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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Homologation des pesticides: Toujours des dérives
« Des irrégularités graves ont permis le maintien sur le marché de plus de 40 pesticides dangereux qui devraient être interdits ou avoir des usages restreints », dénonce l’association Générations futures. Le propos n’a rien d’insensé, il se base d’ailleurs sur les avis que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a transmis à la Direction générale de l’alimentation (DGAL), le service du ministère de l’Agriculture en charge de l’homologation des pesticides, pour chaque demande présentée par un fabricant de produits phytosanitaires.

Il s’avère que la DGAL a rarement tenu compte des remarques faites par l’Anses. Des autorisations de mise sur le marché ont été maintenues malgré les avis défavorables, ou favorables sous conditions restrictives, de l’Agence. D’après le courrier et les tableaux récapitulatifs que l’Anses a envoyés à la DGAL, ces anomalies ont concerné de nombreux pesticides. Des substances et des usages restent autorisés alors qu’ils ne sont pas conformes aux exigences réglementaires.

Lors de l’évaluation des dossiers déposés par les industriels, l’Anses a émis de nombreux avis défavorables en raison de risques inacceptables pour les eaux souterraines, de problèmes de résidus, de manque de données sur l’innocuité, ou encore de risques sanitaires pour l’applicateur. Mais pour de nombreux pesticides, la DGAL n’a pas pour autant modifié ou retiré les autorisations de mise sur le marché.

En novembre 2003, Que Choisir dénonçait déjà les procédures d’évaluation du risque, assurées « par le seul ministère de l’Agriculture en cogestion avec les partenaires industriels » et réclamait que le ministère de l’Agriculture ne soit plus le seul décisionnaire en matière d’homologation des pesticides. Depuis rien n’a changé, cette demande reste d’une actualité brûlante.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Maisons de retraite: Trop d’irrégularités
Près de 1 900 € : c’est le coût mensuel moyen pour un hébergement en maison de retraite où des pratiques contestables persistent. Après avoir visité 331 établissements en 2012, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a récemment rendu public un bilan. Publicité mensongère, affichage des prix incomplet, augmentation de tarifs inconsidérée… des irrégularités ont été constatées dans la majorité des maisons de retraite enquêtées. Au total, 178 avertissements ont été dressés.

En regardant de près les contrats, les inspecteurs ont également découvert une série de clauses abusives. Par exemple, nombre d’établissements facturent des frais de remise en état de la chambre après le départ de la personne âgée. Des frais qui, selon la DGCCRF, peuvent représenter l’équivalent de 2 à 10 journées d’hébergement. Il y a 5 ans, diverses clauses trop déséquilibrées pour le consommateur avaient déjà été mises au jour par la Commission des clauses abusives. Visiblement, les leçons n’ont toujours pas été tirées par les gestionnaires de maisons de retraite…

Et encore, ces différents bilans ne disent pas tout ! Dans le cadre d’une enquête en cours sur les urgences hospitalières, qui sera publiée dans Que Choisir d’ici quelques semaines, de nombreux médecins dénoncent le comportement d’établissements qui n’hésitent pas à leur adresser leurs résidents dès que leur état de santé se dégrade. « Cela arrive même dans les maisons qui sont pourtant médicalisées », indique un urgentiste. « Latactique est simple, décrit un autre. Quand une personne âgée se sent mal, plutôt que de faire venir un médecin, l’encadrement appelle les pompiers. Elle se retrouve alors aux urgences, où ce n’est vraiment pas sa place. »

Autre dérive : des frais imputés à tort aux familles après le décès du résident. En principe, lorsqu’une maison de retraite prend l’initiative de transférer le corps dans un funérarium, elle doit prendre à sa charge les trois premiers jours. En réalité, les familles n’arrivent pas toujours à obtenir le remboursement des sommes versées à ce titre aux pompes funèbres. Elles peuvent pourtant s’élever à plusieurs centaines d’euros.
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Arnaud de Blauwe


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Distilbène: Les dégâts bientôt cernés
Le diéthylstilbestrol, plus connu sous son nom commercial, Distilbène, a gravement affecté la santé de certaines femmes exposées à la molécule dans le ventre de leur mère : cancers génitaux précoces, stérilité, malformations de l’utérus. Il se pourrait aussi qu’il soit à l’origine d’un risque plus élevé de cancer du sein. Quant aux conséquences sur la 3e génération, filles et garçons confondus, ils sont avérés, mais mal connus.

C’est dans l’espoir de mieux cerner l’ampleur réelle des dégâts causés par cette molécule que le réseau DES-France, association de femmes et de familles victimes, vient de lancer une vaste étude scientifique. Il s’agit de rassembler un maximum de données sur l’exposition et sur l’état de santé des personnes concernées. Dans ce cadre, le réseau DES-France en appelle bien sûr aux femmes qui ont pris du Distilbène, commercialisé jusqu’en 1977 pour prévenir les fausses couches, et à leurs filles, qui ont subi de plein fouet les méfaits du produit. Mais l’association souhaite aussi mobiliser les fils et les petits-enfants, filles et garçons confondus, dont on sait qu’ils peuvent également souffrir de malformations liées au Distilbène. Enfin, toutes les femmes nées entre 1950 et 1977 et qui n’ont pas été exposées au Distilbène sont invitées à participer. C’est capital pour constituer le « groupe témoin », sans lequel il est impossible d’établir des comparaisons et d’évaluer les risques. L’étude a reçu l’aval et le financement de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), de même que le soutien de la Mutualité française.

Pour prendre part à l’étude, il suffit de se connecter au site du réseau DES-France : https://des-etude3generations.org/questionnaire.php et de cliquer sur le questionnaire qui correspond à son profil.
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Anne-Sophie Stamane


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Détecteur de fumée: Publication de l’arrêté
L’arrêté sur les détecteurs de fumée paru le 14 mars 2013 au Journal officiel confirme l’échéance déjà connue de 2015, il est donc inutile de céder aux sirènes des démarcheurs peu scrupuleux qui font croire à une obligation immédiate. L’important, c’est de s’équiper d’un bon détecteur de fumée qui détecte le départ de feu à temps, ce qui n’est pas le cas de tous les appareils en vente et testés par Que Choisir.
Quel modèle choisir ?

Le détecteur de fumée doit porter le marquage CE qui garantit sa conformité à la norme européenne EN 14 604. Mais attention, les dérives sont nombreuses et les rappels de détecteurs dangereux bien trop fréquents. Que Choisir recommande d’opter pour un détecteur qui porte aussi la marque NF. Elle offre une meilleure garantie du fait qu’elle impose un prélèvement en magasin une fois le détecteur mis en vente, alors que le marquage CE contrôle seulement en sortie de fabrication.
Où le placer ?

Le détecteur de fumée n’a guère d’utilité dans la journée. Son rôle, c’est de réveiller les dormeurs à temps, avant qu’ils soient intoxiqués par les fumées, dès qu’un début d’incendie se déclare la nuit. Il faut donc le placer à proximité des chambres, dans le couloir ou sur le palier qui les dessert. Il se fixe au plafond, de préférence au centre. Si le plafond est incliné, on le place là où l’air circule le mieux. Nous avons réalisé une vidéo pour vous aider à installer votre détecteur de fumée.
Qui doit l’acheter ?

Propriétaire ou locataire, peu importe, c’est à l’occupant du logement de s’équiper. Les seules exceptions concernent les locations saisonnières, les meublés, les foyers-logements et les logements de fonction. Dans ces cas-là, c’est au propriétaire de s’en charger, puis de remplacer les piles quand c’est nécessaire.
Prévenir son assureur ?

À partir du 8 mars 2015, les assureurs seront en droit d’exiger une attestation certifiant qu’un détecteur de fumée a été installé. D’ici là, ce n’est que facultatif.

À noter

Il est strictement interdit d’installer des détecteurs de fumée dans les parties communes des immeubles d’habitation.
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Élisabeth Chesnais


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Transport aérien: De nouveaux droits au décollage
Depuis le temps que c’était dans les tuyaux, voici au moins une première étape de franchie ! Le 13 mars, la Commission européenne a présenté un « ensemble de mesures » visant à renforcer les droits des passagers de l’aérien, actuellement fixés par un règlement datant de 2004 (n° 261/2004). Un texte que la Cour de justice des communautés européennes a, depuis, complété par deux décisions relatives aux retards et favorables aux consommateurs.

Après une longue phase de consultation, Bruxelles a fini par sortir des propositions qui peuvent être classées en quatre grands chapitres. Tout d’abord, le futur dispositif entend davantage préciser ce que l’on entend par « circonstances extraordinaires ». Ces dernières peuvent être évoquées par les compagnies pour se dégager de leur obligation d’indemnisation forfaitaire en cas d’annulation du vol (de 250 à 600 €, selon la distance). Or, le règlement de 2004 n’en donnait pas une définition très précise. Ce sont dès lors les compagnies qui ont fini par dresser leur propre liste… en interprétant de manière assez extensive la notion de « circonstances extraordinaires ». Sont considérées comme telles par la Commission les catastrophes naturelles, les conditions météo incompatibles avec la tenue du vol ou encore « les problèmes techniques qui ne sont pas inhérents à l’exploitation normale de l’aéronef ». Pour ce qui est des retards, la Commission estime qu’ils doivent être indemnisés à partir de 5 à 12 heures selon le type de vol.

Le projet confère également de nouveaux droits aux passagers. Par exemple, la Commission demande aux compagnies d’être « plus transparentes » sur la question des bagages admis en cabine et de ceux placés en soute. Difficile en effet pour les voyageurs d’y voir clair, les conditions d’acceptation et de tarification variant d’une compagnie à l’autre.

Une gestion des réclamations équitable

Troisième train de mesures avancé par Bruxelles, un meilleur contrôle du comportement des compagnies à l’égard des passagers. Conformément au règlement de 2004, les pays de l’Union doivent avoir désigné une autorité chargée de vérifier qu’elles respectent bien les droits de leurs clients et qu’elles traitent correctement leurs réclamations. En France, cette mission a été confiée à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Mais de nombreux observateurs estiment que cette dernière ne se montre pas d’une sévérité extrême à l’égard des transporteurs…

Enfin, comme pour équilibrer la balance, la Commission européenne propose de mieux encadrer et limiter les missions d’assistance qui s’imposent aux compagnies en cas de perturbations (annulations, retards…). Le dispositif actuel ne les décrit pas de manière très précise, ce qui laisse la place à une large part d’interprétation. Et, à en croire les professionnels du transport aérien, certaines demandes de clients seraient manifestement excessives et illégitimes. Avec, comme conséquence, des dossiers de réclamation qui peinent à être bouclés.

Toutes ces propositions doivent encore suivre un long chemin avant d’être définitivement applicables (passage devant le Parlement européen, notamment). Bref, pour l’heure, leur mise en œuvre n’est ni certaine, ni… pour demain !
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Arnaud de Blauwe


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Lait pour bébés: Le végétal n’a pas que du bon
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) n’y va pas par quatre chemins : les « laits » végétaux tels que lait de soja, de riz ou d’amande, et les laits de chèvre ou de jument, ne sont pas adaptés pour remplacer le lait maternel ou les laits en poudre classiques au cours de la première année de vie. Ils ne peuvent donc constituer la base de l’alimentation des nourrissons.

L’Anses fonde sa position sur l’analyse de 75 de ces laits. Qui « montre l’inadéquation de la composition nutritionnelle de ces produits par rapport aux valeurs règlementaires, ces valeurs ayant été fixées au regard des données physiologiques et des besoins nutritionnels des nourrissons ». Les parents qui, craignant les allergies ou excluant le lait de vache par principe, se reportent vers ces breuvages font donc courir un risque à leur enfant. Soit de carence, soit d’apport trop important, notamment en protéines. Or à cet âge, des apports inadaptés en protéines, lipides, minéraux, vitamines ou oligoéléments peuvent « avoir des répercussions sur la croissance en poids, en taille et sur le développement cérébral ». Une alimentation exclusive par une boisson végétale, en particulier dans les tout premiers mois, est même susceptible d’entraîner en quelques semaines un état de malnutrition sévère, souligne l’Anses.

Une fois ce constat dressé, quels conseils donner, notamment en cas d’allergie aux protéines de lait de vache ? L’Anses reste assez vague. Elle se contente de rappeler que le lait maternel est le mieux à même de couvrir les besoins d’un nourrisson. Mais allaiter pendant un an n’est pas toujours possible, ni souhaité. Elle conseille dans ce cas de choisir un substitut parmi les laits en poudre classiques, dont certains sont hypoallergéniques.
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Anne-Sophie Stamane


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Plats cuisinés à la viande de cheval: William Saurin aime le bourrin
À croire que la viande de cheval s’est invitée clandestinement dans une majorité de plats préparés pourtant estampillés « pur bœuf ». Dès le scandale des lasagnes connu, Que Choisir a voulu vérifier l’allégation « pur bœuf » dans d’autres préparations culinaires. Nombre de produits surgelés ayant été progressivement retirés de la vente par les enseignes, nos analyses ont principalement porté sur des conserves, toutes étiquetées « pur bœuf » (raviolis, cannellonis, hachis Parmentier et sauces bolognaises). Au total, 55 produits ont été soumis à des analyses d’ADN, sans nous limiter à la viande de cheval, mais en élargissant nos recherches à celle de porc, poulet, dinde, mouton et chèvre. Une sélection de marques de distributeurs (Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Intermarché, Leader Price, Leclerc, Monoprix et U), de marques nationales (Barilla, Panzani, William Saurin, Zapetti) et quelques plats surgelés encore disponibles en rayons (Findus, Maggi) ont ainsi été analysés. Au final, sur 55 produits analysés, 38 sont bien « pur bœuf », 11 ne présentent aucune détection du fait de la dégradation de l’ADN par la stérilisation du produit ou d’une quantité de viande trop pauvre en ADN dans la préparation riche en tissus graisseux, mais 6 révèlent la présence de viande de cheval à des concentrations plus ou moins élevées. Sont concernés : les cannellonis Auchan (60 à 100 % de viande de cheval), les cannellonis Casino (30 à 60 %), les cannellonis Winny/Cora (5 à 30 %), les cannellonis Panzani (5 à 30 %), les raviolis Carrefour (traces de viande de cheval) et les raviolis Turini-Marque Repère/Leclerc (traces). Toutes ces préparations sortent de la même usine William Saurin, située à Pouilly-sur-Serre (02), qui travaille aussi bien pour des marques de distributeurs que pour Panzani.
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Jean-Paul Geai avec Éric Bonne


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Cosmétique et maquillage: Enfin une nouvelle réglementation !
Branle-bas de combat chez les fabricants de produits de beauté et autres cosmétiques ! À compter du 11 juillet prochain, la nouvelle réglementation européenne, édictée par Bruxelles, entrera en vigueur. Ils avaient pourtant déployé des efforts considérables de lobbying pour tenter de s’y opposer. En vain !

Pourtant, rien n’est a priori choquant dans ce texte qui vise à « assurer la protection de la santé et l’information du consommateur en veillant à la composition et à l’étiquetage des produits ». En somme, le minimum de ce qu’un consommateur est en droit d’exiger ! Cela signifierait-il que cela n’était pas le cas auparavant ? C’est pour le moins inquiétant ! On s’étonne ainsi d’apprendre que désormais, les fabricants (ou les distributeurs, s’ils vendent un produit sous leur propre marque) deviennent des « personnes responsables ». Un principe pourtant édicté de longue date par les règlements européens : les conditionneurs sont légalement responsables de la conformité des produits mis sur le marché. Mais la nouvelle réglementation durcit leurs obligations. Pour chaque produit, l’entreprise doit établir un dossier comportant l’analyse des risques de chaque ingrédient, et le notifier sur le portail européen. Les autorités pourront ensuite se retourner contre elle en cas de non-conformité avérée à ce dossier. À terme, l’objectif est de créer une base de données gigantesque à l’échelle européenne de tout ce qui entre dans la composition des cosmétiques. Par ailleurs, un système de cosméto-vigilance va être instauré : tout effet indésirable « grave » lié à l’utilisation de cosmétiques devra être signalé aux autorités compétentes des États membres.

Les nanomatériaux

Autre changement de taille : les nanomatériaux présents dans nombre de produits (crèmes solaires, déodorants, crèmes antirides, fards à paupières, soins pour cheveux…) seront soumis à une obligation d’étiquetage. Une disposition qui préoccupe particulièrement les professionnels. Car les « nanos » n’ont pas bonne presse auprès de nombreux consommateurs du fait de leur éventuelle toxicité pour la santé humaine. Les industriels redoutent donc l’effet répulsif sur les acheteurs que pourrait avoir la mention « nano » affichée sur leurs produits.

Les tests sur les animaux totalement interdits

Enfin, les défenseurs de la cause animale, pour lesquels il est inacceptable de faire souffrir des bêtes au nom de la vanité humaine, ont obtenu gain de cause : interdiction totale des tests sur les animaux lors de la production de cosmétiques. Conformément à l’échéancier prévu par la directive cosmétique révisée en 2003 (2003/15/CE), les tests concernant les produits finis avaient déjà été interdits dès 2004. En 2009, c’était au tour des tests sur les ingrédients d’être banni de l’espace européen. Mais des dérogations étaient accordées pour certains tests liés aux effets toxicologiques complexes (la toxicité par doses répétées, la toxicité reproductive et la toxicocinétique) pour lesquels il n’y avait pas encore de méthodes alternatives. Dix ans après l’entrée en vigueur de la directive, le couperet est tombé. À partir d’aujourd’hui dimanche 10 mars 2013, le règlement interdit à la fois la réalisation d’expérimentations animales dans l’Union européenne, mais aussi la mise sur le marché de produits dont les ingrédients auraient été testés sur les animaux. Cette interdiction vaut pour tous les produits fabriqués hors de l’Union européenne. L’expérimentation sur les animaux doit donc être remplacée par des méthodes alternatives. Au grand dam des industriels qui se plaignent d’être le dos au mur et d’avoir à prouver la non-toxicité de leurs produits alors qu’on les prive des moyens de le faire. Ils avaient pourtant eu largement le temps de s’y mettre, la nouvelle réglementation étant annoncée depuis des années.

Celle-ci aura en tous cas le mérite de donner un coup de fouet à la recherche. En 2009, une enveloppe de 100 millions d’euros sur 5 ans a été allouée aux recherches de méthodes alternatives, presque autant qu’au cours des 20 années précédentes.
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Florence Humbert


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Petit rappel: Dates limites de consommation (DLC et DLUO)
La date limite de consommation
La DLC indique une limite impérative. Elle s'applique à des denrées micro biologiquement très périssables, qui, de ce fait, sont susceptibles, après une courte période, de présenter un danger immédiat pour la santé humaine. Dans certains cas, c'est la réglementation en matière de contrôle sanitaire qui fixe une durée de conservation : yaourts, charcuteries et viandes fraîches, plats cuisinés réfrigérés, etc.

Elle s'exprime sur les conditionnements par la mention :
A consommer jusqu'au.…, suivie de l'indication du jour et du mois.
Il est important de respecter cette date et de ne pas consommer un produit périmé, surtout si la température d'entreposage ou de conservation, mentionnée sur l'emballage, n'a pas été respectée (rupture de la chaîne du froid). En effet, la durabilité du produit et sa date limite de consommation, fixée par la réglementation ou par le fabricant, dépendent de la température à laquelle la denrée a été conservée. Il ne faut jamais congeler un produit dont la date limite de consommation est proche, atteinte ou dépassée.

La date limite d'utilisation optimale
La DLUO n'a pas le caractère impératif de la DLC. Une fois la date passée, la denrée peut avoir perdu tout ou partie de ses qualités spécifiques, sans pour autant constituer un danger pour celui qui le consommerait.

La DLUO est exprimée sur les conditionnements par la mention :
A consommer de préférence avant le…, complétée par l'indication suivante :
• jour et mois pour les produits d'une durabilité inférieure à 3 mois
• mois et année pour les produits d'une durabilité comprise entre 3 et 18 mois
• année pour les produits d'une durabilité supérieure à 18 mois.

Tel est le cas, par exemple :
• du café qui, passé un certain délai, perd de son arôme
• des aliments de diététique infantile, qui perdent de leur teneur en vitamines une fois la DLUO dépassée
• des pâtisseries sèches qui, en vieillissant, perdent de leurs qualités gustatives.

Seuls les produits munis d'une date limite de consommation doivent impérativement être retirés de la vente et de la consommation dès lors que cette date est atteinte.





Carniel G


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Plats cuisinés à la viande de cheval: La sale cuisine des industriels
Partie de Roumanie, stockée aux Pays-Bas puis réceptionnée à Castelnaudary par l’entreprise Spanghero, qui l’avait achetée via un trader chypriote ayant sous-traité à un autre trader néerlandais, la viande de bœuf rebaptisée cheval avait enfin atterri dans une usine luxembourgeoise appartenant au Français Comigel. Cette dernière l’avait introduite dans divers plats de pâtes à la bolognaise, hachis parmentier et moussakas vendus à plusieurs dizaines de clients dont Findus, Picard, Auchan, Casino, Carrefour, Cora ou encore Monoprix.

Dans cette chaîne aux multiples maillons, lesquels ont été complices de cette vaste fraude ? C’est ce que l’enquête diligentée par les ministères de l’Économie (dont dépend la Direction des fraudes) et celui de l’Agriculture (qui chapeaute les services vétérinaires) devra déterminer. Mais à l’heure où nous écrivons, cette enquête a déjà pu établir des faits troublants. D’après le gouvernement roumain, qui a contrôlé dès l’annonce de l’affaire les deux abattoirs en cause, les lots étaient expédiés sous l’étiquette « viande de cheval, origine Roumanie ». « Nous n’avons aucune indication qui permette d’en douter », a précisé Benoît Hamon, ministre chargé de la Consommation, lors d’une conférence de presse tenue le 14 février 2013.

Aux Pays-Bas, la viande passe par un trader déjà condamné l’année dernière pour avoir fait passer du cheval sud-américain pour du bœuf allemand hallal. Il modifie l’étiquette pour mentionner « BF, Roumanie », BF signifiant « boneless fore », « avants désossés » en anglais. La mention de la viande concernée a disparu, c’est illégal, mais les lots sont accompagnés d’une facture où figure un code chiffré correspondant à la viande de cheval.

Spanghero dans le collimateur

C’est ainsi qu’elle arrive chez Spanghero, qui recouvre l’étiquette précédente pour en apposer une qui mentionne « bœuf, provenance Union européenne ». Benoît Hamon a ironisé en qualifiant cette intervention de « très grosse étourderie [ou de] tromperie ». La justice devra trancher entre ces deux qualifications… Notons que l’entreprise s’est montrée aussi « très étourdie » en ne remarquant pas que le « bœuf » qu’elle achetait lui était vendu à un prix dérisoire. D’ores et déjà, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a demandé au préfet de suspendre l’agrément de Spanghero en attendant de savoir, au vu des investigations sur place de la brigade d’enquêtes des services vétérinaires, si cette suspension doit se muer en retrait définitif de l’agrément. L’entreprise devrait alors cesser son activité. Qu’en est-il de Comigel, le client de Spanghero et préparateur de plats ? D’après les services des fraudes, ses responsables se sont rendus coupables de graves négligences. D’une part, ils n’ont pas tiqué au vu de l’étiquette « provenance Union européenne », étiquette illégale puisque la réglementation impose l’indication précise du ou des pays de naissance, d’élevage et d’abattage. Par ailleurs, l’aspect et l’odeur de la viande une fois décongelée aurait dû les alerter.

Les clients de Comigel ont retiré les produits litigieux de leurs rayons. L’enquête se poursuit au niveau national et communautaire via Europol, puisque plusieurs pays sont concernés par des trafics de viande de cheval. Quant à celui qui passe par Spanghero, on estime qu’il dure depuis au moins 6 mois et a porté sur 550 tonnes livrées à Comigel et 200 tonnes utilisées pour la marque « La table de Spanghero ».

Sanctions insuffisantes

Le dispositif actuel de contrôle et de sanctions n’a pas empêché une fraude aussi grossière. Il est vrai que les pénalités en cas de tromperie sont légères : une personne physique risque au plus 2 ans de prison et 37 500 € d’amende, une personne morale 187 500 €. Or le profit est estimé dans cette affaire à 550 000 €. Benoît Hamon juge nécessaire d’augmenter le montant des sanctions pour les rendre plus dissuasives. Mais il faudra multiplier les interventions des services de contrôles. C’est prévu en 2013 avec une mise sous surveillance de la filière viande. Et après ? Inutile de prévoir des pénalités plus lourdes si les contrôleurs désertent les entreprises. Leurs effectifs ont baissé de 20 % ces cinq dernières années pour les services des fraudes, de 11 % pour les vétérinaires. Cette affaire montre s’il en était besoin que les autocontrôles confiés aux opérateurs ne peuvent en aucun cas justifier un désengagement de l’État dans un domaine aussi sensible que celui de l’alimentation.

En 2012, une interview prémonitoire

Il y a un an, le colonel Thierry Bourret, alors à la tête de l’Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique), faisait part à Que Choisir de ses craintes. « Avec la crise, j’ai peur que les fraudes alimentaires ne progressent, et spécialement dans le milieu de la viande, secteur où les gains peuvent être importants », indiquait l’officier de gendarmerie. Des fraudes qu’il classait en trois catégories : « Il y a les infractions d’opportunisme, le chef d’entreprise qui se rend compte que ses frigos sont tombés en panne mais commercialise leur contenu, pas vu pas pris. Ensuite, il y a ceux qui se mettent hors la loi pour accroître leurs profits. S’ils sont pris, ils disent que le manquement était accidentel alors qu’il est récurrent. Enfin, vous avez le crime organisé, qui a compris qu’il pouvait gagner beaucoup sans craindre de lourde peine. » Pour illustrer son propos, Thierry Bourret citait l’action des carabiniers italiens. Ils venaient, au moment de l’entretien, de démanteler un réseau qui écoulait de grosses quantités de faux jambons de Parme.

Les produits rappelés :

Chili con carne "Cuisine Evasion" Picard

Lasagnes et cannelloni bolognaise Carrefour

Lasagne bolognaise "Formule Express" Picard

Lasagnes bolognaise, hachis parmentier et moussaka Findus
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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