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Soirée débat: Prévoir sa fin de vie
Soirée débat autour des Directives Anticipées,organisée par l'UFC-Que Choisir de l'Ardèche.


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Bibi fruits de Fizzy: Le bonbon à boire qui a tout faux
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de rappeler aux différents États qu’une politique visant à réduire les apports en sucres dans leur population serait bienvenue. Une quantité inférieure à 10 % de la ration énergétique, soit environ 50 g de sucres est recommandée. Outre celui ajouté par le consommateur dans son café ou son yaourt, c’est surtout le sucre apporté par les sodas, sirops, boissons aromatisées et autres jus de fruits qui est visé par l’OMS. À ce sujet, une récente étude suisse parue dans le British Journal of Nutrition montre qu’enfants et adultes classent comme plus favorable à la santé une boisson contenant des fruits mais qu’ils peuvent facilement se laisser berner sur la quantité en présence.

Prenez Bibi fruits, cet étrange hybride entre boisson et bonbon du fabricant Fizzy. Malgré ce nom et la représentation de framboises, oranges et autres myrtilles sur l’emballage, le produit ne contient pas la moindre trace de fruits mais seulement de l’eau, du sucre, des arômes, un acidifiant et deux conservateurs. Ce qui fait quand même pas mal d’additifs pour une boisson qui se vante d’être « sans colorant » (ce sont les bouteilles qui sont colorées).

« Même pas désaltérant »

L’emballage, lui, est en forme de tout petit biberon en trois parties, ce qui facilite grandement la préhension par de minuscules mains de bébés. Il est surmonté d’une tétine de taille très réduite elle aussi, bien adaptée à une petite bouche. D’ailleurs, la boisson ne se boit pas mais se tète : faute de pression sur la tétine, rien ne sort. Bref, voilà un produit parfait pour habituer les enfants dès leur plus jeune âge à boire sucré. Et même très sucré puisqu’avec 11,2 g aux 100 ml, la boisson se situe au niveau des sodas les plus chargés en sucre. Bibi fruits est également le candidat idéal pour apprendre aux enfants à manger ou boire à longueur de journée puisque, grâce à sa tétine et au bouchon qui le recouvre, le liquide ne peut se renverser : on peut le remettre à la bouche à loisir. De quoi faire hurler les nutritionnistes qui se désolent de l’essor du grignotage et de la consommation en hausse des boissons sucrées. « L’eau est la seule boisson hydratante à donner aux enfants et le lait la seule boisson nourrissante, rappelle le docteur Marie-Laure Frelut, pédiatre spécialisée en nutrition. Ce produit est très sucré, son apport en calories n’est pas négligeable et il ne sera nullement désaltérant. En outre, sa présentation suggère qu’il est destiné aux enfants de moins de trois ans, il devrait donc respecter la réglementation particulière qui encadre les aliments destinés à cette tranche d’âge. »

Autre problème, celui de la santé dentaire. Son format adapté à une succion prolongée rend Bibi fruits potentiellement encore plus désastreux pour les dents que les autres boissons sucrées, qui font des ravages. « Un bonbon, tout le monde sait que c’est mauvais pour les dents, mais trop de gens ignorent que les boissons sont très délétères elles aussi, déplore le docteur Javotte Nancy, praticien hospitalier en odontologie pédiatrique à Bordeaux. Le fructose, souvent utilisé, est encore plus cariogène que le saccharose et l’acidité de ces boissons n’arrange rien. Cela n’empêche pas certains parents d’en donner à leurs bébés et j’ai soigné récemment des enfants de 18 mois avec dix dents cariées. On assiste à une dérive vraiment inquiétante. »
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Fabienne Maleysson


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Lunettes: Plafonnement des remboursements
Fin de la poule aux œufs d’or. Depuis le 1er avril dernier, les mutuelles ne sont plus libres de fixer les tarifs de remboursement des lunettes comme elles l’entendent. De nouvelles règles instaurent des plafonds et des planchers pour la prise en charge des frais d’optique par les assurances complémentaires santé : de 50 € minimum à 470 € maximum pour une paire de lunettes équipée de verres simples et de 200 à 750 € pour les verres complexes (850 € pour les verres très complexes). Le remboursement des montures est plafonné à 150 €. Autrement dit, si la monture coûte 150 €, les verres simples ne seront pris en charge que jusqu’à 320 € et les verres complexes jusqu’à 600 €. De plus, les équipements ne seront plus remboursés qu’une fois tous les deux ans. Sauf pour les enfants ou en cas d’évolution de la vue, où la garantie s’applique alors pour une période d’un an.

Ces nouvelles dispositions sont désormais en vigueur pour tout contrat individuel souscrit ou renouvelé depuis le 1er avril dernier. Les contrats collectifs ont jusqu’à fin 2017 au plus tard pour s’adapter.

Si les organismes complémentaires ne respectent pas la réglementation, ils perdront certains avantages fiscaux liés aux « contrats responsables » qui constituent aujourd’hui la quasi-totalité de l’offre. Le gouvernement entend ainsi stopper la spirale inflationniste du prix des lunettes. Les consommateurs ont en effet tendance à être moins regardants sur les frais d’optique, dans la mesure où ils sont remboursés généreusement par leur complémentaire santé. Celles-ci ont en effet pris une part grandissante dans la prise en charge des lunettes – de 56,8 % en 2006 à 71,5 % en 2012 – alors que celle de l’Assurance maladie est quasiment inexistante. Résultat : les opticiens ont fait leurs choux gras de cette manne, comme l’a dénoncé l’UFC-Que Choisir en 2013. L’ennui est qu’au final, ce sont les consommateurs qui paient via l’augmentation de leurs primes d’assurance.

Ces mesures autoritaires vont-elles faire baisser le prix des lunettes ? Rien n’est moins sûr, d’autant que les plafonds sont supérieurs à la moyenne des tarifs observés. Selon l’UFC-Que Choisir, seule la généralisation des réseaux de soins des complémentaires santé, sans lesquels ces dernières négocient avec des opticiens partenaires des tarifs plus faibles sont en mesure de concilier le double impératif de maintien de la qualité et de maîtrise du reste à charge. Quant à l’impact de la nouvelle réglementation sur le montant des primes, il devrait rester minime, d’autant que les organismes complémentaires d’Assurance maladie doivent faire face aux coûts supplémentaires engendrés par la généralisation de la couverture complémentaire santé à tous les salariés à partir du 1er janvier 2016. « C’est franchement dommage d’avoir imposé autant de contraintes, estime Jérôme Bonizec, le directeur général d’Adéis, regroupement d’institutions de prévoyance, pour des effets qui seront limités. »

Les dépassements d’honoraires sont aussi concernés

Dans la même logique que le plafonnement de la prise en charge des frais d’optique, les contrats responsables ne peuvent plus prendre en charge les dépassements d’honoraires qu’à hauteur de 125 % du tarif de la Sécurité sociale, puis à 100 % à compter de 2017 pour les médecins n’adhérant pas au contrat d’accès aux soins (CAS) qui vise à contenir le coût des consultations. Ainsi, ces contrats ne pourront couvrir plus de 56 € pour une consultation de spécialiste (dont le tarif de remboursement de l’Assurance maladie est de 28 €).

Enfin, les contrats responsables devront prendre en charge l’intégralité du forfait hospitalier. Ils devront aussi couvrir la participation de l’assuré aux tarifs de prise en charge de l’Assurance maladie (ticket modérateur) pour l’ensemble des dépenses de santé, sauf pour les frais de cures thermales et les médicaments dont le service médical rendu a été classé faible ou modéré ainsi que pour l’homéopathie.
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Florence Humbert


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Jardinage de printemps: Oubliez le Roundup
Il y avait déjà de sérieuses raisons de se passer du Roundup, le désherbant vedette de Monsanto, et de ses concurrents moins connus du grand public. Leur principe actif, le glyphosate, est en effet l’un des principaux polluants de la ressource en eau, de même que sa molécule de dégradation l’AMPA. Ils sont devenus, l’un comme l’autre, des pesticides omniprésents dans les rivières et les nappes souterraines. C’est la rançon de l’usage massif du Roundup et de ses concurrents, aussi bien en agriculture que dans les jardins. La firme Monsanto a d’ailleurs été condamnée, tant aux États-Unis qu’en France, pour avoir osé prétendre que le Roundup était biodégradable et respectueux de l’environnement alors que le glyphosate est officiellement classé « dangereux pour l’environnement », « toxique pour les organismes aquatiques et pouvant entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique » !

Le dossier environnemental est donc chargé, mais le glyphosate serait en plus très mauvais pour la santé. Le Centre international de recherche sur le cancer vient de le classer cancérogène probable pour l’homme. La nouvelle a fait l’effet d’une douche froide, tant les publicités pour le Roundup avaient popularisé et banalisé l’usage de ce désherbant. Les experts ont pourtant sauté la catégorie « cancérogène possible », moins alarmiste, pour placer le glyphosate en catégorie « probable ». Il existe des preuves limitées pour un cancer du système immunitaire chez l’homme (lymphome non hodgkinien) et les preuves sont suffisantes chez les animaux de laboratoire. Le glyphosate peut également provoquer des dégâts sur les cellules humaines (lésions de l’ADN et de chromosomes).

4 autres pesticides classés cancérogènes

Les experts de l’OMS ont également classé 4 autres insecticides, moins connus du grand public que les herbicides au glyphosate. Le malathion et le diazinon entrent dans la catégorie cancérogène probable, le parathion et le tetrachlorvinphos comme cancérogène possible. Tous ces pesticides sont interdits en agriculture depuis des années, mais le diazinon était encore récemment utilisé comme biocide, et le malathion contre les moustiques dans la lutte antichikungunya.
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Élisabeth Chesnais


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Bien manger en maison de retraite: Nos conseils pour choisir un établissement au top côté alimentation
Lorsqu’on veut entrer en maison de retraite ou que l’on cherche une place pour un parent, le choix est rarement pléthorique. Mais si plusieurs alternatives s’offrent à vous, la façon dont est traité tout ce qui touche à l’alimentation fait partie des critères à prendre en compte. Question de bien-être, mais aussi de santé. Car la malnutrition guette les personnes âgées et favorise grandement l’installation de la dépendance. Malheureusement, trop d’établissements négligent cet aspect fondamental de la vie de leurs résidents comme le prouve notre enquête dans plusieurs dizaines de maisons de retraite. Aussi, parmi bien d’autres critères au moment de choisir une maison de retraite, les repas, leur contenu, leurs modalités ainsi que le suivi nutritionnel sont à prendre en considération.

– La présence d’un médecin coordonnateur, au moins à mi-temps, est indispensable.

– Demandez à prendre un repas (qui ne tente rien…) pour vous faire une idée de la qualité de la cuisine.

– Faites-vous transmettre une grille des derniers menus pour avoir une vision globale de la nature des plats servis (plutôt bonne cuisine traditionnelle ou produits industriels sans rapport avec les habitudes des personnes âgées) et de l’équilibre nutritionnel (donnant une large place aux protéines, produits laitiers, fruits et légumes).

– Informez-vous sur les horaires des repas qui devraient dans l’idéal se rapprocher des horaires traditionnels. Un jeûne nocturne de plus de douze heures n’est pas souhaitable. L’absence de collation nocturne constitue une circonstance aggravante.

– Assurez-vous qu’un choix alternatif est proposé, au moins pour le plat principal, lorsque celui prévu par le menu ne convient pas. Les résidents doivent d’ailleurs, en principe, remplir une fiche de goûts à l’entrée.

– La possibilité de choisir sa place à table fait aussi partie des détails qui changent tout, lorsque la personne est en mesure de tenir une conversation.

– La présence d’une commission des menus incluant les résidents est un signe de bonne volonté de la part de la direction.

– Côté surveillance, un bilan nutritionnel et bucco-dentaire devrait être établi à l’entrée puis un suivi mensuel assuré. Le bilan nutritionnel inclut une pesée, un questionnaire sur les habitudes alimentaires pour détecter d’éventuelles carences et un dosage d’albumine pour dépister la dénutrition.

– Le recours régulier à un diététicien est souhaitable. Sa présence une demi-journée par semaine est suffisante.
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Fabienne Maleysson


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Alimentation des personnes âgées dans les EHPAD
Alors que le projet de Loi de Santé sera prochainement discuté, l’UFC-Que Choisir rend publique ce jour, son enquête sur l’alimentation dans les Etablissements d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), qui révèle de graves carences en matière de prévention de la dénutrition. Sur la base de ce constat inquiétant, l’UFC-Que Choisir demande aux parlementaires d’instaurer au plus vite une obligation réglementaire sur la qualité nutritionnelle et sur les rythmes des repas servis.

Lutter contre la dénutrition qui touche entre 450 000 et 700 000 personnes âgées en France, est un axe de prévention majeur. Cette pathologie entraîne en effet d’autres affections graves (perte d’autonomie, déficit immunitaire, infections, escarres, fractures … ) et accroit fortement le risque de maladie et de mortalité. C’est en EHPAD que la dénutrition est la plus forte : jusqu’à 38% des résidents seraient touchés, alors même que ces établissements disposent d’axes de recommandations définis par les autorités sanitaires et les groupes d’experts(1) qui permettent d’éviter la dénutrition en veillant au respect des rythmes alimentaires, de l’équilibre alimentaire, ainsi qu’au suivi de l’état de santé nutritionnel des résidents.

Sur la base d’une analyse de la qualité nutritionnelle des menus servis dans 88 EHPAD et d’un sondage réalisé auprès des résidents de 43 autres établissements, l’UFC-Que Choisir ne peut manquer de tirer la sonnette quant au non-respect flagrant des recommandations officielles :

. Les horaires du personnel priment sur la bonne alimentation des séniors pour des considérations d’organisation du personnel, les horaires des repas sont raccourcis en fin de journée, par exemple à l’Ehpad ‘Rouveyrol’ d’Aubenas (07) où le goûter est servi dès 14h30 ! Or ceci entraîne un non-respect de la durée minimale de trois heures recommandée entre chaque repas journaliers : 1h45 seulement entre le goûter et le dîner dans le tiers des établissements les plus mal notés. Dans les établissements étudiés, les dîners commencent trop tôt : en moyenne à 18h25, avec un triste record de 18h00 relevé à l’Ehpad ‘Le rocher fleuri’ de Laval ! Conséquence de ces horaires : la période de jeûne durant la nuit est bien trop longue : la durée maximale préconisée de 12 heures est ainsi dépassée dans 80 % des Ehpad !
. Des économies sur les repas aux dépens de l’équilibre nutritionnel des résidents : aucun établissement ne respecte l’ensemble des critères d’équilibre nutritionnel. 50% des Ehpad étudiés sont notamment non-conformes sur le critère portant sur la viande rouge non hachée, qui constitue la meilleure source de protéines. Par exemple, l’Ehpad ‘Les Cèdres’ à Valence n’en a servi qu’une seule fois sur le mois étudié ! A la place, ce sont des préparations industrielles bon marché qui sont servies, voire des plats pratiquement dénués de protéines, comme à l’Ehpad ‘Quatelbach’ de Sausheim où, sur le mois étudié, ils ont représenté aux dîners pas moins d’un plat principal sur deux !
. Des carences graves dans le suivi nutritionnel des pensionnaires : alors que la pesée mensuelle des résidents est un moyen simple de prévenir la dénutrition, 18% des établissements pèsent à un rythme inférieur à cette préconisation. Quant au suivi individuel par un diététicien, seulement 7 établissements sur les 43 enquêtés le pratiquent de manière mensuelle.



Face au vieillissement de la population, et au vu des carences constatées dans les pratiques, l’UFC-Que Choisir exige que l’alimentation et le suivi nutritionnel dans les Ehpad soient inscrits parmi les enjeux du projet de Loi de Santé Publique. A cet effet, l’association demande aux Parlementaires :

. que le principe législatif d’équilibre alimentaire et les recommandations pour un suivi nutritionnel dans les établissements fassent l’objet d’obligations réglementaires précises,
. que la conformité des horaires de repas, du plan alimentaire et du budget consacré aux produits alimentaires soit contrôlée chaque année par les Agences Régionales de Santé.




Par ailleurs, l’Association invite les consommateurs à consulter ses conseils pour les aider à choisir un établissement au top côté alimentation ainsi que son dossier spécial maisons de retraite sur son site Internet.

(1) Haute Autorité de Santé (HAS), Programme national, Nutrition Santé (PNNS), Conseil National de l’Alimentation (CNA), Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN).

Retrouvez l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Alimentation en Ehpad: une politique de prévention s’impose !" (PDF - 262 Ko)
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Etiquetage nutritionnel simplifié: Un antidote fiable, simple et efficace contre le marketing alimentaire
Alors que le développement préoccupant en France du surpoids, de l’obésité, du diabète et des maladies cardiovasculaires, trouve notamment son origine dans une alimentation trop riche en sucres, en graisses saturées et en sel, il est crucial d’avancer sur une meilleure information des consommateurs quant à la qualité nutritionnelle des produits alimentaires. Si le principe d’un étiquetage simplifié a été obtenu de haute lutte dans le cadre du projet de Loi de Santé Publique, son format en revanche reste à définir.

Soucieuse de vérifier la fiabilité et l’efficacité du dispositif promu par le Professeur Serge HERCBERG dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé, l’association a appliqué ce dispositif(2) à 300 produits alimentaires. Le résultat est édifiant, se révélant triplement vertueux:

Un bon révélateur de la diversité des produits : les produits de notre échantillon sont répartis sur l’ensemble des cinq couleurs, prouvant ainsi que cet outil est bien paramétré et permet de refléter la réalité de la diversité de l’offre et de différencier l’intérêt nutritionnel non seulement entre catégories d’aliments, mais aussi au sein d’une même famille de produits. Ainsi au rayon des pains de type muffins, on trouve aussi bien le produit ‘Carrefour à la farine complète’ arborant la couleur verte, qu’une version plus riche de ‘Pasquier’ affichée en rose.



Un outil informatif et éducatif réellement au service des consommateurs : Alors que les recommandations officielles de ne pas manger trop gras, trop salé ou trop sucré sont en réalité souvent complexes à mettre en œuvre, elles deviennent enfin à portée de main grâce à cet étiquetage qui, à rebours des idées reçues, décerne des pastilles vertes à de nombreux plats préparés tels que le ‘Cassoulet mitonné’ de ‘Williams Saurin’ ou le ‘Petit salé aux lentilles’ de ‘Fleury Michon’. A l’inverse, on pourra limiter les occasions de consommation de la barre céréalière ‘Frosties’ écopant du rouge, comme le ‘Brownie chocolat pépites’ de ‘Brossard’ pour préférer par exemple les ‘Muffins recette anglaise’ de chez ‘Carrefour’ qui, même avec de la confiture, arborent un macaron jaune tout à fait recommandable dans le cadre d’une consommation quotidienne.



Un antidote efficace contre le marketing nutritionnel : Le code coloriel déjoue les techniques du marketing consistant à arborer des réductions flatteuses de sel et de matières grasses ou encore à monter en épingle tel ingrédient valorisant pour conférer une image nutritionnellement correcte. Ainsi, malgré un emballage jouant sur les codes de la minceur, les céréales du petit déjeuner ‘Spécial K’ ou ‘Nestlé Fitness’ sont en orange comme la plupart des céréales standard pour enfants. ‘Taillefine 0% avec édulcorants’, est en jaune comme la majorité des yaourts. Et si on doit céder à la dernière mode consistant à manger des fruits de manière nomade, on préfèrera la compote ‘Pom potes sans sucre’ affichée en vert, au ‘Stick framboise’ de chez ‘Na !’ qui est en orange du fait sa teneur en sucres.

La démonstration étant faite de l’efficacité de ce système pour identifier l’intérêt nutritionnel des aliments et plus généralement pour construire, en pleine connaissance de cause, une alimentation équilibrée au quotidien, l’UFC-Que Choisir demande, en conséquence, qu’il devienne par la Loi le modèle officiel d’étiquetage simplifié.

(1) Résultats complets dans le magazine ‘Que Choisir’ n° 534 et sur le site quechoisir.org
(2) Le dispositif coloriel est un système d’étiquetage volontaire comportant cinq couleurs allant du vert au rouge selon les caractéristiques nutritionnelles de l’aliment (calories, graisses saturées, sucres, sel …).

Retrouver l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Etiquetage nutritionnel simplifié: un antidote fiable, simple et efficace contre le marketing alimentaire" (PDF- 1557 Ko)
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Demande ou refus indemnisation du CCI (ex CRCI)
Pour télécharger le modèle de demande d'indemnisation: cliquer ici


Pour télécharger le modèle de refus du montant de l'indemnisation: cliquer ici

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Accidents médicaux: Une association demande plus de transparence
C’est un sujet tabou. « En France, les accidents médicaux survenus à l’hôpital ou en clinique seraient à l’origine de 30 000 à 40 000 décès chaque année. Sans compter les centaines de milliers de patients qui conservent des séquelles à jamais », estime Le Lien, association de défense de victimes d’infections nosocomiales (infections apparues pendant une hospitalisation et liées aux soins) et d’erreurs médicales qui a placé ses 5e États généraux sous le signe de la « transparence ». Car aussi incroyable que cela puisse paraître, on ne dispose pas aujourd’hui de chiffres précis. « Les données restent parcellaires », a constaté Alain-Michel Ceretti, le fondateur du Lien. « 15 000 décès seraient dus à des erreurs médicamenteuses, et 10 000, des suites d’infections nosocomiales ; pour le reste on n’en a aucune idée. En extrapolant les résultats d’études américaines, on doublerait le nombre de décès ».

Face à cette situation inadmissible, l’association réclame que « des études de mortalité sérieuses soient lancées, même si beaucoup y sont opposés ». Certes, depuis le lancement du programme national de sécurité des patients, les établissements de santé publics ou privés doivent déclarer chaque année les « évènements indésirables graves » (EIG) et analyser leurs causes. « Mais les rapports de décès sont souvent biaisés car on a du mal à indiquer "erreur médicale" ou "infection nosocomiale" dans les dossiers. C’est plus facile d’écrire "arrêt cardiaque" et cela fait baisser les chiffres officiels dont on dispose. Le système n’est pas organisé pour que l’on sache », a déploré Claude Rambaud, vice-présidente du Lien. Sortir de la culture du secret est pourtant le préalable indispensable à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Par exemple, sur le front des infections nosocomiales, la moitié au moins des sinistres pourrait être évitée, notamment grâce à des mesures plus strictes en matière d’hygiène et de désinfection. « La sécurité routière est pour nous un exemple des plus parlants. Grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics depuis les années 70, le nombre de morts a chuté de 16 000 à 3 800 alors que 18 millions de personnes circulent chaque jour sur les routes », constate Le Lien qui réclame la fin de l’omerta sur les chiffres de mortalité liés aux accidents médicaux. « Chaque année paraît un tableau de bord des infections nosocomiales. Nous devons obtenir sur l’ensemble des accidents médicaux ce que nous avons eu pour les infections nosocomiales : des indicateurs des taux de mortalité et d’infections de chaque service et dans chaque hôpital et une enquête nationale tous les 3 ans, recensant les causes, conséquences et la mortalité liée aux accidents médicaux », a déclaré Béatrice Ceretti, présidente du Lien et victime du drame de la Clinique du Sport, où de nombreux patients ont été victimes d’infections nosocomiales dans les années 90. « Les patients doivent savoir ce qui se passe dans le service où ils ont l’intention d’aller. Ce qu’une maman veut savoir, c’est dans quel service elle va mettre son enfant », a ajouté Alain-Michel Ceretti.

Fin de non-recevoir ministérielle

Une demande légitime à laquelle la ministre de la Santé, Marisol Touraine, venue clôturer les 5e États généraux du Lien, a pourtant opposé une fin de non-recevoir. « Je comprends très bien votre attente et celle du public de connaître ces indicateurs de mortalité, mais nous travaillons déjà à identifier comment nous pouvons quantifier les accidents ou la mortalité liées aux infections nosocomiales, ce qui est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît », a déclaré la ministre. Certes l’exercice est ardu, personne ne le conteste. Les résultats sont difficiles à interpréter et doivent être modulés selon la fragilité des patients pris en charge. « On ne peut pas comparer des services de chirurgie opérant des patients stables et des services qui récupèrent les urgences », a précisé le Pr Jean-Luc Harousseau, président de la Haute Autorité de santé (HAS). Trop compliqué… et surtout trop risqué, « parce que l’on voit bien comment on pourrait avoir la volonté de comparer les établissements de santé au regard de leurs performances en ce qui concerne les infections nosocomiales », a précisé Marisol Touraine. « Si nous mettons en place des outils, nous allons connaître une période au cours de laquelle certains établissements déclareront plus volontiers que d’autres certaines anomalies ou les évènements graves… Il ne faudrait pas qu’au prétexte que ces établissements entrent dans le jeu plus facilement que d’autres, ils soient pointés du doigt, en particulier par les médias, parce qu’ils auraient suivi les procédures et engagé des pratiques plus vertueuses ».

Le message est clair : la transparence risque de nuire aux bons élèves, alors que les fraudeurs pourraient facilement tirer les marrons du feu en maquillant la réalité de leurs établissements. Mais n’est-ce pas le rôle des pouvoirs publics de mettre en place des contrôles fiables ? Le manque de coordination entre les différentes instances sanitaires laisse parfois pantois. Ainsi, les dossiers d’accidents médicaux acceptés par les commissions régionales de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI) amiable ne font l’objet d’aucune étude. « Les autorités sanitaires ne sont pas informées sur les professionnels qui ont un taux anormal d’accidents », a assuré M. Ceretti. « On ne fait donc aucun lien en matière de prévention. Or, dans le moitié de ces dossiers, soit 900 par an, la responsabilité d’un professionnel ou d’un établissement est reconnue ». Seule note d’espoir : selon le fondateur du Lien, le projet de loi Santé pourrait faire avancer les choses en confiant l’analyse de ces dossiers et expertises à une autorité indépendante.

Lettres types

Si vous avez été victime d'un accident médical causé par un acte de prévention, de diagnostic ou de soin, vous pouvez demander une indemnisation par l’intervention de la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI). Si l’offre d’indemnisation qui vous est faite vous semble insuffisante, vous pouvez la refuser.

Voir nos lettres type.
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Florence Humbert


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Produits pour bébés (tétines, bodys, tapis d’éveil …): Gare aux perturbateurs endocriniens !
Alors que les bébés sont bien plus sensibles que les adultes aux composés toxiques, l’UFC-Que Choisir a mené l’enquête pour vérifier l’absence de molécules nocives (bisphénols, retardateurs de flamme, phtalates, formamide, métaux lourds, formaldéhyde …) dans 68 produits spécifiquement destinés aux bébés (tétines, couches, matelas à langer, bodys, tapis d’éveil, tapis puzzle).



Des perturbateurs endocriniens dangereux même à faible dose : Si du strict point de vue toxicologique ces produits respectent les normes, en revanche la forte présence de perturbateurs endocriniens a de quoi alarmer. Ces substances chimiques, telles que les phtalates ou le bisphénol A, sont soupçonnées, même à des doses infinitésimales, de perturber ou d’interférer avec notre système hormonal et d’être en grande partie responsables de l’augmentation de troubles et pathologies (infertilité, cancers hormono-dépendants, diabète, etc.), ce qui a motivé un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) où elles sont désignées comme une « menace mondiale pour la santé humaine et l’environnement ».



Une présence dans plus d’1 produit sur 6 : Nous avons relevé la présence de perturbateurs endocriniens dans pas moins de douze produits de notre échantillon, soit dans plus d’un produit sur six ! Pire, du fait des teneurs élevées pour ce type de composés, deux produits ont écopé de notre part de la mention ‘NE PAS ACHETER’ : la tétine ‘Hello Kitty’ qui, malgré l’accroche faussement rassurante ‘’0 % BPA’’, contient des doses très significatives de bisphénol A, pourtant interdit depuis plus de deux ans dans ce type de produit, et le matelas à langer ‘Baby calin’ acheté chez Aubert, qui contient un retardateur de flamme chloré à une teneur trente fois supérieure au maximum autorisé prochainement (fin 2015) par la réglementation.



Une réglementation obsolète : Ces résultats inadmissibles s’expliquent notamment par une réglementation inadaptée à l’enjeu sanitaire. Les autorités n’ont ciblé que les utilisations les plus risquées (tétines, jouets …), alors qu’une interdiction plus large s’imposait pour prendre en compte les risques significatifs que constituent les autres objets présents dans l’environnement immédiat du bébé (matelas à langer, tapis de sol …) qui selon le cas peuvent être portés à la bouche ou sont en contact prolongé avec la peau. La réglementation ne porte en outre que sur un très faible échantillon des perturbateurs endocriniens identifiés par les experts. Enfin, alors même que les autorités alertent sur l’effet à faible dose, il n’est pas admissible qu’elles continuent à tolérer des présences significatives pour certaines molécules, alors qu’une interdiction pure et simple devrait être la règle pour tous les perturbateurs endocriniens.

N’en déplaise aux tenants de l’impossibilité technique à se passer de ces composés, notre test révèle que 56 produits testés (soit plus de 80 % de notre échantillon) sont irréprochables du point de vue de la présence de perturbateurs endocriniens.

Au vu de ces éléments, et après les alertes déjà données par l’association sur les perturbateurs endocriniens dans les lingettes, les jouets et d’autres produits destinés aux bébés, l’UFC-Que Choisir demande aux législateurs français et européens d’adopter sans délai une réglementation bien plus ambitieuse sur les perturbateurs endocriniens, en particulier pour les produits destinés aux enfants.

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