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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Désodorisants et sprays assainissants À pulvériser… dehors
Qu’ils soient vendus en hypermarché, en pharmacie, en magasin bio ou en parapharmacie, les produits censés purifier l’air ou chasser les mauvaises odeurs nous font en réalité respirer des polluants à plein nez.

Les fabricants ne s’en vantent évidemment pas dans leurs publicités, ils préfèrent nous promettre un air plus pur ou un logement débarrassé de ses mauvaises odeurs.

Et pourtant, ils ne peuvent pas ignorer que leurs désodorisants d’intérieur et leurs sprays assainissants émettent des polluants. Les précautions d’emploi et les conseils d’utilisation qu’ils font figurer au dos des emballages ne laissent pas place au doute (voir exemples ci-dessous). Certes, les mises en garde y sont imprimées discrètement en petits caractères, mais tout est dit, et c’est très instructif. On y trouve en général les recommandations suivantes :

« Ne pas respirer les aérosols » ou « Ne pas respirer les vapeurs » ;
« Utiliser seulement dans des zones bien ventilées » ;
« Bien ventiler après usage »…

Autant de mentions qui sonnent comme un aveu. Les fabricants recommandent « des zones bien ventilées », autrement dit d’utiliser leurs produits fenêtres grandes ouvertes ou dehors. Leurs mises en garde sont plus une invitation à s’en débarrasser qu’à les pulvériser chez soi.

Au vu des résultats d’émissions enregistrés en laboratoire, ce n’est pas Que Choisir qui les contredira !

Les précautions d’emploi sur l’étiquetage des produits Air Wick et Phytosun


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Élisabeth Chesnais


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Loi santé: Faciliter l’accès aux soins?
À chaque ministre de la Santé sa loi. C’est devenu un passage obligé, et Marisol Touraine ne déroge pas à la règle. La sienne sera soumise et débattue au Parlement au début de l’année 2015. Tabagisme, étiquetage nutritionnel (voir ci-dessous), alcoolisme chez les jeunes, action de groupe en santé : le menu est costaud. Quelques mesures sont destinées à faciliter l’accès aux soins. Parmi elles, le tiers payant généralisé chez le médecin. Les patients n’auraient plus à avancer le prix de la consultation, sur le modèle de ce qui se fait déjà pour les bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle).

Sur le papier, voilà qui semble être une bonne idée. À ceci près que la franchise de 1 € s’appliquera toujours. Et que tous les patients ne se verront pas appliquer le tiers payant sur l’intégralité de la consultation. Pour cela, il faut en effet avoir une complémentaire santé prenant en charge la part que ne rembourse pas l’Assurance maladie. Or, ce n’est pas le cas de tout le monde. Certes, elle est désormais obligatoire pour les salariés, et les plus fragiles en ont une via la CMU. Mais une frange non négligeable de la population, trop « riche » pour avoir la CMU mais trop pauvre pour se payer une mutuelle, devra tout de même avancer une partie de la consultation. En France, ceux qui renoncent le plus à la complémentaire santé sont les jeunes et les personnes âgées, en dépit de l’aide à la complémentaire santé, une subvention précisément destinée à amortir son coût.

Autre mesure en perspective, la mise en place du médecin traitant pour les enfants de moins de 16 ans. La réforme de 2004 avait dispensé les parents d’en choisir un pour leur progéniture. Objectif : faciliter le suivi des enfants de familles modestes. Mais si c’est voté en l’état, il s’agira d’une incitation, non d’une obligation.

Enfin, un numéro national unique serait mis en place pour contacter un médecin de garde en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux. Une initiative louable, qui aura peut-être aussi le mérite de libérer les lignes du 15.


L’étiquetage nutritionnel simplifié

Grosse déception à l’annonce des dispositions concernant l’étiquetage nutritionnel simplifié. Le gouvernement introduit dans le projet de loi le principe d’une information nutritionnelle « synthétique, simple et accessible par tous » mais sans préciser s’il s’agit du système à cinq couleurs soutenu par l’UFC-Que Choisir. Par ailleurs, seules les entreprises qui le souhaitent feront figurer les logos sur leurs produits. On peut supposer que les industriels tenteront d’imposer leur propre étiquetage, l’Association nationale des industries alimentaires ayant fustigé dans un communiqué « l’approche simpliste de l’alimentation » faite de « mesures stigmatisantes » du système à cinq couleurs. Pensez, certains produits bourrés de gras et/ou de sucre et /ou de sel écoperaient d’un logo rouge, signe qu’il ne faut pas en abuser ! L’absence de logo rouge est d’ailleurs un des reproches qu’adressent à l’étiquetage mis en place par Carrefour un grand nombre de scientifiques, société savantes et représentants associatifs au nombre desquels Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, dans une pétition publiée lundi. L’enseigne vient de mettre en place son propre étiquetage, « indéfendable sur le plan scientifique », soulignent les signataires. Même si Carrefour a promis de tenir compte des critiques, l’avenir de son étiquetage est incertain, car bien que le futur système officiel soit facultatif, ce sera celui-là ou rien. L’information nutritionnelle est déjà suffisamment confuse pour qu’on n’en rajoute pas.
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Anne-Sophie Stamane


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Arnaque au phishing: Par téléphone aussi
On a souvent tendance à croire que le phishing (hameçonnage) se propage exclusivement sur Internet par l’envoi de courriels. Or, les escrocs n’hésitent pas à utiliser d’autres moyens pour récupérer des données bancaires, notamment le téléphone. Dans son édition du week-end, le journal Le Parisien raconte la mésaventure d’un habitant de Puteaux, dans les Hauts-de-Seine. Alors que celui-ci se trouvait à son domicile, il a reçu un étrange appel. À l’autre bout du fil, une voix automatique, qui disait appeler au nom du service client d’EDF, lui réclamait la somme de 66,22 € correspondant à la dernière facture qu’il n’avait pas payée. Pour régler sa dette, il lui suffisait de fournir les données figurant sur sa carte bancaire. Un œil sur son compte client en ligne lui a permis de déjouer le piège. Non seulement le montant réclamé ne correspondait pas à sa dernière facture, mais en plus, rien, sur le site, ne laissait penser qu’EDF avait constaté le moindre défaut de paiement. Mais pour une victime qui a eu le bon réflexe, combien d’autres ont fourni leurs coordonnées ?

Particulièrement visée par les tentatives de phishing, EDF tente d’alerter ses clients sur ce type d’arnaque, rappelant que jamais elle ne leur demande de fournir leurs coordonnées bancaires, que ce soit par courriel ou par téléphone. Les règlements à distance sont effectués généralement par Internet, via un espace sécurisé accessible depuis le site Edf.fr. Quant au paiement par téléphone, il reste marginal et effectué uniquement lorsque le client est à l’initiative de l’appel.

EDF n’est pas la seule entreprise à mettre en garde ses clients contre les tentatives de phishing par téléphone. Sur son site Internet, Carrefour banque prévient elle aussi ses clients du fait que des individus se font passer pour des conseillers de son service client, de son service recouvrement voire de son service des fraudes pour tenter, sous prétexte de mettre à jour leur fichier ou de régler un problème d’impayé, de soutirer les coordonnées bancaires ou les identifiants de leurs interlocuteurs. Certains vont même jusqu’à demander de leur transmettre un code à usage unique reçu par SMS, une série de chiffres indispensable pour autoriser certaines opérations bancaires. La Caisse d’allocations familiales n’est pas en reste. Elle aussi met en garde ses allocataires contre les appels téléphoniques et les SMS frauduleux. Et ce ne sont certainement pas les seules. En cas de doute, mieux vaut mettre fin à la conversation et appeler soi-même le service client concerné.
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Cyril Brosset


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Trading en ligne: Neuf particuliers sur dix perdent de l’argent
Les chiffres publiés lundi 13 octobre par l’Autorité des marchés financiers (AMF) sont d’autant plus intéressants que les études sur les résultats réels du trading en ligne sont quasiment introuvables. Les publicités promettant un enrichissement rapide pullulent au contraire sur le Web, qu’elles parlent du Forex (pour FOReign EXchange) ou des produits dérivés (Contract for Difference, ou CFD, options binaires…). On s’en doutait mais c’est maintenant une certitude, ces promesses sont mensongères.

L’Autorité a interrogé environ 15 000 clients de sociétés agréées sur leurs résultats des quatre dernières années. Exactement 13 224 (89 %) disaient avoir perdu de l’argent entre 2009 et 2012, avec une perte moyenne de 10 900 €, ce qui est tout à fait considérable et des pertes totales s’élevant à 175 millions d’euros. 1 575 clients seulement revendiquaient des gains pour un total de 13,8 millions d’euros, soit 8 700 € en moyenne. Par le jeu des investissements à effet de levier, beaucoup de consommateurs ont perdu davantage que ce qu’ils avaient misé. De ce point de vue, le poker en ligne est nettement moins délétère que le Forex, puisqu’au poker, les pertes ne peuvent excéder la mise !

L’étude, soulignent les auteurs, met par ailleurs en lumière « le peu d’apprentissage dans le temps des investisseurs particuliers », puisque « les traders les plus actifs et réguliers voient leurs pertes se creuser » ! En d’autres termes, tout porte à croire que les gains des traders sont très souvent liés à la chance, par nature aléatoire. Les opérateurs de salles de marché prennent des décisions d’investissement selon des processus très encadrés, qui ne laissent guère de place à l’intuition et aux « bons tuyaux ». Laisser croire aux boursicoteurs du dimanche qu’ils peuvent jouer dans la même catégorie n’est pas responsable.

Le grand gagnant : l’opérateur !

L’enquête de l’AMF porte seulement sur les opérateurs agréés, qui sont a priori les plus sérieux. Quelle peut bien être la proportion de gagnants dans la clientèle des non-agréés ? Mystère. Y’en a-t-il seulement ? Depuis leur domiciliation exotique (Chypre, Malte, Russie, Israël), ces derniers racontent souvent n’importe quoi pour recruter des clients. Certains d’entre eux s’autorisent à spéculer contre eux. Quand les clients perdent, c’est l’opérateur qui gagne. Et c’est l’opérateur qui décrète que la position du client était perdante, sans que ce dernier puisse le vérifier.

L’AMF a saisi la justice pour que soient bloqués les accès à des sites non agréés. Le 15 septembre 2014, le tribunal de grande instance de Paris a accédé à sa demande. C’était une première. L’AMF vient par ailleurs de lancer une campagne de mise en garde sur Internet contre les promesses extravagantes des marchands de rêve du Forex. À défaut de disparaître, ils auront un peu plus de mal à élargir leur champ d’action.
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Erwan Seznec


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Bourse en ligne: Un particulier et une plateforme sanctionnés
Les faits remontent à 2010. Jean-Marie Puccio, client du site de bourse en ligne Bourse Direct, est un trader particulier hyperactif. Il passe des ordres de vente et d’achat tous les jours, mais sur un mode un peu spécial. Il cible des entreprises à petites capitalisations, dont il achète et revend les titres dans la même journée.

Ce qui déclenche ses premiers achats est, en général, un léger mouvement de hausse du titre. Immédiatement après, le trader passe une nouvelle série d’ordres d’achat, à un prix délibérément très élevé, afin d’entretenir la hausse. Subtile nuance, il s’agit d’ordres dits « passifs ». Ils ne sont pas exécutés immédiatement, mais le fait qu’ils existent fait croire à une très forte demande pour le titre, qui progresse fortement. C’est une envolée éphémère, mais elle suffit à Jean-Marie Puccio, qui revend ses actions au bout de quelques heures et empoche son bénéfice. Il a renouvelé cette manœuvre plus de 200 fois sur trente valeurs différentes.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a trouvé les faits suffisamment graves (manipulation de cours et publication de fausses informations sur des forums) pour lui infliger 75 000 € d’amende. Elle a été encore plus sévère avec la société Bourse Direct, dont la vigilance a été gravement mise en défaut : 250 000 € d’amende. L’AMF relève que « malgré la demande par son responsable du contrôle interne d’un renforcement des moyens humains en 2009 et des moyens techniques d’analyse en 2010, ceux-ci n’avaient été obtenus, dans un cas comme dans l’autre, que près de deux ans et demi après ». En termes moins techniques, Bourse Direct a laissé faire.

Accessoirement, Jean-Marie Puccio intervenait aussi sur les forums pour inciter les autres particuliers traders à acheter les titres qu’il voulait voir monter. L’AMF, curieusement, ne lui en tient pas rigueur. Sa Commission des sanctions considère qu’en donnant « des avis sur certaines valeurs sans informer les éventuels lecteurs des positions qu’il détenait […], M. Puccio avait diffusé de fausses informations », sans que cela soit « suffisant pour qualifier un deuxième manquement de manipulation de cours ». La décision a quand même le mérite de rappeler cette évidence : les forums de boursicoteurs sont un café du Commerce géant, où il est difficile de trier les points de vue objectifs des avis biaisés et intéressés.
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Erwan Seznec


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Thons en conserve: Les ravages d’une pêche non durable
« Que cache votre boîte de thon » En posant cette question, Greenpeace entend alerter l’opinion sur les pratiques destructrices de la pêche industrielle des thonidés dans les mers chaudes. Loin des campagnes précédentes qui ciblaient la surpêche du thon rouge, certes reconnu comme le roi des thons, mais qui reste une denrée élitiste en raison de son prix, l’ONG se focalise cette fois sur les espèces bon marché qui remplissent les boîtes. Car si l’état des stocks de thons rouges en Méditerranée semble aujourd’hui en nette amélioration, suite à des plans de gestion drastiques, c’est la situation de leurs cousins tropicaux, l’albacore (ou thon jaune), le listao (bonite) et le patudo (thon obèse) qui devient plus préoccupante. Afin de faire un état des lieux, Greenpeace a envoyé un questionnaire aux dix premières marques de thon qui représentent à elles seules plus de 75 % des ventes en France. Les questions portaient sur plusieurs critères, tels que les espèces de thons pêchées, les techniques de pêche utilisées, ou encore les mesures prises pour éviter le recours à la pêche illégale… Résultat : sur les neuf entreprises qui ont répondu, seules deux d’entre elles, Phare d’Eckmühl et Système U, figurent parmi les bons élèves. « Elles s’approvisionnent en majorité ou en totalité grâce à une méthode de pêche sélective, la canne ou la ligne de traîne, et utilisent des thons provenant de stocks qui sont en bon état, comme le thon listao », estime Greenpeace dans un communiqué. Carton rouge, en revanche, pour les plus grandes marques (Carrefour, Auchan, Intermarché, Connétable, Saupiquet, Petit Navire, Casino) dont « l’approvisionnement repose essentiellement sur une pratique de pêche destructrice », utilisant « des dispositifs de concentration de pêche ou DCP», déplore Greenpeace. En effet, ces radeaux-appâts attirent les poissons ainsi qu’une foule d’animaux marins. Les thoniers industriels viennent ensuite déployer leurs filets autour des DCP et ramassent tout ce qui s’y trouve, les thons adultes qui constituent leur cible mais aussi tout le reste : les thons juvéniles, les tortues de mer, ou les requins qui gravitent dans les environs. Autant de victimes collatérales qui meurent inutilement, alors qu’elles sont essentielles à la santé des océans. Les professionnels de la pêche au thon commencent eux-mêmes à s’inquiéter de la multiplication incontrôlée de ces engins depuis les années 1990. Car les DCP ne permettent pas de faire le tri entre les thons capturés. « Beaucoup n’ont pas encore atteint l’âge de la reproduction. Là c’est le socle même de la ressource que l’on attaque », s’alarmait Yvon Riva, le président d’Orthongel, l’organisation française des producteurs de thon congelé et surgelé, dans le journal Les échos du 7 octobre dernier. Depuis deux ans, ces armements ont d’ailleurs décidé de donner l’exemple en s’autolimitant à 200 DCP par bateau, « là où les autres flottilles en utilisent parfois plus de 1 000 », précisent-ils, visant, sans les nommer, leurs concurrents espagnols. Mais ces derniers sont d’autant moins enclins à réduire le nombre de ces engins qu’ils ont fortement investi dans des bateaux-usines de très grande taille (115 mètres).

Faute de pouvoir les interdire, Greenpeace demande aux marques françaises d’arrêter de s’approvisionner en thon pêché avec des DCP. « Nous ne demandons pas l’impossible. Certaines entreprises françaises pratiquent déjà la pêche à la senne sans DCP pour le thon albacore. C’est également le cas dans d’autres pays, comme au Royaume-Uni ou en Italie, où les marques John West et Mareblu se sont engagées à vendre 100 % de thon pêché à la canne ou sans DCP d’ici 2016 ». Sauf que Greenpeace oublie de préciser l’impact non négligeable de ces techniques de pêche moins intensives sur le prix des produits. Par exemple, le prix du thon albacore au naturel de la marque Phare d’Eckmühl, la mieux notée par Greenpeace, atteint 26,25 €/kg contre 16,24 €/kg pour Petit Navire, classé sévèrement par l’ONG. Le thon en boîte, source de protéines de bonne qualité pour les ménages les plus modestes, est-il condamné à devenir un produit de luxe ? C’est ce qui risque d’advenir si l’on ne gèle pas rapidement le nombre de DCP utilisés par les navires jusqu’à ce que leur impact sur la ressource ait été évalué par les comités scientifiques des organisations régionales de la pêche.
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Florence Humbert


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Tarif réglementé du gaz: Matraquage publicitaire en vue
Il y a quelques semaines, l’Autorité de la concurrence sommait GDF Suez d’ouvrir son fichier de clients abonnés au gaz en tarif réglementé à tous ses concurrents, les fournisseurs alternatifs. Cette décision, qui vient d’être confirmée par la cour d’appel de Paris, fait suite à la plainte déposée par Direct Énergie, qui dénonçait l’abus de position dominante du groupe gazier ainsi que des pratiques contraires aux règles de la concurrence.

L’Autorité de la concurrence a jugé la situation suffisamment grave pour imposer à GDF Suez de fournir, à ses frais, le fichier des clients bénéficiant du tarif réglementé à tous les fournisseurs alternatifs de gaz qui lui en feront la demande, et ce au plus tard le 15 décembre. Les données à transmettre sont détaillées : il s’agit des montants de consommation de gaz, du nom et des prénoms du client, de son adresse de facturation, et de consommation si elle est différente, ainsi que de son numéro de téléphone fixe.

Comme depuis la communication de la décision de l’Autorité de la concurrence, l’UFC-Que Choisir continue à mettre en garde les consommateurs concernés. Les quelque 8 millions d’usagers du gaz encore en tarif réglementé risquent en effet de subir un matraquage publicitaire et un démarchage téléphonique agressifs de la part des opérateurs alternatifs (Alterna, Antargaz, Direct Énergie, EDF, Eni et Lampiris) à partir du 15 décembre.
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Élisabeth Chesnais


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Fraude à la carte bancaire: Le Crédit mutuel Nord Europe refuse de rembourser ses clients
Quelle mouche a donc bien pu piquer les dirigeants de l’une des quinze caisses du Crédit mutuel, celle du Nord Europe précisément. Plusieurs agences locales de cette caisse refusent de recréditer les comptes de clients ayant dénoncé des paiements frauduleux sur Internet. Dans leur immense majorité, les réseaux bancaires de l’Hexagone s’acquittent de cette obligation (parfois en traînant un peu les pieds, il est vrai). Mais l’opposition semble de principe avec le Crédit mutuel Nord Europe. La direction de cette caisse argue du fait que les clients n’ont pas rapporté la preuve de leur vigilance pour justifier le refus de remboursement. Le code monétaire et financier (article L 133-19) dispose pourtant que la responsabilité du payeur n'est pas engagée si l'opération de paiement non autorisée a été effectuée en détournant, à l'insu du payeur, l'instrument de paiement ou les données qui lui sont liées . Le payeur supporte toutes les pertes occasionnées par des opérations de paiement non autorisées si ces pertes résultent d'un agissement frauduleux de sa part ou s'il n'a pas satisfait intentionnellement ou par négligence grave aux obligations mentionnées aux articles L 133-16 et L 133-17. L’article L 133-18 précise même qu’en cas d'opération de paiement non autorisée signalée par l'utilisateur dans les conditions prévues à l'article L 133-24, le prestataire de services de paiement du payeur rembourse immédiatement au payeur le montant de l'opération non autorisée. Par ailleurs, la Cour de cassation a bien rappelé qu’il incombe à la banque de rapporter la preuve de la négligence du client (arrêt de la chambre commerciale de la Cour de cassation du 28 mars 2008).

Préjudices importants

Non seulement les sommes frauduleusement prélevées n’ont pas été remboursées par les agences du Crédit mutuel mais, selon plusieurs clients, la banque prélèverait parfois des agios lorsque le compte piraté se retrouve en découvert (d’autres clients en seraient exonérés)… ainsi que de coûteuses commissions d’intervention. Le montant de certaines commissions dépasserait ainsi les plafonds de 8 € par opération et 80 € par mois imposés par la loi de régulation des banques. Plusieurs victimes se sont ainsi retrouvées dans des situations financières très délicates, le détournement étant équivalent au montant de leur salaire, sans leur laisser de reste à vivre. Solution alors proposée par certaines agences du Crédit mutuel Nord Europe : souscrire un prêt à la consommation pour couvrir le découvert. Un comble pour certains foyers qui parviennent déjà difficilement à boucler leur budget. Pour l’heure, nous sommes dans l’attente de la réponse du siège du Crédit mutuel-CIC que nous avons sollicité.

L’ACPR s’en lave les mains

À quoi sert exactement l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution des banques (ACPR) si elle n’estime pas de son rôle de rappeler l’application des règles de droit aux établissements qu’elle surveille. La question mérite d’être posée à la lecture de la réponse de l’Autorité, sollicitée par un client victime de paiements frauduleux. "En cas de litige individuel avec un établissement assujetti à son contrôle, l’ACPR n’a pas vocation à intervenir lorsque les tribunaux en ont été saisis", peut-on lire sur le courrier. D'autant qu'en l’espèce, les tribunaux n’avaient même pas encore été saisis ; le client avait seulement déposé une plainte auprès du Parquet…


Que Choisir en Ligne
Élisa Oudin


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Elections de locataires HLM
Les listes de candidats sont obligatoirement présentées par des associations œuvrant dans le domaine du logement conformément aux dispositions de l'article L421-9 du CCH. *
L’UFC Que Choisir de l’Ardèche a l’ambition de présenter des candidats. Pour cela, elle fait appel à ses adhérents et sympathisants afin de constituer ses listes de candidats.
Les candidats devront être locataire d’un local à usage d’habitation d’Adis ou de Vivarais Habitat, être âgé de 18 ans au minimum, ne pas tomber sous le coup des dispositions de l’article R 423-12, être à jour de ses loyers ou produire la Décision de justice octroyant les délais de paiement de loyer ou des charges.
Si vous ou votre entourage (voisins, amis…) êtes intéressé pour vous présenter en tant qu’administrateur, administratrice ou tout simplement pour obtenir des informations sur ces élections, alors n’hésitez pas à prendre contact avec nous le plus rapidement possible (Tel : 04 75 39 20 44).

* Article L 421-9 Les représentants des locataires au conseil d'administration de l'office sont élus sur des listes de candidats présentées par des associations œuvrant dans le domaine du logement. Ces associations doivent être indépendantes de tout parti politique ou organisation à caractère philosophique, confessionnel, ethnique ou racial et ne pas poursuivre des intérêts collectifs qui seraient en contradiction avec les objectifs du logement social fixés par le code de la construction et de l'habitation, et notamment par les articles L. 411 et L. 441 , ou du droit à la ville défini par la loi n° 91-662 du 13 juillet 1991 d'orientation pour la ville.

Que Choisir-Ardeche


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Fraude à la carte bancaire: Les banques ne jouent pas toujours le jeu
Dans cette affaire mise en lumière par le Journal du Dimanche, les banques connaissaient l’existence de certaines arnaques pratiquées par des escrocs. Ces derniers volaient des cartes et repéraient les codes confidentiels. Les victimes étaient le plus souvent des personnes âgées qui retiraient de l’argent au distributeur. Les délinquants utilisaient ensuite les cartes dans des bureaux de tabac pour parier sur des jeux à gain prévisible. Ils engrangeaient ainsi de petits bénéfices. Multipliés, ces petits gains ont fini par représenter des sommes rondelettes.

Or, c’est notamment une faille du dispositif de sécurité des cartes bancaires qui a permis l’arnaque. Lors d’un paiement chez un commerçant, une demande d’autorisation est instantanément envoyée à la banque. Il a apparemment suffi aux escrocs de taper un code aléatoire pour « casser » facilement ce système d’autorisation. Au courant, les banques n’auraient, selon le récent jugement de la cour d’appel de Paris, pas adopté de mesures pour mettre fin à ce trafic. Les juges ont ainsi estimé que les banques s’étaient rendues coupables de fautes délictuelles et contractuelles.

Curieusement, l’avocate du cabinet Claude et Sarkozy qui défendait les victimes de ces arnaques et que nous avons cherché à joindre n’a pas souhaité nous répondre… Une conclusion pour l’instant : cette affaire illustre une fois de plus, qu’en matière de sécurité des paiements, mieux vaut ne pas croire les yeux fermés les établissements financiers lorsqu’ils affirment avoir pris toutes les précautions possibles.
Que Choisir en Ligne
Élisa Oudin


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