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Chauffage au bois: Les nouvelles exigences de Flamme verte
Créé par les fabricants d’appareils de chauffage au bois et par l’Agence de l’environnement (Ademe), le label Flamme verte porte sur le niveau de performance et les émissions de polluants des appareils de chauffage au bois. Depuis le 1er janvier 2015, ses exigences sont renforcées. Jusqu’à fin 2014, le niveau 5 étoiles était la distinction la plus haute. À présent, il correspond seulement au minimum requis.

Appareils à bûches

Pour un foyer fermé, un insert ou un poêle à bûches, la classe 5 étoiles correspond à un rendement minimum de 70 %, un taux de monoxyde de carbone de 0,3 % maximum et des émissions de particules fines inférieures à 90 milligrammes par m3.

Deux nouvelles classes sont créées, les 6 et 7 étoiles. Soit 75 % de rendement minimum, 50 milligrammes de poussières et un taux de monoxyde de carbone de 0,15 % pour les 6 étoiles.

Les émissions de polluants sont encore réduites avec les appareils à bûches 7, mais le rendement, lui, reste à 75 %. « On ne peut pas augmenter le rendement au-delà de 80 % sur un appareil à bûches, précise Olivier Grelier, responsable de la certification au syndicat des énergies renouvelables. On a un problème d’évacuation des fumées si on réduit leur température. Ce n’est pas le cas avec les poêles à granulés, ils sont plus proches d’une chaudière que d’un appareil à bûches en fonctionnement.

Poêles à granulés


D’ailleurs, les exigences sont plus sévères pour les poêles à granulés, 85 % de rendement minimum en 5 étoiles, un rejet de monoxyde de carbone limité à 0,04 % et des émissions de particules fines inférieures à 90 milligrammes/m3.

Pour les poêles à granulés 6 étoiles, c’est un rendement minimum de 87 %, un rejet de monoxyde de carbone limité à 0,03 % des émissions inférieures à 40 milligrammes/m3 de particules fines.

Et pour le haut de gamme classé en 7 étoiles, un rendement supérieur à 90 %, moins de 0,02 % de monoxyde de carbone et des émissions de particules fines inférieures à 30 milligrammes/m3.

Chaudières bois

Le label Flamme verte n’est accordé qu’aux chaudières 5 étoiles depuis début 2014, et les catégories 6 et 7 étoiles font leur entrée cette année.

Avec ce renforcement des exigences, Flamme verte anticipe les obligations réglementaires à venir. En 2022, les appareils de chauffage au bois 7 étoiles d’aujourd’hui ne correspondront plus qu’au minimum requis !

Chauffage bois et crédit d’impôt

Depuis début 2015, les appareils de chauffage au bois doivent être au minimum classés 5 étoiles ou avoir des performances équivalentes pour donner droit au crédit d’impôt de 30 %.



Les appareils 4 étoiles n’ont plus droit au label Flamme verte et ils ne permettent pas de bénéficier du crédit d’impôt. Mais attention, ils représentent encore plus de 30 % des modèles actuellement en vente, Que Choisir recommande d’être vigilant au moment de l’achat.

Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Assurance emprunteur: La résiliation se simplifie peu à peu
Il en aura fallu du temps ! La résistance des banques à ouvrir le marché de l’assurance emprunteur à la concurrence aura été sans faille… Cette assurance qui couvre les risques de décès, invalidité et incapacité pendant toute la durée du prêt est obligatoire. Même la loi Lagarde de 2010 n’était pas vraiment parvenue à faire sauter le verrou. Celle-ci consacrait officiellement le droit de souscrire une assurance emprunteur différente du contrat de groupe imposé par le banquier. Problème, les établissements bancaires jouaient sur le taux du prêt immobilier pour décourager les volontés d’aller voir ailleurs. La loi sur la consommation de mars 2014 donne enfin la possibilité de mettre fin à cette pratique. Elle introduit en effet le droit de résilier son assurance emprunteur et de lui substituer un nouveau contrat comprenant les mêmes garanties dans un délai de douze mois après la signature du prêt. Au-delà, le remplacement n’est possible que s’il est prévu dans l’offre de prêt. Le changement est important : une fois le prêt immobilier signé, les banques ne peuvent plus faire remonter le taux d’intérêt !

Reste, en pratique, une dernière difficulté : trouver une assurance proposant des garanties équivalentes. Certains établissements ont notamment parfois invoqué des garanties très secondaires pour contester l’équivalence. Un jugement récent du tribunal d’instance de Pontoise en date du 16 décembre 2014 a clairement précisé que si le contrat de substitution assurait les garanties décès, perte totale irréversible d’autonomie, incapacité de travail, invalidité permanente et invalidité totale et définitive, à un taux de 100 % pour chacun des cas énumérés et pour chaque assuré, alors que dans le contrat de base, certaines de ces garanties étaient refusées, l’équivalence est forcément garantie. Le tribunal a ainsi donné le droit au client de résilier l’assurance groupe du Crédit Lyonnais, pour souscrire à la place le contrat d’assurance individuelle de la Macif.
Que Choisir en Ligne
Élisa Oudin


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Ordinateur avec Microsoft Office: Drôle de promotion chez Auchan
Au mois de décembre dernier, M. Delreux repère une promotion intéressante dans le catalogue Auchan daté du 17 au 24 décembre. Elle concerne un ordinateur portable de marque Lenovo vendu 349 € avec le Pack Office 365 de Microsoft, alors que le portable seul est affiché 348 €. Autrement dit la suite logicielle de Microsoft, qui comprend les applications Word, Excel, Powerpoint et OneNote 2013, revient à 1 €. Habituellement, le consommateur doit acheter cette suite de logiciels séparément de l’ordinateur. Décidé à profiter de cette promotion, M. Delreux se rend dans son magasin Auchan d’Arras et s’offre le PC portable équipé, comme le précise le catalogue, d’un écran 17 pouces, d’un disque dur de 500 Go, de 4 Go de mémoire vive et d’un processeur Intel Celeron (2957U). Le vendeur lui remet également une carte Pack Office avec une « clé produit », le sésame qui lui permet d’accéder aux logiciels de la suite.

Licence annuelle

À ce tarif, l’affaire est correcte. Sans promettre de performances extraordinaires, le Lenovo G70-70 semble en mesure, vu sa configuration basique, de répondre aux besoins informatiques courants (mais pas plus). D’autant que ce modèle n’est pas concerné par l’affaire du logiciel malveillant Superfish qui touche des milliers de PC portables de Lenovo. Quant à la suite logicielle de Microsoft, elle devient vite indispensable à tout usage bureautique, sauf à opter pour une solution gratuite comme OpenOffice (toutefois moins riche en fonctionnalités). Sauf qu’à bien y regarder, la carte remise à M. Delreux mentionne un « abonnement d’1 an » au Pack Office : passé ce délai, il faudra payer pour continuer à utiliser les logiciels ! Point de licence définitive, comme il était naturel de le penser en étudiant la promotion. Cette information ne figurait nulle part ailleurs que sur la photo de la carte publiée dans le catalogue, en caractères microscopiques et flous : ainsi mentionnée, elle était illisible. Sans cette information essentielle, le client est mal informé sur ce qu’il achète. Ceci nous semble contraire aux obligations pesant sur tout professionnel. Contacté par Que Choisir, Auchan estime pourtant que « le packaging du produit l’indique très clairement […]. Il n’y a donc pas eu d’omission trompeuse dans le tract puisque nous avons utilisé l'intitulé exact du produit "Office 365" et précisé son prix unitaire, qui est loin de correspondre au prix d'un Pack Office définitif ». Mieux vaut être au fait des tarifs informatiques quand on achète son PC en grande surface…

L’abonnement, nouvelle stratégie de Microsoft

Ce genre de promotion illustre la nouvelle stratégie de Microsoft, qui propose aussi ses logiciels bureautiques sous forme d’abonnements depuis 2013 et le lancement d’Office 365 (la marque associée à ces formules). Concrètement, l’offre à destination des particuliers se décline en deux versions : Office 365 Personnel (destinée à un utilisateur unique) et Office 365 Famille (pour 5 utilisateurs). Chacune est proposée dans le cadre d’un abonnement mensuel (7 et 10 €/mois respectivement) ou annuel (69 et 99 €/an). Pour favoriser ces offres plutôt que des licences définitives vendues à partir de 139 € (Office Famille et Étudiants 2013), Microsoft les agrémente d’options diverses, en y intégrant un espace de stockage en ligne (1 To par utilisateur), 60 minutes de conversations Skype ou encore un accès aux logiciels et à toutes leurs fonctionnalités depuis une tablette tactile et un smartphone. Des services additionnels qui ne lui coûtent pas grand-chose. La mise à jour automatique des logiciels, elle aussi comprise dans l’abonnement, est probablement l’argument majeur de ces offres. Mais suffit-il pour justifier l’écart de prix entre une licence définitive et un abonnement récurrent ? Pas sûr.

Si vous rencontrez une situation similaire, n’hésitez pas à contacter l’association locale de l’UFC-Que Choisir de votre département.
Que Choisir en Ligne
Camille Gruhier


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Factures rétroactives de GDF Suez: Il faut payer !
Comme au printemps dernier, vous êtes très nombreux à nous solliciter à propos des factures de gaz rétroactives que GDF Suez vous adresse, y compris si vous avez quitté le tarif réglementé pour devenir client d’un autre fournisseur, notamment de Lampiris dans le cadre des opérations gaz moins cher ensemble lancées par l’UFC-Que Choisir.

En dépit des informations contraires qu’on peut lire ou entendre ici ou là, cette facture rétroactive doit être payée. Comme au printemps dernier, elle s’impose à tous les usagers du gaz, qu’ils aient ou non quitté le tarif réglementé de GDF Suez.

Tout ce pataquès remonte aux années 2011 et 2012, quand les gouvernements, de droite d’abord, puis de gauche, ont limité la hausse du prix du gaz afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages. Populaires, ces mesures présentaient l’inconvénient de ne pas respecter la formule de calcul du prix du gaz alors en vigueur.

Privés d’une hausse tarifaire qui les arrangeait bien, GDF Suez et ses concurrents ont attaqué ces décisions en justice et réclamé la stricte application de la formule officielle de calcul. Le Conseil d’État leur a donné raison en janvier 2013, de nouveaux arrêtés ont été pris. Puis un nouveau recours déposé, une deuxième décision du Conseil d’État toujours favorable aux fournisseurs de gaz, et pour finir un arrêté de régularisation en mars 2014…

Les fournisseurs de gaz ayant gagné, les usagers sont condamnés à verser ce que deux gouvernements successifs avaient voulu leur faire économiser en 2011 et 2012. L’UFC-Que Choisir avait plaidé la cause des consommateurs en démontrant que la formule de calcul en vigueur en 2011 et 2012 avait gonflé les marges de GDF Suez aux dépens des usagers. Malheureusement, le Conseil d’État n’a pas retenu cette argumentation.

Pas de prescription, nos explications

Il se dit que les factures rétroactives portant sur des consommations qui remontent à plus de 2 ans seraient frappées de prescription et donc illégales. Malheureusement dans cette affaire c’est inexact. Le délai de prescription est bien de 2 ans, mais il commence à courir à partir de la publication des arrêtés rétroactifs. L’arrêté qui concerne le gaz consommé du 1er juillet 2011 au 30 septembre 2011 date du 15 avril 2013. Les factures rétroactives qui couvrent cette période sont encore légales à ce jour, et jusqu’au 15 avril. Et celles qui couvrent la période s’étalant du 20 juillet 2012 au 31 décembre 2012 ne seront prescrites que le 21 mars 2016.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Carte de paiement sans contact: Hello Bank veut faire payer les risques à ses clients
Étrange réponse écrite de la banque en ligne Hello Bank, filiale de BNP Paribas, à l’un de ses clients qui ne souhaitait pas l’option paiement sans contact (NFC pour Near Field Communication) sur sa carte bancaire. Non seulement l’agence répond qu’elle ne propose plus que des cartes avec cette « option », donc que le client n’a pas le choix, mais en plus, elle propose une solution pour le moins osée : la souscription d’une assurance payante BNP Sécurité, au tarif de 26,50 € par an, pour se prémunir des risques !

Rappelons que le paiement sans contact est une nouvelle option permettant de payer à distance (quelques centimètres) des sommes ne dépassant pas 20 € sans avoir à insérer sa carte dans le terminal du commerçant et sans composer son numéro de code bancaire. Avantage : quelques secondes de gagnées. Gros souci : la technique n’est pas encore très sécurisée. Les banques ont en effet décidé de ne pas crypter les données émises par cette nouvelle technologie, contrairement, par exemple, à la solution adoptée par le métro parisien pour le Pass Navigo. Il est ainsi possible techniquement pour des pirates, situés à quelques centimètres d’une carte bancaire, de récupérer le numéro de carte et la date de validité. C’est d’ailleurs pourquoi la Cnil a demandé aux établissements bancaires d’offrir aux clients la possibilité de désactiver cette option.

Quant à l’assurance BNP Sécurité, elle couvre les risques liés aux moyens de paiement (frais de réfection de carte, opposition sur chèques, réfection des papiers d’identité…). Mais elle se révèle totalement inutile pour les paiements frauduleux par carte bancaire ! La loi (article L.133-18 du Code monétaire et financier) oblige en effet les banques à rembourser leurs clients dès lors que ces derniers ont dénoncé un paiement frauduleux effectué avec leur carte (sauf négligence grave ou acte frauduleux de leur part). La banque a ensuite l’obligation de recréditer immédiatement le compte des sommes contestées. Conclusion : chez Hello Bank, aujourd’hui, c’est au client de payer pour se protéger contre les risques d’une option qu’il ne désire pas !
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Élisa Oudin


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Amende: Le PV électronique voit double
Depuis bientôt 3 ans, le PVE (procès-verbal électronique) remplace le « papillon » déposé sur le pare-brise suite à un défaut de paiement de stationnement. D’autres infractions, comme les excès de vitesse ou le passage à un feu rouge, peuvent également être verbalisées électroniquement. Si cette pratique facilite grandement la vie des forces de l’ordre et limite l’utilisation de papier, l’Automobile club des avocats traite de plus en plus de dossiers concernant des dysfonctionnements liés à ce dispositif.

Le principal souci relevé est l’envoi de deux PVE pour la même infraction (voir nos documents ci-dessous). Une situation qui, au-delà des désagréments financiers et des tracas administratifs, peut avoir une conséquence dramatique avec l’annulation du permis de conduire en raison d’une double perte de points. Il est pourtant très difficile d’établir l’origine du problème. Si la bonne foi des agents n’est pas à mettre en doute, il semblerait que certains, en cas de doute sur l’expédition d’un PVE, valident à nouveau la saisie qu’ils viennent de réaliser. Dans ce cas, le système génère un nouveau numéro de contravention pour la même infraction. Les cas de conducteurs ayant reçu deux PVE espacés de quelques minutes semblent étayer cette hypothèse. Et, dans le cas du non-paiement du ticket de stationnement, vu que l’apposition d’un document d’information de verbalisation sur le pare-brise n’est pas obligatoire, il se peut qu’un second agent, n’étant pas au courant d’un premier passage, dresse indûment un deuxième PVE. Pourtant, il n’est pas possible d’être verbalisé deux fois dans l’intervalle maximal proposé par l’horodateur (à Paris par exemple, ce délai est de deux heures). Mais, sans justificatif prouvant une première verbalisation, il se peut qu’un second agent dresse un PVE avant l’échéance.
Ne pas payer et contester

La seule attitude à adopter selon Rémy Josseaume, président de l’Automobile club des avocats, est de ne surtout pas payer ces PVE, ce qui reviendrait à reconnaître l’infraction et solderait définitivement le dossier, mais de les contester. Pour cela, il faut retourner par lettre recommandée avec accusé de réception l’original de l’avis, la requête en exonération ainsi que tous les justificatifs permettant d’établir qu’il s’agit d’un doublon (les deux avis par exemple). Ensuite, soit le procès-verbal sera annulé, soit le conducteur sera convoqué devant le tribunal pour s’expliquer.
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Yves Martin


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Pièces détachées: La loi démontée
À côté de la mise en place de l’action de groupe et de la possibilité de résilier son contrat d’assurance auto à tout moment, la loi Consommation du 17 mars 2014 prévoyait aussi de mieux informer les consommateurs sur la disponibilité des pièces détachées. Depuis le 1er mars 2015, fabricants et importateurs doivent indiquer aux distributeurs la durée pendant laquelle ils s’engagent à mettre leurs pièces détachées à disposition des réparateurs, agréés ou non. Cette information doit être portée à la connaissance des consommateurs « de manière visible et lisible, avant la conclusion de la vente, sur tout support adapté ». Cette disposition visait à inciter les consommateurs à choisir leurs produits en fonction non seulement de leur prix et de leurs performances, mais aussi de leur capacité à être réparés.

Sauf que depuis le vote de la loi il y a un an, de l’eau a coulé sous les ponts et surtout, un décret d’application est paru. Ce texte, publié le 11 décembre dernier, revient en partie sur les dispositions de la loi. Certes, à partir du 1er mars, les distributeurs devront informer les consommateurs de la durée pendant laquelle ils pourront trouver des pièces détachées pour leurs produits. En revanche, le texte ne dit pas précisément où l’information devra apparaître et surtout dans quelles conditions les pièces détachées devront être fournies. Au-delà de leur disponibilité, encore faut-il que ces pièces soient disponibles dans un délai raisonnable et à un prix suffisamment attractif pour que la réparation vaille le coup. La loi se contente d’imposer un délai maximum de livraison de 2 mois. Un peu long…

Surtout, le décret ne prévoit aucune obligation pour les fabricants qui ne proposeraient pas de pièces détachées pour leurs produits. Sans information, rien ne permettra aux consommateurs de savoir que ces produits sont irréparables. Avec d’autres associations dont Les amis de la Terre, l’UFC-Que Choisir a demandé des explications. La secrétaire d’État en charge de la consommation, Carole Delga, nous a répondu que « le gouvernement ne souhait(ait) pas retenir à la charge des professionnels une obligation d’information "négative" tendant à porter à la connaissance des consommateurs l’absence de disponibilité des pièces détachées ». Malgré cette occasion ratée, l’UFC-Que Choisir est bien décidée à continuer le combat pour fournir aux consommateurs une meilleure information en matière de pièces détachées.

Cette déception est toutefois en partie compensée par une autre mesure de la loi Consommation : l’extension prochaine de la garantie légale de conformité à 2 ans. Aujourd’hui, si tous les produits de consommation vendus en France bénéficient d’une garantie légale de conformité de 2 ans, seuls les défauts apparaissant dans les 6 mois suivant l’achat sont présumés exister au moment de l’achat. Durant les 18 mois suivants, il revient au consommateur de prouver que le problème rencontré découle bien d’un souci de conformité du produit. À partir du 18 mars 2016, ce délai restrictif va disparaître. Les consommateurs auront alors 2 ans pour demander au vendeur de réparer ou de procéder à l’échange d’un produit défectueux ou non conforme à sa description. Cette opération restera entièrement gratuite. Dans le cas où la réparation ou l’échange s’avèrerait trop compliqué, le consommateur sera en droit de demander un remboursement total ou une baisse du prix de l’article. Les consommateurs seront alors quasiment certains de pouvoir profiter de leur appareil pendant au moins 2 ans. Un moindre mal.
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Cyril Brosset


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Particules fines et circulation: Le fond de l’air est flou
Après la polémique sur la responsabilité des feux de cheminées et du trafic automobile dans les émissions de particules fines en région parisienne, plusieurs travaux ont été rendus publics ces dernières semaines, apportant quelques éléments surprenants.

Une étude de l'Observatoire de la qualité de l'air en Île-de-France sortie en janvier précise notamment que 41 % des particules fines émises par le trafic routier proviendraient, non pas des moteurs, mais de l’abrasion des pneus, des plaquettes de freins et des routes. Les freins seraient responsables à eux seul de 20 % des émissions. Ils dégageraient jusqu’à 30 mg/km de particules en ville, alors que la norme euro6 impose des rejets maximum de 5 mg/km de particules pour un moteur Diesel et de 4,5 mg/km pour un moteur essence…

De son côté, le cabinet Transport & Mobility, émanation de l’université belge de Louvain, est arrivé à la conclusion qu’une voiture électrique émettrait à peine moins de particules qu’une voiture thermique. Ses travaux, publiés en novembre 2014, suggèrent que la voiture électrique, plus lourde, abrase davantage ses freins et ses pneumatiques qu’un modèle thermique, en cycle urbain. « Si l’on se concentre uniquement sur la production de particules fines, cela a peu de sens d’investir beaucoup d’argent dans la réalisation d’une voiture électrique », relève le chercheur Bruno Van Zeebroeck, cité par le quotidien flamand De Standaard.

Des chercheurs sont également revenus sur les données recueillies lors des pics de pollution de mars 2014, au cours desquels plusieurs agglomérations avaient dépassé les seuils d’alerte. Avec le recul, il apparaît que des zones éloignées du trafic des grands centres urbains ont elles aussi atteint des concentrations de particules fines importantes en mars 2014. C’est ce que montrent, entre autres, les relevés du site instrumental de recherche par télédétection atmosphérique (Sirta) de l’institut Pierre Simon Laplace de Palaiseau (91). D’où viennent donc ces particules ? La question a été abordée lors du séminaire scientifique Primequal, « Agriculture et pollution atmosphérique », qui s’est tenu à Paris en juillet 2014. Il semble bien que l’agriculture et la forêt émettent des quantités importantes de particules, de protoxyde d’azote et de nitrate d’ammonium, qu’on retrouve partout, villes comprises.

Régulièrement évoquée, l’interdiction du diesel dans les grands centres urbains n’apparaît pas exactement sous le même aspect, au regard de ces différentes études. Si elles sont confirmées, il se pourrait qu’un travail sur les freins des véhicules soit aussi pertinent, si l’objectif est d’améliorer la qualité de l’air. L’Agence américaine de protection de l’environnement, les États de Washington, Californie, New-York, Rhode Island, Oregon et Hawaï ainsi que les représentants de l’industrie automobile américaine ont signé le 21 janvier 2015 un accord visant à modifier les plaquettes de freins pour réduire la toxicité de leurs particules, notamment en réduisant la proportion de cuivre d’ici 2020. De son côté, une PME française, Tallano Technologie, a présenté l’an dernier un aspirateur à particules de plaquettes de freins, dont le coût ne dépasserait pas une centaine d’euros par véhicule.
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Erwan Seznec


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Étiquetage nutritionnel: Les surprises du code couleur
Des dizaines de données chiffrées, des abréviations compréhensibles des seuls initiés, des pourcentages dont on se demande à quoi ils se réfèrent : les tableaux de composition nutritionnelle présents sur les emballages alimentaires sont inexploitables par les consommateurs. Conscients qu’une alimentation équilibrée conditionne leur état de santé, ils sont pourtant demandeurs d’informations précises. C’est à leurs yeux un des principaux points sur lesquels devraient porter les efforts des industriels (1). Dans ce contexte, un code couleur résumant de façon simple les caractéristiques nutritionnelles des produits a été proposé dans un rapport remis fin 2013 au ministère de la Santé par le professeur Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS). Des pastilles allant du vert pour les produits les plus recommandables au rouge pour ceux de moins bonne qualité nutritionnelle, en passant par le jaune, l’orange et le rose seraient apposées sur la face avant des emballages. Ce système que soutiennent de nombreux scientifiques et associations dont l’UFC-Que Choisir permettrait aux consommateurs de se faire une idée plus précise de la valeur nutritionnelle des produits, parfois présentée sous des dehors trop flatteurs sur les emballages, mais aussi de comparer facilement deux produits de la même famille. C’est ce que nous avons constaté en passant 300 produits au crible de ce code couleur.

La réglementation européenne ne permet pas d’imposer l’utilisation d’un étiquetage nutritionnel simplifié, quel qu’il soit, aux industriels. Mais la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré qu’un système serait prochainement proposé et qu’il serait le même pour tous. Celui-ci est opérationnel, il serait dommage de s’en priver.
Quelques exemples révélateurs de l’utilité du code couleur

muffins Carrefour et Pasquier

Ces deux muffins a priori équivalents méritent l’un une pastille verte, l’autre une rose. Le Pasquier est beaucoup plus gras, sucré et salé que son concurrent de chez Carrefour.

Fleury Michon petit salé et lieu beurre blanc

Réputé roboratif, le petit salé affiche une pastille verte tandis que le lieu aux petits légumes, image typique du plat minceur, est noté jaune. Il contient beaucoup plus d’acides gras saturés et beaucoup moins de fibres.

BN goût chocolat céréales complètes et cake Vandame

« Céréales complètes », « 36 % de fruits » : en dépit des allégations flatteuses, c’est une pastille rouge qui reflète la qualité nutritionnelle réelle de ces produits.

Rillettes thon U et tarama U

Entre deux produits de la mer à tartiner, on passe d’un extrême à l’autre. Ces rillettes sont riches en thon, ce tarama, deux fois plus salé, l’est surtout en huile.


Consultez notre comparateur des tarifs des supermarchés pour trouver le magasin le moins cher près de chez vous.
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Fabienne Maleysson


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Pneus d’été: Que valent les pneus verts
Avec l’apparition de l’étiquette européenne rendue obligatoire sur les pneus en novembre 2012, au regard des limites d’émission de CO2 de plus en plus sévères dans l’attribution du bonus/malus et, à plus lointaine échéance, du point de vue législatif, les pneus « éco » sont mis en avant par les manufacturiers. Leur développement est axé sur la consommation de carburant et sur la durée de vie. Un véritable casse-tête pour les concepteurs, en particulier parce que durée de vie et adhérence sur route mouillée sont connues pour être antinomiques.

En testant 4 modèles de pneus verts et 4 modèles standards des mêmes marques, dans la dimension 205/55 R16V (voir encadré), nous avons cherché à connaître l’avantage écologique réellement apporté par les pneus dits « éco » ou « verts » et les éventuelles concessions qui ont dû être faites en termes d’adhérence et de sécurité.

Les résultats, disponibles dans notre nouvel essai comparatif de pneus d’été, montrent que les concessions faites au niveau de l’adhérence sont bien marquées : les pneus verts tiennent bien moins la route que les pneus classiques, notamment sous la pluie.

Exemple d’étiquette obligatoire sur les pneus.


Et l’aspect environnemental n’est pas toujours à la hauteur des promesses : la différence de consommation mesurée entre les pneus verts et les pneus classiques est parfois insignifiante, de même que le kilométrage parcouru qui est même parfois inférieur à celui des pneus traditionnels. En effet, l’étiquette européenne contient 3 indices. Le premier permet de distinguer les pneus économes : il s’agit de la résistance au roulement ; elle est proportionnelle à la consommation de carburant. L’écart de consommation pour deux pneus ayant des indices extrêmes (A et G) est d’environ 0,5 l/100 km. Il est cependant difficile de chiffrer l’économie correspondante car les essais qui permettent aux fabricants d’attribuer tel ou tel indice sont faits à 80 km/h et ne reflètent pas une utilisation réaliste de la voiture ; c’est uniquement un indicateur.

En nous basant sur les mesures de consommation réalisées lors de notre test, nous obtenons, pour une des dimensions, des écarts de consommation qui atteignent 0,42 l/100 km d’essence SP95. À 1,30 € le litre, cela représente une différence de 5,5 €/1 000 km, ou 44 € pour la distance annuelle moyenne constatée de 8 000 km pour une voiture à essence.

En termes d’émissions de CO2, la différence équivaut environ à 11,5 g/km. Même si notre protocole n’a pas grand-chose à voir avec le cycle NEDC utilisé pour définir le bonus-malus, cela peut néanmoins donner un ordre de grandeur de l’impact sur le bonus-malus écologique, qui avec 11,5 g/km de différence au niveau du CO2, peut « sauter » plusieurs tranches représentant potentiellement plusieurs centaines d’euros d’économie à l’achat d’un véhicule neuf.

Notre test de pneus d’été 2015

Pneus « verts » testés

Bridgestone Ecopia EP001S : A/A/70

Continental ContiEcoContact 5 : B/B/71

Hankook Kinergy Eco K425 : B/B/70

Michelin Energy Saver+ : B/A/70



Homologues « traditionnels » testés

Bridgestone Turanza T001 : C/A/69

Continental ContiPremiumContact 5 : C/A/71

Hankook Ventus Prime2 K115 : E/A/69

Michelin Premacy 3 : C/A/69

La première lettre correspond à la résistance au roulement, la deuxième au freinage sur route mouillée et le nombre au bruit de roulement exprimé en décibels (dB).

Notre nouvelle série d’essais réalisée en collaboration avec des associations de consommateurs européennes et des clubs automobiles met en concurrence 16 modèles en 185/60 R14 et 19 modèles en 205/55 R16. La « petite » dimension est destinée aux voitures citadines, la « grande » s’adresse plus particulièrement aux voitures de taille moyenne : Audi A3, Citroën C4, Dacia Sandero, Fiat 500L, Ford Focus, Mazda 3, Opel Astra, Peugeot 2008 et 308, Renault Megane, Skoda Octavia, etc. Les marques « Premium » côtoient des marques « Qualité » et « Budget » et dans les deux dimensions, les résultats permettent d’extraire des modèles particulièrement recommandés, mais aussi quelques autres qu’il faut absolument éviter.

A voir dans notre nouvel essai comparatif de pneus d’été

Que Choisir en Ligne
Lars Ly


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