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Phishing: L’arnaque passe aussi par la carte SIM !
L’imagination des escrocs n’a pas de limites. On connaissait le phishing (ou hameçonnage), un classique désormais dans l’art de soutirer des renseignements personnels, comme des coordonnées bancaires ou un mot de passe. Pour rappel, la technique consiste à usurper l’identité visuelle d’un tiers connu, comme votre banque ou votre fournisseur d’électricité, de vous envoyer un e-mail alarmiste ou miraculeux (prétextant un remboursement des impôts, par exemple) et de vous pousser à saisir les informations, que les pirates récupèrent ensuite à des fins frauduleuses. Dans le cas de l’arnaque à la carte SIM, les pirates vont plus loin : ils prennent la main sur votre ligne mobile.

Pour cela, il leur suffit d’envoyer un e-mail aux couleurs de votre opérateur mobile ou de votre FAI (souvent, il s’agit du même fournisseur). « Ce courriel indique qu’un incident touche les services prévus dans votre abonnement et que pour le résoudre, vous devez cliquer sur le lien et renseigner les identifiants d’accès à votre espace client », détaille Marion Lemoine, de l’UFC-Que Choisir de Vannes. Le client s’exécute, les pirates n’ont plus qu’à ramasser les identifiants. C’est alors qu’ils se connectent à l’espace client et s’empressent de changer le mot de passe de sorte que la victime n’y ait plus accès. Ils demandent ensuite à l’opérateur une nouvelle carte SIM sous prétexte d’avoir perdu ou abîmé l’actuelle. « Je me suis aperçue que je n’avais plus de réseau sur mon téléphone, raconte Nathalie qui, pourtant, ne se souvient pas d’avoir répondu à un e-mail frauduleux. J’ai alors appelé Free, qui m’a répondu que j’avais appelé quelques heures plus tôt pour signaler un vol de mobile et demander à désactiver ma carte SIM. Évidemment, ce n’était pas moi. » Les pirates reçoivent la carte SIM à l’adresse de leur choix, qu’ils ont pris soin de modifier dans l’espace client. Dans le cas de Nathalie, ils l’avaient retirée dans l’une des bornes interactives que Free a installées un peu partout sur le territoire, chez les marchands de journaux.


12 000 € volés à la banque

Les pirates peuvent alors appeler partout dans le monde, faire des achats en ligne ou carrément piller le compte en banque de leurs victimes en programmant des virements. « Ma banque m’a appelée pour me faire part de mouvements suspects sur mon compte. Deux personnes que je ne connaissais pas avaient été ajoutées à la liste des bénéficiaires. Et trois virements, d’un montant total de 11 800 € avaient été effectués vers des comptes basés à Malte et à Cergy-Pontoise. Un quatrième de 5 000 € a été stoppé à temps », poursuit Nathalie. Le mécanisme exact de l’arnaque est difficile à percer, dans la mesure où le numéro de carte de crédit ne figure pas explicitement dans l’espace client. Le pirate peut en tout cas contourner le système 3D Secure, puisqu’il reçoit par SMS le code de validation envoyé par la banque pour valider le paiement.

Nathalie a eu des difficultés à obtenir le remboursement des sommes détournées de son compte. Pourtant, la banque a obligation de rembourser immédiatement : la loi l’y oblige (articles L. 133-18, L. 133-19 et L. 133-2 du code monétaire et financier). « Souvent, la banque refuse de recréditer les sommes frauduleusement prélevées car les paiements ont été avalisés par les codes SMS », explique Marion Lemoine. Mais dans un arrêt du 18 janvier 2017, la Cour de cassation a tranché : la saisie d’un code confidentiel ne suffit pas à prouver la « négligence grave » du client, seul motif qui permet à la banque de s’exonérer de son obligation de rembourser.

Autant s’éviter ce genre de tracas… en repérant les e-mails frauduleux qui pourraient polluer votre boîte de réception. Pour cela, retrouvez ici tous nos conseils.
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Camille Gruhier


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Chaînes de TF1 et box d’Orange: Les abonnés pris en étau
Après deux ans de bras de fer, TF1 a mis ses menaces à exécution. Le 1er février dernier, le groupe audiovisuel a assigné Orange afin qu’il coupe l’accès de ses abonnés fixes aux replays de ses chaînes : à celui de TF1 bien sûr, mais aussi à ceux de TMC, TFX (ex-NT1), TF1 Séries Films (ex-HD1) et LCI. Résultat : non seulement ces replays ont disparu des box Orange, mais en plus les chaînes du groupe TF1 ont été supprimées de l’écran présentant la liste des canaux. Il est en revanche toujours possible, à l’heure actuelle, d’accéder au direct.

Avec ce coup de force, TF1 entend pousser Orange à lui verser l’argent qu’il lui réclame depuis longtemps en échange de la diffusion de ses contenus, ce qu’Orange a toujours refusé de faire, à l’instar de Free et de Canal Plus. SFR et Bouygues Télécom (qui a le même actionnaire que TF1), quant à eux, ont accepté il y a quelque temps de passer un accord commercial avec le groupe audiovisuel.

Alors qu’ils n’ont rien demandé, les abonnés Orange sont les principales victimes de cette décision puisqu’ils ne bénéficient plus d’un service qui était jusque-là inclus dans leur abonnement. Ce n’est pas pour autant qu’ils sont en droit de réclamer une ristourne à leur opérateur sur le montant de leur abonnement ni de résilier leur abonnement sans frais, comme c’est parfois possible dans ce genre de cas. Car même si le préjudice qu’ils subissent ne fait aucun doute, le fait qu’Orange, en coupant le replay, ait répondu à une assignation de TF1 pourrait suffire à le dédouaner de sa responsabilité.

En attendant que les deux poids lourds du secteur retrouvent la raison, les clients Orange peuvent accéder aux replays des chaînes de TF1 via le site Internet MyTF1.fr ou par le biais de l’application du même nom. Il est même possible, en connectant l’ordinateur ou la tablette au téléviseur, de voir le programme sur grand écran. De son côté, l’UFC-Que Choisir a adressé un courrier au président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) afin de lui demander de se positionner clairement sur le sujet et de faire en sorte que les consommateurs ne soient pas impactés par ces batailles commerciales. Un première demande avait déjà été transmise au CSA il y a un an. À l’époque, aucune suite n’y avait été donnée.
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Cyril Brosset


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Substances toxiques: Des produits du quotidien au-delà des limites autorisées
Au total, ce sont pas moins de 5 625 articles de consommation courante vendus dans les pays de l’Union européenne qui ont été analysés. Le but était de vérifier que les industriels, importateurs et distributeurs respectent bien les interdictions et restrictions d’emploi exigées par le règlement européen Reach (1). Les analyses ont eu beau cibler des substances d’ores et déjà interdites, ou dont l’emploi est encadré de façon très stricte, les taux de non-conformité, 18 % sur le total, sont beaucoup trop élevés.

Dans le détail, 20 % des jouets contrôlés contiennent des phtalates à des teneurs supérieures au seuil limite autorisé. C’est d’autant plus grave que les plastifiants en cause, le DEHP, le DBP et le BBP, sont à la fois classés reprotoxiques et perturbateurs endocriniens.

Côté bracelets brésiliens, c’est le cadmium qui pose problème, il est présent dans 14 % des articles contrôlés. Plus généralement, les bijoux fantaisie sont à risques, outre le cadmium, la présence de nickel et de plomb est trop fréquente. Autant de résultats qui concordent avec la recherche de métaux lourds, nickel, cadmium et plomb, effectuée par Que Choisir. Notre test de 2015 a détecté au moins un de ces composés très toxiques au-delà des seuils réglementaires autorisés dans des jouets en métal et dans des bijoux fantaisie.

Le cuir n’est pas non plus exempt de contaminants, 13 % des articles en cuir analysés dans l’Union européenne contiennent du chrome VI, un allergène cutané très puissant. Une présence que nos analyses récentes sur des articles en cuir ont également mise en évidence.

Si 17 % des produits à risques proviennent de Chine, l’Echa souligne que près de 40 % sont d’origine inconnue. Il n’a pas été possible d’identifier le pays de production. Il est donc préférable d’acheter des produits qui affichent leur lieu de production.



(1) Règlement européen du 18 décembre 2006 renforçant la législation européenne en matière d’autorisation et d’utilisation des substances chimiques.
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Élisabeth Chesnais


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Seuil de revente à perte: Le gouvernement chiffre jusqu’à 5 milliards d’euros d’inflation
L’étude, tardive, car réalisée après que la décision du gouvernement a été prise, ne fait pas apparaître directement le chiffre de 5 milliards ; elle exprime cette réalité en pourcentages. On comprend ce biais de communication : entre 0,7 % et 2 % d’inflation sur les produits alimentaires, cela parle moins que sa traduction en euros sonnants et trébuchants, à savoir entre 1,74 et 4,98 milliards d’euros de surcoûts pour les consommateurs (soit jusqu’à 177 € par ménage) – et de sur-marge pour les grands groupes, distributeurs en tête. Et c’est bien là la totale aberration de cette histoire. Si l’impact inflationniste est officialisé, les promoteurs de la mesure, dont la FNSEA, ne sont toujours pas à même de nous expliquer par quel procédé miracle ces sur-marges de la grande distribution « percoleront », c’est leur terme, vers les agriculteurs français.

On voudrait nous faire croire que permettre à Auchan, Carrefour, Leclerc, Super U etc. de réaliser davantage de profits sur le dos des consommateurs les rendrait plus enclins à cesser la pression sur leurs fournisseurs. Le déroulement actuel des négociations commerciales est un cinglant démenti. L’aveu d’impuissance des pouvoirs publics à faire respecter une « charte de bonne conduite » sans valeur juridique quand le ministre de l’agriculture indique vouloir montrer du doigt les distributeurs, pour ne pas dire les regarder de travers, est pitoyable. Et quand bien même les distributeurs achèteraient plus chers les produits alimentaires à leurs fournisseurs industriels, encore faudrait-il que ceux-ci, à nouveau, augmentent d’eux-mêmes leur prix d’achat aux agriculteurs. Avec des si on met Paris en bouteille. Par ailleurs le gouvernement peut-il expliquer aux consommateurs en quoi, non seulement encadrer les promotions, mais encore obliger à vendre plus cher le Nutella (principal ingrédient : huile de palme), le jus d’orange, le café, le thé, la poudre de cacao etc… va améliorer le revenu des agriculteurs français qui ne produisent aucune de ces matières premières ?

Et je laisse pour le moment de côté l’autre grande absente du débat qu’est la qualité, notamment nutritionnelle et environnementale. Les premiers plans de filières disponibles ne laissent pas entrevoir la montée en gamme pourtant promise en contrepartie.

On le voit, il y a donc loin de la coupe aux lèvres et le matraquage des prix fera inutilement souffrir le pouvoir d’achat des consommateurs. Lors de la dernière période de relèvement du SRP en France, sous l’égide de la Loi Galland, l’inflation des produits alimentaires avait été 8 points plus élevée en France que dans les autres pays d’Europe de l’Ouest, tandis que les marges de la grande distribution avaient, elles, augmenté de près de 54 % ! C’est pourquoi, devant cette mesure à l’impact négatif certain pour les consommateurs et aux bénéfices improbables pour les producteurs agricoles, l’UFC-Que Choisir va se rapprocher des parlementaires qui ont encore le temps de stopper cette dangereuse mascarade, où les difficultés d’une partie des agriculteurs français servent de faux-nez à la grande distribution et à l’industrie agroalimentaire et amènent la FNSEA, en plein fantasme, à se fourvoyer sur le dos des consommateurs.

Etude d'impact du projet de loi sur les relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire
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Alain Bazot


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Contrôle technique auto: Plus sévère et plus cher
Actuellement, le contrôle technique peut se conclure par deux résultats. Le premier, dit « favorable », permet au conducteur de repartir sans souci même si le véhicule peut présenter des défaillances mineures n’occasionnant pas de contre-visite. Le second résultat, « défavorable pour défaillance majeure », fait état de problèmes qui nécessitent des réparations. Elles doivent être réalisées dans un délai de deux mois et le propriétaire doit les faire constater par un centre de contrôle technique.

Dès le 20 mai 2018, le contrôle technique pourra engendrer un troisième résultat, dit « défavorable pour défaillance critique », pour les véhicules dont l’état « constitue un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement ». L’automobiliste sera alors autorisé à circuler jusqu’à la fin de la journée minuit et sera dans l’obligation de remettre le véhicule en état. Il bénéficiera d’un délai de deux mois pour faire constater par un centre de contrôle technique la réalisation effective des réparations. À titre d’exemple, l’état d’usure des plaquettes de frein sera jugé « mineur » si l’usure n’atteint pas la marque minimale ; il sera jugé « majeur » si l’usure atteint la marque minimale et/ou si, le cas échéant, le témoin d’alerte au tableau de bord est allumé ; enfin, le défaut sera « critique » si l’usure est telle que la marque minimale n’est plus visible et que le support de plaquette est proche du disque.

Ce nouveau seuil de résultat s’accompagne d’une légère augmentation du nombre de points de vérification, passant de 123 à 133 points qui pourront donner lieu à 610 défaillances (contre 410 aujourd’hui) réparties comme suit :

140 défaillances mineures ;
341 défaillances majeures ;
129 défaillances critiques.

À noter que si un véhicule présente plusieurs défaillances de catégories différentes, il sera classé dans la catégorie correspondant à la défaillance la plus grave. De même, si un véhicule présente plusieurs défaillances du même domaine, il peut être classé dans la catégorie supérieure s’il est démontré que les effets combinés de ces défaillances induisent un risque accru pour la sécurité routière.


Augmentation de la durée du contrôle, des compétences… et du prix



Si le nombre de points de contrôle n’augmente pas de manière significative (10 de plus), c’est la façon de contrôler les véhicules qui évolue et devrait impacter le temps de travail. Les contrôleurs ne se contenteront plus de constater simplement les défauts mais devront aussi évaluer la dangerosité d’une défaillance en estimant sa probabilité d’apparition ou son évolution dans le temps et sa gravité. Par exemple, une mauvaise fixation du système d’échappement ne conduira qu’à une défaillance majeure (donc à une contre-visite à réaliser dans les deux mois). Mais une mauvaise fixation du système d’échappement pouvant entraîner une chute sera sanctionnée par une défaillance critique.

Cette nouvelle appréciation du risque et de sa dangerosité ne manquera pas d’allonger la durée d’un contrôle technique (40 minutes en moyenne actuellement). Elle impose également une montée en compétence des contrôleurs, dont le niveau de formation et de technicité va augmenter. Alors qu’un CAP suffisait, à partir de mai 2018, l’intégration de la profession ne pourra se faire qu’avec un bac pro en mécanique automobile.

Contrôle plus long et niveau d’étude plus important, deux facteurs qui auront vraisemblablement une incidence sur le prix. Si le prix moyen d’un contrôle technique s’élève aujourd’hui à 65 € tous les deux ans et à 14 € pour la contre-visite (1), le prix du contrôle pourrait ainsi augmenter de 15 à 20 % et celui de la contre-visite pourrait atteindre 20 à 30 €, selon Dekra, un des réseaux de contrôle technique agréés par l’État.



(1) Chiffres du Conseil national des professions de l'automobile (CNPA).
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Yves Martin


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Médicaments à éviter: Prescrire met à jour sa liste noire
Cela ressemble à un petit miracle pour cette dame de plus de 80 ans, amaigrie, handicapée et dont les fonctions cérébrales se disloquaient. En quelques mois, cette personne âgée a retrouvé sa tête et sa broderie. A-t-elle pris un nouveau médicament ? Non ! En réalité, elle a arrêté un de ses médicaments qui finissait par lui causer plus de tort que de bien. Cette histoire attestée par le centre de pharmacovigilance de Rouen (76) illustre le bénéfice qui peut exister, plus souvent qu’on ne le croit, à stopper la prise d’un médicament.


Des médicaments plus dangereux qu’utiles

L’arrêt des médicaments, appelé aussi « déprescription » du côté des médecins, était le thème de la conférence annuelle de Prescrire. Certes, la revue a décerné quelques bons points. Elle inscrit ainsi au tableau d’honneur le Strensiq (asfotase alfa), un médicament destiné aux nourrissons et enfants âgés de moins 5 ans atteints d’une rare mais très grave maladie (hypophosphatasie). Mais aucune « pilule d’or », la plus haute des récompenses, n’a été attribuée. Et surtout, les mauvais points ont été largement distribués. La revue a mis à jour sa liste noire (1) : une centaine de spécialités qui sont soit plutôt inefficaces, soit plutôt dangereuses, voire les deux. Parmi celles qui font leur entrée dans cette liste, notons la présence de la métopimazine, un médicament d’usage courant (Vogalène, Vogalib) contre les nausées et vomissements. Cette substance n’est pas très bien évaluée et selon Prescrire, les données indiquent qu’elle peut entraîner des problèmes cardiaques, ce qui représente un risque disproportionné par rapport au simple mal de cœur qu’elle est censée soulager.


Informer les patients

Dans l’intérêt des patients, mieux vaut donc éviter de commencer ces substances plus dangereuses qu’utiles, ou les arrêter le cas échéant. Ce n’est toutefois pas toujours facile en pratique. De multiples raisons à cela, en premier lieu les réticences des patients ou le désaccord d’autres médecins, par exemple entre le médecin généraliste et le médecin spécialiste ! Pour dépasser ces difficultés, l’information des patients est primordiale afin qu’ils puissent prendre des décisions en connaissance de cause. Des expériences montrent qu’ils peuvent même être à l’initiative de l’arrêt de certaines substances non recommandées. Après tout, ce sont bien eux qui avalent les comprimés et qui en subissent les conséquences le cas échant. Dans cette optique, Que Choisir Santé a rédigé un dossier pratique (2) pour les aider à comprendre les enjeux de l’arrêt de certains médicaments et à agir s’ils ont l’impression d’en prendre trop.



(1) http://www.prescrire.org/fr/3/31/53765/0/NewsDetails.aspx

(2) Que Choisir Santé est disponible sur notre kiosque en ligne (accès payant)
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Perrine Vennetier


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Nanoparticules : Une opacité généralisée


Carton plein pour nos recherches de nanoparticules dans des produits de consommation courante. Aliments, cosmétiques, médicaments : les vingt références que nous avons analysées (résultats complets et dossier disponibles à partir du jeudi 25 janvier) contiennent ces particules infiniment petites dont les risques éventuels sont encore très mal cernés. Pire, à trois exceptions près, les nanos voyagent incognito. Alors que la réglementation oblige à indiquer leur présence dans la liste d’ingrédients des denrées alimentaires et des cosmétiques, la quasi-totalité des industriels négligent de le faire. Pourtant vieille de plus de trois ans (1), cette obligation légale n’est toujours pas appliquée par la grande majorité des opérateurs. Une situation d’infraction généralisée difficile à comprendre et à admettre. D’où la décision de l’UFC-Que Choisir de porter plainte contre neuf fabricants dont les colorants, antiagglomérants et autres filtres solaires contiennent des proportions significatives de nanoparticules sans en mentionner la présence. À 10 % de nanos dans un additif, on peut toujours laisser à l’industriel le bénéfice du doute. Mais à 30 %, 40 %, voire 100 % comme c’est le cas pour six des produits concernés, il peut difficilement prétendre qu’il ne savait pas et que son fournisseur d’ingrédients l’a trompé.

Le cas des médicaments est différent du point de vue réglementaire mais similaire sur le fond : plus de 4 000 références de médicaments sont susceptibles de contenir des nanoparticules mais rien n’oblige les laboratoires à en faire état sur les notices (2).


Taille infime et comportement imprévisible

Cette opacité est d’autant plus inadmissible que c’est de notre santé qu’il s’agit. L’arrêté de mai 2017 qui vient rappeler aux opérateurs de l’agroalimentaire l’obligation d’étiquetage déjà en vigueur depuis plusieurs années justifie cette nécessité d’informer le consommateur par les « incertitudes scientifiques [qui] demeurent concernant l’impact sur la santé humaine des nanomatériaux manufacturés ». Taille infime favorisant la pénétration dans notre organisme et le franchissement des barrières biologiques, réactivité importante, comportement imprévisible, autant de particularités des nanoparticules qui suscitent l’inquiétude. La recherche avance à petit pas car l’évaluation des risques est beaucoup plus complexe que pour des particules de taille plus importante et on nage dans un océan d’inconnues. Mais les signaux qui émergent comme cette mise en évidence de lésions précancéreuses chez le rat après consommation d’un colorant répandu, le dioxyde de titane, incitent à la prudence. Le consommateur doit donc avoir la possibilité d’éviter les nanos s’il le souhaite.

Reste donc à espérer que la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) fasse preuve de la plus grande fermeté sur ce dossier. Ses agents ont procédé en 2017 à des contrôles sur la présence de nanoparticules dans les produits alimentaires (confiseries, épices, décorations pour pâtisseries) et cosmétiques, ciblant ceux dont la liste d’ingrédients faisait apparaître un ou des additifs susceptibles d’être nanométriques. Sur 40 produits cosmétiques analysés, 35 contenaient des nanoparticules, sur 74 produits alimentaires, 29 étaient dans ce cas. Sur ces 64 produits qui auraient dû afficher la mention [nano] dans leur liste d’ingrédients, seul un était en règle.

Les produits visés par notre plainte



Alimentation



M&M’s Peanut 34 % de nanoparticules dans le dioxyde de titane (E171)
Maxwell House Cappuccino (préparation instantanée) 100 % de nanoparticules dans le dioxyde de silicium (E551)
Ducros Mélange malin italien 100 % de nanoparticules dans le dioxyde de silicium (E551)
Casino soupe poule au pot déshydratée 100 % de nanoparticules dans le dioxyde de silicium (E551)


Cosmétiques



Lavera crème solaire 100 % minérale SPF 30 100 % de nanoparticules dans le filtre solaire dioxyde de titane (titanium dioxide)
Avène cold cream stick lèvres nourrissant 100 % de nanoparticules dans le dioxyde de titane (titanium dioxide CI 77891)
Aquafresh dentifrice triple protection + blancheur 40 % de nanoparticules dans le dioxyde de titane (titanium dioxide)
Bourjois Gloss effet 3D-33 brun poetic 100 % de nanoparticules dans l’oxyde de fer (iron oxides CI 77491)
Sanex Nature protect 48 h déodorant 31 % de nanoparticules dans l’oxyde d’aluminium (potassium alum)



(1) Elle est applicable depuis juillet 2013 pour les cosmétiques et décembre 2014 pour les produits alimentaires.

(2)Une absence d’obligation dont bénéficient aussi les fabricants d’autres produits susceptibles de contenir des nanos : vêtements antibactériens, peintures, matériel de sport, pneus, etc.
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Fabienne Maleysson


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Régimes amaigrissants: Ils allègent surtout votre porte-monnaie
Louise a perdu 44 kg en 9 mois. Photos avant/après à l’appui, la jeune femme blonde s’expose dans sa nouvelle robe et sa silhouette affinée sur les affiches vantant les bénéfices du régime « Comme J’aime ». Vous aussi, « Perdez du poids ! », promet la publicité. Sauf qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Le cas de Louise, aussi impressionnant soit-il en apparence, ne constitue pas une garantie de succès.



Publicité pour « Comme J’aime » dans le métro parisien (janvier 2018).

Des résultats pas garantis

Après les fêtes et ses excès, ce début du mois de janvier est propice à la promotion de méthodes d’amaigrissement. Outre les compléments alimentaires censés brûler les graisses et les cures de détox à base de jus, on trouve aussi des publicités pour des régimes tels que « Comme J’aime », Kitchendiet ou Dietbon. Ces programmes fonctionnent sur un principe commun de livraison de repas minceur tout prêts à domicile. Les promesses sont également comparables avec une perte de poids annoncée de 3 à 5 kilos par mois. Annoncée mais pas garantie ! Les conditions générales de vente sont explicites : « Comme J’aime ne pourrait être tenu responsable de résultats éventuellement décevants pour le Client ».

Ces programmes, qui se basent sur le vieux principe de la restriction calorique (manger moins), n’ont pas fait la preuve de leur efficacité à long terme. Comme nous l’expliquions dans une vidéo, la baisse des apports énergétiques est souvent efficace dans un premier temps (on maigrit) mais ensuite, le corps réagit aux privations, se met à dépenser moins (donc on ne maigrit plus) et on finit souvent par reprendre du poids. C’est même plutôt la règle : à terme, 8 personnes sur 10 reprendront du poids. Ce risque de « rebond » est d’autant plus à craindre que les programmes basés sur du tout prêt n’apprennent pas franchement à adopter de bonnes habitudes puisque l’on ne cuisine pas. De plus, les packs ne contiennent ni fruits ni légumes dont la consommation est pourtant la base d’une alimentation santé.

Un compte en banque bien dégraissé

Ah oui, parce qu’en dépit des centaines d’euros facturés par mois par « Comme J’aime », tout n’est pas compris dans les packs ! Les clients doivent acheter par ailleurs tout ce qui est frais : produits laitiers, fruits, légumes à cuire ou à manger en crudités… Ce genre de petit détail a toute son importance et rappelle qu’il faut lire plutôt deux fois qu’une les conditions de vente avant de s’engager. En effet, il ne s’agit pas d’un simple achat ponctuel de pack mais d’une formule d’abonnement. Si vous vous engagez sur 8 mois, le tarif sera de 349 €/mois contre 509 € si vous ne prenez qu’un mois. En conséquence, si vous résiliez plus tôt, la société vous facturera la différence de prix. De même, la mention « une semaine gratuite », mise en avant sur fond rouge, est accompagnée de mentions en petits caractères qui méritent d’être lues. Pour en « bénéficier », vous devez quand même payer un pack d’un mois (au moins) et, si au bout d’une semaine vous arrêtez, vous serez remboursé à condition de renvoyer les biscottes, plats, soupes, desserts, compotes et collations correspondant aux 3 semaines restantes. À vos frais bien sûr ! Pour renvoyer par la Poste plus de 10 kg de nourriture, comptez une trentaine d’euros.
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Perrine Vennetier


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Médicaments: La liste noire de Prescrire
Cette année encore, pas de Pilule d’Or. La revue médicale indépendante Prescrire, qui passe en revue l’intérêt de tous les nouveaux médicaments, a estimé qu’en 2016, aucun d’entre eux ne méritait d’être distingué. C’était déjà le cas l’an dernier. Seules deux molécules indiquées dans le cancer ont été « citées au palmarès ».

À l’inverse, il reste encore sur le marché français 82 médicaments qui n’y ont pas leur place, en raison d’un rapport bénéfice-risque défavorable. En clair, ils sont plus dangereux que bénéfiques pour la santé. Sur cette liste noire, mise à jour pour la 5e année consécutive, figurent bon nombre de produits courants. Comme la pseudoéphédrine, un décongestionnant qui entre dans la composition de beaucoup des médicaments contre le rhume vendus en automédication dans les pharmacies, qui expose à des troubles cardiovasculaires graves, notamment s’il est pris par des personnes déjà fragiles. Nous l’avions mentionné dans notre article sur les produits à ne surtout pas prendre pour soigner les petites pathologies de l’hiver. La dompéridone, la molécule du Motilium, parfois prescrit dans la gastroentérite, est également pointée du doigt, en raison de troubles du rythme cardiaque et de morts subites, alors même que le bénéfice dans le traitement de la maladie est très limité. En 2014 déjà, Prescrire mettait en garde contre la dompéridone. Les médicaments anti-Alzheimer, depuis longtemps décriés et dont l’intérêt médical est enfin officiellement reconnu comme « insuffisant » par la Haute autorité de santé (HAS), sont aussi en bonne place de ce palmarès du pire. L’intégralité de la liste des médicaments à écarter est consultable sur le site prescrire.org.

Encore un exemple récent avec l’Uvestérol D

Le directeur de Prescrire, Bruno Toussaint, a dénoncé, lors de la conférence accompagnant la publication de cette liste, l’inertie des pouvoirs publics. Il a notamment regretté qu’il faille systématiquement des morts pour que les médicaments dangereux soient retirés de la circulation. Le dernier exemple en date étant l’Uvestérol D, probablement impliqué dans le décès d’un nourrisson en décembre dernier. Et quand il n’y a pas de morts, les autorités se contentent de déremboursements, qui limitent l’usage mais n’entraînent pas le retrait du marché. Aujourd’hui encore, en dépit des nombreux scandales liés aux médicaments, l’action publique est largement insuffisante.

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Anne-Sophie Stamane


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Rhume: Des médicaments interdits de publicité
Prise en toute discrétion, la décision est effective depuis le 18 décembre dernier : la publicité grand public pour les médicaments contre le rhume en vente libre qui contiennent de la pseudoéphédrine est désormais interdite. Sont concernées des spécialités comme Actifed Rhume, Actifed Rhume Jour et Nuit, Actifed LP Rhinite allergique, Dolirhume, Dolirhumepro, Fervex Rhume Jour et Nuit, Humex Rhume, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume, Rhinureflex et Rhumagrip. On ne les verra donc plus en grand format dans les vitrines des pharmacies, pas plus qu’il ne sera possible d’en vanter les soi-disant vertus à la télévision.

La pseudoéphédrine est un vasoconstricteur de la famille des amphétamines, qui peut avoir des effets secondaires cardiovasculaires et neurologiques graves. Il vaut mieux ne pas y avoir recours, surtout pour un simple rhume qui se soigne en quelques jours avec des lavages de nez et du paracétamol en cas de fièvre ou de maux de tête.

Lire aussi:

Médicaments contre les maux de l’hiver - Le rhume : mieux vaut laisser couler !
Médicaments - La liste noire de Prescrire


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Anne-Sophie Stamane


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