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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Perturbateurs endocriniens: Comment s’en prémunir ?
L’effet des perturbateurs endocriniens est particulièrement délétère pendant certaines « fenêtres d’exposition » : la vie fœtale (d’où l’importance pour les femmes enceintes d’être vigilantes), les premières années de vie et la puberté, qui débute parfois dès huit à neuf ans. L’enfant n’est pas à l’abri, car son système nerveux est en développement. On peut donc considérer que la période à risque s’étend de la conception à la post-puberté. Celles et ceux qui projettent d’avoir un enfant doivent aussi être prudents, car l’exposition préconceptionnelle des parents pourrait avoir des répercussions sur l’enfant. Pour les autres périodes de la vie, la littérature scientifique est moins abondante. Voici les bons réflexes pour circonscrire l’exposition aux PE.

Alimentation

- N’utilisez pas de récipients en polycarbonate. Ils contiennent du bisphénol A. Ils portent parfois le sigle PC ou le chiffre 7 à l’intérieur d’un triangle (ce marquage n’est cependant pas obligatoire). Ils sont désormais interdits à la vente. Si vous en avez, ne vous en servez pas.
- Ne faites pas chauffer les ­aliments dans du plastique. Transférez sur une assiette les plats préparés du commerce et utilisez une casserole en Inox plutôt qu’une bouilloire en plastique pour faire bouillir de l’eau. Préférez les récipients (biberons inclus) en verre.
- N’abusez pas des produits type fast-food car leurs emballages en carton ou papier (carton à pizza, cornet de frites, étui à sandwich) peuvent aussi être contaminés par les PE.
- Consommez moins d’aliments transformés. En effet, la chaîne de fabrication et/ou l’emballage peuvent donner lieu à des ­contaminations. Limitez les chewing-gums avec BHA (E320) ou BHT (E321).
- Préférez les fruits, légumes et céréales biologiques. Vous diminuez l’exposition aux pesticides potentiellement perturbateurs endocriniens. À défaut, pelez les végétaux qui peuvent l’être.
- Consultez notre carte interactive de la qualité de l’eau. Si vous habitez une des rares communes desservies par une eau contaminée en pesticides, préférez l’eau en bouteilles.

Santé et beauté

- i vous êtes enceinte, évitez autant que possible les antalgiques (paracétamol, aspirine, ibuprofène). En tout cas, ne prenez pas d’ibuprofène pendant le premier trimestre de grossesse.
- Consultez notre dossier pour éviter les cosmétiques contenant des PE. Évitez surtout ceux qui ne se rincent pas ou ont un long temps de pose avant rinçage. Pour votre bébé, soyez sobre : bannissez le parfum, utilisez eau et savon plutôt que lingettes et produits pour le change.
- Si votre enfant a des poux, n’utilisez pas un insecticide neurotoxique. Choisissez un produit étouffeur.
- Préférez le dispositif intra-utérin (stérilet) à la pilule contraceptive. La pose d’un stérilet est envisageable même chez la jeune fille.
- N’achetez pas de vêtements antibactériens. Ils contiennent souvent du triclosan, un PE.

Air intérieur et extérieur

- Ne fumez pas et évitez les atmosphères enfumées.
- Bannissez tous les produits supposés parfumer ou assainir l’atmosphère et préférez une bonne aération.
- Passez l’aspirateur très régulièrement puis la serpillière humide pour que les enfants jouent sur un sol dépoussiéré.
- Peignez et meublez la chambre d’un bébé à naître bien à l’avance et aérez abondamment. Si vous êtes la maman, laissez les travaux de peinture à d’autres.
- Luttez contre les mouches avec des moyens mécaniques (bandes collantes, tapette).
- Portez des gants si vous devez utiliser des biocides (antiparasitaires pour animaux domestiques, produits de traitement du bois). Éloignez les enfants et aérez ; faites-le dehors si c’est possible.
- Jardinez sans pesticides, de nombreuses techniques sont efficaces (associations de plantes, rotations, paillage, etc.).

Lire aussi

- L'enquête de l'UFC sur les perturbateurs endocriniens
- Résultats de notre test portant sur la recherche de BPA et d’autres bisphénols dans des conserves et des canettes
- Réglementation sur les perturbateurs endocriniens : l'influence des lobbies à Bruxelles
- Notre décryptage pour repérer les perturbateurs endocriniens dans les objets du quotidien
- Notre infographie sur les effets possibles sur l'organisme



Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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Compagnies aériennes: Rappel de vos droits en cas de surbooking
La vidéo a rapidement fait le tour du Net : dimanche 9 avril, le passager d’un vol United Airlines ralliant Chicago à Louisville a été violemment expulsé de l’appareil par des agents de sécurité (1). La compagnie a confirmé que l’avion était surbooké : ayant besoin de quatre places pour acheminer jusqu’à Louisville quatre membres d’équipage, elle a demandé à des passagers de se porter volontaires pour laisser leur siège et repartir le lendemain. La compagnie a d’abord proposé, avant l’embarquement, 400 dollars de compensation, sans trouver de volontaires. L’embarquement terminé, elle a augmenté son offre à 800 dollars, toujours sans succès. Quatre passagers ont donc été tirés au sort par ordinateur. Trois d’entre eux ont obtempéré sans problème mais le quatrième, qui se disait médecin avec des patients à voir le lendemain, a refusé. La compagnie a alors expulsé l’homme, manu militari. Suite à la polémique, l’agent de sécurité ayant violenté l’homme a été mis à pied. Un porte-parole du département de l’aviation de Chicago a expliqué au magazine Time que « l’incident sur le vol United 3411 ne correspond pas à nos procédures habituelles et les actions de cet agent de sécurité ne sont évidemment pas tolérées par nos services ».

Si plusieurs questions restent sans réponse (pourquoi la compagnie a-t-elle fait embarquer les passagers alors qu’elle se savait en surbooking ? Pourquoi ne pas simplement avoir augmenté la compensation jusqu’à trouver des volontaires ?), cet incident est l’occasion de rappeler les droits des passagers. Le surbooking est en effet une pratique courante dans l’aérien. La compagnie Easyjet, sur son site, explique ainsi clairement que « l’année dernière, près de trois millions de clients d’Easyjet ne se sont pas présentés à l’embarquement. […] Aussi, pour pouvoir maintenir nos prix bas pour tous nos clients, nous pourrons être amenés à vendre plus de sièges que de sièges disponibles pour un vol si nous savons que fort probablement certains passagers ne se présenteront pas. Nous basons cette estimation sur l’étude de l’historique de chaque vol et l’examen des antécédents. »

Vos droits en cas de voyage dans l’Union européenne

La Communauté européenne a adopté plusieurs règlements afin de protéger les consommateurs, notamment le règlement no 261/2004 du 11 février 2004. Il s’applique aux vols dits « européens », c’est-à-dire ceux qui décollent d’un aéroport situé en Union européenne (UE), quelle que soit la compagnie, ou ceux qui décollent vers l’UE à partir d’un État non membre, à condition que la compagnie aérienne soit européenne.

Lorsqu’un vol est en situation de surbooking, la compagnie est d’abord obligée de faire appel au volontariat. Si vous vous portez volontaire, vous avez le choix entre le remboursement de votre billet ou le réacheminement par la compagnie vers votre destination dans les meilleurs délais. Vous pouvez aussi négocier une indemnisation avec la compagnie aérienne et des prestations supplémentaires (repas en cas de longue attente, hôtel, etc.).

S’il n’y a pas de volontaire ou que leur nombre est insuffisant, la compagnie peut demander à des passagers de changer de vol. Généralement, elle choisit de refuser l’embarquement aux derniers passagers arrivant à la porte d’embarquement ou de tirer au sort les malheureux élus. Si cela vous arrive, vous pouvez choisir d’annuler votre voyage ou d’être réacheminé sur un autre vol, dans les mêmes conditions que si vous étiez volontaire. En plus de cela, la législation européenne oblige le transporteur à vous proposer des rafraîchissements et la possibilité de vous restaurer en attendant le prochain vol, voire un hébergement si l’attente est d’au moins une nuit. Deux appels téléphoniques doivent aussi vous êtes proposés.

Dans cette situation, l’indemnisation est aussi obligatoire et ne souffre aucune exception (les compagnies ne peuvent pas invoquer une « circonstance exceptionnelle »). Les montants d’indemnisation sont identiques à ceux du retard et de l’annulation :

- 250 euros par passager pour les vols de moins de 1 500 km. Ce montant est rabaissé à 125 euros si vous êtes transféré sur un vol arrivant à destination avec moins de 2 heures de retard par rapport au vol initialement prévu.
- 400 euros par passager pour les trajets compris entre 1 500 et 3 500 kilomètres et pour tous les vols intracommunautaires de plus de 1 500 kilomètres (ce qui inclut les vols vers les DOM-TOM). Ce montant est rabaissé à 200 euros si vous êtes transféré sur un vol arrivant à destination avec moins de 3 heures de retard par rapport au vol initialement prévu.
- 600 euros par passager pour les vols de plus de 3 500 km. Montant ramené à 300 euros si vous arrivez à destination moins de 4 heures après l’heure prévue initialement.

La compagnie est tenue de vous indemniser en espèces ou par tout autre moyen de paiement (chèque, virement bancaire, etc.). Elle ne peut vous régler sous forme d’avoir ou de bon d’achat qu’avec votre accord écrit. Dans ce cas, négociez un petit extra !

Vos droits lors d’un vol extracommunautaire

Le cadre européen est plus protecteur que le droit international, qui ne fait aucunement référence au surbooking. Il faut donc se référer aux articles concernant les retards. La convention de Varsovie du 12 octobre 1929 et la convention de Montréal du 28 mai 1999 vous ouvrent droit à une indemnisation uniquement dans la mesure où vous pouvez prouver que vous avez subi un préjudice réel. La convention de Montréal limite cette responsabilité à la somme de 4 500 « droits de tirage spéciaux » (environ 4 500 euros) par passager. Préparez-vous donc à prouver et chiffrer votre préjudice. Ces droits sont par ailleurs cumulables avec l’indemnisation prévue par le droit européen.

Certains pays ont aussi leurs propres règles. Ainsi, aux États-Unis, la compensation prévue si vous arrivez entre 1 h et 2 h après l’horaire prévue équivaut à deux fois le prix du vol, dans la limite de 675 dollars. En cas d’attente plus longue, la compensation sera de quatre fois la valeur du billet, dans la limite de 1 300 dollars.

Faire valoir ses droits

Lors du refus d'embarquement, la compagnie aérienne doit obligatoirement vous remettre une notice écrite vous indiquant les modalités de demande de dédommagement. Vous devez ensuite adresser une réclamation (par lettre recommandée avec accusé de réception) à la compagnie, dont les coordonnées doivent figurer sur la notice qui vous a été remise.

En cas de refus de la compagnie de vous indemniser, il convient de se tourner vers la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), en joignant la copie de toutes les pièces du dossier, y compris la réponse de la compagnie aérienne.

Indemnit’Air à la rescousse

Le service Indemnit’Air de l’UFC-Que Choisir a été lancé dans le but d’aider les passagers aériens victimes de surbooking, de vol retardé ou d’avion annulé à obtenir simplement l’indemnisation qui leur est due conformément aux textes législatifs et à la jurisprudence européenne. L’inscription est totalement gratuite et permet de vérifier très rapidement si votre dossier est recevable ou non. S’il est recevable, vous percevez votre indemnité, commission pour frais d’organisation déduite, au plus tard dans les 30 jours suivant l’encaissement des fonds de la compagnie aérienne.

Notes:

(1) Vidéo disponible sur de nombreux médias, dont : http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/10/united-airlines-fait-du-surbooking-et-sort-de-force-un-passager_a_22034076/
Que Choisir en Ligne
Morgan Bourven


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Niveau d’hygiène des établissements alimentaires: Questions-réponses sur Alim’confiance
Dans le but d’améliorer la confiance du consommateur, la loi d’Avenir pour l’agriculture prévoyait la transparence des contrôles des DDPP (Directions départementales de la protection des populations) dès octobre 2014. Malgré les réticences des acteurs du secteur – dont beaucoup se sont émus des conséquences d’une mauvaise note sur leur commerce – le projet a finalement abouti à un décret d’application en décembre 2016 et à l’ouverture du site Alim’confiance (1) le 3 avril 2017.

Si les établissements n’auront pas l’obligation d’afficher les résultats de leurs inspections, libre à chacun désormais de consulter les résultats en ligne.

Le ministère de l’Agriculture argue du fait que « dans tous les pays où la mesure a déjà été mise en place, elle s’est toujours accompagnée d’une amélioration du niveau sanitaire des établissements ». En Europe, une telle mesure existe déjà dans 9 pays (Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Irlande, Danemark, Finlande, Lituanie, Luxembourg, Norvège) et 2 projettent de la mettre en place (Allemagne, Suède). Le dispositif existe aussi aux États-Unis, au Canada ou encore en Chine.


Quels établissements sont concernés ?

Tous les établissements en lien avec l’alimentation, soit : les restaurants commerciaux, les cantines et les commerces de détail (métiers de bouche, restaurants, supermarchés, marchés, vente à la ferme, etc.). Mais aussi les abattoirs et les ateliers de production et de transformation des denrées animales ou végétales.

Environ un million d'établissements sont donc potentiellement concernés par le système d'évaluation, qui se targue de communiquer sur « tous les établissements de la chaîne alimentaire ». Mais en réalité, on ne devrait voir qu'environ 60 000 établissements recensés sur le site, soit le nombre de contrôles officiels effectués annuellement par les DDPP.


Comment trouver un établissement ?
Restaurants, métiers de bouche et supermarchés


Pour les restaurants (commerciaux ou collectifs), les métiers de bouche (boucherie, poissonnerie...) et les supermarchés, les données sont présentées sur une carte interactive de la France. Le site permet également de cibler sa recherche par catégorie d’établissement (ou par type de rayon pour les supermarchés) ou encore en tapant directement l’adresse ou le nom de l’établissement recherché.

En pratique

Le 4 avril au matin, très peu de données étaient disponibles. En effet, seules les vérifications menées depuis le mois dernier – à compter du 1er mars – sont publiées. Ainsi, 472 des 175 000 restaurants sont actuellement référencés sur le site, dont 194 à Paris (soit 1 % des 18 000 restaurants). En Alsace, ce nombre chute à 7 sur l’ensemble des deux départements.

Du côté des métiers de bouche, les résultats sont encore plus clairsemés : pour l’heure, on dénombre seulement 16 traiteurs sur l’ensemble du territoire et à peine 10 poissonneries et 8 boulangeries-pâtisseries.

On notera toutefois que ces chiffres devraient en toute logique augmenter au fil des jours (une vingtaine d’établissements ayant déjà été ajoutée au fil de cette première journée).

Établissements agroalimentaires

Pour les établissements agroalimentaires (abattoir, atelier de transformation par exemple), il faut se rendre sur l’onglet « Recherche des établissements agroalimentaires » et saisir le nom de l’enseigne, ou bien son numéro d’agrément qui est indiqué sur l’étiquette du produit alimentaire.

En pratique

Nous avons effectué des recherches d'établissements agroalimentaires et plus précisément d'abattoirs en nous basant sur la liste officielle de ces établissements (2). Sur les 32 abattoirs de boucherie d’ongulés (hors volailles et gibiers) listés en région Bretagne, seul le niveau d’hygiène de 3 établissements, tous jugés très satisfaisants, est consultable.

Enfin, on peut regretter qu’il ne soit pas possible d’effectuer une recherche par niveau d’hygiène (voir ci-dessous).


Quelles sont les données disponibles ?

Les données affichées seront le nom de l’établissement, la date de la dernière inspection et le niveau d’hygiène. Il existe 4 niveaux représentés par des pictogrammes (voir ci-dessous), soit un smiley plus ou moins souriant accompagné des mentions « Très satisfaisant », « Satisfaisant », « À améliorer » ou « À corriger de manière urgente ». Seul le niveau le plus bas, qui correspond à des établissements jugés susceptibles de mettre en danger la santé du consommateur, peut entraîner une action immédiate : fermeture administrative avec retrait ou suspension de l'agrément sanitaire.

Lorsque des actions correctives sont décidées (mentions « À améliorer » ou « À corriger de manière urgente »), les services de la Direction départementale de la protection des populations opèrent systématiquement un nouveau contrôle à l’issue du délai imparti à l’opérateur (immédiat ou jusqu’à plusieurs mois selon les travaux nécessaires et la gravité de la situation) pour s’assurer de la correction des anomalies.

Pour les abattoirs, l’avis rendu sera également basé sur le respect des normes en matière de protection des animaux.

Les résultats des contrôles seront disponibles pendant une période d’un an après la date de réalisation du contrôle. En revanche, les rapports complets des contrôles ne sont pas rendus publics.

Les mentions relatives à chaque niveau d’hygiène:



Notes:

(1) http://www.alim-confiance.gouv.fr/
(2) Liste consultable sur https://fichiers-publics.agriculture.gouv.fr/dgal/ListesOfficielles/SSA6B_AGSANABONGD_PRV.pdf

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Marie-Noëlle Delaby


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Renoncement aux soins: L’Assurance maladie lance un accompagnement personnalisé
Le renoncement aux soins est un phénomène complexe. Mais une chose est sûre, il touche du monde. Selon une enquête de l’Observatoire des non-recours aux droits et services (ODENORE) auprès de 29 000 personnes dans 18 caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), un quart d’entre elles étaient en situation de renoncement aux soins. Les soins dentaires sont les plus concernés, qu’il s’agisse de prothèses ou de soins conservateurs. Normal : ce sont les moins bien couverts par la solidarité nationale. Les consultations de spécialistes et l’équipement optique viennent ensuite.

Sans surprise, la principale raison du renoncement est le reste à charge, c’est-à-dire la somme qui n’est remboursée ni par l’Assurance maladie, ni, éventuellement, par la complémentaire santé, et que le patient doit payer de sa poche. Les soins dentaires et optiques, coûteux et traditionnellement peu pris en charge, sont particulièrement concernés. L’ODENORE note toutefois que les délais de rendez-vous trop longs, liés à la désertification médicale, et la méconnaissance des droits jouent aussi : des personnes pouvant prétendre à une aide à la complémentaire santé (ACS), par exemple, ne savent pas que le dispositif existe, et ne l’utilisent pas.

Plusieurs CPAM ont réagi en instaurant des dispositifs pour réamorcer la dynamique de soins chez ceux et celles qui ont jeté l’éponge par manque d’argent. Dans le Gard et dans la Somme, départements pionniers, l’effort porte d’abord sur le repérage des personnes dans le besoin, en mobilisant les agents d’accueil, les personnels des centres d’examen, mais aussi les professionnels de santé libéraux. Une fois identifiées, elles se voient proposer un bilan de leurs droits, parfois au-delà du domaine de la santé, ainsi qu’un accompagnement personnalisé par un conseiller qui reste le même tout au long du processus. L’aide peut aller jusqu’au conseil sur le choix d’un professionnel de santé, à la comparaison des devis et à la recherche de financements complémentaires si les aides accordées ne suffisent pas à couvrir les coûts.

Depuis le 1er mai 2016, 21 CPAM ont adopté un schéma d’intervention similaire. La généralisation à tout le territoire français devrait s’achever d’ici à un an. Un premier bilan montre que dans le Gard, un dossier sur trois a abouti à la réalisation de soins.
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Anne-Sophie Stamane


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Sauvegarde informatique: Nos conseils pour sauvegarder vos données
Pourquoi sauvegarder ?

Si vous vous posez la question, c’est que vous n’avez jamais perdu de données ! On réalise souvent l’importance de procéder à des sauvegardes régulières trop tard, une fois confronté à une panne de disque dur ou au vol de son téléphone portable (et de tous les contacts qui, bien sûr, n’étaient notés nulle part ailleurs…). Vos photos et vos documents divers sont précieux : mettez-les à l’abri ! S’astreindre à des sauvegardes n’est pas si contraignant, et vous vous remercierez infiniment de vous y être plié si vous êtes confronté à une perte.

Quels fichiers faut-il sauvegarder ?

Il est impératif de sauvegarder tous les fichiers stockés « en local » dans vos appareils, c’est-à-dire dans le disque dur de votre ordinateur ou dans la mémoire de votre tablette tactile et de votre smartphone. Contacts, photos, vidéos, documents bureautiques, courriels… Tous les fichiers sont concernés. En revanche, en cas de panne ou d’accident, vous retrouverez automatiquement les fichiers stockés en ligne. C’est par exemple le cas des e-mails si vous utilisez un webmail (Gmail, Hotmail…), des photos hébergées sur Flickr ou des documents copiés dans le « cloud » (Dropbox, Google Drive…). Gardez bien cette distinction en tête.

Comment sauvegarder vos fichiers ?

Les deux principales solutions pour mettre vos documents à l’abri consistent à les copier sur un disque dur externe ou sur un service d’hébergement en ligne.

Disque dur externe

Il existe différents types de disques durs : disque dur externe, disque dur portable, disque NAS, disque SSD. Nos guides d’achats et nos tests vous orienteront vers le modèle le plus approprié à vos besoins. Un disque dur externe de 2 To coûte entre 100 et 200 €, un NAS de 4 To autour de 400 €. Un disque SSD est beaucoup plus cher (150-250 € pour 256 Go). Veillez dans tous les cas à choisir un disque d’une capacité de stockage supérieure à celle de votre ordinateur. Vous pourrez ensuite copier les fichiers importants en les sélectionnant manuellement, ou opérer une sauvegarde de tout votre système (voir ci-dessous en fonction de votre ordinateur).

Cloud

Stocker ses fichiers en ligne permet de les retrouver à n’importe quel moment et depuis n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone. Géants du Web (Apple, Google, Microsoft, Amazon), FAI (Bouygues Telecom, Orange, SFR) ou entreprises spécialisées (Dropbox, Hubic, etc.) proposent tous à leurs clients un espace de stockage dans le cloud. Mais il faut parfois payer pour obtenir un stockage volumineux. Par exemple, Dropbox propose 1 To de stockage pour 8,25 €/mois.

Notre conseil : Rien n’empêche d’utiliser un disque dur externe et un service cloud. Le premier pour archiver ses photos et les documents devenus inutiles ; le second pour avoir sous la main les fichiers que vous pouvez avoir besoin de partager. Les services cloud permettent en effet de partager des documents via un simple lien.

Bon à savoir : faites le ménage avant de sauvegarder. Les besoins en gigaoctets augmentent rapidement et les photos ratées sont ratées… à jamais. Inutile de les conserver !

J’utilise un PC sous Windows

À chaque version de Windows, Microsoft a prévu une procédure pour sauvegarder tout votre système, y compris vos fichiers personnels. Il suffit d’accéder aux paramètres, puis au menu sauvegarde (dans le « Panneau de configuration » sous Windows XP, Windows 7 et Windows 8, dans l’onglet « Mise à jour et sécurité » sous Windows 10). Vous pourrez alors choisir les dossiers à sauvegarder ou préférer une sauvegarde de tout le système, et définir une fréquence de sauvegarde automatique (il faudra dans ce cas vous assurer que le disque dur de sauvegarde est connecté à votre PC).

Mise en garde : Procéder à la sauvegarde complète d’un ordinateur infecté par un virus n’élimine pas le virus. Utilisez un antivirus efficace avant de sauvegarder votre système.

J’utilise un ordinateur Mac

Depuis Mac OS X 10.5 (sorti en 2007), Apple propose un logiciel de sauvegarde automatique baptisé Time Machine. Là aussi, un disque dur externe est nécessaire. Une fois connecté au Mac (en USB, Firewire ou Thunderbolt), rendez-vous dans les préférences système et cliquez sur Time Machine. La configuration est simple, et une fois cette étape franchie, des sauvegardes sont automatiquement effectuées chaque heure pour les données des 24 dernières heures, chaque jour pour les données du mois précédent, et chaque semaine pour les données des mois antérieurs. Lorsque le disque de sauvegarde est saturé, les sauvegardes les plus anciennes sont supprimées. Il est bien sûr possible de procéder à ces sauvegardes manuellement.

J’utilise un iPad, un iPhone

Si vous avez un ordinateur, installez le logiciel iTunes (disponible pour PC ou Mac, gratuit), puis connectez votre appareil (iPhone ou iPad). Lorsqu’il apparaît dans les menus, choisissez « Résumé » puis, dans la fenêtre de droite, « Sauvegarder automatiquement » sur l’ordinateur. Cette opération stocke un fichier qui contient toutes vos données, et qu’il suffira de réinstaller si vous changez d’appareil.

Apple propose également de sauvegarder le contenu de l’appareil sur iCloud, son service d’hébergement sur Internet. C’est la méthode requise si vous ne possédez pas d’ordinateur. Cette fois, il faudra mettre la main à la poche car l’espace octroyé gratuitement par Apple (5 Go) ne suffira pas pour stocker vos photos, vos contacts, vos comptes, etc. Comptez 2,99 €/mois pour 200 Go, 9,99 €/mois pour 1 To et 19,99 €/mois pour 2 To.

J’utilise un smartphone/une tablette Android

Les smartphones et les tablettes Android font cohabiter deux environnements logiciels : celui propre au constructeur (Samsung, Huawei et les autres) et celui de Google, qui leur impose d’installer par défaut ses applications mobiles. Dans les paramètres (« Comptes », puis « Google »), vous pouvez choisir de synchroniser les données entre applications équivalentes. Ainsi, un rendez-vous est automatiquement ajouté aux deux calendriers (S Planner chez Samsung, par exemple, et Google Agenda). Idem pour les contacts ou encore les photos. Une fois hébergées sur les serveurs de Google, ces données sont disponibles depuis n’importe quel appareil avec vos identifiants. Google offre 15 Go de stockage, au-delà, il faudra payer (1,99 €/mois pour 100 Go, 9,99 €/mois pour 1 To). Si vous n’utilisez que les applications proposées par le fabricant, les sauvegardes passeront par leur propre système. Chez Samsung, par exemple, le logiciel Smart Switch (disponible pour PC ou Mac, gratuit) permet de stocker toutes les données de son smartphone ou de sa tablette sur son ordinateur.
Que Choisir en Ligne
Camille Gruhier


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Copropriété: Les nouvelles obligations à partir de 2017
Prévu par la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (loi Alur) de mars 2014, le fonds de réserve pour travaux pour les copropriétés devient obligatoire à partir de 2017. La question figurera au programme des assemblées de copropriétaires cette année, si elle n'a pas été examinée en 2016. Elle est lourde d'implications financières. La loi prévoit en effet d'affecter chaque année au fonds de réserve une somme égale, au minimum, à 5 % du budget prévisionnel de la copropriété. Répartie entre les copropriétaires en fonction de leurs tantièmes, la somme doit être versée sur un compte séparé, géré par le syndic. Les sommes en question ne sont pas récupérables. Si un propriétaire vend, ce qu'il a versé reste sur le compte de la copropriété. Si un copropriétaire ne paye pas ? La loi n'est pas explicite sur ce point, mais sa rédaction suggère que les autres copropriétaires devront payer à sa place, au moins provisoirement. La réserve, en effet, doit atteindre 5 % du budget annuel. C'est une obligation légale.

Le fonds de réserve peut être librement affecté : compte courant, livret A, autre placement... La logique d'une réserve pour travaux écarte l'hypothèse d'un placement à risque, mais rien ne l'interdit. Le plafond du livret A pour les copropriétés est actuellement de 76 500 €, ce qui est bien peu pour une grande copropriété. La loi Alur avait prévu une modulation du plafond en fonction de la taille des copropriétés, mais le décret se fait attendre... Les intérêts du fonds de réserve sont acquis à la copropriété, bien entendu, et non au syndic.


Ceux qui n'auront pas à payer

Certaines copropriétés vont échapper à cette obligation de créer un fonds de réserve. Il s'agit de celles qui ont moins de dix lots, à condition que tous les propriétaires présents à l'assemblée générale votent en ce sens, à l'unanimité. Si un seul propriétaire vote pour le fonds ou même s'abstient, il faut le créer. Les copropriétés qui ont moins de cinq ans, quel que soit le nombre de lots, sont également dispensées. Autre cas de figure : si le « diagnostic technique global » (DTG) conclut qu'aucuns travaux ne sont à prévoir dans les dix ans, les copropriétaires sont dispensés de créer un fonds de réserve pour travaux.


Le diagnostic technique global (DTG)

Ce DTG est une autre nouveauté. Cette année, toutes les copropriétés doivent le mettre au vote (ce qui ne veut pas dire que les copropriétaires sont obligés de le voter). L'obligation existe seulement si une copropriété se crée dans un immeuble de plus de dix ans ou, cas plus rare, si l'administration réclame le DTG dans le cadre d'une procédure d'insalubrité. L'expert chargé du DTG doit examiner les parties communes, dresser un diagnostic de performances énergétiques et établir « une évaluation sommaire du coût ainsi que la liste des travaux nécessaires à la conservation de l'immeuble » dans les dix années à venir. Si le DTG conclut qu'il n'y pas de travaux à prévoir, la copropriété est dispensée de créer un fonds de travaux pour les dix années suivantes. Dans un immeuble ancien, il paraît improbable qu'un expert conclue à l'absence de travaux nécessaires sur une décennie ! Seuls les immeubles très récents ou sortant d'une réfection lourde pourront échapper au fonds de réserve pour travaux, selon toute probabilité.


Une innovation relative

Ce fonds de réserve n'est pas une réelle innovation. La loi du 10 juillet 1965, qui a posé les bases de la gestion des copropriétés, dispose que le syndic doit « soumettre au moins tous les trois ans au vote de l’assemblée générale la décision de constituer des provisions spéciales en vue de faire face aux travaux d’entretien ou de conservation des parties communes et des éléments d’équipements communs ». L'expérience montre que beaucoup de copropriétaires font l'impasse sur ces provisions spéciales. Ils n'auront désormais plus le choix.


La fiche synthétique

Dès cette année, enfin, dans les immeubles de plus de 200 lots, le syndic doit tenir à disposition des copropriétaires, et inscrire dans un « registre national d'immatriculation », une fiche synthétique des données financières et techniques essentielles de la copropriété. L'obligation sera étendue en 2018 aux copropriétés de 50 à 200 lots, et aux copropriétés de moins de 50 lots en 2019. Cette disposition a pris beaucoup de retard. Le site Internet du registre (1) en question a ouvert seulement en novembre 2016 et il semble que très peu de copropriétés y figurent pour le moment. Les échéances 2018 et 2019 seront peut-être décalées, elles aussi.

(1) www.registre-coproprietes.gouv.fr
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Erwan Seznec


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Carafes filtrantes: Inutiles, voire pire !
« Boire une eau plus saine que celle du robinet et moins chère que celle en bouteille ». C’est la promesse faite par les carafes filtrantes. Des systèmes de filtrage adoptés par plus de 20 % des foyers français désireux d’une alternative à l’eau en bouteille, qui pâtit de son prix élevé – 65 fois plus coûteuse en moyenne que l’eau du robinet – et de son impact environnemental, mais également soucieux d’obtenir une eau de meilleure qualité que celle du robinet. Car bien que l’immense majorité des Français reçoivent aujourd’hui une eau conforme aux normes de potabilité sur l’ensemble des critères à respecter, la confiance en l’eau du robinet reste très relative et beaucoup d’utilisateurs craignent des risques de pollution ou déplorent plus simplement son goût parfois jugé trop chloré ou sa dureté (richesse en calcaire).

Mais selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui publiait le 13 mars les résultats d’une enquête sur ces systèmes de filtration, l’efficacité de ces carafes est plus que discutable.

Métaux : des résultats contrastés

Dans son rapport, l’Agence note en effet que l’usage de carafes filtrantes peut conduire au relargage de différents contaminants (ions argent, sodium, potassium, ammonium) dans l’eau de boisson. Certaines carafes filtrantes entraînent également un abaissement du pH de l’eau. Or des études canadiennes et britanniques ont montré qu’une eau au pH faible peut faciliter le relargage de certains métaux, en particulier quand elle est chauffée au contact d’ustensiles en métal ou en céramique (bouilloire, casserole). Toutefois, « les données actuellement disponibles ne permettent pas de mettre en évidence un risque pour la santé du consommateur », précise l’agence.

Enfin, si l’Anses estime que la plupart des carafes filtrantes respectent les normes en vigueur sur la diminution de l’odeur, la saveur, des concentrations en chlore, plomb et cuivre, ces données ne permettent pas d’évaluer l’efficacité réelle de toutes les carafes filtrantes commercialisées. Et précise que les résultats des différents modèles vendus en France sont très variables concernant la réduction du calcaire. On pourra toutefois s’interroger sur l’utilité de « filtrer » le calcaire qui est en réalité du calcium, ainsi que le cuivre alors que des franges élevées de la population présentent des apports inférieurs à leurs besoins nutritionnels estimés en ces deux minéraux.

Microbiologie : de vrais nids à bactéries

Mais surtout, l’Agence de sécurité sanitaire met en garde les usagers contre de possibles contaminations microbiologiques dues à un mauvais usage des dites carafes. En 2010, nous avions déjà effectué des analyses montrant que si les carafes filtrantes tiennent plutôt bien leur promesse en laboratoire, il en va autrement quand elles sont utilisées à la maison ! À domicile, les contaminations bactériologiques sont quasi systématiques et sur les 31 foyers s’étant alors prêtés à l’expérimentation d’une carafe, tous voyaient la qualité de leur eau dégradée par la carafe filtrante.

Quelques conseils

L’Anses rappelle aux personnes qui souhaiteraient malgré tout utiliser ces systèmes, les règles d’hygiène indispensables pour limiter la prolifération bactérienne :

- remplacer régulièrement la cartouche ;
- conserver la carafe filtrante et son eau au réfrigérateur ;
- consommer l’eau filtrée rapidement, idéalement dans les 24 heures après filtration.

Enfin, sachez qu’il n’est pas nécessaire de filtrer l’eau pour éliminer le goût de chlore : il suffit de la placer une heure au réfrigérateur !

Que Choisir en Ligne
Marie-Noëlle Delaby


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Vignettes Critair: Un malus et une vignette classe 1, c’est possible !
Un malus de 2 300 € payé lors de l’achat de sa Range Rover essence, puis une taxe sur les véhicules polluants de 160 € à verser chaque année tant sa voiture rejette de CO2, 199 grammes par kilomètre, Norbert en avait pris son parti, il était sans nul doute propriétaire d’un véhicule polluant.

Alors quelle ne fut pas sa surprise à la réception de sa vignette Critair. De très polluante, voilà sa Range Rover devenue vertueuse, elle a droit à la classe 1, la meilleure après la vignette verte attribuée aux seuls véhicules électriques ! Interloqué, Norbert a la fâcheuse impression de s’être fait berner et de nombreux propriétaires de grosses berlines essence sont dans la même situation.

Ce malentendu provient en fait du soutien immodéré que les gouvernements successifs ont accordé au diesel. Ils ont en effet basé le dispositif du bonus-malus auto sur un seul et unique critère, les émissions de CO2. Les moteurs Diesel en émettant moins que les moteurs essence, le dispositif du bonus-malus a jusque très récemment pénalisé les voitures essence au profit des diesel. Or si ce CO2 est un puissant gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique, il n’est en aucun cas un polluant de l’air urbain problématique pour la santé.

De leur côté, les nouvelles vignettes Critair ont pour fonction de lutter contre la pollution de l’air qui affecte la santé de la population et en particulier des citadins. Il est donc logique qu’elles oublient les émissions de CO2 et qu’elles s’attaquent aux polluants les plus dangereux pour la santé, à savoir les particules fines et le dioxyde d’azote, émis très majoritairement par les motorisations diesel. Ce n’est pas Que Choisir qui s’en plaindra, nous avons longtemps dénoncé cette cécité gouvernementale vis-à-vis de la pollution provoquée par le trafic routier.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Réparation automobile: Les tarifs fixés par l’expert s’imposent
Alors que tout automobiliste est libre de faire réparer son véhicule accidenté où bon lui semble, son assurance, même si elle a donné son accord pour l’intervention, peut ne régler qu’une partie du montant de la facture. Ainsi a statué la Cour de cassation (1). Un carrossier, non agréé par l’assurance, a assigné un expert automobile qui, dans son rapport, avait retenu un tarif horaire inférieur à celui qu’il pratiquait. De fait, l’assurance n’a réglé que partiellement la facture, laissant la différence tarifaire à la charge de l’automobiliste. En effet, retient la Cour de cassation qui confirme l’arrêt de la cour d’appel, l’assureur est tenu de payer, ni plus ni moins, que le coût nécessaire à la remise en état du véhicule, généralement déterminé par une expertise (qui peut être contradictoire à la demande de l’assuré). La pratique de l’agrément des réparateurs automobiles par les assureurs permet d’éviter ce genre de contestation sur le montant des réparations.

Hors réseau, le réparateur peut pratiquer librement ses tarifs, au risque cependant de devoir demander le surplus de tarification (au-delà des conclusions de l’expert) à son client, sans que l’expert n’ait commis une faute. Une décision lourde de conséquences. L’expert a tout intérêt à minorer le montant de la réparation pris en charge par l’assureur qui l’aura missionné. Quant au garagiste, il peut être tenté de s’aligner sur le tarif proposé par l’expert au risque de réaliser une réparation de moindre qualité pour l’automobiliste.

Notes
(1) C. cass. civ. n° 16-13505 du 2/2/2017.
Que Choisir en Ligne
Jean-Paul Geai


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Ingrédients indésirables dans les cosmétiques: Les 10 produits à modifier d’urgence



Bébés, enfants, adolescents, femmes enceintes, autant d’utilisateurs dont les fabricants de cosmétiques devraient prendre particulièrement soin. Même si reformuler un produit est un exercice délicat, rendre plus sûrs les cosmétiques destinés aux plus fragiles devrait être une priorité. Or, non seulement certains fabricants laissent sur le marché des références pour bébés ou enfants contenant de la MIT, au risque de déclencher de douloureuses allergies, mais d’autres (ou les mêmes) n’hésitent pas à maintenir des perturbateurs endocriniens dans des cosmétiques destinés aux groupes de populations les plus sensibles à ces ingrédients nocifs. Quelques exemples : Activilong propose un Spray magique junior ultralissant pour cheveux qui cumule trois perturbateurs endocriniens (ethylhexyl methoxycinnamate, cyclopentasiloxane et BHT). Les formules magiques « sans paraben » et « à l’amande douce bio » que porte l’emballage ne doivent pas faire illusion. Deux crèmes largement utilisées chez les bébés attirent aussi l’attention : la cold cream d’Avène contient un perturbateur endocrinien et du phenoxyethanol que l’Agence nationale de sécurité du médicament juge toxique pour les plus petits ; la crème Dexeryl renferme du propylparaben (voir encadré). Quant à la crème Prévention vergetures d’Elancyl, elle contient du cyclopentasiloxane que les femmes enceintes devraient éviter.


Quatre perturbateurs endocriniens dans un produit !



Autre cas de figure, les « cumulards », ces références qui contiennent quatre à cinq ingrédients indésirables. Le plus stupéfiant ? Le gel purifiant Eau précieuse, a priori particulièrement adapté aux adolescents, contient pas moins de deux perturbateurs endocriniens et deux allergènes majeurs, la MIT et la MCIT. Idem pour le gel douche nourrissant sans savon de Klorane. Aussie propose une petite variante à ce cumul ébouriffant : son soin intensif Miracle douceur soyeuse cumule deux allergènes (MIT et MCIT) et deux parabens. Le mal nommé Protectyl d’Yves Rocher, spray solaire potentiellement utilisé par toute la famille, contient quatre perturbateurs endocriniens, un record. Quant aux lingettes intimes de Carrefour, elles en renferment trois associés à un irritant particulièrement malvenu en l’occurrence : le sodium lauryl sulfate.
Enfin, le dernier de ce « top 10 » n’est pas un produit mais une catégorie : les colorations capillaires cumulent fréquemment MIT, MCIT et p-phenylenediamine. Un cocktail d’allergènes majeurs explosif. Mais légal : MIT et MCIT ne sont interdits que dans les cosmétiques non rincés. Or, les colorations font partie des produits rincés… même si leur temps de pose leur laisse largement le temps de faire des dégâts.

Dexeryl : la réponse du laboratoire



Interrogé sur la présence d’un perturbateur endocrinien dans son produit fréquemment utilisé en automédication par les parents de jeunes enfants, le laboratoire Pierre Fabre argue qu’il ne s’agit pas d’un cosmétique mais d’un médicament dont la balance bénéfice/risque a été jugée favorable par les autorités de santé. « Dexeryl crème est indiqué dans le traitement d'appoint des états de sécheresse cutanée de certaines dermatoses telles que dermatite atopique, états ichtyosiques, psoriasis et dans le traitement d'appoint des brûlures superficielles de faibles étendues. En dehors de ces indications médicales autorisées, l’utilisation du médicament n’est pas recommandée, puisque le laboratoire, n’ayant pas fait d’études cliniques, ne peut garantir ni l’efficacité ni la sécurité du médicament. » Avis donc aux parents qui l’utilisent pour soulager la sécheresse cutanée ou les irritations du siège chez leur bébé : même le laboratoire le dit, ce produit n’est pas fait pour ça !


Des nouvelles du « top 7 » millésime 2016

En mars 2016, nous avions dressé un premier palmarès des produits douteux. Depuis, leurs fabricants se sont rarement amendés. Seule la marque Corine de Farme a supprimé les ingrédients indésirables de sa crème pour le change. Leclerc, s’il respecte la loi, devrait avoir retiré des rayons son lait de toilette sans rinçage contenant de la MIT. Pour le reste, Rogé Cavaillès s’obstine à vendre des produits destinés à la zone intime qui contiennent un perturbateur endocrinien bien connu, le triclosan, Caudalie n’a pas changé la formule de son fluide antirides et Fess’nett a laissé sur le marché ses lingettes désormais destinées au postérieur des adultes ! Celles de Poupina n’ont pas changé de formule et contiennent toujours du propylparaben. Physelia a également maintenu deux allergènes majeurs, MIT et MCIT, dans son gel « protecteur » pour la toilette intime ainsi que dans deux autres gels similaires (« apaisant » et « quotidien »).


Tout sur les ingrédients indésirables dans les cosmétiques

La liste des produits cosmétiques contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables
Les fiches sur les ingrédients les plus problématiques ainsi que leur niveau de risque selon les utilisateurs
Téléchargez et imprimez notre carte-repère listant les noms des molécules les plus à risque et glissez-la dans votre portefeuille
Le formulaire vous permettant de signaler les produits cosmétiques qui contiennent des ingrédients indésirables et qui ne sont pas référencés dans notre liste
Les demandes de l’UFC-Que Choisir auprès des pouvoirs publics européens.


Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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