte pour sauvegarder la biodiversité et soutenir le développement durable. La culture de l’herbe permet de préserver les paysages et d’améliorer le bilan carbone de la filière en évitant les aliments exogènes (contrairement aux élevages conventionnels, qui importent par exemple d’énormes quantités de tourteaux de soja OGM en provenance d’Amérique du Sud).

Un succès qui a de quoi faire rêver les producteurs laitiers français, laminés par la crise laitière. Après un voyage d’études dans la région de Salzbourg, un groupe d’éleveurs bretons adhérant à Segrafo (association de promotion du séchage en grange) s’est laissé séduire par le modèle autrichien. Un organisme de défense et de gestion (ODG) du « lait de foin » s’est constitué, avec pour objectif de faire émerger une telle filière dans l’Hexagone. Étape clé pour accéder à la certification STG, le plan de contrôle des procédures assurant le respect du cahier des charges vient d’être validé par l’Inao. D’ici la fin de l’année, une vingtaine de producteurs laitiers du grand Ouest devraient donc pouvoir bénéficier du nouveau label. « Les deux tiers d’entre eux sont en bio, car les deux démarches sont complémentaires », remarque Didier Le Hec, le président de l’ODG, qui a fait depuis longtemps le choix de nourrir ses vaches à l’herbe et au foin (comme Patrick Mercier, un des derniers producteurs de camembert de Normandie fermier au lait cru, qui attend lui aussi de pouvoir apposer ce label sur ses fromages). À plus long terme, 200 éleveurs laitiers seraient intéressés par cette filière. Une petite goutte dans l’océan lacté, mais qui pourrait grossir tant elle répond aux attentes de nombreux consommateurs.

Une STG (spécialité traditionnelle garantie), c’est quoi ?

Ce signe officiel de qualité européen labellise un produit dont les qualités spécifiques sont liées à une composition, des méthodes de fabrication ou de transformation fondées sur une tradition, sans lien toutefois avec son origine géographique. Le « lait de foin » est la deuxième STG reconnue en France, la moule de bouchot étant jusqu’ici le seul produit à bénéficier de cette mention.

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Florence Humbert


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Marianne facultative sur les bouteilles de vin: Un risque accru de fraudes ?
Amateurs de raretés, gardez précieusement les jolies « Marianne » qui coiffent vos bouteilles de vin ou d’alcool : elles vont peut-être devenir collectors ! Créée en 1960, la capsule représentative des droits, ou CRD, cessera d’être obligatoire à compter du 1er juin 2019. Attestant que les droits d’accise ont bien été acquittés pour ce contenant, elle permettait la circulation des vins en bouteilles ou en « cubi » jusqu’à 3 litres sur le territoire français, en évitant le recours aux documents d’accompagnement légaux. Devenus dématérialisés, ceux-ci restent obligatoires tout comme les droits d’accise, acquittés par les metteurs en bouteille (récoltants, négociants ou entrepositaires). Simplement, en raison du traitement informatique des déclarations, la preuve sur la bouteille n’est plus jugée nécessaire par l’administration. C’est tout bénéfice pour les maisons de négoce qui souhaitaient mettre fin à l’obligation d’avoir deux chaînes d’embouteillage : l’une pour les vins vendus en France, l’autre pour ceux destinés à l’export et qui ne sont donc pas soumis aux droits d’accise. « Produire des capsules neutres pour toutes les bouteilles, c’est plus simple pour nous, a expliqué à l’AFP le président de l’appellation Saint-Émilion, Jean-François Gaillard. Aujourd’hui, toutes nos entrées sont tenues informatiquement. On déclare nos ventes, nos volumes sont tracés… » Pour les particuliers qui transporteront du vin sans Marianne, peu de changement, une facture en bonne et due forme, et acquittée, fera office de preuve en cas de contrôle (attention, un ticket de caisse ne sera pas suffisant !). Gare toutefois à ne pas dépasser les seuils au-delà desquels les documents d’accompagnement deviennent obligatoires.

Affaire de professionnels, dira-t-on. En fait, pas seulement. Car sur la couronne de la capsule figurent des informations précieuses pour le consommateur, en particulier le numéro du département de l’embouteilleur et la mention de son statut. La lettre R ou « récoltant » indique que le vigneron a lui-même mis en bouteille son vin, produit à partir de raisins provenant de son propre domaine. La lettre E ou « entrepositaire » indique que le vin a été conditionné par une entreprise pratiquant uniquement le commerce de vrac et la mise en marché. La lettre N ou « négociant » indique une activité de négoce basée sur l’achat de raisins, de moût ou de vins, élaborés, assemblés, élevés et mis sur le marché sous sa propre étiquette, par le négociant. C’est le cas des grandes maisons de Bourgogne qui cumulent souvent toutes ces activités, conjointement avec l’exploitation de leur propre domaine prestigieux, les obligeant à gérer deux types de capsules. Une différenciation qui n’a rien de péjoratif pour le négoce dont les produits peuvent être de grande qualité et justifier une renommée parfois internationale ! L’ambiguïté, c’est que sous couvert du négoce se cachent également des transactions en très gros volumes destinées à fournir le marché d’entrée de gamme de la grande distribution. C’est aussi le lieu de pratiques obscures et de nombreuses fraudes qui défraient régulièrement la chronique judiciaire. L’été dernier, les résultats d’une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont ainsi révélé que 70 000 hectolitres de vins rosés espagnols (soit l’équivalent de 10 millions de bouteilles !) avaient été francisés, ou bien vendus sous un packaging ou un merchandising pouvant prêter à confusion sur l’origine des vins.

Les 3 lettres faisant référence au statut de l'embouteilleur.

Ces dérives regrettables restent l’apanage de gros acteurs de la filière et la présence d’une Marianne sur les bouteilles n’y aurait pas changé grand-chose. Mais il est curieux de constater que sa disparition intervient alors que la frontière entre les différentes activités tend à s’estomper même chez des acteurs beaucoup plus modestes. De plus en plus de vignerons recourent à une activité de négoce (en achetant par exemple du raisin ou des moûts) pour se garantir contre les aléas climatiques et maintenir leur production ou tout simplement pour booster le développement économique de leur entreprise. Rien de répréhensible, bien sûr, à condition que les étiquettes affichent clairement la différence. Si ce n’est pas le cas, un nom prestigieux peut alors servir d’ombrelle à des produits qui ont peu de rapport avec les vins de ce domaine. Une pratique pas si rare dans une filière où l’on sait parfaitement jouer sur les homonymies (au détriment des consommateurs peu avertis). La Marianne et ses mentions N ou R sur la capsule permettent au moins de lever les ambiguïtés et d’éviter le mélange des genres. Un garde-fou en quelque sorte !

Sous couvert de simplification administrative, les douanes n’auraient-elles pas jeté le bébé avec l’eau du bain ? En tout cas, la mesure est loin de faire l’unanimité au sein de la filière. « En prenant cette décision, l’État va affaiblir le dispositif historique qui avait été mis en place il y a plusieurs décennies pour protéger la viticulture contre la fraude et les contrefaçons. Qui garantira demain au consommateur qu’un vin revendiquant le nom d’une appellation d’origine est bien issu de cette région ? […] Même si la Marianne n’est évidemment pas l’arme absolue contre la fraude, c’est quand même un garde-fou », s’inquiète le Syndicat des bourgognes dans un communiqué. Et de pointer la diminution importante des effectifs des douanes depuis plusieurs années. « La baisse des contrôles induite par la baisse des effectifs et la baisse des garanties proposées par cette "simplification" sont un cocktail sinon explosif, du moins risqué », conclut le Syndicat des bourgognes qui préconise, en l’absence d’alternative crédible, le maintien de l’utilisation par les viticulteurs de la Marianne et conseille aux consommateurs de continuer à acheter des vins dûment coiffés de son effigie car elle leur apporte une garantie de traçabilité.

Lire aussi:
Notre dossier consacré au vin.

Tout savoir sur les capsules de vin



Lors de l’achat d’une bouteille de vin, on ne prête généralement pas beaucoup d’attention à la capsule qui recouvre le bouchon. Dommage, car ce timbre officiel, attestant que les droits sur l’alcool ont bien été acquittés, recèle de précieuses informations sur l’origine et le contenu de la bouteille. Apprenez à les décrypter.



Au jeu des couleurs

La réglementation impose 7 couleurs normalisées pour les capsules en fonction du type d’alcool contenu :

Vert : pour les vins tranquilles ou mousseux à appellation d’origine protégée (AOP) et pour les vins doux naturels AOP.
Bleu : pour tous les autres vins (vins de table et vins de pays).
Rouge lie de vin : depuis 2011, cette couleur peut remplacer indifféremment les couleurs verte et bleue, sauf pour les champagnes (et pour les boissons fiscalement associées au vin).
Orange : pour les vins de liqueur, les vins spéciaux et les autres produits intermédiaires qui bénéficient d’une AOP.
Gris : pour les autres alcools intermédiaires comme les ratafias.
Jaune d’or : pour le cognac et l’armagnac.
Blanc : pour tous les autres alcools.

Des chiffres et des lettres

Outre l’indication de la contenance, plusieurs indications réglementaires figurent sur la couronne autour de la Marianne (par exemple : 83 R 036). Le premier chiffre indique le numéro du département du siège de l’embouteilleur. La lettre qui suit, son statut :

il peut être récoltant (R) ;
négociant (N) ;
ou entrepositaire agréé (E).

Enfin, le dernier chiffre (036) correspond au numéro administratif d’agrément de l’embouteilleur ou du répartiteur de capsules collectives.

UFC Que Choisir en ligne
Florence Humbert


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Tabac: Comment les industriels ont infiltré les réseaux sociaux
Une jeune femme sur la plage, un groupe d'amis en soirée ou un jeune adulte en pleine séance de travail. Ces images sont légion sur les réseaux sociaux. Elles n'ont rien d'inhabituel, sauf si l'on y ajoute une cigarette ou un paquet, discrètement positionnés dans le cadre. À l'heure où le tabac connaît un désamour global, ce type de photographie a récemment fleuri sur les pages les plus fréquentées de Facebook, Twitter et Instagram.

Inutile d'y voir un regain de popularité venu de nulle part. Il s'agit, en fait, d'une manœuvre orchestrée par les fabricants de tabac pour redorer et banaliser l'image de leurs produits. À cette fin, ils ont infiltré les réseaux sociaux de 40 pays, détaille un rapport complet (1) remis aux autorités américaines.

Signé notamment par l'organisation à but non lucratif Campaign for Tobacco-Free Kids et plusieurs sociétés savantes, ce document désigne les coupables : Philip Morris International, British American Tobacco, Japan Tobacco International et Imperial Tobacco. Qui ont avoué, à demi-mot, avoir eu recours à des influenceurs, dans les colonnes du New-York Times (2).

Le cœur de cette opération séduction s'appuie sur les « influenceurs ». Ces internautes disposent de comptes très suivis par les utilisateurs des réseaux sociaux. Leurs pages sont donc convoitées des marques, qui nouent des partenariats avec eux. En échange de « vues » et de « likes », elles proposent produits gratuits et rémunération.


Une publicité qui tait son nom

British American Tobacco (BAT) « ne choisit que les personnes qui ont le plus de followers », témoigne un ambassadeur auprès des auteurs du rapport. Autrement dit, les comptes qui génèrent le plus de trafic et toucheront le plus de monde. En échange, les influenceurs « reçoivent 200 dollars par mois, et 2 cartouches de cigarettes ».

Mais la règle du jeu est loin d'être aussi transparente pour les internautes. Chez BAT comme les autres fabricants, la rémunération est soumise à plusieurs conditions. Pour parvenir à ses fins, l'industrie n'est pas prête à tous les sacrifices. Les marques interdisent à leurs ambassadeurs d'indiquer que le post est sponsorisé. Une pratique pourtant courante.

Les fabricants fixent aussi un certain nombre d'exigences esthétiques. La photographie doit mettre en valeur le produit, mais avec subtilité. L'internaute ne doit pas flairer la publicité... « Notre rôle consiste à mettre en ligne une sorte de publicité sur Instagram ou Facebook ; mais il faut qu'elle ait l'air naturelle... L'aspect créatif et naturel des photos est très important », développe un influenceur.

À ces photographies « spontanées » peuvent s'ajouter des événements au nom de la marque que les ambassadeurs relaient sur leurs pages. En France, c'est Marlboro qui mène la danse avec le hashtag #DecideTonight. Le fabricant a organisé plusieurs fêtes à ce nom. Dans d'autres pays, des jeux concours au nom de la marque (voyage, produits) peuvent être organisés.


Cibler les jeunes

Le choix des hashtags associés aux campagnes n'a rien d'anodin. Simples, ils traduisent le défi, le voyage, le mouvement. Il faut vendre du rêve et des termes susceptibles d'être repris par le plus grand nombre, dans une « conversation » mondiale. Pour cela, pas moins de 123 hashtags ont été diffusés. Et vus à 8,8 milliards de reprise rien qu'aux États-Unis.

En France, la campagne #DecideTonight de Marlboro a porté ses fruits. Mais elle n'est pas la seule. Celles d'autres pays ont également touché nos internautes nationaux : « Stay True, Stay Free » sponsorisé par Japan Tobacco International au Kazakhstan, la campagne de British American Tobacco en Italie, mais aussi #NightHunters lancé par Philip Morris en Uruguay... qui promeut des cigarettes mentholées interdites en France !

L'objectif de la démarche ? Redonner à la cigarette son image de produit « cool », tout particulièrement auprès des jeunes, qui fréquentent assidûment ces réseaux. Car au fil des politiques antitabac, le produit a perdu son succès. Ce public s'en éloigne, et la publicité à l'ancienne ne fonctionne plus. Il faut donc passer sous le radar des réticences habituelles. « Les marques s'appuient sur l'idée d’un marketing auprès des pairs... », indique un influenceur aux rapporteurs.


Une pratique illégale

Outre les dégâts sanitaires d'une telle approche (voir encadré), cette stratégie n'est pas légale. Aux États-Unis, les auteurs du rapport ont saisi la Federal Trade Commission (FTC) afin de forcer les industriels du tabac à se remettre dans le rang.

En ce qui concerne la France, toute publicité ou propagande en faveur des produits du tabac est interdite, qu'elle soit directe ou indirecte, et cela depuis 1991 (loi Évin). Une législation, depuis, étendue au vapotage. Voilà pour les fabricants.

Les influenceurs, eux, ne sont soumis à aucune règle spécifique. Le code de la consommation s'applique toutefois. Il stipule que toute publicité doit être clairement identifiée, ce qui vaut pour les posts sponsorisés. L'Autorité de régulation de la publicité professionnelle (ARPP) a d'ailleurs émis une série de recommandations (3) à leur destination.

Enfin, les principaux réseaux sociaux (Instagram, Twitter, Facebook) ne laissent aucune ambiguïté sur le sujet. Ils interdisent toute publicité en faveur du tabac. Voilà qui est clair, et qui fait de ces campagnes une violation manifeste des conditions d'utilisation.
Le tabac a du plomb dans l'aile

Entre 2016 et 2017, plus d'un million de Français et de Françaises ont arrêté de fumer. Ce recul massif s'accompagne d'une chute des ventes de tabac, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Sur cette période, le volume de cigarettes vendues a reculé de 0,7 % et celui de tabac à rouler de 5,1 %.

C'est chez les jeunes que le désamour se constate le mieux. En 2016, les adolescents de 17 ans étaient 68 % à expérimenter le tabac et un tiers à fumer chaque jour. L'année suivante, ils étaient 59 % à tester la cigarette et seulement un quart à fumer quotidiennement...
Le tabac, un produit nocif pour la santé

Si les campagnes antitabac se multiplient, c'est avant tout parce que le tabac est responsable de nombreuses pathologies (maladies cardiovasculaires, cancers, etc.). Il faut dire qu'une cigarette abrite de nombreux produits toxiques et cancérogènes connus. Première cause de mortalité évitable en France, le tabagisme serait à l'origine d'au moins 79 000 décès par an. Et il coûte cher à la société puisqu'on estime à 120 milliards d'euros les dépenses qu'il occasionne chaque année. Sur cette somme, 25 milliards d'euros sont consacrés à la prise en charge des maladies provoquées par la cigarette (hospitalisations, soins, médicaments).

(1) Rapport remis à la Federal Trade Commission.
(2) Article du New-York Times.
(3) Recommandations de l'ARPP à destination des influenceurs.
UFC Que Choisir en ligne
Audrey Vaugrente


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