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Effacement électrique diffus: Une prime scandaleuse
Si la facture d’électricité a augmenté de 2,5 % ce 1er janvier, c’est à cause de la CSPE, la taxe sur la contribution au service public de l’électricité. D’année en année, elle coûte de plus en cher aux consommateurs car elle sert à peu près à tout, du soutien aux énergies renouvelables à la péréquation tarifaire dans les îles en passant par la cogénération et les tarifs sociaux.

Et comme si ça ne suffisait pas, l’arrêté du gouvernement publié au Journal Officiel le 22 janvier charge encore un peu plus la barque. Il instaure une prime qui sera versée aux opérateurs d’effacement diffus, mais payée par la CSPE ! Autrement dit par tous les ménages, qui vont voir leur facture d’électricité augmenter, qu’ils soient clients d’EDF ou d’un fournisseur alternatif, puisqu’à partir de maintenant, la charge de la CSPE s’alourdit de 16 € par mégawattheure (MWh) d’effacement diffus (tous les 1 000 kWh « effacés »).

En plus cette prime de 16 € par MWh payée par les consommateurs va être versée à des opérateurs privés, et même à un seul à ce jour : Voltalis ! Une décision scandaleuse, juge l’UFC-Que Choisir, mais un coup de maître pour cette société dirigée par d’ex-cadres dirigeants d’une filiale d’EDF.

Coupures momentanées et volontaires

L’effacement diffus des consommations d’électricité consiste à réduire ou couper de façon momentanée la consommation de courant. Il se fait chez des particuliers volontaires qui se chauffent à l’électricité, Voltalis les équipe d’un boîtier. Quand il fait très froid et que les pointes de consommation d’électricité risquent de provoquer des coupures de courant sur une bonne partie de la France, ou encore quand il faudrait mettre des moyens de production très onéreux en service pour répondre aux besoins, les boîtiers déclenchent des coupures momentanées des radiateurs électriques et du chauffe-eau pour soulager le réseau électrique.

Mais contrairement à ce qu’on pourrait a priori penser, les grands gagnants de cet effacement diffus ne sont même pas les ménages équipés. L’effacement consiste en un report des consommations, ce n’est pas un dispositif d’économies d’énergie.

À l’inverse, Voltalis se rémunère en vendant la consommation évitée en période de pointe, c’est-à-dire au tarif le plus élevé. Et l’autre grand gagnant de l’effacement, c’est le gestionnaire du réseau électrique, ERDF. Il évite ainsi de lourds investissements pour remettre le réseau à niveau. ERDF sous-investit d’ailleurs dans le réseau depuis des années, et ce n’est pas faute d’argent quand on voit le montant des dividendes versés à sa maison mère EDF en 2013 : 534 millions pour un bénéfice de 830 millions ! En gros, les consommateurs vont payer pour pallier ce manque d’investissements dans le réseau.

Scandaleux pour les consommateurs, cet arrêté est donc en plus aberrant d’un point de vue économique. L’effacement aurait dû être mis à la charge de ceux à qui il profite, à savoir le gestionnaire de réseau, les fournisseurs d’électricité et les opérateurs d’effacement. Mais leur puissant lobbying auprès des ministères l’a emporté sur la maîtrise des tarifs de l’électricité dont la ministre de l’Écologie avait pourtant fait un cheval de bataille il y a quelque temps.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Prélèvement SEPA Les banques ne peuvent pas refuser votre liste blanche
L’UFC-Que Choisir a plusieurs fois soulevé l’importante lacune du dispositif SEPA. À la différence de l’ancien système, les banques n’ont plus l’obligation d’obtenir l’autorisation du client pour passer un prélèvement. C’est désormais le destinataire du prélèvement qui formule lui-même la demande auprès de l’établissement. C’est aussi lui qui conserve le mandat de prélèvement signé par le titulaire du compte débité. Conséquence pratique : n’importe qui disposant du numéro IBAN d’un particulier peut y prélever de l’argent, sans aucun contrôle de la banque.

Conscient de cette importante faille, le règlement SEPA a imaginé une parade pour les clients qui le souhaiteraient : la liste blanche. L’article 5-3. d) du règlement européen no 260/2012 du 14 mars 2012 prévoit en effet expressément que tous les particuliers peuvent adresser à leur établissement bancaire une liste des fournisseurs autorisés à effectuer des prélèvements sur leur compte. Il suffit d’indiquer l’ensemble de vos abonnements actuels (électricité, eau, téléphone, gaz, etc.) à votre banque qui doit bloquer le passage de tout ordre émanant d’opérateurs qui ne sont pas indiqués dans la liste.

Ne pas se laisser faire

Apparemment, certains conseillers bancaires refuseraient la prise en compte des listes blanches ! Un client du Crédit agricole Nord de France nous a par exemple confié : « le conseiller a refusé ma demande, prétextant qu’il ne connaissait pas ces listes et qu’en cas de prélèvement litigieux, j’avais trois mois pour que la banque me rembourse ». Ce type de refus est illégal. Interrogé, le Crédit agricole Nord de France estime que l’incident doit être le fait d’un jeune salarié mal informé. Le porte-parole de l’établissement précise que le dépôt d’une liste blanche est possible sans entrave dans n’importe quelle agence du réseau… Mais il ajoute aussi : « sur 1,2 million de clients, le réseau n’a reçu que deux demandes de dépôts. Nous n’avons pas non plus constaté d’augmentation de prélèvements frauduleux ». Les consommateurs confrontés à ce comportement ne doivent cependant pas se laisser impressionner par un refus ou des arguments dissuasifs. Il est conseillé d’envoyer un courrier en recommandé avec accusé de réception au responsable de l’agence en réitérant son dépôt de liste blanche. Si un nouveau refus est opposé, les clients doivent saisir le médiateur de l’établissement bancaire et peuvent prendre contact avec l’association locale de l’UFC-Que Choisir la plus proche de chez eux.
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Élisa Oudin


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Offre Happ’e de GDF Suez: GDF Suez vous cache l’essentiel
Stop à l’électricité chère, c’est le slogan engageant de l’offre Happ’e de GDF Suez « 100 % en ligne et sans engagement de durée » destinée aux clients « qui souhaitent payer leur électricité moins cher ».

- 8 % sur l’électricité, l’offre est de fait a priori alléchante. Alors à Que Choisir nous l’avons regardée de près, et le constat est sévère. Cette annonce de GDF Suez repose sur un énorme non-dit qui change tout.

Comme la loi le lui impose, GDF Suez promet une offre « sans engagement de durée » au souscripteur. C’est bien, à ceci près que la réalité est très différente. Pour bénéficier de - 8 % sur le prix du kWh, il faut rester engagé au minimum 6 mois !« Vous avez une remise en fin d’année si vous êtes client au moins 6 mois », nous a confirmé la conseillère jointe par téléphone. L’ennui, c’est que cette information cruciale n’apparaît ni sur la page d’accueil ni dans les questions-réponses du site, il faut consulter la grille tarifaire pour la découvrir dans une petite note très discrète figurant en bas de page.

GDF Suez a décidément bien du mal avec la transparence de ses tarifs. Son refus d’afficher ses prix dans la fiche d’information standardisée destinée aux consommateurs afin qu’ils puissent comparer les offres des différents fournisseurs d’énergie l’a déjà prouvé. En voici une nouvelle confirmation.

Enfin, cet engagement minimum de 6 mois est contraire au code de la consommation. En matière d’énergie en effet, seuls les fournisseurs sont engagés par une durée de contrat. Les clients, eux, sont libres de changer de fournisseur à tout moment.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Résiliation des assurances: Enfin possible à tout moment
C’est désormais officiel. Depuis jeudi 1er janvier 2015, les consommateurs français peuvent résilier à tout moment leurs contrats d’assurance auto et moto, habitation, ainsi que toutes les assurances affinitaires (liées à un produit ou à un service) ! Le décret d’application de la loi Hamon relatif à l’assurance a en effet été publié le 31 décembre 2014.

Désormais, il devient possible de dénoncer son assurance à tout moment, après un an de contrat. Il n’est plus nécessaire de guetter la date de renouvellement afin de ne pas oublier d’envoyer son recommandé un mois avant la date fatidique !

Premier avantage du nouveau dispositif : pouvoir résilier facilement certaines assurances dont on ne perçoit plus l’utilité (notamment des assurances affinitaires, par exemple pour un ordinateur devenu obsolète ou un smartphone que l’on souhaite changer).

Autre conséquence essentielle : renforcer la transparence dans le secteur de l’assurance. Cette facilité de résiliation rend en effet beaucoup plus aisés la comparaison et le choix des offres les plus compétitives. Cette réforme faisait notamment partie des mesures soutenues par l’UFC-Que Choisir lors de la dernière présidentielle.

Attention, le prix n’est qu’un élément, il est essentiel de comparer aussi l’étendue de la protection et la qualité du service.

Dans la pratique

La procédure de résiliation est simplifiée au maximum pour éviter d’éventuelles mesures dilatoires des assureurs. Une seule lettre de résiliation suffira pour quitter son assureur. Un mois après réception de la lettre, le contrat est caduc.

Pour les assurances obligatoires (auto, habitation), il faudra mentionner le nom du nouvel assureur afin d’assurer la continuation du service. C’est ce dernier qui sera chargé de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’interruption de la couverture. En pratique, il n’est même pas nécessaire d’envoyer un recommandé à son ancien assureur. Lui adresser une lettre simple et souscrire chez le nouvel assureur suffisent. Le recommandé garde cependant l’intérêt d’établir la preuve de l’envoi.

Le nouveau dispositif de résiliation s’applique dès à présent pour tous les contrats conclus à partir du 1er janvier 2015. Pour les autres, il prendra effet après leur prochaine reconduction tacite. Sans démarche particulière de l’assuré, le principe de la reconduction tacite reste en vigueur.

Le cas de l’assurance emprunteur

À noter : la possibilité de résilier son assurance emprunteur (imposée par les banques en cas d’emprunt immobilier) obéit à une réglementation différente. La loi de consommation de mars 2014 a introduit une disposition spécifique (entrée en vigueur le 26 juillet 2014) la concernant. Il est désormais possible de résilier son assurance emprunteur et de la substituer à un nouveau contrat comprenant les mêmes garanties dans un délai de douze mois après la signature du prêt. Au-delà, le remplacement n’est possible que s’il est prévu dans l’offre de prêt. Jusque-là, la concurrence ne pouvait jouer qu’avant la conclusion du prêt. Ce qui, en pratique, permettait aux banques de modifier les conditions de prêt en cas de désir affiché d’aller voir ailleurs.
Que Choisir en Ligne
Élisa Oudin


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Soldes: Des règles spécifiques à partir de cette année
Les périodes des soldes sont devenues un moment incontournable pour faire des achats tout en réalisant des économies, parfois substantielles. Mais même pendant les soldes, la réglementation s’applique.

Période des soldes

Les soldes d’hiver (deuxième mercredi de janvier), comme celles d’été (dernier mercredi de juin), commencent à la même date et durent 6 semaines (du 7 janvier au 17 février et du 24 juin au 4 août) sur tout le territoire, hormis quelques exceptions liées à des particularités locales.

Depuis cette année, les commerçants ne peuvent plus pratiquer de soldes complémentaires, quand ils le souhaitent, pendant deux fois une semaine ou une fois deux semaines au cours de l’année (soldes flottants).

En dehors des soldes saisonniers, le mot « solde » ne peut pas être utilisé. Les commerçants peuvent en revanche procéder à des promotions, déstockages ou autres liquidations.

Articles soldés

Les soldes ne peuvent porter que sur des articles déjà proposés à la vente et payés par le commerçant depuis au moins 30 jours. Outre le prix réduit affiché, le prix de référence avant les soldes doit être indiqué. Si vous procédez à des repérages avant les soldes, vous pouvez vous-même vérifier que le rabais porte bien sur le prix initial et non pas sur un prix artificiellement gonflé.

La réduction peut être faite par escompte à la caisse, cette modalité doit alors faire l’objet d’une publicité et l’avantage annoncé s’entend par rapport au prix de référence (- 30 % sur les étiquettes jaunes, - 50 % sur les vertes, etc.). Un commerçant peut ne solder qu’une partie de ses produits, mais il doit l'indiquer clairement (par exemple avec un panneau « Nouvelle collection non soldée »). Il lui est en tout cas interdit d’acheter des produits pour les vendre exclusivement pendant la période des soldes ou de se réapprovisionner.

Garantie pendant les soldes

Que l’article soit soldé ou non, les règles en matière de garantie sont les mêmes : le commerçant est tenu d’échanger ou de rembourser un article en cas de vice caché (défaut de fabrication…). Tout article soldé est également couvert par la garantie légale de conformité (la puissance du four n’est pas celle promise, le téléviseur ne capte pas les chaînes de la TNT…) : le vendeur doit entièrement répondre des défauts de conformité existant lors de la remise du produit et qui sont présumés exister à ce moment-là s’ils apparaissent dans les six mois suivant.
Mais si l’article ne convient pas ou plus (problème de taille, de choix de la couleur), le commerçant n’est pas obligé de l’échanger ou de le rembourser. Il peut accepter de le faire à titre commercial uniquement (sauf publicité contraire comme par exemple un panneau « Échange ou remboursement possible même pendant les soldes »). Il est donc fortement conseillé d’essayer les articles (même si parfois trouver une cabine disponible dans certains magasins relève de l’exploit) avant l’achat.

Les soldes en ligne

La réglementation des soldes sur Internet est exactement la même que celle pratiquée en magasin. La principale différence tient au fait qu’il s’agit de vente à distance, les clients disposent donc d’un délai de rétractation de 14 jours à partir du jour de réception de l’article. Le client pourra ainsi échanger son article ou être remboursé, sans pénalité et sans avoir à justifier sa décision.
Que Choisir en Ligne
Franck Attia


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Galettes des Rois: Qui se partage le gâteau ?
La galette des Rois, les Français en raffolent. L’année dernière, ils en auraient dégusté 32 millions ! Le jour de L’Épiphanie, bien sûr, mais pas seulement. À peine les bûches disparues des vitrines des boulangeries-pâtisseries, c’est au tour des galettes à la crème d’amandes et autre frangipane de tenir la vedette dans les rayons pendant quatre bonnes semaines. Déconnecté de sa dimension religieuse, le gâteau des Rois est devenu une occasion de se réunir en famille, entre amis, et même en entreprise où les dirigeants en profitent pour présenter leurs vœux. Même l’Élysée ne déroge pas à la règle. « Il n’est pas rare d’en manger quatre ou cinq fois dans le mois », assure Dominique Anract, le président de la Chambre professionnelle des artisans boulangers-pâtissiers de Paris (CPABP).

Produit artisanal contre industriel

Mais il y a galettes et galettes : celles produites industriellement et que l’on retrouve à prix cassés dans la grande distribution, et celles des artisans boulangers-pâtissiers qui coûtent souvent la peau du dos. Selon une étude réalisée l’an dernier par Frédéric Adida, conseil en marketing spécialisé en pâtisserie, les tarifs s’échelonnent de 3 € la part à plus de 6 €, voire 8 € dans les grandes maisons parisiennes (Dalloyau, Lenôtre, La Maison du chocolat, Pierre Hermé…) contre moins de 1 € en grandes surfaces. Certes, les galettes ne sont pas les mêmes. « Comparer la mienne avec un produit industriel, c’est comme comparer du gros rouge à la tireuse avec un romanée-conti », s’insurge Jacques Génin, pâtissier et chocolatier hors pair à Paris. Pour justifier des tarifs parfois prohibitifs, les artisans mettent en avant le prix des bonnes matières premières : pâte feuilletée au beurre frais, AOP Charentes-Poitou de préférence, et farine sélectionnée chez un excellent meunier, amandes issues à 100 % du fruit de l’amandier, etc. (voir encadré). « Dans les galettes industrielles, on remplace souvent les amandes issues du fruit de l’amandier par des amandes d’abricot ou de pêche. Pour serrer les coûts, on ajoute des agents de charge, comme de la chapelure dans le fourrage, ou on force sur le sucre. On met plus de farine et d’eau dans la pâte pour diminuer le beurre », affirme Pierre Mirgalet, président de la Confédération des artisans pâtissiers de France. Mais c’est essentiellement le coût de la main-d’œuvre, lié à sa durée de fabrication, qui joue sur le prix de la galette. En effet, il faut trois jours pour faire une galette dans les règles de l’art. Car entre chaque manipulation (pétrissage de la pâte, feuilletage, découpe des deux abaisses et fourrage, quadrillage et dorure au jaune d’œuf, cuisson), s’intercalent des temps de repos de la pâte. « En coût matière, sans compter la totalité des frais fixes, et en fonction des tailles, on est entre 6 et 10 € sur une galette aux amandes de bonne qualité », indique Gontran Cherrier, boulanger-pâtissier parisien qui vend ses galettes de 15,20 € (4-5 personnes) à 30,40 € (8-10 personnes).

300 références de galettes surgelées

En période de fêtes et pour un achat exceptionnel, les clients sont plutôt enclins à mettre le prix pour une galette « faite maison ». Mais peut-on se fier aux produits des artisans boulangers et pâtissiers sans risque de tromperie sur la marchandise ? En 2012, le célèbre boulanger Jean-Luc Poujauran jetait un pavé dans la mare en affirmant, dans l’hebdomadaire Challenges, que 80 % des galettes vendues à prix d’or dans les boulangeries-pâtisseries parisiennes étaient des produits industriels surgelés que les artisans se contentaient de faire cuire. Bien qu’il ait modéré ses propos quelques jours plus tard sur une grande station de radio privée, sans doute après s’être fait taper sur les doigts par ses confrères, le doute demeure. Malheureusement, contrairement au pain qui, selon la loi, doit être pétri et cuit sur le lieu de vente, rien n’interdit au boulanger d’acheter ses pâtisseries congelées ou de recourir à des préparations industrielles. Nulle obligation non plus d’informer les clients sur l’origine des produits. Un créneau que les industriels ont largement investi en proposant une large gamme de « prêt à cuire » tant en pâtisserie qu’en viennoiserie ou, bien sûr, en galettes des Rois ! Ainsi, le leader du secteur, le groupe belge Panavi-Vandemoortele, propose 300 références de galettes surgelées. « Nous produisons chaque année 15 millions de galettes des Rois et approvisionnons 70 % de la grande distribution », déclare Antoine de Saint-Cyr, le directeur du site de Torcé, en Ille-et-Vilaine, la plus grande usine mondiale de fabrication de galettes des Rois. Rapidité, flexibilité et régularité de la qualité sont les maîtres mots de l’argumentaire du géant de l’agroalimentaire. De quoi séduire des artisans fatigués de travailler 14 heures par jour.

Les consommateurs veulent savoir

Pourtant, selon Frédéric Adida, consultant en marketing pâtisserie, l’impact des produits industriels reste limité dans le cas des galettes. « Contrairement aux viennoiseries, qu’il peut être tentant de sous-traiter car la marge est faible alors qu’elles sont longues et difficiles à fabriquer, les boulangers-pâtissiers ont tout intérêt à faire leurs galettes eux-mêmes. Ce produit est la signature du savoir-faire de l’artisan, une occasion de se distinguer de ses concurrents. Si sa galette est bonne, il peut fidéliser ses clients pour toute l’année. » Sans doute, mais combien d’entre eux suivent encore cette logique ? Impossible de le savoir faute d’enquêtes fiables. Car, sur ce marché, l’industrie et l’artisanat s’efforcent de tirer la couverture à eux. Selon Philippe Godard, de la Fédération des entreprises de boulangerie et pâtisserie industrielles, « on peut estimer que quatre galettes sur cinq sont fabriquées par l’industrie. On les retrouve dans tous les circuits de distribution, y compris chez les artisans. » De son côté, la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF), qui représente environ la moitié des 30 000 boulangers de l’Hexagone, admet que le phénomène existe mais estime qu’il reste marginal. « La plupart des boulangers réalisent eux-mêmes leurs galettes, même si certains artisans peuvent céder à la facilité », affirme Hervé Benoist-Gironière, responsable de la formation à la CNBPF. On n’en saura pas davantage. Consciente du danger que ces moutons noirs représentent pour l’image de la filière, la Confédération des boulangers-pâtissiers planche sur un code des usages de la pâtisserie boulangère. Basé sur le volontariat, il valoriserait les artisans qui font eux-mêmes leurs gâteaux. Mais pas question d’étendre l’appellation « boulangerie » et les contraintes qui en découlent à la pâtisserie. Trop risqué pour la confédération. « On a au moins 25 % des artisans qui ne font pas leurs croissants », avoue Hervé Benoist-Gironière. Dommage, car, de plus en plus, les consommateurs veulent savoir s’ils ont affaire à de simples revendeurs ou à d’authentiques artisans. Faute de transparence, ils risquent de se détourner de produits qu’ils peuvent acheter bien moins cher en grandes surfaces. Avec le risque de voir disparaître tout un pan de notre culture gastronomique.

Reportage dans un salon professionnel : l’art de faire son beurre

Un fournisseur de pâtisserie industrielle pour les artisans, Coup de pâtes, nous a dévoilé ses secrets.


À quoi ressemblent les galettes proposées aux artisans par les industriels ? À quels prix leur sont-elles vendues ? Impossible de le savoir, les principaux distributeurs (Coup de pâtes, Européenne des desserts...) ayant refusé de nous répondre et de nous envoyer leurs catalogues. Face à cette omerta, nous sommes allés au Salon international de l’agroalimentaire (Sial), qui réunit chaque année à Villepinte (93) les acteurs majeurs du secteur, en nous faisant passer pour des clients potentiels sur le point d’ouvrir une pâtisserie. Réalisés en caméra cachée avec une équipe de France 5, qui préparait un reportage sur les bûches de Noël pour l’émission « Le doc du dimanche », les entretiens sont édifiants. Ainsi, Coup de pâtes incite ses clients à exploiter les failles de la réglementation et à tromper les consommateurs sur l’origine de la marchandise.

Le commercial qui nous reçoit sur le stand de Coup de pâtes nous rassure d’emblée : « Nous, c’est vraiment du haut de gamme, on ne vend pas aux supermarchés ! » Et il est vrai que la tarte au citron qu’il nous offre est délicieuse. « Mais n’est-on pas obligé d’informer le client que les gâteaux ne sont pas faits maison ? », lui demande-t-on. « Ah non, pas du tout, c’est bien le principe ! Notre credo, c’est d’être discrets. Donc, on va vous livrer très tôt le matin ou tard le soir, pour que les gens ne sachent pas que vous avez du surgelé chez vous. Ça, c’est vraiment notre truc ! Nos cartons sont blancs, nos camions sont blancs, ça n’est jamais écrit Coup de pâtes », précise-t-il. Et si on s’inquiète du risque de retrouver les mêmes gâteaux dans les pâtisseries voisines, il balaie l’objection : « Il y a tellement de choix dans notre catalogue… Pour vous retrouver avec la même chose que vos concurrents et, surtout, pour que les gens le remarquent, les probabilités sont vraiment faibles. »

C’est le jackpot !

Notre interlocuteur nous promet des gains faramineux sur ses galettes. Car, contrairement à la bûche, dont la période de vente se limite à quelques jours, la pâtisserie de L’Épiphanie a une fenêtre de tir bien plus large. « Autant il faut être raisonnable sur la bûche, autant vous allez vous rattraper sur la galette. Une bonne galette 10/12 parts, vous pouvez la revendre 27 € et vous nous l’achetez 12  € ! » Vérification faite sur le catalogue fournisseur, la galette en question coûte en fait 6,63 € HT. Une opportunité à ne pas manquer de faire son beurre sur le dos des consommateurs !

Reconnaître une galette faite maison

Le « fait maison » n’est pas un gage de qualité absolu, car les professionnels ne sont pas tous consciencieux. Dès lors, comment reconnaître une bonne galette ? Voici quelques points de repère.


Différence galette artisanale - industrielle

L’aspect


Forme, couleur… autant de critères qui entrent en ligne de compte. Privilégiez les galettes avec une belle teinte caramel, un aspect régulier et lisse, sans vagues ni bosses, signes que les abaisses de pâte feuilletée ont été étalées avec soin et que la cuisson a été bien menée.

La beauté du décor (feuilles, dessins, etc.) témoigne également du soin apporté par l’artisan à la réalisation de sa galette. À l’inverse, un rayage standard en damiers, comme on le pratique dans l’industrie, doit éveiller votre méfiance sur la provenance du produit. À fuir aussi, les galettes trop levées pour être honnêtes : la proportion du feuilletage et de la garniture est déséquilibrée. Enfin, prêtez attention aux mentions indiquées sur l’étiquetage : beurre frais, amandes issues du fruit de l’amandier, etc.

La dégustation

C’est le test décisif. Selon Jocelyn Lohézic, boulanger-pâtissier à Paris 17e et gagnant du concours 2014 de la meilleure galette en Île-de-France, « une bonne galette c’est d’abord un feuilletage clair et net. Quand vous la coupez avec un couteau-scie, le feuilletage ne s’émiette pas, signe de sa richesse en beurre. Quant à la garniture, elle doit être généreuse, onctueuse et parfumée. Crème d’amandes (à base d’œufs, de sucre, de beurre et d’amandes) ou frangipane (la même chose additionnée d’un peu de crème pâtissière), c’est une affaire de goût. La crème d’amandes est tout de même un peu plus dense avec un parfum plus prononcé. »

Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Bonne année… bonne santé !
Esprit de fêtes oblige et alors que la santé est la priorité des Français pour l’an 2015 conformément à un récent sondage, teintons cette dernière note de l’année d’un brin d’optimisme. Et si l’actuelle grève des médecins permettait aux Français de prendre conscience que, dans bien des cas, une visite chez le médecin ne s’impose pas pour les maux courants de l’hiver ? Elle aurait alors une utilité : aider à la lutte contre la surconsommation médicale. Car d’autre justification à ce mouvement pavlovien, je n’en vois pas…. Mais vraiment pas !

Ainsi, si l’on en croit les syndicats médicaux, le revenu des médecins généralistes stagnerait depuis la dernière hausse du prix de la consultation en 2011 ? C’est oublier bien vite la mise en place en 2012 d’une prime annuelle à la performance, qui s’est élevée l’année dernière à pas moins de 5774 € par généraliste participant. 480 € par mois d’augmentation de revenus, beaucoup s’en satisferaient sans aller battre le pavé !

Autre pierre d’achoppement, la généralisation du tiers payant chez le médecin, prévue par la future loi Santé de Marisol Touraine. Les médecins lui reprochent, pêle-mêle, déresponsabilisation des patients, mainmise de l’assurance maladie sur leurs honoraires, possibles ratés administratifs dans le paiement de leurs honoraires. Si certains de ces arguments ne doivent pas être balayés d’un revers de main, et méritent concertation, expérimentation et mise en place progressive, n’oublions pas pour autant l’impératif qu’est l’accès de tous à des soins de qualité. Dans cette optique, le tiers payant, en particulier dans son premier volet qui prévoit son application aux personnes à bas revenus bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé, est une avancée qu’il faut défendre.

Pour que, en 2015, bonne année puisse rimer avec bonne santé, j’appelle la Ministre de la Santé à tenir bon face à ceux qui, parmi les médecins, considèrent que le système de santé est là pour les servir eux, et non la collectivité.
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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1er janvier 2015: Tout ce qui change
Gaz et électricité

Le prix du gaz aurait dû baisser de 0,6 % ce 1er janvier mais, en réalité, il augmente. Car si le kWh baisse, les taxes, elles, s’accroissent. Au final, la hausse est de +1,8 % sur la facture. Elle s’applique à tous les usagers, qu’ils soient au tarif réglementé ou en prix fixe de marché sur 1, 2 voire 3 ans.
Le prix de l’électricité augmente lui aussi, et là encore, c’est à cause des taxes, en particulier de la CSPE qui passe de 16,50 € à 19,50 € par MWh (soit 1 000 kWh), ce qui conduit à une hausse moyenne de la facture de 2,5 %. Tous les usagers sont concernés, qu’ils soient au tarif réglementé chez EDF ou en prix fixe de marché.

Crédit d’impôt pour les travaux d’économie d’énergie

Le crédit d’impôt de 30 % en vigueur depuis le 1er septembre pour les travaux d’économie d’énergie peut inciter à sauter le pas et à isoler ses combles, changer ses fenêtres pour du double vitrage très performant ou remplacer un système de chauffage obsolète par un équipement à haut rendement. Mais attention, à compter de ce 1er janvier, il faut impérativement faire effectuer les travaux par une entreprise RGE (reconnu garant de l’environnement) pour bénéficier de ce crédit d’impôt pour la transition énergétique. Le site http://renovation-info-service.gouv.fr/ fournit la liste actualisée de tous les professionnels RGE. Si le professionnel ne présente pas son attestation, il vaut mieux vérifier qu’il est effectivement RGE avant de signer le devis. Il serait dommage de se priver de 30 % de crédit d’impôt par négligence ou confiance mal placée.

Gazole : hausse de 4 centimes

Le litre de gazole augmente de 4 centimes en raison de l’ajout de deux taxes : celle qui financera l’abandon de l’écotaxe (2 centimes) et la taxe carbone (2 centimes également) qui ne devait concerner initialement que les camions.


SNCF

La compagnie nationale n’a pas attendu le 1er janvier pour appliquer ses hausses de tarifs, elles sont effectives depuis le 31 décembre. Les tarifs de référence ont ainsi augmenté de 2,6 % pour les TGV, TER et Intercités.

Taxi

Majoration de 1 % des tarifs des taxis, qui sont fixés par arrêté préfectoral. Le montant minimal d’une course passe quant à lui de 6,86 € à 7 €.


Fourrière

Le montant de l’enlèvement passe de 116,56 € à 150 € pour une voiture particulière et de 45,70 € à 49 € pour un deux-roues. Les frais de garde facturés 6,18 € jusqu’à présent pour une voiture grimpent à 29 €, soit 375 % d’augmentation. Pour un deux-roues, le tarif de frais de garde journaliers passera de 3 € à 10 €.


PV : aussitôt verbalisé, aussitôt payé

Selon l’arrêté du 4 décembre 2014, il est désormais possible de payer immédiatement sa contravention constatée par PV électronique à l’agent verbalisateur (policier ou gendarme).


Transports en Île-de-France

Le prix des transports en commun en Île-de-France augmente de 2,9 % en moyenne. Le ticket à l’unité passe de 1,70 à 1,80 € (+5,8 %), le carnet de 10 tickets augmente de 2,9 % et le Passe Navigo mensuel pour les zones 1 à 2 passe de 67,10 à 70 € (+4,3 %). À noter qu’à partir de septembre 2015, le Passe Navigo à tarif unique (70 € par mois) entrera en vigueur (le Passe Navigo est actuellement vendu de 60,70 à 116,50 € dans une dizaine de zones tarifaires).


Timbres : hausse à deux chiffres

Timbre prioritaire (rouge) : de 0,66 à 0,76 € soit +15 % (de 0,63 à 0,66 € l’année dernière)
Timbre écologique (vert) : de 0,61 à 0,68 € soit +11 % (de 0,58 à 0,61 € l’année dernière)
Timbre économique (gris) : de 0,59 à 0,66 € soit +11 % (de 0,56 à 0,59 € l’année dernière)


Soldes

Après quelques années d’expérience, les règles spécifiques aux soldes évoluent :

Les soldes d’hiver et les soldes d’été vont durer 6 semaines, contre 5 auparavant.
Les soldes flottants sont supprimés (les commerçants pouvaient pratiquer 2 semaines de soldes complémentaires quand ils le souhaitaient).


Médicament : de la marque à la DCI

Les médecins ont désormais l’obligation de prescrire les médicaments en dénomination commune internationale (DCI) sur les ordonnances. L’objectif est d’apprendre à connaître le nom du principe actif des médicaments pour éviter les doublons, ne pas rester en panne à l’étranger et faire des économies en incitant à privilégier les médicaments génériques.


Déchets : « Triman » à la rescousse



Issu du Grenelle de l’environnement, et déjà présent sur quelques bouteilles et canettes, le nouveau logo « Triman » entre enfin en vigueur. L’objectif de ce pictogramme est de mettre en avant les produits et les emballages recyclables car actuellement, faute d’un marquage spécifique, encore plus du tiers des produits de consommation courante ne sont pas recyclés.


Redevance TV

La contribution à l’audiovisuel public augmente de 3 € (de 133 à 136 €), elle avait augmenté de 2 € l’année dernière. Elle passe de 85 à 86 € dans les départements d’Outre-mer (Dom).


Smic

Le salaire minimum de croissance (Smic) est revalorisé à hauteur de 0,8 %, le nouveau montant horaire brut est fixé à 9,61 € soit 1 457,52 € bruts mensuels.


Revenu de solidarité active

Le RSA « socle » augmente de 0,9 %. Le montant forfaitaire mensuel pour une personne seule sans enfant passe à 513,88 €, à 770,82 € pour une personne seule avec un enfant et à 1 079,14 € pour un couple avec deux enfants. Il était passé de 492,90 € à 499,31 € pour une personne seule l’année dernière.


Sécurité sociale

Le plafond de la Sécurité sociale est fixé à 3 170 € par mois, soit +1,3 % (3 129 € en 2014). Il est utilisé pour le calcul de certaines cotisations sociales et de certaines prestations de la Sécurité sociale.


Prestations familiales

Les plafonds d’attribution des prestations (allocation rentrée, accueil du jeune enfant…) sont revalorisés de 0,7 %.


Impôt sur le revenu

La première tranche de l’impôt sur le revenu est supprimée. Cela concerne 6,1 millions de foyers aux revenus modestes et moyens. Les ménages commenceront donc à être imposés à partir de 10 000 € par part, contre 6 000 € jusqu’à présent.


Bisphénol A : interdit aussi dans les contenants alimentaires

La loi date de 2012 mais c’est seulement à partir du 1er janvier 2015 que le bisphénol A, un perturbateur endocrinien déjà interdit dans les biberons, est interdit dans tous les contenants alimentaires (bouteilles en plastique, canettes ou boîtes de conserve).


Détecteur de fumée


Les détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF) deviendront obligatoires, mais seulement le 8 mars 2015. Vous pouvez bien entendu vous équiper avant cette date, toutefois, gare aux tentatives d’arnaque.
Que Choisir en Ligne
Franck Attia


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Cadeaux de Noël: Échange sous conditions
Achat en magasin

Mieux vaut éviter de se tromper de cadeau car, une fois l'article acheté, rien n'oblige un commerçant à le reprendre. Néanmoins, nombreux sont ceux qui proposent cette solution à titre commercial. Dans ce cas, il est possible d'échanger voire de se faire rembourser un article qui ne plaît pas ou qui a été reçu en double, à condition de l'accompagner du ticket de caisse ou de la facture.

Achat à distance

En cas d'achat à distance (par Internet, par téléphone ou par correspondance), la législation diffère. L'acheteur dispose de 14 jours à partir de la réception de l’article ou de la conclusion du contrat de service pour se rétracter, soit en utilisant le formulaire type qu’a dû lui transmettre le professionnel, soit par tout autre moyen lui permettant de prouver qu’il a bien cherché à se rétracter (par courrier recommandé, de préférence). Il dispose ensuite de 14 jours supplémentaires pour retourner à ses frais le produit dans son emballage d’origine. Les vêtements et les appareils peuvent avoir été essayés, mais les CD, DVD, jeux vidéo et logiciels doivent être retournés scellés dans leur emballage d'origine. Les voyages, la nourriture ou encore les objets ayant fait l’objet d’une personnalisation ne peuvent pas non plus être rendus.

Le commerçant a 14 jours à partir du moment où il a été informé de la demande de rétractation pour procéder au remboursement des sommes versées, frais de livraison compris. Toutefois, il est en droit, lorsqu’il s’agit d’un bien, de procéder au remboursement après avoir récupéré le colis ou reçu une preuve d’expédition.

Article non conforme

Le principe change lorsque l'article reçu ne correspond pas à celui qui était commandé ou présente un défaut. Il est alors possible de le rapporter dans le magasin d'achat ou de le retourner au cybermarchand (en respectant scrupuleusement les règles précisées dans les conditions générales de vente) pour qu'il soit réparé ou remplacé par un article équivalent.

Si le délai de retour est dépassé, si vous ne pouvez pas vous procurer la facture ou si, tout simplement, vous n'osez pas avouer que le cadeau ne vous plaît pas, il est toujours possible de le revendre, notamment par le biais d'Internet
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Réveillon : dinde ou chapon ? En tout cas, gare à l’antibiorésistance !
Mais puisque vous vous apprêtez à mettre la dinde au four, arrêtez-vous quelques secondes sur ce geste afin que je vous pose la question, comme à 400 autres consommateurs avant vous : vous êtes-vous lavé les mains immédiatement après avoir préparé ce volatile ?

Si vous répondez ‘Oui’, alors vous serez un bon élève … à moins que vous n’osiez avouer quelque entorse à l’hygiène ! Mais si vous répondez ‘Non’, rassurez-vous car vous ne serez pas seul : 61 % des consommateurs interrogés ont avoué qu’ils posent leurs mains encore sales sur le plan de travail, une poignée de tiroir, ou encore les essuient sur leur torchon ! Mais en faisant ainsi, ils contribuent sans le savoir à disséminer dans l’environnement des germes de résistances aux antibiotiques et à rendre ces précieuses molécules de moins en moins efficaces.

Comme l’a révélé notre test sur une centaine de volailles, plus d’un quart d’entre elles sont en effet porteuses de bactéries dont 61% sont résistantes à un ou plusieurs antibiotiques. Pire, 23 % de ces microbes résistent aux antibiotiques les plus récents.

Que faire alors ? D’abord, s’attaquer à la source : alors que les antibiotiques restent toujours massivement utilisés dans les élevages, l’UFC-Que Choisir demande aux autorités européennes de renforcer drastiquement leurs conditions d’utilisation, notamment en interdisant les traitements préventifs inutiles ou en empêchant que les vétérinaires puissent à la fois prescrire et vendre ces molécules. Quant à vous consommateurs, vous pouvez agir, d’une part en respectant les règles élémentaires d’hygiène dans votre cuisine, mais également en achetant les produits issus d’élevages qui n’utilisent pas d’antibiotiques. Sur ce, je vous souhaite un joyeux et savoureux Noël…
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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