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Crise agricole: Le point de vue consommateurs
Pour l’UFC-Que Choisir, les prix des produits alimentaires mis en rayons doivent refléter fidèlement l’évolution des coûts des matières premières. Une exigence qui vaut particulièrement pour les denrées brutes ou faiblement transformées, le prix des matières premières représentant une part significative du prix final.

Au demeurant, cela reste un vœu pieux… Années après années, l’UFC-Que Choisir constate que, si les hausses des matières premières agricoles sont systématiquement répercutées aux consommateurs, les baisses ne le sont pas toujours… loin de là ! L’exemple du prix du steak haché est à ce titre très parlant.

Selon des données croisées de l’UFC-Que Choisir et de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, le consommateur devait, en 2014, débourser 2 € pour un steak haché de 125 g de marque distributeur. Un prix identique à celui constaté l’année précédente. Pourtant sur la même période, l’argent revenant à l’éleveur a plongé par rapport à 2013 de 8 % à 1 €, un montant légèrement inférieur à son prix de revient ! Mais alors comment expliquer que les consommateurs n’aient rien vu de cette baisse ? Ce n’est pas l’industrie qui est ici en cause puisque sa marge brute de 44 centimes a accusé une petite baisse de 1,2 %, mais la grande distribution dont la marge a progressé de 15 % pour atteindre 56 centimes. Alors que l’éleveur perd désormais de l’argent sur son produit… le consommateur quant à lui n’a bénéficié d’aucune baisse !

Face à cette crise agricole, le président de la République et le Premier ministre appellent à acheter prioritairement des produits agricoles français… encore faut-il que les pouvoirs publics nationaux et surtout européens donnent aux consommateurs les moyens de les identifier. Pour permettre aux clients de choisir en toute connaissance de cause, les associations de consommateurs européennes rappellent qu’elles demandent depuis longtemps l’indication obligatoire de l’origine des ingrédients dans les produits transformés (par exemple, charcuteries, plats cuisinés…). Une mesure qui permettrait non seulement de répondre à l’exigence de transparence de plus en plus forte chez les consommateurs mais, également, de contribuer à une sécurisation de la traçabilité.

Pour ce qui est des mentions volontaires existantes faisant référence à une origine française (par exemple, « viandes de France »), l’UFC-Que Choisir rappelle qu’elles ne sont pas en soi des garanties de qualité. En revanche, ces indications vont évidemment dans le sens d’une meilleure information du consommateur.
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Arnaud de Blauwe


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Carte de paiement sans contact: Les craintes des chercheurs

La carte NFC permet de payer en approchant sa carte de quelques centimètres d’un terminal, plus besoin de taper son code secret. En France, les paiements sans contact sont limités à 20 € par transaction et de 80 à 100 € par mois ; au-delà, il faut retaper son code. Mais ce dispositif n’est pas sans susciter quelques craintes comme nous l’évoquions dans une récente enquête. Craintes confirmées par la publication d’un article intitulé « La sécurité des systèmes informatiques ubiquitaires », publié le 14 janvier 2015. Gildas Avoine, professeur en cryptologie, à l’université de Louvain-la-Neuve (Belgique) et à l’Insa de Rennes, y écrit notamment : « De sévères failles dans plusieurs dispositifs largement répandus ont pourtant déjà été mises au jour, qu'il s'agisse de systèmes de démarrage de voitures, de cartes d'accès ou de paiement sans contact. »

Parmi les risques identifiés, l'attaque par relais est aujourd’hui la principale crainte des chercheurs concernant la sécurité des cartes NFC. Cette technique permet de détourner la communication entre une carte et un terminal. Le message est en fait réceptionné par un autre terminal. L’utilisateur de la carte bancaire pense ainsi, par exemple, effectuer un paiement sans contact auprès d’un commerçant A, alors qu’en réalité il envoie ce paiement au terminal d’un commerçant B. Dans un entretien, publié le 3 juillet dernier dans le « Journal du CNRS », Cristina Onete, chercheur à l’Inria/Université de Rennes, précise la technique : « La carte NFC et le terminal de paiement, pensant dialoguer l’un avec l’autre, communiquent en fait avec un troisième intervenant qui utilise les informations envoyées par la carte pour faire la preuve de son identité auprès du lecteur cible. »

Il suffit ainsi pour réaliser ce vol de positionner un smartphone à quelques centimètres de la carte et d’envoyer les données à un second téléphone, positionné près d’un terminal de paiement. Pour l’instant, il n’a pas encore été constaté de fraudes effectuées via ce mode. Mais pour les chercheurs, rien ne l’empêche a priori… Ce qui n’empêche pas le site de Visa d’affirmer : « Tout aussi sûres que les cartes Visa classiques, les cartes Visa équipées du paiement sans contact garantissent des paiements fiables et sécurisés. »

Selon les experts, une technique permettrait de renforcer la sécurité des cartes NFC contre l’attaque-relais. Il s’agit de « l’utilisation du protocole de “distance bounding” », dispositif qui permet de repérer si le terminal de paiement se situe près ou loin de la carte sans contact. Dans le second cas, le paiement peut être bloqué. Mais les banques n’ont, jusqu’à présent, pas estimé nécessaire d’y recourir.
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Élisa Oudin


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Moustique tigre: La carte du business
« Que Choisir » vient de publier la carte de l’implantation actuelle du moustique tigre et, comme nous l’ont fait remarquer quelques internautes attentifs, elle ne ressemble pas à la carte Vigilance Moustiques récemment présentée par nombre de médias, de TF1 à la presse régionale en passant par les sites de radios, celui de RTL par exemple.

Dans les faits, le moustique tigre est à ce jour implanté dans 20 départements, et c’est déjà très préoccupant. Mais dans la version 2015 de la carte Vigilance Moustiques publiée par de nombreux confrères, une grande partie de la France semble touchée. Vingt départements y figurent en rouge, 21 en orange et 28 en jaune ; ces trois couleurs planent donc sur 69 départements, alors que le vert rassurant se fait rare. Étrange.

« Nous avons 3 000 pièges répartis sur toute la France, et dès qu’un moustique tigre est piégé, l’information apparaît sur le site du ministère de la Santé. Vigilance Moustiques reprend nos données publiques pour en faire une exploitation alarmiste qui n’a aucune raison d’être, déplore Grégory L’Ambert, entomologiste médical et coordinateur national de la surveillance du moustique tigre. On surveille les importateurs de pneus, les aéroports, les grands axes de communication. Ce n’est pas parce qu’on a une interception une fois que le moustique tigre s’installe. S’il y a un risque, on démoustique la zone à temps. »

Mais dès qu’un moustique tigre a été piégé, la carte Vigilance Moustiques s’empresse de colorier le département en orange. Quant aux départements en jaune, ils sont juste équipés de pièges. « Il ne s’y passe rien, aucun moustique tigre n’y a jamais été détecté », confirme Grégory L’Ambert.



À gauche la carte de « Que Choisir » (source Ministère de la santé), à droite celle de Vigilance Moustiques.

Cet alarmisme ne doit rien au hasard. Bien qu’elle ait l’allure d’un document officiel, la carte Vigilance Moustiques provient du site qui porte le même nom. Il appartient au propriétaire des produits antimoustiques Manouka, qui y sont d’ailleurs bien en vue.

Pourtant, sur la carte diffusée aux médias, Manouka apparaît comme « partenaire officiel ». Cette astuce marketing permet de se faire de la publicité gratuitement à chaque fois qu’une télé ou un journal la publie ! Bien vu d’un point de vue commercial. En revanche, pour connaître la vérité sur l’implantation du moustique tigre, il vaut mieux se fier à la carte publiée par « Que Choisir ».

Quant à l’efficacité des produits Manouka, elle n’est pas toujours au rendez-vous, comme le prouve notre test de répulsifs antimoustiques.
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Élisabeth Chesnais


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Étiquetage des aliments: L’habit ne fait pas le moine
L’étiquetage d’une denrée alimentaire ne doit pas avoir pour effet d’induire le consommateur en erreur sur les caractéristiques du produit. Cela semble une évidence. Il aura pourtant fallu qu’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 4 juin dernier rappelle ce principe de base aux industriels. À l’origine de cette affaire, une société allemande, Teekanne, qui commercialisait une infusion aux fruits (« Félix aventure framboise-vanille ») et faisait figurer sur l’emballage des images de framboise et de vanille assorties de mentions telles que « infusion aux fruits avec des arômes naturels », « ne contient que des ingrédients naturels » ainsi que « goût framboise-vanille ».

L’ennui est que, si les « arômes » mis en exergue étaient bien « naturels », ils n’étaient pas issus de vraies framboises ni de vraies gousses de vanille, contrairement à ce que suggéraient les illustrations. Le seul moyen pour le consommateur de faire la différence était de lire attentivement la liste des ingrédients écrits en petits caractères sur l’un des côtés de l’emballage. Ce qui, selon la Cour, n’est pas suffisant. Car « s’il est vrai que le consommateur est supposé lire la liste d’ingrédients avant d’acheter un produit, elle ne permet pas, même si elle est exacte, de corriger l’impression erronée ou équivoque de l’emballage », ont conclu les juges.

À l’heure où les arômes de synthèse envahissent les denrées alimentaires, l’arrêt de la Cour de justice européenne remet les pendules à l’heure et devrait inciter les fabricants à faire preuve de plus de prudence. Car des cas similaires à celui de Teekanne, les linéaires des grandes surfaces en regorgent. Des yaourts aux boissons aromatisées, en passant par les glaces et les confiseries, les représentations d’ingrédients ne figurant pas dans les recettes sont légion. Plus grave, certaines mentions, pour le moins ambiguës, sont parfaitement légales. À commencer par la dénomination « arôme naturel », qui signifie simplement que celui-ci a été élaboré à partir de matières premières naturelles : pulpe de betterave, son de blé ou de riz, copeaux de bois… On obtient, par exemple, des molécules de vanilline en faisant fermenter de la lignine, un sous-produit de la pâte à papier. C’est tout bénéfice pour l’industriel qui paie cette vanilline deux fois moins cher qu’un arôme de vanille extrait du fruit du vanillier. Ni vu ni connu. Car quels consommateurs font la différence entre les mentions « arôme naturel » (issu de biotechnologies) et « arôme naturel de vanille » (issu de la gousse de vanille) sur une étiquette ?

En réalité, seul le mot « naturel » polarise l’attention des consommateurs qui veulent des produits « sains » contenant le moins d’additifs possible. Les industriels de l’agroalimentaire surfent sur la tendance et ne manquent jamais d’en faire un argument de vente sur les emballages. « L’affichage des mentions "arôme naturel" ou " sans arôme artificiel" sur la face avant crée un effet "halo" qui masque les ingrédients douteux » remarque Béatrice de Reynal, nutritionniste et directrice de la société de conseil Nutrimarketing. « De nombreuses denrées alimentaires comportent effectivement des arômes naturels, mais sont, par ailleurs, bourrés de conservateurs, colorants, agents de texture, stabilisants, et autres additifs en tous genres ».
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Florence Humbert


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Fraude alimentaire: Une coopérative du porc condamnée
Une nouvelle affaire de fraude alimentaire vient de donner lieu à des condamnations. Entre 2010 et 2012, le groupe coopératif breton Cooperl Arc Atlantique, numéro un français du porc, avait vendu sciemment de la viande contaminée par les salmonelles à des clients français mais aussi étrangers. Ces produits étaient écoulés auprès d’industriels transformateurs (Monique Ranou, Herta, Stoeffler) et de la grande distribution (Auchan, Cora, Carrefour).

Pour faire passer ces lots, les prévenus avaient maquillé les résultats des autocontrôles de façon à les présenter comme étant exempts de salmonelles. L’enquête avait alors révélé que la fraude avait porté sur 1 500 à 2 000 tonnes de viande de porc.

Plusieurs responsables de l’entreprise ont alors été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Le jugement a été rendu le 2 juillet.

Reconnu coupable de faux, escroquerie et tromperie sur les qualités substantielles de la marchandise, Jean-Michel M., le directeur de la branche industrie viandes du groupe, a été condamné à 24 mois de prison avec sursis (18 mois avaient été requis à l’audience par le procureur). Quatre mois de prison avec sursis ont été infligés à deux autres salariés pour des faits de faux.

La Cooperl a quant à elle été condamnée, en tant que personne morale, à 150 000 € d’amende pour faux, escroquerie et tromperie sur les qualités substantielles de la marchandise. Loin, cependant, des 1,875 millions d’euros réclamés par le procureur. Le tribunal a également ordonné à l’encontre de la Cooperl la confiscation des 2,9 millions d’euros saisis lors de l’enquête préliminaire.

Tous les prévenus ont en revanche été relaxés pour les faits de mise en danger de la vie d’autrui, la viande contaminée aux salmonelles étant potentiellement « à risques » pour ceux qui la consomment (intoxications alimentaires possibles). Mais faute d’éléments suffisants dans le dossier, les juges n’ont pas retenu cette infraction.

Partie civile au procès, l’UFC-Que Choisir a obtenu 30 000 € de dommages-intérêts. La décision du tribunal de Saint-Brieuc est susceptible d’appel.
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Arnaud de Blauwe


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Arnaque sur smartphone; Abonné d’office à Droid6000
Des centaines, peut-être des milliers… il est difficile de savoir exactement combien Droid6000 a fait de victimes. Toujours est-il que ce nom tout droit sorti d’un film de science-fiction est depuis quelques semaines la bête noire de nombreux abonnés à la téléphonie mobile. Tous ont découvert la supercherie après avoir reçu sur leur smartphone un SMS leur confirmant leur inscription à un certain Droid6000, un service payant sur abonnement facturé 4,99 € par semaine. Certains de ne s’être jamais inscrit à quelque service que ce soit, la plupart ont immédiatement contacté leur opérateur qui a accepté de résilier l’abonnement. En revanche, rares sont ceux qui sont parvenus, par ce biais, à se faire rembourser les sommes déjà prélevées.
De fait, en cas de souci avec un abonnement multimédia, mieux vaut se tourner directement vers l’éditeur du service. Pour trouver son nom et ses coordonnées, il suffit de les demander à son opérateur ou de se rendre sur le site Infoconso-multimedia.fr, rubrique « Services clients éditeurs », et de suivre la procédure indiquée. Malheureusement, les coordonnées qui apparaissent ne sont pas forcément celles de l’éditeur qui a conçu le service. Dans le cas de Droid6000, ce ne sont pas les coordonnées de la société éditrice qui sont fournies (celle-ci est basée aux États-Unis), mais celles du prestataire technique, en l’occurrence la société Highconnexion installée à Oullins, près de Lyon (69). Même si celle-ci n’a fait que son job (à savoir assurer une prestation d’intermédiation entre l’éditeur et les opérateurs), c’est à elle qu’il faut s’adresser pour obtenir le remboursement des sommes versées.

L’affiliation en question

Le plus étonnant dans cette histoire, c’est que Droid6000 est un vrai service édité, d’après les professionnels contactés, par une société sérieuse. Il semblerait en fait que, dans ce cas précis, le problème ne vienne pas de l’éditeur lui-même, mais d’un de ses revendeurs. Les premiers litiges seraient en effet apparus à partir du moment où l’éditeur a fait appel à des affiliés chargés de vendre son service pour son compte. L’un de ces distributeurs serait parvenu à diffuser en masse le service en cachant l’étape de validation permettant à l’utilisateur du téléphone de confirmer sa demande de souscription. De nombreux abonnements ont donc été souscrits sans que le propriétaire du téléphone s’aperçoive de quoi que ce soit.
Consciente de l’effet néfaste de tels dérapages, l’Association française de multimédia mobile (AFMM) tente depuis longtemps de les stopper. C’est à elle, par exemple, que l’on doit l’envoi systématique d’un SMS de confirmation par l’opérateur, qui a permis aux victimes de Droid6000 de constater le problème et de résilier rapidement. Sans lui, le préjudice aurait sans doute été beaucoup plus élevé. Leurs plaintes ont par ailleurs permis d’alerter les opérateurs et contribué à faire fermer le service. Quant au développement de l’affiliation, il a pour conséquence de multiplier le nombre d’intermédiaires et donc de rendre plus difficile le contrôle de chacun d’entre eux. Suite à l’affaire Droid6000, la commission Déontologie de l’AFMM a demandé au syndicat d’éditeurs, le Geste, de travailler à la mise en place d’une charte de bonnes pratiques.
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Cyril Brosset


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Bons plans sur Internet: Gare aux abonnements cachés
La première alerte a été lancée il y a quelques semaines. Elle concernait des publicités faisant miroiter des iPhones 6 à seulement 1 €. Sauf qu’en cliquant sur l’offre, l’internaute était dirigé vers des sites de jeux en ligne ou des clubs d’achat qui l’amenaient à souscrire un abonnement payant dont les mensualités pouvaient atteindre près de 90 €. Visiblement, le procédé a fait des émules. Dans un communiqué, le Centre européen de la consommation (CEC), un organisme public spécialisé dans la gestion des litiges commerciaux transfrontaliers, met en garde les internautes contre la recrudescence de plaintes liées à ces abonnements cachés. À en croire le CEC, les consommateurs sont nombreux à avoir découvert des prélèvements sur leur compte bancaire après avoir accepté de recevoir des échantillons de produits de beauté ou des produits de santé à tester. Les coordonnées bancaires, qu’ils ont volontairement données, ne devaient servir qu’à payer des frais de port de l’ordre de 4 à 5 €. Finalement, les clients malheureux se sont retrouvés abonnés à des services payants dont le coût pouvait atteindre plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d’euros par mois. Lire attentivement les conditions générales avant de souscrire leur aurait permis de découvrir que le simple fait d’accepter de recevoir un échantillon valait acceptation de la souscription à l’abonnement.
Sur Internet comme ailleurs, mieux vaut se méfier comme de la peste des publicités trop alléchantes, surtout lorsque le site réclame vos coordonnées bancaires.
En cas de souscription non désirée, envoyez à la société une lettre recommandée avec accusé de réception contestant la validité de l’abonnement, exigeant son annulation, l’arrêt des éventuelles livraisons ainsi que le remboursement des sommes déjà versées. Si vous avez reçu des colis, le CEC conseille de les retourner à l’expéditeur. Enfin, contactez votre banque pour faire opposition à l’abonnement et voir avec elle si elle a la possibilité de prendre à sa charge le remboursement des frais.
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Alimentation: Les allergènes s’affichent enfin
Ces dispositions sont la transposition dans le droit français du règlement européen (dit INCO) encadrant l’étiquetage alimentaire. Elles visent à permettre aux consommateurs d’être mieux informés des risques qu’ils peuvent courir en cas d’allergie à l’une de ces substances. Pour les produits pré-emballés, issus de fabrications industrielles, l’étiquetage obligatoire des allergènes n’a pas posé de grandes difficultés. En revanche, les modalités de la mise en œuvre de la réglementation sur les denrées non pré-emballées (baguettes de pain, tranches de jambon, entremets, plats cuisinés…) vendues dans les commerces de bouche et dans la restauration étaient beaucoup plus complexes. Elles ont fait l’objet d’âpres discussions entre les pouvoirs publics et les professionnels concernés. Au point qu’il aura fallu attendre juillet 2015 pour que ces nouvelles dispositions entrent en vigueur, alors qu’elles étaient applicables depuis le 13 décembre 2014. Au final, un compromis a pu être trouvé : s’il n’y a pas d’obligation de mention des allergènes directement sur la tarte au citron du pâtissier ou le pâté de campagne du charcutier, l’information doit figurer à proximité des denrées proposées à la vente, par exemple sur la vitrine du commerçant. Quant aux restaurants, ils doivent tenir à jour un document écrit sur la présence d’allergènes dans les plats proposés. Des dispositions jugées encore trop contraignantes par les professionnels du secteur. « La France est allée plus loin que les recommandations de la Commission européenne, s’insurge Jean Terlon, vice-président de la branche restauration de l’UMIH (Union des métiers de l’industrie de hôtellerie). La mise en place d’un document écrit est une charge de travail supplémentaire, surtout pour les artisans qui travaillent à l’ardoise et changent de plats et de menus tous les jours ou très régulièrement. L’information au consommateur pouvait être orale. On n’a jamais refusé de répondre aux questions de nos clients ! » Voire. Tout le monde a fait l’expérience de demander à un serveur des précisions sur les ingrédients d’un plat. La réponse est généralement des plus vagues, même après le traditionnel « je vais demander en cuisine ! ». À l’heure où les allergies alimentaires et/ou environnementales explosent, comment allier sécurité sanitaire, créativité et plaisir ? « C’est une vraie question, reconnaît le professeur Gisèle Kanny, chef du service allergologie-immunologie du CHU de Nancy. Le renforcement de l’information des consommateurs sur les allergènes est un progrès indéniable, mais il n’est pas suffisant. Le vrai problème, c’est l’absence de formation des professionnels au risque allergique. » L’ignorance de la plupart d’entre eux de la problématique de l’allergie peut être à l’origine d’accidents, liés par exemple à des contaminations croisées sur la chaîne de préparation des aliments ou au remplacement d’un ingrédient manquant par un autre, des courgettes par des haricots verts pour maintenir la couleur d’un plat, ou de l’huile de colza par de l’arachide. « Il y a urgence à mettre en place des formations dans les écoles de cuisine, ce serait une véritable avancée », insiste Gisèle Kanny.

Les 14 allergènes concernés

Pour l’heure, 14 produits alimentaires et leurs dérivés sont inscrits sur la liste des substances susceptibles de provoquer des allergies ou des intolérances : céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut) ; crustacés ; œufs ; poissons ; arachides ; soja ; lait ; fruits à coque (amandes, noisettes, noix, pistaches, noix de cajou, noix de pécan, noix du Brésil, noix de macadamia) ; céleri ; moutarde ; graines de sésame ; anhydrides sulfureux (E220) et sulfites ; lupin ; mollusques. Mais cette liste pourrait encore s’allonger…
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Gaz et électricité: Au rapport !
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a ouvert le bal en présentant le bilan de l’ouverture des marchés du gaz et de l’électricité à la concurrence sur le 1er trimestre 2015. Si le marché de l’électricité reste à 90 % dominé par les tarifs réglementés d’EDF, la CRE souligne en revanche l’accélération du passage à la concurrence pour le gaz naturel. Seuls 65 % des usagers sont encore au tarif réglementé chez GDF Suez, rebaptisé Engie depuis peu. 17 % sont restés chez ce fournisseur historique, mais en offre de marché, ce qui n’est d’ailleurs pas la meilleure option comme le prouve notre comparateur énergie. Surtout, 18 % des ménages sont désormais sous contrat avec un fournisseur alternatif.

Un succès qui doit beaucoup à l’opération Gaz moins cher ensemble de l’UFC-Que Choisir. D’abord par ses 60 000 nouveaux souscripteurs, qui ont bénéficié du tarif le plus bas du marché et d’un contrat très protecteur, expurgé de toutes les clauses abusives si nombreuses chez les opérateurs de l’énergie. Mais aussi par l’émulation que Gaz moins cher ensemble a créée. À l’annonce du résultat, -13 % TTC sur le prix du kWh, la concurrence s’est aussitôt exacerbée. À la suite du lauréat Lampiris, plusieurs fournisseurs de gaz ont joué la baisse, les offres à prix compétitif se sont multipliées. C’est tout bénéfice pour les consommateurs.

Bilan mitigé, litiges à la hausse

Pourtant, le médiateur national de l’énergie vient de présenter son rapport annuel et il est d’un tout autre avis. « Le bilan est plus que mitigé, l’ouverture à la concurrence n’a pas fait les affaires des consommateurs, a martelé Jean Gaubert, nommé à ce poste fin 2013. Elle n’a pas apporté la baisse des prix promise, en particulier pour l’électricité. » Et si le marché s’est davantage ouvert en 2014 avec un nombre important de ménages ayant quitté le tarif réglementé du gaz naturel, le médiateur a noté « une recrudescence des litiges » et des clauses problématiques. Les contrats des fournisseurs d’énergie avaient déjà été épinglés fin 2014 dans une recommandation de la Commission des clauses abusives pour toute une myriade de clauses abusives.

Dans le viseur du médiateur, le fournisseur italien Eni. Il cumule les reproches pour du démarchage à domicile agressif, des sommes réclamées à des consommateurs qui ne sont plus clients, des trop-perçus que les clients ne parviennent pas à se faire rembourser, une double facturation. « Eni n’a encore pris aucune mesure pour traiter les réclamations, déplore Jean Gaubert, jamais nous n’avons rencontré un tel désordre. » Le groupe Eni a plaidé le « changement de système informatique » pour expliquer ces nombreux litiges.

Le médiateur est également revenu sur l’opération Gaz moins cher ensemble de l’UFC-Que Choisir, saluant « un succès, une offre avec un rabais inédit et très significatif », et notant néanmoins « quelques ratés de Lampiris : factures envoyées avec plusieurs mois de retard, difficultés à joindre le service client, réclamations sans réponse ». Mais « après un démarrage difficile, les choses vont nettement mieux », a assuré Jean Gaubert.

L’UFC-Que Choisir confirme avoir reçu des alertes de souscripteurs sur les retards de factures et être intervenue auprès de Lampiris. « Des points réguliers sont effectués. À ce jour, 90 % des factures non encore émises ont été envoyées, le reliquat doit l’être au plus tard début juillet, et le fournisseur s’est dit prêt à un geste commercial, ce qu’il confirme dans un courriel adressé aux souscripteurs concernés. Leur satisfaction ne semble pas entachée par ces couacs dans l’envoi des factures », précise l’association qui dressera prochainement un bilan détaillé de l’opération.

Notre comparateur gaz et électricité

Au vu du rapport du médiateur national de l’énergie, il reste beaucoup à faire pour que les consommateurs soient correctement informés.

Le comparateur énergie mis en ligne par Que Choisir s’y emploie. S’il compare les offres tarifaires des fournisseurs de gaz et d’électricité, il fournit aussi une analyse juridique de leurs contrats. C’est un élément capital pour la protection des usagers. Se baser sur le seul prix peut en effet réserver de mauvaises surprises. Un contrat déséquilibré et bourré de clauses abusives donne toujours raison au fournisseur d’énergie et laisse le client démuni en cas de litige.

Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Huîtres: Les huîtres triploïdes sur la sellette
Tous les amateurs d’huîtres le savent : à l’arrivée des beaux jours, période de la reproduction pour ces coquillages, les huîtres se gonflent d’une matière blanchâtre peu appétissante qui freine leur consommation pendant l’été. Sauf que depuis une quinzaine d’années, la plupart des huîtres proposées sur les étals ne sont plus laiteuses. L’explication de ce mystère de la nature ? C’est tout simplement que ces huîtres d’un nouveau genre sont triploïdes. Nés en 1997 dans les laboratoires d’Ifremer, ces mollusques possèdent dix lots de trois chromosomes et non dix lots de deux chromosomes comme l’huître « normale » diploïde. Cette anomalie génétique rend les triploïdes stériles. Leur texture est donc constante toute l’année. Un avantage pour les touristes des stations de bord de mer qui peuvent désormais se régaler d’huîtres non laiteuses, et surtout pour la filière conchylicole qui s’affranchit ainsi de la tradition des mois en « r ». Cerise sur le gâteau, les triploïdes ne consommant pas leur énergie dans la reproduction, grossissent plus vite que les diploïdes, ce qui permet de ramener leur cycle de production de trois à deux ans. Une aubaine pour les ostréiculteurs qui, dans leur grande majorité, se sont laissé séduire par cette championne de la productivité. Les « triplo » représenteraient aujourd’hui 50 % des huîtres vendues en France. Pourtant, aucun étiquetage ne permet aujourd’hui au consommateur de différencier les triploïdes issues de naissains (larves) produits en écloserie, des huîtres « naturelles » issues de naissains de captage dans le milieu marin.

En 2001, le Conseil national de la consommation (CNC) avait demandé que les consommateurs soient informés du caractère polyploïde de ces huîtres et qu’une indication « huîtres triploïdes » soit rendue obligatoire dans l’étiquetage. Une demande restée lettre morte, l’Afssa (agence de sécurité sanitaire de l’alimentation), n’ayant mis en évidence aucun risque sanitaire particulier pour les consommateurs. La question de l’étiquetage n’est pas réglée pour autant et fait toujours l’objet de débats acharnés au sein de la profession. La majorité des ostréiculteurs n’y est pas favorable, de crainte d’un boycott de ces coquillages par les clients. De leur côté, les pouvoirs publics y ont jusqu’ici mis leur veto, arguant du fait que ces huîtres, bien qu’issues d’une manipulation génétique, ne sont pas des organismes génétiquement modifiés (OGM), puisqu’il n’y a pas introduction de gènes nouveaux. De plus, le recours à des hybrides triploïdes est souvent la règle dans de nombreuses filières végétales (agrumes, bananes, céréales…) voire dans les filières animales (truite) afin d’obtenir des produits homogènes et de meilleure qualité. Dès lors que la vente de ces produits ne fait pas l’objet d’un étiquetage spécifique, il semble injustifié de faire une exception pour les huîtres.

Chute de la production

Sauf que depuis l’introduction des animaux de laboratoire dans les élevages, le petit monde de l’huître ne tourne plus rond. De 130 000 tonnes par an, la production d’huîtres est tombée à 80 000 tonnes. En 2008 et 2009, le virus herpès OsHV-1 a frappé massivement les juvéniles (jeunes huîtres de moins d’un an) détruisant jusqu’à 80 % du cheptel de certains parcs ostréicoles. Aujourd’hui encore, les épizooties continuent de sévir dans les élevages. « Dans plusieurs secteurs, les mortalités d’huîtres adultes n’ont jamais été si importantes et touchent indistinctement les diploïdes et les triploïdes », déplore Louis Teyssier, président du comité régional conchylicole (CRC) de Normandie-mer du Nord. De là à rendre responsables du désastre les naissains provenant d’écloserie, il n’y a qu’un pas. L’association Ostréiculteur traditionnel, qui compte 70 adhérents, n’a pas hésité à le franchir à l’automne dernier en assignant l’Ifremer pour « défaut de surveillance sanitaire depuis la commercialisation des huîtres des écloseries ». Les plaignants estiment en effet que l’explosion de la proportion de triploïdes a fragilisé le cheptel et favorisé la dissémination de l’herpès. Le rapport d’expertise judiciaire du professeur J. D. Puyt apporte de l’eau à leur moulin. Il pointe en effet « l’absence de diagnostic médical qui a empêché l’Ifremer de formuler le moindre avis, notamment sur les mesures de prophylaxie à prendre… » Cette expertise constate en outre que le virus sévissait déjà dans les élevages avant l’apparition des triploïdes, et qu’une flambée virale, probablement par mutation, a provoqué les mortalités constatées. Mais les ostréiculteurs ont leur part de responsabilité dans le désastre : la surcharge des bassins ostréicoles par des tonnes de mollusques qui vont et viennent sans contrôle de leur état sanitaire ni de connaissance des productions primaires nourricières (plancton) ont multiplié les risques.

Quid de l’étiquetage obligatoire ?

En attendant l’issue du procès, les ostréiculteurs traditionnels, soutenus par le sénateur écologiste du Morbihan, Joël Labbé, reviennent à la charge sur la question de l’étiquetage obligatoire. Interrogé sur ce point le 12 mai dernier par M. Labbé, le secrétaire d’État chargé des transports, de la pêche et de la mer, Alain Vidalies, a pris la défense des triploïdes qu’il juge complémentaires des diploïdes issues d’écloseries ou de captages naturels. Toutefois, il s’est montré favorable à l’affichage des mentions « huîtres issues d’écloserie » (triploïdes ou diploïdes) et « huîtres de captage naturel » (forcément diploïdes). Pas sûr que le consommateur y voie plus clair. Avant de mettre en place un étiquetage franco-français sur les triploïdes, ne vaudrait-il pas mieux commencer par faire respecter la réglementation européenne sur l’origine des produits ? Force est de constater que les gros opérateurs s’en affranchissent ! « Sur un cycle d’élevage de 2 à 3 ans, il suffit d’un mois d’affinage dans les claires de Marennes-Oléron pour que des huîtres élevées en Irlande, en Normandie, et bientôt au Maroc, deviennent charentaises », s’insurge sur son blog Philippe Favrelière, ingénieur agricole et expert en aquaculture. « Il y a donc tromperie, ou du moins manque de transparence vis-à-vis des consommateurs, et concurrence déloyale envers les ostréiculteurs qui continuent à produire une huître locale et qui exploitent et entretiennent les parcs marins des différents "merroirs" sur tout le littoral français. Le problème est là… et pas ailleurs ».
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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