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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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1er janvier 2015: Tout ce qui change
Gaz et électricité

Le prix du gaz aurait dû baisser de 0,6 % ce 1er janvier mais, en réalité, il augmente. Car si le kWh baisse, les taxes, elles, s’accroissent. Au final, la hausse est de +1,8 % sur la facture. Elle s’applique à tous les usagers, qu’ils soient au tarif réglementé ou en prix fixe de marché sur 1, 2 voire 3 ans.
Le prix de l’électricité augmente lui aussi, et là encore, c’est à cause des taxes, en particulier de la CSPE qui passe de 16,50 € à 19,50 € par MWh (soit 1 000 kWh), ce qui conduit à une hausse moyenne de la facture de 2,5 %. Tous les usagers sont concernés, qu’ils soient au tarif réglementé chez EDF ou en prix fixe de marché.

Crédit d’impôt pour les travaux d’économie d’énergie

Le crédit d’impôt de 30 % en vigueur depuis le 1er septembre pour les travaux d’économie d’énergie peut inciter à sauter le pas et à isoler ses combles, changer ses fenêtres pour du double vitrage très performant ou remplacer un système de chauffage obsolète par un équipement à haut rendement. Mais attention, à compter de ce 1er janvier, il faut impérativement faire effectuer les travaux par une entreprise RGE (reconnu garant de l’environnement) pour bénéficier de ce crédit d’impôt pour la transition énergétique. Le site http://renovation-info-service.gouv.fr/ fournit la liste actualisée de tous les professionnels RGE. Si le professionnel ne présente pas son attestation, il vaut mieux vérifier qu’il est effectivement RGE avant de signer le devis. Il serait dommage de se priver de 30 % de crédit d’impôt par négligence ou confiance mal placée.

Gazole : hausse de 4 centimes

Le litre de gazole augmente de 4 centimes en raison de l’ajout de deux taxes : celle qui financera l’abandon de l’écotaxe (2 centimes) et la taxe carbone (2 centimes également) qui ne devait concerner initialement que les camions.


SNCF

La compagnie nationale n’a pas attendu le 1er janvier pour appliquer ses hausses de tarifs, elles sont effectives depuis le 31 décembre. Les tarifs de référence ont ainsi augmenté de 2,6 % pour les TGV, TER et Intercités.

Taxi

Majoration de 1 % des tarifs des taxis, qui sont fixés par arrêté préfectoral. Le montant minimal d’une course passe quant à lui de 6,86 € à 7 €.


Fourrière

Le montant de l’enlèvement passe de 116,56 € à 150 € pour une voiture particulière et de 45,70 € à 49 € pour un deux-roues. Les frais de garde facturés 6,18 € jusqu’à présent pour une voiture grimpent à 29 €, soit 375 % d’augmentation. Pour un deux-roues, le tarif de frais de garde journaliers passera de 3 € à 10 €.


PV : aussitôt verbalisé, aussitôt payé

Selon l’arrêté du 4 décembre 2014, il est désormais possible de payer immédiatement sa contravention constatée par PV électronique à l’agent verbalisateur (policier ou gendarme).


Transports en ĂŽle-de-France

Le prix des transports en commun en Île-de-France augmente de 2,9 % en moyenne. Le ticket à l’unité passe de 1,70 à 1,80 € (+5,8 %), le carnet de 10 tickets augmente de 2,9 % et le Passe Navigo mensuel pour les zones 1 à 2 passe de 67,10 à 70 € (+4,3 %). À noter qu’à partir de septembre 2015, le Passe Navigo à tarif unique (70 € par mois) entrera en vigueur (le Passe Navigo est actuellement vendu de 60,70 à 116,50 € dans une dizaine de zones tarifaires).


Timbres : hausse Ă  deux chiffres

Timbre prioritaire (rouge) : de 0,66 à 0,76 € soit +15 % (de 0,63 à 0,66 € l’année dernière)
Timbre écologique (vert) : de 0,61 à 0,68 € soit +11 % (de 0,58 à 0,61 € l’année dernière)
Timbre économique (gris) : de 0,59 à 0,66 € soit +11 % (de 0,56 à 0,59 € l’année dernière)


Soldes

Après quelques années d’expérience, les règles spécifiques aux soldes évoluent :

Les soldes d’hiver et les soldes d’été vont durer 6 semaines, contre 5 auparavant.
Les soldes flottants sont supprimés (les commerçants pouvaient pratiquer 2 semaines de soldes complémentaires quand ils le souhaitaient).


MĂ©dicament : de la marque Ă  la DCI

Les médecins ont désormais l’obligation de prescrire les médicaments en dénomination commune internationale (DCI) sur les ordonnances. L’objectif est d’apprendre à connaître le nom du principe actif des médicaments pour éviter les doublons, ne pas rester en panne à l’étranger et faire des économies en incitant à privilégier les médicaments génériques.


Déchets : « Triman » à la rescousse



Issu du Grenelle de l’environnement, et déjà présent sur quelques bouteilles et canettes, le nouveau logo « Triman » entre enfin en vigueur. L’objectif de ce pictogramme est de mettre en avant les produits et les emballages recyclables car actuellement, faute d’un marquage spécifique, encore plus du tiers des produits de consommation courante ne sont pas recyclés.


Redevance TV

La contribution à l’audiovisuel public augmente de 3 € (de 133 à 136 €), elle avait augmenté de 2 € l’année dernière. Elle passe de 85 à 86 € dans les départements d’Outre-mer (Dom).


Smic

Le salaire minimum de croissance (Smic) est revalorisé à hauteur de 0,8 %, le nouveau montant horaire brut est fixé à 9,61 € soit 1 457,52 € bruts mensuels.


Revenu de solidarité active

Le RSA « socle » augmente de 0,9 %. Le montant forfaitaire mensuel pour une personne seule sans enfant passe à 513,88 €, à 770,82 € pour une personne seule avec un enfant et à 1 079,14 € pour un couple avec deux enfants. Il était passé de 492,90 € à 499,31 € pour une personne seule l’année dernière.


Sécurité sociale

Le plafond de la Sécurité sociale est fixé à 3 170 € par mois, soit +1,3 % (3 129 € en 2014). Il est utilisé pour le calcul de certaines cotisations sociales et de certaines prestations de la Sécurité sociale.


Prestations familiales

Les plafonds d’attribution des prestations (allocation rentrée, accueil du jeune enfant…) sont revalorisés de 0,7 %.


ImpĂ´t sur le revenu

La première tranche de l’impôt sur le revenu est supprimée. Cela concerne 6,1 millions de foyers aux revenus modestes et moyens. Les ménages commenceront donc à être imposés à partir de 10 000 € par part, contre 6 000 € jusqu’à présent.


Bisphénol A : interdit aussi dans les contenants alimentaires

La loi date de 2012 mais c’est seulement à partir du 1er janvier 2015 que le bisphénol A, un perturbateur endocrinien déjà interdit dans les biberons, est interdit dans tous les contenants alimentaires (bouteilles en plastique, canettes ou boîtes de conserve).


Détecteur de fumée


Les détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF) deviendront obligatoires, mais seulement le 8 mars 2015. Vous pouvez bien entendu vous équiper avant cette date, toutefois, gare aux tentatives d’arnaque.
Que Choisir en Ligne
Franck Attia


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Cadeaux de Noël: Échange sous conditions
Achat en magasin

Mieux vaut éviter de se tromper de cadeau car, une fois l'article acheté, rien n'oblige un commerçant à le reprendre. Néanmoins, nombreux sont ceux qui proposent cette solution à titre commercial. Dans ce cas, il est possible d'échanger voire de se faire rembourser un article qui ne plaît pas ou qui a été reçu en double, à condition de l'accompagner du ticket de caisse ou de la facture.

Achat Ă  distance

En cas d'achat à distance (par Internet, par téléphone ou par correspondance), la législation diffère. L'acheteur dispose de 14 jours à partir de la réception de l’article ou de la conclusion du contrat de service pour se rétracter, soit en utilisant le formulaire type qu’a dû lui transmettre le professionnel, soit par tout autre moyen lui permettant de prouver qu’il a bien cherché à se rétracter (par courrier recommandé, de préférence). Il dispose ensuite de 14 jours supplémentaires pour retourner à ses frais le produit dans son emballage d’origine. Les vêtements et les appareils peuvent avoir été essayés, mais les CD, DVD, jeux vidéo et logiciels doivent être retournés scellés dans leur emballage d'origine. Les voyages, la nourriture ou encore les objets ayant fait l’objet d’une personnalisation ne peuvent pas non plus être rendus.

Le commerçant a 14 jours à partir du moment où il a été informé de la demande de rétractation pour procéder au remboursement des sommes versées, frais de livraison compris. Toutefois, il est en droit, lorsqu’il s’agit d’un bien, de procéder au remboursement après avoir récupéré le colis ou reçu une preuve d’expédition.

Article non conforme

Le principe change lorsque l'article reçu ne correspond pas à celui qui était commandé ou présente un défaut. Il est alors possible de le rapporter dans le magasin d'achat ou de le retourner au cybermarchand (en respectant scrupuleusement les règles précisées dans les conditions générales de vente) pour qu'il soit réparé ou remplacé par un article équivalent.

Si le délai de retour est dépassé, si vous ne pouvez pas vous procurer la facture ou si, tout simplement, vous n'osez pas avouer que le cadeau ne vous plaît pas, il est toujours possible de le revendre, notamment par le biais d'Internet
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Société Get Easy: 300 % de rentabilité, 100% de vente pyramidale
Promesse d’enrichissement rapide sans travail, domiciliation exotique (Macao, en Chine), pas d’adresse en France, pas de comptes déposés et des dirigeants déjà inquiétés par la justice brésilienne pour vente pyramidale. Le moins que l’on puisse dire est que la société Get Easy n’a pas tout pour inspirer confiance.

Son modèle économique pour vous « permettre de gagner réellement de l’argent avec une société de marketing de réseau » : vous investissez dans un « pack ». Il y en a de deux sortes. Soit un lot de balises GPS (des traceurs pour véhicules, équipements divers ou animal de compagnie), soit des accès payants à une plateforme de musique en ligne. Vous placez les balises en location auprès de particuliers pour environ 20 € par mois, ou bien vous faites souscrire à ces particuliers un abonnement à la plateforme musicale. Ensuite, vous touchez une part des loyers ou des abonnements. Pour vous enrichir plus vite, l’idéal reste néanmoins d’acheter et de revendre des packs entiers à des particuliers, qui eux-mêmes revendront des packs, dans un grand mouvement d’enrichissement général. Jusqu’à la ruine finale propre à tout système pyramidal.

Les balises proposées par Get Easy (sur la base des maigres informations disponibles sur le site) ont des équivalents à 150 € dans le commerce. Il est impossible que la société trouve chaque mois, comme elle le prétend, des dizaines de milliers de particuliers pour les louer à 20 € mensuels. Sans parler des abonnements payants à une plateforme musicale confidentielle, à l’heure du streaming. Le système ne tient pas la route. Dès que le flux d’argent apporté par les nouvelles recrues se tarit, il s’effondre.

Le directeur du marketing de Get Easy, Pedro Mira Godinho, est connu de la justice au Brésil. Il a participé là-bas au développement d’une société nommée Bbom dont les activités étaient similaires à celle de Get Easy. La justice brésilienne a conclu en septembre 2013 qu’il s’agissait d’un système de vente pyramidale, illégal au Brésil comme presque partout dans le monde. Les avoirs de la société ont été saisis. La Banque du Portugal, équivalent de la Banque de France, a quant à elle lancé une mise en garde contre Get Easy le 14 novembre 2014, cette société ayant des bureaux à Lisbonne et des activités au Portugal. Nous n’avons pas eu de réponse à la demande de précisions laissée sur la page en français du site de Get Easy.
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Bûches de Noël: De l’industriel en vitrine !
Diffusée ce soir sur France 5 dans le cadre de l’émission « Les Docs du dimanche » (20 h 50), l’enquête sur les bûches de Noël, à laquelle Que Choisir a participé, va provoquer quelques désillusions chez de nombreux téléspectateurs.

Beaucoup de consommateurs pensent en effet que les traditionnelles bûches, l’un des produits phares des fêtes de fin d’année, vendues dans les boulangeries-pâtisseries sont « faites maison ». Erreur ! Dans la grande majorité des cas, elles ont été fabriquées par des industriels et livrées surgelées en magasin. Le boulanger pouvant néanmoins apporter sa touche personnelle en y plaçant sur le dessus des décorations en plastique (père Noël, sapins…), des feuilles en chocolat ou encore des petits macarons. Il peut aussi y déposer une petite étiquette avec le nom de son magasin, ce qui plaide pour une fabrication maison.

Le phénomène n’est pas propre à la bûche. Comme l’avait révélé une enquête remarquée de Que Choisir publiée il y a deux ans, de nombreux boulangers achètent leurs viennoiseries et gâteaux auprès d’industriels comme Coup de pates, Four à idée… Certains se fournissant même chez Métro.

Certes, vendre des bûches industrielles n’est pas illégal en soi. Pour pouvoir appeler son commerce « Boulangerie », la loi exige que le pain soit fabriqué sur place, sans recours à un ingrédient surgelé. Rien de tel n’est imposé pour les pâtisseries et les viennoiseries. En revanche, un artisan qui affiche que ses bûches sont faites maison alors que ce n’est pas vrai, serait en faute (publicité trompeuse). Il est également tenu d’indiquer par un logo (igloo ou pingouin, sur la vitrine) s’il met en rayon des produits décongelés (information importante pour le consommateur car ils ne doivent pas être recongelés). En pratique, bien peu d’artisans le signalent.

Évidemment, il existe encore des boulangers et pâtissiers qui fabriquent eux-mêmes leurs bûches (le bouche-à-oreille étant la meilleure publicité pour ces derniers). De fait, comment distinguer celles-ci de leurs homologues industrielles qui, au demeurant, peuvent être de qualité ? Difficile de répondre à la question.
Des bûches industrielles plus vraies que nature

Un coup d’œil sur les différents catalogues que nous avons recueillis montrent que l’industrie présente une gamme très étendue de bûches… dont certaines ont effectivement tout l’air d’avoir été « faites maison ». Si dans sa boutique les gammes sont variées et que pour chacune d’entre elles, les bûches sont proposées en quantité… industrielle, il y a dès lors de fortes probabilités qu’elles sortent d’une usine. On peut également faire le tour des boulangeries de son quartier. Et peut-être trouvera-t-on régulièrement les mêmes « modèles » de bûches. Ce qui, là encore, laisse à penser qu’elles sont d’origine industrielle. Bien sûr, il est possible de poser franchement la question au boulanger. Mais, pour des raisons commerciales, il aura en général du mal à reconnaître qu’elles viennent de l’extérieur !

La difficulté à trouver des pâtissiers, les charges de personnels et des règles d’hygiène toujours plus contraignantes, sont les raisons les plus fréquemment évoquées pour expliquer le recours à l’industriel. Avec ces produits, le boulanger regarde aussi à sa marge ! Par exemple, sur catalogue, la bûche individuelle est vendue de 1,50 à 2 € HT (et avant négociation). En vitrine, elle se retrouvera souvent avec un prix public variant de 3 à 4,50 €.


Bûches crème au beurre du catalogue Coup de pates
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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Étiquetage simplifié de la viande: Un déni de culture
Entrecôte, faux-filet, bavette, viande bovine française (VBF)… Même en sélectionnant soigneusement sa barquette, quel consommateur n’a jamais été déçu par un steak préemballé, acheté en supermarché ? Fade et duraille, une fois dans l’assiette, très souvent la viande a fondu comme neige au soleil ! Une mésaventure qui serait due, selon les professionnels de la filière, non pas à la piètre qualité des produits proposés mais à une mauvaise compréhension de l’étiquetage par les consommateurs ! « Les dénominations des morceaux de viande sont trop techniques pour être comprises des clients », prétend Gérard Cladière, le président du groupe viande de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Résultat, de plus en plus de consommateurs se sentant démunis sans les conseils d’un boucher, et ne sachant quels morceaux choisir ni comment les cuisiner, finiraient, ô scandale, par s’abstenir d’acheter ! Face à des ventes en perte de vitesse, l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev) a donc décidé de réagir. Non pas en faisant œuvre de pédagogie auprès d’un large public qui ne demande qu’à apprendre (le succès populaire des émissions culinaires en témoigne), mais au contraire en simplifiant l’étiquetage, afin que « la viande parle enfin au consommateur », selon le slogan d’Interbev ! Un comble alors que l’information des clients va être largement amputée.

Des Ă©toiles, comme pour les hĂ´tels

Le nouvel affichage conçu par la profession a pourtant reçu l’aval des pouvoirs publics et s’applique dès le 13 décembre aux barquettes de viande bovine et ovine vendus dans les grandes et moyennes surfaces (heureusement, les boucheries artisanales en sont exemptées, mais jusqu’à quand ?). Seules les dénominations connues de tous, telles que filet, faux-filet, rumsteck, onglet, T-bone, jarret… figureront désormais sur les emballages. Exit, en revanche, le merlan, la poire, l’araignée, le rond de tranche ou le mouvant. Tant pis pour les connaisseurs qui appréciaient ces morceaux. Ils ne pourront plus les repérer sur les étiquettes car ils sont désormais regroupés sous des appellations génériques beaucoup moins poétiques : steak, rôti, bourguignon, pot-au-feu… Leur mode d’emploi (à griller, à rôtir, ou à mijoter) est également précisé, pour éviter de fausses manœuvres aux cuisiniers débutants. Enfin, la qualité des morceaux apparaît sur l’étiquetage. Ce classement, exprimé par une, deux ou trois étoiles, comme pour les hôtels, indique la tendreté pour les morceaux à griller ou à rôtir, mais également le moelleux, lié à la teneur en collagène, pour les morceaux à mijoter. Ainsi un steak obtient trois étoiles, s’il provient de la « surprise » (morceau situé dans le dessus de palette) alors qu’il n’en obtient qu’une s’il est issu du « dessus de boule de macreuse ». Bien entendu le consommateur ne saura jamais les raisons de cette différence, puisqu’il est supposé incapable de comprendre les informations d’une étiquette !
De plus, sauf à les proposer à prix cassés, qui aura envie d’acheter les viandes les moins biens classées, donc de qualité médiocre, à part les personnes les plus démunies ? Une stigmatisation supplémentaire à leur égard qui est difficilement acceptable. Quant aux amateurs, ils risquent de ne pas se satisfaire d’un système uniquement basé sur la tendreté et qui fait l’impasse sur d’autres critères au moins aussi importants : la race de l’animal, le mode d’élevage, les conditions d’abattage, la maturation de la viande, etc. Ainsi une entrecôte peut être classée trois étoiles, qu’elle provienne d’une vache laitière de réforme ou d’une race à viande, comme la Limousine ou la Salers… Les grands gagnants de ce nouveau système ne sont donc pas les consommateurs mais les grandes surfaces qui vont pouvoir continuer à vendre de vieilles carnes sous un classement trompeur… en toute légalité.




Exemple d'étiquette de viande avant et après la réforme. (Crédit : Interbev)

La filière viande a donc choisi de se positionner délibérément à contre-courant des tendances actuelles en privilégiant un modèle à deux vitesses : les produits de qualité, à la traçabilité irréprochable vendus par des artisans bouchers à destination des classes aisées de la population, et des produits tout-venant, vendus préemballés par la grande distribution avec un étiquetage simpliste à base de pictogrammes et d’étoiles, à destination d’une clientèle « incapable » de se repérer. Un positionnement pour le moins malvenu, qui risque d’appauvrir encore un peu plus le référentiel alimentaire du plus grand nombre. Dans ces conditions, mieux vaut fuir les rayons concernés et acheter sa viande chez un artisan boucher. Un vrai gage de qualité !

L’étiquetage du poisson sur la bonne voie

Allez comprendre : à l’heure où l’étiquetage des morceaux de viande vendus en grandes surfaces devient moins précis, le nouvel étiquetage des produits de la pêche, qui entre en vigueur le 13 décembre, se veut, au contraire, plus complet. Cette mesure vise à permettre aux consommateurs d’être mieux informés, selon la Commission européenne, qui l’a mise en place à travers la nouvelle politique commune de la pêche. Les zones se font plus précises et l’engin de pêche utilisé doit lui aussi être affiché.

Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Copie privée : triste palmarès !
Si la France a perdu la finale de la Coupe DAVIS, elle garde néanmoins le triste titre de « championne d’Europe de la perception pour copie privée ». En effet, l’UFC-Que Choisir vient de dénoncer le fait que les consommateurs, censés réparer un préjudice auprès des ayants droit (auteurs, compositeurs, interprètes, producteurs…) lié à la possibilité de réaliser des copies privées (d’œuvres acquises licitement), sont en réalité ceux qui subissent le préjudice le plus important : l’établissement de redevances extrêmement élevées qu’ils payent lorsqu’ils achètent des supports vierges de stockage (CD vierges, clés USB, smartphones par exemple).

Ainsi, il ressort que les consommateurs français sont en moyenne mis à contribution 5 fois plus que leurs homologues européens, sans qu’il ne soit démontré que leurs pratiques de copies privées diffèrent par rapport à d’autres pratiques au sein de l’Union européenne. Cette appétit pantagruélique des ayants droit français leur a permis d’engloutir 208 millions d’euros en 2013 (soit une hausse de plus de 200 % depuis 2001 !)…. Au moins 208 millions d’euros. En effet, ce chiffre est tiré d’une publication d’une Société de perception et de répartition des droits (SPRD) étant entendu qu’il n’existe à ce jour aucun chiffre officiel. C’est d’autant plus dommage que j’ai lu dans la presse ces derniers jours que cette somme devait être en réalité bien plus importante (on parle de 240 millions voire 270 millions d’euros !). Le tout hors taxes s’il vous plait… Pour la transparence, il faudra malheureusement repasser.

Afin de poser sainement le débat sur une réforme de la commission copie privée en France dont je parlais dans une récente note de blog, il est donc nécessaire de mettre des chiffres sur des maux. L’origine de cette différence est désormais parfaitement identifiée : les barèmes en France sont jusqu’à 280 % plus élevés que dans le reste de l’Union européenne. Et cette différence, c’est le consommateur français qui la paye puisque les importateurs/revendeurs répercutent intégralement la redevance pour copie privée sur le prix des biens proposés aux consommateurs. Ces écarts sont par ailleurs d’autant plus importants que les capacités de stockage augmentent. Pour les grandes capacités, l’écart explose même. Ainsi à une clé USB de 128 Go s’applique une redevance de 12,8 euros en France contre 1,56 euros en Allemagne. Plus qu’un écart : un gouffre !

Il faut rappeler que les barèmes en France sont déterminés au doigt mouillé sur la base d’arguments souvent farfelus par une commission dédiée où le poids des ayants droit permet toutes les dérives. Savez-vous que même que lorsque vous copiez légalement une œuvre gratuite (exemple, une bande annonce d’un film), les ayants droit considèrent que cela leur cause un préjudice ? L’absurde n’est pas seulement frôlé, il est percuté de plein fouet !

En conséquence, en attendant une indispensable harmonisation européenne de l’exception pour copie privée, une urgente réforme de la commission qui détermine ces barèmes doit être mise en place. Elle constitue l’étape indispensable vers la crédibilité et le bienfondé de redevance pour copie privée en France…. Oui, il faut revoir la copie, et vite !
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Prix des jouets: À quel moment acheter les jouets de Noël ?
À quel moment faut-il acheter les jouets de Noël pour les payer au meilleur prix ? Compte tenu du budget que les consommateurs y consacrent chaque année, la question est légitime.



Afin de savoir si les prix restent identiques, s’il faut attendre les jours qui précèdent Noël ou au contraire s’y prendre dès le début de l’automne, Que Choisir a relevé les prix de 34 jouets différents sur plusieurs mois, jour après jour, du 1er septembre au 31 décembre 2013. Toutes les grandes marques figurent dans cette sélection avec leurs jouets emblématiques, et les relevés ont été effectués sur six sites Internet : Amazon et Cdiscount pour les cybermarchands, Carrefour et Auchan pour la grande distribution, King Jouet et Toys’R’Us pour les enseignes spécialistes du jouet.

Les prix sont très élevés début septembre, comme le montre la courbe d’évolution des prix. Ils ne font ensuite que baisser jusqu’au 8 décembre, en moyenne de 20 % de septembre à début décembre. Puis ils remontent un peu jusqu’à Noël, sans toutefois retrouver les prix élevés de l’automne. Mais les politiques prix diffèrent selon les enseignes : presque tous les jouets ont retrouvé leur niveau de septembre chez King Jouet et Toys’R’Us avant Noël, pas ailleurs.

Il est impossible d’assurer que les prix vont suivre cette année la même courbe tout au long du mois de décembre. Néanmoins nos relevés effectués jusqu’à présent, de septembre à novembre, attestent d’une évolution rigoureusement identique.

Le conseil de Que Choisir

Fin novembre et début décembre, c’est le bon moment. Achetez dès maintenant, avant la fin de validité des catalogues de Noël, qui intervient au plus tard le 8 décembre. C’est en effet à partir du moment où plus aucun catalogue n’est en vigueur que le prix des jouets repart à la hausse. Et si promotions il y a quelques jours avant Noël, elles porteront sur des jouets qui n’ont pas eu le succès escompté, pas sur les jouets stars qui font rêver les enfants.

OĂą acheter les jouets ?

Réponse avec notre comparatif sur le prix des jouets pour les 30 jouets vedette de ce Noël 2014. Les prix ont été relevés en priorité dans les catalogues de jouets quand ils sont sortis, ou au même moment sur les sites et en magasin quand un jouet ne figurait pas dans un catalogue. Douze enseignes figurent dans ce comparatif qui compte les spécialistes du jouet (Toys’R’Us, Joué Club, La Grande Récré, King Jouet, Maxitoys), les chaînes d’hypermarchés (Auchan, Carrefour, Cora, Géant Casino, Leclerc) et les deux grands sites marchands (Amazon, Cdiscount).

→ Comparatif Que Choisir : Prix des jouets

Gare aux fausses promotions

Attention, nous avons détecté de fausses promotions sur les sites de Cdiscount et King Jouet. Cdiscount bat de loin tous les records en faisant croire à une économie de 52 € sur Le temple du phœnix de feu de Lego alors qu’il vend ce jeu au même prix qu’ailleurs, et c’est la même chose pour la Barbie Joyeux Noël qui promet 24 € d’économies, ou l’Aéro’balles Elefun de Playskool, pour lequel Cdiscount annonce 27 € d’économies à 29,83 €, alors qu’on le trouve à ce prix ailleurs.

De son côté, King Jouet vend la poupée connectée Mon amie Cayla à prix barré, 76,99 € au lieu de 89,99 €, alors qu’elle coûte plus cher que dans son catalogue ! C’est pareil pour la montre connectée Kidizoom smart watch, proposée à 53,99 € au lieu de 69,99 €, alors qu’elle était à 44,99 € dans son catalogue.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais avec Nadia


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Détecteurs de fumée: Gare aux arnaques
C’est le nouvel Eldorado des démarcheurs à domicile, l’obligation prochaine des détecteurs de fumée les rend imaginatifs. Ils se déguisent en sapeurs-pompiers, se présentent avec le titre de responsable sécurité incendie, se déclarent envoyés par la mairie et même par le gouvernement, vous fixent rendez-vous par téléphone en vous promettant le pire si vous ne vous mettez pas d’urgence en règle avec la réglementation.

Ne cédez pas, quels que soient leurs arguments. Contrairement ce que les démarcheurs affirment avec beaucoup d’aplomb, aucune mairie, aucune assurance, aucune mutuelle, aucun office HLM ou bailleur privé, aucun syndic n’ont mandaté de prestataires pour aller vendre des détecteurs de fumée à domicile.

Ce ne sont là que des sornettes pour empocher 100 €, parfois plusieurs centaines d’euros, pour des appareils qu’on paye autour de 20 € en magasin.

Certains vont même jusqu’à faire signer un contrat de maintenance ou d’entretien, alors que le seul entretien à faire sur un détecteur, c’est de changer sa pile le jour où il signale qu’elle faiblit !

La seule bonne façon de s’équiper, c’est d’acheter en magasin ou sur Internet en optant pour un détecteur de fumée de marque NF. Trop de détecteurs de fumée non conformes se trouvent encore sur le marché, la marque NF est actuellement la meilleure garantie pour s’en préserver.

Qui doit installer le détecteur de fumée ?

Depuis la loi Alur (loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové) du 24 mars 2014, c’est au propriétaire d’équiper le ou les logements qu’il met en location.

Dans les locations en cours, le propriétaire bailleur est tenu de fournir le détecteur de fumée au locataire ou de lui en rembourser l’achat.


Qui doit l’entretenir ?

C’est à l’occupant du logement, donc cette fois au locataire s’il s’agit d’un logement loué, d’entretenir le détecteur de fumée, de changer les piles et de le remplacer si besoin le jour où il ne fonctionne plus.

Les seules exceptions concernent les locations ­saisonnières, les logements meublés, les logements de fonction et les foyers-logements. C’est alors au propriétaire d’entretenir le détecteur de fumée.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Guide de Noël 2014
Vous y trouverez un rappel de vos droits et de nombreux conseils dans les situations plus particulières de cette fin d’année : - les dons et étrennes, - les cadeaux de Noël, - se retrouver en famille.

Plus des conseils si le cadeau ne plaît pas ou s'il ne fonctionne pas, pour voyager ou pour réveillonner dans les meilleurs conditions.

A tous, excellentes fêtes de fin d'année!


Que Choisir-Ardeche


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Fruits et légumes: Trop de produits francisés
« Mangez local », un slogan qui a le vent en poupe en ces périodes de crise économique. Et tant mieux si nous sommes de plus en plus nombreux à consommer responsable et à privilégier les productions de proximité. Mais attention aux dérapages. Une fois de plus, les enseignes de la grande distribution ont compris tout le profit qu’elles pouvaient tirer de cette nouvelle tendance. Elles cherchent donc à mettre en valeur leurs approvisionnements locaux, quitte à franchir la ligne jaune et à tricher lorsque cela les arrange. C’est en tout cas ce qui ressort des résultats de la dernière enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans le secteur des fruits et légumes, publiée le 22 octobre dernier. Plus de 9 000 établissements ont été visités et près de 60 000 actions de contrôle réalisées. Résultat : 10 % des produits contrôlés se sont révélés non conformes à la réglementation européenne sur l’étiquetage, donnant lieu à 4 833 avertissements, 497 procès-verbaux et 37 mesures de police administrative. L’infraction la plus fréquente consiste à présenter comme locaux des produits issus d’autres régions françaises voire d’autres pays d’Europe. Plus inquiétant, si ces « anomalies » se retrouvent principalement dans les grandes surfaces, elles apparaissent également sur les marchés en plein air, au risque de mettre à mal un des derniers liens de confiance qui unissait consommateurs et producteurs.

Des tromperies aussi sur le poids et les indications géographiques

Autres infractions constatées : les tromperies sur le poids des produits préemballés, les mentions d’origine, d’absence de traitement ou des allégations nutritionnelles ou de santé non justifiées. Les indications géographiques (AOP, IGP) font également l’objet d’usurpations. Quant aux petits arrangements avec l’étiquetage, ils ne sont pas l’apanage exclusif des distributeurs. Les producteurs sont également épinglés : « certains producteurs complètent leurs stocks par des fruits et légumes issus de l’achat-revente sans en informer le consommateur », indique la DGCCRF. De quoi ternir quelque peu l’image écoresponsable des circuits courts, même si ces infractions restent rares, du moins on peut l’espérer… Seule note positive, les anomalies restent marginales du côté de la qualité des produits : les constats dressés portent principalement sur le non-respect de la qualité minimale des fruits et légumes proposés à la vente : pourriture, maturité excessive, verdissement, germination. Des infractions relevées principalement sur les marchés de plein vent et les magasins de hard discount. Mais il est vrai que la DGCCRF ne place pas la barre très haut. Si les contrôles avaient porté, par exemple, sur le goût des fruits (taux de sucre, jutosité…), gageons que les résultats auraient été bien plus alarmants !

Même si, selon les résultats de l’enquête, le nombre d’avertissements distribués diminue, les procès-verbaux dressés et les constats de non-conformités sont eux en augmentation, avec 4,17 % des contrôles en 2013 contre 3,94 % en 2012.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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