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Purificateurs d’air: L’Anses confirme l’alerte de « Que Choisir »
La pollution de l’air inquiète, le nombre d’allergiques augmente, c’est une aubaine pour les fabricants. Les purificateurs d’air en tous genres se multiplient dans les magasins, et ce n’est pas pour le meilleur, alertait « Que Choisir » dès 2013.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient à son tour de publier son rapport sur les techniques d’épuration de l’air intérieur, et il confirme la pertinence de nos réserves. L’expertise de l’Agence a concerné les appareils autonomes et les matériaux de construction et décoration qui se prétendent dépolluants et qui sont basés sur les principes de la catalyse ou de la photocatalyse, du plasma, de l’ozonation ou de l’ionisation. Outre les appareils, il s’agit notamment d’enduits, de peintures, de revêtements muraux, de plaques de plâtres, de carrelages, et surtout de sprays.

Le rapport conclut que « les données scientifiques analysées ne permettent pas de démontrer l’efficacité et l’innocuité en conditions réelles d’utilisation de ces dispositifs d’épuration de l’air intérieur ». L’Anses recommande d’informer la population sur les risques potentiels d’une détérioration de la qualité de l’air intérieur, la dégradation incomplète de polluants pouvant entraîner la formation de composés plus nocifs. Autre recommandation, mettre en garde les sujets asthmatiques sur une possible aggravation de leur état avec les appareils pouvant générer de l’ozone ou ceux qui utilisent des huiles essentielles, autrement dit les sprays assainissants épinglés par « Que Choisir ».

L’Anses rappelle que pour réduire la pollution de l’air intérieur, « il convient en priorité de limiter les émissions à la source, d’aérer et de ventiler ». Des conseils que vous pouvez retrouver dans notre dossier consacré à la pollution de l’air intérieur.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Étiquetage nutritionnel simplifié: Aux professionnels de respecter le Nutriscore
Alors que la mauvaise qualité nutritionnelle d’un trop grand nombre d’aliments industriels est une des causes principales du taux élevé d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète, il importe pour les consommateurs de disposer d’un étiquetage nutritionnel facilement compréhensible, antidote puissant à un marketing l’éblouissant, les tableaux de chiffres réglementaires européens, d’une grande complexité, figurant sur les emballages et incompris par 82 % des consommateurs ne pouvant les guider.


• Un combat décennal de l’UFC-Que Choisir enfin couronné : L’UFC-Que Choisir s’est mobilisée depuis plus d’une décennie pour réclamer auprès des pouvoirs publics un étiquetage nutritionnel intelligible par tous les consommateurs, et pas les seuls spécialistes, avec notamment le lancement en 2014 d’une pétition au côté de 31 sociétés savantes, puis la publication un an plus tard d’un test sur 300 aliments illustrant la pertinence de ce type d’étiquetage.

• Une reconnaissance officielle française et communautaire : le feu vert donné la semaine dernière par la Commission européenne et la signature officielle aujourd’hui par Agnès BUZYN, Stéphane TRAVERT et Benjamin GRIVEAUX font mentir les Cassandres qui, espérant un échec du ‘Nutriscore’, proclamaient son incompatibilité avec la réglementation européenne.

• Gare aux manœuvres de diversion ! Mais à rebours de ces avancées, certains professionnels s’obstinent encore à maintenir des étiquetages obsolètes (Mc Donald’s, Quick). Pire, d’autres s’efforcent de développer un modèle en parallèle particulièrement complexe ou basé sur des tailles de portions irréalistes (Coca-cola, Nestlé, Mars, Mondelez, Pepsico et Unilever), initiative visant clairement à jeter le trouble dans l’esprit des consommateurs et contrecarrer l’appropriation du ‘Nutriscore’ par le plus grand nombre.


Alors que l’opacité de l’offre des produits industriels rend particulièrement ardue la réalisation de l’équilibre nutritionnel au quotidien, le ‘Nutriscore’ permet aux consommateurs de redevenir pleinement acteurs de leurs choix. Cet outil constitue en outre une véritable incitation pour les professionnels à améliorer leurs recettes. C’est dans ce double objectif, d’information des consommateurs et d’amélioration des produits que l’UFC-Que Choisir :
- Appelle fabricants et distributeurs à adopter sans délai le ‘Nutriscore’ en l’apposant sur leurs produits, à l’instar des engagements déjà pris par Auchan, Fleury-Michon, Intermarché, et Leclerc,

- Invite, dans cette attente, les consommateurs à consulter gratuitement son test sur 300 produits et à utiliser son calculateur nutritionnel basé sur le ‘Nutriscore’1.


Notes:
1 L’algorithme du calculateur nutritionnel, consultable sur le site quechoisir.org, est conforme aux dispositions du projet d’arrêté définissant le nouvel étiquetage officiel français. Pour le moment, il conserve le visuel du modèle ‘5C’ proposée en 2015 par le Prof. S. HERCBERG. Ce visuel est cependant très proche et en cohérence avec celui retenu pour le modèle officiel ‘Nutriscore’.
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Boissons sucrées: Une nouvelle taxe soda votée par le Parlement
« Le sucre tue énormément ! », déclarait la ministre de la Santé Agnès Buzin à la télévision mardi 24 octobre pour justifier la revalorisation de la taxe soda, votée dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 octobre dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale.

Pour les boissons sucrées, la taxation se déclenchera à partir de 1 gramme de sucre pour 100 millilitres (ou 1 kilo par hectolitre) contre 5 ml auparavant. Fixée actuellement à 7,53 € par hectolitre pour toutes les boissons concernées, elle progressera désormais jusqu'à une vingtaine d'euros par hectolitre pour un produit dépassant 11 g de sucre ajouté pour 100 ml.

Taxation progressive

Une progression continue et non par palier comme cela fut envisagé initialement, afin d’inciter les industriels à réviser leur recettes, « même d’un gramme », selon le rapporteur général du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, Olivier Véran.

Quant aux formules édulcorées, soumises actuellement à la même taxe que les boissons sucrées (7,53 €/hl), la nouvelle version de la taxe soda réduira le niveau de taxation à 3,5 €/hl. Les deux taxes seront également cumulables dans les produits mariant les deux composants, à l’instar du Coca-Cola Life, composé de 30 % de stevia (un édulcorant) et de 70 % de vrai sucre.

Cette taxe dite « comportementale » n’aura atteint son but que si elle se répercute sur les achats des consommateurs. Au-delà des fabricants, la balle est dorénavant dans le camp des distributeurs, qui décideront ou non de faire ressortir les différences entre les sodas en répercutant cette taxe sur les prix en rayon. Au risque, dans le cas contraire, que la taxe soda fasse un nouveau flop.
Que Choisir en Ligne
Marie-Noëlle Delaby


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Ingrédients indésirables dans les cosmétiques: La DGCCRF dans les pas de l’UFC-Que Choisir
« À la suite de signalements, parus dans la presse consumériste en juin 2017, dénonçant la présence sur le marché de 23 produits cosmétiques contenant de la methylisothiazolinone (MIT) et de l’isobutylparaben, la DGCCRF a […] mené une enquête ciblée de recherche de produits cosmétiques susceptibles de contenir ces conservateurs prohibés. » C’est peu dire que le communiqué de presse de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) du 26 octobre nous emplit d’une satisfaction certaine. Car les signalements en question proviennent de notre enquête qui, en juin dernier, nous a permis de référencer plus de 1 000 produits cosmétiques contenant au moins un ingrédient indésirable. Une liste si longue qu’il nous a fallu la diviser en 8 grandes catégories (maquillage, soins du corps, soins du visage, déodorants…).

À la suite de quoi la DGCCRF a ciblé son action sur les produits contenant les conservateurs interdits depuis juillet 2015 (isobutylparaben) et février 2017 (MIT). Comme l’UFC-Que Choisir, elle a retrouvé ces conservateurs dans 23 produits, qui ont fait l’objet d’une prescription de retrait immédiat de sa part. D’autres produits sont également concernés, le total atteignant plus de 140 références. L’autorité administrative a même repéré des fabricants qui « se sont efforcés d’écouler leurs stocks jusqu’à une date très proche de l’entrée en vigueur de l’interdiction ». Pire encore, « deux fabricants ont même poursuivi l’utilisation et la commercialisation de ces conservateurs interdits dans la formulation de leurs produits cosmétiques ».


Les résultats de l’enquête de la Répression des fraudes s’avèrent encourageants. Tout au moins au niveau de l’action contre les conservateurs interdits. Bien qu’autorisées, les molécules toxiques à éviter dans les produits cosmétiques ne se limitent pas aux conservateurs. Parmi elles, les perturbateurs endocriniens sont particulièrement à bannir et, hélas, la définition donnée en juillet dernier à ces substances par la Commission européenne s’est révélée bien trop minimaliste pour assurer la protection des consommateurs.
Que Choisir en Ligne
Frank Attia


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Levothyrox: Retour temporaire de l’ancienne formule
Ce lundi 2 octobre, des boîtes de l’ancienne formule du Levothyrox devraient être de nouveau disponibles en pharmacie. Importée de l’étranger, cette formulation vendue sous le nom d’Euthyrox et fabriquée par Merck contient évidemment de la lévothyroxine comme principe actif, mais du lactose comme excipient. Elle est strictement identique à celle commercialisée en France avant mars 2017.

Pour les patients qui souffrent de troubles graves et persistants depuis le changement de formule, c’est un soulagement. Ceux qui en étaient réduits à s’approvisionner ailleurs, en Espagne par exemple, retrouveront le confort d’esprit d’avoir des boîtes à disposition en France. Ceux qui décrivent un enfer de fatigue, d’insomnie, de chute de cheveux et de douleurs diverses auront le réconfort de retrouver le médicament avec lequel ils étaient bien équilibrés précédemment. C’est à ces patients – une minorité – que sera réservée la prise de l’Euthyrox, l’ancienne formule.

Pour tous les autres patients qui se sont accommodés, immédiatement ou après ajustement, de la nouvelle formule, il est recommandé de continuer avec le Levothyrox actuel. En effet, le retour de l’ancienne formule n’est que temporaire, et limité en quantités. C’est de la part des autorités de santé une réponse pragmatique à la crise sans précédent provoquée, entre autres, par le manque de préparation et d’information nécessaires pour gérer le changement de formule. Mais cela pose la question de l’accompagnement à terme de ces patients revenus à l’Euthyrox quand celui-ci ne sera plus commercialisé.

D’autres solutions possibles

Plusieurs options devraient toutefois se présenter à eux. En effet, l’offre thérapeutique devrait être encore élargie. À partir de la mi-octobre, la L-Thyroxine fabriquée par le laboratoire Henning devrait rejoindre les rayons des pharmacies. La production de L-Thyroxine Serb (solution buvable) a parallèlement été augmentée. Enfin, les laboratoires de génériques pourraient aussi remettre sur le marché leur version de lévothyroxine. Mais quelle que soit la formulation choisie, le profil d’effets indésirables (voir encadré) est le même, car il est essentiellement lié aux variations de doses de lévothyroxine dans le corps. Tout changement de formule ou de marque restera une opération délicate.

Des effets indésirables mal expliqués

L’affaire du Levothyrox a mis en évidence une erreur d’appréciation dramatique de la part des autorités de santé et de certains professionnels de santé qui ont préféré communiquer le moins possible sur le changement de formule. Cette stratégie de « ne pas affoler les foules » a eu l’effet exactement inverse. Les patients qui ont découvert le changement de formule de façon fortuite ne cessent de se demander pourquoi on ne les a pas mieux informés et finissent par penser qu’il y avait des choses à cacher. Ce manque d’information se retrouve dans la description, qui n’est ni précise ni exhaustive, des effets indésirables liés à la prise de lévothyroxine. Comparons donc l’information donnée aux patients en France et aux États-Unis, rubrique effets secondaires.

En France : information trop succincte

La notice française du Levothyrox version nouvelle formule est assez succincte, et la formulation « signes d’hyperthyroïdie » n’est pas très claire pour les non-spécialistes. Comprend-on que cela peut être un problème de dosage du médicament ? Pas vraiment.


Source : http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr


Aux États-Unis : une description complète

Aux États-Unis, en revanche, il est clairement explicité en préambule que « les effets indésirables sont principalement ceux dus à un surdosage thérapeutique ». Ensuite, ils sont classés par famille et la liste est beaucoup plus complète. Dans les effets sur l’état général, la « fatigue » est par exemple indiquée, alors que l’on ne la trouve pas dans les notices françaises. Côté dermatologie, on trouve la « perte de cheveux » qui n’apparaît pas dans les notices françaises et qui a souvent été citée comme un effet inexplicable à l’occasion du changement de formule. Enfin, la notice américaine prend la peine de préciser que des réactions aux excipients peuvent survenir.

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Perrine Vennetier


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Baumes à lèvres: Des composés toxiques dans la moitié des produits testés
Des produits de parapharmacie, une marque à l’image « verte » bien ancrée, une autre si populaire qu’elle est, pour certains, devenue synonyme de « stick pour les lèvres »… les baumes à lèvres que nous déconseillons d’acheter pourraient sembler au-dessus de tout soupçon. Nous y avons pourtant retrouvé deux types de résidus qui n’ont rien à y faire. Même l’organisme qui chapeaute les fabricants de cosmétiques les avait avertis dès 2004 : une famille de résidus, les Moah (1), ne doit plus se retrouver dans les produits, l’autre, certains Mosh (2), est tolérable mais à condition qu’on en retrouve moins de 5 %. Or, dans près de la moitié des baumes à lèvres de notre test, les deux cohabitent, le deuxième étant présent à des teneurs allant jusqu’à 41 %. Cette double présence se vérifie dès lors que les fabricants utilisent des huiles minérales ou des hydrocarbures de synthèse.

Si Moah et Mosh sont indésirables, c’est que les uns sont cancérogènes tandis que les autres peuvent s’accumuler dans le foie et les ganglions lymphatiques et y provoquer des réactions inflammatoires dont on ignore les conséquences exactes. En raison de cette toxicité, huiles minérales et hydrocarbures de synthèse sont interdits dans l’industrie alimentaire. S’ils sont parfois présents dans les aliments, c’est principalement en raison de contaminations fortuites par l’encre des emballages. Au contraire, les fabricants de cosmétiques peuvent en introduire dans leurs formulations, y compris dans les produits pour les lèvres qui sont pourtant susceptibles d’être ingérés. Ils sont alors repérables (voir le point 13 de notre liste des molécules toxiques à éviter) sur les listes d’ingrédients lorsqu’elles sont disponibles et lisibles. Mais certains fabricants, bio ou conventionnels, s’en passent très bien, utilisant à la place de la cire d’abeille ou diverses huiles végétales. Une option dont tous les professionnels devraient s’inspirer. Utilisés par toute la famille, enfants et femmes enceintes compris, les baumes à lèvres devraient être au-dessus de tout soupçon.

Les baumes à lèvres déclassés de notre test

Uriage – Stick lèvres hydratant
Aptonia – Stick lèvres hydratant
Le Petit Marseillais nutrition – Soin lèvres desséchées
Avène Cold Cream – Stick lèvres nourrissant
Boiron Homéostick – Baume à lèvres au calendula
La Roche Posay Nutritic – Soin transformation lèvres desséchées
Carmex – Classic Moisturing Lip Balm
Labello – Original Classic Care
Garnier Ultra doux Trésors de miel – Baume à lèvres nourrissant
Yves Rocher Macadamia


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Fabienne Maleysson


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Fracture sanitaire: La Cour des Comptes prône nos remèdes !
Si la lecture peut en être aride (plus de 600 pages tout de même !), elle est souvent instructive et parfois pleine de satisfactions. Ainsi en est-il du long chapitre consacré aux médecins spécialistes, et aux difficultés d’accès rencontrées par les usagers.

J’y ai retrouvé avec plaisir, confessons-le, une approche et une méthodologie similaires aux études que nous avons publiées depuis 2012 sur la fracture sanitaire. La Cour a en effet mêlé les questions de l’accès géographique et des barrières financières, et ainsi montré, malheureusement sans surprise, que l’accès aux soins recule. D’une part, elle constate un creusement des inégalités territoriales, la forte croissance des effectifs de spécialistes ne se traduisant par aucun rééquilibrage géographique. D’autre part, la Cour souligne, avec une amertume que je partage, que loin des proclamations victorieuses de l’Assurance maladie, les dépassements d’honoraires continuent à augmenter, de 1,4 % en 2016 pour s’établir à 2,42 milliards d’euros.

Comme nous l’avions pointé l’année dernière, le Contrat d’accès aux soins, devenu option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM), auquel les médecins peuvent adhérer en s’engageant à ne plus augmenter leurs tarifs, est un très coûteux fiasco. Alors que l’UFC – Que Choisir avait estimé que chaque euro de dépassement d’honoraires évité coûtait 8 € à la collectivité, la Cour arrive même à un coût de 10 € pièce sur 2015 ! Cette année-là, l’assurance maladie aura versé aux médecins 183 millions d’euros pour qu’ils daignent épargner 18 millions d’euros de dépassements aux usagers (soit 0,7 % du total de leurs dépassements). On peut sans doute rêver utilisation plus efficiente de l’argent public…

Nos convergences avec les magistrats de la rue Cambon ne s’arrêtent pas aux constats, mais s’étendent aux solutions. La Cour, comme l’UFC – Que Choisir, préconise ainsi que l’installation de nouveaux médecins dans les territoires surdotés ne soit plus possible qu’en secteur 1, c’est-à-dire au tarif de la sécurité sociale, ce qui manque cruellement dans ces zones. En parallèle, les médecins dans les contrées en déficit de médecins pourront eux exercer en secteur 2, mais uniquement à travers l’OPTAM, qui tend à limiter les dépassements.

Alors que la ministre de la santé doit présenter le mois prochain un plan de lutte contre les déserts médicaux, et d’ici la fin de l’année sa Stratégie nationale de santé, espérons qu’elle tendra l’oreille aux préconisations communes des usagers et de la Cour des comptes !
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Alain Bazot


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Dépassements d’honoraires: L’action de la sécu inefficace
La Cour des comptes, dans son rapport annuel sur la sécurité sociale, rendu mercredi 20 septembre, confirme les craintes de l’UFC-Que Choisir : la politique menée contre l’inflation des dépassements d’honoraires chez les médecins coûte cher à la collectivité, pour un effet limité. Selon les calculs publiés, pour éviter 1 euro de dépassement, l’assurance maladie dépenserait 10 euros. Ce chiffre recouvre la prise en charge d’une partie des cotisations sociales des médecins, en échange d’un engagement à limiter leurs tarifs, et la revalorisation de certains actes.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas vraiment. L’assurance maladie se vante régulièrement d’un léger recul du taux moyen de dépassement, passé de 55 % en 2011 à 51,4 % en 2015, mais la Cour des comptes note à juste titre que le nombre de médecins autorisés à pratiquer des dépassements d’honoraires ne cesse d’augmenter, les nouveaux installés choisissant massivement d’exercer en secteur 2. En conséquence, le total des dépassements a atteint 2,4 milliards d’euros en 2015, contre 1,9 milliard en 2009. L’enveloppe qui reste à la charge des ménages est donc considérable, et constitue un frein certain à l’accès aux soins : dans de nombreuses régions, la plupart des spécialistes pratiquent des dépassements d’honoraires et les patients n’ont plus la possibilité de se faire soigner aux tarifs sécu.

Pour améliorer la situation, la Cour des comptes approuve les positions de l’UFC-Que Choisir. Elle évoque la possibilité de conditionner l’installation dans les zones déjà bien fournies en médecins à l’engagement d’appliquer les tarifs de l’assurance maladie. Et, à l’inverse, d’autoriser des dépassements d’honoraires encadrés aux médecins qui décideraient d’exercer dans les territoires sous-dotés.
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Anne-Sophie Stamane


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Mediator: Les laboratoires Servier condamnés en cassation
C’est une première : après le tribunal de grande instance de Nanterre et la cour d’appel de Versailles, la Cour de cassation vient de reconnaître, cette fois définitivement, la responsabilité des laboratoires Servier dans l’état de santé d’une patiente ayant pris du Mediator sur une période de trois ans. Pour son avocate, Me Martine Verdier, il s’agit d’une décision cruciale : « Les laboratoires Servier ne peuvent plus invoquer l’exonération de responsabilité pour risque de développement, c’est-à-dire affirmer qu’ils ignoraient la nocivité de leur médicament. La Cour a validé les études internationales qui signalaient dès 1998 les dangers du Mediator, et qui ont conduit à son retrait du marché dans d’autres pays européens et en Suisse », souligne-t-elle. La France a attendu 2009 pour franchir le pas. Concrètement, étant donné les alertes, la notice du Mediator aurait dû mentionner les risques d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et de valvulopathie cardiaque. La patiente a obtenu une indemnisation de 7 650 euros.

Procès au pénal à venir

L’arrêt de la Cour de cassation intervient quelques jours après que les juges d’instruction du pôle de santé publique de Paris ont rendu leur ordonnance de renvoi dans le volet pénal de l’affaire Mediator. Plus rien ne s’oppose à l’organisation d’un grand procès pour les milliers de victimes de cet anorexigène. Il était temps ! Les laboratoires Servier seront jugés notamment pour tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires. L’ordonnance de renvoi détaille précisément comment le fabricant a, dès les années 1960, dissimulé la vraie nature du Mediator, en s’obstinant à le faire passer pour un antidiabétique, alors qu’il s’agissait d’un coupe-faim de la famille des amphétamines. Mais les laboratoires Servier ne seront pas seuls sur les bancs des accusés. Sans surprise, l’Agence nationale du médicament (ANSM), à l’époque nommée Afssaps, est poursuivie pour blessures et homicides involontaires, pour n’avoir pas su voir clair dans le jeu de la firme. La passivité de l’agence et son incapacité à prendre en compte les alertes sont pointées du doigt. Même si, soulignent les juges d’instruction, ses fautes ne sont pas intentionnelles.

L’UFC-Que Choisir est partie civile dans ce dossier judiciaire.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Cosmétiques: Des ingrédients indésirables enfin interdits
Le législateur européen n’a pas chômé cet été sur le front des cosmétiques. Pour la MIT (méthylisothiazolinone), ce conservateur très allergisant, ça sent la fin : la teneur limite dans les produits a été abaissée à 0,0015 %. L’avis du comité d’experts (Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs) le préconisant remonte pourtant à… décembre 2013 ! Le règlement qui le met en œuvre précise qu’il « importe d’intervenir face à la hausse des allergies ». Craignant le ridicule, les rédacteurs n’ont pas ajouté « rapidement ».

Par ailleurs, l’oxyde de zinc (« zinc oxide » dans les listes d’ingrédients) présentant un risque en cas d’inhalation, il est désormais interdit de l’utiliser dans les cosmétiques en spray. En pratique, il s’agit surtout de produits solaires. Au cas où vous auriez à en utiliser d’ici mai 2018, date où ces produits devraient avoir disparu des rayons, faites-le dans un endroit aéré sans respirer à plein poumons !

Enfin, la Commission va interdire le formaldéhyde, classé cancérogène pour l’homme. Cet ingrédient n’est plus utilisé que dans les produits pour les ongles : les utilisatrices fréquentes feraient bien de se débarrasser sans attendre des produits qui en contiennent.
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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