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TER trop larges: Les cheminots savaient depuis trois ans
Le forum Cheminots.net est accessible à tous les internautes. Voici ce qu’on pouvait y lire, il y a plus de trois ans, le 22 janvier 2011 :

« Au fait NATman, tu évoquais un problème de gabarit sur les lignes de Pontoise/Valmondois. Je suppose que ça concerne les hauteurs de quais et les marchepieds (?), mais peux-tu en dire plus ? Merci. »

Réponse le même jour, d’un conducteur de la ligne en question :

« Concernant le gabarit, ce n'est pas la hauteur des quais qui pose problème, mais beaucoup plus grave, les quais sont trop près du rail (en clair ça passe pas en largeur), il faut donc retoucher les quais en largeur. »

Le premier intervenant renchérit alors :

« Eh ben, vont être contents dans le coin : en plus de bénéficier de nouvelles rames hyper fiables, on va leur fermer la ligne chaque WE (week-end, ndlr) pour raboter les quais, ou mieux, passer la meuleuse à 3 h du matin lors de l'interruption nocturne, ça va animer la vie des riverains ».

Le débat rebondit évidemment, suite à la parution de l’article dans le Canard enchaîné, le 21 mai dernier :

« Le gabarit des quais avait déjà donné des problèmes (sic) l'été dernier en gare de Lille-Flandres. La gare annexe (voies 10 à 16) avait été fermée tout l'été pour renouvellement intégral des voies et appareils. À la réouverture le premier TER n'est jamais arrivé au fond de gare, il est resté coincé à l'entrée du quai en raison du gabarit! »

Un autre intervenant :

« J’ai participé au printemps 2013 à des travaux de mise aux normes PMR (personnes à mobilité réduite, ndlr) d’une gare de la région Auvergne et déjà, le responsable des travaux me disait : ce n’est pas sûr que ce soit le bon gabarit pour le nouveau matériel!!!??? (sic) »

On apprend encore, en consultant le forum, que le blog des lignes N et U du Transilien donnait tous les détails le 17 janvier et le 24 février 2014 (http://meslignesnetu.transilien.com/), mais sans parler d’un problème national.

Les cheminots, qui connaissent leur métier, relèvent aussi que tous ces travaux, en dernière analyse, seront réalisés pour faire circuler un nombre finalement réduit de TER. Il est question de 2 000 rames, soit une centaine par région. Elles sont loin d’être toutes livrées et ne seront peut-être pas 2 000 en fin de compte.

Un message enfin, toujours en date du 21 mai 2014, ouvre des perspectives singulières : « Un autre problème va se poser : en rabotant les quais, ça va augmenter la lacune (espace entre le quai et le train, ndlr) pour les "anciens" trains. Admettons que pour les corail c'est bientôt la fin, mais les automoteurs, les tgv... ouhlala, encore des polémiques à venir (sic) ».

À suivre, sur le forum « actualité ferroviaire » du décidément précieux Cheminots.net…
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Facture de gaz: La mauvaise surprise de GDF Suez
Vous êtes nombreux à vous étonner de recevoir une facture rétroactive de GDF Suez portant sur les consommations de gaz du 3e trimestre 2011 et des 3e et 4e trimestres 2012. La surprise est encore plus grande pour tous ceux qui ont quitté l’opérateur historique et souscrit à l’opération « Gaz moins cher ensemble » organisée par l’UFC-Que Choisir l’automne dernier. Mais en réalité les deux événements n’ont rien à voir, cette facture rétroactive est envoyée à tous les usagers du gaz, qu’ils soient encore clients de GDF Suez ou qu’ils aient changé de fournisseur.

Cette réclamation est malheureusement tout à fait légale, cette facture rétroactive doit être payée. C’est la conséquence d’une décision du Conseil d’État, qui a annulé des arrêtés ministériels fixant le tarif réglementé du gaz suite aux recours engagés par GDF Suez et ses concurrents.

Rappel des faits : en 2011 et 2012, pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement a limité la hausse du prix du gaz alors que la stricte application de la formule de calcul du prix du gaz alors en vigueur aurait entraîné une augmentation plus importante. Les fournisseurs ont attaqué pour exiger l’application de la formule de calcul, le Conseil d’État leur a donné raison.

Les consommateurs paient donc aujourd’hui ce qu’on leur a évité de payer en 2011 et 2012. L’UFC-Que Choisir qui militait depuis des années pour une révision de cette formule de calcul obsolète a fini par obtenir gain de cause, mais un peu tard pour éviter cette décision du Conseil d’État. La nouvelle formule est entrée en vigueur début 2013, et depuis le prix du gaz est orienté à la baisse. C’est une bonne nouvelle, mais contrairement aux tarifs, elle n’est pas rétroactive.

Les années 2011 et 2012 relevaient encore de l’ancienne formule de calcul. Elle a permis à GDF Suez de gonfler ses marges, ses coûts d’approvisionnement ayant baissé alors que la formule censée les refléter restait inflationniste et défavorable aux usagers, mais le Conseil d’État n’a pas retenu cet argument avancé par l’UFC-Que Choisir. Dommage pour les consommateurs de gaz.

Prescription et rétroactivité

Certains avancent que les factures rétroactives portant sur les consommations datant de plus 2 ans (2011) ne seraient pas dues pour cause de prescription. Mais en réalité c’est la décision du Conseil d’État qui compte, elle est intervenue en juillet 2012, et l’arrêté de régularisation qui a suivi en août 2012. Le délai de prescription de 2 ans court à partir de là.

Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Facture EDF Remboursable ou non, la CSPE ?
La ligne CSPE qui figure sur nos factures EDF devrait être remboursée aux consommateurs qui en font la demande. Alimentée par des avocats, cette information est largement relayée par de nombreux médias et réseaux sociaux depuis quelque temps. Que Choisir l’avait d’abord ignorée, mais compte tenu de l’ampleur prise par la rumeur, il est temps de faire le point.

La CSPE, C’est quoi?

La contribution au service public de l’électricité (CSPE) est une taxe mise en place en 2003 et collectée auprès des consommateurs d’électricité, aussi bien les ménages que les entreprises. Elle rétribue EDF pour les charges de service public que la loi lui impose de remplir : soutien à la cogénération, aux énergies renouvelables via les tarifs de rachat, péréquation tarifaire dans les îles, là où le tarif unique EDF ne permet pas de couvrir les surcoûts des moyens de production qui y sont nécessaires, dispositifs sociaux appliqués aux clients en situation de précarité et budget du Médiateur national de l’énergie.

Dans l’information qui circule, c’est le tarif d’achat de l’éolien qui est en cause.

Que s’est-il passé?

Des associations anti-éoliennes, Vent de Colère en tête, ont saisi le Conseil d’État en 2008 pour faire annuler l’arrêté qui fixait le tarif d’achat de l’électricité produite par les éoliennes, considérant qu’il s’agissait d’une aide de l’État en faveur de l’éolien incompatible avec le droit européen. La haute juridiction a donc interrogé la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui a rendu son arrêt fin 2013. Il confirme que cette obligation d’achat constitue un avantage accordé au moyen de ressources d’État, autrement dit une aide d’État.

Quelles conséquences?

La CJUE a adressé son arrêt au Conseil d’État, qui lui avait fait la demande. Cette décision de la CJUE n’a pas valeur de jugement en France, la Cour le rappelle elle-même: La Cour ne tranche pas le litige national. Seule la décision du Conseil d’État fera autorité. Or la haute juridiction n’a pas encore rendu sa décision.

Par conséquent, en l’état, le texte qui fonde à réclamer la CSPE est toujours en vigueur, il n’est nullement remis en cause à l’heure actuelle. Il n’existe donc aucune possibilité de remboursement, la CSPE reste entièrement due par les consommateurs.

Pourquoi cette rumeur?

Suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, des avocats ont saisi la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans le cadre de recours administratifs précontentieux. Mais la CRE n’a pas rendu son avis à ce jour.

Que peut-il se passer

Le Conseil d’État peut, en théorie, prononcer le remboursement rétroactif de la CSPE. C’est néanmoins très improbable.

Quant aux avocats qui ont saisi la CRE, ils pourront peut-être, selon sa réponse, attaquer EDF qui se tournerait alors vers l’État qui a instauré la CSPE. À supposer qu’un jour les usagers soient remboursés de la part CSPE affectée à l’éolien, ils devraient alors rembourser ce montant de CSPE… en impôt en tant que contribuables !
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Nutrition: Pétition pour un étiquetage simplifié
Incompréhensibles. Avec leurs chiffres en pagaille, leurs pourcentages abscons, leurs abréviations connues des seuls initiés (kJ, kcal, AJR, RNJ), les tableaux de composition nutritionnelle présents sur les emballages des produits alimentaires ont de quoi laisser perplexe le consommateur le plus averti. A fortiori, le client moyen, qui consacre quelques secondes au choix de chaque produit en magasin.

Pour permettre à chacun de se faire rapidement une idée claire de la valeur nutritionnelle des produits, le professeur Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé, propose dans un rapport publié fin 2013 (1) de mettre en place un code couleurs. Les produits les plus recommandables porteraient une pastille verte, puis l’échelle passerait par le jaune, l’orange, le rose fuchsia et enfin le rouge qui désignerait les aliments les plus déséquilibrés. Pour décider de la notation de chaque produit, seraient pris en compte les calories, sucres simples, graisses saturées, le sel, les fibres, les fruits et légumes et les protéines.

code couleurs

Comme le précise Serge Hercberg dans son rapport, cet étiquetage permettrait au consommateur de comparer plus facilement des produits de différentes familles mais aussi au sein d’une même famille. Comme le montrent fréquemment nos tests, des produits a priori proches ont en fait des valeurs nutritionnelles bien différentes. Par exemple, certaines céréales pour petit déjeuner sont très grasses et sucrées, d’autres beaucoup moins. Le nouveau système inciterait aussi les industriels à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits car leurs efforts seraient récompensés par un classement plus positif et bien visible. C’est du moins ce qu’espèrent les promoteurs de cet étiquetage simplifié. Différents types de logos ont été introduits en Grande-Bretagne ou encore dans les pays scandinaves mais ce système (appréciation globale de l’aliment sur une échelle à cinq grades) n’a jamais été expérimenté.

Le choix de produits de valeur nutritionnelle optimale conditionne l’équilibre alimentaire de chacun et, au-delà, l’état de santé des populations. Surpoids et obésité mais aussi maladies cardiovasculaires, diabète et certains cancers sont étroitement liés à l’alimentation. C’est pourquoi plusieurs sociétés savantes et associations professionnelles (Société française de santé publique, Société française de pédiatrie, Association française des diététiciens nutritionnistes) mais aussi des associations de malades comme l’Association française des diabétiques, sans oublier l’UFC-Que Choisir, ont décidé de soutenir la mise en œuvre de cet étiquetage nutritionnel simplifié par le lancement d’une pétition adressée au Premier ministre.

Vous pouvez vous aussi signer la pétition afin de réclamer et obtenir un étiquetage nutritionnel enfin compréhensible.

Trois exceptions

La nutrition étant une science complexe, certains produits peuvent difficilement être notés via le système à cinq couleurs proposé. Trois familles feraient donc exception à la règle et pourraient faire l’objet d’une notation différente, qui reste à préciser.


D’une part, les matières grasses : sous le « régime général », toutes hériteraient d’un logo rouge. Or, leur intérêt nutritionnel varie selon les cas. Par exemple, l’huile de colza, riche en oméga 3, ne doit pas être notée comme l’huile de palme.

D’autre part, les boissons. Hors de question qu’une boisson light, qui entretient l’appétence pour le goût sucré, soit aussi bien notée que l’eau.

Enfin, les fromages, au cœur de la tradition alimentaire française : bien que souvent gras, leur apport en calcium en fait des produits intéressants. Mais le calcium, tout comme les autres vitamines et minéraux, n’est pas pris en compte par le système proposé. D’abord parce qu’il n’existe pas de déficiences notables dans la population française, sauf pour certains groupes bien définis. Ensuite, parce qu’il serait trop facile, pour les industriels, de faire remonter leurs notes en ajoutant à des produits déséquilibrés des cocktails de vitamines et minéraux.

(1) « Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique ». Cosigné avec le professeur Arnaud Basdevant, auteur de la partie concernant la prise en charge des malades.

Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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Appellations contrôlées: Procédure contre Carrefour
L’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité), organisme public qui gère, pour la France, les signes d’identification de la qualité et de l’origine (AOP, IGP, STG, Label Rouge, Bio), a annoncé mardi dernier qu’il venait d’engager une procédure judiciaire contre le groupe Carrefour pour « usurpation de notoriété » à propos de sa nouvelle marque « Origine et Qualité ». Une décision qui fait suite à l’échec de négociations engagées depuis plusieurs semaines avec le distributeur.

« Nous aurions préféré trouver un terrain d’entente, malheureusement, aucune solution satisfaisante n’a pu être trouvée », regrette Jean-Luc Dairien, le directeur de l’Inao. « L’Institut ne peut pas laisser se développer de confusion entre une démarche collective d’acteurs économiques et la démarche commerciale privée d’un groupe de distribution. Il ne faut pas tout mélanger. Il y va à la fois de la défense du consommateur et du respect du travail d’agriculteurs engagés dans une politique publique », précise-t-il. Une décision prise sous la pression unanime des filières présentes au sein de l'Institut. Plusieurs responsables d’organisme de gestion (ODG) de filières AOP, notamment dans le fromage (camembert, pont-l'évêque), avaient d’ailleurs manifesté leur opposition à la nouvelle marque devant le stand du distributeur lors du Salon de l’agriculture.

Le point bloquant est l’utilisation par le distributeur dans le nom de son label privé du mot « origine », qui peut entraîner une confusion grave chez les consommateurs. En effet, la démarche de reconnaissance de l’origine contrôlée d’un produit, qu’il s’agisse de vin, de fromage, d’huile d’olive ou de toute autre production, est une démarche collective, engagée à l’initiative d’un groupement de producteurs. C’est une procédure longue (souvent plusieurs années) et complexe. À son terme, elle débouche sur un décret signé du Premier ministre et publié au « Journal officiel de la République », définissant précisément les critères à respecter et les zones de production concernées. L’Inao a pour mission de veiller au respect de ces critères. Rien à voir avec une démarche privée, dont le cahier des charges n’est pas rendu public et qui ne concerne que certains producteurs adhérents. Le risque de tromperie est donc bien réel. Car sous la marque « Origine et Qualité », qui regroupe 87 produits vendus au rayon frais (viandes, poissons, fruits et légumes, fromages, œufs ou miel), on retrouve à la fois des produits standard et des produits bénéficiant effectivement d’un label officiel d’origine (appellations d’origine protégée, identification géographique protégée, spécialité traditionnelle garantie). En les mettant sur le même plan, le distributeur bafoue « une démarche collective engagée à l’initiative du monde viticole, développée depuis par de nombreuses filières agricoles », déclare l’Inao dans un communiqué.

Marque privée contre label

De son côté, le distributeur, que nous avons contacté, souligne qu’« Origine et Qualité » est une marque privée et non un label. Et que le groupe, loin de s’opposer aux signes officiels d’origine, en a toujours fait la promotion. « C’est d’ailleurs le cas de tous les fromages vendus sous la marque », précise le chargé de communication de Carrefour. « Origine et Qualité » s’inscrit dans la continuité de la démarche « Engagement qualité Carrefour », vieille de plus de vingt ans, à laquelle collaborent 20 000 producteurs. « Très exigeant, le cahier des charges garantit une traçabilité à 100 % du champ à l’assiette et un contrôle qualité par des laboratoires indépendants. » Des termes qui restent vagues, puisque les niveaux d’exigences ne sont pas connus et sont fixés, comme pour toute marque privée, par le distributeur lui-même ! À la grande différence des appellations d’origine qui sont garantes d’une tradition, d’usages francs, loyaux et constants ainsi que de l’appartenance à un terroir.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Paiement sans contact, un déploiement discret et dangereux
Ce petit logo qui ressemble à celui annonçant un radar, l’avez-vous remarqué ? Discrètement, nos cartes bancaires sont en train d’être équipées de la fonction « sans contact », qui permet de régler jusqu’à 20 € sans avoir à taper son code, en posant simplement la carte sur le terminal de paiement du commerçant.

Sans le consentement du titulaire, la plupart des nouvelles cartes Visa et Mastercard sont désormais dotées d’une fonction dite « NFC » (pour Near Field Communication) qui n’a pas fait la preuve de sa sécurité absolue, loin s’en faut.

Des données interceptées dans un rayon de 15 mètres

En 2012, Renaud Lifchitz, un ingénieur sécurité de British Telecom, avait pu démontrer que les données entre la carte et le terminal pouvaient être interceptées, dans un rayon d’une quinzaine de mètres, par n’importe qui disposant du matériel et des compétences adéquates.

L’Américaine Kristin Paget, une autre spécialiste en sécurité, avait de son côté prouvé qu’avec un faible budget, il était possible de lire à distance les données de son voisin dans les transports en commun et de procéder immédiatement à un paiement électronique avec ces données.

Les experts de la Cnil confirment le risque de piratage

À la suite de ces démonstrations inquiétantes pour la sécurité des porteurs, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a ouvert une enquête en 2012. Les experts de la Commission ont refait la démonstration. Interrogés par 60 Millions, ils confirment aujourd’hui que l’on peut capter les données personnelles.

La Commission a exigé des banques qu’elles enlèvent des données « détournables » les noms des titulaires et les dates d’échéance des cartes. Il n’en reste pas moins que les pirates potentiels peuvent obtenir le numéro à 16 chiffres et l’historique des opérations de paiement et de retrait – jusqu’à 150 transactions sur une Visa Premier.

La désactivation parfois facturée par la banque

« N’importe qui peut lire votre carte bancaire avec un portable, alerte Stéphane Petitcolas, ingénieur à la Cnil. Nous demandons aux banques de respecter la loi Informatique et Libertés, à savoir d’informer leurs clients de cette fonction, et de ne l’activer qu’avec leur consentement. »

La plupart des établissements imposent au contraire cette fonction de paiement sans contact, et ceux qui donnent la possibilité de la désactiver facturent parfois l’opération.
La Cnil prête à recevoir les plaintes des clients

Si un client ne parvient pas à faire désactiver la fonction ou à obtenir une carte sans cette fonction, la Cnil se déclare prête à être saisie de toutes les plaintes pour enjoindre aux banques de respecter la loi.

Pour la Cnil, c’est au porteur de décider s’il active ou non la fonction. Une banque le propose d’ailleurs de manière simple : Boursorama offre la possibilité d’activer ou de désactiver ce mode de paiement en utilisant un distributeur de billets.

Comment prouver une opération frauduleuse ?

Autre gros souci avec le paiement sans contact : que se passe-t-il en cas de perte ou de vol avec cette procédure de paiement qui ne nécessite aucune authentification du porteur ? Là encore, la procédure n’est pas sécurisée.

N’importe qui pourra multiplier les achats de moins de 20 € avec une carte ne lui appartenant pas, jusqu’à la mise en opposition. En principe, la banque doit rembourser toutes les opérations frauduleuses… mais comment prouver qu’elles l’étaient ?

Plus de 18 millions de cartes, soit 30 % de l’ensemble de celles en circulation, disposent aujourd’hui de cette fonction la plupart du temps inconnue de leur porteur. Plus de 10 % des commerces sont déjà équipés du terminal de paiement adapté, et la grande distribution s’apprêterait à franchir le pas.

Voilà pourquoi l’alerte lancée par la Cnil revêt un caractère d’urgence. Attention à ce petit logo si innocent en apparence.
60 millons de consommateurs
Lionel Maugain


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Impôts 2014: Plus chers pour les salariés avec une mutuelle
Salariés du secteur privé qui bénéficiez d’une complémentaire santé collective obligatoire, attention. L’article de la loi de finances votée le 29 décembre dernier modifie sensiblement vos revenus imposables au titre de l’année 2013 ! Le Parlement a en effet décidé de réintégrer dans le revenu imposable la part de cotisations patronales afférente à la mutuelle santé. Selon lui, l’exonération est assimilable à un « avantage en nature », et constitue donc un complément de salaire, taxable à ce titre. Publiée au « Journal officiel » daté du 31 décembre, cette mesure s’applique à votre prochaine déclaration de revenus. Mais elle a été prise trop tard pour que les entreprises puissent l’intégrer dans le calcul du bulletin de salaire du mois de décembre qui est censé récapituler le revenu imposable de l’année fiscale. Normalement, les entreprises ont rectifié le tir par la suite et communiqué les bons montants aux salariés, y compris à ceux sortis des effectifs en cours d’année. Si ce n’était pas le cas, c’est la somme figurant sur la déclaration de revenu pré-remplie que l’administration vient de vous adresser qui fait foi et non celle de votre bulletin de salaire.

Hélas ! Car la suppression de cet avantage fiscal devrait se traduire par une hausse d’impôt sur le revenu non négligeable pour plus de 10 millions de contribuables. La facture variant bien sûr selon le montant pris en charge par votre employeur et votre taux marginal d’imposition.

Selon les calculs de la CFE-CGC, elle pourrait coûter jusqu’à 486 € par foyer dans l’hypothèse d’une part patronale de 150 € par mois pour le ménage. Quant au Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), il estime la hausse de l’impôt sur le revenu de 90 à 150 € en moyenne pour chaque salarié.

En 2014, la recette attendue pour l’État devrait s’élever à 960 millions d’euros. Mais ce n’est qu’un début. À partir de 2016, tous les salariés seront concernés, puisque chaque entreprise devra participer au financement d’une mutuelle collective. Une mesure qui était présentée comme l’une des principales avancées pour les salariés de l’accord interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 !

Bon à savoir : La suppression de l’exonération fiscale du salarié sur la participation de l’employeur à la mutuelle d’entreprise ne concerne que les contrats collectifs obligatoires, ceux à adhésion facultative n’entrent pas dans le champ de la mesure.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Actimel de Danone: Nouvelles allégations santé
Quand Danone faisait rimer « Actimel » avec « défenses naturelles », c’était le temps bénit pour l’agroalimentaire où la pub pouvait tordre les résultats des études scientifiques pour les présenter sous un jour attrayant. Depuis, Bruxelles a exigé que les allégations santé soient justifiées par des dossiers étayés. Après avoir soumis à l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Aesa) un dossier pour Actimel, Danone l’avait retiré, de crainte de voir sa demande retoquée. La firme a trouvé un moyen plus simple de continuer à présenter sa fiole comme « le geste santé du matin » : y ajouter des vitamines (B6, C et D) qui, elles, sont reconnues par l’Aesa comme « participant au fonctionnement normal du système immunitaire ». Ainsi, comme n’importe quel produit qui contient ces vitamines, Actimel affiche désormais qu’il contribue au « bon fonctionnement » du système immunitaire (notez le glissement de « normal » de l’Aesa, soit dans la moyenne, à « bon » d’Actimel).

Une pratique qui préfigure peut-être une nouvelle stratégie des industriels : lancer un produit avec une allégation et ensuite rajouter la poudre de perlimpinpin permettant d’afficher ce slogan en toute légalité. Les grandes surfaces vont-elles de plus en plus ressembler à des pharmacies ? Pas très engageant.
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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Libre-échange: Rencontres du troisième TTIP

Négocié depuis le mois de juillet 2013, cet accord n’est pas un simple accord commercial mais il a bel et bien pour objectif premier la convergence réglementaire. N’en déplaise au Commissaire Karel de Gucht ou à Barack Obama qui ont déclaré la main sur le cœur qu’ils n’accepteraient pas d’affaiblir la réglementation sur la protection des consommateurs, le risque est réel d’un nivellement par le bas de nombreux droits acquis par les consommateurs européens (santé, sécurité des produits, alimentation, protection des données,...).

De plus, la proposition d’inclure les tribunaux privés d’arbitrage permettant à toute entreprise américaine de porter plainte contre un État européen au motif qu’une mesure règlementaire porterait atteinte à ses profits, n’est pas acceptable. Nicole Bricq, alors ministre au commerce extérieur avait d’ailleurs marqué l’opposition de la France à l’inclusion de ce mécanisme juste avant que Karel de Gucht ne lance une consultation publique sur le sujet. Si le signal se veut fort côté transparence, permettez-moi de rester frileux : en effet, la détermination a partagé le contenu des négociations est toujours loin d’être au rendez-vous du côté des négociateurs.

La vigilance reste donc de mise et je n’oublie pas l’enjeu que représentent les futures élections européennes dans ce contexte, puisque ce seront aux nouveaux élus de ratifier, ou non cet accord, à l’instar de son défunt cousin ACTA. (Le blog d'Alain Bazot)
Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir


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Prix du gaz: Décryptage de l’offre Astucio d’Eni
Un prix du gaz qui ne peut que baisser, c’est la promesse du groupe Eni avec sa nouvelle offre tarifaire Astucio. « La seule offre qui protège les usagers des augmentations du prix du gaz pendant 3 ans » alors que « les prix à la consommation du gaz naturel pour les Français ont augmenté de 70 % depuis 2005 », martèle le fournisseur d’énergie qui espère tailler des croupières à GDF Suez avec cette proposition « révolutionnaire ».

Mais Eni serait plus crédible s’il ne tordait pas le cou à la réalité. Depuis début 2013 en effet, suite à la révision de la formule de calcul du tarif du gaz, une mesure longtemps réclamée par l’UFC-Que Choisir, le prix du gaz n’augmente plus, il est même orienté à la baisse. Passer cette inversion de tendance sous silence pour convaincre les consommateurs de souscrire est un peu grossier.

Quant à l’intérêt de l’offre, il ne saute pas aux yeux. Comparer l’offre Astucio Eco, la moins chère des trois offres Astucio d’Eni, à celles des autres fournisseurs de gaz n’est pas très flatteur pour elle.

En se basant sur une consommation annuelle de 17 000 kWh en zone 2 – mais la comparaison est également valable pour d’autres niveaux de consommation et d’autres secteurs géographiques – Lampiris demeure le fournisseur le moins cher avec un prix fixe sur un an de 1 076 €, devant Direct Énergie, Antargaz et Alterna à prix indexé, quand Astucio Eco est à 1 172 €, hors son tarif promotionnel à 1 135 €, et le tarif réglementé à 1 192 €.

L’offre Astucio n’est donc pas vraiment compétitive, d’autant que souscrire aujourd’hui ne peut laisser espérer une diminution que dans un an, alors que le tarif réglementé peut, lui, avoir été orienté à la baisse d’ici là. Pour que l’offre d’Eni présente un intérêt, il faudrait que le tarif du kilowatt/heure reparte clairement à la hausse, c’est un pari. Tant qu’à quitter le tarif réglementé, « Que Choisir » recommande plutôt de miser sur le prix le plus bas du marché, celui de Lampiris.

Eni propose aussi une offre Astucio Assistance, plus chère, mais qui inclut un service de dépannage plomberie intérieure, chaudière, chauffe-eau… Or le fournisseur d’énergie le propose également pour des contrats qui correspondent à une consommation annuelle inférieure à 1 000 kWh par an. Autrement dit, Eni peut facturer une assistance à des particuliers qui n’utilisent le gaz que pour… la cuisson !


Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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