En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Information:

Plats cuisinés: La tromperie, ingrédient répandu
Que ce soit par manque de temps ou par incompétence culinaire, les Français font de plus en plus appel à des produits tout préparés. Plats cuisinés mais aussi salades préemballées, sandwiches, pizzas, quiches et autres tartes salées ont le vent en poupe. Problème, les fabricants ont quelque peu tendance à survaloriser le contenu de leurs recettes. C’est ce qu’ont constaté les inspecteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) lors d’une enquête sur les « mentions et ingrédients valorisants » dans tous ces produits.

Comme nous l’avions dénoncé lors de notre test sur les plats cuisinés, les ingrédients nobles sont mis en valeur de façon disproportionnée. Ainsi, constate la répression des fraudes, la viande ou le poisson sont souvent indiqués en taille de police deux à trois fois supérieure à celle employée pour l’accompagnement alors que leur quantité est trois fois moindre. D’autres ingrédients alléchants sont souvent survendus, comme dans ce coq flambé aux champignons et riesling qui renfermait 2 % de champignons et 2 % de riesling. Dans les tartes salées, sandwiches et salades, viande ou poisson sont souvent en proportion infime. Par exemple, une tarte aux crevettes ne contenait que 4 % de crevettes. Et que dire de ce kebab « riche en lamelles de bœuf », lesquelles s’avèrent être un mélange de bœuf et de protéines végétales.

La photo aussi est fréquemment trompeuse. C’est par exemple le cas de cet emballage de lasagnes au saumon présentant un beau filet de poisson alors que c’est de la « pulpe de saumon congelé obtenu par grattage de l’arête centrale » qui est utilisée. Quant aux photos de marmites en fonte, cuillères en bois et torchons à carreau accompagnés de mentions type « maison », « recette artisanale », « à l’ancienne », « saveurs authentiques », ils concernent trop souvent des recettes où s’accumulent des ingrédients purement industriels : additifs, beurre concentré, protéines végétales, œufs liquides pasteurisés et autres arômes. Tout comme les mentions régionales n’ont parfois rien à voir avec le contenu du produit. Témoins, cette recette « provençale » élaborée avec un poisson de l’Atlantique ou cette tourte « à la bretonne » fabriquée hors de Bretagne avec des ingrédients qui n’en provenaient pas non plus et dont la recette ne correspondait à aucune recette régionale connue.

Le mieux pour éviter d’être victime de ce genre d’entourloupes ? Cuisiner soi-même
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Cigarette électronique: Tag Replay interdit en pharmacie
L’inhalateur électronique Tag Replay ressemble à une cigarette électronique, produit de la vapeur comme une cigarette électronique, peut contenir de la nicotine comme une cigarette électronique, et… c’est une cigarette électronique ! Contrairement à ce que prétend son fabricant, ce n’est pas un dispositif médical, fût-il de « sevrage de la gestuelle tabagique ». Il n’a donc rien à faire en pharmacie, où il est pourtant vendu depuis le début de sa commercialisation, en mars 2013.

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est en charge du dossier, et a fait savoir à plusieurs reprises à Visiomed, qui vend Tag Replay, que son produit ne relevait pas du dispositif médical. Deux courriers lui ont été adressés afin qu’il retire la mention litigieuse de l’emballage, ainsi que le marquage CE qui l’accompagne. « Il s’agit de publicité mensongère », nous a-t-on affirmé à l’ANSM. Pour le moment, Visiomed fait la sourde oreille. On trouve encore le Tag Replay en pharmacie, notamment dans les officines en ligne. Nous avons interrogé Éric Sebban, le dirigeant de Visiomed, pour connaître son point de vue. Nous attendons toujours ses réponses.

La dénomination « dispositif médical » a sans doute donné à Tag Replay un vernis médical, que de nombreux pharmaciens ont pris pour argent comptant, sans prendre le temps de vérifier s’ils pouvaient vendre ce produit. Le conseil de l’Ordre des pharmaciens a dû rappeler dans son journal avant l’été que les cigarettes électroniques n’avaient pas droit de cité dans les officines. Elles ne figurent pas sur la liste règlementaire des produits autorisés à la vente. D’autres marques sont disponibles également en pharmacie, comme EdSylver ou Neo : c’est tout aussi illégal.

Autre élément à charge contre Tag Replay : notre test de cigarettes électroniques a montré que l’une des recharges, à 2,4 % de nicotine, en contenait 13,1 mg, ce qui est supérieur au taux de 10 mg autorisé. Une telle teneur place le produit sous la législation du médicament. Ce n’est donc pas une certification comme dispositif médical qu’il lui faut, mais une autorisation de mise sur le marché !
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

Prime de rénovation énergétique: Démarrage imminent

Rénovation énergétique

C’était l’une des mesures du plan d’investissement pour le logement présenté par le président de la République au printemps dernier, elle prend tournure. Le versement d’une prime exceptionnelle de 1 350 € pour les travaux de rénovation énergétique effectués dans la résidence principale est acté, et elle va pouvoir s’ajouter au crédit d’impôt et aux certificats d’économie d’énergie récupérés. Mis bout à bout, ces trois dispositifs peuvent réduire significativement la facture. La mesure est donc, a priori, réellement incitative et on ne peut que s’en réjouir. Reste à en connaître les modalités précises.

À ce jour, on sait que le versement de la prime concerne les bouquets de travaux, c’est-à-dire au moins deux opérations visant à économiser l’énergie, l’une devant concerner l’isolation, l’autre la production de chauffage ou d’eau chaude sanitaire. Ce peut être par exemple l’isolation des combles et l’installation d’un équipement de chauffage performant. Que Choisir ne prend d’ailleurs pas cette association au hasard, c’est la plus efficace pour réduire de façon spectaculaire sa facture de chauffage.

En revanche, les conditions de ressource qui donnent droit à cette prime ne sont pas encore fixées, on attend le décret sur ce point crucial, mais le plafond devrait tourner autour de 35 000 € net annuel pour un couple, et de 50 000 € pour un couple avec deux enfants. Si c’est confirmé, le mécanisme pourrait inciter de nombreux ménages propriétaires à se lancer dans la rénovation énergétique de leur logement, d’autant que la prime sera versée au moment du paiement des factures par l’ASP, l’Agence de services et de paiement.

Que Choisir reviendra sur le dispositif dès qu’il sera définitivement cadré.
Une prime non cumulable avec les aides de l’Anah

Si la prime exceptionnelle est cumulable avec le crédit d’impôt et le prêt à taux zéro, elle ne peut pas venir en complément des aides de l’Anah, l’Agence nationale de l’habitat qui gère notamment le programme « Habiter mieux », exclusivement destiné aux propriétaires disposant de revenus très modestes.

Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Ouate de cellulose - L’instance de certification en cause
La ouate de cellulose a beau être un isolant performant, à la fois efficace et écologique, il faut avoir les nerfs solides pour travailler dans ce secteur en France. En tout juste un an, les fabricants ont dû respecter deux réglementations successives parfaitement contradictoires. Les experts de la Commission des avis techniques ont pris deux décisions contraires en un temps record. Du jamais vu, qui a mis toute une filière industrielle en péril et causé de graves problèmes aux consommateurs clients.

Le premier acte s’est joué en juin 2012. La Commission des avis techniques qui siège au Centre scientifique et technique du Bâtiment (CSTB) interdit alors de traiter la ouate de cellulose aux sels de bore. Motif : ils sont classés toxiques pour la reproduction. C’est vrai, mais ils restent autorisés comme ignifugeant des isolants. Ils ne sont pas émissifs, ce qui évite tout risque pour les occupants. Les pays dans lesquels la ouate de cellulose s’est imposée comme un isolant de premier ordre depuis plusieurs décennies y ont recours. Mais en France, pour d’obscures raisons, la Commission des avis techniques fait du zèle. Les fabricants sont donc contraints d’abandonner les sels de bore et de passer aux sels d’ammonium.

Dès le mois d’octobre, les plaintes affluent. Des particuliers qui viennent de faire poser de la ouate de cellulose sont obligés de quitter leur logement. Il est devenu irrespirable, envahi par de fortes odeurs d’ammoniac.
Défauts du système de certification des isolants à la française

Acte II : c’est le branle-bas de combat. Acculée face à sa décision désastreuse, la Commission des avis techniques fait marche arrière. Dès le mois de novembre, elle ré-autorise les sels de bore. Les fabricants qui avaient dû modifier leur processus de production 4 mois avant le changent à nouveau !

L’acte III vient de se jouer, début juillet. Le ministère de la Santé a publié un arrêté qui interdit… la ouate de cellulose traitée aux sels d’ammonium, tout juste un an après que la Commission des avis techniques l’a imposée ! L’arrêté exige même le retrait des lieux de vente et le rappel des produits pas encore posés. La ouate de cellulose traitée aux sels de bore redevient la référence, les consommateurs peuvent être rassurés.

Cette affaire démontre les défauts du système de certification des isolants à la française. Aux mains du CSTB et d’une Commission des avis techniques qui cultive l’opacité au point de refuser de publier l’identité de ses membres, il est d’un autre temps. Une réforme s’impose pour que l’évaluation des isolants se fasse en toute transparence.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Pesticides: Officiellement mauvais pour la santé
Pesticides et santé , c’est le thème de l’expertise collective réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), pour le compte du ministère de la Santé, très précisément la Direction générale de la santé.

Si le propos est empreint d’une prudence toute scientifique, il est néanmoins très clair et justifie pleinement le combat mené par Que Choisir depuis de longues années contre l’usage massif des pesticides.

Les conclusions de l’Inserm ont de quoi inquiéter : «Il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non Hodgkinien, myélomes multiples). » Par ailleurs, précise l’Inserm, «les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être des périodes d’exposition particulièrement à risque pour le développement de l’enfant ».

Pesticides omniprésents

Malgré cette nocivité avérée des pesticides, il est bien difficile de s’en protéger. L’Inserm confirme en effet ce que démontre régulièrement Que Choisir à travers ses analyses, les pesticides sont présents partout dans l’environnement. On peut les trouver dans l’air (air extérieur et intérieur, poussières), l’eau (souterraines, de surface, littoral…), le sol et les denrées alimentaires (y compris certaines eaux de consommation) . Pour la population générale, la principale voie d’exposition reste néanmoins l’alimentation.

Rien de rassurant dans cette étude, d’autant que, précisent les experts, «si certaines substances sont mises en cause, c’est qu’elles ont été plus souvent étudiées que d’autres, en particulier dans le contexte des États-Unis. De nombreuses substances actives n’ont pas fait l’objet d’études épidémiologiques.»

L’usage des produits phytosanitaires demeure à ce jour toujours aussi massif en agriculture. Les multiples mesures déjà prises pour réduire leur utilisation, dont le plan Ecophyto adopté dans la foulée du Grenelle de l’environnement, n’ont donné aucun résultat jusqu’à présent. Mais les pouvoirs publics disposent désormais d’une expertise scientifique officielle attestant de la toxicité des pesticides pour la santé humaine et notamment celle des jeunes enfants. Agir devient urgent.

Ça bouge… un peu côté grand public

C’est l’enseigne des jardineries Botanic qui a montré l’exemple en supprimant les pesticides chimiques de ses rayons dès 2007 pour se concentrer sur les techniques alternatives de jardinage écologique et les produits bio. Que Choisir qui avait applaudi l’initiative déplore que la concurrence n’ait pas suivi. Mais ça pourrait évoluer avec cette initiative en cours en Bretagne : les 42 hypermarchés Leclerc implantés dans le Finistère, les Côtes d’Armor et le Morbihan annoncent qu’ils supprimeront les pesticides de leurs rayons à compter de l’automne prochain. Un exemple à suivre.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

La vaccination des nourrissons : le jackpot pour les laboratoires pharmaceutiques ?
Michèle Rivasi, députée européenne EELV, s’étonne du fait qu’il n’est aujourd’hui plus possible de trouver en pharmacie le vaccin DTP (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite), qui était jusqu’à présent le seul vaccin obligatoire. Pour la primovaccination des nourrissons, les parents n’ont pas d’autre choix que de recourir à un vaccin dit » hexavalent », c’est à dire qui contient non seulement le DTP, mais en plus la coqueluche, les infections à Haemophilus influenzae et l’Hépatite B. « Je ne suis pas contre la vaccination, mais contre le fait que désormais, les parents ne vont plus avoir le choix pour leurs enfants, qu’ils vont faire vacciner contre l’hépatite B, parfois même sans le savoir. Or à deux mois, le système immunitaire et la barrière hémato-encéphalique des enfants ne sont pas achevés, ils restent très fragiles. L’aluminium contenu dans les vaccins n’est pas sans conséquences pour leur santé (1), surtout si on multiplie les injections ». Le calendrier vaccinal recommande en effet de réaliser le même jour le vaccin Prévenar, qui comporte pas moins de 13 valences de pneumocoques. Or, les réactions neurologiques peuvent augmenter lorsque l’on combine tous ces différents vaccins (2).

Pour Michèle Rivasi Nous sommes ni plus ni moins dans un schéma de vente forcée et de désinformation du consommateur, avec la complicité du HSCP. Et quand on sait que le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations (CTV), n’est pas exempt de conflits d’intérêts avec les fabricants de vaccins, on est en droit de se poser des questions. A qui profite le crime? Aux laboratoires pharmaceutiques bien évidemment. L’ancien vaccin DTP obligatoire valait 10 euros, et les parents savaient ce que ce vaccin contenait. Maintenant, le vaccin hexavalent que l’on nous impose coûte 40 euros, alors même qu’il vaccine contre des maladies pour lesquelles la vaccination n’est pas obligatoire. Je suis sûre que de nombreux parents ne souhaitent pas que leur enfant reçoive une injection contre l’hépatite B, puisque ce n’est pas obligatoire. Alors pourquoi ne pas remettre sur le marché le seul vaccin DTP? Il y a là clairement un abus qu’il convient de cesser au plus vite.
Extrait du blog de M Rivasi - députée européenne


...lire la suite

Ascenseur: Report de la seconde tranche des travaux
Un décret doit prochainement l’officialiser : la date limite pour effectuer la seconde tranche des travaux de modernisation des ascenseurs passera de juillet 2013 à juillet 2014. De quoi donner un peu d’air, tout particulièrement aux copropriétaires qui affrontent des difficultés financières pour venir à bout de toutes ces nouvelles normes. Une étude réalisée par l’UFC-Que Choisir en 2008 révélait en effet que 60 % des devis examinés pour cette mise aux normes dépassaient les 20 000 €, alors que la Fédération des ascenseurs avait évalué la facture à 10 000 € en moyenne par appareil avant l’adoption des mesures.
Mieux vaut tard que jamais, pourrait-on ajouter, car il faut bien reconnaître que la décision arrive alors que de nombreuses copropriétés ont déjà réalisé l’intégralité de ces très coûteux travaux.
«Renégocier et mettre en concurrence

La seconde tranche concerne notamment l’installation d’une téléalarme et la précision d'arrêt de l'ascenseur à chaque palier. Concernant ce dernier dispositif, la ministre a même annoncé l’adoption d’un moratoire, c'est-à-dire d’un report sans limite pour l’instant, en attendant des études plus précises. Un groupe de travail piloté par les services du ministère sera en effet chargé de « réexaminer la pertinence du dispositif de précision d'arrêt dans tous les ascenseurs français et, le cas échéant, de proposer des solutions moins onéreuses. Une décision de taille . En effet, cette obligation représente l’une des plus coûteuses pour les consommateurs, alors même que les bénéfices en termes de sécurité sont les plus mis en cause. Cette mesure doit permettre de réduire à 2 cm maximum la précision d’arrêt à chaque palier. C'est-à-dire limiter la hauteur de la « marche » si la cabine s’est arrêtée un peu haut ou un peu bas à l’étage. Pour atteindre cette précision, l’ascensoriste doit installer un variateur de vitesse et, souvent, changer l’armoire de commande de l’appareil. Or le prix de celle-ci varie entre 7 000 et plus de 15 000 € (chiffres issus de l’étude de l’UFC-Que Choisir)
Des solutions existent

Concrètement, que doivent ou peuvent décider les copropriétés qui n’ont pas encore effectué la seconde tranche L’une des solutions peut consister à faire réaliser un diagnostic technique de l’appareil par un cabinet d’expertise indépendant (compter entre 200 et 350 €). Intérêt: obtenir une vision précise et actualisée de l’état de son appareil et savoir si des questions de sécurité se posent réellement. Dans la négative, les travaux de la seconde tranche peuvent parfaitement attendre. Il faut aussi profiter du temps supplémentaire pour mettre en concurrence les ascensoristes, obtenir plusieurs devis, et négocier les prix. S’agissant de la coûteuse mesure de précision à l’étage, on peut aller plus loin. Si l’utilisation de l’appareil n’a jamais révélé de véritable marche à chaque palier et qu’aucun copropriétaire ne s’en est jamais plaint, il est parfaitement possible de décider de reporter cette obligation (en espérant son annulation). À savoir: moins l’ascenseur dessert d’étages et moins la variation à l’étage est sensible. Un bon réglage par l’ascensoriste peut suffire. Si les travaux ont déjà été votés en AG par les copropriétaires et une commande passée avec l’ascensoriste, il faudra alors entamer une négociation avec ce dernier.
Que Choisir en Ligne
Élisa Oudin


...lire la suite

Pesticides Les Français imprégnés
Environ 400 adultes âgés de 18 à 74 ans et résidant sur l’ensemble du territoire métropolitain ont été soumis à des analyses de sang et d’urine. Trois grandes familles de pesticides étaient recherchées, les organochlorés qui sont pour la plupart interdits, les organophosphorés, toujours utilisés, et les pyréthrinoïdes, qui sont désormais les insecticides les plus employés.

L’interdiction des organochlorés a montré son efficacité puisque « les concentrations observées sont relativement basses ». En revanche, les niveaux d’exposition de la population française aux organophosphorés et plus encore aux pyréthrinoïdes se révèlent préoccupants. « Les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables, note l’InVS. Les concentrations urinaires de tous les métabolites mesurés de pyréthrinoïdes sont plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada ou aux États-Unis. »

Concernant les organophosphorés, l’étude a pu faire le lien entre la contamination des personnes et l’importance de la viticulture dans le département. Concernant les pyréthrinoïdes, les niveaux d’imprégnation dépendent « de façon notable » de l’alimentation, avec une forte contribution des produits céréaliers à base de blé et des tomates non pelées, et de l’usage domestique de ces insecticides, à travers les traitements antipuces des animaux domestiques ou les traitements du jardin potager.

Cette étude vient donc confirmer les nombreuses données accumulées sur la contamination de la population par l’usage agricole, mais aussi par l’usage des pesticides à domicile, en particulier dans leur emploi comme biocides. Ce sont tous ces produits qu’on utilise dans la vie de tous les jours à la moindre occasion sans aucune méfiance, que ce soit en aérosol ou en diffuseur contre les insectes, en spray ou en collier antipuces sur le chat ou le chien, comme antimites ou antipoux, pour traiter le bois ou les plantes d’intérieur. Ces insecticides sont pourtant aussi toxiques que ceux qui sont utilisés en agriculture, ce sont d’ailleurs les mêmes substances. Limiter leur usage, voire s’en passer, est assurément le moyen le plus sûr pour réduire son niveau de contamination par les pesticides.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Homologation des pesticides: Toujours des dérives
« Des irrégularités graves ont permis le maintien sur le marché de plus de 40 pesticides dangereux qui devraient être interdits ou avoir des usages restreints », dénonce l’association Générations futures. Le propos n’a rien d’insensé, il se base d’ailleurs sur les avis que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a transmis à la Direction générale de l’alimentation (DGAL), le service du ministère de l’Agriculture en charge de l’homologation des pesticides, pour chaque demande présentée par un fabricant de produits phytosanitaires.

Il s’avère que la DGAL a rarement tenu compte des remarques faites par l’Anses. Des autorisations de mise sur le marché ont été maintenues malgré les avis défavorables, ou favorables sous conditions restrictives, de l’Agence. D’après le courrier et les tableaux récapitulatifs que l’Anses a envoyés à la DGAL, ces anomalies ont concerné de nombreux pesticides. Des substances et des usages restent autorisés alors qu’ils ne sont pas conformes aux exigences réglementaires.

Lors de l’évaluation des dossiers déposés par les industriels, l’Anses a émis de nombreux avis défavorables en raison de risques inacceptables pour les eaux souterraines, de problèmes de résidus, de manque de données sur l’innocuité, ou encore de risques sanitaires pour l’applicateur. Mais pour de nombreux pesticides, la DGAL n’a pas pour autant modifié ou retiré les autorisations de mise sur le marché.

En novembre 2003, Que Choisir dénonçait déjà les procédures d’évaluation du risque, assurées « par le seul ministère de l’Agriculture en cogestion avec les partenaires industriels » et réclamait que le ministère de l’Agriculture ne soit plus le seul décisionnaire en matière d’homologation des pesticides. Depuis rien n’a changé, cette demande reste d’une actualité brûlante.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Maisons de retraite: Trop d’irrégularités
Près de 1 900 € : c’est le coût mensuel moyen pour un hébergement en maison de retraite où des pratiques contestables persistent. Après avoir visité 331 établissements en 2012, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a récemment rendu public un bilan. Publicité mensongère, affichage des prix incomplet, augmentation de tarifs inconsidérée… des irrégularités ont été constatées dans la majorité des maisons de retraite enquêtées. Au total, 178 avertissements ont été dressés.

En regardant de près les contrats, les inspecteurs ont également découvert une série de clauses abusives. Par exemple, nombre d’établissements facturent des frais de remise en état de la chambre après le départ de la personne âgée. Des frais qui, selon la DGCCRF, peuvent représenter l’équivalent de 2 à 10 journées d’hébergement. Il y a 5 ans, diverses clauses trop déséquilibrées pour le consommateur avaient déjà été mises au jour par la Commission des clauses abusives. Visiblement, les leçons n’ont toujours pas été tirées par les gestionnaires de maisons de retraite…

Et encore, ces différents bilans ne disent pas tout ! Dans le cadre d’une enquête en cours sur les urgences hospitalières, qui sera publiée dans Que Choisir d’ici quelques semaines, de nombreux médecins dénoncent le comportement d’établissements qui n’hésitent pas à leur adresser leurs résidents dès que leur état de santé se dégrade. « Cela arrive même dans les maisons qui sont pourtant médicalisées », indique un urgentiste. « Latactique est simple, décrit un autre. Quand une personne âgée se sent mal, plutôt que de faire venir un médecin, l’encadrement appelle les pompiers. Elle se retrouve alors aux urgences, où ce n’est vraiment pas sa place. »

Autre dérive : des frais imputés à tort aux familles après le décès du résident. En principe, lorsqu’une maison de retraite prend l’initiative de transférer le corps dans un funérarium, elle doit prendre à sa charge les trois premiers jours. En réalité, les familles n’arrivent pas toujours à obtenir le remboursement des sommes versées à ce titre aux pompes funèbres. Elles peuvent pourtant s’élever à plusieurs centaines d’euros.
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


...lire la suite

/ / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / 44 / / / / / / / / / / / / / / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir Rhône Alpes