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Particules fines et circulation: Le fond de l’air est flou
Après la polémique sur la responsabilité des feux de cheminées et du trafic automobile dans les émissions de particules fines en région parisienne, plusieurs travaux ont été rendus publics ces dernières semaines, apportant quelques éléments surprenants.

Une étude de l'Observatoire de la qualité de l'air en Île-de-France sortie en janvier précise notamment que 41 % des particules fines émises par le trafic routier proviendraient, non pas des moteurs, mais de l’abrasion des pneus, des plaquettes de freins et des routes. Les freins seraient responsables à eux seul de 20 % des émissions. Ils dégageraient jusqu’à 30 mg/km de particules en ville, alors que la norme euro6 impose des rejets maximum de 5 mg/km de particules pour un moteur Diesel et de 4,5 mg/km pour un moteur essence…

De son côté, le cabinet Transport & Mobility, émanation de l’université belge de Louvain, est arrivé à la conclusion qu’une voiture électrique émettrait à peine moins de particules qu’une voiture thermique. Ses travaux, publiés en novembre 2014, suggèrent que la voiture électrique, plus lourde, abrase davantage ses freins et ses pneumatiques qu’un modèle thermique, en cycle urbain. « Si l’on se concentre uniquement sur la production de particules fines, cela a peu de sens d’investir beaucoup d’argent dans la réalisation d’une voiture électrique », relève le chercheur Bruno Van Zeebroeck, cité par le quotidien flamand De Standaard.

Des chercheurs sont également revenus sur les données recueillies lors des pics de pollution de mars 2014, au cours desquels plusieurs agglomérations avaient dépassé les seuils d’alerte. Avec le recul, il apparaît que des zones éloignées du trafic des grands centres urbains ont elles aussi atteint des concentrations de particules fines importantes en mars 2014. C’est ce que montrent, entre autres, les relevés du site instrumental de recherche par télédétection atmosphérique (Sirta) de l’institut Pierre Simon Laplace de Palaiseau (91). D’où viennent donc ces particules ? La question a été abordée lors du séminaire scientifique Primequal, « Agriculture et pollution atmosphérique », qui s’est tenu à Paris en juillet 2014. Il semble bien que l’agriculture et la forêt émettent des quantités importantes de particules, de protoxyde d’azote et de nitrate d’ammonium, qu’on retrouve partout, villes comprises.

Régulièrement évoquée, l’interdiction du diesel dans les grands centres urbains n’apparaît pas exactement sous le même aspect, au regard de ces différentes études. Si elles sont confirmées, il se pourrait qu’un travail sur les freins des véhicules soit aussi pertinent, si l’objectif est d’améliorer la qualité de l’air. L’Agence américaine de protection de l’environnement, les États de Washington, Californie, New-York, Rhode Island, Oregon et Hawaï ainsi que les représentants de l’industrie automobile américaine ont signé le 21 janvier 2015 un accord visant à modifier les plaquettes de freins pour réduire la toxicité de leurs particules, notamment en réduisant la proportion de cuivre d’ici 2020. De son côté, une PME française, Tallano Technologie, a présenté l’an dernier un aspirateur à particules de plaquettes de freins, dont le coût ne dépasserait pas une centaine d’euros par véhicule.
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Erwan Seznec


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Étiquetage nutritionnel: Les surprises du code couleur
Des dizaines de données chiffrées, des abréviations compréhensibles des seuls initiés, des pourcentages dont on se demande à quoi ils se réfèrent : les tableaux de composition nutritionnelle présents sur les emballages alimentaires sont inexploitables par les consommateurs. Conscients qu’une alimentation équilibrée conditionne leur état de santé, ils sont pourtant demandeurs d’informations précises. C’est à leurs yeux un des principaux points sur lesquels devraient porter les efforts des industriels (1). Dans ce contexte, un code couleur résumant de façon simple les caractéristiques nutritionnelles des produits a été proposé dans un rapport remis fin 2013 au ministère de la Santé par le professeur Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS). Des pastilles allant du vert pour les produits les plus recommandables au rouge pour ceux de moins bonne qualité nutritionnelle, en passant par le jaune, l’orange et le rose seraient apposées sur la face avant des emballages. Ce système que soutiennent de nombreux scientifiques et associations dont l’UFC-Que Choisir permettrait aux consommateurs de se faire une idée plus précise de la valeur nutritionnelle des produits, parfois présentée sous des dehors trop flatteurs sur les emballages, mais aussi de comparer facilement deux produits de la même famille. C’est ce que nous avons constaté en passant 300 produits au crible de ce code couleur.

La réglementation européenne ne permet pas d’imposer l’utilisation d’un étiquetage nutritionnel simplifié, quel qu’il soit, aux industriels. Mais la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré qu’un système serait prochainement proposé et qu’il serait le même pour tous. Celui-ci est opérationnel, il serait dommage de s’en priver.
Quelques exemples révélateurs de l’utilité du code couleur

muffins Carrefour et Pasquier

Ces deux muffins a priori équivalents méritent l’un une pastille verte, l’autre une rose. Le Pasquier est beaucoup plus gras, sucré et salé que son concurrent de chez Carrefour.

Fleury Michon petit salé et lieu beurre blanc

Réputé roboratif, le petit salé affiche une pastille verte tandis que le lieu aux petits légumes, image typique du plat minceur, est noté jaune. Il contient beaucoup plus d’acides gras saturés et beaucoup moins de fibres.

BN goût chocolat céréales complètes et cake Vandame

« Céréales complètes », « 36 % de fruits » : en dépit des allégations flatteuses, c’est une pastille rouge qui reflète la qualité nutritionnelle réelle de ces produits.

Rillettes thon U et tarama U

Entre deux produits de la mer à tartiner, on passe d’un extrême à l’autre. Ces rillettes sont riches en thon, ce tarama, deux fois plus salé, l’est surtout en huile.


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Fabienne Maleysson


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Pneus d’été: Que valent les pneus verts
Avec l’apparition de l’étiquette européenne rendue obligatoire sur les pneus en novembre 2012, au regard des limites d’émission de CO2 de plus en plus sévères dans l’attribution du bonus/malus et, à plus lointaine échéance, du point de vue législatif, les pneus « éco » sont mis en avant par les manufacturiers. Leur développement est axé sur la consommation de carburant et sur la durée de vie. Un véritable casse-tête pour les concepteurs, en particulier parce que durée de vie et adhérence sur route mouillée sont connues pour être antinomiques.

En testant 4 modèles de pneus verts et 4 modèles standards des mêmes marques, dans la dimension 205/55 R16V (voir encadré), nous avons cherché à connaître l’avantage écologique réellement apporté par les pneus dits « éco » ou « verts » et les éventuelles concessions qui ont dû être faites en termes d’adhérence et de sécurité.

Les résultats, disponibles dans notre nouvel essai comparatif de pneus d’été, montrent que les concessions faites au niveau de l’adhérence sont bien marquées : les pneus verts tiennent bien moins la route que les pneus classiques, notamment sous la pluie.

Exemple d’étiquette obligatoire sur les pneus.


Et l’aspect environnemental n’est pas toujours à la hauteur des promesses : la différence de consommation mesurée entre les pneus verts et les pneus classiques est parfois insignifiante, de même que le kilométrage parcouru qui est même parfois inférieur à celui des pneus traditionnels. En effet, l’étiquette européenne contient 3 indices. Le premier permet de distinguer les pneus économes : il s’agit de la résistance au roulement ; elle est proportionnelle à la consommation de carburant. L’écart de consommation pour deux pneus ayant des indices extrêmes (A et G) est d’environ 0,5 l/100 km. Il est cependant difficile de chiffrer l’économie correspondante car les essais qui permettent aux fabricants d’attribuer tel ou tel indice sont faits à 80 km/h et ne reflètent pas une utilisation réaliste de la voiture ; c’est uniquement un indicateur.

En nous basant sur les mesures de consommation réalisées lors de notre test, nous obtenons, pour une des dimensions, des écarts de consommation qui atteignent 0,42 l/100 km d’essence SP95. À 1,30 € le litre, cela représente une différence de 5,5 €/1 000 km, ou 44 € pour la distance annuelle moyenne constatée de 8 000 km pour une voiture à essence.

En termes d’émissions de CO2, la différence équivaut environ à 11,5 g/km. Même si notre protocole n’a pas grand-chose à voir avec le cycle NEDC utilisé pour définir le bonus-malus, cela peut néanmoins donner un ordre de grandeur de l’impact sur le bonus-malus écologique, qui avec 11,5 g/km de différence au niveau du CO2, peut « sauter » plusieurs tranches représentant potentiellement plusieurs centaines d’euros d’économie à l’achat d’un véhicule neuf.

Notre test de pneus d’été 2015

Pneus « verts » testés

Bridgestone Ecopia EP001S : A/A/70

Continental ContiEcoContact 5 : B/B/71

Hankook Kinergy Eco K425 : B/B/70

Michelin Energy Saver+ : B/A/70



Homologues « traditionnels » testés

Bridgestone Turanza T001 : C/A/69

Continental ContiPremiumContact 5 : C/A/71

Hankook Ventus Prime2 K115 : E/A/69

Michelin Premacy 3 : C/A/69

La première lettre correspond à la résistance au roulement, la deuxième au freinage sur route mouillée et le nombre au bruit de roulement exprimé en décibels (dB).

Notre nouvelle série d’essais réalisée en collaboration avec des associations de consommateurs européennes et des clubs automobiles met en concurrence 16 modèles en 185/60 R14 et 19 modèles en 205/55 R16. La « petite » dimension est destinée aux voitures citadines, la « grande » s’adresse plus particulièrement aux voitures de taille moyenne : Audi A3, Citroën C4, Dacia Sandero, Fiat 500L, Ford Focus, Mazda 3, Opel Astra, Peugeot 2008 et 308, Renault Megane, Skoda Octavia, etc. Les marques « Premium » côtoient des marques « Qualité » et « Budget » et dans les deux dimensions, les résultats permettent d’extraire des modèles particulièrement recommandés, mais aussi quelques autres qu’il faut absolument éviter.

A voir dans notre nouvel essai comparatif de pneus d’été

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Lars Ly


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Prime énergie: Pensez à la réclamer
Tous vos travaux d’économie d’énergie génèrent des certificats d’économie d’énergie. Le dispositif est assez complexe mais ce qu’il faut en retenir, c’est que vous avez droit à une prime énergie dès que vous faites isoler les combles ou la toiture, les murs ou le plancher bas, et dès que vous changez de système de chauffage pour un équipement performant qui va réduire votre consommation d’énergie.

Il y a différentes façons de l’obtenir. Vous pouvez la demander à la grande distribution, Auchan, Carrefour et Leclerc en proposent, de même que les grandes surfaces de bricolage ; ou vous adresser à un fournisseur d’énergie ou de carburants, Total et GDF Suez notamment ; ou encore la demander à un site Internet spécialisé dans le business des certificats d’économie d’énergie, que ce soit Calculeo.fr, Primesenergie.fr, Ceenergie.com, ou d’autres. Au total, une vingtaine de professionnels à qui vous pouvez demander votre prime énergie.

Que Choisir a comparé leurs offres et elles ne se valent pas. Certains offrent des montants de primes plus généreux que d’autres, les écarts entre les prestataires vont jusqu’à 50 %, qu’il s’agisse d’isolation ou de chauffage. Mais attention, il ne faut pas se tromper car une fois la demande de prime déposée, on ne peut plus changer. Il serait dommage de passer à côté de la meilleure offre. Pour l’isolation des combles il y a plusieurs centaines d’euros en jeu, plus même si la superficie est importante, pour une chaudière à condensation c’est moins, mais il vaut mieux toucher le maximum.

L’alternative aux primes énergie

Plutôt que demander une prime énergie, il est possible de négocier ses certificats d’économie d’énergie directement auprès de l’artisan ou de l’entreprise qui va réaliser les travaux. Dans ce cas, il accorde une réduction sur le montant du devis. C’est a priori plus simple, mais aussi beaucoup plus aléatoire que la prime énergie.

Pour être sûr que la réduction accordée par l’entreprise ou l’artisan soit une vraie rétribution des certificats d’économie d’énergie, il faut jouer fin. Autrement dit s’être renseigné sur le montant qu’on pourrait obtenir en prime énergie, et aborder ce point seulement une fois que le prix a été négocié. Faute de quoi le professionnel aura intégré le montant de cette réduction-là dans sa proposition de départ ! Vous seriez perdant puisqu’en cas de remise au titre des certificats, l’artisan ou l’entreprise pourra les revendre pour son propre compte.

Travaux d’économies d’énergie = 30 % de réduction

Selon la loi de finances 2015, le crédit d’impôt de 30 % est versé à tous les ménages qui font faire des travaux pour économiser l’énergie. Ce dispositif se nomme le Cite (crédit d’impôt pour la transition énergétique).
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Élisabeth Chesnais


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LMDE sous sauvegarde judiciaire: Comment en sortir
Le tribunal de grande instance de Créteil a statué à la demande de l’administratrice provisoire de La mutuelle des étudiants (LMDE), Anne-Marie Cozien. Cette dernière a été nommée en juin 2014 par l’Autorité de contrôle prudentiel et de régulation (ACPR), gendarme du secteur des assurances et des mutuelles, afin de prendre le relais de dirigeants dépassés par la situation.

La mise sous sauvegarde judiciaire est une décision lourde de conséquences. Elle a été dictée par la gravité de la situation. La LMDE affiche 35 millions d’euros de dettes et fonçait, si rien n’était fait, vers la cessation de paiement. Placée sous sauvegarde, elle gagne du temps. Ses dettes passées et à venir sont en effet gelées pour une durée de six mois, soit jusqu’en août 2015.

Ce délai va être mis à profit pour transférer l’essentiel des tâches administratives de la LMDE à l’assurance maladie. Quelque 480 salariés sur 600 devraient ainsi être repris par la Sécu.

Ces différentes décisions, a priori, ont peu d’impact sur les étudiants affiliés. Côté bonne nouvelle, la reprise en direct de leur dossier par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) est de bon augure. Les délais de traitement des demandes devraient être singulièrement raccourcis.

Côté moins bonne nouvelle, les remboursements que leur doit la LMDE sont, techniquement parlant, des dettes. Autrement dit, ils sont théoriquement gelés par la mise sous sauvegarde judiciaire. En pratique, l’administratrice provisoire a assuré que « tous les étudiants seront remboursés de leurs frais de santé ». Les sommes en jeu représentent au total quelque 5 millions d’euros, que le TGI de Créteil a accepté de considérer comme des « dépenses sociales », selon l’expression d’Anne-Marie Cozien.

Dans ce contexte troublé, le plus prudent pour les étudiants est néanmoins d’organiser un retrait en bon ordre de la LMDE. La mutuelle ne permet pas la résiliation anticipée et procède à des renouvellements d’adhésion par reconduction tacite en début d’année universitaire. Il convient donc de prendre les devants et de lui écrire dès maintenant par lettre recommandée avec accusé de réception, pour refuser la reconduction tacite (1).

Par ailleurs, dans la mesure du possible, il est sans doute préférable de reporter les dépenses de santé qui peuvent l’être, comme les changements de lunette ou des soins dentaires sans urgence. Si vous devez engager des soins assez lourds et que vous redoutez les retards de la LMDE, vous pouvez adhérer à une des dix mutuelles du réseau concurrent Emevia en cours d’année. Elles proposent des contrats de 9, 6 et 3 mois. Il est trop tard pour les contrats de 9 mois, qui courraient à partir de janvier jusqu’en octobre 2015, mais les contrats de 6 mois démarrent au 1er avril, et les contrats de trois mois au 1er juillet. Vous ne paierez que la cotisation correspondant aux mois pendant lesquels vous êtes couverts. C’est une double dépense, malheureusement, mais cela peut être un moindre mal.

(1) Pour les demandes de résiliation à la LMDE, adresser un courrier recommandé à :

LMDE Adhésion Tacite – TSA 41976 91097 EVRY CEDEX avant le 01/08/2015.
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Erwan Seznec


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Etiquetage de la viande en Europe: La démocratie pourra-t-elle jouer son rôle?
Hier après-midi, à une écrasante majorité (plus des deux tiers excusez du peu !), le Parlement européen a voté une résolution demandant à la Commission européenne de se remettre à l’ouvrage législatif sur l’étiquetage de l’origine de la viande. Deux ans après le scandale des lasagnes de cheval, un an après l’étude de l’UFC-Que Choisir démontrant le surcoût minime que représenterait l’étiquetage de l’origine (seulement 1,5 centime d’euros pour une boîte de lasagnes), les députés européens ont réaffirmé ce droit fondamental des consommateurs : celui d’être informés.

La Commission va-t-elle encore longtemps rester sourde à cette attente des consommateurs en Europe, appuyée par le BEUC, organisation européenne regroupant plus de 40 organisations de consommateurs, et dorénavant relayée par l’instance démocratique parlementaire de l’Europe ? J’entends bien rappeler à Vytenis ANDRIUKAITIS, Commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire que je rencontre à la fin du mois, qu’en France, depuis la Loi « Hamon », tout est prêt pour la mise en place de cet étiquetage… pour peu que la Commission Européenne ne l’empêche pas.

Alors Messieurs de la Commission, à vous de sortir de votre autisme et d’arrêter de n’avoir une oreille attentive que pour les allégations fantaisistes des industriels plutôt qu’à une attente sociétale majeure se rapportant à la nourriture que ces mêmes industriels mettent sur le marché. Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’on leur propose d’avaler.
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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L'UFC de l'Ardèche sur tous les fronts













Le Dauphiné libéré


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Accidents médicaux: Une association demande plus de transparence
C’est un sujet tabou. « En France, les accidents médicaux survenus à l’hôpital ou en clinique seraient à l’origine de 30 000 à 40 000 décès chaque année. Sans compter les centaines de milliers de patients qui conservent des séquelles à jamais », estime Le Lien, association de défense de victimes d’infections nosocomiales (infections apparues pendant une hospitalisation et liées aux soins) et d’erreurs médicales qui a placé ses 5e États généraux sous le signe de la « transparence ». Car aussi incroyable que cela puisse paraître, on ne dispose pas aujourd’hui de chiffres précis. « Les données restent parcellaires », a constaté Alain-Michel Ceretti, le fondateur du Lien. « 15 000 décès seraient dus à des erreurs médicamenteuses, et 10 000, des suites d’infections nosocomiales ; pour le reste on n’en a aucune idée. En extrapolant les résultats d’études américaines, on doublerait le nombre de décès ».

Face à cette situation inadmissible, l’association réclame que « des études de mortalité sérieuses soient lancées, même si beaucoup y sont opposés ». Certes, depuis le lancement du programme national de sécurité des patients, les établissements de santé publics ou privés doivent déclarer chaque année les « évènements indésirables graves » (EIG) et analyser leurs causes. « Mais les rapports de décès sont souvent biaisés car on a du mal à indiquer "erreur médicale" ou "infection nosocomiale" dans les dossiers. C’est plus facile d’écrire "arrêt cardiaque" et cela fait baisser les chiffres officiels dont on dispose. Le système n’est pas organisé pour que l’on sache », a déploré Claude Rambaud, vice-présidente du Lien. Sortir de la culture du secret est pourtant le préalable indispensable à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Par exemple, sur le front des infections nosocomiales, la moitié au moins des sinistres pourrait être évitée, notamment grâce à des mesures plus strictes en matière d’hygiène et de désinfection. « La sécurité routière est pour nous un exemple des plus parlants. Grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics depuis les années 70, le nombre de morts a chuté de 16 000 à 3 800 alors que 18 millions de personnes circulent chaque jour sur les routes », constate Le Lien qui réclame la fin de l’omerta sur les chiffres de mortalité liés aux accidents médicaux. « Chaque année paraît un tableau de bord des infections nosocomiales. Nous devons obtenir sur l’ensemble des accidents médicaux ce que nous avons eu pour les infections nosocomiales : des indicateurs des taux de mortalité et d’infections de chaque service et dans chaque hôpital et une enquête nationale tous les 3 ans, recensant les causes, conséquences et la mortalité liée aux accidents médicaux », a déclaré Béatrice Ceretti, présidente du Lien et victime du drame de la Clinique du Sport, où de nombreux patients ont été victimes d’infections nosocomiales dans les années 90. « Les patients doivent savoir ce qui se passe dans le service où ils ont l’intention d’aller. Ce qu’une maman veut savoir, c’est dans quel service elle va mettre son enfant », a ajouté Alain-Michel Ceretti.

Fin de non-recevoir ministérielle

Une demande légitime à laquelle la ministre de la Santé, Marisol Touraine, venue clôturer les 5e États généraux du Lien, a pourtant opposé une fin de non-recevoir. « Je comprends très bien votre attente et celle du public de connaître ces indicateurs de mortalité, mais nous travaillons déjà à identifier comment nous pouvons quantifier les accidents ou la mortalité liées aux infections nosocomiales, ce qui est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît », a déclaré la ministre. Certes l’exercice est ardu, personne ne le conteste. Les résultats sont difficiles à interpréter et doivent être modulés selon la fragilité des patients pris en charge. « On ne peut pas comparer des services de chirurgie opérant des patients stables et des services qui récupèrent les urgences », a précisé le Pr Jean-Luc Harousseau, président de la Haute Autorité de santé (HAS). Trop compliqué… et surtout trop risqué, « parce que l’on voit bien comment on pourrait avoir la volonté de comparer les établissements de santé au regard de leurs performances en ce qui concerne les infections nosocomiales », a précisé Marisol Touraine. « Si nous mettons en place des outils, nous allons connaître une période au cours de laquelle certains établissements déclareront plus volontiers que d’autres certaines anomalies ou les évènements graves… Il ne faudrait pas qu’au prétexte que ces établissements entrent dans le jeu plus facilement que d’autres, ils soient pointés du doigt, en particulier par les médias, parce qu’ils auraient suivi les procédures et engagé des pratiques plus vertueuses ».

Le message est clair : la transparence risque de nuire aux bons élèves, alors que les fraudeurs pourraient facilement tirer les marrons du feu en maquillant la réalité de leurs établissements. Mais n’est-ce pas le rôle des pouvoirs publics de mettre en place des contrôles fiables ? Le manque de coordination entre les différentes instances sanitaires laisse parfois pantois. Ainsi, les dossiers d’accidents médicaux acceptés par les commissions régionales de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI) amiable ne font l’objet d’aucune étude. « Les autorités sanitaires ne sont pas informées sur les professionnels qui ont un taux anormal d’accidents », a assuré M. Ceretti. « On ne fait donc aucun lien en matière de prévention. Or, dans le moitié de ces dossiers, soit 900 par an, la responsabilité d’un professionnel ou d’un établissement est reconnue ». Seule note d’espoir : selon le fondateur du Lien, le projet de loi Santé pourrait faire avancer les choses en confiant l’analyse de ces dossiers et expertises à une autorité indépendante.

Lettres types

Si vous avez été victime d'un accident médical causé par un acte de prévention, de diagnostic ou de soin, vous pouvez demander une indemnisation par l’intervention de la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI). Si l’offre d’indemnisation qui vous est faite vous semble insuffisante, vous pouvez la refuser.

Voir nos lettres type.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Escroquerie en ligne Les demandes de rançon en vogue
Les pirates informatiques ne se contentent pas de voler des données personnelles ou des coordonnées bancaires (phishing). Ils prennent aussi en otage des données et réclament ensuite des rançons. L’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), qui dépend du Premier ministre, met en garde le grand public mais aussi les administrations et les petites entreprises contre la prolifération de logiciels malveillants appelés rançongiciels (ransomwares en anglais). Depuis le début du mois de février, l’un d’entre eux, appelé CTB-Locker, est particulièrement actif. Comme les virus classiques, ces programmes se cachent le plus souvent dans des pièces jointes à des courriels d’apparence anodine. Il suffit au destinataire de tenter de l’ouvrir pour être infecté. Le rançongiciel se met alors à l’œuvre. Dans un premier temps, il chiffre les données contenues sur l’ordinateur ainsi que les fichiers accessibles en écriture sur des dossiers partagés dans le cas où l’ordinateur est connecté à un réseau informatique. Dans la foulée, il envoie un message à l’utilisateur, lui demandant de payer une certaine somme pour récupérer la clé qui permet de déchiffrer ses propres documents.

L’Anssi recommande aux victimes de rançongiciel de ne pas payer. D’une part, le paiement ne garantit pas la récupération des données et d’autre part, les données bancaires ainsi transmises pourraient être utilisées frauduleusement. L’agence recommande de déconnecter l’ordinateur d’Internet (en désactivant le Wi-Fi ou en débranchant le câble Ethernet), de procéder à une restauration complète du système et de porter plainte.

Il est aussi possible de limiter le risque d’infection en mettant régulièrement à jour les logiciels présents sur son ordinateur, en installant une suite de sécurité Internet efficace et en faisant des sauvegardes fréquentes des fichiers les plus importants. Autre consigne : se méfier comme la peste des courriels dont on ne connaît pas l’origine et ne jamais ouvrir les pièces jointes, surtout lorsque leur nom se termine par .exe ou par d’autres extensions rares (.scr ou .cab dans le cas de CTB-Locker).

Plus de précisions sur le site de l’Anssi.
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Canal Plus/Canal Sat: Location obligatoire du décodeur
Jean-Paul P. est furieux. Comme d’autres abonnés à Canal Plus/Canal Sat, il avait acheté son propre décodeur pour accéder par satellite à l’offre de chaînes proposées dans le bouquet. Les avantages ? Ces consommateurs n’avaient pas à le louer auprès de l’opérateur, ce qui se traduisait chaque mois par une économie de quelques euros. Surtout, ils avaient la possibilité de s’orienter vers des matériels plus sophistiqués leur permettant, par exemple, de recevoir sur leur téléviseur une quantité de chaînes gratuites non comprises dans le bouquet Canal Sat.

Ce temps-là est révolu ! « Je viens d’être mis devant le fait accompli, raconte Jean-Paul à Que Choisir. Un message a été diffusé sur mon téléviseur via mon décodeur propriétaire m’informant que celui-ci allait bientôt ne plus pouvoir recevoir les chaînes du bouquet. J’ai appelé le service clientèle : on m’a répondu qu’il fallait désormais que je loue un décodeur auprès de Canal Sat, au prix de 6 € par mois. Dans sa grande mansuétude, l’opérateur m’a cependant indiqué que la location me serait offerte pendant un mois. »

Jean-Paul est d’autant plus furieux qu’il en est à son deuxième décodeur mis « hors service ». « Un vrai diktat de l’opérateur. Le décodeur que je vais devoir ranger pour passer à la location m’a coûté autour de 200 €, poursuit le consommateur. Il était Canalready HD (HD, pour haute définition) et tout à fait adapté à l’environnement technique actuel. Avant lui, j’étais équipé d’un décodeur, plus coûteux (500 €), grâce auquel je pouvais accéder à des chaînes diffusées sur d’autres satellites que celui de Canal Sat (Astra). Mais, il y a deux-trois ans, j’ai été contraint de l’abandonner lorsque l’opérateur a procédé à certaines modifications sous le prétexte fallacieux de lutter contre la piraterie. »

Si la location du décodeur est maintenant un passage obligé, Canal Sat se garde bien d’inclure son coût dans le prix affiché de ses abonnements. Et à cela s’ajoute encore un dépôt de garantie de 75 € à verser lors de la prise de l’équipement.

Pour justifier la mesure, le groupe Canal Plus invoque le passage, dans quelques mois, « au tout HD ». En clair, tous les programmes du bouquet Canal Sat seront retransmis dans ce mode, ce qui nécessite de généraliser le Mpeg 4, la norme de diffusion/réception ad hoc.
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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