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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Arnaque par téléphone: Le bon d’achat Conforama qui coûte cher
Tout a commencé par un appel reçu sur son téléphone portable. « La personne que j’ai eue au bout du fil m’a dit qu’à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau magasin Conforama près de chez moi, mon numéro avait été tiré au sort dans l’annuaire et que j’avais gagné un bon d’achat de 1 000 € à valoir sur leur site Internet, se souvient Sylvie. Pour en bénéficier, il me suffisait de contacter leurs services par le biais d’un numéro de téléphone commençant par 0899 ». Malgré quelques doutes, Sylvie finit par se laisser tenter. « Ma fille qui s’installe a justement besoin d’un tas de choses que je ne peux pas lui offrir, alors je suis allée jusqu’au bout de la démarche en me disant que je verrais bien si je recevais les cadeaux ». Sylvie n’a finalement jamais obtenu le bon d’achat tant espéré. À la place, elle a reçu un appel de son opérateur de téléphonie mobile, l’avertissant qu’elle avait dépassé son forfait de 160 €. « Et je n’ai toujours pas reçu la facture du téléphone fixe… »

Sur les forums Internet, des dizaines de personnes racontent la même histoire, certains assurant avoir patienté plusieurs heures au bout du fil après qu’on leur a promis que, dans le cadre de l’offre promotionnelle, les appels seraient gratuits. Bien sûr, il n’en était rien et à 34 centimes la minute, leur facture de téléphone s’est envolée.

Sylvie, comme les autres, a été victime d’une escroquerie au processus bien rôdé. Les appels, passés vers des numéros choisis au hasard, n’ont qu’un but : inciter le destinataire à composer un numéro surtaxé loué pour l’occasion auprès d’un prestataire technique afin de récupérer une partie des gains. L’opérateur, lui, se contente de facturer les appels. Quant à l’enseigne Conforama, elle assure avoir déposé plainte et met en garde ses clients sur son site Internet.

Qu’elles passent par un appel téléphonique, par le biais de sites de petites annonces ou par Facebook, les escroqueries aux numéros surtaxés restent fréquentes. Malheureusement, il est quasiment impossible d’obtenir le remboursement des sommes dépensées tant les plaintes déposées contre les personnes à l’origine de l’escroquerie ont peu de chances d’aboutir. Le mieux est encore de ne jamais rappeler de numéros commençant par 0899. Vous pouvez également signaler l’arnaque aux opérateurs en envoyant au numéro 33700 un SMS contenant le terme spamvocal suivi du numéro surtaxé que l’on vous a demandé de composer (ex : spamvocal 0899123456).
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Cyril Brosset


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Bons plans sur Internet: Gare aux abonnements cachés
La première alerte a été lancée il y a quelques semaines. Elle concernait des publicités faisant miroiter des iPhones 6 à seulement 1 €. Sauf qu’en cliquant sur l’offre, l’internaute était dirigé vers des sites de jeux en ligne ou des clubs d’achat qui l’amenaient à souscrire un abonnement payant dont les mensualités pouvaient atteindre près de 90 €. Visiblement, le procédé a fait des émules. Dans un communiqué, le Centre européen de la consommation (CEC), un organisme public spécialisé dans la gestion des litiges commerciaux transfrontaliers, met en garde les internautes contre la recrudescence de plaintes liées à ces abonnements cachés. À en croire le CEC, les consommateurs sont nombreux à avoir découvert des prélèvements sur leur compte bancaire après avoir accepté de recevoir des échantillons de produits de beauté ou des produits de santé à tester. Les coordonnées bancaires, qu’ils ont volontairement données, ne devaient servir qu’à payer des frais de port de l’ordre de 4 à 5 €. Finalement, les clients malheureux se sont retrouvés abonnés à des services payants dont le coût pouvait atteindre plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d’euros par mois. Lire attentivement les conditions générales avant de souscrire leur aurait permis de découvrir que le simple fait d’accepter de recevoir un échantillon valait acceptation de la souscription à l’abonnement.
Sur Internet comme ailleurs, mieux vaut se méfier comme de la peste des publicités trop alléchantes, surtout lorsque le site réclame vos coordonnées bancaires.
En cas de souscription non désirée, envoyez à la société une lettre recommandée avec accusé de réception contestant la validité de l’abonnement, exigeant son annulation, l’arrêt des éventuelles livraisons ainsi que le remboursement des sommes déjà versées. Si vous avez reçu des colis, le CEC conseille de les retourner à l’expéditeur. Enfin, contactez votre banque pour faire opposition à l’abonnement et voir avec elle si elle a la possibilité de prendre à sa charge le remboursement des frais.
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Cyril Brosset


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Guide du consommateur avisé

ACHETEZ MALIN EN TOUTES CIRCONSTANCES GRÂCE À CE GRAND GUIDE DE LA CONSOMMATION QUE CHOISIR !


• Être un consommateur malin, c’est savoir opter pour des produits parfaitement adaptés à ses besoins en évitant de tomber dans les pièges des dépenses inutiles.
• Être un consommateur avisé, c’est savoir se protéger des arnaques en tous genres et défendre ses droits en cas d’abus.
• Être un consommateur futé, c’est savoir naviguer habilement dans la jungle de la consommation moderne et faire de vraies bonnes affaires.
• Être un consommateur éclairé, c’est savoir décrypter les étiquettes peu explicites et opérer un tri judicieux parmi l’offre abondante difficilement lisible.


Autant de sujets d’actualité que le GUIDE DU CONSOMMATEUR AVISÉ aborde clairement et simplement. Cet ouvrage a été conçu pour faciliter et optimiser tous vos achats au quotidien : alimentation, assurances, électroménager, multimédia, banque, santé, services, etc. Car un consommateur avisé en vaut deux !

Vous trouverez dans ce guide de référence complet, pratique et impartial :

• Tous les grands principes de l’achat malin
• Des critères de choix judicieux pour des achats parfaitement adaptés à vos besoins
• Des astuces précieuses pour économiser sans faire l’impasse sur la qualité
• Des alternatives futées aux modes de consommation classique
• Des conseils pour défendre et faire valoir vos droits de consommateur

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Achat en ligne: À quoi joue Cdiscount ?
C’est l’un des e-commerçants français les plus anciens et l’un de ceux qui attirent le plus de clients. C’est aussi celui qui génère le plus d’insatisfaction. Comme ce fut le cas il y a deux ans, Cdiscount s’est encore une fois retrouvé à deux doigts de décrocher la dernière place de notre enquête de satisfaction. Le marchand basé à Bordeaux termine à la 19e position de notre classement sur un total de 20 cybermarchands, avec un taux de satisfaction peu glorieux de seulement 71,1 %. Les clients Cdiscount qui ont répondu à notre questionnaire, encarté dans le no 530 de « Que Choisir », déplorent principalement la navigation compliquée sur le site, les frais de livraison élevés et le manque d’information en cas de retard. Que ce soit la procédure de retour, les délais de remboursement, l’efficacité du service client et la gestion des réclamations, aucun aspect du service après-vente n’a trouvé grâce aux yeux de nos lecteurs.

Notre complément d’enquête sur la garantie ne fait que confirmer ce désamour. Manque d’information, procédure de retour compliquée, efficacité du traitement aléatoire : sur tous les critères testés, Cdiscount obtient des scores catastrophiques. Au sujet de sa market place, aussi, les critiques sont nombreuses. La majorité des clients estiment ne pas être suffisamment informés du fait qu’ils seront livrés par un autre marchand. Moins d’un client sur deux se dit par ailleurs satisfait de la procédure de retour et de l’efficacité du service après-vente en cas d’achat sur la market place.

En plus d’être l’un des cybermarchands qui satisfont le moins leurs clients, Cdiscount est celui qui génère le plus de plaintes auprès de l’UFC-Que Choisir. Un quart des litiges avec un e-vendeur recensés par les associations locales de l’UFC-Que Choisir visent Cdiscount. Une proportion jamais vue, quel que soit le secteur marchand. Et le début d’année 2015 n’est pas fait pour nous rassurer : 63 litiges Cdiscount ont déjà été enregistrés sur les trois premiers mois de l’année, contre 14 sur la même période l’année dernière. Dans 40 % des cas, le consommateur rencontre des problèmes pour faire jouer la garantie. Il serait grand temps que Cdiscount prenne un peu plus soin de ses clients.

Notre forum Cdiscount

Vous pouvez participer à notre forum consacré à Cdiscount afin de laisser votre témoignage et d’échanger avec d’autres clients. Cdiscount dispose de son propre forum (intitulé La Fourmilière) mais cet espace semble plus destiné à contenir la gronde des clients mécontents qu’à réellement régler les problèmes rencontrés par ces mêmes clients.
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Cyril Brosset


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Garantie légale de 2 ans: Les consommateurs mal informés
Les consommateurs européens ne sont pas au clair avec les garanties qui s’appliquent aux produits qu’ils achètent, et les vendeurs ne font pas grand-chose pour leur faciliter la tâche. C’est l’enseignement qui ressort d’une étude que vient de publier le Centre européen des consommateurs (CEC).

Suite à une enquête incluant une centaine de sites Web et 127 magasins, assortie d’un sondage auprès des consommateurs belges, le CEC pointe le flou qui entoure la garantie légale de conformité. Automatique et effective jusqu’à 2 ans après l’achat, parfois plus longtemps dans quelques pays d’Europe, elle est très mal connue. Et pour cause. Les vendeurs renseignent mal sur ce droit de base : les 3/4 des sites Internet et les 2/3 des magasins visités donnent des informations incomplètes sur la garantie légale. Soit il n’est pas mentionné vers qui se retourner en cas de problème pendant cette période de 2 ans, soit la procédure de retour au vendeur n’est pas précisée, soit l’information sur la durée même de la garantie n’est pas signalée. Résultat, nombre de consommateurs ignorent leurs droits, voire confondent la garantie légale avec les garanties commerciales, qui sont optionnelles. Ce qui arrange les vendeurs, car les extensions de garantie sont payantes, et elles permettent de renvoyer l’acheteur vers le fabricant. Même quand les consommateurs font valoir la garantie légale, certains vendeurs ont tendance à la nier et à se défausser sur le fabricant.

Le CEC rappelle qu’en cas de défaut d’un produit (smartphone, tablette, lave-linge, aspirateur…), il faut donc d’abord envisager de faire jouer la garantie légale de conformité. En France, elle est valable pendant 2 ans, et si le problème se manifeste dans les 6 mois après l’achat, le consommateur n’a pas à prouver que la panne vient d’un défaut qui existait dès avant la vente du produit. Une fois les 2 ans écoulés, la garantie légale expire. C’est alors qu’une garantie commerciale peut être mise en œuvre, à condition de l’avoir contractée à l’achat. Le CEC estime qu’une garantie commerciale est intéressante si l’acheteur n’a pas à prouver l’existence d’un défaut, si un appareil de remplacement est prévu pendant la réparation, si le retour du produit vers le fabricant est organisé par le vendeur, et si tous les frais et les éventuels dommages occasionnés par la panne sont couverts. La garantie pour vice caché est plus difficile à appliquer dans la mesure où la charge de la preuve revient à l’acheteur.
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Anne-Sophie Stamane


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Pièces détachées: La loi démontée
À côté de la mise en place de l’action de groupe et de la possibilité de résilier son contrat d’assurance auto à tout moment, la loi Consommation du 17 mars 2014 prévoyait aussi de mieux informer les consommateurs sur la disponibilité des pièces détachées. Depuis le 1er mars 2015, fabricants et importateurs doivent indiquer aux distributeurs la durée pendant laquelle ils s’engagent à mettre leurs pièces détachées à disposition des réparateurs, agréés ou non. Cette information doit être portée à la connaissance des consommateurs « de manière visible et lisible, avant la conclusion de la vente, sur tout support adapté ». Cette disposition visait à inciter les consommateurs à choisir leurs produits en fonction non seulement de leur prix et de leurs performances, mais aussi de leur capacité à être réparés.

Sauf que depuis le vote de la loi il y a un an, de l’eau a coulé sous les ponts et surtout, un décret d’application est paru. Ce texte, publié le 11 décembre dernier, revient en partie sur les dispositions de la loi. Certes, à partir du 1er mars, les distributeurs devront informer les consommateurs de la durée pendant laquelle ils pourront trouver des pièces détachées pour leurs produits. En revanche, le texte ne dit pas précisément où l’information devra apparaître et surtout dans quelles conditions les pièces détachées devront être fournies. Au-delà de leur disponibilité, encore faut-il que ces pièces soient disponibles dans un délai raisonnable et à un prix suffisamment attractif pour que la réparation vaille le coup. La loi se contente d’imposer un délai maximum de livraison de 2 mois. Un peu long…

Surtout, le décret ne prévoit aucune obligation pour les fabricants qui ne proposeraient pas de pièces détachées pour leurs produits. Sans information, rien ne permettra aux consommateurs de savoir que ces produits sont irréparables. Avec d’autres associations dont Les amis de la Terre, l’UFC-Que Choisir a demandé des explications. La secrétaire d’État en charge de la consommation, Carole Delga, nous a répondu que « le gouvernement ne souhait(ait) pas retenir à la charge des professionnels une obligation d’information "négative" tendant à porter à la connaissance des consommateurs l’absence de disponibilité des pièces détachées ». Malgré cette occasion ratée, l’UFC-Que Choisir est bien décidée à continuer le combat pour fournir aux consommateurs une meilleure information en matière de pièces détachées.

Cette déception est toutefois en partie compensée par une autre mesure de la loi Consommation : l’extension prochaine de la garantie légale de conformité à 2 ans. Aujourd’hui, si tous les produits de consommation vendus en France bénéficient d’une garantie légale de conformité de 2 ans, seuls les défauts apparaissant dans les 6 mois suivant l’achat sont présumés exister au moment de l’achat. Durant les 18 mois suivants, il revient au consommateur de prouver que le problème rencontré découle bien d’un souci de conformité du produit. À partir du 18 mars 2016, ce délai restrictif va disparaître. Les consommateurs auront alors 2 ans pour demander au vendeur de réparer ou de procéder à l’échange d’un produit défectueux ou non conforme à sa description. Cette opération restera entièrement gratuite. Dans le cas où la réparation ou l’échange s’avèrerait trop compliqué, le consommateur sera en droit de demander un remboursement total ou une baisse du prix de l’article. Les consommateurs seront alors quasiment certains de pouvoir profiter de leur appareil pendant au moins 2 ans. Un moindre mal.
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Cyril Brosset


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Étiquetage nutritionnel: Les surprises du code couleur
Des dizaines de données chiffrées, des abréviations compréhensibles des seuls initiés, des pourcentages dont on se demande à quoi ils se réfèrent : les tableaux de composition nutritionnelle présents sur les emballages alimentaires sont inexploitables par les consommateurs. Conscients qu’une alimentation équilibrée conditionne leur état de santé, ils sont pourtant demandeurs d’informations précises. C’est à leurs yeux un des principaux points sur lesquels devraient porter les efforts des industriels (1). Dans ce contexte, un code couleur résumant de façon simple les caractéristiques nutritionnelles des produits a été proposé dans un rapport remis fin 2013 au ministère de la Santé par le professeur Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS). Des pastilles allant du vert pour les produits les plus recommandables au rouge pour ceux de moins bonne qualité nutritionnelle, en passant par le jaune, l’orange et le rose seraient apposées sur la face avant des emballages. Ce système que soutiennent de nombreux scientifiques et associations dont l’UFC-Que Choisir permettrait aux consommateurs de se faire une idée plus précise de la valeur nutritionnelle des produits, parfois présentée sous des dehors trop flatteurs sur les emballages, mais aussi de comparer facilement deux produits de la même famille. C’est ce que nous avons constaté en passant 300 produits au crible de ce code couleur.

La réglementation européenne ne permet pas d’imposer l’utilisation d’un étiquetage nutritionnel simplifié, quel qu’il soit, aux industriels. Mais la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré qu’un système serait prochainement proposé et qu’il serait le même pour tous. Celui-ci est opérationnel, il serait dommage de s’en priver.
Quelques exemples révélateurs de l’utilité du code couleur

muffins Carrefour et Pasquier

Ces deux muffins a priori équivalents méritent l’un une pastille verte, l’autre une rose. Le Pasquier est beaucoup plus gras, sucré et salé que son concurrent de chez Carrefour.

Fleury Michon petit salé et lieu beurre blanc

Réputé roboratif, le petit salé affiche une pastille verte tandis que le lieu aux petits légumes, image typique du plat minceur, est noté jaune. Il contient beaucoup plus d’acides gras saturés et beaucoup moins de fibres.

BN goût chocolat céréales complètes et cake Vandame

« Céréales complètes », « 36 % de fruits » : en dépit des allégations flatteuses, c’est une pastille rouge qui reflète la qualité nutritionnelle réelle de ces produits.

Rillettes thon U et tarama U

Entre deux produits de la mer à tartiner, on passe d’un extrême à l’autre. Ces rillettes sont riches en thon, ce tarama, deux fois plus salé, l’est surtout en huile.


Consultez notre comparateur des tarifs des supermarchés pour trouver le magasin le moins cher près de chez vous.
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Fabienne Maleysson


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Etiquetage de la viande en Europe: La démocratie pourra-t-elle jouer son rôle?
Hier après-midi, à une écrasante majorité (plus des deux tiers excusez du peu !), le Parlement européen a voté une résolution demandant à la Commission européenne de se remettre à l’ouvrage législatif sur l’étiquetage de l’origine de la viande. Deux ans après le scandale des lasagnes de cheval, un an après l’étude de l’UFC-Que Choisir démontrant le surcoût minime que représenterait l’étiquetage de l’origine (seulement 1,5 centime d’euros pour une boîte de lasagnes), les députés européens ont réaffirmé ce droit fondamental des consommateurs : celui d’être informés.

La Commission va-t-elle encore longtemps rester sourde à cette attente des consommateurs en Europe, appuyée par le BEUC, organisation européenne regroupant plus de 40 organisations de consommateurs, et dorénavant relayée par l’instance démocratique parlementaire de l’Europe ? J’entends bien rappeler à Vytenis ANDRIUKAITIS, Commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire que je rencontre à la fin du mois, qu’en France, depuis la Loi « Hamon », tout est prêt pour la mise en place de cet étiquetage… pour peu que la Commission Européenne ne l’empêche pas.

Alors Messieurs de la Commission, à vous de sortir de votre autisme et d’arrêter de n’avoir une oreille attentive que pour les allégations fantaisistes des industriels plutôt qu’à une attente sociétale majeure se rapportant à la nourriture que ces mêmes industriels mettent sur le marché. Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’on leur propose d’avaler.
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Soldes: Des règles spécifiques à partir de cette année
Les périodes des soldes sont devenues un moment incontournable pour faire des achats tout en réalisant des économies, parfois substantielles. Mais même pendant les soldes, la réglementation s’applique.

PĂ©riode des soldes

Les soldes d’hiver (deuxième mercredi de janvier), comme celles d’été (dernier mercredi de juin), commencent à la même date et durent 6 semaines (du 7 janvier au 17 février et du 24 juin au 4 août) sur tout le territoire, hormis quelques exceptions liées à des particularités locales.

Depuis cette année, les commerçants ne peuvent plus pratiquer de soldes complémentaires, quand ils le souhaitent, pendant deux fois une semaine ou une fois deux semaines au cours de l’année (soldes flottants).

En dehors des soldes saisonniers, le mot « solde » ne peut pas être utilisé. Les commerçants peuvent en revanche procéder à des promotions, déstockages ou autres liquidations.

Articles soldés

Les soldes ne peuvent porter que sur des articles déjà proposés à la vente et payés par le commerçant depuis au moins 30 jours. Outre le prix réduit affiché, le prix de référence avant les soldes doit être indiqué. Si vous procédez à des repérages avant les soldes, vous pouvez vous-même vérifier que le rabais porte bien sur le prix initial et non pas sur un prix artificiellement gonflé.

La réduction peut être faite par escompte à la caisse, cette modalité doit alors faire l’objet d’une publicité et l’avantage annoncé s’entend par rapport au prix de référence (- 30 % sur les étiquettes jaunes, - 50 % sur les vertes, etc.). Un commerçant peut ne solder qu’une partie de ses produits, mais il doit l'indiquer clairement (par exemple avec un panneau « Nouvelle collection non soldée »). Il lui est en tout cas interdit d’acheter des produits pour les vendre exclusivement pendant la période des soldes ou de se réapprovisionner.

Garantie pendant les soldes

Que l’article soit soldé ou non, les règles en matière de garantie sont les mêmes : le commerçant est tenu d’échanger ou de rembourser un article en cas de vice caché (défaut de fabrication…). Tout article soldé est également couvert par la garantie légale de conformité (la puissance du four n’est pas celle promise, le téléviseur ne capte pas les chaînes de la TNT…) : le vendeur doit entièrement répondre des défauts de conformité existant lors de la remise du produit et qui sont présumés exister à ce moment-là s’ils apparaissent dans les six mois suivant.
Mais si l’article ne convient pas ou plus (problème de taille, de choix de la couleur), le commerçant n’est pas obligé de l’échanger ou de le rembourser. Il peut accepter de le faire à titre commercial uniquement (sauf publicité contraire comme par exemple un panneau « Échange ou remboursement possible même pendant les soldes »). Il est donc fortement conseillé d’essayer les articles (même si parfois trouver une cabine disponible dans certains magasins relève de l’exploit) avant l’achat.

Les soldes en ligne

La réglementation des soldes sur Internet est exactement la même que celle pratiquée en magasin. La principale différence tient au fait qu’il s’agit de vente à distance, les clients disposent donc d’un délai de rétractation de 14 jours à partir du jour de réception de l’article. Le client pourra ainsi échanger son article ou être remboursé, sans pénalité et sans avoir à justifier sa décision.
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Franck Attia


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Galettes des Rois: Qui se partage le gâteau ?
La galette des Rois, les Français en raffolent. L’année dernière, ils en auraient dégusté 32 millions ! Le jour de L’Épiphanie, bien sûr, mais pas seulement. À peine les bûches disparues des vitrines des boulangeries-pâtisseries, c’est au tour des galettes à la crème d’amandes et autre frangipane de tenir la vedette dans les rayons pendant quatre bonnes semaines. Déconnecté de sa dimension religieuse, le gâteau des Rois est devenu une occasion de se réunir en famille, entre amis, et même en entreprise où les dirigeants en profitent pour présenter leurs vœux. Même l’Élysée ne déroge pas à la règle. « Il n’est pas rare d’en manger quatre ou cinq fois dans le mois », assure Dominique Anract, le président de la Chambre professionnelle des artisans boulangers-pâtissiers de Paris (CPABP).

Produit artisanal contre industriel

Mais il y a galettes et galettes : celles produites industriellement et que l’on retrouve à prix cassés dans la grande distribution, et celles des artisans boulangers-pâtissiers qui coûtent souvent la peau du dos. Selon une étude réalisée l’an dernier par Frédéric Adida, conseil en marketing spécialisé en pâtisserie, les tarifs s’échelonnent de 3 € la part à plus de 6 €, voire 8 € dans les grandes maisons parisiennes (Dalloyau, Lenôtre, La Maison du chocolat, Pierre Hermé…) contre moins de 1 € en grandes surfaces. Certes, les galettes ne sont pas les mêmes. « Comparer la mienne avec un produit industriel, c’est comme comparer du gros rouge à la tireuse avec un romanée-conti », s’insurge Jacques Génin, pâtissier et chocolatier hors pair à Paris. Pour justifier des tarifs parfois prohibitifs, les artisans mettent en avant le prix des bonnes matières premières : pâte feuilletée au beurre frais, AOP Charentes-Poitou de préférence, et farine sélectionnée chez un excellent meunier, amandes issues à 100 % du fruit de l’amandier, etc. (voir encadré). « Dans les galettes industrielles, on remplace souvent les amandes issues du fruit de l’amandier par des amandes d’abricot ou de pêche. Pour serrer les coûts, on ajoute des agents de charge, comme de la chapelure dans le fourrage, ou on force sur le sucre. On met plus de farine et d’eau dans la pâte pour diminuer le beurre », affirme Pierre Mirgalet, président de la Confédération des artisans pâtissiers de France. Mais c’est essentiellement le coût de la main-d’œuvre, lié à sa durée de fabrication, qui joue sur le prix de la galette. En effet, il faut trois jours pour faire une galette dans les règles de l’art. Car entre chaque manipulation (pétrissage de la pâte, feuilletage, découpe des deux abaisses et fourrage, quadrillage et dorure au jaune d’œuf, cuisson), s’intercalent des temps de repos de la pâte. « En coût matière, sans compter la totalité des frais fixes, et en fonction des tailles, on est entre 6 et 10 € sur une galette aux amandes de bonne qualité », indique Gontran Cherrier, boulanger-pâtissier parisien qui vend ses galettes de 15,20 € (4-5 personnes) à 30,40 € (8-10 personnes).

300 références de galettes surgelées

En période de fêtes et pour un achat exceptionnel, les clients sont plutôt enclins à mettre le prix pour une galette « faite maison ». Mais peut-on se fier aux produits des artisans boulangers et pâtissiers sans risque de tromperie sur la marchandise ? En 2012, le célèbre boulanger Jean-Luc Poujauran jetait un pavé dans la mare en affirmant, dans l’hebdomadaire Challenges, que 80 % des galettes vendues à prix d’or dans les boulangeries-pâtisseries parisiennes étaient des produits industriels surgelés que les artisans se contentaient de faire cuire. Bien qu’il ait modéré ses propos quelques jours plus tard sur une grande station de radio privée, sans doute après s’être fait taper sur les doigts par ses confrères, le doute demeure. Malheureusement, contrairement au pain qui, selon la loi, doit être pétri et cuit sur le lieu de vente, rien n’interdit au boulanger d’acheter ses pâtisseries congelées ou de recourir à des préparations industrielles. Nulle obligation non plus d’informer les clients sur l’origine des produits. Un créneau que les industriels ont largement investi en proposant une large gamme de « prêt à cuire » tant en pâtisserie qu’en viennoiserie ou, bien sûr, en galettes des Rois ! Ainsi, le leader du secteur, le groupe belge Panavi-Vandemoortele, propose 300 références de galettes surgelées. « Nous produisons chaque année 15 millions de galettes des Rois et approvisionnons 70 % de la grande distribution », déclare Antoine de Saint-Cyr, le directeur du site de Torcé, en Ille-et-Vilaine, la plus grande usine mondiale de fabrication de galettes des Rois. Rapidité, flexibilité et régularité de la qualité sont les maîtres mots de l’argumentaire du géant de l’agroalimentaire. De quoi séduire des artisans fatigués de travailler 14 heures par jour.

Les consommateurs veulent savoir

Pourtant, selon Frédéric Adida, consultant en marketing pâtisserie, l’impact des produits industriels reste limité dans le cas des galettes. « Contrairement aux viennoiseries, qu’il peut être tentant de sous-traiter car la marge est faible alors qu’elles sont longues et difficiles à fabriquer, les boulangers-pâtissiers ont tout intérêt à faire leurs galettes eux-mêmes. Ce produit est la signature du savoir-faire de l’artisan, une occasion de se distinguer de ses concurrents. Si sa galette est bonne, il peut fidéliser ses clients pour toute l’année. » Sans doute, mais combien d’entre eux suivent encore cette logique ? Impossible de le savoir faute d’enquêtes fiables. Car, sur ce marché, l’industrie et l’artisanat s’efforcent de tirer la couverture à eux. Selon Philippe Godard, de la Fédération des entreprises de boulangerie et pâtisserie industrielles, « on peut estimer que quatre galettes sur cinq sont fabriquées par l’industrie. On les retrouve dans tous les circuits de distribution, y compris chez les artisans. » De son côté, la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF), qui représente environ la moitié des 30 000 boulangers de l’Hexagone, admet que le phénomène existe mais estime qu’il reste marginal. « La plupart des boulangers réalisent eux-mêmes leurs galettes, même si certains artisans peuvent céder à la facilité », affirme Hervé Benoist-Gironière, responsable de la formation à la CNBPF. On n’en saura pas davantage. Consciente du danger que ces moutons noirs représentent pour l’image de la filière, la Confédération des boulangers-pâtissiers planche sur un code des usages de la pâtisserie boulangère. Basé sur le volontariat, il valoriserait les artisans qui font eux-mêmes leurs gâteaux. Mais pas question d’étendre l’appellation « boulangerie » et les contraintes qui en découlent à la pâtisserie. Trop risqué pour la confédération. « On a au moins 25 % des artisans qui ne font pas leurs croissants », avoue Hervé Benoist-Gironière. Dommage, car, de plus en plus, les consommateurs veulent savoir s’ils ont affaire à de simples revendeurs ou à d’authentiques artisans. Faute de transparence, ils risquent de se détourner de produits qu’ils peuvent acheter bien moins cher en grandes surfaces. Avec le risque de voir disparaître tout un pan de notre culture gastronomique.

Reportage dans un salon professionnel : l’art de faire son beurre

Un fournisseur de pâtisserie industrielle pour les artisans, Coup de pâtes, nous a dévoilé ses secrets.


À quoi ressemblent les galettes proposées aux artisans par les industriels ? À quels prix leur sont-elles vendues ? Impossible de le savoir, les principaux distributeurs (Coup de pâtes, Européenne des desserts...) ayant refusé de nous répondre et de nous envoyer leurs catalogues. Face à cette omerta, nous sommes allés au Salon international de l’agroalimentaire (Sial), qui réunit chaque année à Villepinte (93) les acteurs majeurs du secteur, en nous faisant passer pour des clients potentiels sur le point d’ouvrir une pâtisserie. Réalisés en caméra cachée avec une équipe de France 5, qui préparait un reportage sur les bûches de Noël pour l’émission « Le doc du dimanche », les entretiens sont édifiants. Ainsi, Coup de pâtes incite ses clients à exploiter les failles de la réglementation et à tromper les consommateurs sur l’origine de la marchandise.

Le commercial qui nous reçoit sur le stand de Coup de pâtes nous rassure d’emblée : « Nous, c’est vraiment du haut de gamme, on ne vend pas aux supermarchés ! » Et il est vrai que la tarte au citron qu’il nous offre est délicieuse. « Mais n’est-on pas obligé d’informer le client que les gâteaux ne sont pas faits maison ? », lui demande-t-on. « Ah non, pas du tout, c’est bien le principe ! Notre credo, c’est d’être discrets. Donc, on va vous livrer très tôt le matin ou tard le soir, pour que les gens ne sachent pas que vous avez du surgelé chez vous. Ça, c’est vraiment notre truc ! Nos cartons sont blancs, nos camions sont blancs, ça n’est jamais écrit Coup de pâtes », précise-t-il. Et si on s’inquiète du risque de retrouver les mêmes gâteaux dans les pâtisseries voisines, il balaie l’objection : « Il y a tellement de choix dans notre catalogue… Pour vous retrouver avec la même chose que vos concurrents et, surtout, pour que les gens le remarquent, les probabilités sont vraiment faibles. »

C’est le jackpot !

Notre interlocuteur nous promet des gains faramineux sur ses galettes. Car, contrairement à la bûche, dont la période de vente se limite à quelques jours, la pâtisserie de L’Épiphanie a une fenêtre de tir bien plus large. « Autant il faut être raisonnable sur la bûche, autant vous allez vous rattraper sur la galette. Une bonne galette 10/12 parts, vous pouvez la revendre 27 € et vous nous l’achetez 12  € ! » Vérification faite sur le catalogue fournisseur, la galette en question coûte en fait 6,63 € HT. Une opportunité à ne pas manquer de faire son beurre sur le dos des consommateurs !

Reconnaître une galette faite maison

Le « fait maison » n’est pas un gage de qualité absolu, car les professionnels ne sont pas tous consciencieux. Dès lors, comment reconnaître une bonne galette ? Voici quelques points de repère.


Différence galette artisanale - industrielle

L’aspect


Forme, couleur… autant de critères qui entrent en ligne de compte. Privilégiez les galettes avec une belle teinte caramel, un aspect régulier et lisse, sans vagues ni bosses, signes que les abaisses de pâte feuilletée ont été étalées avec soin et que la cuisson a été bien menée.

La beauté du décor (feuilles, dessins, etc.) témoigne également du soin apporté par l’artisan à la réalisation de sa galette. À l’inverse, un rayage standard en damiers, comme on le pratique dans l’industrie, doit éveiller votre méfiance sur la provenance du produit. À fuir aussi, les galettes trop levées pour être honnêtes : la proportion du feuilletage et de la garniture est déséquilibrée. Enfin, prêtez attention aux mentions indiquées sur l’étiquetage : beurre frais, amandes issues du fruit de l’amandier, etc.

La dégustation

C’est le test décisif. Selon Jocelyn Lohézic, boulanger-pâtissier à Paris 17e et gagnant du concours 2014 de la meilleure galette en Île-de-France, « une bonne galette c’est d’abord un feuilletage clair et net. Quand vous la coupez avec un couteau-scie, le feuilletage ne s’émiette pas, signe de sa richesse en beurre. Quant à la garniture, elle doit être généreuse, onctueuse et parfumée. Crème d’amandes (à base d’œufs, de sucre, de beurre et d’amandes) ou frangipane (la même chose additionnée d’un peu de crème pâtissière), c’est une affaire de goût. La crème d’amandes est tout de même un peu plus dense avec un parfum plus prononcé. »

Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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