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Galettes des Rois: Qui se partage le gâteau ?
La galette des Rois, les Français en raffolent. L’année dernière, ils en auraient dégusté 32 millions ! Le jour de L’Épiphanie, bien sûr, mais pas seulement. À peine les bûches disparues des vitrines des boulangeries-pâtisseries, c’est au tour des galettes à la crème d’amandes et autre frangipane de tenir la vedette dans les rayons pendant quatre bonnes semaines. Déconnecté de sa dimension religieuse, le gâteau des Rois est devenu une occasion de se réunir en famille, entre amis, et même en entreprise où les dirigeants en profitent pour présenter leurs vœux. Même l’Élysée ne déroge pas à la règle. « Il n’est pas rare d’en manger quatre ou cinq fois dans le mois », assure Dominique Anract, le président de la Chambre professionnelle des artisans boulangers-pâtissiers de Paris (CPABP).

Produit artisanal contre industriel

Mais il y a galettes et galettes : celles produites industriellement et que l’on retrouve à prix cassés dans la grande distribution, et celles des artisans boulangers-pâtissiers qui coûtent souvent la peau du dos. Selon une étude réalisée l’an dernier par Frédéric Adida, conseil en marketing spécialisé en pâtisserie, les tarifs s’échelonnent de 3 € la part à plus de 6 €, voire 8 € dans les grandes maisons parisiennes (Dalloyau, Lenôtre, La Maison du chocolat, Pierre Hermé…) contre moins de 1 € en grandes surfaces. Certes, les galettes ne sont pas les mêmes. « Comparer la mienne avec un produit industriel, c’est comme comparer du gros rouge à la tireuse avec un romanée-conti », s’insurge Jacques Génin, pâtissier et chocolatier hors pair à Paris. Pour justifier des tarifs parfois prohibitifs, les artisans mettent en avant le prix des bonnes matières premières : pâte feuilletée au beurre frais, AOP Charentes-Poitou de préférence, et farine sélectionnée chez un excellent meunier, amandes issues à 100 % du fruit de l’amandier, etc. (voir encadré). « Dans les galettes industrielles, on remplace souvent les amandes issues du fruit de l’amandier par des amandes d’abricot ou de pêche. Pour serrer les coûts, on ajoute des agents de charge, comme de la chapelure dans le fourrage, ou on force sur le sucre. On met plus de farine et d’eau dans la pâte pour diminuer le beurre », affirme Pierre Mirgalet, président de la Confédération des artisans pâtissiers de France. Mais c’est essentiellement le coût de la main-d’œuvre, lié à sa durée de fabrication, qui joue sur le prix de la galette. En effet, il faut trois jours pour faire une galette dans les règles de l’art. Car entre chaque manipulation (pétrissage de la pâte, feuilletage, découpe des deux abaisses et fourrage, quadrillage et dorure au jaune d’œuf, cuisson), s’intercalent des temps de repos de la pâte. « En coût matière, sans compter la totalité des frais fixes, et en fonction des tailles, on est entre 6 et 10 € sur une galette aux amandes de bonne qualité », indique Gontran Cherrier, boulanger-pâtissier parisien qui vend ses galettes de 15,20 € (4-5 personnes) à 30,40 € (8-10 personnes).

300 références de galettes surgelées

En période de fêtes et pour un achat exceptionnel, les clients sont plutôt enclins à mettre le prix pour une galette « faite maison ». Mais peut-on se fier aux produits des artisans boulangers et pâtissiers sans risque de tromperie sur la marchandise ? En 2012, le célèbre boulanger Jean-Luc Poujauran jetait un pavé dans la mare en affirmant, dans l’hebdomadaire Challenges, que 80 % des galettes vendues à prix d’or dans les boulangeries-pâtisseries parisiennes étaient des produits industriels surgelés que les artisans se contentaient de faire cuire. Bien qu’il ait modéré ses propos quelques jours plus tard sur une grande station de radio privée, sans doute après s’être fait taper sur les doigts par ses confrères, le doute demeure. Malheureusement, contrairement au pain qui, selon la loi, doit être pétri et cuit sur le lieu de vente, rien n’interdit au boulanger d’acheter ses pâtisseries congelées ou de recourir à des préparations industrielles. Nulle obligation non plus d’informer les clients sur l’origine des produits. Un créneau que les industriels ont largement investi en proposant une large gamme de « prêt à cuire » tant en pâtisserie qu’en viennoiserie ou, bien sûr, en galettes des Rois ! Ainsi, le leader du secteur, le groupe belge Panavi-Vandemoortele, propose 300 références de galettes surgelées. « Nous produisons chaque année 15 millions de galettes des Rois et approvisionnons 70 % de la grande distribution », déclare Antoine de Saint-Cyr, le directeur du site de Torcé, en Ille-et-Vilaine, la plus grande usine mondiale de fabrication de galettes des Rois. Rapidité, flexibilité et régularité de la qualité sont les maîtres mots de l’argumentaire du géant de l’agroalimentaire. De quoi séduire des artisans fatigués de travailler 14 heures par jour.

Les consommateurs veulent savoir

Pourtant, selon Frédéric Adida, consultant en marketing pâtisserie, l’impact des produits industriels reste limité dans le cas des galettes. « Contrairement aux viennoiseries, qu’il peut être tentant de sous-traiter car la marge est faible alors qu’elles sont longues et difficiles à fabriquer, les boulangers-pâtissiers ont tout intérêt à faire leurs galettes eux-mêmes. Ce produit est la signature du savoir-faire de l’artisan, une occasion de se distinguer de ses concurrents. Si sa galette est bonne, il peut fidéliser ses clients pour toute l’année. » Sans doute, mais combien d’entre eux suivent encore cette logique ? Impossible de le savoir faute d’enquêtes fiables. Car, sur ce marché, l’industrie et l’artisanat s’efforcent de tirer la couverture à eux. Selon Philippe Godard, de la Fédération des entreprises de boulangerie et pâtisserie industrielles, « on peut estimer que quatre galettes sur cinq sont fabriquées par l’industrie. On les retrouve dans tous les circuits de distribution, y compris chez les artisans. » De son côté, la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF), qui représente environ la moitié des 30 000 boulangers de l’Hexagone, admet que le phénomène existe mais estime qu’il reste marginal. « La plupart des boulangers réalisent eux-mêmes leurs galettes, même si certains artisans peuvent céder à la facilité », affirme Hervé Benoist-Gironière, responsable de la formation à la CNBPF. On n’en saura pas davantage. Consciente du danger que ces moutons noirs représentent pour l’image de la filière, la Confédération des boulangers-pâtissiers planche sur un code des usages de la pâtisserie boulangère. Basé sur le volontariat, il valoriserait les artisans qui font eux-mêmes leurs gâteaux. Mais pas question d’étendre l’appellation « boulangerie » et les contraintes qui en découlent à la pâtisserie. Trop risqué pour la confédération. « On a au moins 25 % des artisans qui ne font pas leurs croissants », avoue Hervé Benoist-Gironière. Dommage, car, de plus en plus, les consommateurs veulent savoir s’ils ont affaire à de simples revendeurs ou à d’authentiques artisans. Faute de transparence, ils risquent de se détourner de produits qu’ils peuvent acheter bien moins cher en grandes surfaces. Avec le risque de voir disparaître tout un pan de notre culture gastronomique.

Reportage dans un salon professionnel : l’art de faire son beurre

Un fournisseur de pâtisserie industrielle pour les artisans, Coup de pâtes, nous a dévoilé ses secrets.


À quoi ressemblent les galettes proposées aux artisans par les industriels ? À quels prix leur sont-elles vendues ? Impossible de le savoir, les principaux distributeurs (Coup de pâtes, Européenne des desserts...) ayant refusé de nous répondre et de nous envoyer leurs catalogues. Face à cette omerta, nous sommes allés au Salon international de l’agroalimentaire (Sial), qui réunit chaque année à Villepinte (93) les acteurs majeurs du secteur, en nous faisant passer pour des clients potentiels sur le point d’ouvrir une pâtisserie. Réalisés en caméra cachée avec une équipe de France 5, qui préparait un reportage sur les bûches de Noël pour l’émission « Le doc du dimanche », les entretiens sont édifiants. Ainsi, Coup de pâtes incite ses clients à exploiter les failles de la réglementation et à tromper les consommateurs sur l’origine de la marchandise.

Le commercial qui nous reçoit sur le stand de Coup de pâtes nous rassure d’emblée : « Nous, c’est vraiment du haut de gamme, on ne vend pas aux supermarchés ! » Et il est vrai que la tarte au citron qu’il nous offre est délicieuse. « Mais n’est-on pas obligé d’informer le client que les gâteaux ne sont pas faits maison ? », lui demande-t-on. « Ah non, pas du tout, c’est bien le principe ! Notre credo, c’est d’être discrets. Donc, on va vous livrer très tôt le matin ou tard le soir, pour que les gens ne sachent pas que vous avez du surgelé chez vous. Ça, c’est vraiment notre truc ! Nos cartons sont blancs, nos camions sont blancs, ça n’est jamais écrit Coup de pâtes », précise-t-il. Et si on s’inquiète du risque de retrouver les mêmes gâteaux dans les pâtisseries voisines, il balaie l’objection : « Il y a tellement de choix dans notre catalogue… Pour vous retrouver avec la même chose que vos concurrents et, surtout, pour que les gens le remarquent, les probabilités sont vraiment faibles. »

C’est le jackpot !

Notre interlocuteur nous promet des gains faramineux sur ses galettes. Car, contrairement à la bûche, dont la période de vente se limite à quelques jours, la pâtisserie de L’Épiphanie a une fenêtre de tir bien plus large. « Autant il faut être raisonnable sur la bûche, autant vous allez vous rattraper sur la galette. Une bonne galette 10/12 parts, vous pouvez la revendre 27 € et vous nous l’achetez 12  € ! » Vérification faite sur le catalogue fournisseur, la galette en question coûte en fait 6,63 € HT. Une opportunité à ne pas manquer de faire son beurre sur le dos des consommateurs !

Reconnaître une galette faite maison

Le « fait maison » n’est pas un gage de qualité absolu, car les professionnels ne sont pas tous consciencieux. Dès lors, comment reconnaître une bonne galette ? Voici quelques points de repère.


Différence galette artisanale - industrielle

L’aspect


Forme, couleur… autant de critères qui entrent en ligne de compte. Privilégiez les galettes avec une belle teinte caramel, un aspect régulier et lisse, sans vagues ni bosses, signes que les abaisses de pâte feuilletée ont été étalées avec soin et que la cuisson a été bien menée.

La beauté du décor (feuilles, dessins, etc.) témoigne également du soin apporté par l’artisan à la réalisation de sa galette. À l’inverse, un rayage standard en damiers, comme on le pratique dans l’industrie, doit éveiller votre méfiance sur la provenance du produit. À fuir aussi, les galettes trop levées pour être honnêtes : la proportion du feuilletage et de la garniture est déséquilibrée. Enfin, prêtez attention aux mentions indiquées sur l’étiquetage : beurre frais, amandes issues du fruit de l’amandier, etc.

La dégustation

C’est le test décisif. Selon Jocelyn Lohézic, boulanger-pâtissier à Paris 17e et gagnant du concours 2014 de la meilleure galette en Île-de-France, « une bonne galette c’est d’abord un feuilletage clair et net. Quand vous la coupez avec un couteau-scie, le feuilletage ne s’émiette pas, signe de sa richesse en beurre. Quant à la garniture, elle doit être généreuse, onctueuse et parfumée. Crème d’amandes (à base d’œufs, de sucre, de beurre et d’amandes) ou frangipane (la même chose additionnée d’un peu de crème pâtissière), c’est une affaire de goût. La crème d’amandes est tout de même un peu plus dense avec un parfum plus prononcé. »

Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Bonne année… bonne santé !
Esprit de fêtes oblige et alors que la santé est la priorité des Français pour l’an 2015 conformément à un récent sondage, teintons cette dernière note de l’année d’un brin d’optimisme. Et si l’actuelle grève des médecins permettait aux Français de prendre conscience que, dans bien des cas, une visite chez le médecin ne s’impose pas pour les maux courants de l’hiver ? Elle aurait alors une utilité : aider à la lutte contre la surconsommation médicale. Car d’autre justification à ce mouvement pavlovien, je n’en vois pas…. Mais vraiment pas !

Ainsi, si l’on en croit les syndicats médicaux, le revenu des médecins généralistes stagnerait depuis la dernière hausse du prix de la consultation en 2011 ? C’est oublier bien vite la mise en place en 2012 d’une prime annuelle à la performance, qui s’est élevée l’année dernière à pas moins de 5774 € par généraliste participant. 480 € par mois d’augmentation de revenus, beaucoup s’en satisferaient sans aller battre le pavé !

Autre pierre d’achoppement, la généralisation du tiers payant chez le médecin, prévue par la future loi Santé de Marisol Touraine. Les médecins lui reprochent, pêle-mêle, déresponsabilisation des patients, mainmise de l’assurance maladie sur leurs honoraires, possibles ratés administratifs dans le paiement de leurs honoraires. Si certains de ces arguments ne doivent pas être balayés d’un revers de main, et méritent concertation, expérimentation et mise en place progressive, n’oublions pas pour autant l’impératif qu’est l’accès de tous à des soins de qualité. Dans cette optique, le tiers payant, en particulier dans son premier volet qui prévoit son application aux personnes à bas revenus bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé, est une avancée qu’il faut défendre.

Pour que, en 2015, bonne année puisse rimer avec bonne santé, j’appelle la Ministre de la Santé à tenir bon face à ceux qui, parmi les médecins, considèrent que le système de santé est là pour les servir eux, et non la collectivité.
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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1er janvier 2015: Tout ce qui change
Gaz et électricité

Le prix du gaz aurait dû baisser de 0,6 % ce 1er janvier mais, en réalité, il augmente. Car si le kWh baisse, les taxes, elles, s’accroissent. Au final, la hausse est de +1,8 % sur la facture. Elle s’applique à tous les usagers, qu’ils soient au tarif réglementé ou en prix fixe de marché sur 1, 2 voire 3 ans.
Le prix de l’électricité augmente lui aussi, et là encore, c’est à cause des taxes, en particulier de la CSPE qui passe de 16,50 € à 19,50 € par MWh (soit 1 000 kWh), ce qui conduit à une hausse moyenne de la facture de 2,5 %. Tous les usagers sont concernés, qu’ils soient au tarif réglementé chez EDF ou en prix fixe de marché.

Crédit d’impôt pour les travaux d’économie d’énergie

Le crédit d’impôt de 30 % en vigueur depuis le 1er septembre pour les travaux d’économie d’énergie peut inciter à sauter le pas et à isoler ses combles, changer ses fenêtres pour du double vitrage très performant ou remplacer un système de chauffage obsolète par un équipement à haut rendement. Mais attention, à compter de ce 1er janvier, il faut impérativement faire effectuer les travaux par une entreprise RGE (reconnu garant de l’environnement) pour bénéficier de ce crédit d’impôt pour la transition énergétique. Le site http://renovation-info-service.gouv.fr/ fournit la liste actualisée de tous les professionnels RGE. Si le professionnel ne présente pas son attestation, il vaut mieux vérifier qu’il est effectivement RGE avant de signer le devis. Il serait dommage de se priver de 30 % de crédit d’impôt par négligence ou confiance mal placée.

Gazole : hausse de 4 centimes

Le litre de gazole augmente de 4 centimes en raison de l’ajout de deux taxes : celle qui financera l’abandon de l’écotaxe (2 centimes) et la taxe carbone (2 centimes également) qui ne devait concerner initialement que les camions.


SNCF

La compagnie nationale n’a pas attendu le 1er janvier pour appliquer ses hausses de tarifs, elles sont effectives depuis le 31 décembre. Les tarifs de référence ont ainsi augmenté de 2,6 % pour les TGV, TER et Intercités.

Taxi

Majoration de 1 % des tarifs des taxis, qui sont fixés par arrêté préfectoral. Le montant minimal d’une course passe quant à lui de 6,86 € à 7 €.


Fourrière

Le montant de l’enlèvement passe de 116,56 € à 150 € pour une voiture particulière et de 45,70 € à 49 € pour un deux-roues. Les frais de garde facturés 6,18 € jusqu’à présent pour une voiture grimpent à 29 €, soit 375 % d’augmentation. Pour un deux-roues, le tarif de frais de garde journaliers passera de 3 € à 10 €.


PV : aussitôt verbalisé, aussitôt payé

Selon l’arrêté du 4 décembre 2014, il est désormais possible de payer immédiatement sa contravention constatée par PV électronique à l’agent verbalisateur (policier ou gendarme).


Transports en Île-de-France

Le prix des transports en commun en Île-de-France augmente de 2,9 % en moyenne. Le ticket à l’unité passe de 1,70 à 1,80 € (+5,8 %), le carnet de 10 tickets augmente de 2,9 % et le Passe Navigo mensuel pour les zones 1 à 2 passe de 67,10 à 70 € (+4,3 %). À noter qu’à partir de septembre 2015, le Passe Navigo à tarif unique (70 € par mois) entrera en vigueur (le Passe Navigo est actuellement vendu de 60,70 à 116,50 € dans une dizaine de zones tarifaires).


Timbres : hausse à deux chiffres

Timbre prioritaire (rouge) : de 0,66 à 0,76 € soit +15 % (de 0,63 à 0,66 € l’année dernière)
Timbre écologique (vert) : de 0,61 à 0,68 € soit +11 % (de 0,58 à 0,61 € l’année dernière)
Timbre économique (gris) : de 0,59 à 0,66 € soit +11 % (de 0,56 à 0,59 € l’année dernière)


Soldes

Après quelques années d’expérience, les règles spécifiques aux soldes évoluent :

Les soldes d’hiver et les soldes d’été vont durer 6 semaines, contre 5 auparavant.
Les soldes flottants sont supprimés (les commerçants pouvaient pratiquer 2 semaines de soldes complémentaires quand ils le souhaitaient).


Médicament : de la marque à la DCI

Les médecins ont désormais l’obligation de prescrire les médicaments en dénomination commune internationale (DCI) sur les ordonnances. L’objectif est d’apprendre à connaître le nom du principe actif des médicaments pour éviter les doublons, ne pas rester en panne à l’étranger et faire des économies en incitant à privilégier les médicaments génériques.


Déchets : « Triman » à la rescousse



Issu du Grenelle de l’environnement, et déjà présent sur quelques bouteilles et canettes, le nouveau logo « Triman » entre enfin en vigueur. L’objectif de ce pictogramme est de mettre en avant les produits et les emballages recyclables car actuellement, faute d’un marquage spécifique, encore plus du tiers des produits de consommation courante ne sont pas recyclés.


Redevance TV

La contribution à l’audiovisuel public augmente de 3 € (de 133 à 136 €), elle avait augmenté de 2 € l’année dernière. Elle passe de 85 à 86 € dans les départements d’Outre-mer (Dom).


Smic

Le salaire minimum de croissance (Smic) est revalorisé à hauteur de 0,8 %, le nouveau montant horaire brut est fixé à 9,61 € soit 1 457,52 € bruts mensuels.


Revenu de solidarité active

Le RSA « socle » augmente de 0,9 %. Le montant forfaitaire mensuel pour une personne seule sans enfant passe à 513,88 €, à 770,82 € pour une personne seule avec un enfant et à 1 079,14 € pour un couple avec deux enfants. Il était passé de 492,90 € à 499,31 € pour une personne seule l’année dernière.


Sécurité sociale

Le plafond de la Sécurité sociale est fixé à 3 170 € par mois, soit +1,3 % (3 129 € en 2014). Il est utilisé pour le calcul de certaines cotisations sociales et de certaines prestations de la Sécurité sociale.


Prestations familiales

Les plafonds d’attribution des prestations (allocation rentrée, accueil du jeune enfant…) sont revalorisés de 0,7 %.


Impôt sur le revenu

La première tranche de l’impôt sur le revenu est supprimée. Cela concerne 6,1 millions de foyers aux revenus modestes et moyens. Les ménages commenceront donc à être imposés à partir de 10 000 € par part, contre 6 000 € jusqu’à présent.


Bisphénol A : interdit aussi dans les contenants alimentaires

La loi date de 2012 mais c’est seulement à partir du 1er janvier 2015 que le bisphénol A, un perturbateur endocrinien déjà interdit dans les biberons, est interdit dans tous les contenants alimentaires (bouteilles en plastique, canettes ou boîtes de conserve).


Détecteur de fumée


Les détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF) deviendront obligatoires, mais seulement le 8 mars 2015. Vous pouvez bien entendu vous équiper avant cette date, toutefois, gare aux tentatives d’arnaque.
Que Choisir en Ligne
Franck Attia


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Cadeaux de Noël: Échange sous conditions
Achat en magasin

Mieux vaut éviter de se tromper de cadeau car, une fois l'article acheté, rien n'oblige un commerçant à le reprendre. Néanmoins, nombreux sont ceux qui proposent cette solution à titre commercial. Dans ce cas, il est possible d'échanger voire de se faire rembourser un article qui ne plaît pas ou qui a été reçu en double, à condition de l'accompagner du ticket de caisse ou de la facture.

Achat à distance

En cas d'achat à distance (par Internet, par téléphone ou par correspondance), la législation diffère. L'acheteur dispose de 14 jours à partir de la réception de l’article ou de la conclusion du contrat de service pour se rétracter, soit en utilisant le formulaire type qu’a dû lui transmettre le professionnel, soit par tout autre moyen lui permettant de prouver qu’il a bien cherché à se rétracter (par courrier recommandé, de préférence). Il dispose ensuite de 14 jours supplémentaires pour retourner à ses frais le produit dans son emballage d’origine. Les vêtements et les appareils peuvent avoir été essayés, mais les CD, DVD, jeux vidéo et logiciels doivent être retournés scellés dans leur emballage d'origine. Les voyages, la nourriture ou encore les objets ayant fait l’objet d’une personnalisation ne peuvent pas non plus être rendus.

Le commerçant a 14 jours à partir du moment où il a été informé de la demande de rétractation pour procéder au remboursement des sommes versées, frais de livraison compris. Toutefois, il est en droit, lorsqu’il s’agit d’un bien, de procéder au remboursement après avoir récupéré le colis ou reçu une preuve d’expédition.

Article non conforme

Le principe change lorsque l'article reçu ne correspond pas à celui qui était commandé ou présente un défaut. Il est alors possible de le rapporter dans le magasin d'achat ou de le retourner au cybermarchand (en respectant scrupuleusement les règles précisées dans les conditions générales de vente) pour qu'il soit réparé ou remplacé par un article équivalent.

Si le délai de retour est dépassé, si vous ne pouvez pas vous procurer la facture ou si, tout simplement, vous n'osez pas avouer que le cadeau ne vous plaît pas, il est toujours possible de le revendre, notamment par le biais d'Internet
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Réveillon : dinde ou chapon ? En tout cas, gare à l’antibiorésistance !
Mais puisque vous vous apprêtez à mettre la dinde au four, arrêtez-vous quelques secondes sur ce geste afin que je vous pose la question, comme à 400 autres consommateurs avant vous : vous êtes-vous lavé les mains immédiatement après avoir préparé ce volatile ?

Si vous répondez ‘Oui’, alors vous serez un bon élève … à moins que vous n’osiez avouer quelque entorse à l’hygiène ! Mais si vous répondez ‘Non’, rassurez-vous car vous ne serez pas seul : 61 % des consommateurs interrogés ont avoué qu’ils posent leurs mains encore sales sur le plan de travail, une poignée de tiroir, ou encore les essuient sur leur torchon ! Mais en faisant ainsi, ils contribuent sans le savoir à disséminer dans l’environnement des germes de résistances aux antibiotiques et à rendre ces précieuses molécules de moins en moins efficaces.

Comme l’a révélé notre test sur une centaine de volailles, plus d’un quart d’entre elles sont en effet porteuses de bactéries dont 61% sont résistantes à un ou plusieurs antibiotiques. Pire, 23 % de ces microbes résistent aux antibiotiques les plus récents.

Que faire alors ? D’abord, s’attaquer à la source : alors que les antibiotiques restent toujours massivement utilisés dans les élevages, l’UFC-Que Choisir demande aux autorités européennes de renforcer drastiquement leurs conditions d’utilisation, notamment en interdisant les traitements préventifs inutiles ou en empêchant que les vétérinaires puissent à la fois prescrire et vendre ces molécules. Quant à vous consommateurs, vous pouvez agir, d’une part en respectant les règles élémentaires d’hygiène dans votre cuisine, mais également en achetant les produits issus d’élevages qui n’utilisent pas d’antibiotiques. Sur ce, je vous souhaite un joyeux et savoureux Noël…
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Société Get Easy: 300 % de rentabilité, 100% de vente pyramidale
Promesse d’enrichissement rapide sans travail, domiciliation exotique (Macao, en Chine), pas d’adresse en France, pas de comptes déposés et des dirigeants déjà inquiétés par la justice brésilienne pour vente pyramidale. Le moins que l’on puisse dire est que la société Get Easy n’a pas tout pour inspirer confiance.

Son modèle économique pour vous « permettre de gagner réellement de l’argent avec une société de marketing de réseau » : vous investissez dans un « pack ». Il y en a de deux sortes. Soit un lot de balises GPS (des traceurs pour véhicules, équipements divers ou animal de compagnie), soit des accès payants à une plateforme de musique en ligne. Vous placez les balises en location auprès de particuliers pour environ 20 € par mois, ou bien vous faites souscrire à ces particuliers un abonnement à la plateforme musicale. Ensuite, vous touchez une part des loyers ou des abonnements. Pour vous enrichir plus vite, l’idéal reste néanmoins d’acheter et de revendre des packs entiers à des particuliers, qui eux-mêmes revendront des packs, dans un grand mouvement d’enrichissement général. Jusqu’à la ruine finale propre à tout système pyramidal.

Les balises proposées par Get Easy (sur la base des maigres informations disponibles sur le site) ont des équivalents à 150 € dans le commerce. Il est impossible que la société trouve chaque mois, comme elle le prétend, des dizaines de milliers de particuliers pour les louer à 20 € mensuels. Sans parler des abonnements payants à une plateforme musicale confidentielle, à l’heure du streaming. Le système ne tient pas la route. Dès que le flux d’argent apporté par les nouvelles recrues se tarit, il s’effondre.

Le directeur du marketing de Get Easy, Pedro Mira Godinho, est connu de la justice au Brésil. Il a participé là-bas au développement d’une société nommée Bbom dont les activités étaient similaires à celle de Get Easy. La justice brésilienne a conclu en septembre 2013 qu’il s’agissait d’un système de vente pyramidale, illégal au Brésil comme presque partout dans le monde. Les avoirs de la société ont été saisis. La Banque du Portugal, équivalent de la Banque de France, a quant à elle lancé une mise en garde contre Get Easy le 14 novembre 2014, cette société ayant des bureaux à Lisbonne et des activités au Portugal. Nous n’avons pas eu de réponse à la demande de précisions laissée sur la page en français du site de Get Easy.
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Sun Water: La justice tranche en faveur des consommateurs
Hélène n’aura pas à rembourser la totalité des 2 400 € que lui avait prêtés la société de crédit Franfinance. Le 27 novembre dernier, la cour d’appel de Nîmes a confirmé le jugement du tribunal d’instance d’Uzès rendu 10 mois plus tôt qui résiliait le crédit qu’elle avait souscrit. Courant 2009, Hélène, comme beaucoup d’autres consommateurs à l’époque, s’était vu proposer par la société Sun Water un adoucisseur d’eau au prix symbolique de 1 €. Mais pour bénéficier de cette offre, elle avait dû accepter de souscrire en parallèle un contrat de maintenance d’une durée de 10 ans pour la modique somme de 2 399 €. Pour financer cet achat, Hélène avait pris un crédit de 2 400 € auprès de la société Franfinance, conseillée par Sun Water. Mais le 18 juin 2012, la société Sun Water est mise en liquidation judiciaire et depuis, l’entretien n’est plus assuré. Logiquement, Hélène a demandé à Franfinance de cesser les prélèvements, ce que la société de crédit a refusé au prétexte que le crédit était lié à l’achat de l’adoucisseur, ce qu’Hélène contestait.

Hélène a gagné son procès en première instance, mais Franfinance a fait appel de la décision. La cour d’appel a de nouveau donné raison à la consommatrice en s’appuyant sur le fait que la facture remise à Hélène au moment de la souscription prouvait bien que les 2 399 € qu’elle avait à verser correspondaient à un « Pack 10 ans » portant sur la maintenance du matériel, et non sur l’adoucisseur lui-même. Le crédit accordé par Franfinance ne pouvait donc être considéré que comme un crédit affecté à une prestation de service à exécution successive (art. L. 311-20 du code de la consommation). Hélène était donc en droit de mettre fin aux paiements dès lors que la prestation n’était plus assurée.

Depuis plusieurs mois, les décisions de justice de ce genre, favorables aux consommateurs, se succèdent. Les magistrats de Carcassonne ou d’Avignon, entre autres, ont aussi ordonné la résiliation du contrat qui liait un consommateur lésé à Franfinance ou Financo, les deux sociétés de crédit avec lesquelles travaillait Sun Water. Même si chaque cas est différent, l’espoir peut renaître pour les autres victimes qui n’ont pas encore réussi à obtenir gain de cause. Celles-ci peuvent aussi trouver de l’aide auprès de l’association locale de l’UFC-Que Choisir la plus proche de chez elles.
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Acrylamide: Un contaminant trop présent dans nos assiettes ?
Chaque jour apporte son lot de molécules toxiques détectées dans notre alimentation. Aujourd’hui c’est au tour de l’acrylamide, une substance potentiellement cancérogène pour l’homme, de se retrouver sur la sellette à la suite de la dernière enquête de la DGCCRF. Ce composé chimique, qui se cache dans de nombreuses denrées alimentaires (frites, chips, biscuits, pain, café, céréales pour petit déjeuner…) n’est pas présent à l’état naturel, dans les produits bruts. Mais il n’est pas non plus un additif alimentaire. Il se forme lors de la cuisson d’aliments riches en amidon ou en sucres quand ils sont portés à une température supérieure à 120 °C. Seules les cuissons au four, en friture ou au gril entraînent la formation d’acrylamide, contrairement aux cuissons à l’eau ou au four à micro-ondes qui en sont exemptes. Son apparition est liée au brunissement des aliments, associé à des goûts et des arômes agréables (pain grillé, viennoiseries…).

Identifié de longue date comme un composant dangereux pour la santé, notamment dans la fumée de cigarette, ce n’est pourtant qu’en 2002 qu’un rapport suédois a révélé la présence de grandes quantités d’acrylamide dans divers produits alimentaires courants, suscitant une vive inquiétude dans de nombreux pays. La Commission européenne a aussitôt mis en place des plans de surveillance et incité les industriels à prendre des mesures pour réduire les teneurs en acrylamide dans leurs produits. Toutefois, compte tenu des incertitudes scientifiques sur les dangers potentiels liés à cette exposition via l’alimentation, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas jugé nécessaire de fixer des teneurs maximales réglementaires mais seulement des valeurs indicatives pour chaque catégorie d’aliments : par exemple 50 µg/kg dans les aliments à base de céréales pour bébés ou 1 000 µg/kg pour les chips. Basées uniquement sur le volontariat, ces mesures semblaient jusqu’ici avoir porté leurs fruits. Pour preuve, les analyses que nous avions réalisées l’an dernier sur 74 produits n’avaient mis en évidence qu’un seul dépassement. Toutefois, les résultats de la dernière enquête de la DGCCRF montrent qu’il existe encore de nombreux mauvais élèves. Sur les 174 échantillons prélevés dans les 145 entreprises contrôlées, 10 échantillons présentaient une valeur supérieure aux valeurs indicatives. Les industriels ont pourtant à leur disposition des moyens techniques pour éviter la formation d’acrylamide, même dans les aliments les plus susceptibles d’en contenir (par exemple pour les frites, sélection des variétés de pommes de terre, diminution des températures de cuisson…). Encore faut-il avoir la volonté de les mettre en œuvre. Tant que l’application de bonnes pratiques sera laissée à l’appréciation des entreprises, les petits arrangements avec les valeurs repères risquent fort de perdurer. Seule lueur d’espoir pour les consommateurs : l’EFSA devrait rendre publique en 2015 sa nouvelle évaluation des risques liés à la présence d’acrylamide dans l’alimentation en Europe et décider la mise en place de mesures de gestion à long terme.

Quelques conseils pour minimiser les risques

- Éviter de chauffer de façon excessive les denrées alimentaires pouvant former de l’acrylamide (par exemple les toasts ou les biscuits) et ne pas consommer les parties brûlées ;
- Pour les frites, utiliser des pommes de terre de gros calibre (plus les pommes de terre sont grosses moins elles contiennent d’acrylamide) et faire tremper les frites découpées dans de l’eau chaude pendant 10 minutes et les sécher avant de les cuire ;
- Limiter la température de cuisson à 160-170 °C au lieu de 180 °C ;
- Privilégier une alimentation diversifiée, sans abuser des aliments frits et faisant la part belle aux fruits et légumes crus ou cuits.


Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Financement participatif: Quand l’investissement tourne court
Le crowdfunding (financement par des particuliers, via Internet, de projets les plus divers) est en plein essor. 66 millions d’euros ont été investis au premier semestre 2014, contre 33 millions au premier semestre 2013. À tel point que le législateur a estimé nécessaire de réglementer cette nouvelle activité. Mais cela ne rend pas vraiment, pour l’heure, les opérations moins risquées.

Risqué par nature

Unilend est l’une des principales plateformes de prêts des particuliers aux petites entreprises, plus de 6 millions d’euros ont déjà été empruntés via cet opérateur de crowdfunding. Le 8 décembre 2014, le site annonce la mise en redressement judiciaire de la société Smok-It qui a emprunté 75 000 € auprès de 300 internautes. Le projet entendait commercialiser des cigarettes électroniques en grande surface. Pour autant, un spécialiste du secteur estime qu’il est difficile de mettre en cause, dans l’état actuel des faits, la responsabilité de la plateforme Unilend. Selon lui, « le projet n’était globalement pas incohérent ; la société présentait notamment en 2012, un chiffre d’affaires d’un millions d’euros, selon le registre du commerce et des sociétés ». Smok-It est d’ailleurs loin d’être la première société financée par le crowdfunding à disparaître. Car contrairement à certains chiffres un peu trop rassurants, le taux de défaillance des PME sur les cinq premières années de leur vie tourne plutôt autour de 25 % que de 1 à 2 % !

Précautions indispensables

La réglementation récente du crowdfunding a pour but d’éliminer au maximum le développement d’acteurs peu sérieux et de pratiques trompeuses. Elle n’enlève cependant pas le caractère risqué du financement de PME. Il faut donc toujours se montrer très prudent. C’est-à-dire, pour commencer, n’investir que l’argent dont on n’a pas besoin. Il faudra ensuite veiller à diversifier ses placements. Dernier point, le plus délicat : bien choisir la plateforme. En effet, toutes n’effectuent pas un travail d’analyse et de sélection aussi pointu. Certaines, pour faire du chiffre, se montrent beaucoup moins sélectives que d’autres. Or l’Autorité des marchés financiers (AMF) n’estime pas dans ses missions de contrôler ces choix. L’idée d’un label fait ainsi son chemin dans le milieu. Le premier site à en proposer un aujourd’hui est l’association Love Money. Une charte éthique définit les principaux points à respecter : « veiller au traitement égalitaire des épargnants, confier le registre des actionnaires à des spécialistes indépendants des entreprises, renforcer la liquidité des actions avec la mise en place d’un "carnet d’annonces d’achats et de ventes d’actions", organiser une "banque d’informations économiques et financières" à destination des épargnants… » L’initiative gagnerait peut-être à s’étendre.
Que Choisir en Ligne
Élisa Oudin


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Bûches de Noël: De l’industriel en vitrine !
Diffusée ce soir sur France 5 dans le cadre de l’émission « Les Docs du dimanche » (20 h 50), l’enquête sur les bûches de Noël, à laquelle Que Choisir a participé, va provoquer quelques désillusions chez de nombreux téléspectateurs.

Beaucoup de consommateurs pensent en effet que les traditionnelles bûches, l’un des produits phares des fêtes de fin d’année, vendues dans les boulangeries-pâtisseries sont « faites maison ». Erreur ! Dans la grande majorité des cas, elles ont été fabriquées par des industriels et livrées surgelées en magasin. Le boulanger pouvant néanmoins apporter sa touche personnelle en y plaçant sur le dessus des décorations en plastique (père Noël, sapins…), des feuilles en chocolat ou encore des petits macarons. Il peut aussi y déposer une petite étiquette avec le nom de son magasin, ce qui plaide pour une fabrication maison.

Le phénomène n’est pas propre à la bûche. Comme l’avait révélé une enquête remarquée de Que Choisir publiée il y a deux ans, de nombreux boulangers achètent leurs viennoiseries et gâteaux auprès d’industriels comme Coup de pates, Four à idée… Certains se fournissant même chez Métro.

Certes, vendre des bûches industrielles n’est pas illégal en soi. Pour pouvoir appeler son commerce « Boulangerie », la loi exige que le pain soit fabriqué sur place, sans recours à un ingrédient surgelé. Rien de tel n’est imposé pour les pâtisseries et les viennoiseries. En revanche, un artisan qui affiche que ses bûches sont faites maison alors que ce n’est pas vrai, serait en faute (publicité trompeuse). Il est également tenu d’indiquer par un logo (igloo ou pingouin, sur la vitrine) s’il met en rayon des produits décongelés (information importante pour le consommateur car ils ne doivent pas être recongelés). En pratique, bien peu d’artisans le signalent.

Évidemment, il existe encore des boulangers et pâtissiers qui fabriquent eux-mêmes leurs bûches (le bouche-à-oreille étant la meilleure publicité pour ces derniers). De fait, comment distinguer celles-ci de leurs homologues industrielles qui, au demeurant, peuvent être de qualité ? Difficile de répondre à la question.
Des bûches industrielles plus vraies que nature

Un coup d’œil sur les différents catalogues que nous avons recueillis montrent que l’industrie présente une gamme très étendue de bûches… dont certaines ont effectivement tout l’air d’avoir été « faites maison ». Si dans sa boutique les gammes sont variées et que pour chacune d’entre elles, les bûches sont proposées en quantité… industrielle, il y a dès lors de fortes probabilités qu’elles sortent d’une usine. On peut également faire le tour des boulangeries de son quartier. Et peut-être trouvera-t-on régulièrement les mêmes « modèles » de bûches. Ce qui, là encore, laisse à penser qu’elles sont d’origine industrielle. Bien sûr, il est possible de poser franchement la question au boulanger. Mais, pour des raisons commerciales, il aura en général du mal à reconnaître qu’elles viennent de l’extérieur !

La difficulté à trouver des pâtissiers, les charges de personnels et des règles d’hygiène toujours plus contraignantes, sont les raisons les plus fréquemment évoquées pour expliquer le recours à l’industriel. Avec ces produits, le boulanger regarde aussi à sa marge ! Par exemple, sur catalogue, la bûche individuelle est vendue de 1,50 à 2 € HT (et avant négociation). En vitrine, elle se retrouvera souvent avec un prix public variant de 3 à 4,50 €.


Bûches crème au beurre du catalogue Coup de pates
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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