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Feux de cheminée: Cheminées et pollution en Île-de-France, le point
Tout commence en janvier 2014. La Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) publie un communiqué. Il annonce que les cheminées, sous quelque forme que ce soit, seront totalement interdites dans Paris intra-muros à compter de janvier 2015. Les cheminées à foyers ouverts seront quant à elles prohibées dans 435 communes de l’aire urbaine parisienne à la même date, les inserts restant autorisés. Motif : les feux dégagent des particules fines en masse, dégradant la qualité de l’air. « Le chauffage au bois contribue à hauteur de 23 % aux émissions totales » de particules fines de moins de 10 microns en Île-de-France, soulignait la Driee en janvier 2014, chiffres d’Airparif à l’appui, « soit autant que l’échappement des véhicules routiers ».

Airparif a fourni à la Driee des études extrêmement détaillées. Le problème, que nous avions déjà soulevé il y a un an, est que la Driee, pour justifier son interdiction, a fait de ces études une présentation biaisée.

D’une part, elle a assimilé « combustion de biomasse » et chauffage au bois.
En d’autres termes, les feux de jardin, les feux agricoles, les barbecues, tout a été rangé dans la catégorie « chauffage », au mépris des évidences : comment imaginer que le chauffage au bois dégage des particules fines en juillet et août en Île-de-France ?

En ce qui concerne la circulation, c’est un peu plus subtil. La Driee a parlé des « échappements ». Elle a même précisé qu’une soirée au coin du feu dégageait autant de particules fines qu’un moteur Diesel en 3 500 km. Détail qui a son importance, la Driee parlait d’un moteur parfaitement réglé tournant à régime régulier sur banc d’essai. La réalité du terrain est évidemment différente.

Par ailleurs, la Driee s’est bien gardée de préciser que ses chiffres prennent en compte l’échappement au sens strict du terme. Autrement dit, ils omettent les particules remises en suspension par le véhicule et celles émises par l’abrasion des pneus, des plaquettes de frein, du revêtement, etc.

Biais supplémentaire dans la présentation du dossier : une confusion entretenue entre les « émissions » et les «concentrations ». Ce qui compte, en termes de santé publique, est ce que nous respirons.

Or, que trouve-t-on dans l’air parisien ? En moyenne annuelle, des « concentrations » de 40 % de particules venues de loin, voire de très loin (certaines voyagent sur des centaines de kilomètres). Il y a également 40 % de particules régionales de toute provenance (trafic, carrière, chantier, feux, etc.) et 20 % de particules émises localement, dont une fraction de particules de feux de cheminées. Les « émissions » de feux de bois peuvent être significatives un soir de grand froid, mais leur « concentration » tend vers le zéro une très large partie de l’année. Pour dire qu’elles sont responsables d’autant de particules que la circulation, il faut confondre allègrement bois et biomasse, chauffage et combustion, échappement et circulation (1).

Il faut aussi passer très rapidement sur des réserves méthodologiques, qu’Airparif a l’honnêteté de rappeler dans ses études.

Que Choisir, du reste, recommande clairement de remplacer les cheminées à foyer ouvert par des inserts, des poêles à granulés ou des poêles à bois ! C’est dans l’intérêt des consommateurs. Le rendement est nettement meilleur.

La qualité de l’air est un souci tout à fait légitime, mais la tendance à la dramatisation des pouvoirs publics devient préoccupante. Fin novembre 2014, Airparif a communiqué sur un nouveau chiffre choc : selon des mesures réalisées depuis un ballon par une équipe du CNRS, l’air respiré par les Parisiens pendant un pic de pollution (le 13 décembre 2013) était aussi chargé en particules qu’une pièce de 20 m2 où 8 cigarettes auraient été fumées ! Des chercheurs ont déploré la présentation hâtive de ces résultats. Certes novateurs, ils sont basés sur un seul point de relevé, au parc André-Citroën (XVe arrondissement). La qualité de l’air y a été scrutée pendant 18 mois, mais pendant lesquels le parc a longtemps été en chantier, ce qui a probablement soulevé beaucoup de particules.

En ce qui concerne les feux de cheminées dans l’agglomération parisienne, la situation demeurait incertaine à la date du 10 décembre. Ségolène Royal a clairement manifesté son intention de revenir sur l’arrêté, sans préciser s’il serait annulé ou modifié.



(1) C’est ce qu’a fait le site L’Express dans un article détaillant les « erreurs » de Que Choisir, rédigé sans nous appeler… « Oui, le chauffage au bois pollue bien autant que le trafic routier en Île-de-France ».

En matière de pollution, je vous conseille aussi de visionner la vidéo de la télé belge datant déjà d'un an comparant les émissions actuelles sur les véhicules à essence et diesel
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Gaz et électricité: Chère, la facture unique d’EDF
« Vous ne le savez peut-être pas, mais EDF peut aussi vous fournir le gaz naturel. Une facture unique pour le gaz et l’électricité, et aucune démarche à faire. » Martelée sur les ondes, cette publicité d’EDF a tout pour séduire les 62 % d’usagers qui jugent préférable d’avoir un seul fournisseur pour l’électricité et le gaz, d’après le dernier baromètre annuel du Médiateur national de l’énergie. Sur le plan marketing, c’est bien vu, mais « Que Choisir » a fait les comptes. Faut-il succomber à cette publicité d’EDF ?

Il y a deux façons de recevoir une facture unique pour les deux énergies en étant client d’EDF. Soit en couplant l’électricité au tarif réglementé avec le gaz au prix de marché librement fixé par EDF, soit en quittant le tarif réglementé pour l’électricité et en optant alors pour les deux énergies au prix de marché fixé par EDF.

Nous avons réalisé une simulation en nous basant sur la consommation moyenne d’un ménage en électricité, soit 2 700 kWh par an (hors chauffage), associée à une consommation de gaz de 14 000 kWh/an pour le chauffage.

En optant pour l’association tarif réglementé électricité et contrat gaz, le client paie au total 1 512 € (en zone 2 GRDF), soit un surcoût de +9 % par rapport aux meilleures offres en électricité et en gaz. En optant pour l’électricité et le gaz en prix de marché, il paie 1 537 €. Le surcoût s’élève alors à +10,7 %. Les écarts sont identiques si l’on prend en compte une consommation de gaz plus élevée (20 000 kWh par an).

Rester au tarif réglementé chez EDF pour l’électricité et chez GDF Suez pour le gaz coûte également moins cher que d’opter pour la facture unique chez EDF. Au total, –1,1 % par rapport à la facture unique tarif réglementé électricité et gaz au prix de marché d’EDF, et –2,7 % par rapport à la facture unique pour les deux énergies en prix de marché chez EDF.

Conclusion, il n’y a rien à gagner à la facture unique. Le meilleur moyen d’optimiser ses factures de gaz et d’électricité, c’est de souscrire auprès du fournisseur le moins cher pour chacune des deux énergies. Notre comparateur gaz et électricité vous permet de trouver les fournisseurs de gaz et d’électricité pratiquant les meilleurs tarifs selon vos besoins.
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Élisabeth Chesnais


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Placement financier: Livret Troisième Révolution industrielle
Lentement mais sûrement, l’épargne solidaire poursuit son essor. Les placements qui soutiennent des causes sociales et environnementales (par la réversion d’une fraction de leur encours ou du revenu qu’ils génèrent) pèsent désormais plus de 6 milliards d’euros d’encours (+28 % en 2013) et concernent 1 million d’épargnants. Certes, rapportée au patrimoine financier des ménages, cette forme d’épargne fait toujours figure de goutte d’eau (0,15 %). Mais, chaque année, de nouvelles initiatives voient le jour et ajoutent leur pierre à l’édifice de la finance solidaire.

Le défi de la troisième révolution industrielle

C’est le cas du nouveau livret TRI du Crédit coopératif, une banque atypique qui, depuis plus de 30 ans, propose à ses clients des produits financiers solidaires et de partage (l’an passé, 4,3 millions d’euros de dons ont ainsi été collectés). « L’idée est d’associer les épargnants au financement de projets d’entreprises liés à la troisième révolution industrielle en région Nord-Pas-de-Calais lancée il y a un an par Philippe Vasseur, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Nord de France, en présence de l’un des pères fondateurs du concept de troisième révolution industrielle, l’économiste américain Jeremy Rifkin », précise Jérôme Henry, directeur du marché des particuliers et des produits solidaire du Crédit coopératif.

Un livret pour l’avenir

Le principe du livret TRI, proposé à partir du 22 janvier 2015 dans toutes les agences du Crédit coopératif, est simple. Il s’agit d’un livret bancaire classique, sans frais, ouvert à tous, totalement liquide et garanti, plafonné à 100 000 € de versements, qui sera rémunéré jusqu’à 1 500 € de dépôts à 1,75 %, seuil au-delà duquel le taux annuel tombera à 0,8 %. Ce rendement, fiscalisé et soumis aux prélèvements sociaux, peut certes paraître peu attractif. Mais il signe le parti pris du Crédit coopératif qui n’est pas de promouvoir un super livret souscrit pour son seul taux, mais au contraire de « proposer un outil de placement résolument ancré dans une logique de citoyenneté économique », souligne Jérôme Henry.

Chaque année, le Crédit coopératif comptabilisera le montant d’épargne collectée avec son livret TRI et en redistribuera 75 % sous forme de prêts dédiés aux entreprises impliquées dans la troisième révolution industrielle du Nord-Pas-de-Calais. Les dirigeants pourront présenter leurs projets dans l’une des agences régionales du Crédit coopératif et s’il correspond aux critères de la TRI, un financement à taux bonifié d’un minimum de 12 000 € sera déclenché

Épargne participative

Quant aux épargnants, ils ne seront pas cantonnés à un rôle de financeur passif. « Nous éditerons pour chaque exercice un document traçant l’utilisation des sommes collectées, et nous organiserons un rendez-vous annuel entre les entrepreneurs financés par le livret et nos clients du Nord-Pas-de-Calais, qui constituent bien sûr notre cœur de cible. Et c’est bien plus qu’une rencontre : nous proposerons à ces derniers un droit de suggestion sur les prêts financés par leur épargne », précise Jérôme Henry. Ciblant pour son livret TRI un solde moyen d’encours situé entre 5 000 et 10 000 €, le Crédit coopératif a, par cette nouvelle offre, l’ambition de donner une dimension encore plus participative à l’épargne solidaire.
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Laurence Delain-David


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Tarif réglementé du gaz: Répondez à GDF Suez !
L’Autorité de la concurrence a imposé à GDF Suez de communiquer, à ses frais, son fichier de 8 millions de clients abonnés au gaz en tarif réglementé à tous ses concurrents. Que Choisir l’a vivement déploré, une telle décision expose les 8 millions de consommateurs concernés à un risque de matraquage commercial et de démarchage téléphonique accru, voire à des abonnements forcés.

Heureusement, l’Autorité de la concurrence a conditionné la communication du nom, de l’adresse, du numéro de téléphone des usagers à leur absence de refus.

GDF Suez a donc commencé l’envoi de courriers à tous ses clients en tarif réglementé pour recueillir leur éventuelle opposition. Que Choisir conseille vivement de renvoyer le coupon de refus en cochant la case « je m’oppose… » dans l’enveloppe jointe. En effet, ce n’est pas en succombant au conseiller commercial le plus convaincant qu’on souscrit à l’offre de gaz la plus compétitive.

Deux moyens pour payer son gaz moins cher

- Consulter le comparateur gaz mis en ligne par Que Choisir.

Il compare les prix, analyse les contrats et les offres commerciales. Il permet de sélectionner l’offre la plus compétitive en toute connaissance de cause.

- Profiter de l’opération Gaz moins cher ensemble

La première édition de Gaz moins cher ensemble lancée en 2013 a permis aux 71 000 souscripteurs d’économiser au total 12 millions d’euros, soit près de 200 € par ménage se chauffant au gaz. Forte de ce succès, l’UFC-Que Choisir lance sa deuxième campagne. Il suffit de s’inscrire sur www.gazmoinscherensemble.fr. pour y participer.
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Élisabeth Chesnais


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Autoroutes: La contre-attaque
Si la Cour des comptes a pris l’habitude de critiquer à intervalles réguliers le système autoroutier français, la charge de l’Autorité de la concurrence, en octobre dernier, est plus inédite. Dans un avis consultatif remarqué, l’institution dénonce la « rente »– « ce mot est utilisé plus de 70 fois dans le rapport », note un dirigeant de société d’autoroutes – que les concessionnaires tirent du réseau, privatisé en 2006.

Selon l’Autorité, Vinci, Eiffage et Abertis, les trois principaux groupes autoroutiers, réalisent des bénéfices « exceptionnels », peu en rapport avec le niveau de risques qu’ils prennent. Le gendarme de la concurrence a sorti sa calculette. Depuis la privatisation, le chiffre d’affaires du réseau autoroutier concédé a crû de 25 % (9 milliards d’euros en 2013) et la rentabilité des sociétés a oscillé entre 20 et 24 % soit, sur 100 € de péage, un bénéfice compris entre 20 et 24 €. L’Autorité note également que la hausse des péages a systématiquement augmenté plus vite que l’inflation annuelle enregistrée depuis 2006.
Une réaction en deux temps

Le jour de la publication du rapport, la réaction de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa) a été bien timide : un communiqué d’une trentaine de lignes seulement se contentant de rappeler que les règles du jeu étaient fixées dans des contrats signés avec l’État. Un texte qui indiquait également que les sociétés exploitantes avaient surtout repris une lourde dette. Bref, on pensait que les concessionnaires « agressés » allaient en rester là et, comme de coutume, attendre que l’orage passe.

Mais cette fois-ci, ils ne sont pas restés inactifs. La contre-attaque s’est organisée. Par exemple, Vinci, le « leader » du secteur, s’emploie à rétablir « sa » vérité. Déjeuners avec des journalistes, colloques, contacts « appuyés » avec les parlementaires… si dans l’ensemble, le groupe ne conteste pas les chiffres contenus dans le rapport de l’Autorité, il ne les interprète pas du tout de la même manière. L’institution laisse entendre que les tarifs du péage ont « explosé » depuis la privatisation ? Peut-être, répond Vinci. Mais encore aurait-il fallu comparer avec la situation antérieure. D’après le groupe, entre 2004 et 2006, la hausse annuelle a été de 2,07 % pour une inflation à 1,79 %. Depuis 2006, la progression est de 1,95 %, pour une inflation annuelle moyenne de 1,56 %. Autrement dit, Vinci note qu’il n’y pas matière à crier au scandale sur ce point.

Les autoroutes ont été bradées lors de leur privatisation ? « Nous avons d’abord acheté une dette », notait Jean Mesqui, le délégué général de l’Asfa, lors d’un colloque organisé cette semaine par Vinci. Et ce même Jean Mesqui de déplorer « l’attaque facile » de l’Autorité de la concurrence à propos des bénéfices : « Il est normal que notre lourd investissement de départ (les sommes versées pour acquérir les concessions, ndlr) soit compensé. Nous ne sommes pas propriétaires du réseau. À la fin des périodes de concession, nous devrons rendre à l’État une infrastructure parfaitement entretenue, ce qui a un coût. Notre seul actif c’est le contrat signé avec lui ! ».

L’État montré du doigt

L’État, justement ! À l’heure où Emmanuel Macron, ministre de l’Économie et de l’Industrie, annonce qu’il va revoir certaines règles ; à l’heure où, dans la foulée du rapport de l’Autorité de la concurrence, une mission parlementaire recommande de dénoncer les contrats de concession, c’est sur lui que les exploitants d’autoroutes tentent de dévier le tir.

La démarche n’est toutefois pas si injuste que cela. En se joignant au concert de critiques qui pleuvent sur les concessionnaires, l’État tente de faire oublier un peu facilement ses responsabilités. Après tout, c’est bien lui qui a négocié les conditions de vente, de gestion et d’exploitation du réseau. C’est bien lui qui, à intervalles réguliers, allonge la durée de concession et autorise les hausses tarifaires annuelles. Et c’est encore lui qui doit vérifier si les conditions d’attribution des travaux effectués sur le réseau sont loyales, que ces opérations ne sont pas trop facilement confiées aux sociétés filiales des groupes autoroutiers.

L’État, une victime bien compatissante. À lui désormais de montrer qu’il veut changer de statut. En devenant un partenaire prioritairement soucieux de défendre l’intérêt public avec fermeté. Quitte à aller au conflit. Mais derrière ses gesticulations, en aura-t-il la volonté et le pouvoir ? Les contrats, qui ont donc apparemment été mal négociés, sont si bien ficelés qu’il sera sûrement difficile de les détricoter pour revenir à un plus juste équilibre profitable, d’abord, à l’usager !
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Arnaud de Blauwe


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Détecteurs de fumée: Gare aux arnaques
C’est le nouvel Eldorado des démarcheurs à domicile, l’obligation prochaine des détecteurs de fumée les rend imaginatifs. Ils se déguisent en sapeurs-pompiers, se présentent avec le titre de responsable sécurité incendie, se déclarent envoyés par la mairie et même par le gouvernement, vous fixent rendez-vous par téléphone en vous promettant le pire si vous ne vous mettez pas d’urgence en règle avec la réglementation.

Ne cédez pas, quels que soient leurs arguments. Contrairement ce que les démarcheurs affirment avec beaucoup d’aplomb, aucune mairie, aucune assurance, aucune mutuelle, aucun office HLM ou bailleur privé, aucun syndic n’ont mandaté de prestataires pour aller vendre des détecteurs de fumée à domicile.

Ce ne sont là que des sornettes pour empocher 100 €, parfois plusieurs centaines d’euros, pour des appareils qu’on paye autour de 20 € en magasin.

Certains vont même jusqu’à faire signer un contrat de maintenance ou d’entretien, alors que le seul entretien à faire sur un détecteur, c’est de changer sa pile le jour où il signale qu’elle faiblit !

La seule bonne façon de s’équiper, c’est d’acheter en magasin ou sur Internet en optant pour un détecteur de fumée de marque NF. Trop de détecteurs de fumée non conformes se trouvent encore sur le marché, la marque NF est actuellement la meilleure garantie pour s’en préserver.

Qui doit installer le détecteur de fumée ?

Depuis la loi Alur (loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové) du 24 mars 2014, c’est au propriétaire d’équiper le ou les logements qu’il met en location.

Dans les locations en cours, le propriétaire bailleur est tenu de fournir le détecteur de fumée au locataire ou de lui en rembourser l’achat.


Qui doit l’entretenir ?

C’est à l’occupant du logement, donc cette fois au locataire s’il s’agit d’un logement loué, d’entretenir le détecteur de fumée, de changer les piles et de le remplacer si besoin le jour où il ne fonctionne plus.

Les seules exceptions concernent les locations ­saisonnières, les logements meublés, les logements de fonction et les foyers-logements. C’est alors au propriétaire d’entretenir le détecteur de fumée.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Complémentaires santé: Une nouvelle usine à gaz
Très attendu, tant par les mutuelles que par les professionnels de santé concernés, le décret relatif au contenu des contrats d’assurance complémentaires santé dits « responsables » (96 % du marché actuel) est enfin paru au Journal officiel du 19 novembre. Conformément à la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2014, il définit un panier minimum de garanties que ces contrats devront respecter pour conserver leur caractère « responsable » et bénéficier des avantages sociaux et fiscaux qui y sont attachés. Ils devront ainsi rembourser l’intégralité du ticket modérateur à la charge de l’assuré pour l’ensemble des dépenses de santé, sauf pour les frais de cure thermale et les médicaments dont le « service médical rendu a été classé faible ou modéré », c’est-à-dire les médicaments remboursés à 15 et 30 % par l’assurance maladie. Jusqu’ici rien de bien nouveau, puisque tous les organismes complémentaires remboursent déjà le ticket modérateur pour les soins et pour les médicaments pris en charge à 65 % par l’assurance maladie. En revanche, la prise en charge illimitée du forfait journalier hospitalier constitue une véritable avancée pour les assurés même si, en contrepartie, elle pourrait entraîner une hausse des cotisations.

L’encadrement des dépassements d’honoraires

Enfin, le décret encadre le remboursement des dépassements d’honoraires pratiqués par les médecins et limite la prise en charge de l’optique « afin de limiter la solvabilisation par les organismes complémentaires des pratiques tarifaires excessives de certains professionnels », précise la notice. Ainsi, la prise en charge des dépassements d’honoraires des médecins qui n’adhérent pas au « dispositif d’accès aux soins » sera limitée à 125 % du tarif de la Sécurité sociale dans un premier temps, puis à 100 % de ce tarif à compter de 2017. Par exemple, un contrat responsable ne pourra plus couvrir les honoraires d’un médecin spécialiste de secteur 2 qui seraient supérieurs à 62,50 € (soit 2,25 fois le tarif de base fixé à 25 €) et à plus de 50 € par la suite.

De plus, les remboursements des dépassements d’honoraires de médecins à honoraires libres devront toujours être inférieurs à ceux pratiqués par les médecins qui adhèrent au « contrat d’accès aux soins » et se sont engagés à ne pas augmenter leur pratique tarifaire et à respecter leur taux de dépassement moyen (de 100 % maximum).

Trois planchers et six plafonds de remboursement en optique

Dans la même logique, la prise en charge des dépenses d’optique est encadrée par trois planchers et six plafonds de remboursement, en fonction des difficultés de vision. Selon le niveau de correction nécessaire, le remboursement minimum par équipement peut varier de 50 € à 200 € et le maximum de 470 € à 850 €. Quant à la prise en charge des montures, elle est limitée à 150 €. Et les lunettes ne seront plus remboursées qu’une fois tous les deux ans (sauf pour les mineurs ou en cas de renouvellement de l’équipement justifié par l’évolution de la vue). Ces mesures autoritaires suffiront-elles à enrayer la course à l’inflation des prix de l’optique ? Il est permis d’en douter. Comme pour les dépassements d’honoraires, certains plafonds très élevés pourraient même inciter les professionnels à augmenter leurs tarifs. Le gouvernement semble d’ailleurs conscient du risque, puisqu’il prévoit la mise en place d’un « observatoire des prix et de la prise en charge en optique médicale ». Cette nouvelle instance sera chargée d’analyser les prix de vente, les caractéristiques et la qualité des équipements d’optique et leur niveau de couverture par les contrats complémentaires santé ainsi que d’évaluer les évolutions du marché. Un rapport portant sur les pratiques constatées et le cas échéant, des préconisations sur l’encadrement du secteur, sera remis chaque année au gouvernement.

La prise en charge des soins dentaires à la trappe

Si le remboursement des frais d’optique constitue la mesure phare du décret, en revanche, la référence à un plancher minimal de prise en charge des soins dentaires, qui figurait dans sa dernière mouture, a disparu de la version finale parue au Journal officiel. En France, le coût très élevé des prothèses et autres implants constitue pourtant la première cause de renoncement aux soins.

Les jeux ne sont pas encore faits…

Conformément à la loi rectificative de financement de la Sécurité sociale, le décret entrera en vigueur à compter du 1er avril 2015, sauf pour les contrats collectifs et obligatoires conclus avant début août 2014. Ces derniers devront se mettre en conformité « dès la première modification de l’acte qui les institue et au plus tard le 31 décembre 2017 ». Pas simple…
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Téléphoner en zone maritime: Avis de tempête sur les factures
En matière de téléphonie mobile, les litiges ne prennent pas de congés. Pierre est bien placé pour le savoir. Cet abonné à Sosh, l’opérateur low cost d’Orange, a eu la mauvaise surprise de découvrir à son retour de vacances que sa facture de téléphonie mobile était subitement passée de 14,90 € à 147 €. En cause, une dizaine de « Communications WAP/WEB depuis le réseau maritime et aérien », et notamment deux d’entre elles, facturées respectivement 44 € et 55 € TTC. Des connexions réalisées alors qu’il se trouvait sur un ferry entre la Corse et le continent.

Pierre se souvient bien avoir utilisé son smartphone au cours de ces traversées, mais assure n’avoir fait que vérifier ses courriels et consulter son profil Facebook. En fait, dès que le ferry s’est éloigné des côtes, le smartphone de Pierre s’est automatiquement déconnecté des antennes mobiles d’Orange pour se reconnecter à un réseau propre au bateau, comme le prévoit une décision de la Commission européenne de 2010 (no 2010/166). Ce texte, qui vise à harmoniser l’utilisation des fréquences à bord des navires en Europe, impose qu’au-delà de 2 milles nautiques des côtes, les communications mobiles passent forcément par le réseau du navire, et non plus par les antennes des opérateurs. S’ils veulent que leurs abonnés puissent utiliser leur téléphone en pleine mer, Orange, SFR, Bouygues, Free et les autres doivent passer un accord avec l’opérateur qui gère le réseau à bord. Le plus étonnant, c’est qu’Orange certifie pouvoir techniquement, grâce à un système de relais, assurer la continuité de son réseau de la Côte d’Azur à la Corse. Mais cette pratique est interdite.

Des tarifs exorbitants

Pierre reconnaît avoir reçu de la part de Sosh un long SMS qu’il n’a pas pris le temps de lire, pensant à une connexion inopinée au réseau italien. Pensant rester sur le territoire français, jamais il n’imaginait recevoir une telle facture. Mais alors que les communications passées depuis les pays de l’Union européenne sont plafonnées, les tarifs depuis les réseaux maritimes ne font l’objet d’aucun encadrement. Chez Sosh, par exemple, se connecter à Internet depuis un navire coûte aussi cher que depuis les États-Unis ou la Chine (0,13 € les 10 ko). La minute de communication, quant à elle, est facturée 3,50 €, soit plus cher qu’à l’international (2,90 € maximum). La réception d’appel est aussi hors de prix : 2,10 € la minute. Qui plus est, aucun système d’alerte ou de blocage n’est imposé.

Pas étonnant, dans ces conditions, que les cas se multiplient, chez Orange comme chez d’autres opérateurs. « Les dépassements peuvent même être beaucoup plus importants, notamment lorsque les gens font des croisières », nous a avoué une téléopératrice. Après plusieurs échanges avec divers interlocuteurs, Pierre a finalement réussi à se faire rembourser les connexions litigieuses.
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Coupures d’eau illégales: La Lyonnaise des eaux et Veolia condamnés
Depuis l’entrée en vigueur du décret d’application de la loi Brottes le 27 févier 2014, les coupures d’eau pour cause d’impayés sont interdites dans les résidences principales, sauf mauvaise foi manifeste du propriétaire.

Pour avoir oublié de se conformer au droit, la Lyonnaise des eaux a été condamnée en septembre dernier. Elle doit verser 5 855 € d’indemnités à une mère de famille à laquelle elle avait coupé l’eau tout l’été, et 500 € aux deux associations qui s’étaient portées partie civile à ses côtés, la fondation France Libertés et la Coordination eau Île-de-France. Saisi en référé, le tribunal d’instance de Soissons, dans l’Aisne, interdit par ailleurs toute nouvelle coupure d’eau sous peine d’une astreinte journalière.

On aurait pu espérer que ce jugement allait conduire les distributeurs d’eau à respecter la loi, mais manifestement ça n’a pas suffi. « Suite à ce référé, nous avons informé les distributeurs d’eau, assure Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés. Mais de nouveaux cas de coupures d’eau nous arrivent encore tous les jours. Depuis ce jugement, nous avons d’ailleurs assigné Veolia eau à Bourges, Noréade à Valenciennes, la Saur à Amiens. »

Justement, le tribunal d’instance de Bourges vient de rendre son jugement. Pour avoir coupé l’eau le 23 juillet à une famille de cinq personnes et l’en avoir privée pendant 83 jours, Veolia Eau est condamnée à 9 620 € d’amende, dont 6 620 € à verser aux plaignants en réparation du préjudice subi. Toute nouvelle coupure d’eau dans les deux ans obligerait en outre Veolia à verser une astreinte journalière de 100 €.

Et la Saur pourrait à son tour être condamnée prochainement. Le premier jugement la concernant devrait être prononcé ce 28 novembre.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Spray assainissant Puressentiel: Une publicité qui cadre mal le test de l'UFC
Le spray assainissant Puressentiel aux 41 huiles essentielles vient de faire l’objet d’une campagne de publicité que les citadins ont eu tout le loisir de contempler en attendant leur bus. Une affiche rassurante et qui met en confiance, avec ses deux messages forts « Purifiant » et « en pharmacie » encadrant la photo du produit.

Les analyses effectuées par Que Choisir et publiées ce mois-ci prouvent pourtant que loin de nous faire respirer un air plus pur, le spray Puressentiel aux 41 huiles essentielles charge l’air intérieur de nos logements en polluants. Quand on le pulvérise, il envoie une grande quantité de composés organiques volatils (COV) dans l’air de la pièce, tout cet ensemble de substances chimiques qui ont la particularité de s’évaporer pour se retrouver dans l’air ambiant. Puressentiel est même un produit très mal classé dans notre test qui porte sur 7 sprays d’huiles essentielles vendus en pharmacie, parapharmacie ou magasins bio, et sur 8 désodorisants vendus en grandes surfaces.

Quant au message « en pharmacie », il inspire évidemment confiance. En réalité, la vente en pharmacie n’offre aucune garantie pour ce type de produits. Puressentiel est un biocide, au même titre que les aérosols insecticides vendus en grandes surfaces. Décider de le commercialiser en pharmacie et en parapharmacie plutôt qu’en hypermarché relève de la stratégie marketing du fabricant, ce n’est pas un gage de qualité ni d’innocuité.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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