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Cybermalveillance.gouv.fr: Une aide officielle contre les menaces informatiques
Jusqu’à présent, lorsqu’un particulier rencontrait un problème avec son smartphone ou était victime d’un virus sur son ordinateur, il était un peu perdu. Certes, il pouvait signaler le problème aux autorités, mais les initiatives étaient disparates et pas forcément connues de tous. Surtout, la victime ne comprenait pas toujours ce qui lui était arrivé précisément et quelle attitude adopter. Désormais, en cas de problème avec ses équipements informatiques, le bon réflexe est de se rendre sur le site www.cybermalveillance.gouv.fr. Cette plateforme créée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) permet de comprendre ce qui est arrivé et surtout de savoir comment réagir pour résoudre le problème et éviter qu’il ne se produise à nouveau.

Des conseils en fonction de la situation

Après avoir été testée pendant plusieurs mois dans la région Hauts-de-France, Cybermalveillance.gouv.fr est désormais accessible partout en France. Il suffit d’entrer son adresse postale puis de préciser si le problème concerne un ordinateur, un smartphone ou une tablette ou bien s’il touche sa messagerie électronique, les réseaux sociaux ou un site Internet. Il ne reste ensuite plus qu’à décrire le type de problème rencontré en s’appuyant sur la liste. En fonction de la situation, la plateforme propose la meilleure conduite à tenir. Dans bon nombre de cas, elle conseille de porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Elle peut également proposer de signaler le problème sur la plateforme adéquate (Signal-spam pour le spam, Phishing-initiative pour les cas de phishing, etc.) ou d’appeler le service téléphonique Net-écoute. Il est également possible, parfois, de télécharger une « fiche réflexe », un document simple qui décrypte l’infection et explique que faire. Il est même recommandé de l’imprimer et de l’amener au commissariat ou à la gendarmerie pour faciliter le travail des forces de l’ordre puisque y figurent les infractions et les textes de loi concernés. Enfin, en cas d’infection, la plateforme vous affichera une liste de prestataires informatiques sérieux présents autour de chez vous susceptibles de vous aider à remettre votre ordinateur en état de marche.

Utile pour tout le monde, victime ou non

Si cette nouvelle plateforme est avant tout destinée aux victimes d’actes de cybermalveillance, le site met aussi l’accent sur la prévention. Ainsi, en cliquant sur l’onglet « Comprendre la cybermalveillance et se protéger » depuis la page d’accueil, vous aurez accès à plusieurs vidéos bien faites sur les principaux risques que vous encourez en utilisant votre ordinateur ou votre smartphone et les mesures de protection à mettre en place pour les éviter.

Pour l’instant, la plateforme souffre encore de quelques imperfections. Tous les cas de figure ne sont pas bien détaillés et seules deux fiches réflexes sont proposées (l’une sur les rançongiciels, l’autre sur le phishing). « La plateforme est dans une phase de lancement, mais elle montera en régime dans les mois qui viennent », promet Jérôme Notin. Le directeur général du groupement d’intérêt public Acyma (Actions contre la cybermalveillance) et responsable de la plateforme Cybermalveillance compte notamment sur l’arrivée de renforts humains pour en accélérer le déploiement. D’autres fiches réflexes devraient être mises en ligne dès la fin octobre et des services complémentaires devraient être proposés dans les mois qui viennent. Qui plus est, si tout le monde signale les actes dont il a été victime, l’Anssi, l’autorité chargée de la sécurité informatique des Français, disposera enfin de données statistiques sur les menaces réelles qui pèsent sur les particuliers. Aujourd’hui, seuls les éditeurs d’antivirus disposent de ce genre de données. Et rien ne dit qu’elles sont fiables.
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Cyril Brosset


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Chaînes de la TNT: Ne zappez pas les changements de fréquences
Mardi 3 octobre, certains habitants des environs des villes de Toulouse, Montpellier et Marseille pourraient avoir de mauvaises surprises en allumant leur téléviseur. À cette date, un changement de fréquences s’opère, et certaines chaînes pourraient avoir disparu des écrans. Cette modification constitue la phase 1 du projet national de changement de fréquences de la TNT. La phase 0 s’est déroulée en avril 2016, en Île-de-France, au moment du passage à la TNT HD. Treize phases, qui correspondent à des zones géographiques de la France métropolitaine, alimentent le calendrier, entre le 3 octobre 2017 et la fin juin 2019 (voir carte ci-dessous).

L’objectif consiste à réduire le nombre de fréquences, sans pour autant diminuer le nombre de chaînes. Les fréquences dégagées sont alors transférées au secteur de la téléphonie mobile, pour le déploiement de la 4G.

Les antennes râteaux exclusivement concernées

Les téléspectateurs touchés peuvent eux-mêmes procéder au changement afin de retrouver la totalité de leurs chaînes. Le site officiel Recevoirlatnt.fr précise que seuls les foyers recevant la télévision par antenne râteau, c’est-à-dire via le réseau hertzien, sont concernés, qu’ils habitent en maison ou en appartement. Un test d’auto-diagnostic permettant de savoir si l’on est touché par ces changements est disponible sur le site de la TNT (en bas de la page).

Les foyers impliqués doivent effectuer une nouvelle recherche et une mémorisation des chaînes à la date visée. Un tutoriel détaille les étapes de cette modification mais aussi les problèmes susceptibles d’apparaître. Cette installation est gratuite et réalisable depuis chez soi. Les personnes équipées de l’ADSL, de la fibre optique, du satellite ou du câble ne sont a priori pas touchées. Des pertes de chaînes pourraient cependant survenir, auquel cas le fournisseur d’accès doit être contacté.

Aide à la réception

Un tel changement peut cependant occasionner des problèmes de réception et engendrer des coûts de réparation. Le gouvernement et l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ont alors mis en place une aide à la réception, qui permet de se faire rembourser des frais de travaux engagés pour mener à bien l’opération. Disponible dans la zone géographique concernée pendant les six mois suivant le changement, elle est octroyée aux personnes munies d’un poste de télévision disposant exclusivement d’un mode de réception hertzien. Le dédommagement est de 120 € maximum pour une adaptation de l’antenne râteau et de 250 € maximum pour un passage du mode hertzien à un autre.


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Marie Bourdellès


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Tarifs téléphonie mobile et Internet: Les mauvaises surprises de la rentrée 2017
Vous êtes du genre à classer vos factures sans même y jeter un œil ? À moins que vous ne soyez de ceux qui ne se souviennent pas d’un mois sur l’autre combien ils paient leur forfait Internet ? Si vous êtes un client SFR, Bouygues ou Orange, vous feriez mieux de changer vos habitudes et, pour une fois, regarder de près votre prochaine facture. Ces trois opérateurs ont en effet profité des vacances estivales pour augmenter le prix des abonnements d’une partie de leurs clients.

De tous, SFR a été le plus gourmand. Comme nous l’indiquions déjà fin juillet, l’opérateur a décidé d’augmenter le prix de l’abonnement de la plupart de ses clients fixes et mobiles de 2 à 5 € par mois. Les clients mobiles de l’offre low cost Red by SFR n’ont pas été épargnés : leur abonnement leur coûtera désormais 1 ou 2 € de plus par mois. Bouygues, de son côté, a décidé de facturer en supplément les frais de location de sa BBox Miami, qui étaient jusque-là inclus (+ 3 €/mois) et Orange a fait passer le prix de son offre fixe Découverte Internet de 21 à 24,99 € (+ 3,99 €/mois) et celui de son forfait mobile Mini de 14,99 € à 16,99 € (+ 2 €/mois).

Une information bien cachée

Ce n’est pas la première fois que les opérateurs profitent de l’été pour procéder à des hausses de tarifs, mais l’ampleur et la forme sont inédites cette année, notamment parce que contrairement aux années précédentes, celles-ci s’appliquent à tous, y compris aux abonnés actuels. Comme le leur impose l’article L. 224-33 du code de la consommation, les opérateurs ont bien informé les clients concernés, mais les mails reçus sont loin d’être limpides. Ainsi, pour apprendre que leur forfait allait augmenter, les clients SFR ont dû lire jusqu’au bout un mail intitulé « Souriez, vous êtes surclassé », qui mettait surtout en avant la possibilité d’accéder désormais à de nouvelles chaînes de télé voire, pour les clients mobiles, aux appels illimités. L’augmentation de tarif, elle, était bien indiquée, mais plus bas et en petits caractères. Pour convaincre les plus récalcitrants, SFR insistait par ailleurs sur le fait que l’option imposée leur serait facturée à un prix « exceptionnel » qui ne se représenterait pas. Le mail qu’ont reçu les clients Red by SFR, lui, insistait surtout l’augmentation de l’enveloppe data. Quant à celui de Bouygues, il annonçait principalement la possibilité d’accéder à des dizaines de journaux et magazines sur smartphone ou tablette.

À cause de ces e-mails aux allures de publicité envoyés au cœur de l’été, de nombreux clients risquent de découvrir sur leurs factures que le montant de leur abonnement a changé. Mais encore faut-il qu’ils les consultent rapidement. Conformément à l’article L. 224-33 du code de la consommation, ils ne disposent que de 4 mois à partir du changement de tarif pour résilier leur abonnement sans frais. Au-delà de cette période, la modification sera considérée comme acceptée par le client.

Quant à ceux qui ont pris connaissance de cette hausse de tarif, ils ne doivent pas hésiter à en consulter les modalités d’application. Dans certains cas, en effet, l’opérateur permet à ses clients de conserver l’ancien tarif à condition d’en faire la demande (c’est le cas par exemple pour les clients fixes de SFR). Quant à ceux pour qui l’augmentation de tarif est inéluctable, ils ne doivent pas hésiter à appeler leur opérateur pour négocier un maintien des anciennes conditions, au moins pendant un certain temps. Il arrive que certains acceptent ce genre d’arrangement plutôt que de voir partir un bon client.
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Cyril Brosset


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Efficacité énergétique du logement: Vigilance sur les objets connectés
Alors que les dépenses des ménages français dans les objets connectés pour le logement progressent rapidement1, l’UFC-Que Choisir a conduit une étude sur ce secteur émergent portant sur 100 références auprès de 13 sites de fabricants2 et de 10 magasins en ligne3. Cette analyse conduite du 15 au 31 mai 2017 sur internet, puisque 56 % des achats d’objets connectés se font en ligne, met en lumière les graves lacunes de ce marché.

Communication des objets connectés : une véritable tour de Babel

Pour être pleinement efficaces, les produits connectés doivent fonctionner en réseau, afin d’aider les consommateurs à optimiser facilement la consommation énergétique du logement4. Or, plus d’une vingtaine de protocoles de communication sans fil coexistent sur le marché français, qui ne sont le plus souvent pas en mesure de dialoguer entre eux ; il est donc crucial que les consommateurs puissent accéder aux informations essentielles en amont de l’offre d’achat.

Malheureusement, notre enquête montre qu’à peine un tiers (34,6 %) des références analysées sur les magasins en ligne comporte une indication sur le protocole de communication. Dans le détail, si Darty ou Castorama affichent cette information dans environ 63 % des cas, les enseignes Fnac ou Amazon ne jouent pas le jeu en le mentionnant dans moins de 11 % des cas. Se retourner vers le fabricant n’est pas toujours une solution, car près du tiers d’entre eux (4 sur 13), comme Thomson ou Philips, ne donne pas non plus cette information. Pire, au sein d’un même protocole, il peut persister des exceptions rendant des produits incompatibles. Dès lors, les consommateurs ont besoin, pour bâtir à coup sûr un système cohérent, de la liste des appareils compatibles. Peine perdue auprès des distributeurs, qui n’indiquent la compatibilité que pour 4 % des références analysées. Quant aux fabricants, à peine la moitié (7 sur 13) donne cette liste.

Incompatibilité des objets connectés : un risque de coûteuse captivité des consommateurs

L’absence d’interopérabilité5 des objets connectés, source de complexité à l’achat, a aussi un coût. Une installation complète de gestion de l’énergie6 représente entre 6 000 et 8 000 euros ; elle se doit donc d’être durable et évolutive, sous peine d’enfermer les consommateurs dans un environnement technologique trop restreint, qui serait à renouveler entièrement en cas de modification de l’installation. Outre l’aspect économique, l’enjeu environnemental est tout aussi important : la complexité et la captivité qui découlent des problèmes de communication des objets connectés peuvent dissuader des consommateurs de s’équiper, alors que selon l’ADEME, ils peuvent permettre jusqu’à 25 % de réduction de la consommation d’électricité7.

Usages des données personnelles : des consommateurs informés trop tardivement

Les objets connectés ont ceci de particulier que la demande d’autorisation de collecte des données personnelles intervient après l’achat, à l’installation du produit, et que pour certains équipements, l’accès à des fonctionnalités importantes est conditionné à l’acceptation du consommateur de partager ses informations. Il est donc crucial que l’acheteur soit informé avant l’acquisition. Si 9 fabricants sur 13 donnent une information sur l’utilisation des données personnelles, cette dernière reste générale et se retrouve souvent dans une page secondaire de leur site8. Pire, aucun des magasins en ligne testés n’informe les consommateurs sur la collecte des données personnelles, ni sur le maintien des fonctionnalités essentielles du produit en cas de refus de cette collecte par l’utilisateur.

Au vu de ces éléments, et soucieuse d’accompagner les consommateurs dans une réduction éclairée de leur consommation énergétique, l’UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures pour renforcer l’information précontractuelle des consommateurs, à savoir :
• Rendre obligatoire, pour les fabricants et les distributeurs, l’information sur le type de protocole de communication utilisé par l’objet connecté ;
• Mettre à disposition avant l’achat, a minima sur le site internet du fabricant, la liste des produits compatibles ;
• Informer, avant l’achat, quant à la collecte des données personnelles et aux conséquences sur les fonctionnalités essentielles du produit d’un refus de cette collecte par l’utilisateur.



Consultez le dossier de presse : Objets connectés pour le logement


Notes:
1 Augmentation de 80 % entre 2015 et 2016, pour atteindre 281 millions d’euros.
2 Somfy, Eedomus, Honeywell, Netatmo, Deltadore, Tado, Nest, Momit, Qvivio, Schneider, Philips, Thomson, Chacon.
3 Castorama, Leroymerlin, Fnac, Amazon, Cdiscount, Laredoute, Darty, Grosbill, Futurhomeshop, Boulanger.
4 Par exemple, pour permettre de gérer le chauffage et les volets à partir des informations d’un thermostat connecté ou d’un détecteur de présence, potentiellement à distance.
5 Possibilité de changer un produit d’un réseau sans modifier les autres et sans altérer les fonctionnalités du système.
6 Incluant système d’éclairage, prises, production de chaleur et climatisation, volets roulants.
7 http://www.colombus-consulting.com/wp-content/uploads/2015/11/20151027_Colombus_Insight_Smart_Home.pdf
8 Souvent les conditions générales de vente.
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Téléphonie fixe Fin du RTC : les premiers couacs
Denise a toujours appelé amis et famille avec son téléphone branché sur la prise murale. Mais il y a quelques mois, cette femme de 86 ans a découvert que sa ligne ne fonctionnait plus. Denise avait bien reçu un courrier de SFR, son opérateur, l’informant que son téléphone serait bientôt hors service et qu’un autre allait lui être envoyé. Elle avait eu beau refuser, un nouveau combiné lui avait été livré. Ne parvenant pas à s’en servir correctement, l’octogénaire l’avait laissé de côté. Denise n’est pas la seule. SFR a contacté tous ses clients « Ligne fixe » (ceux dont le téléphone est branché sur la prise murale) pour les prévenir que le réseau téléphonique commuté (RTC) allait bientôt s’arrêter et qu’ils devaient changer de téléphone.

SFR confond vitesse et précipitation

L’empressement avec lequel SFR a agi a de quoi surprendre. Car si la fin du RTC est bien programmée, elle reste assez lointaine. Fin 2018, la construction de nouvelles lignes RTC cessera, mais ce n’est qu’à partir de 2022 que les premières lignes RTC arrêteront de fonctionner. D’ailleurs, Orange, qui est dans le même cas que SFR, n’a pas prévu d’informer ses clients concernés avant plusieurs années. SFR, lui, a choisi d’aller vite, quitte à confondre vitesse et précipitation. Comme Denise, de nombreux clients ont, malgré leur refus, reçu le téléphone de remplacement. Ceux qui ne l’ont pas installé ont vu leur ligne brutalement coupée. Quant à ceux qui l’ont mis en route, ils sont nombreux à le trouver compliqué à utiliser et peu performant. Plusieurs disent ne plus pouvoir accéder à leurs messages ni appeler certains numéros. La technologie employée pose aussi problème. Car, malgré ses allures de téléphone fixe, l’appareil est doté d’une carte SIM et, pour qu’il fonctionne, le domicile de l’abonné doit se situer dans une zone couverte par le réseau mobile SFR.

Face à tant de difficultés, Denise a fini par ouvrir une ligne fixe chez Orange. Ses ennuis ne sont pas terminés pour autant. Car, dans quelques années, Orange aussi basculera vers le tout-IP (IP : Internet Protocol, mode de téléphonie où la voix est numérisée). Elle devra alors à nouveau changer son installation.

Questions-réponses sur le passage au numérique

Pourquoi le RTC s’arrête-t-il ?

Le basculement du RTC vers l’IP (Internet Protocol) a été décidé par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et Orange pour adapter le réseau de cuivre aux normes internationales et offrir plus de services aux clients (messagerie, meilleure qualité sonore, etc.). Attention : la fin du RTC ne signifie pas la disparition du fil de cuivre.

Qui est visé ?

Seuls les clients SFR et Orange dont le téléphone fixe est branché sur la prise téléphonique murale sont concernés (les autres opérateurs ne proposent pas d’offre RTC). Ceux dont le téléphone est branché sur la box ont déjà la technologie IP.
Concrètement, ça change quoi ?

Vous ĂŞtes client SFR

Vous devez utiliser le téléphone reposant sur la technologie mobile envoyé par SFR. Vous pouvez aussi souscrire une offre Internet, ou passer chez Orange.

Vous ĂŞtes client Orange

Pour l’heure, vous n’avez rien à faire. À partir de 2022, Orange mettra gratuitement à votre disposition une Livebox que vous brancherez sur votre prise téléphonique murale et à laquelle vous connecterez votre téléphone. La plupart des combinés seront compatibles (parfois, un adaptateur fourni avec la box sera nécessaire). Seuls les postes téléphoniques très anciens devront être remplacés. Certaines téléalarmes et téléassistances pourraient aussi ne plus fonctionner.

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Cyril Brosset


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Accès aux chaînes sportives: Une régulation s’impose !
Des politiques d’exclusivité… qui excluent des consommateurs !

L’exclusivité de diffusion des contenus de SFR Sport sur les box des seuls abonnés SFR pose un réel problème d’accès aux contenus. Effectivement, de nombreux consommateurs, dans les zones les moins denses où le fournisseur ne propose pas ses offres ADSL, ne peuvent pas accéder aux contenus via la box d’un fournisseur concurrent1. Qui plus est, le réseau de SFR ne pouvant pas se targuer d’offrir systématiquement la qualité de service la plus élevée, certains consommateurs sont privés de la possibilité d’accéder aux chaînes SFR Sport par la box de l’opérateur proposant sur son lieu de vie la meilleure qualité de diffusion.

Une distribution « over the top » de SFR Sport qui ne répond pas aux attentes des consommateurs

Si aujourd’hui seuls les abonnés à SFR peuvent consulter les contenus sportifs diffusés sur les chaînes SFR Sport sur leur téléviseur – seul support réellement approprié pour ces programmes – l’ensemble des consommateurs peut avoir toutefois accès, en théorie, à ces contenus par l’offre digitale, sur leurs smartphones, tablettes ou ordinateurs2. Toutefois, la spécificité du mode de diffusion de cette offre pose de sérieuses questions quant à la qualité effective des vidéos. En effet, alors que la diffusion d’un contenu par une box Internet permet une gestion optimale de la qualité de l’image, la transmission des programmes par Internet, « over the top », est susceptible de souffrir de défauts de qualité rédhibitoires. Qui plus est, comment douter de la volonté de SFR de privilégier son offre par la box lui assurant des revenus 4 à 7 fois plus élevés que l’offre digitale lorsqu’il faut rentabiliser plus d’un demi-milliard d’euros dépensé dans les droits sportifs ?

Intégration verticale entre contenu et contenant : des limites à poser par la régulation

Alors que l’Autorité de la concurrence plaidait il y a près de 10 ans pour une régulation de l’accès aux contenus proposés par les opérateurs de communications électroniques3, force est de constater que les stratégies actuelles déployées par les fournisseurs d’accès à Internet appellent à concrétiser cette ambition. Cette différentiation par les contenus, qui caractérise de plus en plus le marché, risque à court terme de gravement l’affecter. En effet, dans le cadre réglementaire actuel, l’incapacité financière des acteurs les moins puissants ou de nouveaux entrants à investir dans des contenus attractifs pour les consommateurs, pourrait aboutir à la diminution du nombre de fournisseurs d’accès à Internet, ce qui entraînerait une baisse de la concurrence susceptible de faire augmenter les prix. Il est donc indispensable que des règles soient posées pour empêcher que ce scénario du pire devienne effectif.

Au vu de ces éléments, l’UFC-Que Choisir, soucieuse de garantir aux consommateurs un accès de qualité aux contenus sportifs et de ne pas faire de ces contenus un enjeu concurrentiel entre fournisseurs d’accès à Internet, demande :

- La mise en place sans délai d’une régulation du marché de gros de l’accès aux chaînes sportives, pour permettre à l’ensemble des abonnés à Internet d’accéder à ces chaînes ;
- A l’Autorité de la concurrence de procéder à une analyse actualisée des relations d’exclusivités entre activités d’opérateurs internet et activités de distribution de contenus et de services.

Notes
:

1 Ceci peut être notamment le cas dans les zones grises, où seul Orange propose des offres haut débit.
2 Il existe dans des cas bien précis une possibilité de déporter le contenu sur les téléviseurs, mais généralement avec une déperdition de qualité.
3 http://www.autoritedelaconcurrence.fr/pdf/avis/09a42.pdf
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Téléphonie mobile en Europe: Pour comprendre les nouvelles règles du jeu
Appels, SMS et MMS émis depuis l’Union européenne (UE)

Tous les appels, SMS et MMS émis depuis les 28 pays de l’Union européenne (y compris, pour le moment, la Grande-Bretagne) et des départements d’outre-mer seront systématiquement décomptés des forfaits ou des cartes prépayées, exactement comme si l’abonné se trouvait en France. Toutes les communications sont concernées, quelle que soit leur destination (France, pays dans lequel on se trouve ou autre pays de l’UE). Les connexions Internet établies depuis son mobile seront aussi décomptées du forfait data, sans surcoût.

Ce changement de tarification doit intervenir au plus tard le 15 juin, mais plusieurs opérateurs devraient l’appliquer dès le 1er juin pour des questions pratiques. Orange s’est mis en règle depuis le 18 mai. Quant à Free, il a intégré le roaming à son forfait à 19,99 €/mois dès le 15 mars dernier, soit 3 mois avant la date officielle. Les abonnés au forfait à 2 €, en revanche, vont devoir attendre le 15 juin.

Attention
Contrairement aux appels et aux SMS, l’usage de la data sur votre smartphone pourra être plafonné par l’opérateur dans certains cas. Cette limite variera selon le prix du forfait et le prix de gros applicable. Par exemple, du 15 juin au 31 décembre, un opérateur pourra interdire au possesseur d’un forfait 10 Go à 19,99 €/mois d’utiliser plus de 4,32 Go en roaming dans le mois. Au-delà, un surcoût sera susceptible de leur être facturé. Cette limite deviendra plus élevée au fur et à mesure que le prix de gros du gigaoctet baissera.

Appels, SMS et MMS émis depuis la France ou un pays n’appartenant pas à l’UE

Les appels, SMS et MMS émis depuis un pays n’appartenant pas à l’UE (Suisse, Serbie, Turquie, USA, Canada, etc.) resteront facturés hors forfait sauf précision contraire de l’opérateur.

Les appels, SMS et MMS émis depuis la France à destination d’un pays de l’Union européenne ne seront pas concernés non plus. Les appels au-delà du forfait et vers des numéros surtaxés continueront également à être facturés hors forfait.

Attention
Lorsque vous voyagez près des frontières extérieures de l’UE, votre smartphone est susceptible de capter le réseau du pays voisin. Dans ce cas, la communication sera facturée au tarif appliqué dans ce pays. Méfiance aussi si vous empruntez des ferries. Ils ont leur propre réseau et les tarifs sont élevés.

Des limites pour certaines catégories d’utilisateurs

Vous ĂŞtes un grand voyageur

Un opérateur qui détecterait une consommation plus importante à l’étranger qu’en France sur une période d’au moins 4 mois consécutifs pourra donner un délai de 14 jours à l’abonné pour changer de comportement. Il pourrait, le cas échéant, facturer les communications suivantes dans la limite des prix de gros fixés par les opérateurs, soit 3,2 centimes par minute d’appel, 1 centime par SMS et 7,70 € par Go de data (tarifs HT 2017). Bruxelles veut ainsi éviter qu’un Français puisse souscrire un forfait à très bas coût à l’étranger en sachant qu’il l’utilisera le plus souvent dans son pays d’origine.

Vous devez passer plusieurs mois à l’étranger (dans le cadre de votre travail ou de vos études, par exemple)

Le mieux est de prendre une carte Sim locale. Sachez que l’opérateur sera en droit de vous demander de lui fournir une preuve de votre « lien » avec le pays (justificatif de résidence, contrat de travail, convention Erasmus, etc.).

Votre opérateur vous propose une offre « alternative »

Chaque opérateur pourra continuer à proposer des offres comprenant des frais de roaming (en échange des appels vers les États-Unis ou vers le Canada inclus, par exemple). Dans ce cas, il devra expliquer au client les avantages qu’il perdrait à choisir cette offre et ce dernier sera en droit d’accepter ou non. Dans tous les cas, les communications en roaming seront plafonnées au prix de gros (3,2 centimes/min, 1 centime/SMS et 7,70 € par Go de data en 2017).
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Cyril Brosset


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Sauvegarde informatique: Nos conseils pour sauvegarder vos données
Pourquoi sauvegarder ?

Si vous vous posez la question, c’est que vous n’avez jamais perdu de données ! On réalise souvent l’importance de procéder à des sauvegardes régulières trop tard, une fois confronté à une panne de disque dur ou au vol de son téléphone portable (et de tous les contacts qui, bien sûr, n’étaient notés nulle part ailleurs…). Vos photos et vos documents divers sont précieux : mettez-les à l’abri ! S’astreindre à des sauvegardes n’est pas si contraignant, et vous vous remercierez infiniment de vous y être plié si vous êtes confronté à une perte.

Quels fichiers faut-il sauvegarder ?

Il est impératif de sauvegarder tous les fichiers stockés « en local » dans vos appareils, c’est-à-dire dans le disque dur de votre ordinateur ou dans la mémoire de votre tablette tactile et de votre smartphone. Contacts, photos, vidéos, documents bureautiques, courriels… Tous les fichiers sont concernés. En revanche, en cas de panne ou d’accident, vous retrouverez automatiquement les fichiers stockés en ligne. C’est par exemple le cas des e-mails si vous utilisez un webmail (Gmail, Hotmail…), des photos hébergées sur Flickr ou des documents copiés dans le « cloud » (Dropbox, Google Drive…). Gardez bien cette distinction en tête.

Comment sauvegarder vos fichiers ?

Les deux principales solutions pour mettre vos documents à l’abri consistent à les copier sur un disque dur externe ou sur un service d’hébergement en ligne.

Disque dur externe

Il existe différents types de disques durs : disque dur externe, disque dur portable, disque NAS, disque SSD. Nos guides d’achats et nos tests vous orienteront vers le modèle le plus approprié à vos besoins. Un disque dur externe de 2 To coûte entre 100 et 200 €, un NAS de 4 To autour de 400 €. Un disque SSD est beaucoup plus cher (150-250 € pour 256 Go). Veillez dans tous les cas à choisir un disque d’une capacité de stockage supérieure à celle de votre ordinateur. Vous pourrez ensuite copier les fichiers importants en les sélectionnant manuellement, ou opérer une sauvegarde de tout votre système (voir ci-dessous en fonction de votre ordinateur).

Cloud

Stocker ses fichiers en ligne permet de les retrouver à n’importe quel moment et depuis n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone. Géants du Web (Apple, Google, Microsoft, Amazon), FAI (Bouygues Telecom, Orange, SFR) ou entreprises spécialisées (Dropbox, Hubic, etc.) proposent tous à leurs clients un espace de stockage dans le cloud. Mais il faut parfois payer pour obtenir un stockage volumineux. Par exemple, Dropbox propose 1 To de stockage pour 8,25 €/mois.

Notre conseil : Rien n’empêche d’utiliser un disque dur externe et un service cloud. Le premier pour archiver ses photos et les documents devenus inutiles ; le second pour avoir sous la main les fichiers que vous pouvez avoir besoin de partager. Les services cloud permettent en effet de partager des documents via un simple lien.

Bon à savoir : faites le ménage avant de sauvegarder. Les besoins en gigaoctets augmentent rapidement et les photos ratées sont ratées… à jamais. Inutile de les conserver !

J’utilise un PC sous Windows

À chaque version de Windows, Microsoft a prévu une procédure pour sauvegarder tout votre système, y compris vos fichiers personnels. Il suffit d’accéder aux paramètres, puis au menu sauvegarde (dans le « Panneau de configuration » sous Windows XP, Windows 7 et Windows 8, dans l’onglet « Mise à jour et sécurité » sous Windows 10). Vous pourrez alors choisir les dossiers à sauvegarder ou préférer une sauvegarde de tout le système, et définir une fréquence de sauvegarde automatique (il faudra dans ce cas vous assurer que le disque dur de sauvegarde est connecté à votre PC).

Mise en garde : Procéder à la sauvegarde complète d’un ordinateur infecté par un virus n’élimine pas le virus. Utilisez un antivirus efficace avant de sauvegarder votre système.

J’utilise un ordinateur Mac

Depuis Mac OS X 10.5 (sorti en 2007), Apple propose un logiciel de sauvegarde automatique baptisé Time Machine. Là aussi, un disque dur externe est nécessaire. Une fois connecté au Mac (en USB, Firewire ou Thunderbolt), rendez-vous dans les préférences système et cliquez sur Time Machine. La configuration est simple, et une fois cette étape franchie, des sauvegardes sont automatiquement effectuées chaque heure pour les données des 24 dernières heures, chaque jour pour les données du mois précédent, et chaque semaine pour les données des mois antérieurs. Lorsque le disque de sauvegarde est saturé, les sauvegardes les plus anciennes sont supprimées. Il est bien sûr possible de procéder à ces sauvegardes manuellement.

J’utilise un iPad, un iPhone

Si vous avez un ordinateur, installez le logiciel iTunes (disponible pour PC ou Mac, gratuit), puis connectez votre appareil (iPhone ou iPad). Lorsqu’il apparaît dans les menus, choisissez « Résumé » puis, dans la fenêtre de droite, « Sauvegarder automatiquement » sur l’ordinateur. Cette opération stocke un fichier qui contient toutes vos données, et qu’il suffira de réinstaller si vous changez d’appareil.

Apple propose également de sauvegarder le contenu de l’appareil sur iCloud, son service d’hébergement sur Internet. C’est la méthode requise si vous ne possédez pas d’ordinateur. Cette fois, il faudra mettre la main à la poche car l’espace octroyé gratuitement par Apple (5 Go) ne suffira pas pour stocker vos photos, vos contacts, vos comptes, etc. Comptez 2,99 €/mois pour 200 Go, 9,99 €/mois pour 1 To et 19,99 €/mois pour 2 To.

J’utilise un smartphone/une tablette Android

Les smartphones et les tablettes Android font cohabiter deux environnements logiciels : celui propre au constructeur (Samsung, Huawei et les autres) et celui de Google, qui leur impose d’installer par défaut ses applications mobiles. Dans les paramètres (« Comptes », puis « Google »), vous pouvez choisir de synchroniser les données entre applications équivalentes. Ainsi, un rendez-vous est automatiquement ajouté aux deux calendriers (S Planner chez Samsung, par exemple, et Google Agenda). Idem pour les contacts ou encore les photos. Une fois hébergées sur les serveurs de Google, ces données sont disponibles depuis n’importe quel appareil avec vos identifiants. Google offre 15 Go de stockage, au-delà, il faudra payer (1,99 €/mois pour 100 Go, 9,99 €/mois pour 1 To). Si vous n’utilisez que les applications proposées par le fabricant, les sauvegardes passeront par leur propre système. Chez Samsung, par exemple, le logiciel Smart Switch (disponible pour PC ou Mac, gratuit) permet de stocker toutes les données de son smartphone ou de sa tablette sur son ordinateur.
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Camille Gruhier


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Phishing: La preuve de la négligence doit être apportée par la banque
En août 2013, Franck, un habitant du département du Nord, découvre sur son compte trois débits pour un montant total de 838 €. Lorsqu’il se tourne vers sa banque, le Crédit mutuel de Wattignies, pour en demander le remboursement, celle-ci refuse au motif que Franck aurait transmis ses données bancaires à un inconnu suite à la réception d’un e-mail qu’il pensait provenir du Crédit mutuel. C’est ce qu’on appelle le phishing (hameçonnage).

Mais dans un arrêt du 18 janvier dernier, la Cour de cassation ne l’a pas entendu de cette oreille. Certes, le code monétaire et financier dispose que la banque n’a pas à rembourser des prélèvements dès lors que le client a fait preuve de « négligence ». Or, dans ce cas précis, rien ne prouve que Franck a été négligent. « La banque se borne à évoquer l’hypothèse du phishing […] mais n’en apporte aucunement la démonstration », précisent les magistrats. Les doutes sont d’autant plus permis qu’au moment des faits, Franck était en vacances dans le Var alors que les opérations contestées se sont produites en région parisienne. Autre fait troublant : l’adresse mail de Franck a été remplacée par une autre adresse, inconnue. De toute évidence, l’escroc s’est servi de cette adresse mail pour recevoir de la banque les codes de confirmation nécessaires pour procéder aux prélèvements. En envoyant ces codes à une personne qui n’était pas le titulaire du compte, les magistrats estiment que la banque a aussi commis une « faute contractuelle ».

Cet arrêt est intéressant dans la mesure où, pour la première fois, il précise qu’un établissement bancaire ne peut se contenter d’affirmer que les victimes de phishing ont été négligentes. Encore doit-il le prouver. Et le fait d’affirmer qu’il ne peut en être autrement compte tenu des systèmes de sécurité mis en place ne suffit pas à le démontrer. Le même jour, la Cour de cassation a rendu un arrêt similaire dans une affaire où l’UFC-Que Choisir était intervenue pour appuyer les prétentions d’un couple de consommateurs qui s’était également heurté au refus de remboursement du Crédit Mutuel.

Grâce à cet arrêt, de nombreuses victimes de phishing devraient à l’avenir pouvoir obtenir plus facilement un remboursement de la part de leur banque. Pour autant, le meilleur moyen, c’est encore la prévention. Jamais une banque ni aucun autre professionnel ou administration (Orange, EDF, Fisc, CAF ou autre) n’enverrait un mail pour demander des coordonnées bancaires. Alors à chaque fois que vous recevez un e-mail de ce genre, demandez-vous d’où il vient et, en cas de doute, contactez directement le soi-disant expéditeur avant de transmettre des informations personnelles.
Que Choisir en Ligne
Cyril Brosset


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Jouets connectés: Alerte sur la sécurité et les données personnelles !
L’étude technique commanditée par notre homologue norvégien, Forbrukerradet, souligne que Cayla et i-Que, en apparence inoffensifs, ne garantissent pas le respect de la vie privée et de la sécurité des données personnelles de vos enfants.

Faille de sécurité du Bluetooth intégré

Ces jouets disposent d’un microphone intégré qui se connecte par Bluetooth à une application mobile, préalablement téléchargée par l’utilisateur sur son smartphone ou sa tablette. Le jouet peut alors comprendre ce que lui dit l’enfant et y répondre. Mais, les sociétés fabricantes, ont fait le choix d’implanter dans Cayla et i-Que, une technologie Bluetooth sujette à des risques de failles de sécurité élevées.

En effet, si les sociétés ont fait le choix d’une connexion simple et rapide, aucun code d’accès ou procédure d’association entre ces jouets et les téléphones/tablettes n’est exigé avant la connexion au jouet, ce qui garantirait pourtant que seul le propriétaire puisse s’y connecter. Résultat : un tiers situé à 20 mètres du jouet peut s’y connecter par Bluetooth et entendre ce que dit votre enfant à sa poupée ou à son robot, sans même que vous en soyez averti. La connexion peut même se faire à travers une fenêtre ou un mur en béton et le nom du Bluetooth, « Cayla » et « i-Que », permet très simplement d’identifier les poupées. Plus grave encore… Un tiers peut prendre le contrôle des jouets, et, en plus d’entendre votre enfant, communiquer avec lui à travers la voix du jouet.

Conditions contractuelles et utilisation des données personnelles

La protection des données personnelles des utilisateurs français est prévue par la loi Informatique et Libertés mais semble avoir été oubliée par les sociétés fabricantes.

Les conditions contractuelles les autorisent, sans consentement express, à collecter les données vocales enregistrées par Cayla et i-Que, et ce, pour des raisons étrangères au stricte fonctionnement du service. Ces données peuvent ensuite être transmises, notamment à des fins commerciales, à des tiers non identifiés. Les données sont aussi transférées hors de l’Union européenne, sans le consentement des parents: « aux Etats-Unis, ou vers les autres territoires concernés où les lois sur la protection de la vie privée ne sont peut-être pas aussi complètes que celles du pays où vous résidez et/ou dont vous êtes ressortissant»!

Matraquage publicitaire ciblé

Les sociétés fabricantes n’hésitent pas à faire de la publicité ciblée à destination de vos enfants. Les conditions contractuelles supposent que le simple fait de visualiser une publicité ciblée, constitue de votre part, un accord express à recevoir de telles publicités ciblées. L’étude a ainsi révélé que Cayla et i-Que prononcent régulièrement des phrases préprogrammées, faisant la promotion de certains produits - notamment des produits Disney ou des références aux dessins animés de Nickelodeon.

Loin d’être des cas isolés, Cayla et i-Que reflètent un problème général de sécurité et de données personnelles des jouets connectés. En effet, l’étude commanditée par nos homologues norvégiens souligne que la poupée Hello Barbie (pas encore commercialisée en France) est sujette aux mêmes griefs.


Au vu de ces éléments inquiétants, l’UFC-Que Choisir:

- appelle les parents à réfléchir à deux fois avant d’acheter la poupée Cayla et le robot i-Que ; rappelle qu’en cas de vente à distance, ils bénéficient d’un délai de rétractation de 14 jours. Pour ceux déjà équipés et qui souhaitent le conserver, l’association les invite à n’utiliser le jouet connecté qu’en leur présence, ou à défaut de l’éteindre.
- saisit d’une part la CNIL pour qu’elle diligente sans délai un contrôle du respect de la protection des données personnelles des utilisateurs de la poupée Cayla et du robot i-Que, et d’autre part, la DGCCRF afin que ses services enquêtent sur le niveau de sécurité des jouets connectés et sanctionnent tout manquement aux dispositions légales et réglementaires.


Que Choisir en Ligne


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