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Profil nutritionnel des aliments: 10 ans et toujours rien
Face à la multiplication des allégations nutritionnelles sur les emballages des aliments, les associations européennes de consommateurs, par la voix du Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc), demandent depuis des années un encadrement de ces pratiques. Objectif : qu’un aliment globalement peu intéressant du point de vue nutritionnel (trop gras, trop sucré, trop salé) ne puisse afficher des mentions valorisantes du type « Source de calcium », « pauvre en gras », « riche en fibres » ou encore « Renforce le système immunitaire ».

Un profil pour le 19 janvier… 2009

Afin de déterminer quelles sont les denrées autorisées à comporter des allégations nutritionnelles et de santé au sein de l’Union européenne (UE), la Commission européenne aurait dû établir un système de profil nutritionnel des aliments au plus tard le 19 janvier 2009, selon une législation votée par l’UE en 2006. Ce « profilage nutritionnel » vise à classer les aliments en fonction d'un certain nombre de critères, notamment la teneur en nutriments. Mais les travaux ont pris du retard. Beaucoup. En fait, 10 ans de retard…

Un retard « inacceptable »

Un délai que le Beuc estime « inacceptable », alors que cet « outil important empêcherait l’industrie alimentaire de fabriquer des aliments et des boissons mauvais pour la santé qui paraissent plus sains qu’ils ne le sont », rappelle-t-il dans un communiqué. Pourtant, la fédération d’associations de consommateurs avait « à plusieurs reprises invité la Commission à établir de tels profils », d’autant plus après avoir identifié « de nombreux exemples d'aliments malsains commercialisés comme étant sains sur le marché de l'UE ». En vain.

« Sourde oreille »

« La Commission européenne a malheureusement fait la sourde oreille à nos appels de longue date, regrette Monique Goyens, Directrice générale du Beuc. Les consommateurs ont été induits en erreur par d'innombrables allégations qui dissimulent des aliments malsains comme des choix sains. Ce retard est d’autant plus inacceptable que les problèmes de poids sont en plein essor […]. Parce que les messages attrayants peuvent fortement influencer les consommateurs quand ils achètent des aliments ou des boissons, seuls les produits sains méritent une allégation. » Le Beuc exige donc que Bruxelles publie un rapport avant les prochaines élections européennes, en mai 2019.


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Elsa Casalegno


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Colorant E171 dioxyne de titane: Finalement bientôt interdit après que l'interdiction ait été renvoyée aux calendes grecques
Mise Ă  jour du 18/01/2018:
En effet, le Ministre, qui entendait s’abriter derrière un supposé doute scientifique autour de l’impact sanitaire de cet additif et la libre circulation des marchandises pour ne pas adopter l’arrêté attendu, a enfin entendu nos appels au respect du principe de précaution. Alors qu’il existe des alertes sérieuses sur cet additif (Inra, Circ, Anses), je n’ai pas manqué de rappeler au Ministre que le doute doit bénéficier aux consommateurs et non au lobby agroalimentaire et des fabricants d’additifs ! Le Ministre nous a bien affirmé cet après-midi qu’il signerait l’arrêté mi-avril 2019 se laissant ainsi, selon ses dires, le temps de sécuriser au plan juridique cet arrêté. Et, ce, quelles que soient les conclusions de l’Anses saisie récemment !

Si l’on doit se réjouir de cette prise de position s’agissant des produits alimentaires, le problème reste néanmoins entier pour les médicaments et les cosmétiques. Nos tests ont en effet souligné la présence de l’E171, au-delà de l’alimentaire, dans les cosmétiques et les médicaments. Il serait donc bon que les pouvoirs publics prennent le problème dans sa globalité. Mais, aujourd’hui, ne boudons pas notre satisfaction, et souhaitons que ce revirement soit bel et bien le dernier épisode du cacophonique feuilleton autour de cette interdiction !




Bien que la loi alimentation votée à l’automne prévoie de suspendre l’utilisation du dioxyde de titane (E171) dans les produits alimentaires, la mise en œuvre de cette mesure prendra de longs mois, si toutefois elle voit le jour.

Quel est l’intérêt de voter des lois et ne pas les appliquer ? La question est légitime au regard des tergiversations du gouvernement concernant l’interdiction du dioxyde de titane (nom de code : E171) dans les produits alimentaires. Colorant utilisé aussi bien en alimentation que dans les médicaments et les cosmétiques, cet additif est au moins en partie nanométrique. Cette taille infinitésimale pourrait lui conférer, comme à tous les nanomatériaux, des propriétés toxiques spécifiques. Une étude publiée par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) en janvier 2017 avait mis en lumière l’apparition de lésions précancéreuses et une baisse des défenses immunitaires chez le rat. En mai 2018, la secrétaire d’État Brune Poirson annonçait la suspension « avant la fin de l’année » de l’additif dans les produits alimentaires. La loi alimentation votée à l’automne prévoyait également cette suspension dans son article 53. Inquiètes des atermoiements du gouvernement depuis lors, 22 organisations dont l’UFC-Que Choisir signaient fin décembre une tribune pour exiger le retrait du E171 des produits alimentaires.

Très longue procédure



Bruno Le Maire a fini par répondre sur le plateau de l’émission C à vous (France 5)… qu’il était urgent d’attendre. Il faut en effet prouver un « danger grave et immédiat » pour justifier une telle interdiction, faute de quoi la France pourrait se faire taper sur les doigts par Bruxelles au nom du principe de libre circulation des produits. Le ministre de l’Économie a annoncé avoir demandé à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) d’accélérer ses travaux au sujet de l’additif pour rendre un avis au plus tard à l’automne. Si l’Anses conclut à un risque, le ministre saisira la Commission européenne qui devra elle-même demander un avis à l’Agence européenne de sécurité sanitaire. Bref, la procédure n’est pas près d’arriver à son terme. Ce que gouvernement et parlement savaient parfaitement avant d’introduire dans la loi un article qui tient plus de l’affichage que de la volonté sincère de protéger les consommateurs.

Un colorant d’utilité seulement esthétique



Le problème est que l’évaluation sanitaire des nanomatériaux est extraordinairement complexe et que s’il est difficile de prouver un danger « grave et immédiat », il est tout aussi difficile de garantir leur sécurité d’utilisation. L’Anses souligne régulièrement que des doutes importants subsistent à ce sujet. Elle l’a encore fait après la parution de l’étude de l’Inra, insistant sur « la nécessité de conduire […] les études nécessaires à la parfaite caractérisation des effets sanitaires potentiels liés à l’ingestion de l’additif alimentaire E171 ». L’agence a aussi invité à plusieurs reprises les pouvoirs publics à peser l’utilité de chaque nanomatériau. En l’occurrence le dioxyde de titane est un colorant, à visée purement esthétique, dont on peut parfaitement se passer. C’est d’ailleurs ce qu’ont commencé à faire nombre d’industriels (en particulier des confiseurs) et de distributeurs pour les produits à leur marque, devançant ainsi la surprenante déclaration de Bruno Le Maire selon lequel « dans le doute, c’est aux industriels de s’abstenir ».

Dans des médicaments aussi



On peut donc espérer qu’à terme, le problème de la présence de nanoparticules dans les aliments sera derrière nous. La situation est malheureusement bien différente pour les médicaments : l’industrie pharmaceutique n’a jamais réagi aux différentes enquêtes et tests que nous avons publiés, espérant sans doute échapper à la reformulation des 4 000 médicaments concernés. Comme le montrent leurs interpellations régulières via notre courrier des lecteurs, les malades chroniques contraints de consommer quotidiennement des médicaments contenant du dioxyde de titane préféreraient pourtant des gélules et comprimés moins blancs mais plus sûrs.
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Fabienne Maleyson


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Implant files: Pour une véritable autorisation de mise sur le marché des dispositifs médicaux les plus à risques
Tout porte à croire que pour certaines autorités, en France et en Europe, les dispositifs médicaux sont des objets de consommation comme les autres. Ainsi la Commission européenne a choisi de rattacher les dispositifs médicaux à sa Direction Générale Entreprises, alors que les médicaments relèvent de la Direction Générale Santé. En France, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) s’oppose à la publication de la liste des dispositifs médicaux qui ont reçu le marquage CE et ceux qui ne l’ont pas reçu, au nom du secret des affaires2.

Certes, on ne s’attend pas à ce que de simples compresses ou des brosses à dents fassent l’objet de contrôles poussés. Mais on ne comprend pas pourquoi des médicaments doivent être munis d'une autorisation de mise sur le marché (AMM), alors que l’on peut arrêter de les prendre immédiatement en cas de problème, tandis que les implants ne sont pas soumis à une telle AMM, alors qu’ils restent dans le corps pendant des années…

De nombreux acteurs, dont des signataires de ce présent texte, ont demandé en 2012 que les dispositifs médicaux les plus à risques (dont les implants) soient soumis à une AMM. La députée européenne rapporteure du projet de règlement, personnellement favorable à une telle autorisation préalable, a déclaré que le lobbying industriel avait employé des méthodes « répugnantes » pour faire échouer ce projet3, 4.

Ce lobbying a été efficace puisque, en effet, le règlement européen qui entrera en vigueur en 2020 ne comporte pas une telle AMM.

Des responsables français de la santé ont expliqué que la situation telle que décrite par les « implant files » serait nettement améliorée avec le nouveau règlement. Or, non seulement ce règlement n’impose pas d’AMM, même pour les dispositifs médicaux les plus risqués, mais il continue de donner un rôle clé aux « organismes notifiés », malgré leurs défaillances, dans le contrôle des dispositifs médicaux, par la délivrance ou le refus du marquage CE.

En France, il existe un seul organisme notifié chargé du contrôle des dispositifs médicaux, le LNE/G-MED (et le SGS-ICS pour les logiciels d’aide à la prescription), un établissement public à caractère industriel et commercial. Dans le cadre des « implant files », le journal Le Monde a demandé au LNE/G-MED les listes des dispositifs médicaux auxquels il a délivré et refusé le marquage CE. Le LNE/G-MED a refusé de fournir ces listes. Et la CADA, sollicitée par Le Monde lui a donné raison au nom du secret des affaires 1.

En pratique, la situation décrite par les « implant files » est la conséquence de plusieurs décennies de laxisme, et de « contrôle passif » du marché, selon l’expression de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS)5. Rien ne permet de croire que la situation s’améliore suffisamment avec le nouveau règlement, au vu notamment du comportement opaque du LNE/G-MED.

Nous demandons donc avec la plus grande fermeté que les autorités sanitaires françaises mettent tout en œuvre pour davantage protéger les patients et leur permettre de faire des choix éclairés dans le domaine des dispositifs médicaux. Il s’agit notamment de faire preuve de la plus grande transparence concernant les critères et les résultats de la certification CE, de renforcer très fortement la matériovigilance et de garantir l’accès public aux incidents et accidents constatés avec les dispositifs médicaux.

Nous demandons que la France porte au niveau européen la mise en place d’une véritable AMM pour les dispositifs médicaux les plus à risques. Nous demandons également que le gouvernement convoque de nouvelles assises du médicament et du dispositif médical. Malgré les premières assises de 2011 à la suite du scandale Mediator, une grande partie des acteurs reste sous l’influence du puissant lobby des industriels. Le système d’évaluation et de contrôle des produits de santé est très laxiste, trop laxiste. Tous les éléments sont donc réunis pour de récurrentes catastrophes sanitaires majeures.

Notes:
1 AIDES, France Assos Santé, Ligue nationale contre le cancer, Médecins du Monde, Prescrire, Universités Alliées pour les médicaments Essentiels et UFC-Que Choisir

2 https://www.lemonde.fr/implant-files/article/2018/11/27/implants-la-commission-d-acces-aux-documents-administratifs-invoque-le-secret-des-affaires-contre-la-transparence_5389017_5385406.html

3 “How lobbying blocked European safety checks for dangerous medical implants”, The BMJ, 26 novembre 2018 https://www.bmj.com/content/363/bmj.k4999.full

4
https://www.lemonde.fr/implant-files/article/2018/11/27/comment-les-legislateurs-europeens-ont-cede-au-lobby-des-implants-medicaux_5389262_5385406.html


5 https://www.lemonde.fr/implant-files/article/2018/11/30/implant-files-un-rapport-de-l-igas-souligne-les-incroyables-lacunes-de-la-surveillance-de-l-autorite-sanitaire_5391112_5385406.html
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Couvertures de lit Gare aux traitements «anti»
Aux premiers jours de grand froid, François et son épouse décident de changer leur couverture de lit. Ils optent pour une pure laine Aubisque qui leur paraît légère, chaude et confortable. L’emballage précise qu’elle est traitée antimite mais ils n’y font pas attention. De retour à leur domicile, ils la déplient pour refaire leur lit. C’est alors qu’ils remarquent une petite étiquette discrète. Elle indique « laine traitée antimites par perméthrine ».

Comme ils sont des lecteurs attentifs de Que Choisir, le mot « perméthrine » leur évoque aussitôt quelque chose, pas sympathique du tout. Incapables de citer précisément ses méfaits, ils sont persuadés que ce n’est pas recommandé. Et ils ont bien raison.

En tant que pesticide, la perméthrine est un insecticide interdit en agriculture depuis des années tant elle est dangereuse pour l’environnement, toxique pour les organismes aquatiques et les abeilles.

Si les agriculteurs n’ont plus le droit de l’utiliser, elle reste en revanche autorisée en tant que biocide, à savoir une famille de produits qui ne regroupe rien d’autre que des pesticides domestiques, si bien qu’on peut la retrouver dans des produits grand public. Son profil toxicologique n’a pourtant rien d’anodin, elle est nocive par inhalation, peut provoquer des irritations de la peau et des voies respiratoires, elle est même suspectée d’être perturbateur endocrinien.

Alors passer toutes ses nuits à son contact, il vaut mieux éviter ! Si on peut admettre son utilité dans une bombe anti-moustique, il est invraisemblable que des articles de literie en contiennent.

Que Choisir déconseille d’ailleurs tous les traitements « anti », qu’ils soient antimites, antibactériens ou anti-acariens. Il est rare que les substances utilisées soient sans risques pour la santé, le dernier test de matelas de l'UFC l’a démontré.

Heureusement, l’histoire se termine bien pour notre couple. Le magasin a repris la couverture traitée sans faire d’histoires. On parie qu’ils se méfieront des traitements « anti » à l’avenir.

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Élisabeth Chesnais


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Fluoroquinolones: Des antibiotiques Ă  Ă©viter
Que d’effets indésirables ! Le dossier des antibiotiques de la famille des fluoroquinolones (Monoflocet, Tavanic et autres) ne cesse de s’alourdir. Ces médicaments sont autorisés contre diverses infections bactériennes : ORL, respiratoires, urinaires, gastro-intestinales, etc. Mais leur usage, en comprimé ou inhalé, apparaît de plus en plus risqué. Cet été, l’agence sanitaire américaine (FDA) exigeait que l’information soit renforcée sur ses effets possibles en santé mentale telles que des troubles de l’attention, de l’agitation, des problèmes de mémoire, etc. Courant novembre, un nouvel effet indésirable venait s’ajouter officiellement à cette liste : la survenue d’anévrismes aortiques. Il s’agit d’une dilatation de la paroi de l’artère qui peut se rompre et avoir des conséquences extrêmement graves. Ce risque est plus marqué chez les personnes âgées.

Restreindre l’usage

Ces antibiotiques étaient déjà connus pour provoquer des troubles musculaires, articulaires (rupture du tendon d’Achille, par exemple) et nerveux. Des « effets indésirables durables, handicapants et potentiellement irréversibles », note l’Agence européenne du médicament qui recommande désormais d’en restreindre l’usage. Par exemple, leur utilisation est déconseillée en prévention de la diarrhée du voyageur. D’une manière générale, il faut les éviter pour des infections légères ou moyennement graves. Leur usage doit être réservé aux cas les plus graves, quand d’autres antibiotiques ne peuvent pas être utilisés. Pour les personnes âgées, souffrant de troubles rénaux ou prenant des corticoïdes, une prudence accrue est encore plus de mise.
RĂ©agir

Les professionnels de santé prescrivant ces antibiotiques devraient prévenir leurs patients d’arrêter le traitement en cas d’apparition de symptômes au niveau des muscles, des articulations et du système nerveux. Rapprochez-vous rapidement de votre médecin et n’hésitez pas à faire une déclaration de pharmacovigilance.

Les médicaments concernés

Ciprofloxacine (Ciflox, Uniflox)
LĂ©vofloxacine (Tavanic)
Moxifloxacine (Izilox)
Norfloxacine (marques génériques)
Fluméquine (Apurone)
Ofloxacine (Monoflocet, Oflocet)



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Perrine Vennetier


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Substances toxiques dans les produits: Exigez l’information
« Sur demande d’un client, tout fournisseur d’un article contenant une substance identifiée comme extrêmement préoccupante doit lui fournir des informations contenant, au moins, le nom de la substance », stipule le règlement européen Reach qui vise une utilisation plus sûre des produits chimiques. Il ajoute même que ces informations doivent être fournies gratuitement dans les 45 jours. Cette obligation concerne les fabricants, les importateurs et les distributeurs. Voilà qui est clair.

À Que Choisir, nous avons donc joué au consommateur inquiet pour sa santé et celle de ses enfants. Après avoir acheté près de 40 articles très divers dans différents lieux de vente, nous avons interrogé des enseignes et des fabricants.

Nos résultats sont effarants, avec 70 % d’échec. La plupart des distributeurs ne répondent pas, ou à côté de la plaque. Pire encore, seul Maisons du Monde a informé de la présence d’une substance extrêmement préoccupante dans une housse de coussin alors que nos analyses effectuées en laboratoire ont prouvé que 7 autres produits achetés chez Monoprix, Toys R Us, Intermarché, U, Brico Dépôt, Conforama et sur Amazon contenaient au moins une substance chimique identifiée comme extrêmement préoccupante.

Bien que le règlement européen Reach soit entré en vigueur il y a 10 ans, le droit de savoir qu’il garantit aux consommateurs est toujours autant piétiné par les professionnels.

Pour que ça change, Que Choisir appelle chacun à exercer son droit à l’information auprès des fabricants et des enseignes. C’est le seul moyen de leur faire prendre conscience de leurs obligations, et surtout du refus des consommateurs de rester exposés à des substances toxiques.

Comment exercer son droit à l’information (règlement Reach) ?

Faites votre demande par écrit, mail ou courrier (notre lettre type), pour que le service clients puisse la transmettre au service compétent.

Signalez que vous vous appuyez sur la réglementation Reach et sur sa liste des SVHC (pour Substances of Very High Concern, substances extrêmement préoccupantes).

Indiquez au professionnel que si l’article en contient, il doit vous donner le nom des substances extrêmement préoccupantes présentes à plus de 0,1 % si elles figurent sur cette liste.

Pensez à joindre les références précises du produit

Sachez enfin que le règlement Reach s’est contenté du service minimum. Le fabricant ou l’enseigne qui ne répond pas ou répond mal n’encourt aucune sanction financière ! Les consommateurs disposent heureusement d’une autre arme. Faire de la publicité à tous leurs refus de répondre, tant dans son entourage que sur les réseaux sociaux peut être efficace. S’attaquer à leur image de marque devrait les inciter à respecter le droit à l’information des consommateurs et à supprimer les substances toxiques de leurs formulations.

Surtout ne vous contentez pas de la réponse que nous avons souvent reçue, à savoir que le produit est conforme à la réglementation. Les substances extrêmement préoccupantes qui figurent sur la liste Reach n’étant pas interdites, il peut très bien être conforme et en contenir !
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Élisabeth Chesnais


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Publicité pour enfants: La France mauvaise élève
Dans son dernier rapport(1), publié le 15 octobre 2018, l’OMS tire encore une fois la sonnette d’alarme : « les enfants continuent à être exposés à des messages commerciaux vantant les aliments riches en graisses, en sel et en sucre » (dénommés HFSS(2)), alors même que l’obésité infantile est un problème majeur de santé publique, déplore-t-elle. Les enfants sont particulièrement réceptifs aux messages véhiculés par ces publicités, mais les adolescents en subissent également l’impact, quoique moins fortement.

Malgré ses précédents rapports et un ensemble de recommandations approuvées en 2010 en assemblée générale, l’agence onusienne constate que les pays européens « traînent à appliquer [ses] recommandations ». En Europe, 29 des 53 pays ont déclaré avoir mis en place des mesures, mais elles ne sont pas vraiment efficaces, constate encore l’OMS.

En France, la régulation n’est pas efficace

L’Hexagone ne fait pas preuve de diligence sur ce sujet, sans doute freiné par le poids de l’industrie agroalimentaire dans l’économie française (plus de 2 % du PIB et un solde du commerce extérieur positif). « Malgré quelques dispositions législatives, la France n’a pas spécifiquement encadré par la loi le marketing sur les aliments HFSS », critique l’OMS. Seule obligation, depuis 2004, l’insertion de messages de santé dans les publicités d’aliments HFSS.

S’y ajoute depuis 2009 une charte volontaire d’engagement des industriels à avoir « des pratiques de marketing responsables »… Mais, basée sur l’autorégulation, elle n’est pas efficace. « Il est clair que la charte ne vise pas à réduire l’exposition des enfants à la commercialisation des produits alimentaires HFSS », reproche l’OMS.

Des « fausses promesses », alors que « le harcèlement nutritionnel des enfants s’est aggravé », concluait déjà l’UFC-Que Choisir en 2010, suite à une étude destinée à évaluer la réalité des engagements de l’industrie agroalimentaire vis-à-vis de l’obésité infantile.

Un petit pas sur les chaînes de télévision publiques

En décembre 2016, un petit pas supplémentaire a été fait, avec l’adoption d’une loi stipulant l’interdiction de publicité, sur les chaînes publiques de télévision, pendant les programmes destinés aux enfants de moins de 12 ans. « Malgré sa portée limitée, ce texte est important », reconnaît l’OMS. Sauf qu’en termes d’audience pour le public infantile, les chaînes publiques n’arrivent qu’en 5e position, au mieux… Cette loi est entrée en application au 1er janvier 2018.

Un autre article, voté simultanément, stipulait que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devait remettre chaque année un rapport au Parlement faisant le bilan des publicités ciblant les enfants, sur les chaînes publiques et privées. L’un des objectifs du législateur était d’apprécier l’efficacité de l’autorégulation. À ce jour, aucun rapport n’est encore parvenu aux élus…

Un cadre réglementaire est nécessaire

Aucune avancée réelle n’ayant eu lieu depuis 2010, les demandes qu’avait formulées l’UFC-Que Choisir restent – malheureusement – d’actualité. Elles prévoyaient notamment :

- l’encadrement strict des publicités télévisées pour les produits les plus gras ou sucrés aux heures de grande écoute des enfants ;
- la validation par le Programme national nutrition santé de programmes télévisés informatifs, afin d’aider les parents à identifier l’intérêt nutritionnel des produits alimentaires transformés ;
- la gratuité de diffusion pour les communications sur l’équilibre nutritionnel émanant de l’Institut national pour la prévention et l’éducation sanitaire.


Les propositions de l’OMS

L’OMS formule ses critiques sur les politiques menées jusqu’à présent, et énumère des pistes à mettre en œuvre :

* la plupart des mesures existantes ciblent uniquement la publicité radio, alors que les enfants sont aussi exposés via les supports numériques, les présentoirs de produits, les emballages et les parrainages par des grandes marques… Les pays doivent donc envisager une réglementation englobant non seulement la publicité, mais toutes les autres communications commerciales ;
* en général, les réglementations se limitent aux programmes pour enfants et portent principalement sur la publicité. Échappent à tout contrôle un large éventail de programmes, de médias et de techniques de marketing auxquels sont exposés les enfants. Les pays doivent mettre en place des politiques visant à limiter l’exposition réelle des enfants ;
* les réglementations ciblent généralement les tranches d’âge jusqu’à 12 ou 13 ans, alors que les adolescents aussi subissent les effets négatifs du marketing. Le champ d’application des lois doit être élargi pour protéger tous les enfants ;
* les pays n’ont pas toujours adopté des systèmes efficaces de catégorisation des aliments pour déterminer lesquels ne doivent pas faire l’objet de publicité auprès des enfants. Ils doivent recourir à des systèmes existants, ou en concevoir de nouveaux, pour le profilage des nutriments sur la base de données scientifiques. Ces systèmes doivent définir efficacement les aliments peu sains en fonction de leur qualité nutritionnelle ;
* les pays de l’Union européenne ont échoué à réglementer efficacement le marketing de façon transfrontalière. Ils doivent coopérer et harmoniser leurs réglementations pour éviter un affaiblissement des mesures nationales, en particulier contre le problème de la publicité dans les médias numériques.

Notes:

(1) Rédigé avec l’université de Liverpool et l’Open University (Royaume-Uni).
(2) High in saturated fats, trans fats, free sugars and/or salt (à haute teneur en acides gras saturés, acides gras trans, sucres et/ou sel).
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Elsa Casalegno


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Alimentation bio: Moins de risque de cancer
Malgré l'enjeu de santé publique, il existait jusqu'à présent une seule étude épidémiologique de grande ampleur, britannique, étudiant le lien entre bio et cancer. Une équipe française (1) vient d'en publier une deuxième, qui montre une « association » probable entre une alimentation à base de produits biologiques et la réduction du risque de déclencher cette pathologie. Les résultats de cette étude s'appuient sur un échantillon de 68 946 personnes de la cohorte NutriNet-Santé suivies entre 2009 et 2016. La nature de leur alimentation, bio ou conventionnelle, a été renseignée au cours de ces sept années de suivi. Toujours au cours de cette période, 1 340 d'entre elles ont déclaré un premier cancer.

Les chercheurs avancent deux hypothèses. Tout d'abord, les résidus de pesticides moins fréquents et à dose moindre dans les aliments bio, comme nous l’avons montré dans tous nos tests, entraînant une plus faible exposition des consommateurs réguliers de produits bio. Or, depuis 30 ans, les études suggérant un lien entre pesticides et certains cancers s'accumulent progressivement, comme nous l'expliquions.

Autre hypothèse : les teneurs potentiellement plus élevées, dans les aliments biologiques, en certains nutriments comme les antioxydants, les polyphénols, les caroténoïdes, la vitamine C, ainsi que des profils d’acides gras plus bénéfiques. L’étude souligne néanmoins que ces variations sont modestes, et que leurs conséquences sur la santé « restent à déterminer ». Cette hypothèse nous semble un peu moins convaincante. En effet, il ressortait de tests réalisés en 2010 par Que Choisir que ces teneurs sont davantage dues au mode de culture ou d’élevage intensif ou extensif qu'au mode bio ou non bio.

Des biais possibles

De multiples facteurs influencent la survenue ou non d'un cancer. L'équilibre alimentaire en est un, en particulier les apports en fibres, la quantité de viande, de charcuterie ou de fruits et légumes ingérés, mais aussi la consommation d'aliments ultratransformés et de compléments alimentaires. La catégorie socio-économique et l'hygiène de vie (consommation de tabac ou d'alcool, exposition au soleil, activité physique...) ou encore les antécédents familiaux sont d'autres éléments potentiellement déclencheurs. Autant de biais possibles. Pris en compte dans l'étude, ces critères ont néanmoins peu modifié les résultats.

Les chercheurs évoquent eux-mêmes plusieurs « limites », en particulier le mode de recrutement, volontaire et par Internet, de la population suivie dans NutriNet-Santé : ces personnes ont tendance à prendre davantage soin de leur santé et sont mieux informées que la moyenne des Français. L'incidence des cancers de l'échantillon est d'ailleurs inférieure à la moyenne nationale, y compris chez les non-consommateurs de bio. Il manquerait donc dans l'étude le suivi des comportements les plus à risque, et la corrélation entre alimentation et cancer est probablement sous-estimée !

Autre limite citée, la quantité d'aliments bio n'est pas mesurée précisément, pouvant engendrer une approximation de la part du bio chez les consommateurs occasionnels. Pour Emmanuelle Kesse-Guyot, directrice de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et l'une des auteures de l'étude, ce n'est finalement pas un problème, car « l'intérêt était de comparer les deux extrêmes – les gros consommateurs et les non-consommateurs. Les profils intermédiaires permettant surtout de vérifier la progressivité des résultats ».

Malgré ces restrictions, ces résultats s'ajoutent à d'autres travaux allant dans le même sens. Sachant le caractère multifactoriel du cancer et les polémiques autour des pesticides, les chercheurs se sont néanmoins entourés de toutes les précautions pour rendre leurs conclusions. Ils rappellent que « le lien de cause à effet ne [peut] être établi sur la base de cette seule étude », et estiment qu’il faut maintenant les « confirmer par d’autres études épidémiologiques » avant de mettre en place des mesures de santé publique.

(1) Réalisée par une équipe mixte de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), l’université Paris 13 et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).
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Fabienne Maleyson


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Additifs alimentaires: 87 molécules à éviter


Alors qu’au niveau européen, l’évaluation officielle des additifs s’enlise faute de moyens humains, financiers et analytiques, l’UFC-Que Choisir a passé en revue les études publiées par les instances scientifiques reconnues : l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA), l’Organisation Mondiale de la Santé1, ainsi que le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Sur cette base, l’Association a défini une grille d’appréciation des additifs alimentaires autorisés : des plus acceptables à ceux qu’il faudrait éviter.

• Un quart des additifs à risque : sur les plus de 300 additifs autorisés, nos travaux2 montrent que 87 d’entre eux sont à éviter ou peu recommandables, soit plus du quart. Parmi ceux-ci on peut citer les nitrates et nitrites (E249, E250, E251, E252), ces conservateurs très présents dans les charcuteries, qui sont associés à un risque accru de cancer du côlon. Les caramels élaborés au moyen d’ammoniaque ou de sulfite d’ammonium (E150c, E150d), utilisés par l’industrie agro-alimentaire dans une grande variété d’aliments, peuvent contenir des substances immunotoxiques à forte dose et suspectées d’être cancérigènes. Quant aux colorants azoïques (E102, E104, E110, E122, E124, E129), souvent présents dans les confiseries, ils pourraient contribuer à l’hyperactivité chez l’enfant.





• Une présence massive, y compris dans les produits de grandes marques : l’exposition quotidienne pendant des années à ces molécules accroît encore les risques. Or ils sont massivement utilisés dans les produits alimentaires industriels, y compris ceux de grandes marques. Par exemple, sur les 7 colorants trouvés dans les bonbons Jelly Belly, pas moins de 4 sont à éviter. Les nouilles « Yum-Yum saveur poulet grillé », comptent 14 additifs dans leur formule, dont 2 sont à éviter et 5 sont peu recommandables. Quant aux 14 additifs dénombrés dans les chewing-gums « Airwaves chloro-menthol », un est à éviter et 3 sont peu recommandables.



• Procédure européenne : trop de laxisme. L’évaluation des additifs par les instances communautaires consiste généralement en une simple relecture d’études fournies par les fabricants d’additifs eux-mêmes. Cette procédure laxiste laisse planer un doute sur la transparence et l’exhaustivité des recherches menées par des industriels, qui ont tout intérêt à ne présenter que des travaux permettant à leurs molécules d’être acceptées. Il existe donc un besoin criant d’analyse critique et indépendante de leur innocuité.


L’UFC-Que Choisir, soucieuse d’une alimentation quotidienne dénuée de tout risque sanitaire :
- Publie une base de données des additifs consultable gratuitement pour permettre aux consommateurs de détecter les indésirables et de les éviter ;
- Demande aux autorités européennes de mettre en œuvre une évaluation réellement indépendante de la dangerosité des additifs, à partir d’études financées par un fonds abondé par les fabricants ;
- Appelle le législateur à interdire les 87 additifs reconnus à risque par nos experts, sur la base d’études scientifiques.


Notes:
1 Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives.
2 Retrouvez la totalité de l'enquête dans la nouvelle formule de Que Choisir en kiosque aujourd'hui.
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Additifs alimentaires: Mais que font les industriels ?
Tous les additifs ne sont pas à mettre dans le même panier.Selon notre classement, 87, à éviter ou peu recommandables, devraient soulever la méfiance des consommateurs. Pour ceux-ci, un faisceau d’études pointe des effets indésirables, en particulier chez les populations sensibles comme les enfants, qui parfois dépassent les doses journalières admissibles (1) de consommation. Alors que les alertes se multiplient, les industriels, voulant prouver leur bonne volonté, surfent sur le « clean-labelling », avec des étiquettes de plus en plus sobres. Un défi quand les additifs servent à assurer la stabilité et la sécurité sanitaire des aliments. Une démarche louable, par contre, pour les additifs les plus cosmétiques ou servant à masquer une mauvaise qualité des produits. Certains industriels s’engagent à supprimer les plus controversés de leurs recettes. C’est le cas pour le dioxyde de titane, largement décrié jusqu’au gouvernement qui entend le bannir en France dans les produits alimentaires d’ici la fin de l’année. En juin dernier, le syndicat des confiseurs s’engageait de lui-même à ne plus utiliser cet additif, jusqu’ici couramment employé pour conférer un aspect brillant aux produits. Les distributeurs, eux, investissent ce nouveau créneau de consommation qu’est en train de devenir le « sans additifs ». Intermarché a ainsi lancé sa gamme distributeur l’Essentiel, 34 produits garantis sans additifs à ce jour, tandis que Carrefour ou U ont décidé de bannir les substances les plus controversées de l’intégralité de leurs gammes distributeur. Dommage que dans le même temps, ces mêmes distributeurs continuent à vendre des marques dont les recettes sont loin d’être aussi épurées…

Que Choisir a réalisé des comparaisons de produits de la même famille. Les résultats sont sans appel : certains industriels jouent le jeu et d’autres moins. En confiserie, Haribo se positionne comme meilleur élève que Jelly Belly. Les Dragibus d’Haribo respectent l’engagement des confiseurs d’employer plus de colorants naturels, à une exception près, puisqu’ils contiennent du bleu patenté V, classé orange dans notre barème. Les bonbons de Jelly Belly, eux, comportent plusieurs colorants que nous classons rouge, comme des colorants azoïques, dont certains sont suspectés de favoriser l’hyperactivité chez les enfants. L’emploi de colorants douteux touche aussi le domaine des boissons sans alcool, comme les sirops. Ainsi, si le sirop à la fraise Teisseire ne contient aucun colorant et un seul additif, l’acide citrique, le sirop équivalent chez Monin tient sa couleur du E129 rouge allura AC, classé comme additif « à éviter » par Que Choisir. Pour le sirop menthe verte de la même marque, c’est la tartrazine E102 qui apparaît sur l’étiquette, un colorant lui aussi classé comme additif « à éviter ».

Parmi les soupes instantanées, produits hautement transformés, les additifs foisonnent en véritables cocktails. Alors que les nouilles Mamee contiennent « seulement » 7 additifs dont un seul classé orange et revendiquent l’absence de glutamate, les nouilles Yum-Yum saveur poulet grillé incorporent 14 additifs dans leur recette, dont 2 classés rouge et 5 orange, comme les glutamates ou des additifs pouvant contenir des nanoparticules. Un produit à éviter le plus possible.

Des produits équivalents mais des additifs différents





Ces quelques exemples illustrent parfaitement le règne actuel des produits alimentaires industriels ultra-transformés. Face au risque sanitaire que cette alimentation fait courir aux consommateurs, l’UFC-Que Choisir demande non seulement une évaluation indépendante de la dangerosité des additifs mais appelle le législateur à interdire les 87 additifs reconnus à risque par nos experts.

Une législation pas toujours respectée



Pour autant, tous ces additifs restent autorisés et leur exclusion des recettes ne dépend que du bon vouloir des industriels. Les fraudes réelles sont, elles, traquées par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). En 2017, les alertes ont principalement concerné des manquements à l’obligation d’étiquetage. En effet, tous les additifs doivent être signalés sur les étiquettes des produits (sauf rares dérogations, pour des additifs supports d’autres additifs ou dans des boissons alcoolisées comme le vin, par exemple). Les manquements repérés portaient sur des défauts d’étiquetage liés à la présence de nanomatériaux ou encore de nitrates et phosphates dans des mélanges destinés à des fabricants de préparations à base de viande. Tout de même 84 % de non-conformité sur 19 établissements contrôlés. D’autant plus choquant que le défaut d’information ne peut que se répercuter ensuite sur l’étiquette du produit final. Plus grave mais fait rare, la DGCCRF a retrouvé des traces d’un dérivé non autorisé de l’acide carminique E120, l’acide 4 amino-carminique, dans des boissons, sirops et confiseries à destination des enfants. Obtenu par chauffage en présence d’ammoniaque du E120, colorant extrait de la cochenille lui bien autorisé, il permet à la couleur rouge d’être plus stable en milieu acide.
Notes
(1) La dose journalière admissible (DJA) est dérivée de la dose sans effet (DSE) obtenue par des expérimentations animales ou humaines. On obtient la DJA en divisant la DSE par un facteur 100 (composés non cancérogènes) à 1 000. Elle fournit ainsi une large marge de sécurité et représente une dose pouvant théoriquement être ingérée quotidiennement sans risque pour la santé, avec des dépassements occasionnels sans conséquence.

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Noëlle Guillon


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