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Pour la mise en place du logo officiel Nutri-Score Halte aux manoeuvres de brouillages de certains industriels de l agro-alimentaire
La France possède donc aujourd’hui un logo nutritionnel officiel destiné à être mis en place sur la face avant des emballages des aliments avec un double objectif :
1. mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments et leur permettre de les comparer entre eux et,
2. inciter les industriels à améliorer la composition de leurs produits.

Le choix du logo a été fait par le gouvernement et validé par l’Europe sur la base des travaux scientifiques reconnus. Le bureau Europe de l’Organisation mondiale de la Santé s’est félicité de cette initiative, et a salué le fait que « la France a très largement fondé sa décision sur les données probantes disponibles à ce sujet ».

Avec Nutri-Score, la France dispose donc d’un outil de santé publique qui, en cohérence avec d’autres mesures de santé publique, doit permettre d’avoir une efficacité sur l’état nutritionnel et la santé de nos concitoyens.

Nous, citoyens, consommateurs, scientifiques, sociétés savantes représentant différentes disciplines de la santé, associations de consommateurs, d’usagers et de patients, concernés par l’importance de la qualité nutritionnelle des aliments :

1. apportons notre total soutien à la mise en place de cette mesure de santé publique utile aux consommateurs, que certains industriels agro-alimentaires et certains distributeurs se sont déjà engagés à appliquer ;

2. appelons tous les acteurs du secteur agro-alimentaire, fabricants et distributeurs, à s’engager à apposer dans les plus brefs délais le Nutri-Score sur les emballages de leurs aliments ;

3. condamnons avec force toutes les tentatives de brouillage de cette intitiative, en particulier la position de grandes multinationales (Nestlé, Coca-Cola, PepsiCo, Mars, Mondelez et Unilver) qui refusent le Nutri-Score et appellent, notamment en France via la Fédération des produits de l’épicerie et de la nutrition spécialisée Alliance

7. à utiliser un autre système, basé sur une approche par portions, beaucoup moins claire pour les consommateurs et source de confusion ;

4. invitons tous les citoyens à signer la pétition « Oui au Nutri-Score sur nos aliments. Non aux menaces de brouillages de certains industriels »

Nous soutenons l’élargissement de l’utilisation du Nutri-Score à l’échelle européenne. Un tel logo, qui apporte une information facilement appropriable sur la qualité nutritionnelle des aliments et permet à chacun de prendre des décisions éclairées sur son alimentation, devrait être rendu obligatoire en Europe.

Liste des organisations signataires (par ordre alphabétique)
1. Association CLCV : Consommation, Logement et Cadre de Vie
2. Association des chercheurs en activités physiques et sportives (ACAPS)
3. Association des épidémiologistes de terrain (EPITER)
4. Association des Médecins Inspecteurs et autres médecins de Santé Publique (AMISP)
5. Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
6. Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN)
7. Association Francophone en Activité Physique Adaptée (AFAPA)
8. Association Nationale des Puéricultrices (teurs) Diplômé(e)s et des Etudiants (ANPDE)
9. Association nationale pour la prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA)
10. Association pour la prise en charge et la prévention de l'obésité en pédiatrie (APOP)
11. Chaire prévention des cancers de l'EHESP
12. Collège de liaison des internes de santé publique (CLISP)
13. Collège universitaire des enseignants de santé publique (CUESP)
14. Fédération Addiction
15. Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé (FNES)
16. Fédération régionale des acteurs en promotion de la santé (FRAPS)Centre Val de Loire
17. Foodwatch France
18. Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (IREPS) Nouvelle Aquitaine
19. Ligue Nationale Contre le Cancer (LNCC)
20. Réseau de prévention et de prise en charge de l’obésité en pédiatrie d’Aquitaine (RéPPOP)
21. Société Française de Santé Publique (SFSP)
22. Société Francophone du Diabète (SFD)
23. Société Régionale de Santé Publique Centre-Val de Loire
24. Société Régionale de Santé Publique Occitanie
25. Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile (SNMPMI)
26. UFC-Que Choisir




ANNEXE : Lettre d'engagement envoyée par Alliance 7 (Fédération des produits de l'épicerie et de la nutrition spécialisée regroupant les industriels de la confiserie, des biscuits, des céréales de petit-déjeuner, du chocolat, des produits de snacking...).




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Viande Du bœuf contaminé vendu au rabais aux industriels
Chaque année en France, 8 000 bêtes (soit 3 000 tonnes de viande) sont testées positives à la tuberculose bovine, abattues et néanmoins mises dans le circuit alimentaire. Une information révélée cette semaine par le Canard enchaîné suite à une indiscrétion de la Direction générale de l'alimentation (DGAL), qui supervise les contrôles vétérinaires en abattoir.

Depuis 2004, la réglementation européenne prévoit en effet que lorsqu’une lésion tuberculeuse est détectée en abattoir dans un seul organe ou partie de la carcasse, « seul ce dernier est déclaré impropre à la consommation ». Tout le reste peut donc être commercialisé et la curée à bas coût peut commencer.
Viande au rabais et profits industriels

En effet, les animaux testés positifs à la maladie sont retirés des troupeaux et abattus afin d'éviter d'autres contaminations, moyennant une compensation de l'État à l'éleveur. Un dédommagement prétexte pour les négociants à un rachat de la viande au rabais. Selon le Canard enchaîné, le kilo de carcasse de bœuf tomberait alors de 3,5 à 1,5 €. Parmi les industriels pointés du doigt : le groupe Bigard qui, selon le journal satirique, profiterait largement du filon du bœuf souffreteux.

Si la Confédération française de la boucherie, charcuterie, traiteurs (CFBCT) et l’Interprofession de viande bovine française (Interbev) se gardent pour l’heure de commentaires sur ce sujet sulfureux, d’autres langues se délient. Pour Jean-Christophe Prosper, grossiste en viande à Rungis (94) et artisan-boucher, « cela n’a rien d’étonnant dans la mesure où Bigard tire la majorité de ses bénéfices de ses hachés de viande, qui sont le premier mode de consommation de viande en France. Il tire les prix vers le bas en se fournissant en viande de basse qualité et en premier lieu en animaux dépréciés, que ce soit pour leurs défauts physiques – mauvaise constitution, blessure – ou pour cause de maladie ». Le boucher rappelle que si ces bêtes sont certifiées par les services sanitaires, elles ne sont pas valorisables pour la boucherie classique mais constituent une véritable manne pour les fabricants de haché à destination de la grande distribution ou de la restauration collective.

Recrudescence de la maladie

Si la tuberculose bovine, maladie bactérienne transmissible à l’homme, avait quasiment disparu de France en 2001, on assiste depuis 2004 à une forte recrudescence de la maladie chez les bovins, notamment en Côte-d’Or et en Dordogne, probablement liée à une contamination par la faune sauvage (blaireaux et sangliers). Quant au risque de transmission de l'animal à l'homme, il est jugé très faible mais pas nul. S’il concerne avant tout les éleveurs et vétérinaires au contact des animaux, des cas de contamination bactérienne du lait cru ou de la viande crue sont évoqués par la littérature scientifique, toutefois sans que des cas récents soient mentionnés.

L’étiquetage se fait porter pâle

Cette affaire a de quoi émousser encore davantage la confiance du consommateur en la traçabilité de la viande. Rappelons qu’en 2013, le Sunday Times (1) révélait des pratiques similaires en Angleterre, où une agence vétérinaire publique vendait carrément elle-même, en toute légalité, des carcasses d’animaux tuberculeux à des abattoirs qui les destinaient au Vieux Continent et notamment à la France ! Dans un cas comme dans l’autre, on peut déplorer qu’il ne soit jamais fait mention sur l’étiquetage des causes de l’abattage de l’animal.

Notes
(1) https://www.thetimes.co.uk/article/french-get-a-taste-of-our-tb-rosbif-h0wfrkb79d3 (article payant).
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Marie-Noëlle Delaby


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Fruits et légumes bio: Les sur-marges de la grande distribution
Un panier de fruits et légumes bio 79 % plus cher que son équivalent en produits conventionnels
Le prix élevé des fruits et légumes bio constitue un frein pour les consommateurs, rédhibitoire pour les plus modestes. En effet, notre étude identifie que le prix d’une consommation annuelle en fruits et en légumes exclusivement bio pour un ménage français revient en moyenne à 660 €, contre 368 € pour les équivalents en conventionnel, soit 79 % plus cher. Si les coûts de production sont plus élevés en bio qu’en agriculture conventionnelle (rendements plus faibles, main-d’œuvre relativement plus importante, coûts des contrôles et de la certification…), ceci n’explique qu’à peine la moitié du surcoût payé par les consommateurs.
Des tarifs prohibitifs s’expliquant par les marges exorbitantes de la grande distribution
46 % du surcoût du bio provient en réalité des ‘sur-marges’ réalisées sur le bio par les grandes surfaces : en moyenne les marges brutes sur les fruits et légumes sont deux fois plus élevées (+ 96 %) en bio qu’en conventionnel. Cet écart de marge est encore plus spectaculaire pour les deux produits frais les plus consommés du rayon : + 145 % pour la tomate et + 163 % pour la pomme ! Au global, la stratégie de marge de la grande distribution – à la justification économique obscure – aboutit à renchérir de 135 € le panier bio annuel d’un ménage. Autrement dit, seulement la moitié du surcoût du bio payé par le consommateur va à la production, le reste étant capté par la distribution en sur-marges.



Une politique de marge contreproductive qui réduit l’accès au bio et pénalise son développement
Ces marges brutes excessives sont non seulement un frein rédhibitoire à l’accès au bio pour de nombreux consommateurs, mais sont en plus économiquement aberrantes pour tous les acteurs de la chaîne. Notre étude montre qu’en baissant seulement de moitié sa sur-marge sur le bio, la grande distribution permettrait aux ménages consommant du bio de réaliser une économie annuelle pouvant aller jusqu’à 72 €. Cette baisse, en enclenchant un cercle vertueux élargissant l’accès au bio à de nouveaux consommateurs, permettrait aisément à la grande distribution de conserver sa marge brute totale sur le rayon fruits et légumes1. Ce développement du marché bio serait qui plus est bénéfique pour les producteurs en leur offrant davantage de débouchés.

Une offre bio indigente
L’enquête réalisée par les bénévoles de l’UFC-Que Choisir dans 1 541 magasins met en lumière l’indigence de l’offre pour les deux fruits et légumes frais privilégiés par les consommateurs : les tomates et les pommes. Dans près d’un cas sur deux (43 %), il est impossible de trouver à la fois des pommes et des tomates bio dans un même magasin. Pire, 23 % des magasins ne proposent aucun de ces deux produits en version bio. Magasin U est l’enseigne pour laquelle l’offre bio en tomates et en pommes est la moins étoffée, suivie par Intermarché et Monoprix.



La situation n’est pas pour autant réjouissante dans les magasins qui commercialisent ces fruits. En effet, nos enquêteurs ont constaté que lorsque des tomates bio étaient commercialisées, dans près d’un cas sur quatre les casiers étaient vides (7 %) ou aux trois quarts vides (16 %) ! Concernant les pommes, seulement deux variétés sont proposées en moyenne en bio, contre 8 en conventionnel.


Au vu de la convergence de l’intérêt sanitaire et environnemental du bio, l’UFC-Que Choisir, soucieuse de permettre à plus de consommateurs d’accéder aux produits de l’agriculture biologique, exige que la grande distribution fasse preuve d’une réelle cohérence entre certains de ses slogans commerciaux sur le bio et ses pratiques en termes de tarification et de disponibilité des produits bio, et demande à l’Observatoire de la formation des prix et des marges d’étudier la construction des prix dans les magasins de la grande distribution pour les principaux produits d’agriculture biologique, et de faire toute la transparence sur les marges nettes réalisées par produit pour chaque enseigne.

Consultez l'étude :
Produits bio en grandes surfaces

Notes
1 Sur la base de l’hypothèse d’un doublement de la part de marché du bio en volume à 5,6 % contre 2,8 % actuellement.
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Œufs contaminés: Une première liste des produits concernés publiée
Plus de deux semaines après la révélation de la contamination dans plusieurs pays de l’Union européenne d’œufs et de viandes de volailles par un produit antipoux utilisé de manière frauduleuse, le fipronil, le ministère de l'Agriculture a publié jeudi une première liste de produits commercialisés en France et contenant des traces de fipronil.

Le site du ministère a prévu de mettre à jour, de manière évolutive, deux listes : la première comprend les produits retirés de la vente en France et la seconde, les produits retirés de la vente et faisant en plus l’objet d’une mesure de rappel auprès des consommateurs.

Pour l’instant, la seconde liste est vide. Seuls des produits retirés de la vente car leur niveau de fipronil dépasse la « limite maximale de résidus » (LMR ; soit 0,005 mg/kg de produit) ont été mis en ligne. « Bien que ne présentant pas de risque pour la santé, ils sont listés […] dans un souci d'information du consommateur », précise le ministère.

Il s’agit pour l’instant exclusivement de gaufres industrielles (voir encadré). « Les produits figurant sur cette liste ont été identifiés par des contrôles menés par des entreprises néerlandaises. Ces produits non conformes ont été immédiatement retirés de la vente, en France, par les distributeurs concernés. Les niveaux de fipronil constatés dans les produits concernés ne présentent pas de risque pour le consommateur au regard des références scientifiques », précise le ministère.

Déjà le 11 août, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait conclu à un risque très faible pour la santé humaine « au vu des niveaux de fipronil constatés dans les œufs contaminés et au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire ». Reste que l’Anses n’a émis un avis qui ne concerne que la toxicité des produits : son potentiel impact en tant que perturbateur endocrinien n’a pas encore été défini. Malgré cet avis rassurant, nous conseillons donc de ne pas consommer les produits concernés, en particulier les enfants et les femmes enceintes.

En Belgique, des œufs contaminés en septembre 2016

Par ailleurs, la polémique enfle alors que l’affaire s’étend en Europe et en Asie et touche désormais 18 pays. De plus, les autorités belges ont découvert un échantillon d'œufs contaminés au fipronil remontant à septembre 2016, a annoncé ce jeudi l’Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). Puis, « de janvier à mai 2017, nous avons pu retrouver des traces de fipronil dans 10 de 35 échantillons », a-t-elle ajouté.

Autant de développements qui mettent une fois de plus en avant la nécessité d’une meilleure traçabilité des produits alimentaires, réclamée depuis des années par l'UFC-Que Choisir, ainsi qu’une meilleure coopération européenne dans ce domaine. Il est en effet incompréhensible que la Belgique ait tant tardé à alerter ses voisins, dont la France, de cette contamination découverte en juin. L’UFC-Que Choisir regrette également le manque de recommandations pratiques pour les consommateurs. En outre, ceux-ci n'ayant pas à assumer le coût d’une vente non conforme, l'UFC-Que Choisir demande aux distributeurs de rembourser les consommateurs qui voudraient rapporter leur produit, même en l’absence de rappel.

Liste des produits contaminés au fipronil retirés de la vente en France (à jour au 25/08/2017)

(Dénomination du produit/Marque/Origine/Lots/Date de mise sur le marché)

BROWNIE INDIVIDUEL CHOCOLAT ET PEPITES 240G MARQUE REPERE BE 28-juin
BROWNIE A PARTAGER CHOCOLAT PEPITES 285G MARQUE REPERE BE 7177 DDM : 27/09/17 29-juin
MUFFINS PEPITES CHOCOLAT NOIR 4X75G MARQUE REPERE BE 7179 DDM : 07/09/17 03-juil.
Muffins Vanille pépites chocolat 4x75g Leader Price BE 7178 DDM : 01/09/17 pas d'infos
Muffins chocolat pépites chocolat 4x75g Leader Price BE 7178 DDM : 01/09/17 pas d'infos
Muffins Vanille pépites chocolat fourrés noisette 4x75g Leader Price BE 7178 DDM : 01/09/17 et 30/08/17 pas d'infos
Muffins Vanille fourrés myrtilles 4x75g Leader Price BE 7178 DDM : 30/08/17 pas d'infos
Pommes Dauphine U - Sachet de 1kg U BE lot D3 70432352 DDM 11/02/2019 pas d'infos
Mini torsades 7 oeufs 250 g Marque Grand-mère Matière première (NL)Pâtes de fabrication françaises H 27.06.2020 XX :XX/4A et 4B 17-juil
Nids 4 mm 7 oeufs 500g Marque Grand-mère Matière première (NL) Pâtes de fabrication françaises H 08.06.2020 XX:XX/6A et 6B H 09.06.2020 XX :XX /6A et 6B 17-juil
Nids 4 mm 7 oeufs Format 250g Marque Grand mère Matière première (NL) Pâtes de fabrication françaises H 21.06.2020 17:10:6A et 6B à H 21.06.2020 21:00/6A et 6B 17-juil
Nids 4 mm 7 oeufs Format 250g Marque Nos régions ont du talent Matière première (NL )Pâtes de fabrication françaises H22.06.2020 05:00/ 6Aet 6B à H22.06.2020 11:35/ 6A et 6B 17-juil
8 mini gaufres 165g Les Trouvailles de Luciles NL DLUO 21/09 27-juil
Frangipane 208g LOTUS BE 041017B de DDM 04/10/17 03-août
Mini frangipane 260g LOTUS BE DDM 12/09/17 - DDM 05/10/17 - DDM 06/10/17 - DDM 05/10/17 07-juil
4 gaufres 165g le prix gagnant LEADER PRICE NL DLC 17/08 - 24/08 - 31/08 - 07/09 - 05/10 28-juin
12 mini gaufres 250g LEADER PRICE NL DLC 21/09 01-août
6 gaufres poudrées 260g LEADER PRICE NL DLC 14/09 et 21/09 27-juil
12 mini gaufres 250g FRANPRIX NL DLC 21/09 26-juil
6 gaufres poudrées 260g FRANPRIX NL DLC 14/09 et 21/09 26-juil
6 gaufres flash poudrées 260g SYSTÈME U NL DLC 25/09 et 04/10 01-août
6 gaufres patissières 250g SYSTÈME U NL DLC 31/08 - 07/09 - 25/09 - 05/10 05-juil
Gaufres moelleuses poudrées 260g MONOPRIX NL 24/08 et 31/08 12-juil
Mini gaufres molles poudrées 208g MONOPRIX NL DLC 29/09 - 18/08 - 25/08 – 01/09 - 21/09 23-juin
6 gaufres flash poudrées 260g CASINO NL 17/08 - 27/09
Gaufres flash tous les jours 165g CASINO NL 17/08 - 18/08 - 04/10
gaufres molles CHABRIOR 345 g (ITM) NL DLC 29/09- 12/10- 13/10 20-juil
gaufres molles NETTO 260 g (ITM) NL DLC 29/09- 12/10 20-juil
gaufres molles TOP BUDGET 250 g (ITM) NL DLC 29/09 - 13/10 20-juil
6 gaufres poudrées 260g MARQUE REPERE - P’TIT DELI (Leclerc) NL DLC 31/08 - 07/09 - 14/09 - 21/09 - 25/09 -06/10 28-juin
12 gaufres aux oeufs frais 250G ECO + (Leclerc) NL DLC 02/09 - 22/09 28-juin
Gaufres poudrées aux oeufs frais (4x26g) CARREFOUR NL DLC 18/8 - 25/8 - 22/09 11/08 - 17/07 - 29/07

Note:
La liste mise à jour est à consulter sur le site du ministère: http://agriculture.gouv.fr/fipronil-liste-des-produits-retires-de-la-vente-en-france
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Morgan Bourven


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États Généraux de l’Alimentation: L’UFC-Que Choisir veillera aux intérêts des consommateurs
L’annonce des États Généraux de l’Alimentation, faite par le candidat Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, laissait présager des réorientations décisives en faveur d’une alimentation plus saine et d’une agriculture plus durable. Mais la déception a été à la hauteur des attentes, au vu du programme de travail transmis début juillet à la société civile. Sur les 14 groupes de travail prévus, pas moins de 9 sont relatifs aux problèmes économiques des agriculteurs et des filières, 4 à l'alimentation et seulement un à l'environnement ! Rien de concret n'est dit ou presque sur les impacts négatifs des activités agricoles sur l’environnement, les ressources aquatiques et la santé, sur la qualité des aliments ou sur la loyauté des informations fournies au consommateur. Ce sont en fait les demandes traditionnelles des syndicats professionnels, notamment agricoles, qui structurent le document :

- La réglementation environnementale oubliée : bien que les aides de la Politique Agricole Commune soient -en théorie- conditionnées au respect de la réglementation environnementale, la protection des milieux naturels est surtout vue à travers le prisme des agriculteurs avec, par exemple, la proposition de rémunérations supplémentaires pour les ‘services environnementaux’ de l’agriculture.

- L’impasse sur les perturbateurs endocriniens : alors que les perturbateurs endocriniens sont au cœur des débats actuels en France et en Europe, ceux-ci ne sont pas une seule fois mentionnés dans le projet !

- Rien sur la transparence des prix : si l’on ne peut que s’accorder sur une juste rémunération des agriculteurs face au déséquilibre manifeste régnant dans les négociations commerciales, on ne voit nulle mention en revanche de la transparence dans la construction des prix payés par les consommateurs.

- Le consommateur bouc émissaire de la malbouffe : en matière de déséquilibres alimentaires, la responsabilité de l’industrie agro-alimentaire et de son marketing sont scandaleusement passés sous silence, ces problèmes étant abordés sous l’angle de la responsabilité des consommateurs.


Refusant que ces États Généraux soient une occasion manquée d’aborder l’alimentation dans toutes ses dimensions, l’UFC-Que Choisir a transmis au Ministère de l’Agriculture de nombreuses demandes de modifications au projet initial, comme la plupart des autres acteurs de la société civile. Au vu de ces très nombreuses amendements, l’Administration nous a indiqué avoir renoncé à l’idée de rédiger une trame pour les ateliers, les axes de travail devant être arrêtés pour chacun d’entre eux lors des premières réunions. C’est donc sans fil conducteur prédéfini que sont censés s’engager les débats de ces États Généraux, au risque que l’intérêt des consommateurs passe à la trappe.

Compte tenu des enjeux consuméristes, sanitaires et environnementaux, l’UFC-Que Choisir participera aux débats des États Généraux de l’Alimentation, mais conditionnera son maintien dans les ateliers à la réelle prise en compte du point de vue des consommateurs, notamment :
- Le respect des réglementations environnementales existantes, avec l’application du principe pollueur-payeur, une réelle incitation à limiter l’utilisation des pesticides et des engrais et la protection des milieux naturels ;

- La transparence des prix payés par les consommateurs et la garantie d’une concurrence effective au sein de la grande distribution ;

- La réaffirmation du principe de précaution et la prise en compte des perturbateurs endocriniens dans les procédures d’autorisation des pesticides et des molécules de synthèse ;

- La diminution des quantités de gras, de sucre et de sel dans les produits alimentaires et la moralisation du marketing à destination des enfants ;

- La relance d'une politique de produits de qualité.

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Jambon cuit: Que valent les jambons sans conservateurs ?
Bien qu’elle soit la charcuterie la plus consommée des Français, le jambon cuit n’en connaît pas moins une période de désamour depuis l’inscription en 2015 par l’OMS de la charcuterie au rang des produits certainement cancérogènes (niveau 1) en raison du lien établi entre l’excès de consommation de charcuterie (plus de 50 g par jour) et un risque de cancer colorectal augmenté de 18 %. En cause, les nitrites, des molécules présentes dans les jambons soit via l’ajout de sels nitrités (E250 ou nitrite de sodium NaNO2 et E249 ou nitrite de potassium KNO2), soit en raison de l’utilisation de bouillons de légumes riches en nitrates (voir encadré). Dans les deux cas, ces ingrédients ont pour but d’assurer au jambon sa belle teinte rosée et de limiter la prolifération des bactéries. Mais lors de la digestion, les ions nitrites (NO2) qui s’en dégagent réagissent avec les acides aminés issus des protéines de la charcuterie pour former des nitrosamines. Or ces derniers agissent sur le fer de la viande, le rendant prompt à former des aldéhydes. Des molécules toxiques pour les cellules du côlon qui interviennent dans la promotion des cancers colorectaux.

Pour faire face à la défiance des consommateurs inquiets, les deux marques leader du secteur, Fleury Michon et Herta, ont décidé de lancer des produits sans conservateurs. Mais attention, derrière les deux produits se cachent des procédés différents.


Herta Le Bon Paris au torchon sans nitrite



Lancé en février 2017, le jambon Le Bon Paris au torchon conservation sans nitrite d’Herta se revendique « sans nitrite, sans nitrate et sans allergène ».

Gardant le secret sur la recette exacte de son jambon, Herta précise simplement sur son site que « l’utilisation de végétaux spécifiques dans [sa] recette combinée à une méthode de fabrication innovante assure un jambon sans nitrite » (1). Autrement dit, l’industriel n’utilise ni sels nitrités, ni végétaux riches en nitrates dans son bouillon qui pourraient, sous l’effet de ferments ajoutés, se transformer en nitrites et constituer un moyen de conservation.

Résultat : pour la référence que nous avons soumise à un laboratoire indépendant, l’ensemble des analyses de nitrates et de nitrites révèlent des teneurs inférieures aux seuils de détection analytiques. Pari réussi pour Herta, ce jambon est donc conforme aux allégations qu’il revendique.

On notera également que son taux de sel affiché, soit 1,9 g/100 g, est également satisfaisant. Lors de notre dernier test de jambons cuits en avril 2016, les produits ayant eu moins de 2 g de sel aux 100 g avait reçu une bonne appréciation sur ce critère.


Fleury Michon Le Supérieur sans conservateur ajouté



Chez Fleury Michon, qui commercialise depuis novembre 2016 Le Supérieur sans conservateur ajouté, la stratégie est différente. En effet, si la gamme d’Herta ne contient aucun nitrite, celle de Fleury Michon se limite à n’ajouter aucun sel nitrité à son jambon (via les additifs E249 ou 250). Pas d’allégation trompeuse pour autant, il est clairement mentionné en face avant du produit qu’il « contient cependant des nitrites d’origine végétale pour assurer la bonne conservation du jambon ». Le bouillon de cuisson du jambon contient en effet du jus concentré de céleri, connu pour sa richesse naturelle en nitrates, et la firme précise en face arrière de l’emballage y ajouter des ferments qui, « associés à [ses] jus de légumes, permettent d’assurer la bonne conservation du jambon ». Autrement dit, l’action des ferments réducteurs sur les nitrates du jus de céleri va aider à former des nitrites.

Résultat : les analyses de deux lots différents de jambon Fleury Michon sans conservateur ajouté révèlent des teneurs en nitrites inférieures au seuil de détection pour les deux lots (< 6 mg/kg). Des nitrates sont quant à eux quantifiés dans les deux lots (respectivement 11,1 mg/kg et 18,8 mg/kg). Pour rappel, lors du dernier test de Que Choisir de jambons cuits supérieurs en avril 2016, la teneur moyenne en nitrates était de 12 mg/kg. Selon notre grille d’évaluation, ce nouveau jambon de Fleury Michon aurait obtenu l’évaluation maximale. Là encore, le produit est conforme à ses allégations.

On notera enfin que son taux de sel affiché, soit 1,8 g/100 g, est également satisfaisant.

Nitrites et nitrates : pas de risque pour une consommation raisonnable, selon l’Efsa

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a rendu en juin 2017 un avis sur l’ajout de nitrites et nitrates dans les aliments. Selon ce rapport, l'exposition des consommateurs aux nitrites et aux nitrates ajoutés aux aliments comme additifs se situe dans des limites sûres pour tous les groupes de population, à l'exception d'un faible dépassement chez les enfants dont le régime alimentaire est riche en aliments contenant ces additifs. Attention cependant, l’étude souligne que si toutes les sources alimentaires de nitrites et de nitrates sont prises en compte (additifs, nitrates naturellement présents dans certains végétaux et contaminations fortuites), les niveaux de sécurité (DJA) sont susceptibles d’être dépassés dans tous les groupes d'âge.

Nitrites, nitrates, quelles différences ?

Les nitrites (ajoutés sous la forme de sels nitrités) sont autorisés dans la limite d’une dose d’emploi de 150 mg de NaNO2 par kilogramme de jambon. Cependant, en France, la profession s’est volontairement engagée à limiter la mise en œuvre de sels nitrités à 120 mg/kg de jambon.

Quant aux nitrates, s’ils existent sous forme d’additifs alimentaires en tant que conservateurs (E251 et E252), leur usage n’est pas autorisé tel quel dans les jambons cuits. Mais ils sont aussi naturellement présents à des concentrations élevées dans certains légumes, comme le céleri. Les industriels utilisent donc souvent des bouillons de légumes dans leur recette de jambon pour bénéficier de l’action des nitrates « naturels » sur la couleur et la qualité bactériologique du jambon. Leur teneur résiduelle dans le produit fini n’est pas non plus réglementée selon la Fédération professionnelle des industries charcutières (Fict).

Ingérée par l’homme, la majeure partie de ces nitrates est excrétée directement. Mais environ un quart recircule dans la salive, et 20 % de ceux-ci sont transformés en nitrite par la microflore buccale.
Notes
(1) https://www.herta.fr/herta-et-les-nitrites
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Marie-Noëlle Delaby


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Niveau d’hygiène des établissements alimentaires: Questions-réponses sur Alim’confiance
Dans le but d’améliorer la confiance du consommateur, la loi d’Avenir pour l’agriculture prévoyait la transparence des contrôles des DDPP (Directions départementales de la protection des populations) dès octobre 2014. Malgré les réticences des acteurs du secteur – dont beaucoup se sont émus des conséquences d’une mauvaise note sur leur commerce – le projet a finalement abouti à un décret d’application en décembre 2016 et à l’ouverture du site Alim’confiance (1) le 3 avril 2017.

Si les établissements n’auront pas l’obligation d’afficher les résultats de leurs inspections, libre à chacun désormais de consulter les résultats en ligne.

Le ministère de l’Agriculture argue du fait que « dans tous les pays où la mesure a déjà été mise en place, elle s’est toujours accompagnée d’une amélioration du niveau sanitaire des établissements ». En Europe, une telle mesure existe déjà dans 9 pays (Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Irlande, Danemark, Finlande, Lituanie, Luxembourg, Norvège) et 2 projettent de la mettre en place (Allemagne, Suède). Le dispositif existe aussi aux États-Unis, au Canada ou encore en Chine.


Quels établissements sont concernés ?

Tous les établissements en lien avec l’alimentation, soit : les restaurants commerciaux, les cantines et les commerces de détail (métiers de bouche, restaurants, supermarchés, marchés, vente à la ferme, etc.). Mais aussi les abattoirs et les ateliers de production et de transformation des denrées animales ou végétales.

Environ un million d'établissements sont donc potentiellement concernés par le système d'évaluation, qui se targue de communiquer sur « tous les établissements de la chaîne alimentaire ». Mais en réalité, on ne devrait voir qu'environ 60 000 établissements recensés sur le site, soit le nombre de contrôles officiels effectués annuellement par les DDPP.


Comment trouver un établissement ?
Restaurants, métiers de bouche et supermarchés


Pour les restaurants (commerciaux ou collectifs), les métiers de bouche (boucherie, poissonnerie...) et les supermarchés, les données sont présentées sur une carte interactive de la France. Le site permet également de cibler sa recherche par catégorie d’établissement (ou par type de rayon pour les supermarchés) ou encore en tapant directement l’adresse ou le nom de l’établissement recherché.

En pratique

Le 4 avril au matin, très peu de données étaient disponibles. En effet, seules les vérifications menées depuis le mois dernier – à compter du 1er mars – sont publiées. Ainsi, 472 des 175 000 restaurants sont actuellement référencés sur le site, dont 194 à Paris (soit 1 % des 18 000 restaurants). En Alsace, ce nombre chute à 7 sur l’ensemble des deux départements.

Du côté des métiers de bouche, les résultats sont encore plus clairsemés : pour l’heure, on dénombre seulement 16 traiteurs sur l’ensemble du territoire et à peine 10 poissonneries et 8 boulangeries-pâtisseries.

On notera toutefois que ces chiffres devraient en toute logique augmenter au fil des jours (une vingtaine d’établissements ayant déjà été ajoutée au fil de cette première journée).

Établissements agroalimentaires

Pour les établissements agroalimentaires (abattoir, atelier de transformation par exemple), il faut se rendre sur l’onglet « Recherche des établissements agroalimentaires » et saisir le nom de l’enseigne, ou bien son numéro d’agrément qui est indiqué sur l’étiquette du produit alimentaire.

En pratique

Nous avons effectué des recherches d'établissements agroalimentaires et plus précisément d'abattoirs en nous basant sur la liste officielle de ces établissements (2). Sur les 32 abattoirs de boucherie d’ongulés (hors volailles et gibiers) listés en région Bretagne, seul le niveau d’hygiène de 3 établissements, tous jugés très satisfaisants, est consultable.

Enfin, on peut regretter qu’il ne soit pas possible d’effectuer une recherche par niveau d’hygiène (voir ci-dessous).


Quelles sont les données disponibles ?

Les données affichées seront le nom de l’établissement, la date de la dernière inspection et le niveau d’hygiène. Il existe 4 niveaux représentés par des pictogrammes (voir ci-dessous), soit un smiley plus ou moins souriant accompagné des mentions « Très satisfaisant », « Satisfaisant », « À améliorer » ou « À corriger de manière urgente ». Seul le niveau le plus bas, qui correspond à des établissements jugés susceptibles de mettre en danger la santé du consommateur, peut entraîner une action immédiate : fermeture administrative avec retrait ou suspension de l'agrément sanitaire.

Lorsque des actions correctives sont décidées (mentions « À améliorer » ou « À corriger de manière urgente »), les services de la Direction départementale de la protection des populations opèrent systématiquement un nouveau contrôle à l’issue du délai imparti à l’opérateur (immédiat ou jusqu’à plusieurs mois selon les travaux nécessaires et la gravité de la situation) pour s’assurer de la correction des anomalies.

Pour les abattoirs, l’avis rendu sera également basé sur le respect des normes en matière de protection des animaux.

Les résultats des contrôles seront disponibles pendant une période d’un an après la date de réalisation du contrôle. En revanche, les rapports complets des contrôles ne sont pas rendus publics.

Les mentions relatives à chaque niveau d’hygiène:



Notes:

(1) http://www.alim-confiance.gouv.fr/
(2) Liste consultable sur https://fichiers-publics.agriculture.gouv.fr/dgal/ListesOfficielles/SSA6B_AGSANABONGD_PRV.pdf

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Marie-Noëlle Delaby


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Étiquetage nutritionnel: Un test grandeur nature
Choisir les produits alimentaires les plus favorables à notre santé n’a jamais été aussi complexe. Offre pléthorique, promesses publicitaires à cent lieues de la réalité, références a priori semblables qui cachent des différences de taille : le casse-tête est permanent comme nous l’avons démontré à plusieurs reprises.

Pour permettre aux consommateurs un choix rapide et éclairé, la loi de santé publique votée en janvier dernier a prévu la mise en place d’un système d’étiquetage nutritionnel simplifié, « une présentation complémentaire au moyen de graphiques ou de symboles », dit le texte. Ce système sera facultatif (la réglementation européenne ne permet pas de le rendre obligatoire) mais unifié : pas question de voir cohabiter différents types de logos au risque d’ajouter à la confusion.

Or plusieurs systèmes concurrents sont en lice. Celui proposé par Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS), a les faveurs de nombreux scientifiques. Notre calculateur, qui vous permet de connaître en un clin d’œil la qualité nutritionnelle des produits que vous achetez, applique ce code à cinq couleurs. Un autre système, proposé par la Fédération du commerce et de la distribution, qui regroupe la plupart des grandes enseignes, est également basé sur un code couleur, mais accompagné d’indications de fréquences. Le ministère de la Santé a annoncé hier vouloir tester en conditions réelles ces deux propositions (« Nutri-Score » et « Sens » - voir les visuels ci-dessous), ainsi que deux solutions plus descriptives (Nutri-Repère » et « Traffic Lights – feux tricolores »).

Dès septembre, cinq groupes de dix magasins participeront à l’évaluation : dans quatre d’entre eux, plusieurs rayons verront l’intégralité de leurs produits ornés des visuels de l’un des quatre systèmes concurrents, le cinquième groupe de magasins servant de témoin. Il s’agira de mesurer si l’une des propositions permet d’influer sur les actes d’achat dans le sens d’une meilleure qualité nutritionnelle. Les résultats sont attendus en décembre et le ministère décidera début 2017 du système qu’il agrée.

À l’évidence, les tableaux de chiffres (systèmes « Nutri-Repère » et « Traffic Lights »), d’ailleurs déjà présents sur de nombreux emballages, ne permettent pas au consommateur de faire son choix de façon simple et rapide. Tout se jouera donc entre les propositions « Nutri-Score » et « Sens ». La durée d’expérimentation de trois mois semble cependant très courte pour observer des modifications dans des habitudes de consommation parfois ancrées depuis des années. Espérons que les sondages opérés en magasins permettent d’affiner l’évaluation et d’aboutir enfin à une décision.


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Huiles minérales toxiques: Les lentilles corail d’Auchan pointées du doigt
C’est la lentille qui cache la forêt. En novembre 2015, l’association Foodwatch rendait publics les résultats d’une étude européenne sur la migration dans les aliments d’hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales (MOAH), des composés présents sur les emballages et reconnus comme potentiellement dangereux pour la santé. Au cours des mois précédents, l’association européenne avait effectué des analyses en laboratoire sur 120 produits alimentaires vendus en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. Tous avaient comme point commun de posséder un emballage cartonné. Or le carton, souvent recyclé, est l’une des sources majeures de contamination aux MOAH. Résultat, 43 % des produits analysés étaient contaminés. Un taux qui passait même à 60 % pour les seuls produits commercialisés en France. Parmi les produits français, les lentilles corail Auchan affichaient la plus forte contamination. Mais d’autres aliments largement consommés, comme les pâtes pour enfants Carrefour, le cacao en poudre Nestlé ou Van Houten, les corn flakes Intermarché ou Monoprix, du couscous bio, ou encore du riz Leclerc figuraient également sur la liste des produits incriminés.

La principale voie de contamination des aliments par ces substances est leur migration des emballages en papier et carton recyclé qui peuvent contenir des huiles minérales présentes dans les encres d’impression. Les produits secs (riz, pâtes, couscous ou lentilles) qui présentent une surface de contact importante avec l’emballage et une durée de conservation longue sont donc particulièrement exposés.


Un phénomène déjà dénoncé par l’UFC-Que Choisir

Le phénomène de migration des huiles minérales n’est pas un problème nouveau. Découvert dans les années 90, il était déjà dénoncé en 2011 par Que Choisir qui avait testé 20 produits dont 14 s’étaient révélés contenir, à des niveaux préoccupants, des huiles minérales provenant des encres des emballages en carton. L’UFC-Que Choisir exigeait alors la mise en place sans délai d’une réglementation pour protéger la santé des consommateurs face à des substances désignées par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) comme « potentiellement cancérogènes et mutagènes ». Mais à ce jour, il n’existe toujours pas de recommandation officielle concernant les MOAH en France et plus largement en Europe.


Des barrières fonctionnelles contre la migration des substances indésirables

Afin de se prémunir de ce risque, l’Efsa préconise l’utilisation de barrières fonctionnelles dans les emballages alimentaires en carton recyclé. Une mesure ayant comme contrainte environnementale de rendre le produit non recyclable. « Le recyclage du papier est, bien sûr, important pour l’environnement, mais les emballages fabriqués à partir de fibres recyclées présentent un danger réel pour la santé si les aliments ne sont pas protégés de façon adéquate », estiment le Réseau environnement santé (RES) et Foodwatch dans un communiqué commun. Autre solution, l’utilisation d’encres végétales sur les emballages alimentaires en lieu et place des encres minérales. Mais là encore, cette alternative n’est pas sans défaut car « le carton au contact des aliments reste en lui-même une source de contamination possible », précise Chloé Stevenson de Foodwatch.


Manque d’initiative des industriels

Après avoir écrit à tous les fabricants et distributeurs des produits testés et contaminés par des huiles minérales dangereuses, l’association déplore le manque de réaction de la part des industriels. « Nous avons reçu des réponses de la part de certains d’entre eux qui se disent concernés par le problème mais aucune action suffisante n’a été amorcée pour l’heure », regrette Chloé Stevenson.

Le 15 avril, face à l’absence de réaction de la part d’Auchan, Foodwatch et le RES saisissaient la justice afin de demander le rappel immédiat des lentilles corail Auchan.

Dans un communiqué consultable sur le site du distributeur, Auchan Retail France déclare qu’« un nouvel emballage en fibre vierge [non recyclé] a été introduit dès les livraisons de février 2016 ».

Contacté par nos soins, Auchan précise que les lentilles Corail à marque Auchan ne sont plus commercialisées dans ses magasins avec leur ancien emballage, de même que le couscous Pouce, également pointé du doigt par Foodwatch. Une modification est, enfin, à l’étude pour un troisième produit cité par l’association, les céréales de petit-déjeuner Sugarflakes Auchan.

En revanche, le distributeur explique ne pas avoir effectué de rappel des produits litigieux. « Cependant, à titre commercial, les consommateurs qui auraient été inquiétés par la médiatisation du sujet, pourront s’ils le souhaitent se faire rembourser le produit s’ils le ramènent en magasin », précise François Cathalifaud, responsable des relations presse.

Dans un communiqué daté du vendredi 21 avril, Foodwatch déplore cette réponse en demi-teinte. L’ONG appelle les consommateurs à interpeler directement le président exécutif en charge du développement d’Auchan France, afin de demander le retrait pur et simple des produits incriminés. Mais aussi des engagements plus efficaces pour empêcher la contamination des aliments par les huiles minérales.
Que Choisir en Ligne
Marie-Noëlle Delaby


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