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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Médicament Générique ou plus de tiers payant
Dans toutes les officines, depuis le début du mois de juillet, c’est le même refrain. Si le pharmacien propose un générique à la place du médicament de marque (princeps) prescrit par le médecin, il vaut mieux l’accepter, sans quoi le tiers payant ne sera pas accordé.

C’est le recul, en deçà de 80 %, du taux de substitution des médicaments de marque par leur version générique ces derniers mois qui a poussé l’Assurance maladie à relancer ce dispositif prévu par une loi de 2006. Lors d’une négociation au printemps dernier, les syndicats de pharmaciens et la Sécu sont tombés d’accord sur un objectif national de 85 %. Au niveau de chaque officine, le taux de substitution fait désormais partie des critères à remplir pour bénéficier d’honoraires de dispensation. Des affiches apposées sur les comptoirs de pharmacie avertissent les patients de cette relance de la promotion des médicaments génériques.

Ceux qui, malgré tout, demanderont le médicament de marque devront avancer les frais. Le pharmacien leur délivrera une feuille de soins qu’il faudra remplir et renvoyer à l’Assurance maladie pour être remboursé. Tous les régimes (général, agricole, indépendant) et tous les patients sont concernés, y compris les personnes en affection de longue durée (ALD) et celles bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU). Quelques cas seulement dispensent le pharmacien de substituer : quand le médecin a écrit sur l’ordonnance, à la main, en face du médicament et en toutes lettres, la mention « non substituable », et quand le prix du médicament de marque est inférieur à celui du générique. L’objectif est tout de même de faire faire des économies à l’Assurance maladie !
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Anne-Sophie Stamane


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Panneaux photovoltaïques: Risque d’incendie
L’alerte nous est parvenue via le Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque (GPPEP). Plusieurs incidents graves, dont deux incendies d’habitation dans les Landes et en Alsace, sont survenus sur des panneaux photovoltaïques de marque Scheuten. Seuls sont concernés certains modules de type PV Multisol, produits entre septembre 2009 et juillet 2010, et qui sont équipés de boîtiers de jonction Solexus. Un mauvais câblage de ce dernier génère un arc électrique à l’origine du problème. À ce jour, 14 particuliers ont signalé à l’association que des boîtiers s’étaient enflammés.

L’information passe mal auprès du grand public car la société Scheuten – qui avait eu connaissance du problème et procédait à des contrôles – a depuis fait faillite. « Soixante-dix pour cent des gens n’ont plus d’installateur à contacter et, de notre côté, nous ne pouvons joindre tous les liquidateurs judiciaires existants », explique Joël Mercy, président du GPPEP. D’où l’alerte lancée via les médias et les associations de consommateurs pour informer les particuliers et les inviter à se faire connaître (voir lien en bas de page) . Certains installateurs préconisent de cesser la production d’électricité photovoltaïque pour éviter tout risque. Le GPPEP a également saisi les pouvoirs publics, via les services de la Répression des fraudes. Cette action est menée conjointement avec les professionnels – installateurs et distributeurs – regroupés au sein de l’association TPAMPS . « On estime à 5 000 environ le nombre d’installations concernées, déclare Jean-Yves Leber, son président. À ce jour, seules 1 000 ont été mises en sécurité. » Ces professionnels sont par ailleurs en contact avec le liquidateur et la société d’assurances qui couvrait la société en responsabilité civile.
Main d’œuvre à la charge du particulier

Quant au repreneur, Scheuten Solar Solutions BV, il a repris la marque Scheuten, mais c’est juridiquement une autre société. Dans une note en anglais sur son site , il exclut sa responsabilité mais souhaite apporter toute son aide aux particuliers, qu’il invite à se faire connaître afin de savoir si leurs numéros de série font partie du lot défectueux. La nouvelle société va publier une note en français détaillant la marche à suivre ; elle se propose de remplacer le boîtier, mais la main-d’œuvre sera à la charge du particulier.

L’association Hespul, spécialisée dans le développement des énergies renouvelables, va également relayer l’information, mais avec un peu de retard pour cause de déménagement. « Nous avons discuté avec le professionnel, qui est prêt à dialoguer. Il pourra expliquer aux personnes si elles sont potentiellement concernées ou pas », nous a déclaré Mélodie de l’Epine, chargée de mission. Il ne s’agit pas de discréditer toute la filière, ni d’inquiéter les 250 000 possesseurs de panneaux photovoltaïques, mais de prévenir les 4 000 à 5 000 personnes qui peuvent courir un risque. La Répression des fraudes nous a dit se saisir du dossier. Nous le suivrons également.
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Micaëlla Moran


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Bouygues Télécom: Passage en force condamné
La technique est bien connue et pollue toujours le secteur de la téléphonie, de la télévision payante ou de l’énergie. Elle consiste à démarcher le consommateur par téléphone, à son domicile ou dans une galerie commerciale pour lui présenter une offre. Le commercial profite de ce contact et abonne la personne démarchée qui n’en a pourtant pas manifesté expressément le désir. Parfois même, sa signature a été imitée au bas d’un contrat qu’elle n’a jamais vu ! Dans de telles situations, saisir les tribunaux peut s’avérer efficace.

Courant octobre 2011, Jean-Luc S.-M. reçoit à son cabinet médical, situé à Versailles (78), un appel de Bouygues Télécom qui lui propose de souscrire à l’offre Bbox. Il se contente de demander une information plus précise sur ce service afin de l’examiner ensuite avec son associé, puis il raccroche. Surprise, dès le lendemain, il reçoit un colis contenant une Bbox. Dans le même temps, sa ligne France Télécom est coupée (slamming sauvage). Il dénonce immédiatement cette manière de faire auprès de Bouygues Télécom. Mais avant que sa ligne ne soit rétablie par France Télécom, cinq jours vont s’écouler. Un délai très long pour un cabinet médical.

Le praticien porte alors l’affaire devant la juridiction de proximité de Versailles. Celle-ci reconnaît que Bouygues Télécom, incapable de prouver que le consommateur avait accepté l’offre, a commis une faute au sens de l’article 1382 du Code civil (le responsable d’un dommage doit le réparer)(1). En conséquence, l’opérateur est condamné à verser 1 000 € de dommages-intérêts à Jean-Luc S.-M. pour le préjudice moral « constitué par le souci de ne pouvoir assurer auprès des patients le suivi de consultation et d’opération ».

(1) Juridiction de proximité de Versailles, jugement no 91-11-00470 du 10/05/12, Jean-Luc S.-M. c/Bouygues Télécom.
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Arnaud de Blauwe


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Panne d’Orange: Indemnisation inadaptée

L’orage est passé, mais le « bug Orange » n’a pas fini de faire parler de lui. Cette panne monumentale, qui a privé près de 35 millions de consommateurs (1) de leur mobile pendant plus de 12 heures vendredi 6 juillet, restera sans doute gravée dans la mémoire collective. Pourtant, l’opérateur a immédiatement fait profil bas. Quelques heures après le début de l’incident, il présentait déjà ses excuses et évoquait une « panne grave » dont il mesurait les conséquences pour ses clients. La question de l’indemnisation n’a pas eu le temps de se poser : Orange a immédiatement annoncé qu’il y travaillait.

Et c’est en un temps record, faut-il souligner, que l’opérateur a mis sur pied sa politique de dédommagement. La réponse semble toutefois inadaptée, car les mesures sont sans effet sur le portefeuille des clients. Elles leur permettent, selon les cas, de téléphoner, envoyer des SMS ou surfer sur Internet à outrance pendant une journée (imposée, de surcroît), mais quel intérêt ? C’est exactement comme si un restaurateur ouvrait un buffet gratuit à volonté pendant 24 heures : on a beau se forcer, après deux assiettes, on n’a plus faim… Une réduction financière sur le prix du forfait aurait sans doute été plus appréciée des consommateurs.
L’indemnisation d’Orange

Clients forfait (y compris Open, Sosh et M6 Mobile) : Orange offre une journée de communication voix nationale et SMS gratuite (hors numéros spéciaux et SMS surtaxés, hors international et roaming) durant la semaine de la rentrée scolaire.

Clients d’un forfait illimité 24/24 : Ils pourront profiter de 1 Go gratuit pendant le mois de septembre.

Clients d’une offre prépayée : Orange offre une journée de SMS illimités (hors SMS surtaxés) durant la semaine de la rentrée scolaire.

Chaque client recevra dans les prochains jours un SMS pour l’informer de son jour « d’abondance ».

Orange élargit également le cadre de l’offre Cineday, dont profitent déjà tous ses clients. Habituellement, le mardi, ils peuvent profiter d’une place offerte pour une place achetée. L’offre est généreusement étendue à toute la semaine (du lundi au vendredi) de la rentrée scolaire…
Les questions en suspens

Reporter à septembre la journée d’indemnisation permet de ralentir une éventuelle fuite des clients vers un opérateur concurrent. En effet, un abonné qui quittera Orange cet été ne sera pas indemnisé. Par ailleurs, il semblerait que certains clients n’aient pas récupéré des messages laissés sur leur boîte vocale pendant la panne. D’autres, partis en week-end à l’étranger, n’ont récupéré l’usage de leur téléphone qu’en revenant sur le sol français : pour eux, la panne n’a pas duré 12 heures, mais 48 heures au moins ! Quid de ceux qui se trouvent toujours à l’étranger ? Orange nous promet une réponse rapide sur ce problème.

Dernier point et non des moindres, Free, NRJ Mobile et Virgin Mobile, qui empruntent le réseau d’Orange pour proposer leurs services et dont certains clients ont été touchés par la panne (2), sont soumis aux mêmes obligations de résultat. Tout dysfonctionnement est une inexécution contractuelle donnant droit à réparation (article 1147 du code civil). Il serait donc temps qu’ils s’expriment eux-mêmes sur les mesures de dédommagement qu’ils comptent mettre en place pour leurs propres clients.

(1) La part de marché d’Orange est d’environ 44 %, soit 29 des 66 millions de lignes actives. Celle des MVNO est de 13 %, dont environ 8 % hébergés sur le réseau d’Orange, soit environ 5 millions (dont Free Mobile).

(2) Certains MVNO louent leur capacité réseau à plusieurs opérateurs, pour la voix et/ou pour les données. Tous leurs clients n’ont donc pas été identiquement touchés par la panne.
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Camille Gruhier


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LCL Vision 6 ans: Excès de zèle marketing
Une sorte de masochisme semble pousser les banques à concevoir épisodiquement des produits faits pour rendre leurs clients furieux. La recette ne varie pas : fausses promesses de rendement mirifique en gros caractères ; vérité décevante cachée dans des notes de bas de page techniques, obscures, faites pour ne pas être lues. Dernière illustration en date : « Vision 6 ans » de LCL. Un fonds au rendement lié à l’évolution du CAC 40. Il est à « capital garanti » à l’horizon des 6 ans si l’indice phare de la place parisienne a une performance nulle ou négative. Si le CAC prend entre zéro et 30 %, toujours en 6 ans, le fond promet 30 % de valorisation… 1 % de hausse suffirait ! Au-delà de 30 % de hausse, le fond s’aligne sur l’indice, avec un plafond à 60 %. Bref, on ne peut que gagner, et gagner beaucoup. Le rendement des actions, sans les risques.



Voilà pour les gros titres. Maintenant, les petits caractères. D’abord, la garantie porte sur la « valeur nominale » du capital. En français basique : sans l’inflation. Vous placez 100 € en 2012, vous avez la certitude de récupérer 100 € en 2018. Soit, avec 2 % d’inflation annuelle, l’équivalent d’environ 92 € ! La garantie, du reste, n’est pas absolue, car elle exclut le cas d’un défaut ou d’une faillite de LCL. Hypothèse peu probable, mais impossible à écarter par les temps qui courent. De plus, si vous souhaitez récupérer votre argent avant les 6 ans, il n’y a plus aucune garantie.

Et puis, il y a les frais ! Là encore, il faut se pencher pour lire : la garantie, tout comme le « gain potentiel », s’entendent « hors frais » applicables au compte-titres ou à l’assurance-vie, dans laquelle peut s’inscrire « Vision 6 ans ». Comptez minimum 1 % par an. Plus les contributions sociales et fiscales. Voilà les 100 € encore sérieusement amputés.



Quel est donc le véritable rendement de « Vision 6 ans » ? Si le CAC stagne ou baisse, le placement peut facilement se déprécier de 15 % de sa valeur, compte tenu de l’inflation et des frais. Si le CAC prend 30 % ou moins, « Vision 6 ans » affichera un rendement net annuel hors inflation d’environ 3,4 % avant impôt, ce qui est dans la moyenne des assurances-vie. Au-delà, il devient intéressant. C’est donc un produit correct, sans plus, dépendant de la conjoncture. Rappel que ne fait pas LCL : ces 6 dernières années, le CAC40 a dégringolé de 40 %. Des amateurs ?
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Erwan Seznec


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Ascenseur: Concurrence dans la maintenance
Une panne depuis 3 mois, et votre ascensoriste ne réagit toujours pas à vos appels de détresse… Vous avez changé d’entreprise pour la maintenance de votre ascenseur, mais l’ancienne traîne toujours des pieds pour transmettre les informations… Autant de situations visées par le décret 2012-674 du 7 mai 2012 relatif à l’entretien et au contrôle technique des ascenseurs.

Ce décret permet en effet de résilier le contrat d’entretien moyennant un préavis de 3 mois, en cas de travaux importants. Une dizaine de cas sont prévus : remplacement complet de la cabine, modification du nombre des niveaux desservis, remplacement de l’ensemble des portes palières, remplacement de l’armoire de commande, remplacement du groupe de traction ou du vérin, adjonction de variateur de vitesse, etc. Si l’on souhaite réaliser ces travaux avec une entreprise différente de celle titulaire du contrat, la possibilité de résilier sera très utile pour contourner certains arguments de l’ancien prestataire, notamment le célèbre : « Si vous faites faire les travaux par d’autres que nous, nous ne pouvons plus vous garantir le bon usage de l’appareil dans le cadre de notre contrat d’entretien ! »
Réduire les coûts

Rappelons en outre que les coûts d’entretien des ascenseurs ont flambé ces dernières années en raison de nouvelles obligations de mise aux normes. Mettre en concurrence, outre le fait de rendre son ascensoriste plus diligent, permet aussi de maîtriser les dépenses. Si l’on en croit Hervé Lassaigne, président de la Fédération des indépendants experts et bureaux de contrôle des ascenseurs, « en mettant en concurrence les ascensoristes, nos adhérents parviennent à obtenir d’importantes remises, par exemple parfois jusqu’à 50 % de réduction sur le tarif du contrat d’entretien ». Rappelons que le marché des ascensoristes reste largement dominé par quatre sociétés : Otis (États-Unis), Schindler (Suisse), Thyssen (Allemagne) et Koné (Finlande). La concurrence existe néanmoins avec plusieurs dizaines de petites entreprises indépendantes, dont certaines sont d’ailleurs sous-traitantes des grandes sociétés, dans de nombreuses régions. C’est notamment le cas dans les grandes villes à l’instar de Paris, Marseille et Lyon.

Précisons que le décret oblige également les ascensoristes à transmettre tous les éléments techniques concernant l’ascenseur au nouveau prestataire. L’ensemble de ces obligations s’applique aux contrats d’entretien signés après l’entrée en vigueur du décret. Les ascensoristes ont l’obligation de les appliquer d’ici le 1er janvier 2015. Mais pour en bénéficier plus tôt, les copropriétaires peuvent résilier le contrat de maintenance à sa date d’échéance, quitte à re-signer avec leur ancien ascensoriste.
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Élisa Oudin


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SOLDES : pas de rabais sur les droits des consommateurs !
En effet, la période de soldes est propice tant aux bonnes affaires qu’aux pièges en tous genres comme le révèlent les témoignages reçus de nombreux consommateurs. Parmi les nombreuses opérations commerciales affichant des réductions de prix tout au long de l’année (promotions, ventes flashs …), la particularité des soldes est d’être l a seule période pendant laquelle le commerçant a le droit de vendre son stock à perte. Pour autant, la période des soldes est devenue pour de nombreux commerçants une période promotionnelle comme une autre et rares sont les ventes réellement à perte. Le guide de l’UFC-Que Choisir fait ainsi le point sur les principales questions que peuvent se poser les consommateurs et les bons réflexes à adopter :

- La mention « article ni repris ni échangé » est-elle valable en période de solde ?
Concernant les magasins physiques, le vendeur peut à titre commercial accepter de vous reprendre ou de vous échanger l’article si vous changez d’avis. Il s’agit souvent d’un argument commercial affiché en magasin. Mais, en période de soldes, le vendeur peut tout à fait restreindre ou mettre fin à ce geste commercial dès lors qu’il l’affiche. Concernant les cybermarchands, ces derniers restent tenus au respect du délai de rétractation de 7 jours même pour les produits soldés.

- Quels sont les pièges à éviter ?
Les consommateurs peuvent être victimes de deux stratagèmes de certains commerçants malhonnêtes pendant la période des soldes. La plus courante tient au prix de référence : l’ancien prix doit être le prix le plus bas durant les 30 derniers jours. Or certains commerçants n’hésitent pas à gonfler ce prix pour laisser croire à une réduction qui n’existe pas ou, en tout cas, qui est moins importante que celle affichée.
Une autre arnaque tient à la vente de produits de moindre qualité spécialement confectionnés pour la période des soldes. Si elle est moins répandue, elle est cependant plus difficile à déjouer même avec un repérage préalable.

- Comment éviter les faux rabais ?
Afin d’éviter les « faux rabais », le mieux est d’avoir fait du repérage plusieurs semaines avant l’ouverture des soldes sur les produits qui vous intéressent. Sur Internet, les consommateurs doivent être attentifs aux éventuels frais accessoires : frais de livraison, prix des accessoires du produit nécessaires à son usage, écoparticipation, frais de garantie (commerciale), etc. En effet, sur internet le produit pourra apparaitre comme celui le plus intéressant en rapport qualité prix, mais le prix des frais accessoires, nécessaires à son utilisation, peuvent vite faire monter la note.

- Produits soldés : garanties bradées ?
Les consommateurs doivent savoir que si le vendeur peut tout à fait décider de ne pas attribuer de garantie commerciale pendant les périodes de soldes, les produits soldés bénéficieront toujours des garanties légales : la garantie des vices cachés et la garantie légale de conformité avec pour cette dernière, une présomption pendant les six premiers mois que tout défaut de conformité existait au jour de la délivrance.
Décidée à ce que la période des soldes soit effectivement celle des bonnes, l’UFC-Que Choisir de l'Ardèche invite les consommateurs ardèchois :
- à se rendre sur la page du site en cliquant sur le lien ci-dessous pour consulter son guide des soldes et ne pas hésiter à se rapprocher d’elle en cas de problème avec un commerçant.
- signaler à la DDPP de l'Ardèche (anciennement DDCCRF) tout « faux rabais » ou pratique commerciale non conforme à la réglementation.

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Ethylotest: Une gratuité payante
L’obligation d’avoir un éthylotest dans la boîte à gants de sa voiture à compter du 1er juillet 2012 donne des idées à certains. Ainsi, ethylotest-gratuit.org, un site exploité par AJMF, une société créée en avril dernier et au capital de 100 €, promet deux éthylotests gratuits d’une valeur annoncée de 4,99 €. Seuls des frais de port (0,99 €) sont réclamés et à régler par carte bancaire.

En fait, les deux éthylotests (norme NF) offerts en cadeau font partie d’une offre globale incluant aussi une première semaine d’essai à Ethylassur, un « pack bonne route » comprenant une assurance pour couvrir les risques liés à la perte de points sur le permis de conduire. En l’absence de résiliation dans les 7 jours, met en garde le Réseau anti-arnaques, dont fait partie l’UFC-Que Choisir, la souscription de ce service payant s’effectue automatiquement grâce au numéro de carte bancaire communiqué précédemment. Et toute résiliation nécessite un préavis de trois mois.

Curieusement, les conditions générales de vente ne mentionnent ni le coût d’Ethylassur, ni les références de la compagnie d’assurance couvrant les garanties proposées. Seule mention, discrètement insérée dans la rubrique « votre permis est précieux » (en page d’accueil) indique le coût de 4,99 € par semaine, correspondant comme par hasard à la valeur annoncée du lot de deux éthylotests.
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Jean-Paul Geai


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3 Suisses: Réduction trop belle pour être vraie
Dans la nuit du 11 au 12 juin, le site des 3 Suisses offrait une réduction de 50 % sur tous les articles proposés à la vente. Il n’en fallait pas plus pour que les internautes se ruent pour passer commande. Une bonne affaire due en fait à un bug informatique que la société de vente par correspondance a corrigé depuis. « Il s’agit d’une erreur de paramétrage informatique, déclare-t-on au siège des 3 Suisses. Le code envoyé aux clients abonnés au catalogue papier n’aurait dû offrir que 20 % de réduction, et uniquement sur la nouvelle collection mode et sur la décoration. »

Mais entre-temps, les internautes, attirés par cette réduction inhabituelle de 50 %, s’étaient passé le mot à travers les réseaux sociaux et les commandes ont afflué. Quelle aubaine, le dernier iPad à 260 € au lieu de 520 € ! C’est d’ailleurs l’afflux de commandes inhabituelles d’iPad qui a fait « sauter » le site des 3 Suisses qui n’a été rétabli que mercredi.

Depuis, nombre d’internautes exigent d’être livrés des articles commandés et réglés à moitié prix. En fait, les commandes passées cette nuit de « bug informatique » ne seront pas honorées, a fait savoir un des responsables des 3 Suisses, considérant que ces achats n’ont pas été passés de bonne foi. « Chaque client sera recontacté et ceux qui ont été débités seront remboursés », ajoute-t-il.

Pas d’accord, certains clients se retranchent derrière la réglementation commerciale qui dit que le client doit payer le prix affiché. Vrai, encore faut-il que le prix de l’article vendu en promotion ne soit pas dérisoire par rapport au prix habituel du même produit.
L’erreur est humaine

Il y a trois ans, les 3 Suisses avaient proposé un téléviseur LCD à 179,99 € au lieu de 1 799,90 €. Des clients ont alors saisi le juge de proximité et la justice a donné raison à la société de vente par correspondance. Le tribunal a considéré que le prix, manifestement dérisoire, ne pouvait être que le résultat d’une erreur. En quelque sorte, « l’erreur est humaine », reconnaissait le juge. Par ailleurs, le juge a retenu que l’entreprise pouvait invoquer l’interdiction de vente à perte pour ne pas honorer les commandes. Et, avec une ristourne de 90 %, l’erreur était manifeste.

Plus récemment, en février dernier, l’autre vépéciste historique, La Redoute, proposait sur son site un ordinateur PC Dell à 100,31 €, soit 75 à 80 % plus bas que le prix du marché. Là aussi, il s’agissait d’une erreur informatique alors que le prix aurait dû être de 549 €. Et l’entreprise a choisi d’annuler les transactions. Au même moment, son concurrent, les 3 Suisses, proposait une réduction de 30 % sur une batterie d’articles qui n’auraient pas dû être en promotion, mais cette fois, la société avait choisi d’honorer les commandes.

Quelle décision prendrait aujourd’hui un juge dans un contexte d’agressivité sur les prix telle qu’elle existe sur les sites de discount ? À partir de quel pourcentage de réduction il y a erreur manifeste ou volonté délibérée d’attirer le client en jouant sur la confusion avec un prix manifestement trop bas pour être honnête ? La réponse appartient au juge qui serait saisi d’un tel litige.
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Jean-Paul Geai


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Camif: une résurrection en trompe-l’œil
En novembre 2008, la célèbre société de vente par correspondance Camif est placée en liquidation judiciaire. Fondée en 1947, elle a accumulé les erreurs de gestion et raté le virage de la vente en ligne. Ce poids lourd de la VPC, qui affichait 800 pages à son catalogue et 230 millions d’euros de chiffre d’affaires pour son dernier exercice, laisse sur le carreau quelque 900 salariés. Sa fin est plutôt houleuse. Les témoignages reçus par l’UFC-Que Choisir montrent que la branche Camif Particuliers a continué d’enregistrer des commandes et d’encaisser des avoirs jusqu’à une période où elle savait impossible d’honorer ses engagements, puisque ses fournisseurs ne la livraient plus. Ces faits ont poussé l’UFC-Que Choisir à porter plainte contre la Camif le 18 novembre 2008, auprès du procureur de la République du tribunal de grande instance de Niort.

Malgré cette réputation ternie, le nom est racheté dès 2009 par une PME spécialisée dans la vente de literie en ligne, Matelsom.com. L’entreprise créée en 1995 est de taille modeste. Ses comptes ne sont pas disponibles au Registre du commerce et des sociétés, mais son PDG, Emery Jacquillat, annonce un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros pour 2011. Matelsom a déménagé de la région parisienne à Niort (79), siège de la Camif, suite au rachat. La société communique en ce moment par voie de presse sur la « nouvelle Camif ». Elle a repris le fichier de 3,5 millions de clients de la Camif, « canal historique », et leur consent 7 % de rabais à vie sur son offre. Celle-ci est recentrée autour de la maison. Elle s’inscrit dans les tendances du moment, avec 70 % de made in France et des meubles en bois issus de forêts gérées durablement.

La nouvelle Camif, toutefois, n’est pas allée jusqu’à reprendre les dettes de l’ancienne. Elle n’assumera pas les commandes payées à l’avance et qui n’ont jamais été honorées. Les garanties ou extensions de garanties, qui pourraient éventuellement courir encore, ne la concernent pas davantage. Beaucoup plus petite, sans reprise des salariés licenciés, ni des locaux, ni de la logistique, ni de l’outil informatique, la nouvelle Camif n’a en fait pas grand-chose en commun avec l’ancienne. Il ne suffit pas de baptiser Titanic un honnête voilier pour ressusciter un paquebot naufragé.
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Erwan Seznec


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