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Pétition Fiscalité : stop à l'alibi écologique
En 2019, une famille paiera en moyenne 360 euros de taxes environnementales prélevées par l’État avec a minima :
• 10 milliards d’euros de taxe carbone en 2019 sur vos factures d’énergie et de carburant
• 500 millions d’euros de taxe sur l’élimination des déchets sur vos factures de collecte et de traitement des déchets ménagers
• 300 millions prélevés sur le budget des agences de l’eau sur vos factures d’eau

Auquel il pourrait être ajouter 5,5 milliards de Contribution aux Charges de Services Publics de l’Electricité sur vos factures d’électricité qui abondent désormais le budget de l’Etat.

Mais cette fiscalité visant à faire évoluer les comportements n’a de sens que si le produit de ces taxes est utilisé à encourager ces bonnes pratiques dans le quotidien des français.

OR ces taxes, et donc les recettes de l’Etat, ne font qu’augmenter au nom de l’environnement, mais les moyens pour accompagner au quotidien les français et les territoires en faveur de solutions économes et vertueuses pour l’environnement, eux, ne progressent pas !


Pourtant les constats sont alarmants : le réchauffement climatique s’accélère, la précarité énergétique continue d’augmenter, les déchets résiduels continuent de s’accumuler sans solution de recyclage, et nos ressources en eau se réduisent. La France est en train de dévisser de la plupart de ses objectifs environnementaux et nous en voyons les conséquences au quotidien dans notre environnement proche (inondations, canicules, dépôts sauvages, pollution de nos cours d’eau et de nos plages…) .

Il est donc urgent que ces taxes servent enfin à financer principalement la transition écologique :
• Plus de soutiens à la rénovation énergétique, aux équipements de chauffage et aux énergies renouvelables pour m’aider à réduire ma facture énergétique
• Plus de soutiens aux solutions de transports et aux véhicules économes et propres.
• Plus de moyens pour réduire mes déchets et mieux les recycler
• Plus de moyens en faveur des économies d’eau et de la rénovation des réseaux de distribution d’eau et en faveur de la protection des rivières et des mers.

Refusons une fiscalité environnementale punitive visant simplement à lever davantage de recettes pour l’Etat !

Exigeons que les recettes des taxes environnementales servent véritablement à financer la transition écologique au plus près des français et de leur territoire !
L’écologie n’est pas un alibi !
La fiscalité environnementale doit financer la transition écologique dans mon quotidien et sur mon territoire.

Signez la pétition sur le site de l'UFC Que Choisir et faites-la circuler, nous avons besoin de vous !



L’écologie n’est pas un alibi !
La fiscalité environnementale doit financer la transition écologique dans mon quotidien et sur mon territoire.


Pétition lancée à l’initiative de plusieurs associations : AMORCE, la CLCV et l'UFC-Que Choisir.


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POUR UN PRIX DU FIOUL MOINS CHER AVEC l’UFC-Que Choisir.
Prix du fioul en Auvergne-Rhône-Alpes


En 2018, grâce à l'achat groupé de Choisirsonfioul.fr, les ménages situés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ont réalisé en moyenne des économies autour des 48€ sur 2.000 litres de fioul.

Parmi vos voisins dans l'Ain, l'Allier, l'Ardèche, le Cantal, la Drôme, l'Isère, la Loire, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme, la Savoie, le Rhône et la Haute-Savoie, le nombre de personnes inscrites au courant de l'année 2018 s'élève à 6.191. Elles ont ainsi pu économiser de façon collective 44.683€ sur leur plein de fioul.

Déjà au courant de l'année 2017, la moyenne des économies réalisées sur l'ensemble des commandes lors des 4 achats groupés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes était de 51€.

Vous aussi économisez sur votre prochain plein en vous inscrivant pour le prochain achat groupé.

Pour en savoir plus sur les dates des prochaines actions, consultez le calendrier en cliquant sur l'image ci-dessous.



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Coût de détention des véhicules: Gare aux idées reçues !
Faute d'information suffisante, les prix d'achat et de carburant restent les principaux critères qui orientent le choix des consommateurs. Or, notre étude sur le coût total de propriété (CTP)2, qui intègre l’ensemble des coûts supportés par les consommateurs lors de la détention d’un véhicule (assurance, carburant, financement, d’entretien et les coûts de déprécation), montre que malgré un prix d'achat plus élevé, les véhicules électriques et hybrides rechargeables s’avèrent en réalité plus économiques que les véhicules utilisant un carburant fossile.

Véhicules électriques, une alternative enfin crédible, pour l’instant grâce au bonus

Ainsi, le coût total d’un véhicule électrique3 est plus faible que celui d’un diesel (CTP inférieur de 3 %) ou d’une essence (5 %) dès 4 ans de possession. L’électrique tire encore plus son épingle du jeu sur le marché de l’occasion, où le gain de pouvoir d’achat, par rapport au diesel, atteint 940 €/an (soit un CTP inférieur de 28 %) pour une seconde main4 et 1017 €/an (soit -37 %) pour une troisième main. Les véhicules électriques bénéficient d’un budget énergie de 188 €/an, bien inférieur à celui d’un véhicule diesel (1181 €/an) ou essence (1461 €/an) et surtout d’un bonus de 6000 euros à l’achat, sans lequel l’électrique ne serait pas rentable (CTP supérieur de 13 % par rapport au diesel). Quant aux véhicules hybrides rechargeables, ils s’avèrent être trop coûteux en 1ère main mais cette technologie devient rentable à partir de la 2ème main. Néanmoins, selon nos estimations, grâce à la baisse des coûts de production, les véhicules électriques et hybrides rechargeables devraient rivaliser avec les voitures thermiques, même sans bonus, d’ici à 2025.

Véhicules électriques et hybrides : la santé pour les urbains et le pouvoir d'achat pour les ruraux

Si le développement des véhicules électriques en zone urbaine apparait salutaire d'un point de vue sanitaire, d'un point de vue économique, c’est en zone rurale que la voiture électrique se distingue. Grâce à une distance moyenne parcourue plus importante, le coût de détention d’une voiture électrique de 1ère main en zone rurale est 5 % inférieur à celui d'un véhicule diesel (soit 352 €/an d’économie), alors qu'il est équivalent en zone urbaine. Le véhicule électrique apparait dès lors comme un choix pertinent pour les consommateurs ruraux, qui sont les plus pénalisés par l’augmentation de la fiscalité environnementale et l’absence de transport collectif adapté.

Développement des véhicules hybrides et électriques : tous les feux ne sont pas au vert

Malgré la multiplication par plus de deux des infrastructures de recharge en cinq ans (187 200 bornes au premier trimestre 2018) et l’amélioration de l'autonomie des voitures, les ventes de véhicules électriques et hybrides peinent à décoller avec moins de 2 % de part de marché5. Premier frein : l’offre de véhicules plus propres est encore trop limitée, les voitures électriques et hybrides représentant seulement 1 % des véhicules proposés. Deuxième frein : une durée de vie trop courte des batteries qui peut sérieusement pénaliser la revente sur le marché de l'occasion, notamment lors de la troisième main.

Il y a effectivement urgence car l'automobile est le deuxième pollueur de France derrière l’industrie avec 16 % du total des émissions de gaz à effet de serre. Si les normes d’émissions plus contraignantes sur les véhicules et la fiscalité environnementale galopante ont participé à l'inflation des dépenses automobiles (+33 % après 2000), elles n'ont, en revanche eu que peu très d'effet sur les émissions de gaz à effet de serre du parc de voitures, qui n’ont baissé que de 5,4 %6 sur les deux dernières décennies. Il faut donc changer de braquet et d’orientation.

Afin de donner de véritables alternatives aux automobilistes captifs des carburants et d’atteindre les objectifs que s’est fixés la France en termes d’émissions de gaz à effet de serre, l'UFC-Que Choisir appelle donc le gouvernement à :
• Renforcer l’information des consommateurs sur le coût d’utilisation kilométrique d’un véhicule afin que les consommateurs puissent correctement estimer et comparer le coût global de la voiture avant l’achat.
• Mettre en place un protocole de mesures des émissions de CO2 et de consommation des voitures en condition de conduite réelle afin que les consommateurs disposent d’une information fiable qui se rapproche de leurs usages.
• Fortement inciter les constructeurs à développer leur gamme de voitures à faibles émissions, en soutenant au niveau européen un objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’automobile d’ici à 2030.








Consulter notre étude :

Véhicules à faibles émissions : L'intérêt économique des consommateurs rejoint enfin l'intérêt environnemental

Lire notre enquête :

Budget auto - L’électrique, c’est du bonus !

Notes:

1 L’étude technique sur le coût de détention a été réalisée par un cabinet indépendant (Elementary Energy) et financée par la fondation European Climate Foundation (ECF).
2 La méthodologie a été élaborée par le cabinet d’étude.
3 Les données présentées sont calculées pour une berline moyenne (type Renault Mégane, Peugeotnbsp;308nbsp;etc.).
4 Dans nos simulations, la première main dure 4 ans avec une distance parcoure de 15 000 km/an ; la 2ème main est de 5 ans avec 12 000 km/an et la 3ème main est de 7 ans avec 10 000 km/an.
5 Vente de véhicules en dessous de 50 gCO2/km.
6 Chiffres de l’observatoire et des statistiques sur la période 1999 et 2017.
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Carburant: Étiquetage supplémentaire
Autant le dire tout de suite, il ne s’agit pas d’une révolution dans le monde des stations-service et rien ne change dans la composition actuelle des carburants. Les automobilistes trouveront toujours les mêmes pistolets distributeurs de la même couleur ainsi que les mêmes noms de carburant dans les stations. Le changement qui s’opère à partir du 12 octobre 2018 est simplement l’apposition d’une étiquette supplémentaire permettant d’identifier en un clin d’œil le type de carburant (essence, diesel ou gazeux) et, le cas échéant, sa teneur en biocarburant. Ainsi, le SP95 à 5 % d’éthanol sera toujours étiqueté SP95 (appellation commerciale), mais sera accompagné d’un pictogramme « E5 » (nouvel étiquetage réglementaire). De même, le SP95 à 10 % d’éthanol sera étiqueté SP95-E10, avec le logo « E10 ». À noter qu’un système similaire sera prochainement mis en place pour les véhicules électriques afin de guider l’automobiliste dans la recharge des batteries.


Rond, carré ou losange



Selon le type de carburant, l’étiquette, qui doit mesurer au moins 4 centimètres de large sur la pompe et 1,5 centimètre sur le pistolet, aura une forme différente. Pour un carburant de type essence, par exemple le SP95, il s’agira d’un « E » placé dans un cercle. Le chiffre qui lui sera accolé indique la teneur en biocarburant. La forme pour un carburant de type diesel est un carré dans lequel se trouve la lettre « B » suivi d’un chiffre signifiant la teneur en biocarburant contenu dans le diesel. Le « XTL » indique qu’il s’agit d’un diesel synthétique qui n’est pas dérivé du pétrole brut. Enfin, la forme pour un carburant de type gazeux est un losange avec les indications « H2 » pour l’hydrogène, « CNG » pour gaz naturel comprimé, « LPG » pour gaz de pétrole liquéfié (GPL) ou « LNG » pour gaz naturel liquéfié.

Une information multidiffusée



Cette information sera également affichée chez les concessionnaires automobiles et placée sur les véhicules neufs (mis sur le marché ou immatriculés à partir du 12 octobre 2018), à proximité immédiate de la trappe à carburant (ou du bouchon), dans le manuel d’utilisation du véhicule ainsi que dans le manuel électronique pour certains véhicules neufs disposant d’un système d’infodivertissement embarqué.


Pour toute l’Union européenne



La mise en place de ces étiquettes est d’ores et déjà en cours dans l’Union européenne (UE) pour les véhicules neufs et les stations-service. Elles seront déployées dans les 28 États membres de l’UE, les pays de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège), ainsi que la Macédoine, la Serbie, la Suisse et la Turquie. Le Royaume-Uni n’est pas concerné et devra décider s’il applique ou non cette réglementation après le Brexit.



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Yves Martin


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Prix du gaz (octobre 2018): À la hausse toute
C’est un retournement de tendance spectaculaire. Après plusieurs années de baisse, le prix du gaz est reparti à la hausse en fin d’année dernière et depuis, il ne s’arrête plus. Il a franchi la barre des 6 centimes en septembre pour un ménage qui se chauffe au gaz, et augmente encore ce mois d’octobre de 3,3 %.

En cause, la hausse des prix sur le marché de gros, très sensible aux soubresauts géopolitiques. En dépit de ressources mondiales abondantes en gaz, l’instabilité pousse les tarifs à la hausse. C’est une bonne partie de l’explication, il faut lui ajouter l’augmentation de la taxe carbone qui concerne toutes les énergies fossiles (carburants, gaz, fioul). Et puis la mise en place progressive du compteur Gazpar par le gestionnaire de réseau GRDF a un coût, intégré au prix du gaz, de même que la modernisation en cours du réseau.

Alors, que faire pour subir a minima cette hausse ? Si vous avez souscrit une offre à prix fixe sur 2 ou 3 ans quand les prix du kWh étaient bas courant 2016, voire très bas au cours de l’été 2016 (4,56 centimes en juillet), ou encore en 2017, surtout restez-y. Si vous aviez alors opté pour une offre compétitive par rapport au tarif réglementé, vous êtes fortement gagnant. C’est le cas aussi si vous avez souscrit à l’offre « Énergie moins chère ensemble » de l’UFC-Que Choisir. Même en consultant notre comparateur actualisé tous les mois et en optant pour le fournisseur le plus compétitif qui est à -15 %, vous paieriez plus cher.

Si vous êtes en offre à prix indexé sur le tarif réglementé, changez pour l’offre à prix fixe la plus compétitive du marché, elle est à -15 %. Si d’aventure le gaz devait repartir à la baisse d’ici un an, il sera toujours temps de changer de fournisseur, la démarche est gratuite et en matière de gaz naturel et d’électricité, la durée du contrat n’engage que le fournisseur. Le client peut le quitter à tout moment, sans préavis et sans pénalités.
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Élisabeth Chesnais


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Rénovation énergétique: Entrée en scène de Faire, tous éco-confortables
Le précédent gouvernement ne communiquait jamais sur les « Espaces info énergie », qui sont pourtant la cheville ouvrière locale de l’information sur la rénovation énergétique des logements. Il avait créé la plateforme Internet « Rénovation info service » et ne parlait plus que des points Rénovation info service, qui n’étaient souvent rien d’autre que… des Espaces info énergie. Le grand public n’avait pas dû y comprendre grand-chose, et voilà qu’on nous refait le coup !

Le gouvernement vient en effet de rebaptiser le service public de la rénovation énergétique. Ne cherchez plus la plateforme en ligne « Rénovation info service ». Comme tout ce qui touche à la rénovation, elle s’appelle désormais « Faire », pour « Faciliter, accompagner et informer pour la rénovation énergétique ».

Quant aux « conseillers énergie » des Espaces info énergie et autres structures, ils deviennent des « conseillers Faire » afin de « rendre plus lisible le service public de la rénovation », dixit le gouvernement. À voir…

L’objectif, lui, reste identique, à savoir rénover 500 000 logements par an.

On veut bien croire au pouvoir des mots et de la publicité, mais pour y parvenir il faudra assurément beaucoup plus qu’un changement de nom ou qu’une campagne sympathique de spots TV et d’encarts dans la presse.

Certes, « Faire » est aussi une charte et doit devenir une « signature commune » qui rassemble tous les acteurs publics et privés de la rénovation énergétique signataires afin de faciliter leur identification et les démarches. Les professionnels qui favorisent « une rénovation plus performante » pourront même apposer le nouveau logo « Engagé pour Faire ». Mais Que Choisir a vu rouge en apprenant que les professionnels RGE (Reconnu garant de l’environnement) vont y avoir droit d’office. La dernière enquête de Que Choisir sur la rénovation énergétique des logements a en effet démontré que les entreprises RGE sont incapables de recommander des travaux d’économies d’énergie pertinents et cohérents, en dépit de prix très excessifs. Le constat a été similaire dans le rapport du Conseil général de l’environnement. On reste aux antipodes de la rénovation plus performante !

Ceci dit, le gouvernement prévoit d’améliorer le dispositif RGE et de contrôler les travaux. Encore faudrait-il que le logo « Engagé pour Faire » ne soit remis qu’après renforcement des compétences en rénovation énergétique et contrôle effectif des travaux réalisés.
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Élisabeth Chesnais


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Compteur Linky: Alerte pour les ménages précaires
Afficheur déporté pour une information sur la consommation en temps réel : une véritable arlésienne

Alors que l’UFC-Que Choisir a toujours promu un afficheur déporté permettant à tous les consommateurs d’avoir une information sur leur niveau de consommation électrique en temps réel dans leur lieu de vie, le législateur, dans la loi Transition énergétique pour la croissance verte de 2015, l’a confiné aux seuls ménages précaires au 1er janvier 2018. Déjà reculé d’un an, ce dispositif, reconnu utile par le médiateur national de l’énergie, la Cour des comptes1, l’Agence de la maîtrise de l'énergie (ADEME) et par François de Rugy2 lui-même, risque, au vu de l’inaction de l’administration à trois mois de l’échéance, d’être de nouveau reporté, voire purement et simplement enterré en catimini. En effet, l’arrêté indispensable pour couvrir les coûts des fournisseurs distribuant l’afficheur déporté n’a toujours pas été publié par le ministère, et à ce jour nous n’avons aucun calendrier.

Avec le Linky, un risque accru de coupures pour impayés

Dorénavant, le compteur Linky permet au distributeur d’électricité (Enedis) de limiter la puissance ou de couper l’électricité à distance. Pour éviter les dérives, la Commission de régulation de l’énergie a fixé un cadre qui oblige Enedis, suite à une demande d’un fournisseur, à se déplacer sur site avant toute coupure pour impayés. Malheureusement, Enedis n’a pas une obligation de résultat et n’est donc pas tenu de rencontrer le consommateur, ni même de laisser systématiquement un avis de passage en cas d'absence. Pire, alors qu’avec les anciens compteurs la réduction de puissance, qui limite fortement les usages, nécessitait le déplacement d’un agent d’Enedis, avec le Linky cette procédure se fait à distance sans information supplémentaire du gestionnaire ou du fournisseur. Il existe donc un risque réel d’augmentation des coupures d’électricité pour impayés (plus de 475 000 en 2016), sans que dans bien des cas les consommateurs n’en soient correctement avertis et puissent le cas échéant régulariser la situation.

Au vu de ces deux alertes pour les 5,6 millions de ménages souffrant de précarité énergétique, l'UFC-Que Choisir demande au Ministre de la transition énergétique et solidaire de prendre les mesures nécessaires pour :
• Assurer le financement des afficheurs déportés afin que les fournisseurs puissent les proposer aux consommateurs précaires ;
• Renforcer le contradictoire dans la procédure de coupure d’électricité ou de limitation de puissance, afin d’éviter des interruptions d’électricité hâtives et sans discernement.

Plus généralement, avec près de 300 000 signatures de sa pétition sur le Linky, l’association demande au nouveau Ministre, compte tenu des engagements pris par son prédécesseur, des avancées en termes d’information pour tous les consommateurs et une information sur les résultats des travaux de la Commission de régulation de l’énergie et d’Enedis sur la sur-rémunération du projet Linky.


Notes:

1 https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-01/07-compteurs-communicants-Linky-Tome-1.pdf
2 Dans un rapport de l’Assemblée nationale du 15 mai 2014 sur l’évaluation du paquet « énergie-climat » de 2008 en France François de Rugy déclarait sur le Linky : « …dans sa configuration actuelle, il ne donne pas au consommateur une information complète et transparente » et exposait que « … la connaissance de leur consommation en temps réel est un excellent moyen de faire évoluer les comportements des Français ».
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Démission de Nicolas Hulot: Enseignements d’un échec global
Lorsque l’on est ministre de la Transition Ecologique et Solidaire de la septième puissance du monde pendant plus d’un an, difficile d’échapper à l’heure du bilan. Si j’ai pu me réjouir de certaines annonces - notamment en matière de rénovation énergétique : bonus-malus applicable aux bailleurs ; fiabilisation des diagnostics de performance énergétique, ou encore de la feuille de route sur l’économie circulaire qui prévoit notamment la mise en place d’un indice de durabilité sur les appareils - j’attends toujours désespérément le passage à l’acte. Et comme Monsieur Hulot, je suis las de la politique des « petits pas » : aucune avancée satisfaisante, aucune loi d’envergure, aucune mesure synonyme de ce qu’on appelle communément aujourd’hui le « courage politique ». Le projet de loi EGalim en est le symbole même : il ne contient aucune des révolutions que nécessite le secteur - et actées de manière consensuelle par l’ensemble des acteurs -, que ce soit au niveau des relations commerciales ou de l’amélioration de la qualité nutritionnelle de ce que consomment les français, sans parler de l’interdiction du glyphosate qui faisait pourtant partie des promesses du Président de la République !


Au-delà du fond, la forme a ici toute son importance. M. Hulot l’a bien dit, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase - déjà bien rempli - était la présence d’un lobbyiste lors d’une réunion interministérielle la veille de sa démission. A défaut de me surprendre, cette annonce doit avant tout nous faire réfléchir. Non les lobbies ne font pas les lois à eux seuls en France, entendez bien « ne devraient pas ». Un lobby transparent synonyme d’expertise et d’études indépendantes publiques - comme nous le pratiquons à l’UFC-Que Choisir - doit en effet servir à nourrir la prise de décision publique. Le fait que des lobbies professionnels puissants aux ressources démesurées s’agitent autour de la sphère publique est un fait. Qu’ils se retrouvent si proches du pouvoir, c’est bien qu’on les y a laissé entrer. Mais dois-je rappeler ici que la responsabilité de la décision publique, l’arbitrage final, n’appartient qu’à ceux qui gouvernent ? C’est ce pour quoi ils ont été élus.


L’heure est donc venue de mettre les hommes politiques devant leurs responsabilités, et de questionner leur courage et loyauté envers les français : c’est bien l’intérêt général qui doit guider leur action. Cette tâche incombera désormais au ou à la futur(e) Ministre mais aussi et avant tout, quelle que soit sa volonté et détermination, au Premier ministre et Président de la République. Est-ce que les vacances (ministérielles) de Monsieur Hulot permettront la rentrée d’une nouvelle impulsion et ambition gouvernementale en matière d’écologie ? Nous aurons rapidement l’occasion d’être fixés.
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Alain BAZOT


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Tarif réglementé d’EDF: Les petits consommateurs pénalisés
Les plus pénalisés par ces nouveaux tarifs sont les usagers abonnés en petite puissance et qui consomment moins de 2 500 kWh par an. En effet, l’abonnement en 3 kVA a flambé cet été (+ 37 %) et la baisse de 6,2 % du prix du kWh ne compense pas cette hausse. Les consommateurs abonnés à des puissances supérieures sont moins pénalisés. Le prix de l’abonnement augmente de 9,7 % en 6 kVA, de 7,6 % avec l’option heures pleines/heures creuses 9 kVA et de 7,4 % pour le 12 kVA. Compte tenu de la légère baisse de prix du kWh (- 0,8 % en heures pleines, - 1,9 % en heures creuses), plus on consomme, plus on est gagnant !

EDF privilégie clairement les ménages équipés en tout-électrique pour le chauffage et l’eau chaude, aux dépens des autres usagers et en particulier de tous les consommateurs soucieux de l’environnement et du réchauffement de la planète, qui s’évertuent à réduire au maximum leurs consommations d’énergie.

Cette stratégie d’augmentation de la part fixe et de baisse du prix du kWh va à l’encontre de tous les discours officiels qui prônent les économies d’énergie. Il est en plus inutile de chercher un autre fournisseur d’électricité pour échapper à ces hausses d’abonnement. S’ils sont nombreux à offrir une réduction par rapport au tarif réglementé d’EDF, celle-ci ne concerne que le prix du kWh hors taxes, qu’il s’agisse d’une offre commerciale en prix indexé ou en prix fixe. Tout le reste, en particulier l’abonnement, se cale sur le tarif réglementé.
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Élisabeth Chesnais


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Plan sécheresse: Les promesses évaporées du Gouvernement
Il y a un an, au plus fort de la sécheresse mémorable de l’été dernier, Nicolas HULOT et Stéphane TRAVERS annonçaient en Conseil des Ministres, un plan sécheresse pour « résorber durablement les situations de tension hydrique» et demandaient à l’agriculture française de contribuer à l’effort commun, notamment en choisissant des variétés et des pratiques culturales plus économes en eau. Sur la question cruciale du partage des ressources limitées en eau, les Ministres promettaient une concertation plus équilibrée entre les différents utilisateurs, notamment dans le cadre des agences de l’eau. Mais depuis, le plan sécheresse et la concertation semblent s’être purement et simplement évaporés en raison de trop nombreux rendez-vous manqués :

La carte des restrictions calquée sur celle de l’irrigation : le changement climatique s’intensifie et avec lui les inévitables conflits sur le partage des ressources en eau. Des restrictions à l’irrigation ont déjà été arrêtées dans pas moins de 39 départements et des interdictions totales dans 11 départements. Au fur et à mesure que la sécheresse progresse sur la France, la carte de ces restrictions se confond avec celle de l’irrigation en France : Sud-Ouest, façade atlantique, bassin parisien, confirmant ainsi la responsabilité dans ces conflits d’usage de l’eau, des cultures les plus intensives, telles que le maïs, qui accaparent en été 80 % de la consommation nette d’eau.


Une loi agriculture et alimentation au régime sec : à rebours des espoirs générés par les annonces présidentielles il y a un an, lors du lancement des Etats Généraux de l’Alimentation, la loi agriculture et alimentation, hormis quelques mesures cosmétiques, est dénuée de toute avancée environnementale réelle, plus particulièrement sur le thème de l’eau.

Les plans de filières font l’impasse sur l’eau : en octobre dernier, dans son discours de Rungis, Emmanuel Macron demandait aux filières agricoles, en échange d’une revalorisation de leurs revenus, d’élaborer des plans en phase avec les attentes sociétales. Mais là encore, les plans de filières ne contiennent aucune mesure significative qui permettrait de rendre les productions agricoles plus économes en eau.

La gestion locale de l’eau entre les mains du lobby agricole : alors que la composition antidémocratique des comités de bassin des agences de l’eau, dominés numériquement par le lobby agricole et ses partisans, a imposé le scandaleux principe ‘pollué-payeur’, le rééquilibrage de ces instances a disparu du calendrier. Pire, une ‘’mission interministérielle relative au réseau des agences de l’eau’’ a mené en début d’année une parodie de concertation dans le seul but d’avaliser le creusement de coûteuses retenues d’eau, payées majoritairement par les consommateurs, au bénéfice d’une poignée d’agriculteurs pratiquant une agriculture aussi intensive que gourmande en eau.

La dilution des assises de l’eau : fin 2017, Emmanuel MACRON et Nicolas HULOT avaient annoncé le lancement des assises de l’eau afin de formuler des solutions concrètes aux impasses actuelles en matière de gestion locale de l’eau. Mais l’absence de calendrier et d’agenda précis pour la deuxième phase consacrée à la préservation de la ressource, augurent bien mal de la volonté de réforme du Gouvernement.


Compte tenu de la répétition d’épisodes climatiques extrêmes, l’UFC-Que Choisir refuse que la politique agricole de l’eau continue à encourager des choix culturaux aberrants qui gaspillent nos ressources en eau. Afin d’adapter l’agriculture à l’évolution inéluctable de notre climat, l’Association exige :


- L’application du principe pollueur-préleveur-payeur dans le financement des agences de l’eau,


- Une réorientation des subventions agricoles au profit des modes de production économes en eau et respectueux de l’environnement,


- Un pilotage national de la politique agricole de l’eau, afin de mettre celle-ci hors d’atteinte des lobbys agricoles régionaux et de la mettre en conformité avec les principes de bonne gestion de la ressource aquatique.

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