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Photovoltaïque: Attention à l’Union nationale d’amélioration de l’habitat
Quelques consommateurs se sont manifestés ces derniers mois pour nous faire part de leur étonnement à propos des techniques commerciales de l’Unah, ou Unah-Sfah, installée à Villeneuve-lès-Maguelone (34). Nicolas R. se trouve avoir déjà sur sa toiture une installation photovoltaïque défectueuse, posée par la société liquidée Groupe Solaire de France (GSF), qui a fait quelque 17 000 victimes. Fin 2014, un commercial de l’Unah l’a démarché en lui expliquant que la société, mandatée par EDF, proposait des solutions aux victimes de GSF. Rendez-vous pris, la solution en question consistait, dans son cas, à poser quatre panneaux photovoltaïques supplémentaires et un chauffe-eau thermodynamique. Coût des travaux : 16 000 €. L’Unah apporte sa solution de financement, grâce son partenaire Franfinance (groupe Société générale). Coût du crédit : 8 374 € payables en 144 mensualités, soit plus de 50 % du montant de l’opération, qui revient ainsi à 24 374 € ! Et pour ce montant extravagant, comme l’a relevé l’expert Jean-Pierre Brissaud, le contrat de l’Unah ne comporte « nullement la reprise en garantie décennale de l'ancienne installation ni la garantie d'une production permettant de couvrir le prêt initial ». Nicolas R. a évidemment décliné la proposition.

Contactée, l’Unah a immédiatement mandaté son avocat, maître Binhas Aouizerate. Ce dernier nous a expliqué que ces informations « déplaisaient fortement » à son client. Sachant qu’il est « évident qu'aucune société n'est mandatée par EDF », l’avocat a évoqué dans un premier temps des « manœuvres de la part de la concurrence » afin de discréditer l’Unah. Or, les bons de commande ne laissent subsister aucune ambiguïté. Il s’agissait bien d’un commercial de l’Unah. La direction n’a pas donné suite à nos demandes de précisions complémentaires. Un dérapage isolé ? D’autres témoignages sur les forums laissent craindre que non. Dans le doute, il convient d’examiner avec circonspection les offres commerciales de l’Unah. La société n’a rien à voir avec l’Anah (Agence nationale d’amélioration de l’habitat), elle n’est pas partenaire d’EDF et ses solutions de financement semblent extrêmement coûteuses.
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Erwan Seznec


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Médicaments sans ordonnance: Un abonnement pour des médicaments !
Carte de fidélité ? Abonnement ? Adhésion ? Le programme Premium, initiative de la chaîne Univers Pharmacie qui compte 160 officines, fait grincer des dents chez les professionnels. Depuis le 1er janvier, pour 25 € par an, les clients bénéficient d’une réduction sur les médicaments remboursables achetés sans ordonnance. Ils économisent 82 centimes par boîte pour des produits type paracétamol (Doliprane), ibuprofène (Advil), homéopathie, phloroglucinol (Spasfon), diosmectite (Smecta), etc., à condition de s’adresser à une pharmacie de ce réseau.

Plus précisément, avec cette offre, Univers Pharmacie regroupe en un forfait global les honoraires de dispensation qui s’appliquent depuis le 1er janvier dernier sur tous les médicaments remboursables, qu’ils soient délivrés avec ou sans ordonnance. Ces honoraires, qui remplacent grosso modo la marge des pharmaciens et sont donc invisibles pour le client, se montent à 82 centimes d’euro par boîte. Quand la spécialité est prescrite par un médecin, l’honoraire est pris en charge par l’assurance maladie. Mais quand elle est vendue sans ordonnance, comme c’est possible pour certains médicaments, c’est au patient de s’en acquitter.

C’est donc une forme de plafonnement à 25 € qu’instaurent les enseignes Univers Pharmacie. Mais il faut quand même être un gros consommateur de médicaments pour que la formule soit rentable : un minimum de 31 boîtes par an de médicaments est requis ! Ce système incite à la consommation, et rend le client captif. Car une fois qu’on a souscrit cette offre, il serait dommage d’aller acheter ses médicaments ailleurs, sachant qu’on n’aura pas les mêmes avantages dans une autre pharmacie. Le programme garantit aussi une réduction de 10 % sur la parapharmacie et des conseils personnalisés.

Il reste à déterminer si le programme Premium respecte bien le cadre de la règlementation. Daniel Buchinger, président d’Univers Pharmacie, affirme que oui. L’Ordre des pharmaciens, interrogé sur ce point, n’a pas souhaité nous livrer son analyse.
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Anne-Sophie Stamane


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SFR-Numericable: Les augmentations ouvrent droit à résiliation


Depuis qu’ils se sont unis, SFR et Numericable font beaucoup de choses ensemble. Les hausses de tarifs en font partie. En l’espace de quelques semaines, les deux opérateurs ont annoncé des augmentations du prix de certains de leurs forfaits. SFR a dégainé le premier en imposant à ses clients qui ne reçoivent pas la télévision par l’ADSL un service leur permettant de regarder les chaînes sur leur ordinateur, leur smartphone ou leur tablette. Ce service, disponible en option jusque-là, est désormais obligatoire. Il est facturé 1 € et tant pis si l’abonné n’en a pas l’utilité. Numericable n’a pas tardé à l’imiter en annonçant de son côté une augmentation générale de ses offres d’accès à Internet à partir du 1er mars. Selon la formule, la hausse oscillera entre 1 et 3 € mensuels.

Comme n’importe quel prestataire de service, SFR et Numericable sont en droit d’augmenter leurs tarifs, y compris pour les abonnés actuels. Ils sont néanmoins tenus de respecter certaines règles. Conformément à l’article L. 121-84 du code de la consommation, ils doivent non seulement prévenir leurs clients du changement de tarif « au moins un mois avant son entrée en vigueur », mais aussi les informer de leur droit à résilier le contrat sans frais dans les 4 mois suivant la modification (1), dès lors qu’ils n’ont pas « expressément accepté les nouvelles conditions ». Une procédure que les deux opérateurs semblent avoir respectée a minima. Numericable a bien prévenu par e-mail les clients concernés par l’augmentation, mais n’a évoqué le droit de résiliation qu’en toutes petites lignes en fin de message. De son côté, SFR a passé l’information sur la facture de décembre, dans l’encart habituellement réservé à la publicité. Logique, dans ces conditions, que bon nombre de clients ne l’aient pas remarquée. Certains clients assurent même que l’information ne figure pas sur leur facture de décembre. « À la place, il y a une publicité pour le décodeur Google Play. À aucun endroit n’est évoquée l’augmentation de 1 euro, certifie un client SFR sur le forum de Que Choisir. Pour autant, j’ai bien été facturé de cette option obligatoire ». Malheureusement, un tel oubli ne permet pas de refuser l’augmentation. Il donne juste le droit de résilier sans frais au-delà du délai de 4 mois.

Comparez les FAI !

Pour choisir votre fournisseur d’accès à Internet selon vos besoins et vos moyens, notre comparateur FAI vous permet d’obtenir une vue exhaustive des offres des différents opérateurs, de leurs tarifs et des différents frais (raccordement, résiliation…) qui vous seront prélevés.

(1) Soit jusqu’au 30 avril pour les abonnés SFR concernés (en appelant le 1023 et en tapant les choix correspondant à « Autres demandes » puis « Résiliation ») et jusqu’au 30 juin pour les clients Numericable (par courrier recommandé avec accusé de réception à Numericable Resiliation TSA 61000 92894 Nanterre Cedex 9).
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Cyril Brosset


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Loi Macron: Le secret des affaires contre la liberté d’informer
Si le projet de loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a pour principal objectif de « libérer l'activité partout en France et dans tous les secteurs », le texte contient un amendement inquiétant destiné à lutter contre l’espionnage industriel. Il prévoir de punir la violation du « secret des affaires » d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. La peine pourra être portée à sept ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende en cas d'atteinte à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France. Selon ce texte, le secret des affaires recouvre « une information non publique, qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables » et qui a « une valeur économique ».

Inutile de préciser que cette notion ouverte à toutes les interprétations est susceptible d’empêcher tout journaliste de faire librement son travail : enquêter et informer. N’importe quelle entreprise pourrait, sous couvert du secret des affaires, empêcher n’importe quelle rédaction de publier une enquête la mettant en cause. Le rôle des lanceurs d’alertes serait tout autant contesté, Que Choisir ne pourrait plus par exemple publier sur les tarifs bancaires, les arnaques des produits allégés, le scandale des factures d’eau, le financement des déchets ménagers, l’entente entre les opérateurs de téléphonie mobile, etc.

Malgré les déclarations de ce jour du ministre de l’Économie Emmanuel Macron, qui a annoncé que les dispositions sur le secret des affaires seraient amendées, Que Choisir se joint à la communauté des journalistes pour demander le retrait pur et simple de ce texte et non pas un simple toilettage du projet.

Vous pouvez signer la pétition Secret des affaires : informer n’est pas un délit
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Franck Attia


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Effacement électrique diffus: Une prime scandaleuse
Si la facture d’électricité a augmenté de 2,5 % ce 1er janvier, c’est à cause de la CSPE, la taxe sur la contribution au service public de l’électricité. D’année en année, elle coûte de plus en cher aux consommateurs car elle sert à peu près à tout, du soutien aux énergies renouvelables à la péréquation tarifaire dans les îles en passant par la cogénération et les tarifs sociaux.

Et comme si ça ne suffisait pas, l’arrêté du gouvernement publié au Journal Officiel le 22 janvier charge encore un peu plus la barque. Il instaure une prime qui sera versée aux opérateurs d’effacement diffus, mais payée par la CSPE ! Autrement dit par tous les ménages, qui vont voir leur facture d’électricité augmenter, qu’ils soient clients d’EDF ou d’un fournisseur alternatif, puisqu’à partir de maintenant, la charge de la CSPE s’alourdit de 16 € par mégawattheure (MWh) d’effacement diffus (tous les 1 000 kWh « effacés »).

En plus cette prime de 16 € par MWh payée par les consommateurs va être versée à des opérateurs privés, et même à un seul à ce jour : Voltalis ! Une décision scandaleuse, juge l’UFC-Que Choisir, mais un coup de maître pour cette société dirigée par d’ex-cadres dirigeants d’une filiale d’EDF.

Coupures momentanées et volontaires

L’effacement diffus des consommations d’électricité consiste à réduire ou couper de façon momentanée la consommation de courant. Il se fait chez des particuliers volontaires qui se chauffent à l’électricité, Voltalis les équipe d’un boîtier. Quand il fait très froid et que les pointes de consommation d’électricité risquent de provoquer des coupures de courant sur une bonne partie de la France, ou encore quand il faudrait mettre des moyens de production très onéreux en service pour répondre aux besoins, les boîtiers déclenchent des coupures momentanées des radiateurs électriques et du chauffe-eau pour soulager le réseau électrique.

Mais contrairement à ce qu’on pourrait a priori penser, les grands gagnants de cet effacement diffus ne sont même pas les ménages équipés. L’effacement consiste en un report des consommations, ce n’est pas un dispositif d’économies d’énergie.

À l’inverse, Voltalis se rémunère en vendant la consommation évitée en période de pointe, c’est-à-dire au tarif le plus élevé. Et l’autre grand gagnant de l’effacement, c’est le gestionnaire du réseau électrique, ERDF. Il évite ainsi de lourds investissements pour remettre le réseau à niveau. ERDF sous-investit d’ailleurs dans le réseau depuis des années, et ce n’est pas faute d’argent quand on voit le montant des dividendes versés à sa maison mère EDF en 2013 : 534 millions pour un bénéfice de 830 millions ! En gros, les consommateurs vont payer pour pallier ce manque d’investissements dans le réseau.

Scandaleux pour les consommateurs, cet arrêté est donc en plus aberrant d’un point de vue économique. L’effacement aurait dû être mis à la charge de ceux à qui il profite, à savoir le gestionnaire de réseau, les fournisseurs d’électricité et les opérateurs d’effacement. Mais leur puissant lobbying auprès des ministères l’a emporté sur la maîtrise des tarifs de l’électricité dont la ministre de l’Écologie avait pourtant fait un cheval de bataille il y a quelque temps.
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Élisabeth Chesnais


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Prélèvement SEPA Les banques ne peuvent pas refuser votre liste blanche
L’UFC-Que Choisir a plusieurs fois soulevé l’importante lacune du dispositif SEPA. À la différence de l’ancien système, les banques n’ont plus l’obligation d’obtenir l’autorisation du client pour passer un prélèvement. C’est désormais le destinataire du prélèvement qui formule lui-même la demande auprès de l’établissement. C’est aussi lui qui conserve le mandat de prélèvement signé par le titulaire du compte débité. Conséquence pratique : n’importe qui disposant du numéro IBAN d’un particulier peut y prélever de l’argent, sans aucun contrôle de la banque.

Conscient de cette importante faille, le règlement SEPA a imaginé une parade pour les clients qui le souhaiteraient : la liste blanche. L’article 5-3. d) du règlement européen no 260/2012 du 14 mars 2012 prévoit en effet expressément que tous les particuliers peuvent adresser à leur établissement bancaire une liste des fournisseurs autorisés à effectuer des prélèvements sur leur compte. Il suffit d’indiquer l’ensemble de vos abonnements actuels (électricité, eau, téléphone, gaz, etc.) à votre banque qui doit bloquer le passage de tout ordre émanant d’opérateurs qui ne sont pas indiqués dans la liste.

Ne pas se laisser faire

Apparemment, certains conseillers bancaires refuseraient la prise en compte des listes blanches ! Un client du Crédit agricole Nord de France nous a par exemple confié : « le conseiller a refusé ma demande, prétextant qu’il ne connaissait pas ces listes et qu’en cas de prélèvement litigieux, j’avais trois mois pour que la banque me rembourse ». Ce type de refus est illégal. Interrogé, le Crédit agricole Nord de France estime que l’incident doit être le fait d’un jeune salarié mal informé. Le porte-parole de l’établissement précise que le dépôt d’une liste blanche est possible sans entrave dans n’importe quelle agence du réseau… Mais il ajoute aussi : « sur 1,2 million de clients, le réseau n’a reçu que deux demandes de dépôts. Nous n’avons pas non plus constaté d’augmentation de prélèvements frauduleux ». Les consommateurs confrontés à ce comportement ne doivent cependant pas se laisser impressionner par un refus ou des arguments dissuasifs. Il est conseillé d’envoyer un courrier en recommandé avec accusé de réception au responsable de l’agence en réitérant son dépôt de liste blanche. Si un nouveau refus est opposé, les clients doivent saisir le médiateur de l’établissement bancaire et peuvent prendre contact avec l’association locale de l’UFC-Que Choisir la plus proche de chez eux.
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Élisa Oudin


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Offre Happ’e de GDF Suez: GDF Suez vous cache l’essentiel
Stop à l’électricité chère, c’est le slogan engageant de l’offre Happ’e de GDF Suez « 100 % en ligne et sans engagement de durée » destinée aux clients « qui souhaitent payer leur électricité moins cher ».

- 8 % sur l’électricité, l’offre est de fait a priori alléchante. Alors à Que Choisir nous l’avons regardée de près, et le constat est sévère. Cette annonce de GDF Suez repose sur un énorme non-dit qui change tout.

Comme la loi le lui impose, GDF Suez promet une offre « sans engagement de durée » au souscripteur. C’est bien, à ceci près que la réalité est très différente. Pour bénéficier de - 8 % sur le prix du kWh, il faut rester engagé au minimum 6 mois !« Vous avez une remise en fin d’année si vous êtes client au moins 6 mois », nous a confirmé la conseillère jointe par téléphone. L’ennui, c’est que cette information cruciale n’apparaît ni sur la page d’accueil ni dans les questions-réponses du site, il faut consulter la grille tarifaire pour la découvrir dans une petite note très discrète figurant en bas de page.

GDF Suez a décidément bien du mal avec la transparence de ses tarifs. Son refus d’afficher ses prix dans la fiche d’information standardisée destinée aux consommateurs afin qu’ils puissent comparer les offres des différents fournisseurs d’énergie l’a déjà prouvé. En voici une nouvelle confirmation.

Enfin, cet engagement minimum de 6 mois est contraire au code de la consommation. En matière d’énergie en effet, seuls les fournisseurs sont engagés par une durée de contrat. Les clients, eux, sont libres de changer de fournisseur à tout moment.
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Élisabeth Chesnais


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Résiliation des assurances: Enfin possible à tout moment
C’est désormais officiel. Depuis jeudi 1er janvier 2015, les consommateurs français peuvent résilier à tout moment leurs contrats d’assurance auto et moto, habitation, ainsi que toutes les assurances affinitaires (liées à un produit ou à un service) ! Le décret d’application de la loi Hamon relatif à l’assurance a en effet été publié le 31 décembre 2014.

Désormais, il devient possible de dénoncer son assurance à tout moment, après un an de contrat. Il n’est plus nécessaire de guetter la date de renouvellement afin de ne pas oublier d’envoyer son recommandé un mois avant la date fatidique !

Premier avantage du nouveau dispositif : pouvoir résilier facilement certaines assurances dont on ne perçoit plus l’utilité (notamment des assurances affinitaires, par exemple pour un ordinateur devenu obsolète ou un smartphone que l’on souhaite changer).

Autre conséquence essentielle : renforcer la transparence dans le secteur de l’assurance. Cette facilité de résiliation rend en effet beaucoup plus aisés la comparaison et le choix des offres les plus compétitives. Cette réforme faisait notamment partie des mesures soutenues par l’UFC-Que Choisir lors de la dernière présidentielle.

Attention, le prix n’est qu’un élément, il est essentiel de comparer aussi l’étendue de la protection et la qualité du service.

Dans la pratique

La procédure de résiliation est simplifiée au maximum pour éviter d’éventuelles mesures dilatoires des assureurs. Une seule lettre de résiliation suffira pour quitter son assureur. Un mois après réception de la lettre, le contrat est caduc.

Pour les assurances obligatoires (auto, habitation), il faudra mentionner le nom du nouvel assureur afin d’assurer la continuation du service. C’est ce dernier qui sera chargé de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’interruption de la couverture. En pratique, il n’est même pas nécessaire d’envoyer un recommandé à son ancien assureur. Lui adresser une lettre simple et souscrire chez le nouvel assureur suffisent. Le recommandé garde cependant l’intérêt d’établir la preuve de l’envoi.

Le nouveau dispositif de résiliation s’applique dès à présent pour tous les contrats conclus à partir du 1er janvier 2015. Pour les autres, il prendra effet après leur prochaine reconduction tacite. Sans démarche particulière de l’assuré, le principe de la reconduction tacite reste en vigueur.

Le cas de l’assurance emprunteur

À noter : la possibilité de résilier son assurance emprunteur (imposée par les banques en cas d’emprunt immobilier) obéit à une réglementation différente. La loi de consommation de mars 2014 a introduit une disposition spécifique (entrée en vigueur le 26 juillet 2014) la concernant. Il est désormais possible de résilier son assurance emprunteur et de la substituer à un nouveau contrat comprenant les mêmes garanties dans un délai de douze mois après la signature du prêt. Au-delà, le remplacement n’est possible que s’il est prévu dans l’offre de prêt. Jusque-là, la concurrence ne pouvait jouer qu’avant la conclusion du prêt. Ce qui, en pratique, permettait aux banques de modifier les conditions de prêt en cas de désir affiché d’aller voir ailleurs.
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Élisa Oudin


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Soldes: Des règles spécifiques à partir de cette année
Les périodes des soldes sont devenues un moment incontournable pour faire des achats tout en réalisant des économies, parfois substantielles. Mais même pendant les soldes, la réglementation s’applique.

Période des soldes

Les soldes d’hiver (deuxième mercredi de janvier), comme celles d’été (dernier mercredi de juin), commencent à la même date et durent 6 semaines (du 7 janvier au 17 février et du 24 juin au 4 août) sur tout le territoire, hormis quelques exceptions liées à des particularités locales.

Depuis cette année, les commerçants ne peuvent plus pratiquer de soldes complémentaires, quand ils le souhaitent, pendant deux fois une semaine ou une fois deux semaines au cours de l’année (soldes flottants).

En dehors des soldes saisonniers, le mot « solde » ne peut pas être utilisé. Les commerçants peuvent en revanche procéder à des promotions, déstockages ou autres liquidations.

Articles soldés

Les soldes ne peuvent porter que sur des articles déjà proposés à la vente et payés par le commerçant depuis au moins 30 jours. Outre le prix réduit affiché, le prix de référence avant les soldes doit être indiqué. Si vous procédez à des repérages avant les soldes, vous pouvez vous-même vérifier que le rabais porte bien sur le prix initial et non pas sur un prix artificiellement gonflé.

La réduction peut être faite par escompte à la caisse, cette modalité doit alors faire l’objet d’une publicité et l’avantage annoncé s’entend par rapport au prix de référence (- 30 % sur les étiquettes jaunes, - 50 % sur les vertes, etc.). Un commerçant peut ne solder qu’une partie de ses produits, mais il doit l'indiquer clairement (par exemple avec un panneau « Nouvelle collection non soldée »). Il lui est en tout cas interdit d’acheter des produits pour les vendre exclusivement pendant la période des soldes ou de se réapprovisionner.

Garantie pendant les soldes

Que l’article soit soldé ou non, les règles en matière de garantie sont les mêmes : le commerçant est tenu d’échanger ou de rembourser un article en cas de vice caché (défaut de fabrication…). Tout article soldé est également couvert par la garantie légale de conformité (la puissance du four n’est pas celle promise, le téléviseur ne capte pas les chaînes de la TNT…) : le vendeur doit entièrement répondre des défauts de conformité existant lors de la remise du produit et qui sont présumés exister à ce moment-là s’ils apparaissent dans les six mois suivant.
Mais si l’article ne convient pas ou plus (problème de taille, de choix de la couleur), le commerçant n’est pas obligé de l’échanger ou de le rembourser. Il peut accepter de le faire à titre commercial uniquement (sauf publicité contraire comme par exemple un panneau « Échange ou remboursement possible même pendant les soldes »). Il est donc fortement conseillé d’essayer les articles (même si parfois trouver une cabine disponible dans certains magasins relève de l’exploit) avant l’achat.

Les soldes en ligne

La réglementation des soldes sur Internet est exactement la même que celle pratiquée en magasin. La principale différence tient au fait qu’il s’agit de vente à distance, les clients disposent donc d’un délai de rétractation de 14 jours à partir du jour de réception de l’article. Le client pourra ainsi échanger son article ou être remboursé, sans pénalité et sans avoir à justifier sa décision.
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Franck Attia


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Galettes des Rois: Qui se partage le gâteau ?
La galette des Rois, les Français en raffolent. L’année dernière, ils en auraient dégusté 32 millions ! Le jour de L’Épiphanie, bien sûr, mais pas seulement. À peine les bûches disparues des vitrines des boulangeries-pâtisseries, c’est au tour des galettes à la crème d’amandes et autre frangipane de tenir la vedette dans les rayons pendant quatre bonnes semaines. Déconnecté de sa dimension religieuse, le gâteau des Rois est devenu une occasion de se réunir en famille, entre amis, et même en entreprise où les dirigeants en profitent pour présenter leurs vœux. Même l’Élysée ne déroge pas à la règle. « Il n’est pas rare d’en manger quatre ou cinq fois dans le mois », assure Dominique Anract, le président de la Chambre professionnelle des artisans boulangers-pâtissiers de Paris (CPABP).

Produit artisanal contre industriel

Mais il y a galettes et galettes : celles produites industriellement et que l’on retrouve à prix cassés dans la grande distribution, et celles des artisans boulangers-pâtissiers qui coûtent souvent la peau du dos. Selon une étude réalisée l’an dernier par Frédéric Adida, conseil en marketing spécialisé en pâtisserie, les tarifs s’échelonnent de 3 € la part à plus de 6 €, voire 8 € dans les grandes maisons parisiennes (Dalloyau, Lenôtre, La Maison du chocolat, Pierre Hermé…) contre moins de 1 € en grandes surfaces. Certes, les galettes ne sont pas les mêmes. « Comparer la mienne avec un produit industriel, c’est comme comparer du gros rouge à la tireuse avec un romanée-conti », s’insurge Jacques Génin, pâtissier et chocolatier hors pair à Paris. Pour justifier des tarifs parfois prohibitifs, les artisans mettent en avant le prix des bonnes matières premières : pâte feuilletée au beurre frais, AOP Charentes-Poitou de préférence, et farine sélectionnée chez un excellent meunier, amandes issues à 100 % du fruit de l’amandier, etc. (voir encadré). « Dans les galettes industrielles, on remplace souvent les amandes issues du fruit de l’amandier par des amandes d’abricot ou de pêche. Pour serrer les coûts, on ajoute des agents de charge, comme de la chapelure dans le fourrage, ou on force sur le sucre. On met plus de farine et d’eau dans la pâte pour diminuer le beurre », affirme Pierre Mirgalet, président de la Confédération des artisans pâtissiers de France. Mais c’est essentiellement le coût de la main-d’œuvre, lié à sa durée de fabrication, qui joue sur le prix de la galette. En effet, il faut trois jours pour faire une galette dans les règles de l’art. Car entre chaque manipulation (pétrissage de la pâte, feuilletage, découpe des deux abaisses et fourrage, quadrillage et dorure au jaune d’œuf, cuisson), s’intercalent des temps de repos de la pâte. « En coût matière, sans compter la totalité des frais fixes, et en fonction des tailles, on est entre 6 et 10 € sur une galette aux amandes de bonne qualité », indique Gontran Cherrier, boulanger-pâtissier parisien qui vend ses galettes de 15,20 € (4-5 personnes) à 30,40 € (8-10 personnes).

300 références de galettes surgelées

En période de fêtes et pour un achat exceptionnel, les clients sont plutôt enclins à mettre le prix pour une galette « faite maison ». Mais peut-on se fier aux produits des artisans boulangers et pâtissiers sans risque de tromperie sur la marchandise ? En 2012, le célèbre boulanger Jean-Luc Poujauran jetait un pavé dans la mare en affirmant, dans l’hebdomadaire Challenges, que 80 % des galettes vendues à prix d’or dans les boulangeries-pâtisseries parisiennes étaient des produits industriels surgelés que les artisans se contentaient de faire cuire. Bien qu’il ait modéré ses propos quelques jours plus tard sur une grande station de radio privée, sans doute après s’être fait taper sur les doigts par ses confrères, le doute demeure. Malheureusement, contrairement au pain qui, selon la loi, doit être pétri et cuit sur le lieu de vente, rien n’interdit au boulanger d’acheter ses pâtisseries congelées ou de recourir à des préparations industrielles. Nulle obligation non plus d’informer les clients sur l’origine des produits. Un créneau que les industriels ont largement investi en proposant une large gamme de « prêt à cuire » tant en pâtisserie qu’en viennoiserie ou, bien sûr, en galettes des Rois ! Ainsi, le leader du secteur, le groupe belge Panavi-Vandemoortele, propose 300 références de galettes surgelées. « Nous produisons chaque année 15 millions de galettes des Rois et approvisionnons 70 % de la grande distribution », déclare Antoine de Saint-Cyr, le directeur du site de Torcé, en Ille-et-Vilaine, la plus grande usine mondiale de fabrication de galettes des Rois. Rapidité, flexibilité et régularité de la qualité sont les maîtres mots de l’argumentaire du géant de l’agroalimentaire. De quoi séduire des artisans fatigués de travailler 14 heures par jour.

Les consommateurs veulent savoir

Pourtant, selon Frédéric Adida, consultant en marketing pâtisserie, l’impact des produits industriels reste limité dans le cas des galettes. « Contrairement aux viennoiseries, qu’il peut être tentant de sous-traiter car la marge est faible alors qu’elles sont longues et difficiles à fabriquer, les boulangers-pâtissiers ont tout intérêt à faire leurs galettes eux-mêmes. Ce produit est la signature du savoir-faire de l’artisan, une occasion de se distinguer de ses concurrents. Si sa galette est bonne, il peut fidéliser ses clients pour toute l’année. » Sans doute, mais combien d’entre eux suivent encore cette logique ? Impossible de le savoir faute d’enquêtes fiables. Car, sur ce marché, l’industrie et l’artisanat s’efforcent de tirer la couverture à eux. Selon Philippe Godard, de la Fédération des entreprises de boulangerie et pâtisserie industrielles, « on peut estimer que quatre galettes sur cinq sont fabriquées par l’industrie. On les retrouve dans tous les circuits de distribution, y compris chez les artisans. » De son côté, la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF), qui représente environ la moitié des 30 000 boulangers de l’Hexagone, admet que le phénomène existe mais estime qu’il reste marginal. « La plupart des boulangers réalisent eux-mêmes leurs galettes, même si certains artisans peuvent céder à la facilité », affirme Hervé Benoist-Gironière, responsable de la formation à la CNBPF. On n’en saura pas davantage. Consciente du danger que ces moutons noirs représentent pour l’image de la filière, la Confédération des boulangers-pâtissiers planche sur un code des usages de la pâtisserie boulangère. Basé sur le volontariat, il valoriserait les artisans qui font eux-mêmes leurs gâteaux. Mais pas question d’étendre l’appellation « boulangerie » et les contraintes qui en découlent à la pâtisserie. Trop risqué pour la confédération. « On a au moins 25 % des artisans qui ne font pas leurs croissants », avoue Hervé Benoist-Gironière. Dommage, car, de plus en plus, les consommateurs veulent savoir s’ils ont affaire à de simples revendeurs ou à d’authentiques artisans. Faute de transparence, ils risquent de se détourner de produits qu’ils peuvent acheter bien moins cher en grandes surfaces. Avec le risque de voir disparaître tout un pan de notre culture gastronomique.

Reportage dans un salon professionnel : l’art de faire son beurre

Un fournisseur de pâtisserie industrielle pour les artisans, Coup de pâtes, nous a dévoilé ses secrets.


À quoi ressemblent les galettes proposées aux artisans par les industriels ? À quels prix leur sont-elles vendues ? Impossible de le savoir, les principaux distributeurs (Coup de pâtes, Européenne des desserts...) ayant refusé de nous répondre et de nous envoyer leurs catalogues. Face à cette omerta, nous sommes allés au Salon international de l’agroalimentaire (Sial), qui réunit chaque année à Villepinte (93) les acteurs majeurs du secteur, en nous faisant passer pour des clients potentiels sur le point d’ouvrir une pâtisserie. Réalisés en caméra cachée avec une équipe de France 5, qui préparait un reportage sur les bûches de Noël pour l’émission « Le doc du dimanche », les entretiens sont édifiants. Ainsi, Coup de pâtes incite ses clients à exploiter les failles de la réglementation et à tromper les consommateurs sur l’origine de la marchandise.

Le commercial qui nous reçoit sur le stand de Coup de pâtes nous rassure d’emblée : « Nous, c’est vraiment du haut de gamme, on ne vend pas aux supermarchés ! » Et il est vrai que la tarte au citron qu’il nous offre est délicieuse. « Mais n’est-on pas obligé d’informer le client que les gâteaux ne sont pas faits maison ? », lui demande-t-on. « Ah non, pas du tout, c’est bien le principe ! Notre credo, c’est d’être discrets. Donc, on va vous livrer très tôt le matin ou tard le soir, pour que les gens ne sachent pas que vous avez du surgelé chez vous. Ça, c’est vraiment notre truc ! Nos cartons sont blancs, nos camions sont blancs, ça n’est jamais écrit Coup de pâtes », précise-t-il. Et si on s’inquiète du risque de retrouver les mêmes gâteaux dans les pâtisseries voisines, il balaie l’objection : « Il y a tellement de choix dans notre catalogue… Pour vous retrouver avec la même chose que vos concurrents et, surtout, pour que les gens le remarquent, les probabilités sont vraiment faibles. »

C’est le jackpot !

Notre interlocuteur nous promet des gains faramineux sur ses galettes. Car, contrairement à la bûche, dont la période de vente se limite à quelques jours, la pâtisserie de L’Épiphanie a une fenêtre de tir bien plus large. « Autant il faut être raisonnable sur la bûche, autant vous allez vous rattraper sur la galette. Une bonne galette 10/12 parts, vous pouvez la revendre 27 € et vous nous l’achetez 12  € ! » Vérification faite sur le catalogue fournisseur, la galette en question coûte en fait 6,63 € HT. Une opportunité à ne pas manquer de faire son beurre sur le dos des consommateurs !

Reconnaître une galette faite maison

Le « fait maison » n’est pas un gage de qualité absolu, car les professionnels ne sont pas tous consciencieux. Dès lors, comment reconnaître une bonne galette ? Voici quelques points de repère.


Différence galette artisanale - industrielle

L’aspect


Forme, couleur… autant de critères qui entrent en ligne de compte. Privilégiez les galettes avec une belle teinte caramel, un aspect régulier et lisse, sans vagues ni bosses, signes que les abaisses de pâte feuilletée ont été étalées avec soin et que la cuisson a été bien menée.

La beauté du décor (feuilles, dessins, etc.) témoigne également du soin apporté par l’artisan à la réalisation de sa galette. À l’inverse, un rayage standard en damiers, comme on le pratique dans l’industrie, doit éveiller votre méfiance sur la provenance du produit. À fuir aussi, les galettes trop levées pour être honnêtes : la proportion du feuilletage et de la garniture est déséquilibrée. Enfin, prêtez attention aux mentions indiquées sur l’étiquetage : beurre frais, amandes issues du fruit de l’amandier, etc.

La dégustation

C’est le test décisif. Selon Jocelyn Lohézic, boulanger-pâtissier à Paris 17e et gagnant du concours 2014 de la meilleure galette en Île-de-France, « une bonne galette c’est d’abord un feuilletage clair et net. Quand vous la coupez avec un couteau-scie, le feuilletage ne s’émiette pas, signe de sa richesse en beurre. Quant à la garniture, elle doit être généreuse, onctueuse et parfumée. Crème d’amandes (à base d’œufs, de sucre, de beurre et d’amandes) ou frangipane (la même chose additionnée d’un peu de crème pâtissière), c’est une affaire de goût. La crème d’amandes est tout de même un peu plus dense avec un parfum plus prononcé. »

Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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