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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Feux de cheminée: Une interdiction qui pose question
L’interdiction des feux de cheminée dans l’agglomération parisienne l’an prochain aura le même effet sur la teneur de l’air en particules fines que la suppression totale du trafic routier local ! Étonnant et faux. Mais c’est pourtant ce qu’a soutenu la Direction régionale de l’environnement (Driee).

Il vous reste quelques bûches dans la réserve ? Dépêchez-vous de les brûler. À compter du 1er janvier 2015, les feux de cheminée dans les foyers ouverts (par opposition aux inserts et aux poêles) seront interdits dans les 435 communes correspondant à l’agglomération parisienne. Brûler du bois, quel que soit le foyer, sera totalement interdit à Paris, sauf dérogation préfectorale. Objectif, améliorer la qualité de l’air en luttant contre les rejets toxiques des feux de cheminée.

Premier motif d’étonnement, la carte de la zone d’interdiction. Disponible sur le site de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Île-de-France (Driee IF), elle dessine des contours pour le moins étranges. Elle oublie des zones assez proches du cœur de l’agglomération pour pousser des tentacules à plus de 40 km de Notre-Dame, vers Meaux, Melun ou Mantes-la-Jolie.

Désaccord entre la Driee et Airparif

Deuxième motif d’étonnement, les chiffres avancés pour justifier la mesure. La Driee ne craint pas d’affirmer "que le chauffage au bois contribue à hauteur de 23 % aux émissions totales de particules fines de moins de 10 microns en Île-de-France, soit autant que l’échappement des véhicules routiers". L’information est tout simplement renversante. Près de huit millions de trajets routiers, au bas mot, sont réalisés chaque jour en Île-de-France par des voitures, des bus et des camions. Les cheminées pollueraient autant. Question : pourquoi avoir investi des fortunes colossales dans la réduction du trafic routier depuis des années, si on pouvait diminuer spectaculairement les rejets de particules, pour un coût quasi nul, en interdisant les cheminées?

La réponse est très simple : la Driee s’est trompée, et lourdement. Selon les études d’Airparif, les causes principales d’émissions de particules de moins de 10 microns de diamètre dans l’aire urbaine parisienne sont la circulation automobile (44 % des particules) et les apports extérieurs (39%). Un fort vent de nord-est rabat sur les Franciliens des pollutions belges ou allemandes, et réciproquement en cas de vent de sud-ouest. D'autres mesures faites sur les particules de moins de 2,5 microns (voir graphique ci-dessous) par Airparif sont tout à fait cohérentes avec ces chiffres.

Reste 17% de sources diverses, dont 4% de combustion de bois. Dix fois moins que la circulation routière ! Airparif parle bien des "feux de bois", ce qui englobe aussi les feux agricoles et les feux de jardin, pas si rares dans les Yvelines, l’Essonne ou la Seine-et-Marne. D’ailleurs, les rejets connaissent des pics pendant les vagues de froid, ce qui incrimine le chauffage, mais ils sont loin de disparaître aux beaux jours, ce qui montre bien que les cheminées ne sont pas seules coupables.

Certes, des études ont montré une corrélation entre les concentrations fortes de résidus de feux de bois et les épisodes d’asthme en milieu urbain. Mais quand de telles concentrations sont atteintes, c’est en général que le vent est nul, ce qui laisse stagner tous les polluants, pas seulement ceux du bois qui se consume.

Pollution de l’air, pollution d’origine locale, bois brûlé, feux de cheminée... L’interdiction des foyers ouverts va jouer sur une fraction de fraction de fraction des particules présentes dans l’air! Les résultats seront fatalement modestes. Pourquoi tenter de faire croire le contraire: "Nous avions mis la Driee en garde contre une telle présentation", affirme-t-on chez Airparif. Sans succès, visiblement.

Particules fines : le chauffage au bois très loin derrière la circulation automobile.
(source : Airparif)

Voici l’origine des particules fines (jusqu’à 2,5 microns) telle qu’analysée par Airparif en 2009, porte d’Auteuil, en moyenne, sur six mois de printemps-été et six mois d’automne-hiver. L’import correspond à des particules venues d’autres régions, voire d’autres pays, apportées par le vent. Sa part est considérable. Le trafic local correspond au rejet des moteurs automobiles. Sa part est tout aussi importante. Comme on le voit, elle fluctue entre 39 % (en hiver) et 50 % du total (en été). La tranche « urbain » est un fourre-tout représentant 14 % du total des particules fines en été et 19 % en hiver. On y retrouve encore du trafic : il s’agit, en gros, des particules de fond, présentes partout dans la région, même loin des axes routiers. Le chauffage au bois y figure aussi. Il représente 11 % des 14 % de l’urbain en été, et 28 % des 19 % de l’urbain en hiver. Pour le dire de manière plus simple, le chauffage au bois, c’est 1,54 % des particules fines en été, et 5,32 % en hiver. La circulation, elle, représente 55 % des particules en été et 43 % en hiver.

Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Communication de l'UFC de l'ardèche
Comme annoncé, l'UFC Que Choisir de l'Ardèche a lancé sa campagne de sensibilisation des consommateurs afin de faire connaître l'association mais surtout de faire connaître le droit des consommateurs face à des commerçants et industriels de plus en plus poussés par un monde en compétition permanente faisant fi des règles élémentaires auxquelles sont soumises les relations entre le client et son vendeur que ce soit avant la vente (droit à l'information), pendant la vente (droit à la réflexion) et en après vente (droit à la garantie de bon fonctionnement du produit).

Pour cela nos équipes sont et seront présentes aux portes des manifestations commerciales et des centres commerciaux équipés de la documentation requise afin que l’information soit la plus complète possible.


JP Sage


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1er janvier 2014: TVA superstar
TVA

Le taux normal de la TVA (celui appliqué à la majorité des biens et des services) passe de 19,6 % à 20 %.

Le taux intermédiaire (transport, restauration, hôtellerie) passe de 7 % à 10 %.

Le taux réduit (énergie, alimentation) est maintenu à 5,5 % au lieu des 5 % prévus un temps. La TVA sur les travaux de rénovation thermique des logements ainsi que celle sur les places de cinéma passent au taux réduit de 5,5 %.

Pour les travaux, la TVA passe de 7 à 10 %, mais elle reste à 7 % pour les devis signés avant le 31 décembre, pour lesquels un acompte de 30 % a été versé et encaissé avant cette date. Il faut également que l’entreprise ait terminé et facturé le chantier avant le 1er mars 2014 et encaisser le montant de la facture avant le 15 mars. Sinon, seuls les acomptes réglés en 2013 conservent le taux de 7 % et les sommes payées en 2014 supporteront le taux de 10 %.

Électricité

La hausse de 3,6 % des tarifs de transport et de distribution d’électricité n’a pas d’impact sur les particuliers, car cette augmentation est déjà couverte par la hausse intervenue le 1er août dernier (+ 5 %).

Gaz

Les tarifs réglementés du gaz augmentent en moyenne de 0,38 % le 1er janvier.
SMIC, RSA et ASS

Le Salaire minimum interprofessionnel de croissance passe à 9,53 € bruts de l’heure (+ 10 centimes). Soit 1 445,38 € bruts (semaine de 35 heures).

Le Revenu de solidarité active passe de 492,90 € à 499,31 € pour une personne seule.

L’Allocation spécifique de solidarité (chômeurs en fin de droit) passe de 15,90 € par jour à 16,11 €, soit une hausse de 1,3 %.

Retraites complémentaires

Les allocations de retraite complémentaires sont dorénavant versées chaque mois et non plus chaque trimestre. La mensualisation vise aussi bien les retraites de droit direct que les pensions de réversion.

Sécurité sociale

Le plafond de la Sécurité sociale est fixé à 3 129 € par mois, soit environ + 1,4 %.
3timbres

Les tarifs des 3 catégories de timbres augmentent :

Timbre prioritaire (rouge) : de 0,63 à 0,66 €

Timbre écologique (vert) : de 0,58 à 0,61 €

Timbre économique (gris) : de 0,56 à 0,59 €

Redevance TV

La contribution à l’audiovisuel public passe de 131 à 133 €. Et de 84 à 85 € dans les départements d’Outre-mer (Dom).

Frais bancaires

À compter du 1er janvier, les frais bancaires pour incident de paiement sont plafonnés à 8 € par opération et à 80 € par mois.

Pour les personnes en situation de fragilité financière (souscrivant une offre adaptée de nature à limiter les incidents de paiement), le plafond est fixé respectivement à 4 € et 20 €.

Transports

Les transports en Île-de-France vont augmenter de 3 %, sauf pour la zone 5 du pass Navigo et le ticket de métro à l’unité, qui restent respectivement à 113,20 € par mois et 1,70 €.
Taxi

Les tarifs des taxis augmentent de 3,9 %. Les prix, fixés par arrêté préfectoral, varient d’un département à l’autre mais le montant minimal d’une course est le même sur tout le territoire. Il passe de 6,60 € à 6,86 €.

Voitures de tourisme avec chauffeur

Les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) doivent désormais respecter un délai de 15 minutes entre la réservation et la prise en charge du client. Objectif de cette mesure : distinguer leur activité de celle des taxis.

Boissons énergisantes

Entrée en vigueur d’une taxe de 1 € par litre sur les boissons énergisantes (Red Bull, Monster, Burn…).
Justice

Suppression de la contribution pour l’aide juridique de 35 €. En vigueur depuis le 1er octobre 2011, ce timbre fiscal devait être acquitté par tout citoyen qui engageait une procédure devant une juridiction judiciaire en matière civile, commerciale ou rurale.

Carte d’identité

La carte nationale d’identité est désormais valable 15 ans, au lieu de 10 auparavant (sauf pour les mineurs). Ce changement concerne les cartes délivrées depuis le 1er janvier 2004, et il n’y a aucune démarche à effectuer.
Que Choisir en Ligne
Franck Attia


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Filets de poisson: L’eau au prix du poisson
Signe des temps, les poissons vendus en filets ont le vent en poupe. Prêts à cuire et sans déchet, ils ont tout pour séduire les consommateurs. Au supermarché comme sur les étals des poissonniers, aujourd’hui, ce conditionnement a priori anodin représente la part la plus importante de l’offre. Pourtant, des manipulations douteuses qui n’hésitent pas à flirter avec la loi se cachent derrière. Quitte parfois à franchir la ligne jaune !

Trempage prolongé, injections, utilisation d’additifs favorisant la rétention d’eau… Ces pratiques illicites visant à augmenter artificiellement le poids des filets de poisson sont devenues, semble-t-il, monnaie courante. À tel point que le Syndicat national du commerce extérieur des produits congelés et surgelés (SNCE), qui regroupe les plus gros importateurs-exportateurs de poissons congelés, a décidé de réagir. « En période de crise économique, de stagnation des ressources halieutiques, de forte demande dans le monde, beaucoup peuvent penser qu’ajouter de l’eau aux produits peut permettre de gagner plus. Mais, à terme, il y aura un prix à payer pour tous », déclarait Stéphane Barbut, président du SNCE, au cours d’une conférence sur le problème de la fraude à l’ajout d’eau organisée à Paris, en octobre dernier (1). Crainte d’un nouveau scandale alimentaire, ras-le-bol face au développement de cette concurrence déloyale… Toujours est-il que le SNCE tente aujourd’hui de mettre en place des outils de contrôle plus performants. Dans ce but, il a commandité une vaste étude intitulée « Fraudfilets ». Un travail de longue haleine, car les ajouts d’eau sont très difficiles à mettre en évidence. Certains additifs chimiques, surtout lorsqu’ils sont utilisés concomitamment, sont indétectables par analyse chimique. Comme dans le dopage sportif, les tricheurs ont toujours une longueur d’avance sur les dépisteurs et savent parfaitement exploiter les lacunes ou les ambiguïtés de la réglementation. Exemple : les carbonates, des substances interdites en tant qu’additifs. Les fabricants ont longtemps trouvé la parade en les présentant comme des auxiliaires technologiques (utilisés pour permettre ou faciliter la fabrication d’un aliment, ils ne sont pas considérés comme des ingrédients). Le flou a subsisté jusqu’à ce que la Direction générale de la santé et des consommateurs (DG Sanco) décide de les exclure de la liste des auxiliaires technologiques. Mais entre-temps, les fraudeurs ne s’étaient pas privés de les utiliser !

Des résultats édifiants

Conscient de la difficulté de traquer des pratiques illicites qui fluctuent au gré de l’évolution des textes réglementaires, le laboratoire chargé de l’étude « Fraudfilets » a choisi de prendre le problème à l’envers. Il a donc reproduit expérimentalement les limites maximales d’ajout d’eau dans huit espèces parmi les plus vendues en surgelés (panga, colin d’Alaska, lotte américaine, morue commune et morue du Pacifique, sole, hoki, saumon kéta) afin d’évaluer leurs capacités de rétention. Près de trois ans de tests, financés à hauteur de 155 000 €, ont été nécessaires pour parvenir à définir les seuils d’alerte pour chacune de ces espèces, au-delà desquels la fraude est avérée. Il ne restait plus qu’à comparer ces valeurs limites avec des échantillons de produits proposés aux consommateurs. Les premiers résultats d’analyse sur six espèces sont édifiants. Les filets de panga enregistrent les plus mauvais scores, avec 48 % des échantillons hors des clous. Ce qui n’a rien de surprenant. Lors d’un précédent test sur ces poissons, nos analyses avaient révélé de teneurs en humidité atteignant jusqu’à 85 %. Viennent ensuite le colin d’Alaska, le cabillaud et la lotte américaine (avec des fraudes de l’ordre, respectivement, de 28 %, 18 % et 14 %). Face à ces scores alarmants, le hoki et le saumon kéta font figure de bons élèves avec moins de 5 % de produits non conformes.

Compte tenu du nombre limité d’espèces analysées, ces résultats ne représentent sans doute que la face émergée de l’iceberg. Resterait à poursuivre l’étude de façon à établir une base de données pour toutes les espèces commercialisées. Une tâche colossale, nécessitant des moyens financiers encore plus importants. Et encore faudrait-il que l’ensemble de la filière se responsabilise, pour que les moyens mis à leur disposition afin d’assainir le marché ne restent pas lettre morte.

(1) Voir le dossier publié dans le no 146 du magazine Produits de la mer.
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Florence Humbert


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Prêts du Crédit Foncier: Nouvelle condamnation
« Absence d’avertissement explicite de l’établissement de crédit quant à l’absence de cap (ndlr, c’est-à-dire de plafond du taux d’intérêt) » : c’est pour ce motif que le tribunal de grande instance de Grenoble a jugé le Crédit Foncier coupable de manquement à son devoir d’information. Avec, toujours selon le tribunal, un préjudice lié à l’existence d’un amortissement négatif. Concrètement, avec l’envolée des taux d’intérêt à partir de 2007, plus les emprunteurs remboursaient et plus le capital dû augmentait ! Un véritable piège, sur lequel aucun des clients n’avait été mis en garde ou même seulement averti… Bien au contraire, la rédaction totalement alambiquée des prêts laissait croire qu’ils étaient sécurisés grâce au plafonnement du taux d’intérêt. En réalité, seules les mensualités étaient capées. Si les taux d’intérêt étaient en hausse, les mensualités augmentaient… jusqu’à une certaine limite (le fameux cap). Au-delà, si les taux continuaient de grimper, c’était le capital restant dû qui gonflait à son tour ! Le TGI de Grenoble a condamné le Crédit Foncier à rembourser aux emprunteurs tous les intérêts versés au-delà du plafond de la mensualité, que « les emprunteurs pouvaient légitimement croire qu’il s’agissait du cap du taux ».

Reconnaissance de culpabilité

Rappelons l’affaire : c’est entre 2005 et 2007, alors que les taux d’intérêt servant de référence aux prêts à taux variables étaient bas, que les prêts incriminés ont été souscrits. La rédaction des contrats de prêts et les arguments de vente des conseillers bancaires du CFF ont permis à la banque de vendre à tour de bras des contrats présentés à tort comme très compétitifs. Les nombreuses plaintes devant les tribunaux, la création d’un collectif des victimes et l’intervention de l’UFC Que-Choisir ont permis d’aboutir à une « reconnaissance de culpabilité » par la banque elle-même. Le Crédit Foncier a en effet reconnu sa culpabilité devant le juge pénal, le 21 janvier 2010. Il a avoué « s'être rendu coupable de pratique commerciale trompeuse sur les qualités substantielles des prêts commercialisés entre le 1er juin 2005 et le 31 décembre 2007, les consommateurs ayant été induits en erreur sur la prétendue existence d'une sécurisation du taux d'intérêt de leur prêt ». La banque a été condamnée à une amende de 50 000 € et au versement de 10 000 € de dommages-intérêts à l'UFC-Que Choisir, partie civile, pour le préjudice subi par la collectivité des consommateurs.

L’amortissement négatif sanctionné

Le dernier jugement rendu par le tribunal de Grenoble dans cette affaire est doublement intéressant. D’une part, il décrit très clairement le préjudice pour les consommateurs : l’existence d’un amortissement négatif, un « mécanisme totalement hors normes » selon le TGI de Grenoble. Cette décision pourrait redonner espoir à certains plaignants dans d’autres litiges financiers (par exemple les victimes des contrats Helvet Immo, ces prêts en franc suisse, commercialisés par une filiale de la BNP Paribas) qui se trouvent justement dans cette situation « hors normes » d’amortissement négatif. D’autre part, la décision intervient après une série de jugements défavorables aux consommateurs. Plusieurs juges qui avaient pourtant sanctionné la banque dans un premier temps ont, brusquement, et curieusement, changé d’avis… Le Crédit Foncier, pour sa part, n’a même pas fait appel de la décision du TGI de Grenoble. Celle-ci est donc définitive.
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Élisa Oudin


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Gazpar: Nouveau compteur pour le gaz
C’est au Salon des maires et des collectivités locales que la filiale de GDF Suez en charge de la gestion du réseau gaz, GRDF, vient d’annoncer la généralisation du nouveau compteur communicant Gazpar à l’ensemble des 11 millions de foyers abonnés au gaz.

Concrètement, le déploiement va commencer par une expérimentation avec la pose de 150 000 compteurs fin 2015 ou début 2016, puis sa généralisation aux 11 millions d’abonnés s’étalera de 2017 à 2022. Tout comme pour le compteur Linky sur l’électricité, il sera impossible de refuser la pose de ce nouveau compteur, l’abonné n’en étant pas propriétaire. D’ailleurs, si l’UFC-Que Choisir reste fermement hostile au compteur Linky tel qu’il est conçu, le déploiement de Gazpar ne suscite pas de critiques virulentes. Financièrement, son coût, 1 milliard d’euros, est assurément plus maîtrisé que celui de Linky et ça ne doit rien au hasard. Le gaz étant une énergie choisie, les clients peuvent s’en détourner si les coûts explosent, tandis que pour l’électricité, tous les ménages sont des clients captifs d’ERDF, il n’y a aucune alternative. Les enjeux d’optimisation des coûts ne sont pas les mêmes. Ceci dit, le coût de Gazpar sera répercuté sur l’abonné, mais cette fois en toute transparence sur la facture, à raison de 2 à 3 euros par an. En échange, les abonnés ne seront plus facturés sur des consommations estimées mais sur leurs consommations réelles, que Gazpar transmettra automatiquement. Et pour inciter à la maîtrise de la consommation, Gazpar offrira un relevé quotidien des consommations sur Internet.

En revanche, Gazpar ne permet pas plus que Linky de visualiser ses consommations en temps réel, il ne possède pas non plus d’afficheur déporté. Mais en réalité, si ce manque constitue un défaut rédhibitoire pour Linky, la lecture en direct n’est pas aussi indispensable pour le gaz. Réduire sa consommation de gaz passe en effet par la baisse du thermostat de chauffage, c’est très simple, alors que la consommation d’électricité provient de nombreux usages qu’il est nécessaire d’identifier si on veut les réduire.

A priori, contrairement au compteur électrique Linky, le compteur Gazpar ne semble pas préjudiciable aux consommateurs. Une impression que l’expérimentation viendra confirmer… ou infirmer. Que Choisir la suivra avec attention.
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Élisabeth Chesnais


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Club Disney du livre Collection sous condition
Difficile, quand on est jeunes parents, d’échapper à l’offre Disney Club du livre. Présentée dans les coffrets remis à la maternité et vantée dans les magazines spécialisés, elle propose de recevoir gratuitement chez soi 6 livres illustrés mettant en scène les personnages de Disney. Cerise sur le gâteau : chaque envoi est accompagné d’un cadeau supplémentaire, une étagère murale Mickey ou une horloge Winnie l’Ourson selon les cas. Pour profiter de cette offre « gratuite » et « sans engagement de durée », il suffit de renvoyer un coupon ou de s’inscrire sur le site Internet de l’éditeur Hachette Collection.

Il faut jeter un œil sur les conditions de l’offre, inscrites en petits caractères, pour avoir le fin mot de l’histoire. En plus des 6 livres et du cadeau, vous recevrez dans le colis 2 livres supplémentaires de la même collection, facturés 5 € pièce (auxquels s’ajoutent 2,90 € de frais d’envoi). Sans réaction de votre part, non seulement vous devrez payer 12,90 €, mais en plus vous recevrez chaque mois 2 nouveaux livres, facturés au même prix. Si vous ne voulez profiter que de l’offre de bienvenue, c’est possible, à condition de renvoyer à vos frais les 2 livres dans les 10 jours suivant leur réception. Bref, bien que la mention « gratuit » apparaisse partout, vous aurez forcément quelque chose à payer, qu’il s’agisse de livres ou de frais de retour.

Le Disney Club du livre est l’une des innombrables offres d’Hachette Collection, géant français de la vente de collections par correspondance. Voitures miniatures, bandes dessinées, méthode d’apprentissage du point de croix ou du tricot… Quel que soit le sujet, la recette est la même : si les premières pièces sont gratuites ou proposées à un prix dérisoire, les envois suivants sont, eux, vendus au prix fort. Bien sûr, le destinataire peut interrompre les envois à tout moment, mais l’éditeur compte sur la passion des Français pour les collections pour qu’une bonne partie de ceux qui reçoivent les premiers éléments achètent les pièces manquantes. Pour éviter qu’ils ne se découragent trop vite, Hachette Collection a un truc infaillible : rester discret sur le nombre de pièces à acquérir. Nous avons dû passer plusieurs coups de fil au service client pour apprendre que la collection Disney était composée de 120 livres. Pour la compléter, il faudra donc dépenser plus de 570 €, sans compter les frais de port. Et encore, ce chiffre peut augmenter en fonction du succès de la série. Si les livres de Disney sont consacrés à Bambi et autres Cendrillon, les techniques marketing d’Hachette Collection, elles, sont plutôt dignes de l’Oncle Picsou.
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Crédit agricole: Une publicité qui ne dit pas tout
Pour comprendre ce qui ne va pas dans une banque, il suffit parfois de regarder ses publicités. En ce moment, le Crédit agricole diffuse par exemple un spot assez intéressant sur « l’épargne utile » (1).

Assis sur des bancs, un client et une cliente discutent avec leur conseiller.
« Qu’est-ce que vous faites, vous, au Crédit agricole de l’argent qu’on vous confie ?
– Oui, c’est notre argent, après tout, qu’est-ce que vous en faites, de cet argent ?
– Alors ça c’est une question qu’on ne nous pose pas souvent…, répond le conseiller.
– Vous prenez des risques avec ? Sur les marchés étrangers ? »
Le conseiller les rassure, avec une pointe d’accent méridional, sans doute destinée à renforcer l’ancrage local :
« En fait, l’argent que vous nous confiez reste dans la région. Il reste vraiment ici. »
Et la voix off de conclure : « Au Crédit agricole, votre épargne sert avant tout à financer les projets de votre région. L’école de vos enfants, le logement, les entreprises locales… Ça sert à ça, une banque coopérative ».

À première vue, ce n’est pas faux. Le Crédit agricole, comme le Crédit mutuel, est organisé en caisses régionales ayant une réelle autonomie les unes par rapport aux autres. Une analyse un peu plus approfondie permet néanmoins de dire que le message diffusé est trompeur. Le Crédit agricole, en effet, est également une banque cotée, active à l’international, Crédit agricole SA, ou CASA. Or, CASA a payé extrêmement cher son exposition à la crise grecque de 2008 et reste exposée à une crise italienne, entre autres. Sa santé préoccupe d’ailleurs les instances internationales. Le G20 classe le Crédit agricole parmi les 29 banques « systémiques », dont la faillite aurait des conséquences mondiales. En conséquence, il lui a été demandé de renforcer ses ratios de fonds propres d’ici 2016.

Des fonds propres ? L’argent des épargnants déposé dans les caisses régionales fera très bien l’affaire. C’est la raison pour laquelle, comme l’écrit sobrement la revue spécialisée Agefi dans un article du 3 septembre 2013, « CASA cherche à transférer aux caisses régionales » son « risque prudentiel » à travers des instruments financiers sophistiqués.

Le dialogue de la publicité pourrait ressembler à ça pour coller davantage à la réalité :
« Vous prenez des risques avec notre argent ?
– Pas directement, mais votre épargne nous sert de caution pour prendre des risques.
– Sur les marchés étrangers ?
– Oui. L’argent que vous nous confiez reste dans la région. Mais si les choses tournaient vraiment mal au niveau mondial ou européen, votre épargne serait exposée ».
Évidemment, c’est moins vendeur.

Publicité visible sur la chaîne Youtube du Crédit agricole.
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Réservation d’hôtel/ Expedia poursuivi en justice
Cela fait déjà un certain temps que les centrales de réservations hôtelières sur Internet telles que Booking.com, Expedia.com, Venere.com ou encore Hôtels.com (propriété du groupe Expedia) suscitent des critiques tant de la part des consommateurs que des professionnels.

Les pouvoirs publics ont entendu certaines d’entre elles. Le 13 novembre, le gouvernement a annoncé avoir assigné le groupe Expedia devant le tribunal de commerce de Paris. Il lui reproche des clauses illicites détectées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) après analyse des contrats signés par les hôteliers pour figurer sur les sites Expedia.com et Hôtels.com.

Cette étude avait donné lieu à un avis de la Commission d’examen des pratiques commerciales (CEPC) qui déplorait à son tour l’existence de dispositions contractuelles entravant la liberté des hôtels et restreignant la concurrence. Une situation qui, au bout du compte, pénalise le consommateur comme le montre une enquête de Que Choisir, tout juste publiée. Elle révèle notamment que les prix affichés par ces moteurs de recherche sont loin d’être toujours aussi intéressants que cela.

Les investigations menées dans ce secteur ont mis au jour des clauses dans lesquelles les centrales interdisent aux hôtels de proposer directement à la clientèle des tarifs plus intéressants que les leurs. Autre clause épinglée, celle qui oblige l’établissement à confier au site de réservation la vente de la dernière chambre disponible.

Les ministres en charge du dossier (Tourisme, Consommation et Économie numérique) ont prévenu : à la suite d’Expedia, d’autres assignations pourraient être lancées dans les semaines à venir.

* Voir l'enquête réservée aux abonnés de l'UFC sur le Site Que Choisir.org
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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Télévision: Quand la 4G perturbe la TNT
Le déploiement progressif du réseau de téléphonie mobile 4G sur tout le territoire peut perturber la réception via l’antenne râteau de la télévision numérique terrestre (TNT). La raison ? Ce réseau 4G s’installe sur la bande de fréquence autrefois occupée par la télévision analogique, proche des bandes de la télévision numérique. D’où des risques d’interférences. Risques qui pourraient être encore plus importants lorsqu’une nouvelle bande de fréquence (700 MHz) sera libérée pour la 4G, probablement l’année prochaine.

Michel S., un habitant de Montauban (82), en a par exemple été victime. Comme plusieurs de ses voisins, la réception des chaînes a été fortement perturbée en septembre et octobre. « La coupure a parfois été totale pendant plusieurs jours, précise-t-il à Que Choisir. Je n’ai eu aucune information sur les raisons de tels dysfonctionnements. »

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) reconnaît le problème : elle le lie à la mise en service des relais de la 4G sur Montauban. « Pour la réception télé, cette ville est couverte par l’émetteur du Pic-du-Midi, assez éloigné, explique-t-on à l’ANFR. De fait, les niveaux de champs de la TNT sont moyens ». Des problèmes similaires ont été constatés à Brest (29) ou Arcachon (33). Et d’autres villes, comme Cherbourg (50), où « les champs de la TNT sont également moyens » devraient être affectées lorsque la 4G arrivera.

Les particuliers confrontés à de tels soucis sur leur téléviseur doivent composer le numéro spécialement mis en place par l’ANFR pour les régler : 0 970 818 818 (du lundi au vendredi de 9 à 18 h, prix d’un appel local). Sous 48 heures, un rendez-vous sera arrêté avec un antenniste. Son intervention, prise en charge par les opérateurs de téléphonie, est simple : pose d’un filtre sur l’antenne. Qui, en principe, doit mettre fin aux conflits de voisinage entre 4G et TNT !
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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