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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Société Get Easy: 300 % de rentabilité, 100% de vente pyramidale
Promesse d’enrichissement rapide sans travail, domiciliation exotique (Macao, en Chine), pas d’adresse en France, pas de comptes déposés et des dirigeants déjà inquiétés par la justice brésilienne pour vente pyramidale. Le moins que l’on puisse dire est que la société Get Easy n’a pas tout pour inspirer confiance.

Son modèle économique pour vous « permettre de gagner réellement de l’argent avec une société de marketing de réseau » : vous investissez dans un « pack ». Il y en a de deux sortes. Soit un lot de balises GPS (des traceurs pour véhicules, équipements divers ou animal de compagnie), soit des accès payants à une plateforme de musique en ligne. Vous placez les balises en location auprès de particuliers pour environ 20 € par mois, ou bien vous faites souscrire à ces particuliers un abonnement à la plateforme musicale. Ensuite, vous touchez une part des loyers ou des abonnements. Pour vous enrichir plus vite, l’idéal reste néanmoins d’acheter et de revendre des packs entiers à des particuliers, qui eux-mêmes revendront des packs, dans un grand mouvement d’enrichissement général. Jusqu’à la ruine finale propre à tout système pyramidal.

Les balises proposées par Get Easy (sur la base des maigres informations disponibles sur le site) ont des équivalents à 150 € dans le commerce. Il est impossible que la société trouve chaque mois, comme elle le prétend, des dizaines de milliers de particuliers pour les louer à 20 € mensuels. Sans parler des abonnements payants à une plateforme musicale confidentielle, à l’heure du streaming. Le système ne tient pas la route. Dès que le flux d’argent apporté par les nouvelles recrues se tarit, il s’effondre.

Le directeur du marketing de Get Easy, Pedro Mira Godinho, est connu de la justice au Brésil. Il a participé là-bas au développement d’une société nommée Bbom dont les activités étaient similaires à celle de Get Easy. La justice brésilienne a conclu en septembre 2013 qu’il s’agissait d’un système de vente pyramidale, illégal au Brésil comme presque partout dans le monde. Les avoirs de la société ont été saisis. La Banque du Portugal, équivalent de la Banque de France, a quant à elle lancé une mise en garde contre Get Easy le 14 novembre 2014, cette société ayant des bureaux à Lisbonne et des activités au Portugal. Nous n’avons pas eu de réponse à la demande de précisions laissée sur la page en français du site de Get Easy.
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Sun Water: La justice tranche en faveur des consommateurs
Hélène n’aura pas à rembourser la totalité des 2 400 € que lui avait prêtés la société de crédit Franfinance. Le 27 novembre dernier, la cour d’appel de Nîmes a confirmé le jugement du tribunal d’instance d’Uzès rendu 10 mois plus tôt qui résiliait le crédit qu’elle avait souscrit. Courant 2009, Hélène, comme beaucoup d’autres consommateurs à l’époque, s’était vu proposer par la société Sun Water un adoucisseur d’eau au prix symbolique de 1 €. Mais pour bénéficier de cette offre, elle avait dû accepter de souscrire en parallèle un contrat de maintenance d’une durée de 10 ans pour la modique somme de 2 399 €. Pour financer cet achat, Hélène avait pris un crédit de 2 400 € auprès de la société Franfinance, conseillée par Sun Water. Mais le 18 juin 2012, la société Sun Water est mise en liquidation judiciaire et depuis, l’entretien n’est plus assuré. Logiquement, Hélène a demandé à Franfinance de cesser les prélèvements, ce que la société de crédit a refusé au prétexte que le crédit était lié à l’achat de l’adoucisseur, ce qu’Hélène contestait.

Hélène a gagné son procès en première instance, mais Franfinance a fait appel de la décision. La cour d’appel a de nouveau donné raison à la consommatrice en s’appuyant sur le fait que la facture remise à Hélène au moment de la souscription prouvait bien que les 2 399 € qu’elle avait à verser correspondaient à un « Pack 10 ans » portant sur la maintenance du matériel, et non sur l’adoucisseur lui-même. Le crédit accordé par Franfinance ne pouvait donc être considéré que comme un crédit affecté à une prestation de service à exécution successive (art. L. 311-20 du code de la consommation). Hélène était donc en droit de mettre fin aux paiements dès lors que la prestation n’était plus assurée.

Depuis plusieurs mois, les décisions de justice de ce genre, favorables aux consommateurs, se succèdent. Les magistrats de Carcassonne ou d’Avignon, entre autres, ont aussi ordonné la résiliation du contrat qui liait un consommateur lésé à Franfinance ou Financo, les deux sociétés de crédit avec lesquelles travaillait Sun Water. Même si chaque cas est différent, l’espoir peut renaître pour les autres victimes qui n’ont pas encore réussi à obtenir gain de cause. Celles-ci peuvent aussi trouver de l’aide auprès de l’association locale de l’UFC-Que Choisir la plus proche de chez elles.
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Cyril Brosset


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Acrylamide: Un contaminant trop présent dans nos assiettes ?
Chaque jour apporte son lot de molécules toxiques détectées dans notre alimentation. Aujourd’hui c’est au tour de l’acrylamide, une substance potentiellement cancérogène pour l’homme, de se retrouver sur la sellette à la suite de la dernière enquête de la DGCCRF. Ce composé chimique, qui se cache dans de nombreuses denrées alimentaires (frites, chips, biscuits, pain, café, céréales pour petit déjeuner…) n’est pas présent à l’état naturel, dans les produits bruts. Mais il n’est pas non plus un additif alimentaire. Il se forme lors de la cuisson d’aliments riches en amidon ou en sucres quand ils sont portés à une température supérieure à 120 °C. Seules les cuissons au four, en friture ou au gril entraînent la formation d’acrylamide, contrairement aux cuissons à l’eau ou au four à micro-ondes qui en sont exemptes. Son apparition est liée au brunissement des aliments, associé à des goûts et des arômes agréables (pain grillé, viennoiseries…).

Identifié de longue date comme un composant dangereux pour la santé, notamment dans la fumée de cigarette, ce n’est pourtant qu’en 2002 qu’un rapport suédois a révélé la présence de grandes quantités d’acrylamide dans divers produits alimentaires courants, suscitant une vive inquiétude dans de nombreux pays. La Commission européenne a aussitôt mis en place des plans de surveillance et incité les industriels à prendre des mesures pour réduire les teneurs en acrylamide dans leurs produits. Toutefois, compte tenu des incertitudes scientifiques sur les dangers potentiels liés à cette exposition via l’alimentation, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas jugé nécessaire de fixer des teneurs maximales réglementaires mais seulement des valeurs indicatives pour chaque catégorie d’aliments : par exemple 50 µg/kg dans les aliments à base de céréales pour bébés ou 1 000 µg/kg pour les chips. Basées uniquement sur le volontariat, ces mesures semblaient jusqu’ici avoir porté leurs fruits. Pour preuve, les analyses que nous avions réalisées l’an dernier sur 74 produits n’avaient mis en évidence qu’un seul dépassement. Toutefois, les résultats de la dernière enquête de la DGCCRF montrent qu’il existe encore de nombreux mauvais élèves. Sur les 174 échantillons prélevés dans les 145 entreprises contrôlées, 10 échantillons présentaient une valeur supérieure aux valeurs indicatives. Les industriels ont pourtant à leur disposition des moyens techniques pour éviter la formation d’acrylamide, même dans les aliments les plus susceptibles d’en contenir (par exemple pour les frites, sélection des variétés de pommes de terre, diminution des températures de cuisson…). Encore faut-il avoir la volonté de les mettre en œuvre. Tant que l’application de bonnes pratiques sera laissée à l’appréciation des entreprises, les petits arrangements avec les valeurs repères risquent fort de perdurer. Seule lueur d’espoir pour les consommateurs : l’EFSA devrait rendre publique en 2015 sa nouvelle évaluation des risques liés à la présence d’acrylamide dans l’alimentation en Europe et décider la mise en place de mesures de gestion à long terme.

Quelques conseils pour minimiser les risques

- Éviter de chauffer de façon excessive les denrées alimentaires pouvant former de l’acrylamide (par exemple les toasts ou les biscuits) et ne pas consommer les parties brûlées ;
- Pour les frites, utiliser des pommes de terre de gros calibre (plus les pommes de terre sont grosses moins elles contiennent d’acrylamide) et faire tremper les frites découpées dans de l’eau chaude pendant 10 minutes et les sécher avant de les cuire ;
- Limiter la température de cuisson à 160-170 °C au lieu de 180 °C ;
- Privilégier une alimentation diversifiée, sans abuser des aliments frits et faisant la part belle aux fruits et légumes crus ou cuits.


Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Financement participatif: Quand l’investissement tourne court
Le crowdfunding (financement par des particuliers, via Internet, de projets les plus divers) est en plein essor. 66 millions d’euros ont été investis au premier semestre 2014, contre 33 millions au premier semestre 2013. À tel point que le législateur a estimé nécessaire de réglementer cette nouvelle activité. Mais cela ne rend pas vraiment, pour l’heure, les opérations moins risquées.

Risqué par nature

Unilend est l’une des principales plateformes de prêts des particuliers aux petites entreprises, plus de 6 millions d’euros ont déjà été empruntés via cet opérateur de crowdfunding. Le 8 décembre 2014, le site annonce la mise en redressement judiciaire de la société Smok-It qui a emprunté 75 000 € auprès de 300 internautes. Le projet entendait commercialiser des cigarettes électroniques en grande surface. Pour autant, un spécialiste du secteur estime qu’il est difficile de mettre en cause, dans l’état actuel des faits, la responsabilité de la plateforme Unilend. Selon lui, « le projet n’était globalement pas incohérent ; la société présentait notamment en 2012, un chiffre d’affaires d’un millions d’euros, selon le registre du commerce et des sociétés ». Smok-It est d’ailleurs loin d’être la première société financée par le crowdfunding à disparaître. Car contrairement à certains chiffres un peu trop rassurants, le taux de défaillance des PME sur les cinq premières années de leur vie tourne plutôt autour de 25 % que de 1 à 2 % !

Précautions indispensables

La réglementation récente du crowdfunding a pour but d’éliminer au maximum le développement d’acteurs peu sérieux et de pratiques trompeuses. Elle n’enlève cependant pas le caractère risqué du financement de PME. Il faut donc toujours se montrer très prudent. C’est-à-dire, pour commencer, n’investir que l’argent dont on n’a pas besoin. Il faudra ensuite veiller à diversifier ses placements. Dernier point, le plus délicat : bien choisir la plateforme. En effet, toutes n’effectuent pas un travail d’analyse et de sélection aussi pointu. Certaines, pour faire du chiffre, se montrent beaucoup moins sélectives que d’autres. Or l’Autorité des marchés financiers (AMF) n’estime pas dans ses missions de contrôler ces choix. L’idée d’un label fait ainsi son chemin dans le milieu. Le premier site à en proposer un aujourd’hui est l’association Love Money. Une charte éthique définit les principaux points à respecter : « veiller au traitement égalitaire des épargnants, confier le registre des actionnaires à des spécialistes indépendants des entreprises, renforcer la liquidité des actions avec la mise en place d’un "carnet d’annonces d’achats et de ventes d’actions", organiser une "banque d’informations économiques et financières" à destination des épargnants… » L’initiative gagnerait peut-être à s’étendre.
Que Choisir en Ligne
Élisa Oudin


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Bûches de Noël: De l’industriel en vitrine !
Diffusée ce soir sur France 5 dans le cadre de l’émission « Les Docs du dimanche » (20 h 50), l’enquête sur les bûches de Noël, à laquelle Que Choisir a participé, va provoquer quelques désillusions chez de nombreux téléspectateurs.

Beaucoup de consommateurs pensent en effet que les traditionnelles bûches, l’un des produits phares des fêtes de fin d’année, vendues dans les boulangeries-pâtisseries sont « faites maison ». Erreur ! Dans la grande majorité des cas, elles ont été fabriquées par des industriels et livrées surgelées en magasin. Le boulanger pouvant néanmoins apporter sa touche personnelle en y plaçant sur le dessus des décorations en plastique (père Noël, sapins…), des feuilles en chocolat ou encore des petits macarons. Il peut aussi y déposer une petite étiquette avec le nom de son magasin, ce qui plaide pour une fabrication maison.

Le phénomène n’est pas propre à la bûche. Comme l’avait révélé une enquête remarquée de Que Choisir publiée il y a deux ans, de nombreux boulangers achètent leurs viennoiseries et gâteaux auprès d’industriels comme Coup de pates, Four à idée… Certains se fournissant même chez Métro.

Certes, vendre des bûches industrielles n’est pas illégal en soi. Pour pouvoir appeler son commerce « Boulangerie », la loi exige que le pain soit fabriqué sur place, sans recours à un ingrédient surgelé. Rien de tel n’est imposé pour les pâtisseries et les viennoiseries. En revanche, un artisan qui affiche que ses bûches sont faites maison alors que ce n’est pas vrai, serait en faute (publicité trompeuse). Il est également tenu d’indiquer par un logo (igloo ou pingouin, sur la vitrine) s’il met en rayon des produits décongelés (information importante pour le consommateur car ils ne doivent pas être recongelés). En pratique, bien peu d’artisans le signalent.

Évidemment, il existe encore des boulangers et pâtissiers qui fabriquent eux-mêmes leurs bûches (le bouche-à-oreille étant la meilleure publicité pour ces derniers). De fait, comment distinguer celles-ci de leurs homologues industrielles qui, au demeurant, peuvent être de qualité ? Difficile de répondre à la question.
Des bûches industrielles plus vraies que nature

Un coup d’œil sur les différents catalogues que nous avons recueillis montrent que l’industrie présente une gamme très étendue de bûches… dont certaines ont effectivement tout l’air d’avoir été « faites maison ». Si dans sa boutique les gammes sont variées et que pour chacune d’entre elles, les bûches sont proposées en quantité… industrielle, il y a dès lors de fortes probabilités qu’elles sortent d’une usine. On peut également faire le tour des boulangeries de son quartier. Et peut-être trouvera-t-on régulièrement les mêmes « modèles » de bûches. Ce qui, là encore, laisse à penser qu’elles sont d’origine industrielle. Bien sûr, il est possible de poser franchement la question au boulanger. Mais, pour des raisons commerciales, il aura en général du mal à reconnaître qu’elles viennent de l’extérieur !

La difficulté à trouver des pâtissiers, les charges de personnels et des règles d’hygiène toujours plus contraignantes, sont les raisons les plus fréquemment évoquées pour expliquer le recours à l’industriel. Avec ces produits, le boulanger regarde aussi à sa marge ! Par exemple, sur catalogue, la bûche individuelle est vendue de 1,50 à 2 € HT (et avant négociation). En vitrine, elle se retrouvera souvent avec un prix public variant de 3 à 4,50 €.


Bûches crème au beurre du catalogue Coup de pates
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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Étiquetage simplifié de la viande: Un déni de culture
Entrecôte, faux-filet, bavette, viande bovine française (VBF)… Même en sélectionnant soigneusement sa barquette, quel consommateur n’a jamais été déçu par un steak préemballé, acheté en supermarché ? Fade et duraille, une fois dans l’assiette, très souvent la viande a fondu comme neige au soleil ! Une mésaventure qui serait due, selon les professionnels de la filière, non pas à la piètre qualité des produits proposés mais à une mauvaise compréhension de l’étiquetage par les consommateurs ! « Les dénominations des morceaux de viande sont trop techniques pour être comprises des clients », prétend Gérard Cladière, le président du groupe viande de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Résultat, de plus en plus de consommateurs se sentant démunis sans les conseils d’un boucher, et ne sachant quels morceaux choisir ni comment les cuisiner, finiraient, ô scandale, par s’abstenir d’acheter ! Face à des ventes en perte de vitesse, l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev) a donc décidé de réagir. Non pas en faisant œuvre de pédagogie auprès d’un large public qui ne demande qu’à apprendre (le succès populaire des émissions culinaires en témoigne), mais au contraire en simplifiant l’étiquetage, afin que « la viande parle enfin au consommateur », selon le slogan d’Interbev ! Un comble alors que l’information des clients va être largement amputée.

Des étoiles, comme pour les hôtels

Le nouvel affichage conçu par la profession a pourtant reçu l’aval des pouvoirs publics et s’applique dès le 13 décembre aux barquettes de viande bovine et ovine vendus dans les grandes et moyennes surfaces (heureusement, les boucheries artisanales en sont exemptées, mais jusqu’à quand ?). Seules les dénominations connues de tous, telles que filet, faux-filet, rumsteck, onglet, T-bone, jarret… figureront désormais sur les emballages. Exit, en revanche, le merlan, la poire, l’araignée, le rond de tranche ou le mouvant. Tant pis pour les connaisseurs qui appréciaient ces morceaux. Ils ne pourront plus les repérer sur les étiquettes car ils sont désormais regroupés sous des appellations génériques beaucoup moins poétiques : steak, rôti, bourguignon, pot-au-feu… Leur mode d’emploi (à griller, à rôtir, ou à mijoter) est également précisé, pour éviter de fausses manœuvres aux cuisiniers débutants. Enfin, la qualité des morceaux apparaît sur l’étiquetage. Ce classement, exprimé par une, deux ou trois étoiles, comme pour les hôtels, indique la tendreté pour les morceaux à griller ou à rôtir, mais également le moelleux, lié à la teneur en collagène, pour les morceaux à mijoter. Ainsi un steak obtient trois étoiles, s’il provient de la « surprise » (morceau situé dans le dessus de palette) alors qu’il n’en obtient qu’une s’il est issu du « dessus de boule de macreuse ». Bien entendu le consommateur ne saura jamais les raisons de cette différence, puisqu’il est supposé incapable de comprendre les informations d’une étiquette !
De plus, sauf à les proposer à prix cassés, qui aura envie d’acheter les viandes les moins biens classées, donc de qualité médiocre, à part les personnes les plus démunies ? Une stigmatisation supplémentaire à leur égard qui est difficilement acceptable. Quant aux amateurs, ils risquent de ne pas se satisfaire d’un système uniquement basé sur la tendreté et qui fait l’impasse sur d’autres critères au moins aussi importants : la race de l’animal, le mode d’élevage, les conditions d’abattage, la maturation de la viande, etc. Ainsi une entrecôte peut être classée trois étoiles, qu’elle provienne d’une vache laitière de réforme ou d’une race à viande, comme la Limousine ou la Salers… Les grands gagnants de ce nouveau système ne sont donc pas les consommateurs mais les grandes surfaces qui vont pouvoir continuer à vendre de vieilles carnes sous un classement trompeur… en toute légalité.




Exemple d'étiquette de viande avant et après la réforme. (Crédit : Interbev)

La filière viande a donc choisi de se positionner délibérément à contre-courant des tendances actuelles en privilégiant un modèle à deux vitesses : les produits de qualité, à la traçabilité irréprochable vendus par des artisans bouchers à destination des classes aisées de la population, et des produits tout-venant, vendus préemballés par la grande distribution avec un étiquetage simpliste à base de pictogrammes et d’étoiles, à destination d’une clientèle « incapable » de se repérer. Un positionnement pour le moins malvenu, qui risque d’appauvrir encore un peu plus le référentiel alimentaire du plus grand nombre. Dans ces conditions, mieux vaut fuir les rayons concernés et acheter sa viande chez un artisan boucher. Un vrai gage de qualité !

L’étiquetage du poisson sur la bonne voie

Allez comprendre : à l’heure où l’étiquetage des morceaux de viande vendus en grandes surfaces devient moins précis, le nouvel étiquetage des produits de la pêche, qui entre en vigueur le 13 décembre, se veut, au contraire, plus complet. Cette mesure vise à permettre aux consommateurs d’être mieux informés, selon la Commission européenne, qui l’a mise en place à travers la nouvelle politique commune de la pêche. Les zones se font plus précises et l’engin de pêche utilisé doit lui aussi être affiché.

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Florence Humbert


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Feux de cheminée: Cheminées et pollution en Île-de-France, le point
Tout commence en janvier 2014. La Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) publie un communiqué. Il annonce que les cheminées, sous quelque forme que ce soit, seront totalement interdites dans Paris intra-muros à compter de janvier 2015. Les cheminées à foyers ouverts seront quant à elles prohibées dans 435 communes de l’aire urbaine parisienne à la même date, les inserts restant autorisés. Motif : les feux dégagent des particules fines en masse, dégradant la qualité de l’air. « Le chauffage au bois contribue à hauteur de 23 % aux émissions totales » de particules fines de moins de 10 microns en Île-de-France, soulignait la Driee en janvier 2014, chiffres d’Airparif à l’appui, « soit autant que l’échappement des véhicules routiers ».

Airparif a fourni à la Driee des études extrêmement détaillées. Le problème, que nous avions déjà soulevé il y a un an, est que la Driee, pour justifier son interdiction, a fait de ces études une présentation biaisée.

D’une part, elle a assimilé « combustion de biomasse » et chauffage au bois.
En d’autres termes, les feux de jardin, les feux agricoles, les barbecues, tout a été rangé dans la catégorie « chauffage », au mépris des évidences : comment imaginer que le chauffage au bois dégage des particules fines en juillet et août en Île-de-France ?

En ce qui concerne la circulation, c’est un peu plus subtil. La Driee a parlé des « échappements ». Elle a même précisé qu’une soirée au coin du feu dégageait autant de particules fines qu’un moteur Diesel en 3 500 km. Détail qui a son importance, la Driee parlait d’un moteur parfaitement réglé tournant à régime régulier sur banc d’essai. La réalité du terrain est évidemment différente.

Par ailleurs, la Driee s’est bien gardée de préciser que ses chiffres prennent en compte l’échappement au sens strict du terme. Autrement dit, ils omettent les particules remises en suspension par le véhicule et celles émises par l’abrasion des pneus, des plaquettes de frein, du revêtement, etc.

Biais supplémentaire dans la présentation du dossier : une confusion entretenue entre les « émissions » et les «concentrations ». Ce qui compte, en termes de santé publique, est ce que nous respirons.

Or, que trouve-t-on dans l’air parisien ? En moyenne annuelle, des « concentrations » de 40 % de particules venues de loin, voire de très loin (certaines voyagent sur des centaines de kilomètres). Il y a également 40 % de particules régionales de toute provenance (trafic, carrière, chantier, feux, etc.) et 20 % de particules émises localement, dont une fraction de particules de feux de cheminées. Les « émissions » de feux de bois peuvent être significatives un soir de grand froid, mais leur « concentration » tend vers le zéro une très large partie de l’année. Pour dire qu’elles sont responsables d’autant de particules que la circulation, il faut confondre allègrement bois et biomasse, chauffage et combustion, échappement et circulation (1).

Il faut aussi passer très rapidement sur des réserves méthodologiques, qu’Airparif a l’honnêteté de rappeler dans ses études.

Que Choisir, du reste, recommande clairement de remplacer les cheminées à foyer ouvert par des inserts, des poêles à granulés ou des poêles à bois ! C’est dans l’intérêt des consommateurs. Le rendement est nettement meilleur.

La qualité de l’air est un souci tout à fait légitime, mais la tendance à la dramatisation des pouvoirs publics devient préoccupante. Fin novembre 2014, Airparif a communiqué sur un nouveau chiffre choc : selon des mesures réalisées depuis un ballon par une équipe du CNRS, l’air respiré par les Parisiens pendant un pic de pollution (le 13 décembre 2013) était aussi chargé en particules qu’une pièce de 20 m2 où 8 cigarettes auraient été fumées ! Des chercheurs ont déploré la présentation hâtive de ces résultats. Certes novateurs, ils sont basés sur un seul point de relevé, au parc André-Citroën (XVe arrondissement). La qualité de l’air y a été scrutée pendant 18 mois, mais pendant lesquels le parc a longtemps été en chantier, ce qui a probablement soulevé beaucoup de particules.

En ce qui concerne les feux de cheminées dans l’agglomération parisienne, la situation demeurait incertaine à la date du 10 décembre. Ségolène Royal a clairement manifesté son intention de revenir sur l’arrêté, sans préciser s’il serait annulé ou modifié.



(1) C’est ce qu’a fait le site L’Express dans un article détaillant les « erreurs » de Que Choisir, rédigé sans nous appeler… « Oui, le chauffage au bois pollue bien autant que le trafic routier en Île-de-France ».

En matière de pollution, je vous conseille aussi de visionner la vidéo de la télé belge datant déjà d'un an comparant les émissions actuelles sur les véhicules à essence et diesel
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Gaz et électricité: Chère, la facture unique d’EDF
« Vous ne le savez peut-être pas, mais EDF peut aussi vous fournir le gaz naturel. Une facture unique pour le gaz et l’électricité, et aucune démarche à faire. » Martelée sur les ondes, cette publicité d’EDF a tout pour séduire les 62 % d’usagers qui jugent préférable d’avoir un seul fournisseur pour l’électricité et le gaz, d’après le dernier baromètre annuel du Médiateur national de l’énergie. Sur le plan marketing, c’est bien vu, mais « Que Choisir » a fait les comptes. Faut-il succomber à cette publicité d’EDF ?

Il y a deux façons de recevoir une facture unique pour les deux énergies en étant client d’EDF. Soit en couplant l’électricité au tarif réglementé avec le gaz au prix de marché librement fixé par EDF, soit en quittant le tarif réglementé pour l’électricité et en optant alors pour les deux énergies au prix de marché fixé par EDF.

Nous avons réalisé une simulation en nous basant sur la consommation moyenne d’un ménage en électricité, soit 2 700 kWh par an (hors chauffage), associée à une consommation de gaz de 14 000 kWh/an pour le chauffage.

En optant pour l’association tarif réglementé électricité et contrat gaz, le client paie au total 1 512 € (en zone 2 GRDF), soit un surcoût de +9 % par rapport aux meilleures offres en électricité et en gaz. En optant pour l’électricité et le gaz en prix de marché, il paie 1 537 €. Le surcoût s’élève alors à +10,7 %. Les écarts sont identiques si l’on prend en compte une consommation de gaz plus élevée (20 000 kWh par an).

Rester au tarif réglementé chez EDF pour l’électricité et chez GDF Suez pour le gaz coûte également moins cher que d’opter pour la facture unique chez EDF. Au total, –1,1 % par rapport à la facture unique tarif réglementé électricité et gaz au prix de marché d’EDF, et –2,7 % par rapport à la facture unique pour les deux énergies en prix de marché chez EDF.

Conclusion, il n’y a rien à gagner à la facture unique. Le meilleur moyen d’optimiser ses factures de gaz et d’électricité, c’est de souscrire auprès du fournisseur le moins cher pour chacune des deux énergies. Notre comparateur gaz et électricité vous permet de trouver les fournisseurs de gaz et d’électricité pratiquant les meilleurs tarifs selon vos besoins.
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Élisabeth Chesnais


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Placement financier: Livret Troisième Révolution industrielle
Lentement mais sûrement, l’épargne solidaire poursuit son essor. Les placements qui soutiennent des causes sociales et environnementales (par la réversion d’une fraction de leur encours ou du revenu qu’ils génèrent) pèsent désormais plus de 6 milliards d’euros d’encours (+28 % en 2013) et concernent 1 million d’épargnants. Certes, rapportée au patrimoine financier des ménages, cette forme d’épargne fait toujours figure de goutte d’eau (0,15 %). Mais, chaque année, de nouvelles initiatives voient le jour et ajoutent leur pierre à l’édifice de la finance solidaire.

Le défi de la troisième révolution industrielle

C’est le cas du nouveau livret TRI du Crédit coopératif, une banque atypique qui, depuis plus de 30 ans, propose à ses clients des produits financiers solidaires et de partage (l’an passé, 4,3 millions d’euros de dons ont ainsi été collectés). « L’idée est d’associer les épargnants au financement de projets d’entreprises liés à la troisième révolution industrielle en région Nord-Pas-de-Calais lancée il y a un an par Philippe Vasseur, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Nord de France, en présence de l’un des pères fondateurs du concept de troisième révolution industrielle, l’économiste américain Jeremy Rifkin », précise Jérôme Henry, directeur du marché des particuliers et des produits solidaire du Crédit coopératif.

Un livret pour l’avenir

Le principe du livret TRI, proposé à partir du 22 janvier 2015 dans toutes les agences du Crédit coopératif, est simple. Il s’agit d’un livret bancaire classique, sans frais, ouvert à tous, totalement liquide et garanti, plafonné à 100 000 € de versements, qui sera rémunéré jusqu’à 1 500 € de dépôts à 1,75 %, seuil au-delà duquel le taux annuel tombera à 0,8 %. Ce rendement, fiscalisé et soumis aux prélèvements sociaux, peut certes paraître peu attractif. Mais il signe le parti pris du Crédit coopératif qui n’est pas de promouvoir un super livret souscrit pour son seul taux, mais au contraire de « proposer un outil de placement résolument ancré dans une logique de citoyenneté économique », souligne Jérôme Henry.

Chaque année, le Crédit coopératif comptabilisera le montant d’épargne collectée avec son livret TRI et en redistribuera 75 % sous forme de prêts dédiés aux entreprises impliquées dans la troisième révolution industrielle du Nord-Pas-de-Calais. Les dirigeants pourront présenter leurs projets dans l’une des agences régionales du Crédit coopératif et s’il correspond aux critères de la TRI, un financement à taux bonifié d’un minimum de 12 000 € sera déclenché

Épargne participative

Quant aux épargnants, ils ne seront pas cantonnés à un rôle de financeur passif. « Nous éditerons pour chaque exercice un document traçant l’utilisation des sommes collectées, et nous organiserons un rendez-vous annuel entre les entrepreneurs financés par le livret et nos clients du Nord-Pas-de-Calais, qui constituent bien sûr notre cœur de cible. Et c’est bien plus qu’une rencontre : nous proposerons à ces derniers un droit de suggestion sur les prêts financés par leur épargne », précise Jérôme Henry. Ciblant pour son livret TRI un solde moyen d’encours situé entre 5 000 et 10 000 €, le Crédit coopératif a, par cette nouvelle offre, l’ambition de donner une dimension encore plus participative à l’épargne solidaire.
Que Choisir en Ligne
Laurence Delain-David


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Tarif réglementé du gaz: Répondez à GDF Suez !
L’Autorité de la concurrence a imposé à GDF Suez de communiquer, à ses frais, son fichier de 8 millions de clients abonnés au gaz en tarif réglementé à tous ses concurrents. Que Choisir l’a vivement déploré, une telle décision expose les 8 millions de consommateurs concernés à un risque de matraquage commercial et de démarchage téléphonique accru, voire à des abonnements forcés.

Heureusement, l’Autorité de la concurrence a conditionné la communication du nom, de l’adresse, du numéro de téléphone des usagers à leur absence de refus.

GDF Suez a donc commencé l’envoi de courriers à tous ses clients en tarif réglementé pour recueillir leur éventuelle opposition. Que Choisir conseille vivement de renvoyer le coupon de refus en cochant la case « je m’oppose… » dans l’enveloppe jointe. En effet, ce n’est pas en succombant au conseiller commercial le plus convaincant qu’on souscrit à l’offre de gaz la plus compétitive.

Deux moyens pour payer son gaz moins cher

- Consulter le comparateur gaz mis en ligne par Que Choisir.

Il compare les prix, analyse les contrats et les offres commerciales. Il permet de sélectionner l’offre la plus compétitive en toute connaissance de cause.

- Profiter de l’opération Gaz moins cher ensemble

La première édition de Gaz moins cher ensemble lancée en 2013 a permis aux 71 000 souscripteurs d’économiser au total 12 millions d’euros, soit près de 200 € par ménage se chauffant au gaz. Forte de ce succès, l’UFC-Que Choisir lance sa deuxième campagne. Il suffit de s’inscrire sur www.gazmoinscherensemble.fr. pour y participer.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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