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Euro 2016: Les arnaqueurs n’ont pas attendu le coup d’envoi
Après le carton jaune adressé aux hôteliers dont les tarifs ont flambé en amont de la compétition, « Que Choisir » sort le carton rouge en cette journée de coup d’envoi de l’Euro de football. Jusqu’au 10 juillet, la France va accueillir 24 équipes pour 51 matchs, au grand plaisir des 7 à 8 millions de supporters attendus au total. Qu’ils soient dans les tribunes ou devant leur téléviseur, ce sont des cibles de choix pour les margoulins.

Des faux maillots en pagaille

En mai, les douaniers lyonnais ont saisi une centaine d’ensembles polo-short aux couleurs des pays en lice pour l’Euro 2016, probablement destinés à être revendus sur des étals dans la rue. Le 6 juin, à Dunkerque, c’est une cargaison de 1 200 faux maillots et shorts de l’équipe d’Espagne qui ont été découverts dans un poids lourd. Face à ces afflux de marchandises de contrefaçon, les douaniers conseillent de se renseigner sur le prix officiel des maillots et de s’orienter vers les vendeurs agréés. Les douaniers seront présents en nombre aux abords des stades pour surveiller les vendeurs à la sauvette. Au-delà de l’aspect économique de la contrefaçon sur les emplois en France, « ces faux produits, qui fleurissent notamment aux abords des stades et qui dupent les consommateurs, comportent beaucoup de risques toujours plus importants, à la fois pour la santé et la sécurité », a déclaré mercredi Christian Peugeot, président de l’Unifab (Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle). Il cite la présence, dans les contrefaçons, de colles toxiques, de teintures allergènes et de matériaux ne répondant pas aux normes en vigueur.

Gare aux faux billets

Comme lors de chaque grand événement, il convient de se méfier des billets dont le prix semble trop attractif. Les vendeurs ont mis en place des sites de vente qui leur permettent de faire d’une pierre deux coups : soutirer de l’argent en vendant des faux billets, et récupérer les données bancaires des acheteurs. L’UEFA a mis en place une extension pour navigateur Internet, Brandsays (https://www.brandsays.com/fr/download/), qui vérifie l’authenticité des sites de vente.

Les faux billets peuvent aussi circuler par courriel : leurs pièces jointes peuvent contenir des virus affectant l’ordinateur ou récupérant les données bancaires. En toute circonstance, il ne faut pas ouvrir les messages d’expéditeurs inconnus, a fortiori lorsqu’ils promettent une « bonne affaire ».

Attention aux faux logiciels de visionnage des matchs

Outre les courriels vérolés, la société de sécurité informatique Trend Micro invite les supporters à se méfier des sites ou messages proposant aux internautes de télécharger un fichier permettant de visionner les matchs en temps réel. Là encore, il s’agit de logiciels malveillants qui affecteront l’ordinateur. Les matchs sont, de toute façon, visibles gratuitement sur les sites de TF1 et de M6, ainsi que sur celui de beIN Sports (sur abonnement).

Des jeux mobiles truffés de publicités

De son côté, la société d’antivirus Avast met en garde contre certaines applications mobiles. Sous le couvert de noms génériques, comme « Soccer 2016 » ou « Football 2016-2025 », elles se présentent comme des jeux surfant sur l’Euro 2016 et la Copa America. « Pour en avoir testé plusieurs depuis le Google Play Store, ces applis ne sont pas toutes de la qualité de celle de la FIFA et certaines se révèlent même être des adwares – ces logiciels qui diffusent des publicités intempestives. C’est pourquoi il est important que les utilisateurs les reconnaissent », explique Jan Piskacek, analyste des menaces mobiles chez Avast.
Que Choisir en Ligne
Morgan Bourven


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Répartiteurs de frais de chauffage: Le décret limite les dégâts
Le Syndicat de la mesure et ses adhérents, Ista en tête, Techem, Proxiserve et les autres peuvent se réjouir, leur opération d’intense lobbying a parfaitement réussi, le décret sur l’individualisation des frais de chauffage est paru.

Pour tous les ménages concernés, c’est en revanche une mauvaise nouvelle. Car si « l’individualisation » des frais de chauffage peut a priori sembler une mesure de bon sens, dans la réalité c’est une tout autre affaire. Les coûts sont élevés, les économies pas garanties, et les transferts de chaleur créent de fortes inégalités entre logements. Ce n’est pas pour rien que tous les experts de la copropriété et tous les spécialistes de l’efficacité énergétique se sont vivement opposés à ces mesures.

Néanmoins, la rédaction du décret est telle qu’elle exclut de nombreux immeubles, c’est un moindre mal.

Que dit cette nouvelle réglementation ?

D’une part que tous les immeubles en chauffage collectif sont concernés « lorsque cela est techniquement possible et si cela n’entraîne pas un coût excessif résultant de la nécessité de modifier l’ensemble de l’installation de chauffage ». D’autre part qu’il faut « déterminer la quantité de chaleur utilisée par chaque logement ». C’est là que, par chance, le bât blesse.

Seuls les compteurs d’énergie thermique répondent au décret

Les compteurs d’énergie thermique sont les seuls dispositifs qui permettent de « déterminer la quantité de chaleur fournie à chaque logement », ce qu’exige le décret. Mais ils ne peuvent être installés qu’avec des réseaux de distribution de chauffage horizontaux, « qui sont assez peu répandus en copropriété », se réjouit Julien Allix, le responsable du pôle énergie de l’ARC, l’Association des responsables de copropriété.

Les répartiteurs de frais de chauffage hors jeu

Comme l’a remarqué avec beaucoup de pertinence l’Association des responsables de copropriété, « les répartiteurs de frais de chauffage ne mesurent pas la quantité de chaleur utilisée par chaque logement, mais seulement une température ponctuelle ». En installer ne répond donc pas à l’obligation du décret.

Or « la majorité des immeubles possède une distribution de chauffage verticale, souligne Julien Allix, et cette configuration permet seulement d’installer des répartiteurs de frais de chauffage sur les radiateurs. De ce fait, les nouveaux textes réglementaires limitent fortement le nombre de copropriétés concernées. »

Quels sont les immeubles concernés par la réglementation ?

Sauf exception, les immeubles construits jusque dans les années 1980 l’ont été avec un réseau de chauffage en distribution verticale. La solution d’individualisation se limitant aux répartiteurs, ils ne sont pas concernés par cette réglementation.

Depuis les années 1990, en revanche, on fait une entrée de chauffage par logement. Les immeubles ont opté pour la distribution horizontale. Il est possible d’installer un compteur d’énergie par logement. Ces copropriétés-là sont donc concernées par le décret, mais pas dans l’immédiat pour la plupart. Tout dépend de leur consommation d’énergie pour le chauffage, l’arrêté fixe des seuils et des dates butoir.

Des dates butoir qu’il ne faut surtout pas anticiper

- La date butoir est fixée au 31 mars 2017 pour les immeubles qui consomment plus de 150 kWh de combustible chauffage par m2 et par an. Cette échéance concerne des copropriétés construites dans les années 1990.

- La date butoir est fixée au 31 décembre 2017 pour les immeubles qui consomment entre 120 et 150 kWh de combustible chauffage par m2 et par an. A priori, peu de copropriétés concernées ; à Paris, on était déjà à 100 kWh/m2/an dès la fin des années 90 selon l’Apur, l’Atelier parisien d’urbanisme.

- La date butoir est fixée au 31 décembre 2019 pour les immeubles qui consomment moins de 120 kWh de combustible chauffage par m2 et par an. C’est le cas des immeubles récents et construits depuis les années 2000.
Le conseil de Que Choisir

Que Choisir recommande à tous les conseils syndicaux potentiellement concernés (immeubles à distribution horizontale) de calculer très précisément les consommations de combustible chauffage en retranchant les consommations d’eau chaude. Le bilan énergétique simplifié de l’ARC peut être d’une aide précieuse, de même que l’Espace info énergie le plus proche. Le but est d’essayer de reporter l’obligation à décembre 2019… il se peut que d’ici là, un ministre du logement saisisse enfin les enjeux de l’efficacité énergétique dans les immeubles et revienne sur cette contrainte inutile et coûteuse !


Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Projet de loi Sapin Transparence à géométrie variable
Si la transparence est portée en étendard dans le titre du projet de loi Sapin II sur la vie économique, on ne peut que regretter son manque cruel d’envergure. Sur l’encadrement du lobbying, d’abord, promesse présidentielle forte, le périmètre et la nature du dispositif étonnent. Ainsi, le projet ne considère pas les associations d’élus et cultuelles, les organisations syndicales et professionnelles d’employeurs comme des lobbyistes. Pourquoi une telle exclusion alors que plusieurs textes de loi récents (projet de loi travail, mariage pour tous, etc.) sont pétris de l’influence criante de ces acteurs ? Qu’est-ce qu’une transparence jalonnée d’exceptions, truffée de zones d’opacité ? Si la transparence revendiquée doit jouer, elle doit s’imposer à tous ! Son périmètre d’application, limité à l’identité et au champ d’activité du lobbyiste, est par ailleurs bien étroit pour assurer une vraie visibilité de l’action et du poids des lobbys, auxquels, nous l’assumons pleinement, l’UFC-Que Choisir appartient. De même, le projet de directive européenne sur le secret des affaires a légitimement ému quant à un possible bâillonnement des lanceurs d’alertes, acteurs clés pour dénoncer de nombreux scandales. Mais le projet de loi limite leur protection au seul domaine financier (fraude, etc.). Quid des scandales alimentaires, sanitaires, environnementaux ? Les parlementaires doivent refuser que la transparence ne soit qu’apparence !
Blog d'A Bazot
Alain Bazot Président de l'UFC


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Roundup: Le glyphosate en suspens
En bonne logique économique et industrielle, la réautorisation du glyphosate aurait dû relever de la simple formalité au niveau européen. Mais c’était sans compter l’avis du Circ, le Centre international de recherche sur le cancer, paru en mars 2015. En classant le glyphosate dans la catégorie « cancérogène probable pour l’homme », il a fait l’effet d’une bombe. On savait déjà le glyphosate « dangereux pour l’environnement » et « toxique pour les organismes aquatiques », mais son passage en « cancérogène probable pour l’homme » sans passer par la case « cancérogène possible » moins alarmiste, ce fut vraiment la douche froide.

Depuis, au nom de l’Union européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’Efsa, a néanmoins pris la défense du désherbant. Au terme de son évaluation, elle juge « improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’homme ». Fort à propos, le JMPR (Joint Meeting on Pesticide Residues), un organisme qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au même titre que le Circ, vient d’arriver à une conclusion tout à fait similaire, jugeant « peu probable » que le glyphosate soit cancérogène.

Il n’y a en réalité rien d’étonnant à ces conclusions contradictoires. Le Circ n’évalue que les études publiées, tandis que l’Efsa comme le JMPR basent leur évaluation sur les études menées par les industriels du glyphosate, la fameuse « Glyphosate Task Force », et évidemment non publiées !

Du coup, les débats ont fait rage à Bruxelles. La France et d’autres pays membres (Allemagne, Italie, Suède, Autriche, Portugal) ont décidé de voter contre la réautorisation du glyphosate ou de s’abstenir. La Commission a préféré retirer sa proposition plutôt qu’essuyer un vote négatif.

Mais l’heure de vérité approche. Faute de réautorisation d’ici là, le Roundup (Monsanto) et tous ses concurrents herbicides à base de glyphosate seront interdits de commercialisation en Europe à compter du 30 juin prochain. Nous saurons donc très bientôt si l’Europe s’intéresse plus à la santé de ses concitoyens qu’aux intérêts de l’agro-industrie.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Insomnie (infographie): Une bonne nuit de sommeil se prépare toute la journée



À noter : Évidemment, les heures sont données à titre indicatif !
Retrouvez des astuces de lecteurs dans Que Choisir Santé de mai 2016 (no 105)
Que Choisir en Ligne
Perrine Vennetier


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Perturbateurs endocriniens: Des phtalates dans le matériel médical !
Dans un contexte de chasse aux perturbateurs endocriniens, que ce soit dans les produits cosmétiques, les produits pour bébés ou dans tout autre domaine, il est crucial que le matériel médical couramment utilisé dans les hôpitaux (poches de sang, tubulures, cathéters) soit au-dessus de tout soupçon. C’est pourquoi de nombreux fabricants se sont engagés à évincer de leurs plastiques le DEHP, un phtalate classé cancérigène, mutagène et reprotoxique. Leurs efforts sont manifestement insuffisants : des analyses commandées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) montrent que du matériel de dialyse, d’alimentation par sonde gastrique ou de perfusion, indemnes de DEHP selon les dires de leurs fabricants, en contiennent en réalité une certaine quantité. Les 2/3 des dispositifs contrôlés étaient concernés, dont certains alléguaient même une composition « sans phtalate » ! 18 (sur 60) seulement étaient réellement dépourvus de phtalates.

Dans l’immédiat, l’ANSM n’a pas sanctionné les fabricants. Elle ne les a pas non plus contraints à signaler explicitement la présence de DEHP, comme l’exige pourtant la règlementation européenne en vigueur depuis 2010. Seuls ceux qui affichaient la mention « sans phtalate » ou « phtalate free » ont dû l’enlever. Les taux détectés étant le plus souvent minimes, il est exclu que le DEHP ait été ajouté sciemment. La discussion a donc été privilégiée, pour repérer l’origine du DEHP retrouvé. Il semble que la contamination puisse provenir du processus de fabrication, ou des matériaux livrés par les fournisseurs.

L’enjeu n’est cependant pas minime, car le DEHP, utilisé pour assouplir le PVC, n’est pas solidaire du plastique. Il peut être relargué dans les substances avec lesquelles il est mis en contact. En l’occurrence le sang, les médicaments perfusés ou les liquides de nutrition.

Bon à savoir. La règlementation européenne impose depuis 2010 de signaler par un symbole la présence de phtalates dans les dispositifs médicaux. Si le matériel est destiné aux femmes enceintes et aux enfants, l’utilisation de phtalates doit être motivée et les risques pour les patients spécifiés. En France, depuis le 1er juillet 2015, les tubulures utilisées dans les services de néonatologie, de pédiatrie et maternité ne peuvent plus contenir de DEHP.
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Anne-Sophie Stamane


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Perturbateurs endocriniens: Des chercheurs dénoncent l’inertie
La présence de perturbateurs endocriniens dans les produits que nous utilisons au quotidien, comme les produits cosmétiques, est un des défis majeurs concernant la santé publique. On aurait pu croire que l’Union européenne s’en était saisie notamment à travers la publication de deux règlements sur les pesticides et les biocides en 2009 et 2012. Pour appliquer les articles de ces lois concernant les perturbateurs endocriniens, la Commission devait définir avant décembre 2013 les critères permettant de les identifier. Au lieu de quoi, elle tergiverse à l’envi sous l’influence de divers lobbies, ce qui lui a même valu une condamnation en décembre 2015. Évocation de quatre options pour établir cette définition, annonce d’une étude d’impact qui permettrait de choisir entre les quatre… De quoi enterrer la question pour un moment.

Fait inhabituel, des chercheurs issus de divers pays européens et des États-Unis tapent du poing sur la table dans un article publié dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives. En substance, ils expliquent que la façon dont l’Europe gère les substances cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction pourrait parfaitement être utilisée pour les perturbateurs endocriniens et qu’il n’y a aucune justification scientifique à différer encore les décisions alors que les critères pertinents ont été établis depuis longtemps par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). En particulier, introduire un critère de « puissance », moyen habile de diminuer le nombre de substances considérées comme des perturbateurs endocriniens, n’est pas pertinent puisqu’il s’agit de composés pour lesquels le vieux précepte « c’est la dose qui fait le poison » n’est plus de mise. Surtout, les chercheurs estiment qu’une étude d’impact n’a rien à voir avec la définition de critères scientifiques : à leurs yeux comme aux yeux de nombreux observateurs, elle n’est qu’un prétexte pour soumettre la science à des considérations politiques et économiques et différer l’application des directives sur les pesticides et les biocides. Ce retard est d’autant plus inquiétant que définir les perturbateurs endocriniens n’est que la première étape vers l’établissement d’une liste et la protection de la santé publique, concluent-ils.

Définition

Les perturbateurs endocriniens ont été définis par l’Organisation mondiale de la santé en 2002 comme des substances exogènes (ou des mélanges de substances) qui altèrent le système endocrinien (hormonal) et, en conséquence, induisent des effets délétères sur l’organisme d’un individu ou sa descendance ou sur des groupes de population. Les perturbateurs endocriniens ont ceci de particulier qu’on n’observe pas de relation dose-réponse : une faible dose peut avoir davantage d’effets qu’une plus élevée. Il est donc impossible de fixer un seuil en deçà duquel une substance serait inoffensive.

Des médecins lancent une campagne de prévention

L’association Alerte des médecins sur les pesticides (AMLP) vient de lancer une campagne intitulée « Perturbateurs endocriniens : protégeons les femmes enceintes et leurs bébés ». L’idée est de sensibiliser les (futurs) parents de jeunes enfants à la présence des perturbateurs endocriniens au quotidien, que ce soit dans les récipients en plastique, les cosmétiques, les produits d’entretien, les meubles ou la peinture. Une brochure donne des conseils pour les éviter. A-S. S.
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Fabienne Maleysson


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Étiquetage nutritionnel: Un test grandeur nature
Choisir les produits alimentaires les plus favorables à notre santé n’a jamais été aussi complexe. Offre pléthorique, promesses publicitaires à cent lieues de la réalité, références a priori semblables qui cachent des différences de taille : le casse-tête est permanent comme nous l’avons démontré à plusieurs reprises.

Pour permettre aux consommateurs un choix rapide et éclairé, la loi de santé publique votée en janvier dernier a prévu la mise en place d’un système d’étiquetage nutritionnel simplifié, « une présentation complémentaire au moyen de graphiques ou de symboles », dit le texte. Ce système sera facultatif (la réglementation européenne ne permet pas de le rendre obligatoire) mais unifié : pas question de voir cohabiter différents types de logos au risque d’ajouter à la confusion.

Or plusieurs systèmes concurrents sont en lice. Celui proposé par Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS), a les faveurs de nombreux scientifiques. Notre calculateur, qui vous permet de connaître en un clin d’œil la qualité nutritionnelle des produits que vous achetez, applique ce code à cinq couleurs. Un autre système, proposé par la Fédération du commerce et de la distribution, qui regroupe la plupart des grandes enseignes, est également basé sur un code couleur, mais accompagné d’indications de fréquences. Le ministère de la Santé a annoncé hier vouloir tester en conditions réelles ces deux propositions (« Nutri-Score » et « Sens » - voir les visuels ci-dessous), ainsi que deux solutions plus descriptives (Nutri-Repère » et « Traffic Lights – feux tricolores »).

Dès septembre, cinq groupes de dix magasins participeront à l’évaluation : dans quatre d’entre eux, plusieurs rayons verront l’intégralité de leurs produits ornés des visuels de l’un des quatre systèmes concurrents, le cinquième groupe de magasins servant de témoin. Il s’agira de mesurer si l’une des propositions permet d’influer sur les actes d’achat dans le sens d’une meilleure qualité nutritionnelle. Les résultats sont attendus en décembre et le ministère décidera début 2017 du système qu’il agrée.

À l’évidence, les tableaux de chiffres (systèmes « Nutri-Repère » et « Traffic Lights »), d’ailleurs déjà présents sur de nombreux emballages, ne permettent pas au consommateur de faire son choix de façon simple et rapide. Tout se jouera donc entre les propositions « Nutri-Score » et « Sens ». La durée d’expérimentation de trois mois semble cependant très courte pour observer des modifications dans des habitudes de consommation parfois ancrées depuis des années. Espérons que les sondages opérés en magasins permettent d’affiner l’évaluation et d’aboutir enfin à une décision.


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Jardiner sans pesticides: Le purin d’ortie sauvé
Le décret qui considère les préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) comme des biostimulants et non plus comme des produits phytosanitaires soumis à une lourde procédure d’homologation est enfin paru. Il était temps. C’est l’épilogue d’un long combat qui a opposé les industriels de l’agrochimie aux partisans de l’agriculture bio et du jardinage sans pesticides. Il y a 10 ans, les substances naturelles avaient pourtant remporté une première manche. La loi sur l’eau de 2006 les avait exclues de la catégorie des pesticides, elles pouvaient être utilisées sans présenter de dossier d’autorisation de mise sur le marché.

Mais aussitôt, les lobbies industriels se sont mobilisés. En 2010, le ministre de l’Agriculture d’alors leur donne satisfaction. Un décret réintègre les PNPP aux pesticides et les soumet aux mêmes procédures d’homologation qu’eux. Du vinaigre blanc à l’huile de neem en passant par les décoctions de gousses d’ail, l’argile, les purins de plantes et tant d’autres, des remèdes connus et utilisés depuis longtemps deviennent subitement hors la loi.

Heureusement, la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt portée par Stéphane Le Foll et adoptée en octobre 2014 rectifie le tir. Elle retire les préparations naturelles peu préoccupantes de la liste des produits phytosanitaires. Son article 50 les classe dans les biostimulants. Et le décret d’application qui vient de paraître précise que pour être autorisées, ces substances naturelles à usage biostimulant doivent être inscrites sur une liste publiée par arrêté du ministre de l’Agriculture.

« Ce décret est parfait, on n’a rien à redire, commente Jean-François Lyphout, le président de l’association pour la promotion des préparations naturelles peu préoccupantes. Tout le problème, c’est la liste de son arrêté. On avait proposé 800 plantes, l’arrêté n’en retient qu’une centaine. Certes l’ortie et l’ail y figurent, mais il y manque des traitements aussi connus que les fougères, les purins de prêle et de consoude, et bien d’autres. Seule une minorité d’alternatives non toxiques aux pesticides est autorisée, c’est très insuffisant. »

Il faut dire que pour compléter la liste, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) doit évaluer l’absence d’effet nocif sur la santé et l’environnement de chaque substance. Ce qui peut prendre du temps, y compris pour des remèdes ancestraux !
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Passage effectif à 2 ans de la garantie légale de conformité :
Entrée en vigueur le 18 mars 2016, l’extension à 2 ans (au lieu de 6 mois) de la durée de présomption de conformité , conformément à la Loi consommation de 2014, constitue un véritable progrès consumériste et environnemental. L’UFC – Que Choisir a mené l’enquête, en magasin et en ligne, pour vérifier la bonne information des consommateurs sur cette avancée. La déconvenue est de mise tant les résultats sont affligeants : trop de distributeurs taisent cette nouvelle protection pour promouvoir à la place leurs garanties commerciales souvent payantes.

Des garanties commerciales promues par les enseignes au détriment de la garantie légale

Lors d’une vente, le professionnel a l’obligation d’informer le consommateur de l’existence et des modalités d’application de la garantie légale. Or, notre enquête menée dans 163 magasins par les bénévoles du réseau environnement de l’UFC-Que Choisir et l’analyse de 13 sites de vente en ligne révèlent que les garanties contractuelles sont bien davantage promues par les vendeurs (64% pour les garanties commerciales et 68% pour les extensions de garantie) que la garantie légale gratuite (57%). Comment s’en étonner, alors que les extensions de garantie payantes sont particulièrement lucratives pour les distributeurs ?

Et quand les vendeurs évoquent la garantie légale, l’information donnée laisse souvent à désirer. En effet, s’agissant des modalités d’application de la garantie légale, comme par exemple l’interlocuteur privilégié en cas de panne, les informations du vendeur sont erronées dans 12% des cas, quand ce dernier ne les omet tout simplement pas (27%).

La situation est comparable sur les sites de vente en ligne qui font quasi-exclusivement la promotion de la garantie commerciale (9 sites sur 13 ) et de l’extension de garantie (7 sites sur 13) plutôt que de la garantie légale qui se retrouve simplement mentionnée dans les conditions générales de vente du site, loin des regards des acheteurs.

L’explosion des prix annoncée par les Cassandre n’a pas eu lieu

Au moment des débats parlementaires sur la loi Hamon, le principal argument avancé par les opposants était l’effet inflationniste sur les prix finaux qui découlerait d’une augmentation du délai de présomption. Or, notre analyse de l’évolution indicielle des prix, sur 8 mois et sur 3 gammes de produits (plus de 3200 produits étudiés) souligne que suite à l’entrée en vigueur de la réforme (le 18 mars 2016) les prix sont restés stables.

L’association a par ailleurs estimé les conséquences pour le consommateur d’une perspective d’augmentation de la durée de garantie à 5 ans. Nos travaux montrent que le coût d’une telle mesure resterait modéré (augmentation entre 1% et 3% du prix de vente pour l’électroménager) au regard du tarif des extensions de garantie proposées par les distributeurs (qui peuvent atteindre 30% du prix du bien) et des bénéfices que le consommateur et l’environnement en retireraient (diminution du coût de renouvellement, de la quantité des déchets).

Dans la continuité de ses combats sur le renforcement de la garantie légale, et face aux carences des conseils d’une distribution qui ne joue pas le jeu, l’UFC-Que-Choisir :

• Appelle la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de renforcer ses contrôles et, sur la base de ces constats, demande au Ministère chargé de la Consommation de réviser le décret d’application afin d’expliciter les modalités d’information précontractuelle des consommateurs.

• Appelle les pouvoirs publics à lancer rapidement une étude coût-bénéfice sur les possibilités d’une évolution de la garantie, permettant de concilier les objectifs de durabilité des produits et le maintien du pouvoir d’achat des ménages.


Retrouver notre Question-Réponse ainsi que les lettres type sur la garantie légale de conformité


Retrouvez l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Extension à 2 ans de la garantie légale : une information du consommateur loin d’être garantie !" (PDF 1149 Ko)


Que Choisir en Ligne


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