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Huiles minérales toxiques: Les lentilles corail d’Auchan pointées du doigt
C’est la lentille qui cache la forêt. En novembre 2015, l’association Foodwatch rendait publics les résultats d’une étude européenne sur la migration dans les aliments d’hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales (MOAH), des composés présents sur les emballages et reconnus comme potentiellement dangereux pour la santé. Au cours des mois précédents, l’association européenne avait effectué des analyses en laboratoire sur 120 produits alimentaires vendus en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. Tous avaient comme point commun de posséder un emballage cartonné. Or le carton, souvent recyclé, est l’une des sources majeures de contamination aux MOAH. Résultat, 43 % des produits analysés étaient contaminés. Un taux qui passait même à 60 % pour les seuls produits commercialisés en France. Parmi les produits français, les lentilles corail Auchan affichaient la plus forte contamination. Mais d’autres aliments largement consommés, comme les pâtes pour enfants Carrefour, le cacao en poudre Nestlé ou Van Houten, les corn flakes Intermarché ou Monoprix, du couscous bio, ou encore du riz Leclerc figuraient également sur la liste des produits incriminés.

La principale voie de contamination des aliments par ces substances est leur migration des emballages en papier et carton recyclé qui peuvent contenir des huiles minérales présentes dans les encres d’impression. Les produits secs (riz, pâtes, couscous ou lentilles) qui présentent une surface de contact importante avec l’emballage et une durée de conservation longue sont donc particulièrement exposés.


Un phénomène déjà dénoncé par l’UFC-Que Choisir

Le phénomène de migration des huiles minérales n’est pas un problème nouveau. Découvert dans les années 90, il était déjà dénoncé en 2011 par Que Choisir qui avait testé 20 produits dont 14 s’étaient révélés contenir, à des niveaux préoccupants, des huiles minérales provenant des encres des emballages en carton. L’UFC-Que Choisir exigeait alors la mise en place sans délai d’une réglementation pour protéger la santé des consommateurs face à des substances désignées par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) comme « potentiellement cancérogènes et mutagènes ». Mais à ce jour, il n’existe toujours pas de recommandation officielle concernant les MOAH en France et plus largement en Europe.


Des barrières fonctionnelles contre la migration des substances indésirables

Afin de se prémunir de ce risque, l’Efsa préconise l’utilisation de barrières fonctionnelles dans les emballages alimentaires en carton recyclé. Une mesure ayant comme contrainte environnementale de rendre le produit non recyclable. « Le recyclage du papier est, bien sûr, important pour l’environnement, mais les emballages fabriqués à partir de fibres recyclées présentent un danger réel pour la santé si les aliments ne sont pas protégés de façon adéquate », estiment le Réseau environnement santé (RES) et Foodwatch dans un communiqué commun. Autre solution, l’utilisation d’encres végétales sur les emballages alimentaires en lieu et place des encres minérales. Mais là encore, cette alternative n’est pas sans défaut car « le carton au contact des aliments reste en lui-même une source de contamination possible », précise Chloé Stevenson de Foodwatch.


Manque d’initiative des industriels

Après avoir écrit à tous les fabricants et distributeurs des produits testés et contaminés par des huiles minérales dangereuses, l’association déplore le manque de réaction de la part des industriels. « Nous avons reçu des réponses de la part de certains d’entre eux qui se disent concernés par le problème mais aucune action suffisante n’a été amorcée pour l’heure », regrette Chloé Stevenson.

Le 15 avril, face à l’absence de réaction de la part d’Auchan, Foodwatch et le RES saisissaient la justice afin de demander le rappel immédiat des lentilles corail Auchan.

Dans un communiqué consultable sur le site du distributeur, Auchan Retail France déclare qu’« un nouvel emballage en fibre vierge [non recyclé] a été introduit dès les livraisons de février 2016 ».

Contacté par nos soins, Auchan précise que les lentilles Corail à marque Auchan ne sont plus commercialisées dans ses magasins avec leur ancien emballage, de même que le couscous Pouce, également pointé du doigt par Foodwatch. Une modification est, enfin, à l’étude pour un troisième produit cité par l’association, les céréales de petit-déjeuner Sugarflakes Auchan.

En revanche, le distributeur explique ne pas avoir effectué de rappel des produits litigieux. « Cependant, à titre commercial, les consommateurs qui auraient été inquiétés par la médiatisation du sujet, pourront s’ils le souhaitent se faire rembourser le produit s’ils le ramènent en magasin », précise François Cathalifaud, responsable des relations presse.

Dans un communiqué daté du vendredi 21 avril, Foodwatch déplore cette réponse en demi-teinte. L’ONG appelle les consommateurs à interpeler directement le président exécutif en charge du développement d’Auchan France, afin de demander le retrait pur et simple des produits incriminés. Mais aussi des engagements plus efficaces pour empêcher la contamination des aliments par les huiles minérales.
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Marie-Noëlle Delaby


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Å’ufs: Cocorico trompeur
À la coque, en omelette, sur le plat, dans un gâteau… chaque Français consomme en moyenne quatre œufs par semaine. Riche en protéines, l’œuf est un aliment peu cher, facile à cuisiner. À l’achat, la date de ponte est le premier repère qui guide le choix du consommateur. Et si un sur deux est convaincu d’acheter des œufs de poules élevées en plein air, bien peu le vérifient à partir des informations portées sur l’emballage ou la coquille (lire encadré ci-dessous). D’ailleurs, un sur deux admet ne pas savoir comment reconnaître l’origine d’un œuf. Cette vérification, l’association L214 (1), qui œuvre pour la défense animale, l’a exercée en relevant les codes des œufs de poules élevées en cage (code 3) vendus dans 474 grandes surfaces. Au total, à partir de plus de 1 700 relevés toutes marques d’œufs confondues, L214 a dénombré 322 codes différents et constaté que, pour un tiers (105) d’entre eux, les œufs du même élevage se retrouvent dans différents canaux de distribution, sous plusieurs marques et à des prix variés. Ainsi, un œuf provenant du même bâtiment d’élevage de poules en cage peut être vendu aussi bien sous la marque Matines que Leader Price. Un autre affiché « 1er prix » dans un hypermarché est commercialisé sous l’intitulé « L’œuf de nos villages – Nos éleveurs ont du talent ». Un autre encore, vendu sous la marque Lustucru, est proposé en 1er prix chez Lidl…

Bannissez le code 3

En clair, le même élevage intensif de poules pondeuses en cage fournit les mêmes œufs à des marques différentes mais aussi aux gammes 1er prix, et alimente différents réseaux de distribution. Et les mentions « œufs frais », « première fraîcheur », « fraîcheur coque », « gros œufs datés » portées sur les boîtes ne garantissent en rien que les œufs ne proviennent pas d’élevages en cage. Pas plus que des images de paysages champêtres ou de poules gambadant en plein champ ne cautionnent des œufs fermiers. Et les mentions « extra » ou « extra-frais » ne s’appliquent que pour les œufs jusqu’au 9e jour après la date de ponte, sans garantie sur leur origine. Car, même si la production d’œufs bio progresse (+ 8 % en 2014), celle d’œufs provenant de poules enfermées dans des cages, malgré un recul de 3 %, représente encore la moitié des ventes.

Le 10 octobre célèbre la journée mondiale de l’œuf. L’occasion pour les producteurs français de lancer une charte d’engagement « œufs pondus en France », dont le but est de valoriser leur savoir-faire. Mais si ce label certifie la provenance géographique de l’œuf, il n’apporte aucune garantie quant aux conditions d’élevage des poules.
Sachez lire les codes

Plusieurs indications obligatoires renseignent sur l’origine de l’œuf.



Sur la coquille. Sur chaque œuf, le premier chiffre indique les conditions d’élevage :

0 = œuf issu de l’agriculture biologique (élevage en plein air, alimentation biologique à au moins 95 %) ;
1 = poules élevées en plein air (les œufs Label rouge ont le code 1) ;
2 = poules élevées au sol, dans des bâtiments fermés (9 poules au m2) ;
3 = poules élevées en cage (espace format A4 par volatile).

Les deux lettres suivantes indiquent le pays d’origine de l’élevage (ex. : FR pour France). Le reste du code identifie le producteur et le bâtiment de ponte. Est aussi indiquée la DCR (date de consommation recommandée), soit 28 jours maxi après la ponte, ou la date de cette dernière (pondu le…).


Sur l’emballage. Outre les indications portées sur la coquille, l’emballage mentionne le calibre :

XL (très gros) > 73 g ;
G ou L (gros) 63 à 73 g ;
M (moyen) 53 à 63 g ;
S (petit) < 53 g.

Sera ajouté le logo AB (œufs issus de l’agriculture biologique) ou le signe Label rouge si les œufs répondent au cahier des charges. Certaines boîtes précisent « nourriture des poules sans OGM ».

Bon à savoir. Les œufs vendus en vrac dans les supermarchés obéissent aux mêmes règles d’information. Ceux vendus sur les marchés aussi, un panonceau indiquant le mode d’élevage pratiqué doit être affiché par le vendeur.
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Jean-Paul Geai


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Supermarché: Le palmarès 2015 des enseignes de la grande distribution en Ardèche
Le classement des enseignes au niveau national:




Le classement des enseignes ardéchoises par agglomération:




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Crise agricole: Le point de vue consommateurs
Pour l’UFC-Que Choisir, les prix des produits alimentaires mis en rayons doivent refléter fidèlement l’évolution des coûts des matières premières. Une exigence qui vaut particulièrement pour les denrées brutes ou faiblement transformées, le prix des matières premières représentant une part significative du prix final.

Au demeurant, cela reste un vœu pieux… Années après années, l’UFC-Que Choisir constate que, si les hausses des matières premières agricoles sont systématiquement répercutées aux consommateurs, les baisses ne le sont pas toujours… loin de là ! L’exemple du prix du steak haché est à ce titre très parlant.

Selon des données croisées de l’UFC-Que Choisir et de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, le consommateur devait, en 2014, débourser 2 € pour un steak haché de 125 g de marque distributeur. Un prix identique à celui constaté l’année précédente. Pourtant sur la même période, l’argent revenant à l’éleveur a plongé par rapport à 2013 de 8 % à 1 €, un montant légèrement inférieur à son prix de revient ! Mais alors comment expliquer que les consommateurs n’aient rien vu de cette baisse ? Ce n’est pas l’industrie qui est ici en cause puisque sa marge brute de 44 centimes a accusé une petite baisse de 1,2 %, mais la grande distribution dont la marge a progressé de 15 % pour atteindre 56 centimes. Alors que l’éleveur perd désormais de l’argent sur son produit… le consommateur quant à lui n’a bénéficié d’aucune baisse !

Face à cette crise agricole, le président de la République et le Premier ministre appellent à acheter prioritairement des produits agricoles français… encore faut-il que les pouvoirs publics nationaux et surtout européens donnent aux consommateurs les moyens de les identifier. Pour permettre aux clients de choisir en toute connaissance de cause, les associations de consommateurs européennes rappellent qu’elles demandent depuis longtemps l’indication obligatoire de l’origine des ingrédients dans les produits transformés (par exemple, charcuteries, plats cuisinés…). Une mesure qui permettrait non seulement de répondre à l’exigence de transparence de plus en plus forte chez les consommateurs mais, également, de contribuer à une sécurisation de la traçabilité.

Pour ce qui est des mentions volontaires existantes faisant référence à une origine française (par exemple, « viandes de France »), l’UFC-Que Choisir rappelle qu’elles ne sont pas en soi des garanties de qualité. En revanche, ces indications vont évidemment dans le sens d’une meilleure information du consommateur.
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Arnaud de Blauwe


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Étiquetage des aliments: L’habit ne fait pas le moine
L’étiquetage d’une denrée alimentaire ne doit pas avoir pour effet d’induire le consommateur en erreur sur les caractéristiques du produit. Cela semble une évidence. Il aura pourtant fallu qu’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 4 juin dernier rappelle ce principe de base aux industriels. À l’origine de cette affaire, une société allemande, Teekanne, qui commercialisait une infusion aux fruits (« Félix aventure framboise-vanille ») et faisait figurer sur l’emballage des images de framboise et de vanille assorties de mentions telles que « infusion aux fruits avec des arômes naturels », « ne contient que des ingrédients naturels » ainsi que « goût framboise-vanille ».

L’ennui est que, si les « arômes » mis en exergue étaient bien « naturels », ils n’étaient pas issus de vraies framboises ni de vraies gousses de vanille, contrairement à ce que suggéraient les illustrations. Le seul moyen pour le consommateur de faire la différence était de lire attentivement la liste des ingrédients écrits en petits caractères sur l’un des côtés de l’emballage. Ce qui, selon la Cour, n’est pas suffisant. Car « s’il est vrai que le consommateur est supposé lire la liste d’ingrédients avant d’acheter un produit, elle ne permet pas, même si elle est exacte, de corriger l’impression erronée ou équivoque de l’emballage », ont conclu les juges.

À l’heure où les arômes de synthèse envahissent les denrées alimentaires, l’arrêt de la Cour de justice européenne remet les pendules à l’heure et devrait inciter les fabricants à faire preuve de plus de prudence. Car des cas similaires à celui de Teekanne, les linéaires des grandes surfaces en regorgent. Des yaourts aux boissons aromatisées, en passant par les glaces et les confiseries, les représentations d’ingrédients ne figurant pas dans les recettes sont légion. Plus grave, certaines mentions, pour le moins ambiguës, sont parfaitement légales. À commencer par la dénomination « arôme naturel », qui signifie simplement que celui-ci a été élaboré à partir de matières premières naturelles : pulpe de betterave, son de blé ou de riz, copeaux de bois… On obtient, par exemple, des molécules de vanilline en faisant fermenter de la lignine, un sous-produit de la pâte à papier. C’est tout bénéfice pour l’industriel qui paie cette vanilline deux fois moins cher qu’un arôme de vanille extrait du fruit du vanillier. Ni vu ni connu. Car quels consommateurs font la différence entre les mentions « arôme naturel » (issu de biotechnologies) et « arôme naturel de vanille » (issu de la gousse de vanille) sur une étiquette ?

En réalité, seul le mot « naturel » polarise l’attention des consommateurs qui veulent des produits « sains » contenant le moins d’additifs possible. Les industriels de l’agroalimentaire surfent sur la tendance et ne manquent jamais d’en faire un argument de vente sur les emballages. « L’affichage des mentions "arôme naturel" ou " sans arôme artificiel" sur la face avant crée un effet "halo" qui masque les ingrédients douteux » remarque Béatrice de Reynal, nutritionniste et directrice de la société de conseil Nutrimarketing. « De nombreuses denrées alimentaires comportent effectivement des arômes naturels, mais sont, par ailleurs, bourrés de conservateurs, colorants, agents de texture, stabilisants, et autres additifs en tous genres ».
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Florence Humbert


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Fraude alimentaire: Une coopérative du porc condamnée
Une nouvelle affaire de fraude alimentaire vient de donner lieu à des condamnations. Entre 2010 et 2012, le groupe coopératif breton Cooperl Arc Atlantique, numéro un français du porc, avait vendu sciemment de la viande contaminée par les salmonelles à des clients français mais aussi étrangers. Ces produits étaient écoulés auprès d’industriels transformateurs (Monique Ranou, Herta, Stoeffler) et de la grande distribution (Auchan, Cora, Carrefour).

Pour faire passer ces lots, les prévenus avaient maquillé les résultats des autocontrôles de façon à les présenter comme étant exempts de salmonelles. L’enquête avait alors révélé que la fraude avait porté sur 1 500 à 2 000 tonnes de viande de porc.

Plusieurs responsables de l’entreprise ont alors été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Le jugement a été rendu le 2 juillet.

Reconnu coupable de faux, escroquerie et tromperie sur les qualités substantielles de la marchandise, Jean-Michel M., le directeur de la branche industrie viandes du groupe, a été condamné à 24 mois de prison avec sursis (18 mois avaient été requis à l’audience par le procureur). Quatre mois de prison avec sursis ont été infligés à deux autres salariés pour des faits de faux.

La Cooperl a quant à elle été condamnée, en tant que personne morale, à 150 000 € d’amende pour faux, escroquerie et tromperie sur les qualités substantielles de la marchandise. Loin, cependant, des 1,875 millions d’euros réclamés par le procureur. Le tribunal a également ordonné à l’encontre de la Cooperl la confiscation des 2,9 millions d’euros saisis lors de l’enquête préliminaire.

Tous les prévenus ont en revanche été relaxés pour les faits de mise en danger de la vie d’autrui, la viande contaminée aux salmonelles étant potentiellement « à risques » pour ceux qui la consomment (intoxications alimentaires possibles). Mais faute d’éléments suffisants dans le dossier, les juges n’ont pas retenu cette infraction.

Partie civile au procès, l’UFC-Que Choisir a obtenu 30 000 € de dommages-intérêts. La décision du tribunal de Saint-Brieuc est susceptible d’appel.
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Arnaud de Blauwe


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Alimentation: Les allergènes s’affichent enfin
Ces dispositions sont la transposition dans le droit français du règlement européen (dit INCO) encadrant l’étiquetage alimentaire. Elles visent à permettre aux consommateurs d’être mieux informés des risques qu’ils peuvent courir en cas d’allergie à l’une de ces substances. Pour les produits pré-emballés, issus de fabrications industrielles, l’étiquetage obligatoire des allergènes n’a pas posé de grandes difficultés. En revanche, les modalités de la mise en œuvre de la réglementation sur les denrées non pré-emballées (baguettes de pain, tranches de jambon, entremets, plats cuisinés…) vendues dans les commerces de bouche et dans la restauration étaient beaucoup plus complexes. Elles ont fait l’objet d’âpres discussions entre les pouvoirs publics et les professionnels concernés. Au point qu’il aura fallu attendre juillet 2015 pour que ces nouvelles dispositions entrent en vigueur, alors qu’elles étaient applicables depuis le 13 décembre 2014. Au final, un compromis a pu être trouvé : s’il n’y a pas d’obligation de mention des allergènes directement sur la tarte au citron du pâtissier ou le pâté de campagne du charcutier, l’information doit figurer à proximité des denrées proposées à la vente, par exemple sur la vitrine du commerçant. Quant aux restaurants, ils doivent tenir à jour un document écrit sur la présence d’allergènes dans les plats proposés. Des dispositions jugées encore trop contraignantes par les professionnels du secteur. « La France est allée plus loin que les recommandations de la Commission européenne, s’insurge Jean Terlon, vice-président de la branche restauration de l’UMIH (Union des métiers de l’industrie de hôtellerie). La mise en place d’un document écrit est une charge de travail supplémentaire, surtout pour les artisans qui travaillent à l’ardoise et changent de plats et de menus tous les jours ou très régulièrement. L’information au consommateur pouvait être orale. On n’a jamais refusé de répondre aux questions de nos clients ! » Voire. Tout le monde a fait l’expérience de demander à un serveur des précisions sur les ingrédients d’un plat. La réponse est généralement des plus vagues, même après le traditionnel « je vais demander en cuisine ! ». À l’heure où les allergies alimentaires et/ou environnementales explosent, comment allier sécurité sanitaire, créativité et plaisir ? « C’est une vraie question, reconnaît le professeur Gisèle Kanny, chef du service allergologie-immunologie du CHU de Nancy. Le renforcement de l’information des consommateurs sur les allergènes est un progrès indéniable, mais il n’est pas suffisant. Le vrai problème, c’est l’absence de formation des professionnels au risque allergique. » L’ignorance de la plupart d’entre eux de la problématique de l’allergie peut être à l’origine d’accidents, liés par exemple à des contaminations croisées sur la chaîne de préparation des aliments ou au remplacement d’un ingrédient manquant par un autre, des courgettes par des haricots verts pour maintenir la couleur d’un plat, ou de l’huile de colza par de l’arachide. « Il y a urgence à mettre en place des formations dans les écoles de cuisine, ce serait une véritable avancée », insiste Gisèle Kanny.

Les 14 allergènes concernés

Pour l’heure, 14 produits alimentaires et leurs dérivés sont inscrits sur la liste des substances susceptibles de provoquer des allergies ou des intolérances : céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut) ; crustacés ; œufs ; poissons ; arachides ; soja ; lait ; fruits à coque (amandes, noisettes, noix, pistaches, noix de cajou, noix de pécan, noix du Brésil, noix de macadamia) ; céleri ; moutarde ; graines de sésame ; anhydrides sulfureux (E220) et sulfites ; lupin ; mollusques. Mais cette liste pourrait encore s’allonger…
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Florence Humbert


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Fraude alimentaire: Des cacahuètes dans le cumin
Lorsque nous achetons des épices, les quantités varient de quelques grammes (pour le safran par exemple) à quelques dizaines de grammes (pour les produits plus bas de gamme : paprika, cumin, etc.), mais elles excèdent rarement 50 grammes. Et pour cause, ces précieux exhausteurs de goût coûtent une fortune lorsque l’on considère leur cours au kilo ou à la tonne. D’où la tentation, pour des producteurs ou des intermédiaires peu scrupuleux, de les « couper » avec des produits bon marché pour augmenter leurs profits. « Les épices sont particulièrement susceptibles de contamination, car elles proviennent de parties du monde où la chaîne d’approvisionnement n’est pas aussi strictement contrôlée qu’au Royaume-Uni », constatait récemment Chris Elliot, professeur de sécurité alimentaire à l’université de Belfast – celui-là même qui a dirigé l’enquête gouvernementale sur le scandale de la viande de cheval – dans une interview accordée au « Guardian ». Et la tentation augmente lorsque les aléas climatiques compromettent les récoltes, alors que la demande reste très forte. Par exemple, l’an dernier, la récolte de cumin au Gujarat (Inde) a été désastreuse, ce qui a entraîné une flambée des prix. Pas étonnant que ce produit se retrouve aujourd’hui sur la sellette des organismes de lutte contre la fraude alimentaire. Parmi les ersatz utilisés par les fraudeurs, l’arachide et les amandes figurent en bonne place. Et pas seulement sous forme de poudre de fruits, mais également sous forme de coques broyées ! Lorsque l’on connaît le pouvoir allergène de ces produits et les crises graves qu’ils peuvent engendrer chez les personnes sensibles, on mesure l’étendue du problème. Les fruits à coque et l’arachide sont en effet à l’origine de nombreuses réactions cutanées (urticaire et eczéma) ou respiratoires (rhinite allergique, asthme allergique). Encore plus grave, ils sont susceptibles de provoquer un choc anaphylactique qui peut conduire au décès.

Un risque bien réel, d’autant que ces produits entrent dans la fabrication de nombreux produits transformés et plats cuisinés, car ils servent souvent à masquer la piètre qualité des matières premières. Le scandale a d’ailleurs commencé outre-Atlantique où l’industrie agroalimentaire est reine. La Food and Drug Administration (FDA) multiplie depuis des mois les rappels de produits et les avertissements aux consommateurs. En particulier, elle déconseille la consommation de produits contenant du cumin à toutes les personnes allergiques à l’arachide. Même son de cloche au Canada, où l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a recensé 11 produits contenant des traces d’amande. Bien entendu, le phénomène n’a pas tardé à toucher l’Europe. La Grande-Bretagne a été jusqu’ici le pays le plus concerné par les fraudes. La consommation de cumin, comme exhausteur de goût dans les soupes et les produits transformés ou en combinaison avec d’autres épices comme le paprika, le piment et le curry, y est très élevée. Pour faire face à cette nouvelle menace, une vaste enquête a été menée dès le début de l’année par les autorités européennes pour tenter d’identifier les réseaux d’importation et de fabrication de ces produits.

Des risques surtout pour les allergiques

En France, depuis la fin du mois de mars, la présence de poudre d’amande a été identifiée dans au moins six lots d’épices ou de produits en contenant, commercialisés chez Auchan, Carrefour ou Intermarché. Le 12 mars 2015, suite à l’alerte européenne relative à la présence d’amande dans du paprika en provenance d’Espagne, la Répression des fraudes (DGCCRF) a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sur cette question. Dans la « note d’appui scientifique et technique relatif à la présence d’allergènes d’amande et d’arachide dans les épices » publiée sur son site le 16 avril, l’Anses conclut que le risque allergique peut exister pour des portions apportant plus de 0,1 mg de protéines d’amande et de 0,2 mg de protéines d’arachide par repas. Selon la DGCCRF qui a retiré ces épices du marché, l’origine du problème semble cependant être de nature accidentelle dans les pays exportateurs. Un son de cloche qui tranche avec les informations en provenance du monde entier, lesquelles semblent accréditer la thèse d’une fraude massive et organisée.

Mais, quelles que soient l’origine et la quantité d’allergènes contenue dans les denrées, la loi est claire : c’est aux fabricants de respecter les obligations qui leur incombent en matière d’étiquetage au risque d’encourir des sanctions financières, voire le retrait pur et simple du produit. Il en va de même pour les matières premières en vrac et denrées élaborées non destinées à être vendues aux consommateurs.

Pour se défendre, certains distributeurs n’hésitent pas à mettre en cause les méthodes d’analyse officielles. Une société britannique d’épices, Bart Ingredients, a ainsi avancé l’hypothèse de « faux positifs » attribués à la présence de « mahaleb » (extrait du noyau d’une variété de cerise noire), une épice sans risque allergique pouvant être confondue avec l’amande. Un argument peu recevable compte tenu du nombre de produits hors des clous !

Si les fraudeurs ont aujourd’hui quelque souci à se faire, reste que la détection de produits adultérés parmi les milliards de flacons proposés dans les linéaires s’apparente à une mission impossible. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Par mesure de prudence, les personnes souffrant d’allergies alimentaires ont donc intérêt à éviter les épices moulues et les plats préparés qui seraient susceptibles d’en contenir. En cas d’incident ou de malaise, il ne faut pas hésiter à signaler le produit incriminé à l’antenne de la Répression des fraudes de son département.
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Florence Humbert


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Supermarché: Le palmarès des enseignes de la grande distribution en Ardèche
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Antibiorésistance dans les volailles: De quoi avoir la chair de poule !
Alors que la résistance de certaines bactéries aux antibiotiques, liée à leur surconsommation en médecine humaine et à leur utilisation intensive dans les élevages, devient un enjeu de santé publique majeur, l’association, sur la base de ses résultats exclusifs, presse le gouvernement de renforcer le cadre réglementaire.

Alors que les associations de consommateurs européennes et américaines ont récemment épinglé la résistance aux antibiotiques de bactéries présentes dans des morceaux de viande, l’UFC-Que Choisir a analysé 100 échantillons de poulet et de dinde vendus dans les grandes surfaces, les marchés, et les boucheries françaises. En matière d’antibiorésistance, la France ne fait pas exception au scandale: sur les cent échantillons examinés, plus d’1 morceau sur 4 (26%) contenait, de manière significative, des bactéries Escherichia coli qui, dans leur grande majorité, sont résistantes aux antibiotiques.

61% des échantillons contaminés, porteurs de bactéries résistantes

La résistance aux antibiotiques est malheureusement largement répandue chez les bactéries détectées sur les viandes de volailles consommées habituellement. Ainsi parmi les échantillons contaminés, pas moins de 61% étaient porteurs de bactéries résistantes à une ou plusieurs familles d’antibiotiques, dont 23% à des antibiotiques critiques, c’est-à-dire les plus cruciaux utilisés en médecine humaine en dernier recours pour des pathologies graves : les céphalosporines de 3ème et 4ème générations et les fluoroquinolones.

Volailles standards et premiers prix : rabais sur l’antibiorésistance

A partir de l’échantillon analysé, force est de noter que les volailles standards et premiers prix semblent plus impactées par l’antibiorésitance que les volailles biologiques. Si pour le Label rouge, la résistance est moindre, en revanche lorsqu’elle est présente, cela concerne les antibiotiques critiques, les plus forts.
Loin d’être anodins, ces résultats ne peuvent manquer de susciter l’inquiétude, dès lors que les manipulations inévitables de ces viandes avant cuisson par les consommateurs, contribuent, parmi d’autres vecteurs, à diffuser dans notre environnement ces bactéries antibiorésistantes, sources de pathologies humaines graves non traitables par antibiotiques… Alors que l’enjeu sanitaire est reconnu par les plus hautes autorités scientifiques et les pouvoirs publics, les réponses législatives et réglementaires sont, à ce jour, loin d’être à la hauteur.

Plan Ecoantibio: de bonnes intentions aisément contournables

Aussi louable soit-il, le plan Ecoantibio 2012-2017, mis en place par le ministère en charge de l’agriculture, qui prévoit une réduction de 25% en 5 ans de l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire avec un effort de réduction pour les antibiotiques d’importance critique, n‘est aucunement contraignant. Pire, le flou entretenu sur la manière de mesurer l’objectif de réduction laisse la possibilité de le calculer sur le volume d’antibiotique et non l’exposition des animaux. Résultat, si les éleveurs évoluent vers des antibiotiques plus puissants, ils respecteront l’objectif de réduction en volume, mais les bêtes seront, elles, tout autant exposées à l’antibiorésistance. La méfiance est d’autant plus grande en raison du conflit d’intérêt des vétérinaires qui, tout à la fois, prescrivent des antibiotiques et, pour bon nombre, les vendent... Voilà qui n’incite pas à la modération !

T.T.I.P : ne pas jouer les poules mouillées

L’Union européenne est en train de négocier avec les États-Unis un accord de libre-échange devant aboutir à une convergence des normes sur de nombreux secteurs, notamment l’alimentaire. Alors que les normes américaines en matière de sécurité alimentaire sont notoirement moindres que celles européennes qui s’intéressent, elles, à la sécurité « de l’étable à la table », il est crucial que, dans le cadre de l’accord, l’Europe s’oppose à tout allégement règlementaire dans le domaine alimentaire, notamment s’agissant de l’antibiorésistance, phénomène plus marqué aux États-Unis.

Au vu de ces éléments, et alors que la loi sur la modernisation de l’agriculture est en discussion au Parlement et que les négociations entre l’Europe et les États-Unis se poursuivent sur un accord de libre-échange, l’UFC-Que Choisir, soucieuse de garantir la sécurité sanitaire des consommateurs, presse :

Le législateur français:

D’imposer le découplage entre la prescription des antibiotiques restant à la charge des vétérinaires et la vente de ces molécules qui doit être réservée aux seuls pharmaciens
De sacraliser, dans la Loi, l’engagement de réduction de 25% d’utilisation des antibiotiques, mesuré en termes d’exposition des bêtes et non de tonnage, et d'assortir cet objectif de sanctions dissuasives

La Commission Européenne:

De proposer sans délai un texte européen ambitieux pour traiter de ce problème majeur de santé publique
De lutter, dans le cadre des négociations du traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne (T.T.I.P.), contre un allègement des normes européennes en matière de sécurité sanitaire (hormones de croissance, décontamination des carcasses, antibiorésistance, etc.)




(1) Résultats complets dans le Que Choisir n°523 de mars ou sur www.quechoisir.org
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