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Dégroupage total ADSL : comment faire de vraies économies sur votre budget de communications
Depuis 2010, le déploiement du réseau public de fibre optique Ardèche Drôme Numérique(ADN) a eu pour effet d’augmenter et d’améliorer l’offre haut débit ADSL.

Le réseau ADN a été créé à l’initiative commune du Conseil général de l’Ardèche, du Conseil général de la Drôme et de la Région Rhône-Alpes. Il est exploité par ADTIM, société délégataire de service public, qui en ouvre l’accès à tous les opérateurs qui le souhaitent, en toute neutralité.

Il vous est aujourd’hui possible d’accéder au meilleur des offres haut débit ADSL proposées par plusieurs Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) concurrents, à travers le dégroupage.

De quoi s’agit-il et quels sont les avantages du dégroupage

-la possibilité d’accéder à Internet haut débit via votre ligne téléphonique fixe (ADSL) avec un débit plus élevé (jusqu’à plusieurs dizaines de Mbit/s au plus près du central téléphonique), un large choix parmi les offres ADSL de tous les FAI utilisant le réseau public ADN,bien plus qu’une simple connexion Internet, la possibilité de bénéficier d’une large gamme de services via la box ADSL de votre FAI (téléphonie illimitée vers les fixes et les mobiles, bouquet de chaînes TV Haute Définition, TV à la demande, vidéo à la demande…),
-la possibilité de faire des économies en regroupant vos abonnements Internet et téléphonie mobile (une seule facture à la fin du mois).

Nota: Il est désormais possible de se passer de l’abonnement téléphonique que l’on soit dégroupé ou non tout en conservant son numéro en 04.

Grâce au seul dégroupage permis par le réseau public ADN, vous pouvez réaliser une économie de l’ordre de 25€ par mois, soit 300€ par an.
Par ailleurs, si vous choisissez de résilier votre abonnement téléphonique, vous pouvez faire une économie supplémentaire de 17€ par mois, soit plus de 200€ par an.

Mais attention: rien n’est automatique.

Il vous appartient de tester l’éligibilité de votre ligne téléphonique fixe et de voir auprès des différents FAI les offres qu’ils sont en mesure de vous proposer.(voir le fichier degroupage.pdf ci-dessous)

Tous les FAI ne proposent pas nécessairement le même niveau de débits et le même niveau de services. Chacun enrichit, selon sa propre stratégie commerciale, le contenu de ses box ADSL et chacun le fait évoluer à son rythme. C’est donc à vous, et à vous seul, de comparer.

Pour tout renseignement complémentaire sur le dégroupage, n’hésitez pas à contacter ADTIM au 0810 26 07 26 (appel au prix d’une communication locale).

Voir aussi le Site de l'ADN.



Syndicat Mixte Ardèche Drôme Numérique


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Permis de construire: Nouveau document nécessaire
À compter du 1er janvier 2014, toute demande de permis de construire pour une construction neuve de 50 m2 ou plus de surface de plancher doit obligatoirement être précédée d’une étude de faisabilité d’approvisionnement en énergie (décret no 2013-979, JO du 3 novembre 2013). C’est au maître d’ouvrage de réaliser cette étude qui consiste à faire un bilan coûts/avantages des différentes techniques d’approvisionnement en énergie de l’habitat, pour son chauffage, sa ventilation, son refroidissement, sa production d’eau chaude sanitaire et son éclairage. Le recours à l’énergie solaire ou à d’autres énergies renouvelables, le raccordement à un réseau de chauffage ou de refroidissement et l’utilisation de pompe à chaleur sont envisagées pour orienter au mieux le choix du constructeur.

Outre le maître d’ouvrage, l’étude peut être menée par le constructeur, l’architecte, un diagnostiqueur, un contrôleur technique, un organisme de certification, une entreprise du bâtiment, de matériaux de construction et de systèmes techniques du bâtiment ou encore un fournisseur d’énergie. Cette étude était exigée depuis 2008 pour les bâtiments neufs d’au moins 1 000 m2 pour favoriser l’installation d’équipements performants et fonctionnant au moyen d’énergies renouvelables.
Que Choisir en Ligne
Jean-Paul Geai


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Ondes électromagnétiques: Réduire l’exposition
Une onde de choc. C'est par ces mots que l'association Agir pour l'environnement a accueilli l'avis sur les radiofréquences rendu jeudi par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Il est vrai que, pour la première fois, l'Agence fait état d'effets des radiofréquences, ces ondes électromagnétiques émises notamment par les téléphones portables ou sans fil, les antennes relais, le matériel wi-fi. Deux ans de travail ont été nécessaires aux experts qui ont passé au crible 3 500 publications sur la question."Certaines études incontestables montrent des effets biologiques, a déclaré Martin Guespereau, directeur de l'Afsset. D'autres ne montrent rien. Nous ne sommes pas dans le tout noir ou tout blanc, il y a des éléments dans les deux sens."

On ne peut plus ne rien faire

Les effets biologiques, constatés in vitro, sur l'animal ou plus rarement sur l'homme, sont visibles au niveau de la cellule et les experts ne peuvent pas, dans l'état actuel des connaissances, les traduire en risques de maladies. Pour autant, ils se refusent à les ignorer, d'autant que certaines études épidémiologiques montrent également un risque accru, en cas d'exposition prolongée aux radiofréquences. Sur la population générale, quelques publications évoquent un accroissement des gliomes (un type de tumeur au cerveau) après 10 ans d'utilisation des téléphones mobiles. Chez les professionnels-militaires intervenant sur des radars, par exemple-c'est un excès de lymphomes ou de leucémies qui est constaté par certaines recherches."Est-ce le début de l'émergence d'un signal sanitaire?" s'est interrogé Martin Guespereau. "En tout cas, l'Afsset considère qu'on ne peut plus ne rien faire. Il faut lever les incertitudes, lancer des recherches sans perdre de temps et en se posant les bonnes questions."

Parmi les priorités, les experts estiment qu'il faut développer les études épidémiologiques, en particulier concernant les effets des radiofréquences sur le développement de l'enfant ou sur la reproduction. Surtout, l'Afsset recommande que l'on diminue autant que possible l'exposition des Français à ces ondes. "Quand on dispose de signaux qui montrent un effet et que l'exposition peut être réduite, cette réduction doit être mise en œuvre." estime Martin Guespereau.

Mesurer l'exposition des riverains

Ainsi, les débits d'absorption spécifiques (DAS) des appareils leur puissance d'émission devraient être diminués au maximum (voir les DAS de quelque 200 téléphones). L'Agence estime également que l'obligation de préciser le DAS, que respectent les fabricants de téléphones mobiles, devrait aussi être mise en oeuvre sur les autres appareils tels que téléphones sans fil ou babyphones. Elle propose la mise en place de labels plus intelligibles par les consommateurs pour traduire le niveau de DAS. Autre souhait: que l'efficacité des prétendus dispositifs anti-ondes soit évaluée et portée à la connaissance du public. Faute de quoi, s'est insurgé Martin Guespereau, "c'est la porte ouverte à tous les charlatanismes". Côté antennes, l'avis recommande que l'exposition des riverains soit mesurée beaucoup plus précisément et qu'une cartographie soit établie.«Aujourd'hui, nous disposons de 2 000 mesures par an pour 70 000 antennes. Ces mesures sont opérées au petit bonheur la chance, lorsqu'un citoyen le demande, a regretté Martin Guespereau. C'est un système archaïque, alors qu'on a besoin d'un vrai plan de surveillance. L'idée de multiplier les antennes pour réduire leur puissance est notamment évoquée. Reste au gouvernement à traduire en mesures concrètes ces recommandations.
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Fabienne Maleysson


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Parfums d’intérieur: Bientôt un étiquetage
« Brûler de l’encens, c’est à peu près comme respirer au plus près d’un pot d’échappement », concluait Que Choisir en 2004 à l’issue d’un test aux résultats très alarmants sur des désodorisants et parfums d’intérieur. La mention « peut provoquer le cancer » ou « peut déclencher des allergies » devrait figurer sur la plupart des parfums d’intérieur présents sur le marché, écrivions-nous alors. Il aura fallu attendre neuf ans pour que ça bouge, mais le plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur présenté par le ministre de l’Écologie lors des Assises nationales de l’air ces 23 et 24 octobre ne peut que nous réjouir. « Les produits désodorisants les plus polluants, par exemple les encens qui émettent plus de 2 µg/m3 de benzène, seront interdits », et tous les produits de consommation les plus émetteurs en polluants volatils, à savoir les désodorisants d’intérieur et les produits d’entretien, vont faire l’objet d’un étiquetage informatif, comme il en existe déjà un pour les peintures et autres produits de bricolage. En 2010, quand cette nouvelle réglementation avait été annoncée, Que Choisir avait vivement regretté que les parfums d’intérieur et les produits d’entretien, des objets utilisés au quotidien, en soient exclus et qu’ils n’aient pas cette obligation d’étiquetage. Aujourd’hui, elle ne concerne que les peintures, les matériaux de construction et de décoration, c’est très insuffisant. Cette erreur devrait être bientôt réparée, tant mieux.

Des précautions indispensables

En attendant de pouvoir choisir une référence qui ne charge pas l’air intérieur de son logement en polluants nocifs, Que Choisir maintient ses recommandations, faites à l’occasion du dernier test sur les désodorisants d’intérieur. Pour vous convaincre de cette nécessité, lisez les mentions qui figurent en petits caractères au dos des emballages. On y trouve souvent « bien ventiler après usage », et/ou « ne pas respirer les aérosols », « utiliser seulement dans des zones bien ventilées ». Et ça, ce sont les fabricants eux-mêmes qui le disent ! Un comble pour des parfums d’intérieur.

Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Pratiques abusives: Condamnations confirmées pour Leclerc, Carrefour et Auchan
L’affaire avait provoqué des commentaires indignés. Condamnée en 2009 par la cour d’appel de Versailles à rembourser 23 millions d’euros à 28 fournisseurs victimes de clauses abusives, la centrale d’achat des centres Leclerc (SG Galec), avait fait pression sur les entreprises concernées pour qu’elles renoncent à leurs indemnités, sous peine de déréférencement !

Techniquement, il fallait que Leclerc verse la somme au Trésor public, qui se chargeait ensuite de la distribuer aux fournisseurs. Mais si ces derniers ne réclamaient pas l’argent, l'administration devait le rendre à Leclerc. Ce dernier avait donc demandé aux PME de s’abstenir. Le service juridique du Galec avait même rédigé à leur attention une lettre de renonciation standard à faire valoir leur droit !

Le secrétaire d'État à la Consommation de l’époque, Frédéric Lefebvre, avait peu apprécié la manœuvre. Il avait saisi le tribunal de commerce de Paris en 2011, obtenant la condamnation de Leclerc à un million d'euros d'amende supplémentaire. La cour d’appel de Paris a doublé la somme, infligeant deux millions d’euros au Galec pour cette pratique abusive, par un arrêt du 18 septembre 2013.

Dans un autre arrêt du 11 septembre 2013, la même cour d’appel a infligé une amende d’un million d’euros à Eurauchan, centrale d’achat d’Auchan, là encore pour des pratiques abusives et un « déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties ». Entre autres, Auchan s’autorisait à imposer des baisses de tarifs à ses fournisseurs (en cas de baisse des coûts des matières premières, par exemple), mais leur interdisait de revoir leurs tarifs à la hausse dans le cas contraire.

Le grand classique des marges arrière

La Cour de cassation, enfin, a rendu définitive la condamnation de Carrefour pour facturation de services fictifs. Un grand classique des marges arrière : un « contrat de partenariat » impose au fournisseur un paiement conséquent, en échange de pseudo-opérations de promotion ou d’animations en rayon qui ne coûtent pas le dixième du prix demandé.

Ce tir groupé ne doit rien au hasard. Il est la suite d’une série de raids lancés contre les centrales d’achats des grandes surfaces alimentaires et spécialisées en 2008, par la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF). Des centaines de contrats contenant des clauses abusives avaient été saisis, aboutissant à des condamnations en première instance, puis en appel. La puissance publique se substituait ainsi aux PME, très souvent en situation inconfortable pour attaquer les distributeurs dont elles dépendent.

Les pratiques commerciales déloyales les plus fréquentes de la grande distribution



En novembre 2009, le secrétaire d'État à la Consommation Hervé Novelli lance les directions départementales de la protection des populations, coiffées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), contre les distributeurs. En quelques semaines d’enquête, les fraudes compilent 400 contrats permettant d’assigner neuf enseignes en justice pour pratiques abusives : Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Leclerc, Système U, Intermarché, Castorama et Darty.



Facturation de prestations fictives

C’est l’abus le plus fréquent. En février 2012, la centrale d’achat Interdis du groupe Carrefour a ainsi été condamnée pour des clauses de service appelées « plan d’action par familles de produits » et « plan de développement des performances du fournisseur ». La Cour d’appel de Paris a considéré qu’Interdis les facturait vingt à trente fois leur prix. L’amende infligée au groupe est de deux millions d’euros, et la somme à rembourser atteint 17 millions d’euros, partagés entre plusieurs PME. « Il est illusoire de considérer comme le voudrait l'appelante (c’est-à-dire Carrefour) que les PME peuvent à loisir revoir leurs tarifs à la hausse pour compenser les demandes de rémunération abusives de services auxquelles elles se trouvent confrontées dans leurs négociations », relève l’arrêt.

L’année précédente, les Salins du Midi avaient déjà réussi à faire condamner Interdis pour « disproportion manifeste » entre la rémunération versée et la valeur des pseudo-services commerciaux effectivement rendus. Dans cette affaire, les Salins n’avaient rien à perdre. Ils avaient été déréférencés par Carrefour. Comme leur partenariat avec le distributeur durait depuis plus de trente ans, ils ont plaidé la rupture brutale des relations commerciales.



Publicité imaginaire

Le Leclerc des Angles (Gard), quant à lui, a été condamné par la cour d’appel de Nîmes le 10 mars 2011 pour avoir fait payer des publicités imaginaires en rayon. Le préjudice était modeste (16 000 euros), mais c’était pour trois mois seulement, sur un seul magasin.

Qu’est-ce qu’une prestation de « taux moyens promotionnels garantis » ? Le Leclerc de Mont-de-Marsan a eu tellement de difficultés à l’expliquer au tribunal de commerce de Bordeaux, que les magistrats l’ont condamné en mai 2012 à rembourser ses fournisseurs quasi intégralement. Les juges ont divisé par dix le tarif imposé pour cette prestation qui ne correspondait à rien de précis.

À Romans-sur-Isère, en mars de la même année, c’est par trente que le tribunal a divisé le prix des prestations de Système U. Le magasin incriminé revendait à prix d’or des études de marché qui étaient des copiés-collés des données du cabinet Secodip. 730 000 euros de réparation, 1,5 million d’euros d'amende.



Droit d’entrée irrégulier

Autre classique des clauses abusives, la cotisation à une centrale d'achat européenne alors que la PME ne vend pas à l'étranger, et le « droit d'accès au référencement ». Le fournisseur se voit imposer un péage avant que le distributeur lui ait passé une seule commande. La grande surface spécialisée Mr Bricolage a été condamnée à une amende d'un million d'euro en décembre 2009 à ce titre.

Casino, de son côté, a été condamnée en janvier 2012 pour une clause de reprise systématique des invendus (ou des produits dégradés, même si ce sont les manutentions en magasin qui sont la cause des dégradations) et une clause de révision à sens unique. Quand le prix des matières premières baisse, le distributeur paye moins son fournisseur. Si les matières premières augmentent, en revanche, il ne sera pas payé davantage.



Ristourne rétroactive

Il y a également la clause de ristourne rétroactive. Quand le distributeur baisse ses prix en magasin, il baisse aussi unilatéralement le prix payé au fournisseur. Mais s'il arrive à augmenter le prix au détail, bien entendu, c'est tout bénéfice pour lui.



Pénalités de retard

La liste ne serait pas complète sans les pénalités de retard. Celles-ci ne sont pas illégales. Ce qui l'est, en revanche, c'est de priver son partenaire de tout moyen de vérifier la réalité du problème, ou encore de ne prévoir aucun délai pour passer commande. « Les conditions générales prévoient bien une indemnité en cas de retard de ma part, remarque un industriel spécialisé dans la pâtisserie qui nous a permis de lire ses contrats, mais il ne dit rien du délai que devrait respecter le distributeur avant de nous passer commande ». Auchan a écopé d'un million d'euros d'amende pour ce motif, entre autres, en septembre 2011. L'année précédente, le groupe s'était pourtant engagé à mettre en place des « bonnes pratiques » en la matière...

La DGCCRF a aussi trouvé des clauses de refus de marchandises pour « trop grande proximité de la date limite de consommation ». Proximité laissée à l'entière appréciation du distributeur. Pour des produits laitiers, quel délai est acceptable ? Une semaine, trois semaines ? L'arbitraire règne.



Délais de paiement illégaux

Les grandes surfaces exigent d'être payées immédiatement quand elles imposent une pénalité ou une prestation plus ou moins fantôme. Inversement, elles font tout leur possible pour s'exonérer des lois qui leur imposent depuis 2009 de payer les fournisseurs à 60 jours. Auchan, Carrefour ou Casino pourraient facilement payer à 5 ou 10 jours, mais ils placent leur trésorerie, qui produit des intérêts. Le Galec/Leclerc payait à 110 jours les biscuitiers Loc Maria et Gaillard Pâtissier, sans discussion possible. À prendre ou à laisser. Résultat, 300 000 euros d'amende en juin 2012. Les sociétés avaient accepté, « au risque sinon de ne pas être référencées et donc de perdre une part importante de leur chiffre d'affaires », relève le jugement. Le hors-délai se pratique à grande échelle. Le tribunal de commerce de Romans a condamné Intermarché en mars 2010 pour 123 factures hors délai sur les six premiers mois de l'année 2006.

Variante du hors-délai, le distributeur oblige les fournisseurs à faire « un avoir de reprise » fictif et à livrer tout aussi fictivement une seconde fois la même marchandise afin de doubler le délai : 120 jours, dans le respect apparent des textes. Autre possibilité, imposer au fournisseur un versement d'acomptes ou de ristournes démesuré. L'argent sera restitué, mais seulement au 31 décembre.

Dernière astuce : la PME est fortement incitée à transiter par une plateforme logistique partenaire du distributeur. La marchandise, soupçonnent les fournisseurs, n'y reste que quelques heures, voire pas du tout. Elle est vendue très vite. Mais comme il y a formellement un intermédiaire, la grande surface paye le logisticien à 60 jours, et celui-ci, à son tour, paye le fournisseur à 60 jours. Simple et efficace.
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Facebook et Google : Moins de confidentialité
Nous ne le répèterons jamais assez, il est indispensable de protéger sa vie privée sur les réseaux sociaux. Le réflexe le plus évident consiste à publier avec parcimonie. Autre préalable incontournable : bien paramétrer les paramètres de confidentialité. La marge de manœuvre n’est pas totale puisque évidemment, l’utilisateur n’a la main que sur ce que Facebook, Google + et les autres veulent bien lui ouvrir. Et Facebook, précisément, vient de supprimer une option. Il s’agit de celle qui permettait à un utilisateur de faire en sorte qu’on ne le retrouve pas en saisissant son nom dans le moteur de recherche du site. Ce paramètre, admettons-le, n’était pas des plus sulfureux : à quoi bon afficher sa présence sur les réseaux sociaux si on y est complètement introuvable ? De fait, d’après Facebook, l’option était peu utilisée. N’empêche, sa disparition restreint les possibilités offertes à l’utilisateur. Pour rappel, il est toujours possible (et même recommandé) d’empêcher que sa page Facebook n’apparaisse dans les résultats des moteurs de recherche (Google, Bing, etc.) lorsque quelqu’un vous cherche.
Dans la section “Paramètres de confidentialité”, l’utilisateur peut toujours empêcher que sa page n’apparaisse dans les moteurs de recherche comme Google.

Autre réseau social, autre coup de griffe à la vie privée des membres. Il concerne cette fois Google +. Le géant du Web vient de modifier ses conditions d’utilisation (1), dont la nouvelle version entrera en vigueur le 11 novembre 2013. Dans cette nouvelle mouture, Google se donne le droit de faire apparaître votre nom, votre photo et vos commentaires « dans le cadre de la diffusion d’annonces ou dans d’autres contextes commerciaux ». Vous pouvez voir, dans l’exemple ci-contre, la recommandation de Katya concernant le spa promu sur Google. Il est heureusement possible de s’opposer à cette exploitation commerciale. Pour cela, rendez-vous sur la page de configuration des « recommandations partagées » (2) et assurez-vous que la case, située en bas de page, est bien décochée.
(1) http://www.google.com/policies/terms/changes/ et http://www.google.com/policies/terms/update/

(2) https://plus.google.com/settings/endorsements
Que Choisir en Ligne
Camille Gruhier


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Rapport de la cour des comptes sur la sécurité sociale: Après les constats partagés, l'urgence des réformes structurelles
SURCOUTS DE L’OPTIQUE : UNE REGULATION IMPERATIVE

Avec un prix de vente moyen de 470 € et un budget optique 50 % supérieur à la moyenne européenne, les lunettes sont en France bien trop chères pour beaucoup d’usagers. Comme l’établissait en avril dernier l’UFC – Que Choisir, ces surcoûts proviennent d’abord de l’explosion du nombre de points de vente (+ 47 % ces 12 dernières années), à l’origine d’une sous-activité chronique de ces magasins, qui vendent seulement 2,8 paires de lunettes par jour ouvré en moyenne ! Conséquence : une marge brute des opticiens de 233 %, écrasante pour les consommateurs.

L’absence de régulation du secteur, aujourd’hui dénoncée également par la Cour des Comptes, engendre un surcoût pour le consommateur évalué par l’UFC – Que Choisir à 510 millions d’euros par an. La Cour des Comptes, au-delà d’une réforme a minima concernant le déremboursement des lunettes par l’Assurance maladie, n’en appelle pas moins fortement au développement des réseaux de soins pour réellement faire baisser les prix.

QUALITE DE GESTION DES MUTUELLES ETUDIANTES : LE CONSTAT ACCABLANT

Rejoignant les constats établis dès septembre 2012 par l’UFC – Que Choisir, la Cour des Comptes fustige la calamiteuse qualité de service des mutuelles étudiantes. La principale d’entre elles, la LMDE, ne répond ainsi qu’à 1 appel d’étudiant sur 14, et avait en février dernier 200 000 courriers de réclamations en attente de traitement. Plus grave encore, l’UFC – Que Choisir établissait il y a un an qu’un tiers des étudiants attendaient plus de 3 mois leur carte Vitale, durée pendant laquelle ils ne pouvaient bénéficier ni de remboursements rapides, ni du tiers payant.

Au-delà de ces défauts de gestion, aussi dramatiques pour l’accès aux soins des étudiants soient-ils, la Cour rejoint également l’UFC – Que Choisir pour pointer des problèmes structurels dans la délégation du service public de la sécurité sociale aux mutuelles étudiantes. En premier lieu, un coût pour les finances publiques faramineux : 93 millions d’euros par an pour les seuls frais de gestion (+ 7,2 % depuis 2005 selon le rapport, quand les autres régimes sont soumis à une diète sévère).

Par ailleurs, une illisibilité dramatique du système actuel pour les étudiants, qui pour plus de la moitié d’entre eux(1), ne comprennent pas le rôle des mutuelles étudiantes. Pire, du fait d’un intolérable conflit d’intérêt entre mission de service public et activités commerciales, 37 % des nouveaux inscrits à l’Université ignorent que la souscription d’une complémentaire santé auprès d’une mutuelle étudiante est facultative !

L’UFC – Que Choisir se réjouit de voir la Cour des Comptes, après le Sénat en décembre dernier, refuser le statu quo et envisager une gestion des étudiants par l’Assurance maladie qui, selon son rapport, serait source de 69 millions d’euros d’économies par an et d’une meilleure qualité de service pour les étudiants.

APPORTER ENFIN DES REPONSES DURABLES

Dans le prolongement de ses appels restés sans réponse, l’UFC – Que Choisir exhorte aujourd’hui les Parlementaires à se saisir du prochain projet de loi de financement de la Sécurité Sociale et des autres textes en cours d’examen(2) pour enfin :

Permettre le développement des réseaux de soins en optique ;
Mettre fin à la coûteuse exception de la gestion par les mutuelles étudiantes de la Sécurité Sociale.



(1) Enquête en ligne menée à l'été 2012 par l'UFC-Que Choisir auprès de 837 étudiants

(2) Notamment la proposition de loi visant à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins
Que Choisir en Ligne


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Conseils pour l’achat et l’installation de panneaux photovoltaïques
A l’occasion du salon de l’habitat d’Annonay, Marcel Chalaye rappelle les règles de bon sens à respecter :

Ne jamais signer un contrat avec un démarcheur à domicile :

Sachez qu'après la signature du contrat, le client a 7 jours pour se rétracter et 15 jours si c'est un crédit affecté
Ces Prestataires sont en général deux à trois voir quatre fois plus chères que le prix le plus juste
En général la qualité n'est pas au rendez vous

Ce sont des entreprises non orientés client, seul l'argent les intéresse.

Ne jamais s'engager sur un crédit affecté avec un démarcheur à domicile :

En général les taux d'intérêt sont beaucoup plus élevés que ceux que vous pourriez avoir avec votre banque.
Cela évitera aussi que le Prestataire soit payé sans vous en rendre compte.
Faire jouer la concurrence avec des Prestataires locaux connus
Généralement, ces Prestataires sont connus et ne veulent pas perdre leur crédibilité et leur réputation.
Faire l'analyse financière du vendeur
Réaliser l'analyse financière du Prestataire, sur Internet à partir de "BILAN GRATUIT'" puis de "SOCIETE.COM"
Acheter des résultats, c'est à dire que le Prestataire doit s'occuper de tout et surtout de vous proposer le contrat d’ERDF avec un revenu mensuel précis
Le Prestataire s'occupera de l'ensemble des démarches administratives et vous fournira les documents adéquats
En temps masqué vous vous informerez de ces démarches en contactant la Mairie, l'A.D.E.M.E., POLENERGIE, ...
Ensuite faites simplement des contrôles pour voir si le Prestataire fait bien ce qu'il doit faire

Privilégier les arrhes à l'acompte, elles ne défavorisent pas le consommateur comme l'acompte

Dans le contrat :

Prévoir qui maîtrise la qualité pour faire respecter le niveau de qualité demandée et les règles de l'art

Un engagement qualité et un certificat de conformité devra accompagner le "consuel"

Les résultats à obtenir doivent être précis

Prévoir une partie réception : qui fait quoi et quand

Prévoir une partie sur les exigences

Demander les éléments démontrant que le Prestataire est bien assuré


Dans le cas où les résultats ne sont pas atteints (nombre de KW promis ou somme financière que vous devriez percevoir mensuellement), VOUS N’ÊTES PAS TENU DE PAYER LE PRESTATAIRE.

C'est au Prestataire de prouver que le résultat est atteint.

S'il n'est pas capable d'atteindre le résultat, vous pourrez lui faire tout démonter et lui demander des dommages et intérêts.

NOTA : Après réalisation de l'installation, ne pas omettre de prévenir son assurance (risque supplémentaire d'incendie ou d’évaluation des dommages en cas de sinistre).



JP Sage


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Cidres et poirés: Trop de tricheries !
Pétillant, fruité, rafraîchissant et faiblement alcoolisé, le cidre a gardé l’image d’un produit naturel. Le dernier plan de surveillance des produits cidricoles effectué par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient pourtant de jeter un pavé dans la mare. Pratiques interdites comme la gazéification des cidres d’appellation d’origine protégée (AOP), défauts gustatifs, mouillage, problèmes de stabilité microbiologique, défauts physico-chimiques, etc. Un tiers (32,8 %) des échantillons de cidres et de poirés analysés se sont révélés non conformes, tandis que 18 % étaient déclarés « à surveiller » !

Du côté des jus de pommes et de poires, les dérives sont moins nombreuses et portent principalement sur l’étiquetage et l’excès d’éthanol (dû à la fermentation du sucre). Ce sont les vinaigres et autres produits dérivés qui remportent la palme : près des trois quarts des produits analysés ont été déclarés « non conformes » ou « non satisfaisants » ! En cause, une fois encore, le non-respect des niveaux d’alcool résiduel et d’acidité, fixés par le décret no 88-1207 du 30 décembre 1988. À cela s’ajoute une présentation souvent trompeuse des produits concernés, notamment sur les sites de vente en ligne : vertus thérapeutiques injustifiées pour des vinaigres, confusion entre les produits fabriqués à la ferme et les produits industriels, mention d’une fermentation naturelle pour des cidres qui ont fait l’objet d’une légère gazéification lors de l’embouteillage, etc.

Clarification indispensable

Au final, les inspecteurs de la répression des fraudes ont distribué 41 avertissements, pris 2 mesures administratives et procédé à 3 injonctions pour 186 établissements contrôlés. Mais il serait injuste d’extrapoler les résultats de cette enquête à l’ensemble de la filière, souligne la DGCCRF, d’autant que les contrôles sont ciblés sur la base d’une analyse de risques préalable (produits non conformes lors de précédents contrôles, courriers de consommateurs, risques connus…) et que « la part des produits conformes (49 %) augmente régulièrement ». Est-ce à dire que tout baigne au pays du cidre ? Sûrement pas. Une révision de la réglementation est d’ailleurs à l’étude, nous a précisé la DGCCRF. Son objectif : actualiser le décret « cidre » du 30 septembre 1953 afin de tenir compte de l’évolution des pratiques et d’améliorer l’information des consommateurs, notamment avec la révision des mentions « brut », « demi-sec », « sec » ou de la teneur en sucre et la définition de nouvelles dénominations telles que « extra brut », « cidre de glace » ou « fermier ».

Une clarification indispensable sur un marché où coexistent des produits industriels issus à 50 % de moûts concentrés et des cidres pur jus élaborés dans le droit fil de la tradition par des artisans passionnés. Sous la même étiquette se retrouvent donc des produits forts différents, dont le consommateur est malheureusement peu averti.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Santé animale: Tour de cochon de Pfizer
Vous n’avez aucun avis sur une question ? Demandez au laboratoire Pfizer, il vous expliquera ce que vous pensez. Le géant mondial de la pharmacie publie dans l’hebdomadaire de la grande distribution LSA de début septembre 2013 une publicité à première vue étonnante, puisqu’elle concerne la castration des porcelets. L’annonce pleine page émane plus précisément de Pfizer Santé animale. Elle détaille les résultats d’un sondage mené en janvier 2012 auprès de 1 010 consommateurs. À une écrasante majorité (86 %), ces derniers ignorent que les cochons sont castrés. C’est pourtant le cas. Pratiquée de tout temps, cette intervention vise à prévenir l’apparition d’une odeur désagréable provoquée par les hormones mâles. Le premier réflexe des sondés est de désapprouver. 75 % aimeraient que leur supermarché trouve une alternative. Le contraire aurait été étonnant. La castration n’évoque rien d’agréable. Intervenant au septième jour, elle est douloureuse pour les porcelets et pénible d’une autre manière pour les éleveurs, qui n’aiment pas faire souffrir leurs animaux.
Immunocastration

Heureusement, il y a Pfizer Santé animale. Le laboratoire promeut une alternative. Pudiquement baptisée « vaccin », elle s’apparente à une castration chimique. Une piqûre dans les premiers âges, et les testicules du porcelet s’atrophient. La prudence est de mise pour les opérateurs, car le produit aurait le même effet sur eux ! Pfizer fournit par ailleurs des études montrant que l’immunocastration ne laisse pas de trace dans la viande et qu’elle est sans danger pour les consommateurs. L’autorisation de mise sur le marché européenne a été accordée en 2009. Son nom commercial : Improvac.

Interrogés par Que Choisir en août 2012, les représentants de la filière porcine française sont hostiles à Improvac. Échaudés par différents scandales alimentaires, ils craignent un amalgame ou un malentendu dans l’opinion. La filière porcine, réputée productiviste et peu soucieuse d’écologie, ne veut pas d’un traitement chimique de plus et elle le dit clairement. C’est assez rare pour être souligné.
Marché lucratif

Que fait Pfizer Santé animale ? Il tente de mettre la filière porcine sous pression en passant par les grandes surfaces. « 91 % des consommateurs trouvent que la vaccination pour réduire l’odeur de verrat est une solution intéressante », claironne sa publicité. « 84 % des consommateurs conseilleraient à leur supermarché de s’approvisionner en porcs vaccinés plutôt que castrés ». Etc.

Les consommateurs n’ont en réalité aucun avis et Pfizer le sait. Mais il est apparemment difficile de renoncer à un aussi beau marché. 125 millions de porcs mâles sont abattus chaque année en Europe. Quels auraient été les résultats de l’enquête si « vaccin » avait été remplacé par « castration chimique » ? Ou « castration chimique » par « injection d’un produit dont la manipulation, formellement déconseillée aux femmes enceintes, doit s’entourer de sérieuses précautions » ?
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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