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2ème Soirée débat: Prévoir sa fin de vie
L'UFC Que Choisir de l'Ardèche vous invite à une Soirée débat:





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Que Choisir-Ardeche


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Prévoir sa fin de vie

De quoi s'agit il ?

Si, en fin de vie, (accident grave, affection grave et incurable), vous n'êtes pas en mesure d'exprimer votre volonté, vos directives anticipées permettront au(x) médecin(s) de connaître vos souhaits concernant la possibilité de limiter des traitements, de les poursuivre ou pas...

Comment rédiger vos directives anticipées ?

- Vous devez être majeur, en état d'exprimer votre volonté libre et éclairée.

- Il s'agit d'un document écrit et signé par vous.

- Si vous ne pouvez pas rédigervous-même, vous pouvez faire appel à 2 témoins qui attesteront de votre volonté par leur signature.

- Après avoir rédigé vos Directives Anticipées, vous pouvez changer d'avis à tout moment et donc les modifier ou les annuler.

Ce document est essentiel car le médecin doit le prendre en compte pour la prise de décision médicale selon la loi du 22 avril 2005 et les textes en vigueur au 31 mars 2016.
Son contenu est prioritaire sur tout autre avis non médical.

Pour s'assurer de leur utilisation le moment venu:

Signalez à la personne de votre choix que vous avez rédigé vos directives anticipées, l'endroit où vous les conservez et tenez cette personne informée d'éventuelles modifications.

Au cours de cette soirée débat sera abordé le contenu de ces directives anticipées et des modèles seront mis à la disposition des participants.

La loi 2016-87 du 02 février 2016 donne de nouveaux droits aux personnes malades en fin de vie: venez en prendre connaissance et en discuter avec nous.

Que Choisir-Ardeche
Jean Amichaud


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Savons désinfectants Sanytol et Dettol: Des biocides au rayon cosmétiques
Savon désinfectant enfant extra-doux, savon hydratant, savon antibactérien doux pour la peau… Les marques Sanytol et Dettol déclinent leurs produits sous des mentions rassurantes, « hypoallergénique », « testé dermatologiquement », « dermo-réparateur », « sans paraben », « aux actifs naturels »… Tous ces savons « éliminent 99,9 % des bactéries » chez Dettol, et « détruisent 99,9 % des bactéries, virus, microbes » chez Sanytol.
Au rayon savons des grandes surfaces, ces produits inspirent confiance. On les achète pour un usage quotidien en pensant bien faire. À tort, car ils n’ont rien d’anodin. Contrairement aux savons classiques, qui relèvent de la réglementation sur les cosmétiques, les Sanytol et Dettol n’y sont pas soumis. Ce ne sont pas des produits cosmétiques mais des biocides. En termes d’obligations, de composition et d’information au consommateur, ça change tout. Les savons classiques doivent mentionner tous leurs ingrédients et détailler le nom de leurs parfums s’ils figurent sur la liste officielle européenne des 26 fragrances allergisantes. Rien de tel pour les savons Sanytol et Dettol, car la réglementation qui s’applique aux biocides est bien moins contraignante en matière d’étiquetage. Inutile de lister la composition, seule la matière active doit être indiquée.

Trois produits fortement chargés

Sanytol et Dettol tirent parti de cette situation. Biocides du point de vue réglementaire, leurs savons ne mentionnent pas leurs ingrédients dans le détail. Impossible de savoir s’ils contiennent des substances nocives, qu’il s’agisse de perturbateurs endocriniens ou d’allergènes. Du point de vue du marketing, en revanche, ils jouent à fond la carte des cosmétiques. Le consommateur n’y voit que du feu.
Nous avons donc recherché les 26 parfums allergisants qui doivent être étiquetés sur les cosmétiques (voir ci-dessous). Résultat, « le geste sain Sanytol » n’a rien de sain. Deux des quatre savons testés en contiennent en grande quantité, alors qu’ils s’affichent « hypoallergénique ». Une information trompeuse. Un des six savons Dettol, qui se dit « doux pour la peau », contient, lui aussi, un allergène à forte dose. Certes, son nom et la mention « peut produire une réaction allergique » figurent au dos de l’emballage mais cela ne saute pas aux yeux.
Au vu de notre test, il est inadmissible que des savons biocides soient vendus au rayon des cosmétiques alors qu’ils n’ont pas l’obligation d’offrir le même niveau d’information aux consommateurs. Que Choisir les déconseille vivement. D’autant que chercher à éliminer les microbes de son quotidien est une mauvaise idée. « L’immensité des bactéries sont nos amies, seule une infime minorité est potentiellement pathogène, il est absurde de vouloir vivre dans un logement stérile, souligne Patrice Courvalin, professeur au département de bactériologie de l’Institut Pasteur. Les désinfectants sont la meilleure et la pire des choses. Côté positif, ils tuent les bactéries, elles éclatent, c’est très efficace. Côté négatif, les bactéries ont développé des mécanismes de résistance, à la fois aux biocides et aux antibiotiques. Quand on utilise des biocides, on peut favoriser des bactéries mutantes multirésistantes. »

Les résultats de nos analyses

Le laboratoire a recherché les parfums allergisants. Leur étiquetage est obligatoire sur les cosmétiques si leur teneur dépasse 100 mg/kg. En revanche, Sanytol et Dettol, biocides, n’ont pas cette obligation. Trois produits ont des teneurs plus de dix fois supérieures !


Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Encens, bougies, Papier d’arménie: À quand la protection des consommateurs ?
Après avoir analysé les émissions polluantes des sprays assainissants et des aérosols désodorisants, « Que Choisir » vient de tester des encens, des bougies, le Papier d’arménie et des parfums d’intérieur que l’on chauffe.

Résultat, alors que l’air extérieur des grandes villes est réputé pollué, avec certains des produits testés, on peut respirer plus de benzène assis confortablement dans son salon qu’en se promenant dans une rue embouteillée. Et cet hydrocarbure cancérigène par inhalation n’est pas le seul à être émis. Entre formaldéhyde, acroléine, perturbateurs endocriniens et dangereuses particules fines, on peut inhaler un cocktail de substances plus toxiques les unes que les autres.

Le pire, c’est qu’en magasin, il est impossible de faire la différence entre un parfum d’intérieur polluant et un non polluant. Respirer un air à peu près sain ou fortement contaminé par la bougie, le spray ou l’encens qu’on vient d’acheter ? C’est une affaire de loterie, le plus pur des hasards.

Onze ans après le premier test de « Que Choisir » sur les parfums d’intérieur, rien n’a changé. On vend toujours des produits très polluants comme s’ils étaient parfaitement anodins. L’air intérieur a beau être devenu un enjeu de santé publique de premier plan, la réglementation n’avance… qu’à tout petits pas.

Pourtant, les projets existent. Le Plan national pour la qualité de l’air intérieur publié par le gouvernement en 2013 prévoit d’étiqueter les produits susceptibles de polluer l’air intérieur. Il précise même que « les produits les plus polluants, par exemple les encens qui émettent plus de 2 µg/m3 de benzène, seront interdits », et il préconise un étiquetage obligatoire pour tous les désodorisants. Au vu des résultats de notre test, il y a urgence à l’appliquer.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Mutuelles santé: L’UFC-Que Choisir lance son comparateur indépendant d’assurances santé
Alors que les consommateurs sont assaillis de publicités sur les mutuelles santé, à l’approche de la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise au 1er janvier 2016 et au moment où l’on rentre dans la période de résiliation annuelle, l’UFC-Que Choisir, soucieuse d’aider les usagers à s’orienter sur ce marché, souvent nébuleux, lance aujourd’hui son comparateur indépendant d’assurances complémentaire santé, qui recense plus de 100 contrats.

Un comparateur des mutuelles santé entièrement indépendant

Le comparateur de complémentaires santé de l’UFC-Que Choisir est entièrement indépendant des assureurs. Alors que les comparateurs traditionnels sont rémunérés lors de la mise en relation d’un prospect avec une complémentaire santé (sur ce sujet lire notre enquête « Que valent les comparateurs de complémentaires santé ? » ) – quand ils ne sont pas directement des filiales d’assureurs – l’UFC-Que Choisir n’entretient aucun lien financier ni capitalistique avec les acteurs du monde assurantiel. Les résultats sont par conséquent donnés en toute objectivité, dans leur présentation comme dans leur classement.

De plus, cette indépendance garantit une bien meilleure représentativité du marché. Alors que les comparateurs classiques ne sont en mesure de présenter qu’une partie infime du marché (22 organismes complémentaires pour Les furets, 17 pour Assurland, et même 14 seulement pour Le lynx), en raison des partenariats avec les assureurs, l’UFC-Que Choisir compare 72 complémentaires santé différentes.

Une approche simplifiée, par profils

Loin des longs questionnaires à remplir, notre comparateur permet en quelques clics seulement de connaître les complémentaires santé les plus adaptées parmi quatre profils: un étudiant, un célibataire actif, un couple avec deux enfants et un couple senior. Une fois le profil choisi, le consommateur renseigne simplement ses besoins en soins dentaires et en optique (modérés ou importants), avant d’obtenir un tableau comparatif simple et lisible.

Une boussole dans la jungle tarifaire

Les consommateurs se retrouvent rapidement perdus au milieu des 600 organismes complémentaires santé qui se partagent le marché. Les tarifs peuvent en effet faire le grand écart, pour des garanties comparables. Ainsi, entre deux offres basiques pour un couple de seniors, les tarifs peuvent varier de 930 € à 1242 €, soit jusqu’à 25% d’économies.

Au-delĂ  du prix, un accent mis sur les prestations

Le comparateur de l’UFC-Que Choisir ne se résume pas à la comparaison des prix. Pour aider les consommateurs à se repérer dans des détails de prestations trop souvent illisibles, notre comparateur indique de manière claire le niveau des remboursements pour les 5 grands postes de dépenses de soins (hôpital, médicaments, médecine de ville, optique, dentaire). En outre, un indicateur détermine la qualité globale de la couverture, en évaluant les remboursements par rapport au coût de la garantie. Enfin, pour s’assurer que les consommateurs seront bien couverts en cas d’aggravation de leur état de santé, les offres sont notées sur leur capacité à bien couvrir les consommateurs dans ces moments difficiles.

Alors que la période de résiliation des assurances santé s’est ouverte (jusqu’au 31 octobre pour la majorité des assurés), l’UFC-Que Choisir, décidée à aider à la régulation d’un marché en croissance, met librement à disposition des consommateurs son comparateur indépendant de complémentaires santé jusqu’au 31 décembre 2015.
Que Choisir en Ligne


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Mutuelle des Ă©tudiants: La SĂ©cu Ă  la rescousse
Comme prévu, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) a mis fin le 1er octobre à la délégation de gestion accordée à la Mutuelle des étudiants (LMDE). Placée sous sauvegarde judiciaire en février 2015, alourdie par une dette de plusieurs dizaines de millions d’euros, celle-ci offrait à ses adhérents un service désastreux, dénoncé depuis 2012 par l’UFC-Que Choisir : attente interminable au guichet, retard de remboursement, carte Vitale jamais fournie, etc.

L’assurance maladie s’engage pour sa part à rembourser les soins des étudiants en moins de sept jours et à apporter une première réponse aux courriels en moins de 48 heures. Les adhérents LMDE (soit la moitié des étudiants) auront un compte sur le site Ameli.fr. La Cnamts va par ailleurs mettre en place une cellule de conciliation pour le traitement des nombreux litiges antérieurs au 1er octobre 2015.

La LMDE ne disparaît pas pour autant des universités. Elle aura encore des stands cette année au moment des inscriptions pour procéder aux affiliations, à côté des mutuelles concurrentes du réseau Emevia. Paradoxe, à force de défaillances, la LMDE est devenue aujourd’hui la mutuelle qu’il faut choisir ! Même si les autres n’ont pas toutes à rougir de leurs prestations, elles restent moins performantes que la Cnamts.

La logique voudrait que l’assurance maladie franchisse un pas supplémentaire et mette fin au régime spécial des étudiants, puisqu’elle en a désormais un sur deux en affiliation directe. Les missions de prévention et d’information assumées par les mutuelles étudiantes (sur les comportements à risque : VIH, alcool, drogue, etc.) sont louables mais ne justifient pas à elles seules le maintien du régime. Un article du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2016) actuellement en discussion esquisse d’ailleurs les formes dans lesquelles l’assurance maladie pourrait mettre fin à des délégations de gestion en cas d’insuffisance du délégataire. À suivre.
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Cigarette électronique: Beaucoup d’anomalies
Notre test l’avait déjà montré : les fioles de liquide pour cigarette électronique n’affichent pas toujours le taux réel de nicotine. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) confirme ce constat : les analyses chimiques menées sur une centaine de produits ont révélé 90 % d’anomalies sur la présence de nicotine ou sur son taux. L’administration ne donne cependant pas de précisions sur les écarts relevés, on ne sait pas s’ils sont minimes ou importants. 6 % des liquides n’affichaient pas le logo « danger » ou n’étaient pas dotés d’un système de fermeture sécurisé. Autre problème : l’utilisation de dessins de fruits ou de boissons, qui n’est pas autorisée par la règlementation.

La DGCCRF a également contrôlé les chargeurs. Sur les 14 passés au crible, 9 étaient insuffisamment isolés, exposant l’utilisateur à une décharge électrique. Malheureusement, comme d’habitude, les marques des produits dangereux ne sont pas communiqués par la DGCCRF… Pas de panique cependant, ces anomalies ne concernent pas les chargeurs USB, qui permettent de recharger une cigarette électronique via un ordinateur, mais ceux qui se branchent directement sur le secteur. Même si le risque est réel, aucun accident n’a été reporté, et les produits dangereux ont été retirés du marché.

Les fabricants, importateurs et distributeurs de liquides et de cigarettes électroniques ont donc encore du pain sur la planche avant d’arriver à un niveau satisfaisant de qualité. Les normes Afnor publiées il y a quelques mois devraient les aider à se mettre au niveau.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Marché des aides auditives: La scandaleuse rente des audioprothésistes
Prix des audioprothèses : une cause de renoncement aux soins pour 2,1 millions de malentendants

Malgré un prix moyen de 1550 € par appareil, soit 3100 € dans le cas très majoritaire d’un équipement des deux oreilles, les audioprothèses sont très peu remboursées par l’Assurance maladie (120 € par appareil seulement) ainsi que par les complémentaires santé, aboutissant à un reste à charge moyen de 1100 € par oreille. La comparaison effectuée par l’UFC – Que Choisir avec des pays voisins aux reste-à-charges plus faibles montre que pas moins de 2,1 millions de malentendants français ne s’équipent pas en raison d’un coût trop élevé, soit un taux de renoncement aux soins de 58 %.

Audioprothésistes : des marges brutes de 78 %, tirées par une pénurie de professionnels

L’origine de ces prix excessifs est à chercher du côté des audioprothésistes, profession qui a le monopole de la distribution des audioprothèses. Ils revendent ainsi les appareils 4,5 fois leur prix d’achat (327 €), réalisant une marge brute moyenne de 78 %. Une fois les divers frais et salaires déduits, la marge nette demeure très confortable : entre 15 % et 18 % (contre 10 % dans le déjà rentable secteur de l’optique).

Ces surcoûts résultent avant tout de la pénurie, savamment entretenue, d’audioprothésistes en France. En raison de leur faible nombre (3091, pour des besoins estimés par notre étude à 7150 professionnels), ils sont en position d’obtenir des salaires deux à trois fois plus élevés que les professions de santé comparables (infirmières ou kinésithérapeutes, à niveau de formation équivalent). Résultat : plus du tiers du prix (534 €, soit plus de 1050€ pour l’équipement des deux oreilles) revient en salaire à l’audioprothésiste. Le lobby de la profession se mobilise pour un lucratif statu quo, qui a jusqu’à présent été chèrement payé par les consommateurs. Comment admettre que le Ministère de la santé puisse plus longtemps faire le choix de préserver la rente économique des 3100 audioprothésistes plutôt que de résorber le non-équipement de 2,1 millions de malentendants ?

Fin de la vente couplée appareil-prestations de suivi : dissocions maintenant les remboursements

Aujourd’hui, l’acheteur paie d’un bloc l’audioprothèse et les prestations de suivi tout au long de la vie de l’appareil. Cela se traduit par un prix d’entrée plus élevé, et le paiement par avance de prestations qui peuvent ne pas être effectuées (fermeture de l’audioprothésiste, non-port de l’appareil, décès de l’utilisateur). La « loi Macron » a légalement supprimé cette vente indissociable. Reste à l’Assurance maladie à adapter son processus de remboursement, qui continue à lier matériel et suivi. Cela permettra de faire émerger la vérité des prix, entre l’appareil en lui-même et les prestations qui l’accompagnent.

Indépendance des audioprothésistes : des doutes sur les recommandations de produits

Le rachat en cours d’Audika - le leader français de la vente d’audioprothèses - par un fabricant l’illustre, le secteur est soumis à une progressive mise sous dépendance économique de la distribution par les industriels. Celle-ci passe par deux biais : la prise de contrôle directe des distributeurs (plus d’un point de vente sur cinq en France), et une activité de financement des audioprothésistes, via des prêts. Dans les deux cas, la contrepartie exigée est claire : mettre en avant leurs produits auprès des consommateurs. Dans ces conditions, les consommateurs peuvent-ils être sûrs que les produits recommandés sont les plus adaptés à leur audition, et garants du meilleur rapport qualité-prix ?

L’UFC – Que Choisir, résolue à obtenir la résorption de l’inacceptable sous-équipement des malentendants français, demande aux pouvoirs publics la hausse du numerus clausus pour les études d’audioprothésiste, la dissociation du remboursement de l’audioprothèse et des prestations associées, et la pleine transparence sur les liens capitalistiques et financiers qui unissent audioprothésistes et fabricants.
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Ampoules LED: Des risques pour les yeux confirmés
L’Anses avait lancé l’alerte il y a 5 ans. Dès 2010, l’Agence nationale de sécurité sanitaire assurait que la forte proportion de lumière bleue qui caractérise les LED conduisait à un « stress toxique pour la rétine ». Elle pointait un risque particulier pour les enfants du fait que « leur cristallin reste en développement et ne peut assurer son rôle de filtre de la lumière ». Aussitôt, Que Choisir lançait un test sur la dangerosité des ampoules LED, avec une conclusion sans appel : « fuyez les spots ». Ces derniers sont en effet composés de diodes apparentes et leur lumière est envoyée de façon directive, comme un faisceau laser. Compte tenu de leur teneur en lumière bleue, c’est mauvais pour la vue.

Depuis, les recherches sur les ampoules LED se sont poursuivies. L’Inserm vient de réaliser une nouvelle étude avec des rats se déplaçant librement dans une enceinte éclairée par des LED achetées en magasin. Ses résultats sont inquiétants. Les cellules de la rétine sont mortes les unes après les autres. « La lumière des LED est beaucoup plus toxique que celle des néons, confirme Alicia Torriglia, directeur de recherches à l’Inserm et responsable de l’étude. Nous ne prétendons évidemment pas que l’œil humain se comporte comme l’œil du rat, mais il peut être soumis au stress oxydant des LED plusieurs heures par jour pendant de nombreuses années. On craint un vieillissement prématuré de l’œil pour les jeunes générations qui y seront exposées à vie. »
Les professionnels contestent

Face à ces nouvelles révélations, le syndicat de l’éclairage vient de riposter. « Halte à la désinformation », lance-t-il dans un communiqué de presse, accusant des médias d’avoir « relayé des informations incomplètes, dramatisées et anxiogènes » sur les ampoules LED. Pour résumer, les professionnels de l’éclairage affirment que la lumière bleue est le propre de toutes les sources lumineuses, pas seulement des LED, et rappellent que les fabricants sont tenus de vérifier que leurs LED n’en émettent pas trop, conformément à la norme NF EN 62471.

Les ampoules LED présentent pourtant bien un risque spécifique lié à leur forte proportion de lumière bleue. Quant à la norme, elle n’a pas été conçue pour les LED. L’évaluation du risque peut se faire à 20 cm ou à plus d’1 mètre de l’œil, et les valeurs limites sont établies pour éviter des lésions aiguës de la rétine en milieu professionnel, en aucun cas pour protéger la population des effets liés à des expositions sur le long terme. « L’évolution des normes n’a pas suivi l’évolution technologique, déplore Alicia Torriglia. La réglementation n’est pas adaptée aux diodes électroluminescentes. Le stress oxydant responsable de la destruction des cellules de la rétine n’est pas détectable dans le cadre des tests en vigueur. »
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Publicité: L’huile de palme se refait une virginité
« L’huile de palme est responsable de l’extinction des dinosaures », « Le soir où le Titanic a coulé, il y avait de l’huile de palme à bord », etc. Le Conseil malaisien de l’huile de palme (MPOC, pour Malaysian Palm Oil Council), qui représente les industriels de cette filière, a choisi l’arme de l’humour pour réhabiliter son produit. Ses slogans font mouche : l’huile de palme est si décriée depuis quelque temps qu’on pourrait la croire responsable à la fois de toutes les maladies liées à la malbouffe et de toutes les atteintes à l’environnement. Un peu excessif ! De là à la penser au-dessus de tout soupçon, il y a un pas. Qu’en est-il en réalité ?

La réalité enjolivée

Côté environnement, le bilan est lourd. En Malaisie comme en Indonésie (les deux pays représentent 85 % de la production mondiale), les déforestations sont allées bon train pour faire place aux plantations de palmiers. Conséquences, de graves menaces sur certaines espèces animales comme les orangs-outans et sur la biodiversité en général, et des puits de carbone importants partis en fumée. Aujourd’hui, le MPOC affirme que la tendance est inversée et dépeint la Malaisie comme un modèle d’écologie. « C’est une campagne très partisane à laquelle nous ne souscrivons pas du tout, rétablit Arnaud Gauffier, responsable agriculture-alimentation au WWF. En particulier, il est faux de dire que ce pays ne déforeste plus. » Depuis plusieurs années, l’association soutient la mise en place d’une filière d’huile de palme moins destructrice pour l’environnement, certifiée RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil, table ronde sur l’huile de palme durable). Mais plusieurs façons de s’approvisionner en se prévalant de la RSPO coexistent et, sans entrer dans les détails, certaines relèvent davantage d’une utilisation abusive des arguments écologiques à des fins marketing (greenwashing) que de l’engagement solide en faveur de l’environnement. Par ailleurs, les critères de certification sont plutôt laxistes. Le WWF, avec d’autres associations, milite pour leur durcissement car pour l’heure, le cahier des charges n’interdit ni toute déforestation, ni certaines pratiques telles que l’usage de pesticides particulièrement toxiques. C’est dire que si les producteurs ont fait un pas vers une huile de palme moins polluante, la vision idyllique que voudrait en donner le MPOC ne reflète en rien la réalité.

Mieux vaut ne pas en abuser

Sur le plan nutritionnel, l’huile de palme fait partie des matières grasses les moins recommandables. Près de la moitié de ses graisses est constituée d’acide palmitique, l’un des acides gras saturés les plus délétères en termes de santé cardiovasculaire. On serait donc mal inspiré de suivre le conseil donné par le MPOC en préparant sa vinaigrette avec, sous prétexte que son goût neutre ne dénature pas celui des aliments ! Le colza convient tout à fait pour cet usage… Mais l’huile de palme n’est pas pour autant un poison violent dont il faudrait traquer à tout prix la présence sur les étiquettes, indépendamment de toute autre considération, comme l’habitude s’est répandue parmi beaucoup de consommateurs. Lorsqu’elle est présente, c’est souvent à des teneurs limitées, comme en atteste sa place habituelle dans les listes d’ingrédients, rarement en début de liste. Seuls quelques produits en contiennent en quantité importante, comme l’emblématique Nutella, dont elle constitue un cinquième de la recette. Si la consommation d’huile de palme peut s’avérer excessive chez les inconditionnels de la pâte à tartiner, la moyenne des Français n’en mangerait pas plus de 3 grammes par jour selon le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Et les huiles de coprah ou de coco, ainsi que les graisses hydrogénées, parfois utilisées en substitution, ne sont pas plus recommandables que l’huile de palme. Quant au soja ou au colza, s’ils sont meilleurs sur le plan nutritionnel, leurs rendements sont jusqu’à dix fois moindres que ceux des palmiers à huile. Ils ne constituent donc pas une bonne solution de substitution sur le plan environnemental. Pour protéger aussi bien la planète que sa santé, plutôt que de se focaliser sur l’huile de palme en particulier, mieux vaut traquer d’une manière plus globale les graisses en excès dans les aliments transformés tels que produits apéritifs, barres chocolatées, biscuits, ou encore certains plats cuisinés.

Le MPOC a choisi l’humour pour tenter de réhabiliter l’huile de palme:


Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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