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Dépassements d’honoraires: L’action de la sécu inefficace
La Cour des comptes, dans son rapport annuel sur la sécurité sociale, rendu mercredi 20 septembre, confirme les craintes de l’UFC-Que Choisir : la politique menée contre l’inflation des dépassements d’honoraires chez les médecins coûte cher à la collectivité, pour un effet limité. Selon les calculs publiés, pour éviter 1 euro de dépassement, l’assurance maladie dépenserait 10 euros. Ce chiffre recouvre la prise en charge d’une partie des cotisations sociales des médecins, en échange d’un engagement à limiter leurs tarifs, et la revalorisation de certains actes.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas vraiment. L’assurance maladie se vante régulièrement d’un léger recul du taux moyen de dépassement, passé de 55 % en 2011 à 51,4 % en 2015, mais la Cour des comptes note à juste titre que le nombre de médecins autorisés à pratiquer des dépassements d’honoraires ne cesse d’augmenter, les nouveaux installés choisissant massivement d’exercer en secteur 2. En conséquence, le total des dépassements a atteint 2,4 milliards d’euros en 2015, contre 1,9 milliard en 2009. L’enveloppe qui reste à la charge des ménages est donc considérable, et constitue un frein certain à l’accès aux soins : dans de nombreuses régions, la plupart des spécialistes pratiquent des dépassements d’honoraires et les patients n’ont plus la possibilité de se faire soigner aux tarifs sécu.

Pour améliorer la situation, la Cour des comptes approuve les positions de l’UFC-Que Choisir. Elle évoque la possibilité de conditionner l’installation dans les zones déjà bien fournies en médecins à l’engagement d’appliquer les tarifs de l’assurance maladie. Et, à l’inverse, d’autoriser des dépassements d’honoraires encadrés aux médecins qui décideraient d’exercer dans les territoires sous-dotés.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Mediator: Les laboratoires Servier condamnés en cassation
C’est une première : après le tribunal de grande instance de Nanterre et la cour d’appel de Versailles, la Cour de cassation vient de reconnaître, cette fois définitivement, la responsabilité des laboratoires Servier dans l’état de santé d’une patiente ayant pris du Mediator sur une période de trois ans. Pour son avocate, Me Martine Verdier, il s’agit d’une décision cruciale : « Les laboratoires Servier ne peuvent plus invoquer l’exonération de responsabilité pour risque de développement, c’est-à-dire affirmer qu’ils ignoraient la nocivité de leur médicament. La Cour a validé les études internationales qui signalaient dès 1998 les dangers du Mediator, et qui ont conduit à son retrait du marché dans d’autres pays européens et en Suisse », souligne-t-elle. La France a attendu 2009 pour franchir le pas. Concrètement, étant donné les alertes, la notice du Mediator aurait dû mentionner les risques d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et de valvulopathie cardiaque. La patiente a obtenu une indemnisation de 7 650 euros.

Procès au pénal à venir

L’arrêt de la Cour de cassation intervient quelques jours après que les juges d’instruction du pôle de santé publique de Paris ont rendu leur ordonnance de renvoi dans le volet pénal de l’affaire Mediator. Plus rien ne s’oppose à l’organisation d’un grand procès pour les milliers de victimes de cet anorexigène. Il était temps ! Les laboratoires Servier seront jugés notamment pour tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires. L’ordonnance de renvoi détaille précisément comment le fabricant a, dès les années 1960, dissimulé la vraie nature du Mediator, en s’obstinant à le faire passer pour un antidiabétique, alors qu’il s’agissait d’un coupe-faim de la famille des amphétamines. Mais les laboratoires Servier ne seront pas seuls sur les bancs des accusés. Sans surprise, l’Agence nationale du médicament (ANSM), à l’époque nommée Afssaps, est poursuivie pour blessures et homicides involontaires, pour n’avoir pas su voir clair dans le jeu de la firme. La passivité de l’agence et son incapacité à prendre en compte les alertes sont pointées du doigt. Même si, soulignent les juges d’instruction, ses fautes ne sont pas intentionnelles.

L’UFC-Que Choisir est partie civile dans ce dossier judiciaire.
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Anne-Sophie Stamane


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Ceta: Levée de boucliers contre l’entrée en vigueur
C’était une des promesses d’entre-deux-tours du candidat Emmanuel Macron, au sujet du Ceta, l’accord commercial Europe-Canada. « Je nommerai une commission d’experts pour dire ce qu’il en est exactement des conséquences environnementales et sur la santé de cet accord parce qu’il a été conçu à l’écart du processus démocratique […]. Je tirerai toutes les conclusions [de son rapport] et les porterai vers nos partenaires européens pour faire modifier ce texte pour que la vérité scientifique ainsi établie puisse être défendue. »

Promesse à moitié tenue : la commission en question a bien été mise sur pied, elle a remis son rapport. Mais bien qu’il pointe un certain nombre de risques, le gouvernement ne prévoit pas pour autant de s’opposer à la mise en œuvre provisoire du Ceta, prévue pour jeudi 21 septembre. Comme si une quelconque urgence imposait de libéraliser les échanges au plus vite, la majeure partie de l’accord est en effet sur le point d’entrer en vigueur alors qu’aucun des parlements nationaux supposés le ratifier ne s’est prononcé.

La « commission Schubert », du nom de sa présidente, pointe « le risque que les intérêts privés ne remettent en cause les régulations publiques existantes ». Les experts mettent en garde : si le texte semble donner toutes les garanties nécessaires, il faudra veiller au fonctionnement concret (absence de conflits d’intérêts, représentation de la société civile, transparence des débats) des institutions qu’il met sur pied, notamment le Forum de coopération réglementaire, censé travailler au rapprochement des législations entre Union européenne et Canada. Émettre de telles recommandations alors que le processus a jusqu’ici été entouré d’une opacité sans précédent et que les inquiétudes de la société civile ont été largement ignorées témoigne d’un optimisme à tout crin.

Côté conséquences du Ceta sur l’environnement et la santé, le rapport a le mérite de la clarté : « le grand absent de l’accord est le climat », pointe-t-il, regrettant le manque d’ambition environnementale et l’absence d’engagement contraignant sur ce point. Concernant le secteur agroalimentaire, les experts s’inquiètent pour l’élevage européen : il sera mis en concurrence avec un modèle bien plus industrialisé qui n’est pas celui que les consommateurs appellent de leurs vœux. L’absence de citation explicite du principe de précaution est également préoccupante : elle ouvre la porte à d’éventuelles contestations de l’approche européenne en matière de sécurité alimentaire.

Plus globalement, comme nous l’avons déjà souligné, le Ceta comporte bien plus de risques que de bénéfices potentiels pour les consommateurs. Le gouvernement ne doit pas rester au milieu du gué en ignorant les conclusions du rapport Schubert. C’est pourquoi l’UFC-Que Choisir l’appelle à en tirer toutes les conséquences, et se joint à une cinquantaine d’organisations pour demander la suspension de l’entrée en vigueur provisoire de l’accord.

Tribunal d’arbitrage: La Cour de justice enfin saisie

Bien que très tardivement, le gouvernement belge a, lui, tenu ses promesses. Voilà près d’un an, il s’était engagé à saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour qu’elle se prononce sur la conformité du tribunal d’arbitrage prévu par le Ceta avec le droit européen. C’était une des conditions mises par le gouvernement de la Wallonie à la signature du traité. C’est chose faite depuis le 6 septembre.

Ce tribunal a été vivement critiqué car il pourra être saisi par des entreprises estimant qu’une réglementation nationale nuit à leurs intérêts. Le risque qu’elles n’en viennent à dicter leur loi aux États paraît réel. Pour éviter que de tels recours n’entravent la lutte contre le dérèglement climatique, le rapport Schubert propose de mettre en place un « veto climatique » qui entraînerait automatiquement le rejet du recours. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas étendre cette possibilité à toutes les problématiques liées à l’environnement et/ou à la santé ?

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Fabienne Maleysson


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Mobilité bancaire (infographie): Vous et le changement de banque



La banque au quotidien

Selon notre étude, 2 répondants sur 3 indiquent être client de leur établissement depuis plus de 15 ans.

Une grande majorité d’entre eux sont titulaires d’un compte dans une banque de réseau (92 %) et, dans une moindre mesure, dans une banque à distance (8 %). L’arrivée dans un établissement coïncide souvent avec un événement de la vie comme un achat immobilier, un déménagement ou un mariage.


La nouvelle donne

Depuis peu, la révolution Internet et la digitalisation changent les usages de la banque au quotidien. Plus de 80 % des répondants affirment se connecter plusieurs fois par mois pour consulter leurs comptes et effectuer des opérations courantes (virements, édition de RIB). Dans le même temps, les agences physiques « en dur » sont de moins en moins fréquentées : 77 % des sondés indiquent s’y rendre moins souvent qu’il y a encore 10 ans. Et seuls 14 % s’y rendent chaque mois.


La banque en ligne

Conséquence de ces nouveaux comportements, les banques en ligne séduisent de plus en plus. Leurs clients sont parmi les plus satisfaits (note de 8,5/10, contre 6,1/10 pour les banques de réseau) et, d’ici quelques années, une majorité de répondants (58 %) pourraient devenir clients des banques en ligne.


Les frais annuels

Sujet sensible et cheval de bataille de l’UFC-Que Choisir, les montants des frais bancaires sont aujourd’hui connus par trois quarts des répondants. En 2016, le montant moyen des frais annuels s’est élevé à 118 €, en hausse de 3 % sur 1 an. La banque de réseau facture ces frais deux fois plus cher (121 €) que la banque à distance (59 €).

Pour savoir comment se situe votre banque, consultez notre comparateur en ligne des tarifs bancaires.


La mobilité

La loi sur la mobilité bancaire instaurée début 2017 devrait davantage faciliter le passage d’une enseigne à l’autre. D’ailleurs, 80 % des interviewés en sont aujourd’hui convaincus et 60 % estiment que les démarches ne sont ni longues ni compliquées. Un quart d’entre eux ont l’intention de changer d’établissement à l’avenir. Les motifs d’un changement de banque sont variés : des frais onéreux, une insatisfaction commerciale ou une mauvaise relation avec son conseiller. La mobilité bancaire n’en est qu’à ses débuts. Elle était de 3 % en 2016 contre 1,3 % en 2012.
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Laurence Boccara


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Vignette auto Critair: Indispensable dès cet automne
Paris et Grenoble ont fait figure de pionnières en créant les premières zones à circulation restreinte. La capitale était la première à restreindre son accès aux véhicules équipés d’une vignette Critair, excluant même la classe 5, la plus polluante, en semaine. Mais l’été 2017 a été propice à la réflexion et aux décisions. Les métropoles de Lille, Strasbourg et Lyon-Villeurbanne adoptent à leur tour le dispositif Critair.

À Lille et dans 11 autres communes de l’agglomération, seuls les véhicules qui disposent d’une vignette Critair de classe 0 (verte), 1, 2 ou 3 seront autorisés à circuler lors du prochain pic de pollution.

Face à l’ampleur des épisodes de pollution qui ont touché le département du Rhône l’hiver dernier, le préfet de la région Auvergne Rhône-Alpes a annoncé de nouvelles mesures : seuls les véhicules équipés d’une vignette Critair pourront rouler dans le périmètre de Lyon-Villeurbanne dès le prochain pic de pollution, et l’autorisation sera restreinte aux classes 0, 1, 2 et 3 en cas d’épisode durable et sévère.

À Strasbourg, l’Eurométropole et ses 33 communes limiteront aussi les classes Critair autorisées de 0 à 3 lors des épisodes de pollution persistants ou intenses. Quant à la capitale, qui a définitivement interdit la classe Critair 5 les jours de semaine, elle veut désormais exclure les véhicules de classe 4, pour l’instant en cas de pic de pollution.

Amende et arnaques

L’amende étant de 68 € en cas de non-respect de ces mesures, il est préférable de demander sa vignette si elle n’est pas déjà apposée sur le pare-brise. Mais gare aux sites escrocs qui surfacturent l’opération : il faut impérativement la commander sur le site officiel www.certificat-air.gouv.fr (elle alors revient à 4,18 €).

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Élisabeth Chesnais


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Cosmétiques: Des ingrédients indésirables enfin interdits
Le législateur européen n’a pas chômé cet été sur le front des cosmétiques. Pour la MIT (méthylisothiazolinone), ce conservateur très allergisant, ça sent la fin : la teneur limite dans les produits a été abaissée à 0,0015 %. L’avis du comité d’experts (Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs) le préconisant remonte pourtant à… décembre 2013 ! Le règlement qui le met en œuvre précise qu’il « importe d’intervenir face à la hausse des allergies ». Craignant le ridicule, les rédacteurs n’ont pas ajouté « rapidement ».

Par ailleurs, l’oxyde de zinc (« zinc oxide » dans les listes d’ingrédients) présentant un risque en cas d’inhalation, il est désormais interdit de l’utiliser dans les cosmétiques en spray. En pratique, il s’agit surtout de produits solaires. Au cas où vous auriez à en utiliser d’ici mai 2018, date où ces produits devraient avoir disparu des rayons, faites-le dans un endroit aéré sans respirer à plein poumons !

Enfin, la Commission va interdire le formaldéhyde, classé cancérogène pour l’homme. Cet ingrédient n’est plus utilisé que dans les produits pour les ongles : les utilisatrices fréquentes feraient bien de se débarrasser sans attendre des produits qui en contiennent.
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Fabienne Maleysson


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Encens et bougies: Le plein de pollution confirmé
Fin 2015, « Que Choisir » analysait les émissions des encens et des bougies parfumées, « des produits qui chargent l’air de nos domiciles en substances très nocives » et même, pour les encens, « en un cocktail de cancérogènes, entre benzène, formaldéhyde et particules fines. On peut respirer beaucoup plus de benzène assis confortablement dans son salon qu’en se promenant dans les rues embouteillées », affirmions-nous alors, en regrettant que le plan national pour la qualité de l’air adopté en 2013 soit au point mort.

Le CSTB (Centre scientifique et technique du Bâtiment) et l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel) se sont depuis attaqués au problème pour le compte de l’Ademe. L’étude a été réalisée en conditions réalistes dans une pièce de la maison expérimentale Maria du CSTB. Elle vient de sortir, et porte sur 9 encens et 9 bougies parfumées. « L’utilisation des bâtons d’encens se traduit par des concentrations élevées en benzène, toluène, formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine, ainsi qu’en HAP (hydrocarbures aliphatiques polycycliques) et en particules », souligne-t-elle, rejoignant ainsi nos conclusions.

Les émissions de polluants des bougies sont nettement plus faibles, mais celles de formaldéhyde persistent, et si les bougies émettent moins de particules que les encens, il s’agit de particules plus fines, qui pénètrent donc plus facilement dans les alvéoles pulmonaires. Enfin, les bougies sont plus émissives en oxydes d’azote que les encens.

L’étude conclut à des expositions de court terme qui peuvent dépasser les valeurs sanitaires retenues et recommande notamment de réglementer la vente des produits les plus émissifs. Souhaitons que cette demande déjà émise par « Que Choisir » il y a 2 ans aboutisse, cette fois.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Assurance vie: L’obligation de diversifier est un mensonge
« Après une première analyse de notre service interne, il s’avère que la répartition ne respecte pas la contrainte de 25 % d’unités de compte. » Traduction : « L’assurance vie souscrite ne respecte pas l’obligation de contenir un minimum de 25 % de supports boursiers ! » Voici l’un des messages reçus ces derniers mois par plusieurs consommateurs ayant souscrit une assurance vie ou par leurs conseillers en gestion de patrimoine.

On savait que les assureurs tentaient depuis quelque temps de convaincre les titulaires d’une assurance vie de prendre plus de risques. Comment : en remplaçant une partie des fonds euros par des fonds placés ou indexés sur les marchés financiers. En effet, dans ce deuxième cas, les sommes versées sur les fonds ne sont pas garanties. La valeur de fonds peut varier à la hausse comme à la baisse… Autant de risques en plus pour l’épargnant, mais en moins pour l’assureur ! La faible rémunération, depuis 2 ans, des fonds euros (indexés sur les taux d’intérêt du marché monétaire, actuellement très faibles) a favorisé cette stratégie.

Mais le pas a été franchi par certains professionnels qui font croire que l’arbitrage est obligatoire. Jean-Pierre Rondeau, président de la Compagnie des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), témoigne de ces messages comminatoires adressés à certains conseillers adhérents de l’association. « Certaines compagnies font même de la rétention en refusant de retourner les fonds qu’elles se refusent à investir selon la volonté du client. Je viens à plusieurs reprises de faire corriger ces manœuvres non seulement pour des clients qui me sont personnels, mais aussi pour ceux de confrères, ces derniers me demandant conseils et interventions. Mais cela continue pour les autres », dénonce Jean-Pierre Rondeau. Le professionnel a adressé un courrier à l’autorité de tutelle des marchés financiers (AMF) et à celle qui contrôle les banques et assureurs (ACPR) pour obtenir une condamnation de ces procédures destinées, selon lui, à tromper le client.

Il faut le rappeler très clairement : il n’existe aucun texte obligeant aujourd’hui les épargnants à arbitrer dans un sens plutôt que dans un autre au sein de leur assurance vie. Rappelons au passage que la loi Fourgous (permettant de conserver l’antériorité fiscale du contrat en cas de transformation d’une assurance vie en euros en assurance vie multi-support) a déjà été « utilisée » par certains assureurs pour obliger des clients à investir sur les marchés financiers.

Concrètement, en cas de sollicitation par votre conseiller financier, la première chose à faire est de lui demander par écrit d’indiquer si l’obligation de souscrire des unités de compte est prévue dans les conditions générales du contrat. Si ce n’est pas le cas (vérifiez également sur votre contrat), ne tenez aucun compte de ses discours et tenez-vous-en à votre choix. Pour vous aider, nous avons reproduit, avec son autorisation, quelques formules adressées par M. Rondeaux aux compagnies, lui ayant permis d’obtenir gain de cause pour ses clients. Vous pouvez les reproduire dans vos courriers de réponse.
Formules types de réponse à l’assureur

. En cas de demande d’arbitrage
« Obligation de XX % d’unités de comptes ? Merci de m’adresser le paragraphe des conditions générales que j’ai signées lors de la souscription ou celui d’un avenant accepté et signé postérieurement à la date de la souscription. »

. En cas de blocage des fonds
« Vous bloquez mon versement du XX au prétexte qu’il ne respecte pas le pourcentage que votre compagnie a décidé d’imposer à ses clients de façon léonine. Je vous rappelle que votre compagnie a le droit de modifier ses nouveaux contrats dans le sens qu’elle juge bon pour ses intérêts. Mais elle n’a aucun droit de modifier les conditions générales d’un contrat sans produire un avenant que le client doit contresigner pour marquer son acceptation des nouvelles conditions. »

Lire aussi:

L'enquête de l'UFC et son analyse sur l’intérêt de remplacer une partie des fonds euros de son assurance vie par des supports boursiers.

Que Choisir en Ligne
Élisa Oudin


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Levothyrox (thyroïde): Questions et réponses

SOMMAIRE

1. En quoi le Levothyrox est-il particulier ?
2. Qu’est-ce qui a changé dans la formule ?
3. Pourquoi la formule a-t-elle changé ?
4. Nouveaux effets indésirables ou nouveaux problèmes de dosage ?
5. Qu’est-il conseillé de faire à ceux qui souffrent de ces symptômes ?
6. Y a-t-il eu un défaut d’information ?

En quoi le Levothyrox est-il particulier ?

Le Levothyrox est un médicament indispensable. C’est une hormone de synthèse, la lévothyroxine, identique à celle produite normalement par la thyroïde, cette glande située à la base du cou. Il est fréquent que la thyroïde fonctionne mal ou qu’elle ait été ôtée chirurgicalement, suite à un cancer notamment. Dans ce cas, les personnes atteintes prennent chaque jour du Levothyrox en remplacement. Ce médicament est particulier dans la mesure où cette hormone régule de très nombreuses et très importantes fonctions : température, fatigue, appétit, humeur, etc. Selon que vous avez trop d’hormone ou pas assez, vous serez en surrégime (chaud tout le temps, cœur qui bat, tendance à maigrir, excitation…) ou en sous-régime (frilosité, fatigue, constipation, déprime…). Cette régulation se fait assez finement. Des petites variations de la quantité de l’hormone peuvent produire des effets assez importants.

Qu’est-ce qui a changé dans la formule ?

En mars dernier, une nouvelle formule du Levothyrox a été mise sur le marché. Ce changement de composition ne concerne pas la substance active, qui reste rigoureusement la même. Ce sont les excipients, c’est-à-dire les composants inactifs assurant le volume, la texture, la stabilité du médicament, qui ont été modifiés. Le lactose a été remplacé par du mannitol, et de l’acide citrique anhydre a été ajouté. L’un ou l’autre de ces excipients sont présents dans des milliers de spécialités pharmaceutiques, parfois associés comme dans les comprimés effervescents de Citrate de bétaïne UPSA en France, ou dans la Lévothyroxine Teva commercialisée en Grande-Bretagne.

Pourquoi la formule a-t-elle changé ?

C’est l’ironie de l’affaire ! La formule a été modifiée, à la demande de l’Agence du médicament (ANSM), dans le but de rendre le médicament plus facile à utiliser par le plus grand nombre. Le lactose a été supprimé, car une partie non négligeable de la population est intolérante à ce sucre. L’acide citrique anhydre a été ajouté pour assurer une meilleure conservation. Les autorités sanitaires avaient en effet constaté que le Levothyrox présentait des problèmes d’instabilité, la molécule active étant sensible à la chaleur, la lumière, l’humidité, et peut-être aussi au lactose. Du coup, il n’y avait plus exactement la même quantité dans les comprimés à la fin de la boîte qu’au début. Ceci explique sans doute en partie les difficultés rencontrées par de nombreux malades, avec l’ancienne formule, pour trouver la dose avec laquelle ils sentaient bien. La nouvelle formule était censée faciliter cet ajustement délicat, et peut être le fera-t-elle pour les nouveaux utilisateurs. Mais pour l’instant, on ne voit que les cas où elle a déséquilibré des malades qui allaient bien jusque-là.

Nouveaux effets indésirables ou nouveaux problèmes de dosage ?

S’il est difficile de faire un point précis pour l’instant, une chose est sûre : les effets indésirables rapportés depuis le changement de formule sont réels, désagréables, voire très handicapants. Mais ils ne présentent pas de danger vital. Sur les 3 millions d’utilisateurs, un grand nombre n’en souffrent pas. Peut-être certains s’en trouvent-ils mieux. Du côté de ceux qui s’en trouvent moins bien, plus de 5 000 déclarations officielles d’effets indésirables ont pour l’instant été enregistrées. Ils sont de nature diverse : problèmes de transit intestinal, nausées, vertiges, grande fatigue, sommeil perturbé, douleurs musculaires, irritabilité, difficultés respiratoires, etc.

Ces symptômes sont très évocateurs d’un problème de dosage en hormone. Cette hypothèse est d’autant plus probable que le Levothyrox fait partie des médicaments à marge thérapeutique étroite, c’est-à-dire qu’un petit changement de dose entraîne de grands changements de fonctionnement, alors que la nouvelle formule visait précisément à stabiliser la dose prise ! Ceci étant, les premières analyses de la pharmacovigilance n’ont identifié qu’une cinquantaine de cas de problèmes de dose avérés sur plus de 300 dossiers. Les nouveaux excipients sont-ils par ailleurs responsables de nouveaux effets indésirables ? Ce n’est pas impossible. Un effet « nocebo », c’est-à-dire une réaction du corps provoquée par le fait de savoir que la formule a changé, peut-il aussi jouer ? Là encore, ce n’est pas impossible.

Qu’est-il conseillé de faire à ceux qui souffrent de ces symptômes ?

Il est recommandé aux personnes qui prennent du Levothyrox et souffrent de nouveaux symptômes de ne pas modifier – et a fortiori de ne pas arrêter ! – leur traitement. Elles sont invitées à consulter leur médecin. Un dosage sanguin de la TSH (indicateur de la quantité de médicament absorbée) pourra leur être proposé afin, si besoin, de procéder à un ajustement de la dose de médicament à prendre. L’association Vivre sans thyroïde a édité un vade mecum à ce propos, qui fournit, à notre avis, la meilleure information à ce sujet : https://www.forum-thyroide.net/VST_Guidelines_Patients_Levothyrox_NF.pdf

Y a-t-il eu un défaut d’information ?

Certainement ! Le fait que nous devions orienter vers l’information émise par une association et non vers les autorités ou des professionnels de santé est très révélateur… La plupart des patients ont découvert que la formule de leur médicament avait changé lors des premières plaintes dans la presse. Pourtant leur pharmacien, avec qui ils avaient été nécessairement en contact, aurait pu les en avertir. D’autant que le changement de formule s’accompagnait d’un changement de boîte, induisant potentiellement en erreur et sur lequel les pharmaciens devaient attirer l’attention des patients. Chez les médecins non plus, l’information n’a visiblement pas toujours fait tilt. Nous avons reçu plusieurs témoignages de personnes qui se sentaient très mal et qui ont subi des batteries d’examens et de bilans avant que le changement de formule de leur lévothyroxine soit envisagé comme la cause de leurs troubles.

Lors du changement de formule, l’Agence du médicament a envoyé une lettre aux professionnels de santé les avertissant du changement de formule et invitant les prescripteurs à contrôler les personnes à risques (enceintes, cardiaques, âgées…). Pour les autres patients, un suivi inchangé était préconisé. C’est assez surprenant. En effet, le Levothyrox connaît un précédent. Il y a quelques années, lors de la mise sur le marché du générique (Lévothyroxine Biogaran et Ratiopharm), il avait été recommandé de ne pas substituer le médicament de marque par un générique chez les patients à risque. Progressivement, c’était devenu une pratique pour tous les patients, à tel point que les laboratoires génériqueurs, devant l’insuccès de leur médicament, se sont retirés du marché. Si la nouvelle formule du Levothyrox n’est pas un générique d’un point de vue administratif, c’est tout comme d’un point de vue scientifique (même substance active, excipients différents). Les autorités de santé savaient que c’était un médicament sensible et ne semblent pas l’avoir suffisamment pris en compte.

Ce défaut d’information, alimenté par les scandales médicamenteux récents, n’a pu que participer à la flambée de défiance et de malaises face à cette nouvelle formule.

Pourquoi l’UFC-Que Choisir ne demande-t-elle pas le retour à l’ancienne formule ?

Plusieurs pétitions circulent sur Internet, recueillant des dizaines et des dizaines de milliers de signatures, pour exiger le retour à l’ancienne formule. L’Association française des malades de la thyroïde est particulièrement active à ce sujet. L’UFC-Que Choisir ne s’associe pas à cette démarche. Tout d’abord parce que la nouvelle formule n’est pas dangereuse. À moins de développements inattendus, aucun malade n’est en danger. Ensuite, parce que l’ancienne formule du Levothyrox n’était pas satisfaisante. Or il faut mettre à disposition des malades une formule satisfaisante. Dans cette optique, nous invitons les personnes ayant ressenti ou ressentant des symptômes à faire une déclaration aux services de pharmacovigilance (1).

Lire aussi:

Les règles de prise et de suivi du Levothyrox (Que Santé n°107 – accès payant)

Gros plan sur les nodules thyroïdiens (Que Santé n°110 – accès payant)

Notes:
(1) http://ansm.sante.fr/Declarer-un-effet-indesirable/Votre-declaration-concerne-un-medicament/Votre-declaration-concerne-un-medicament/
Que Choisir en Ligne
Perrine Vennetier


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Stratégie nationale de santé: Enfin le temps des mesures courageuses ?
Dans la consultation qui s’engagera alors, l’UFC–Que Choisir insistera auprès de la ministre pour que les pouvoirs publics passent la surmultipliée sur ces thèmes récurrents qui, trop souvent, ont donné lieu à des mesures décevantes. Ainsi, alors que la ministre annonce une attention toute particulière apportée aux jeunes et aux enfants, la politique de prévention de l’obésité ne pourra pas encore passer par l’appel à une illusoire autorégulation des acteurs de l’agroalimentaire. Étiquetage nutritionnel simplifié, encadrement strict du marketing alimentaire à la télé ou sur internet, amélioration de l’équilibre nutritionnel dans les cantines scolaires sont autant de priorités qui devront être inscrites dans cette stratégie nationale.

De même concernant les déserts médicaux : leur progression année après année, encore rappelée en 2016 par l’UFC–Que Choisir (voir notre carte interactive de l’offre médicale), est la preuve de l’échec sans cesse renouvelé des politiques exclusivement incitatives. Parsemer à grand frais le territoire de maisons de santé qui ne trouvent pas de médecin pour y exercer ou multiplier les aides financières ne suffiront pas à inverser la tendance. Nous appelons les pouvoirs publics à mettre en œuvre un conventionnement sélectif des médecins, qui ne devraient pouvoir s’installer en zone sur-dotée que s’ils exercent en secteur 1, c’est-à-dire sans dépassement d’honoraires.

Le volontarisme de la nouvelle ministre de la santé, qui souhaite que les premières mesures aboutissent dès cette fin d’année, est une belle occasion d’agir pour une plus grande égalité de tous devant la santé. Nous nous engagerons pour qu’elle ne soit pas manquée !
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


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