En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Information:

Émissions de CO2: Les voitures ont tout faux
Voilà des années que l’Union européenne impose aux constructeurs auto de réduire les émissions de CO2 de leurs nouveaux modèles. Le climat y gagne, les automobilistes aussi puisqu’une voiture qui émet peu consomme peu. Mais une étude commandée par la Commission européenne vient de jeter un beau pavé dans la mare.

En résumé, les constructeurs auto trichent. Ils utilisent des protocoles de mesure qui réduisent artificiellement, juste pour l’homologation, les émissions réelles de CO2. Comment ? En choisissant des conditions climatiques idéales, en équipant les véhicules de pneus plus adhérents, en les faisant rouler sur des revêtements très lisses, en optimisant le poids et l’entrée d’air. Autant de paramètres très éloignés des conditions réelles de circulation.

« Les deux tiers de la baisse des émissions enregistrées de 2002 à 2010 peuvent être attribués au déploiement des technologies de réduction du CO2 », estiment les auteurs. Quant au tiers restant, il relève de l’extrême souplesse des protocoles de mesure, pas de l’amélioration des véhicules !

Les constructeurs profitent donc à plein des failles de la réglementation pour faire deux victimes. D’une part les automobilistes qui consomment et polluent plus que prévu alors qu’ils ont acheté une voiture sobre, d’autre part les autorités européennes qui croient réduire les consommations de carburant et les émissions de gaz à effet de serre en rendant les normes plus strictes. On attend désormais la réaction de la Commission européenne.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Findus: Alimentation mondialisée, danger
C’est le Service national d’enquête de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui a retracé le parcours des produits Findus « au bœuf » contenant de la viande de cheval. Les plats cuisinés étaient fabriqués dans une usine luxembourgeoise appartenant au groupe français Comigel qui lui-même se fournissait auprès de Spanghero, ce dernier ayant acheté de la viande surgelée auprès d’un trader chypriote, lequel avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas qui s’était fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe roumains. Bienvenue à l’ère de l’agroalimentaire mondialisé !

Aujourd’hui, il en est des produits alimentaires comme des jeans ou des portables, ils font le tour du monde avant d’arriver dans notre assiette.

Trafic de viande de cheval

Ces circuits de commercialisation rendent les contrôles plus complexes. Si l’on ajoute à cela le désengagement des pouvoirs publics de l’activité de contrôle (Bruxelles n’a-t-elle pas songé, récemment, à déléguer une partie du contrôle en abattoir aux salariés ?), on arrive à des situations potentiellement dangereuses pour le consommateur (1). C’est d’autant plus inquiétant que l’agroalimentaire est devenu le nouvel horizon des mafias européennes, le rapport bénéfice/risque étant beaucoup plus favorable que pour la drogue. Le trafic de viande de cheval s’est répandu ces derniers temps et le cas Findus n’est pas isolé. Au Royaume-Uni, d’autres marques ont été mises en cause, notamment Burger King, Tesco ou Aldi.

En France, d’autres entreprises pourraient également être concernées. Comigel est notamment le fournisseur de Cora et Auchan pour leurs marques de distributeur, Picard ou encore Thiriet. L’enquête des services des fraudes s’attache désormais à préciser si certains produits de ces entreprises sont également susceptibles d’être concernés.

Quant au cas Findus, l’enquête doit désormais déterminer s’il y a volonté manifeste de tromper de la part des entreprises impliquées. Même s’il est finalement établi que ce n’était pas le cas, on peut parler à tout le moins de négligence. L’entreprise Spanghero se défend en expliquant qu’elle a acheté et revendu en l’état une viande étiquetée « minerai de bœuf désossé surgelé UE (origine Roumanie) » et que les résultats des contrôles bactériologiques étaient conformes à la réglementation. Elle n’est pas allée chercher plus loin.

La réglementation européenne oblige les entreprises à garantir l’hygiène de leurs produits et les autocontrôles se focalisent sur l’aspect microbiologique. Dans cette affaire, ni Findus, ni Comigel, ni Spanghero n’ont songé à s’assurer de la véritable nature de la viande livrée, dont le prix probablement dérisoire aurait pourtant dû éveiller les soupçons. On peut comprendre que ce type d’analyse, qui nécessite de faire appel à des laboratoires spécialisés, ne fasse pas partie de la routine quotidienne. Mais Comigel estime que les premiers lots non conformes ont pu lui être livrés en août dernier. En six mois, aucune des entreprises impliquées ne s’est souciée de savoir ce que contenaient vraiment ces lots. C’est un des autres effets collatéraux des circuits mondialisés : chaque maillon est déresponsabilisé.

Marquage de l’origine des produits

Cette affaire pose entre autres la question du marquage de l’origine des produits alimentaires. Sauf pour quelques denrées vendues en l’état comme les fruits et légumes, les professionnels n’ont aucune obligation en la matière. Même la viande de bœuf n’a plus à faire figurer le « né, élevé, abattu » dès lors qu’elle subit la plus petite transformation. L’UFC-Que Choisir réclame depuis longtemps le marquage de l’origine des produits alimentaires, au moins de leur lieu de fabrication et, pour les produits transformés, du lieu de provenance de leur principal ingrédient. Cette obligation aurait un double avantage. D’une part, les industriels cesseraient de se focaliser uniquement sur la recherche du moindre coût : Findus aurait certainement hésité à étiqueter « origine : Roumanie » sur ses produits à base de bœuf. D’autre part, cette obligation ferait obstacle au petit jeu qui consiste à changer en permanence de fournisseurs. L’impossibilité de modifier leurs emballages à tout bout de champ inciterait les fabricants à se tourner vers des approvisionnements pérennes.

Pour l’heure, Findus a retiré les produits concernés (lasagnes bolognaise, hachis parmentier, moussaka) et propose aux clients qui en auraient acheté de se faire rembourser. L’UFC-Que Choisir entend quant à elle engager toute action en justice propre à assurer la défense des premières victimes de cette affaire, les consommateurs.

(1) À l’heure actuelle, le seul fait certain est la tromperie des consommateurs. Côté santé, un médicament vétérinaire, le phénylbutazone, pourrait avoir contaminé la viande de cheval. Les services des fraudes sont pour l’heure muets sur la question.
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Déserts médicaux: Le Sénat frappe fort
Ce n’est pas la première fois que cette proposition est mise sur la table. Dans un rapport rendu public jeudi 8 février 2013, le groupe de travail sur la présence médicale au sein de la Commission du développement durable, des infrastructures, de l’équipement et de l’aménagement du territoire du Sénat préconise, au vu de la situation catastrophique de certains territoires, de ne plus conventionner les médecins qui veulent s’installer dans les zones où ils sont déjà trop nombreux. En clair : ils pourraient, s’ils le souhaitent vraiment, continuer de visser leur plaque mais l’assurance maladie ne rembourserait pas du tout les patients. Or la prise en charge des consultations est un élément capital, en début de carrière, pour se constituer une clientèle. Ce n’est donc pas une remise en cause pure et dure de la liberté d’installation, mais la mesure aurait un effet dissuasif certain.

En ce sens, le rapport fait moins dans la nuance que l’UFC-Que Choisir, pour qui l’installation en zone « surdotée » est envisageable, à condition que le médecin s’engage à pratiquer les tarifs de l’assurance maladie. S’ajouterait, pour les spécialistes, l’obligation de passer les deux premières années de leur vie professionnelle dans les hôpitaux des départements où les manques sont les plus criants.

Une quinzaine d’autres pistes, plus incitatives, sont tracées dans le rapport : stage de médecine générale obligatoire pendant les études, transfert de tâches vers d’autres professionnels de santé, exercice regroupé, développement de la médecine salariée, promotion de la télémédecine, mobilisation des agences régionales de santé… Ces propositions font l’unanimité, y compris du côté du ministère de la Santé, qui les a incluses dans son plan de lutte contre les déserts médicaux. Mais leur concrétisation nécessite de la bonne volonté et des financements, deux conditions qui ne sont pas toujours réunies.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

Diabète: Les boissons
La consommation de boissons sucrées type sodas est associée depuis toujours à un risque accru de diabète de type 2. Ce qui n’est pas le cas des boissons « light », édulcorées notamment à l’aspartame, ne contenant pas de sucre. Or une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) portant sur 66 000 femmes vient de mettre à mal cette idée reçue. Les chercheurs montrent même que le risque est supérieur avec les boissons édulcorées.

Par rapport aux femmes qui ne consomment que de l’eau ou des jus de fruits, celles qui boivent 1,5 litre de soda sucré par semaine ont moitié plus de risque de déclarer un diabète à terme. Pour la même quantité de boisson aux édulcorants, elles ont 2,3 fois plus de risques.

Parallèlement, une étude récente a montré que l’augmentation du taux de sucre dans le sang était similaire avec une boisson à l’aspartame et avec une autre sucrée. En attendant des études complémentaires, l’eau reste la seule boisson indispensable et dénuée de risques.
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Gaz: Le sens de la formule retrouvé
Un « nouveau mécanisme tarifaire » pour une « plus grande transparence » et une vraie « couverture de coûts »… Delphine Batho, ministre de l’Écologie, a pesé ses mots pour annoncer la révision de la formule de calcul du tarif du gaz. Il aura fallu pas moins de cinq mois, depuis l’annulation par le Conseil d’État du gel des tarifs de l’automne 2011, et deux augmentations, dont l’une récemment invalidée, pour que le gouvernement suive enfin les recommandations de l’UFC-Que Choisir. Alors que GDF Suez renégocie nombre de ses contrats de longs termes pour s’alimenter de plus en plus sur les marchés de gros, avec des cours en baisse, comment pouvait-on admettre le statu quo concernant une formule de calcul largement indexée sur le pétrole ? D’autant que la loi exige que cette formule reflète les coûts d’approvisionnement de l’opérateur. Suivant les recommandations émises par notre association depuis des mois, mais aussi celles du Conseil d’État – dont l’appel était passé inaperçu – en faveur d’une réforme, le gouvernement se décide enfin à réviser tous les ans la formule. Désormais, elle inclura, entre autres, une « clause de sauvegarde », pour plus de réalisme économique et moins de coups de massues tarifaires pour les consommateurs. Voilà une heureuse nouvelle pour débuter l’année, même si cette bonne résolution gouvernementale, qui reste à concrétiser, aurait pu intervenir bien plus tôt pour s’appliquer dès cet hiver.
Bonne année à tous.
Que Choisir en Ligne
A Bazot


...lire la suite

Facture EDF Une CSPE mal maîtrisée
ous le sigle CSPE se cache la contribution au service public de l’électricité. Mise en place en 2003, cette taxe est collectée auprès des consommateurs d’électricité, aussi bien les ménages que les entreprises. Elle rétribue EDF pour les charges de service public que la loi lui impose de remplir. Elles sont diverses. Il y a le soutien à la cogénération et aux énergies renouvelables via les tarifs de rachat. Il y a aussi la péréquation tarifaire dans les îles, là où le tarif unique EDF ne permet pas de couvrir les surcoûts des moyens de production qui y sont nécessaires ; c’est le cas des départements d’outre-mer, de la Corse, des îles bretonnes. Il y a enfin les dispositifs sociaux appliqués aux clients en situation de précarité et le budget du Médiateur national de l’énergie.

En 2006, la loi a maintenu le prélèvement nécessaire pour couvrir toutes ces charges à 4,50 € par mégawattheure. Ce montant a été reconduit jusqu’en 2011. Mais entre-temps, les charges ont augmenté et ce montant n’a pas suffi à couvrir les frais d’EDF. De nouveaux investissements ont été nécessaires dans les îles pour remplacer des centrales en fin de vie, la crise économique fait augmenter le nombre des bénéficiaires des tarifs sociaux, et les énergies renouvelables sont en pleine progression. Pour les tenants du tout-nucléaire, c’est d’ailleurs la cause de tous les maux. Si la CSPE augmente, c’est la faute au photovoltaïque ! C’est en partie vrai, car si la responsabilité est partagée entre tous les postes financés par la CSPE, la part du photovoltaïque progresse et ça va continuer.
Errements de la politique menée sur le photovoltaïque

Malgré tout, le déficit cumulé de 4,9 milliards d’euros d’EDF sur la CSPE depuis 2007 ne provient pas seulement des énergies renouvelables, loin s’en faut. À 57 %, il est lié au soutien aux énergies fossiles, et notamment à la cogénération, selon les calculs du CLER, le réseau pour la transition énergétique. La Cour des comptes s’est d’ailleurs interrogée sur ce soutien à la cogénération, notant que de nombreux contrats de cogénération arrivant à terme entre 2009 et 2011 ont pu profiter d’un « effet d’aubaine » et continuer à bénéficier de la CSPE. Et la Cour de s’étonner de ce maintien du soutien à la cogénération, « une filière qui ne figure pas parmi les priorités gouvernementales ». Les usagers vont néanmoins payer ce déficit via la ligne CSPE de leur facture d’électricité jusqu’en 2018.

Quant à la part du photovoltaïque, si elle augmente, c’est surtout en raison des errements de la politique menée de 2008 à 2011 sur les tarifs d’achat. Durant ces années-là, la France se vantait d’offrir les tarifs d’achat du photovoltaïque les plus élevés au monde. Les investisseurs ont accouru, alléchés par la certitude d’une sur-rentabilité, d’autant que les coûts d’installation chutaient. Le gouvernement d’alors ne s’est guère préoccupé de l’impact de ces tarifs d’achat très élevés sur la facture des usagers. Les consommateurs vont pourtant les rembourser sur toute la durée de ces contrats signés à prix d’or, c’est-à-dire pendant… 20 ans ! L’augmentation de la CSPE est liée à ces erreurs encore plus qu’aux nouveaux contrats de photovoltaïque, moins rémunérateurs.

En principe, car certains s’en tirent bien. Et le paradoxe, concernant les énergies renouvelables qui pèsent de plus en plus lourd dans la CSPE, c’est que si EDF est le payeur, c’est aussi un important bénéficiaire via sa filiale EDF Énergies nouvelles, leader en éolien et en photovoltaïque, dont l’activité est intimement liée aux tarifs de rachat d’EDF, sa maison mère. EDF Énergies nouvelles a d’ailleurs inauguré une énorme centrale photovoltaïque à Toul cet automne, et pour bénéficier d’un tarif d’achat encore très élevé de 35 centimes, la capacité totale de 143 MW a été divisée en tranches de 12 MW, le maximum autorisé pour bénéficier d’un tel tarif ! Un tour de passe-passe qui alourdit la CSPE. Malgré cela, toutes les sommes imputables au tarif de rachat des renouvelables sont toujours traitées comme une charge de CSPE que les usagers doivent rembourser à EDF, jamais comme le moteur de l’activité industrielle d’une filiale d’EDF. C’est bien dommage pour la facture des usagers !
La CSPE 2011 en chiffres :

42 % : énergies renouvelables

35 % : surcoûts de l’électricité dans les îles

21 % : cogénération

2 % : tarifs sociaux et budget du Médiateur national de l’énergie

Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Origine des aliments: Arrêtez de nous faire avaler n'importe quoi!
Face à l’absence de règlementation obligeant les professionnels à indiquer l’origine des aliments, les fabricants multiplient ainsi les mentions et illustrations fallacieuses pour affubler leurs produits d’un caractère régional : sauce tomate auréolée des couleurs italiennes mais produite en Allemagne, foie gras « Périgord » dont la matière première vient d’Europe de l’Est, en passant par de la paella hispanisante mais fabriquée hors d’Espagne.

Devant cet imbroglio informatif, l’attente des consommateurs est claire : ils veulent connaître l’origine détaillée des produits qu’ils achètent. L’enquête du BEUC, réalisée en France, en Suède, en Pologne et en Autriche auprès de plus de 4000 consommateurs démontre ainsi que :

- L’origine est un facteur important lors des achats alimentaires pour 70% des sondés.

- S’agissant des produits transformés, 60% des consommateurs veulent connaître non seulement le pays de fabrication du produit, mais aussi l’origine de l'ingrédient principal.

Malgré cette forte demande, le projet de la Commission se limite à deux mentions d’origine (Union européenne/non Union européenne), très larges et vagues qui revient cautionner l’inadmissible stratégie commerciale d’une grande partie de l’agro-alimentaire. Pas étonnant, que ce projet soit boudé par 90% des européens interrogés.

Alors que la mention précise de l’origine des aliments constitue un élément essentiel de la transparence due aux consommateurs, l’UFC-Que Choisir réclame donc aujourd’hui aux autorités françaises et européennes l’obligation d’indiquer :

- Le pays d’origine de tous les produits bruts ou composés d’un ingrédient unique (viandes, lait, sucre, farine, huile …),

- Et dans le cas des produits transformés : le pays de fabrication du produit et celui d’origine pour son principal ingrédient.

(*) Sondage réalisé dans quatre pays européens sur l’étiquetage de l’origine pour les produits alimentaires : Intérêt, compréhension et attentes des consommateurs. Bureau Européen des Unions de Consommateurs – Janvier 2013
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Pesticides: Trois produits reconnus toxiques
Enfin, devrait-on dire, car il en a fallu du temps. Que Choisir a soulevé le problème du Gaucho, l’un des trois coupables, dès 1998. Depuis 15 ans, les polémiques n’ont jamais cessé, expertises et contre-expertises se sont succédé à un rythme effréné, les apiculteurs ont vu leurs colonies d’abeilles s’effondrer, ils ont alerté les autorités sans relâche, attaqué en justice. Il y eut notamment le Gaucho (Bayer) et sa matière active l’imidaclopride, le Régent (BASF) et le fipronil, le Cruiser (Syngenta) et le thiametoxame. Le ministère de l’Agriculture a fini par interdire le Gaucho face aux preuves accablantes. Le Régent l’a remplacé, les polémiques se sont déplacées de l’imidaclopride au fipronil, à son tour interdit en grandes cultures. Puis ce fut le Cruiser. Les apiculteurs ont dû batailler jusqu’au Conseil d’État pour obtenir gain de cause. En juillet 2012, le ministre de l’Agriculture l’a interdit en traitement du colza, mais il reste autorisé sur le maïs.

Le travail des scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pourrait cette fois mettre un coup d’arrêt définitif à cette nouvelle génération d’insecticides des semences très prisés du monde agricole. À la demande de la Commission européenne, ils ont évalué les risques pour les abeilles de trois insecticides de la famille des néonicotinoïdes : la chlothianidine, l’imidaclopride et le thiametoxame. Les conclusions sont accablantes.

Un effet aigu » sur les abeilles

Concernant l’exposition des abeilles via le pollen et le nectar, « seule l’utilisation de ces insecticides sur des cultures n’attirant pas les abeilles présente un risque faible. » Des risques aigus sont en revanche identifiés sur des cultures qui les attirent. On pense évidemment au colza et au tournesol. L’exposition des abeilles a lieu aussi via les poussières produites par les graines ou les granulés lors des semis, et surtout via l’exsudation des cultures traitées, qui produit de minuscules gouttelettes d’eau imprégnées du pesticide. « Les études menées sur du maïs traité avec du thiamétoxame démontrent un effet aigu sur les abeilles. »

La contamination des abeilles est donc bien réelle. Et les experts de l’EFSA soulignent aussi les lacunes importantes des tests et le manque de données présentées par les industriels dans les demandes d’homologation. Avec des résultats aussi accablants, la Commission européenne dispose à présent de tous les éléments pour interdire définitivement les insecticides d’enrobage des semences. On imagine mal qu’il en aille autrement.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Scandale de l’assurance emprunteur: L’UFC-Que Choisir refuse de s’en remettre au Père Noël !
Face à l’obstination des établissements financiers et à leur refus de discuter avec l’UFC-Que Choisir, aux difficultés d’accéder à leurs documents comptables, sans oublier le refus gouvernemental de s’impliquer dans ce dossier, l’UFC-Que Choisir est contrainte de saisir aujourd’hui l’Autorité de contrôle prudentiel.

Le 23 juillet 2012, le Conseil d’Etat a pourtant été catégorique : l’arrêté sur lequel banques et assurances se fondaient pour refuser aux assurés la participation aux bénéfices des contrats d’assurances emprunteurs était illégal. La décision du Conseil d’Etat ouvrait donc enfin la voie à la possible redistribution aux assurés emprunteurs de la participation aux bénéfices colossaux des contrats d’assurance emprunteur (16 milliards).

Mais la mise en œuvre de cette décision par les assurés s’avère particulièrement difficile en raison de la nécessité d'accéder à des pièces comptables, non publiques, permettant de déterminer, pour chaque contrat, le montant exact des bénéfices techniques et financiers avant de devoir effectuer un calcul de la part que les assurés emprunteurs peuvent, le cas échant, réclamer. De même, après l’arrêté illégal, de nouveaux arguments (absence de mention dans le contrat) ont été opposés par les assureurs pour refuser tout versement.

Soucieuse de mettre en place des outils simples et efficaces au service des consommateurs, l’UFC-Que Choisir a multiplié, depuis juillet, les actions pour faire avancer ce dossier mais s’est trouvée confrontée à un véritable mur. L’UFC-Que Choisir a ainsi :

Diligenté deux consultations publiques auprès de professeurs de droit qui appuient ses dires et conforte sa position.
Récupéré des contrats entre banquiers et assureurs qui soulignent bel et bien que de nombreuses banques ont touché de l’assureur, avec lequel elles ont souscrit un contrat d’assurance collective, un pourcentage important (pour certaines 70 %) de la participation aux bénéfices revenant normalement aux emprunteurs, seuls bénéficiaires de telles sommes en vertu du Code des assurances.
Obtenu le dépôt de 100 questions parlementaires au gouvernement pour qu’il se mobilise aux fins de simplifier les démarches des consommateurs. La déception quant à la réponse gouvernementale est à la hauteur de l’attente : immense. Le gouvernement a repris à son compte les arguments des assureurs.
Mis en demeure la FBF et la FFSA d’ouvrir des discussions en raison des refus opposés par leurs membres aux demandes de restitution. Cette démarche auprès des deux fédérations est restée lettre morte.

Un tel entêtement est d’autant plus choquant, qu’en 2007, un procès-verbal du Conseil de l’association française des banques constatait qu’une déclaration d’illégalité de l’arrêté précité emporterait des « conséquences rétroactives (…) pour tous les contrats en cours » et qu’il existait « un risque sur le stock » de contrats préalables au nouvel arrêté de 2007.

Banques et assurances jouent donc la montre et le découragement. C’est sans compter sur la détermination de l’UFC-Que Choisir qui saisit aujourd’hui l’autorité de régulation, l’Autorité de contrôle prudentiel, pour qu’elle diligente une enquête, accède aux documents comptables, et permette enfin la redistribution effective de la participation aux bénéfices aux uniques destinataires que sont les assurés emprunteurs.
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Fin du monde: Êtes-vous couvert ?
Le 21 décembre 2012 correspond à la fin d’un cycle du calendrier des Mayas interprété par certains (1) comme la fin du monde. Leur civilisation, qui a perduré pendant 1 000 ans en Amérique centrale, sur un territoire aujourd’hui partagé entre le Mexique, le Belize, le Guatemala, le Honduras et le Salvador, s’est éteinte au XVIe siècle. Les auteurs du calendrier maya n’ont pas donné, hélas, de précisions sur la forme que prendrait la fin du monde, ce qui complique considérablement la question des assurances utiles.

Commençons par une des rares fins du monde sur laquelle nous ayons prise : la guerre nucléaire totale. Mauvaise nouvelle, vous ne serez pas couvert. Les assurances emprunteurs, les assurances sur la vie, les assurances annulation voyage… toutes comportent la même clause, selon laquelle « les effets directs ou indirects d’explosions, de dégagement de chaleur et d’irradiation, provenant de la transmutation des noyaux d’atome » sont exclus du contrat.

Un accident nucléaire civil serait éventuellement couvert en France par un pôle de quarante assureurs et réassureurs, le groupement d’intérêt économique Assuratome, créé en 1957 pour protéger les exploitants. Ses garanties se substitueraient aux polices individuelles. Problème, l’accident de Fukushima a montré que les estimations des dégâts probables étaient largement en dessous de la réalité !

Autre éventualité, la collision avec une météorite. Là encore, difficile de se faire rembourser. À supposer que le siège de l’assureur n’ait pas été réduit en cendres, celui-ci risque fort de vous rétorquer qu’il ne couvre pas la chute sur vos biens de « tout ou partie d’appareils de navigation aérienne, d’engins spatiaux ou de météorites ». Si vous prenez un Airbus A380 sur le toit, vous pouvez vous retourner contre la compagnie aérienne. Mais qui affrète les météorites ?

Et un bain de sang sur fond d’apocalypse guerrière, emportant la civilisation dans un tourbillon de meurtres et de violences ? Ne rêvez pas : « Les guerres civiles ou étrangères, les rixes, les crimes, les délits, les mouvements populaires, les actes de sabotage, les attentats, les émeutes », comme le précise un contrat d’assurance obsèques Cardif, font partie des exclusions systématiques. Consolation, vous pourrez peut-être obtenir le remboursement de votre téléphone portable, dont l’assurance couvre en général les vols avec violence.

Le plus sûr, en matière de fin du monde, serait en définitive un dérèglement climatique. Il permettrait d’activer la loi sur les catastrophes naturelles, dite loi « catnat ». Elle met en jeu un fonds qui se substitue aux polices individuelles, avec à la clé une indemnisation des « dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l'intensité anormale d'un agent naturel ». Enfin une bonne nouvelle.

Ironie des assurances, les Mayas n’auraient même pas pu se faire rembourser la fin de leur monde. Elle a été provoquée par l’arrivée des conquistadors espagnols en Amérique centrale et aux « guerres, rixes et crimes » qui s’en sont suivis.

(1) Parmi lesquels ne figure aucun spécialiste sérieux de la civilisation maya…
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


...lire la suite

/ / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / 47 / / / / / / / / / / / / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir Rhône Alpes