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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Accueil > Santé et Bien être:

Loi Santé: Définitivement adoptée
Tiers payant chez le médecin

À partir du 31 décembre 2016, les médecins devront appliquer le tiers payant à leurs patients pris en charge à 100 % par l’assurance maladie, c’est-à-dire ceux qui sont en affection de longue durée (ALD) et les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse. Les autres assurés sociaux attendront le 30 novembre 2017 pour profiter de la dispense d’avance de frais, y compris sur la part complémentaire s’ils bénéficient d’une complémentaire santé. Reste à savoir comment seront récupérées les franchises de 1 € sur chaque consultation.

Action de groupe en santé

Elle est instaurée en vue de réparer les dommages corporels subis par les usagers du système de santé. L’action de groupe en santé passera nécessairement par une association agréée.

Dossier médical personnel

Promis depuis la réforme de l’Assurance maladie de 2004, le dossier médical personnel n’en finit pas de ne pas aboutir. Il devrait être développé sous la houlette de l’assurance maladie. Le médecin traitant aura accès à toutes les informations qu’il contient, le patient aussi, qui aura la possibilité de masquer des données, de s’opposer à ce qu’un professionnel de santé consulte son dossier et de savoir qui a consulté son dossier.

MĂ©decin de garde

Un numéro national sera mis en place.

Tabagisme

Ă€ partir du 20 mai 2016, les paquets de cigarettes seront neutres et uniformes.
Il sera interdit de fumer dans une voiture en présence d’enfants de moins de 18 ans.
Après décret, il sera interdit de vapoter des cigarettes électroniques dans les établissements scolaires, les transports publics fermés et les lieux de travail à usage collectif.

Alcoolisme

Les parlementaires ont en grande partie défait la loi Evin qui limitait déjà à peine la publicité en faveur de l’alcool. La loi élargit les possibilités de communiquer autour du terroir, du tourisme, d’une zone de production, etc.

Nutrition

Le principe d’un étiquetage nutritionnel simplifié enfin compréhensible par tous les consommateurs est confirmé. Son format précis reste à définir sous la houlette du ministère de la Santé et de l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). À ces autorités reconnues, le Sénat avait cru bon d’ajouter le Conseil national de l’alimentation. Ce dernier étant composé massivement d’industriels du secteur, arcboutés contre tout système qui permettrait aux consommateurs d’identifier la mauvaise qualité nutritionnelle de certains aliments. L’Assemblée nationale n’a heureusement pas conservé cette instance. Dans l’attente de la définition du modèle officiel, vous pouvez tester le calculateur simplifié récemment mis en place par l’UFC-Que Choisir.

Droit à l’oubli

Des délais au-delà desquels les assureurs ne peuvent plus collecter d’informations sur les pathologies cancéreuses sont fixés : 10 ans après la fin du traitement pour les adultes, 5 ans pour les enfants.

Liens d’intérêt des professionnels de santé

L’obligation pour les professionnels de santé de déclarer leurs liens financiers avec l’industrie de la santé s’étend : elle vaudra aussi quand ils s’exprimeront sur Internet, quand ils écriront un livre ou quand ils donneront un cours à la faculté.

Autre avancée de taille : les firmes pharmaceutiques devront déclarer sur un site Internet unique le montant et l’objet des prestations fournies par les professionnels de santé contre rémunération, par exemple pour un discours lors d’un congrès. Jusqu’alors, la transparence ne s’appliquait qu’aux « cadeaux » – repas, notamment – qui ne représentent pas le plus gros des liens financiers des professionnels de santé avec les laboratoires.

Bisphénol A

Il était question d’interdire le bisphénol A dans les jouets et hochets, mais la loi se contente de prévoir la remise d’un rapport sur les effets du BPA non chauffé.

Sport

Les médecins pourront prescrire de l’activité physique à leurs patients en affection de longue durée (diabète, maladies cardiovasculaires, etc.). Les modalités de prescription seront précisées par décret.

Optique

Les opticiens auront la possibilité d’adapter les prescriptions de lentilles de contact.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Dépassements d'honoraires: Le numéro d’illusionniste de l’Assurance maladie doit cesser
Transparence : vivement l’open data en santé !
On ne peut que s’étonner de la méthode choisie par l’Assurance maladie pour communiquer sur les chiffres 2014 des dépassements d’honoraires. Alors que la loi Santé, en cours d’examen au Parlement, compte instituer le principe de l’open data (ouverture des données publiques) en matière de santé, c’est par le biais d’un journal spécialisé, et d’une habile et parcellaire sélection de chiffres, que l’Assurance maladie a délivré son analyse. On se demande bien pourquoi l’avenant n°8 à la Convention médicale avait pris soin de créer un « Observatoire des pratiques tarifaires », si c’est pour le négliger aussi ostensiblement !

Tour de passe-passe sur la baisse annoncée des dépassements
L’Assurance maladie se félicite ainsi de la baisse d’un point, à 54,1 %, du taux moyen de dépassement des médecins de secteur 2 ou adhérents au Contrat d’accès aux soins. Mais comme le total des honoraires augmente, cette baisse de taux n’empêche pas la masse des dépassements de continuer sa progression, pour atteindre près de 2,5 milliards d’euros l’année dernière.
En réalité, la baisse affichée du taux de dépassement s’explique par une progression du nombre d’actes effectués sans dépassement par les médecins de secteur 2, notamment du fait du contrat d’accès aux soins et de l’interdiction récente d’en facturer aux bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé. Cela signifie donc qu’un total plus élevé de dépassement se répartit sur un nombre plus limité d’usagers… autrement dit, que le montant moyen des dépassements d’honoraires subis s’accroit.

L’impasse du Contrat d’accès aux soins
Face à cette situation, et comme l’avait dénoncé dès son adoption l’UFC-Que Choisir, le Contrat d’accès aux soins n’est pas une solution crédible. Après deux ans d’existence, son bilan est désastreux : il a permis à 3400 médecins de secteur 1 de pratiquer des dépassements d’honoraires, leur total a continué à s’accroître, et il a contribué à la diminution de la part des jeunes médecins spécialistes qui s’installent en secteur 1 après leurs études, qui ne sont plus que 40 % dans ce cas.

Attachée à l’égal accès aux soins, et alarmée par l’incapacité du Contrat d’accès aux soins à juguler les dépassements d’honoraires, l’UFC-Que Choisir demande :

- la pleine transparence sur la réalité des dépassements d’honoraires, à travers la mise à disposition en open data des données de l’Assurance maladie ;
- le lancement par les pouvoirs publics d’une réflexion autour de la redéfinition de la rémunération des médecins, qui doit aboutir à une disparition à terme des dépassements d’honoraires ;
- la fermeture immédiate de l’installation des jeunes médecins en secteur 2, seule solution pour arrêter l’inexorable recul de l’accès aux médecins spécialistes au tarif de la sécurité sociale.


Que Choisir en Ligne


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Roundup: Cancérogène ou pas ?
En mars 2015, au nom de l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé dont il dépend, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) classait le glyphosate dans la catégorie « cancérogène probable pour l’homme ». La nouvelle avait fait l’effet d’une douche froide, tant les publicités pour le Roundup de Monsanto avaient banalisé son usage.

Comme le soulignait à ce moment Que Choisir, ce classement constituait une bonne raison supplémentaire de renoncer au désherbage polluant, tant le dossier environnemental du glyphosate était déjà chargé.

Mais l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) vient à son tour d’évaluer le glyphosate au nom de l’Union européenne, et l’Agence juge « improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’homme ». Une conclusion diamétralement opposée qui pose question.

Concernant l’évaluation du Circ, tout est clair et transparent. Il s’agit du classement officiel de l’OMS qui fait autorité dans le monde entier. L’évaluation des dangers se base exclusivement sur les études validées et publiées dans des revues à comités de lecture, et les critères d’évaluation sont publiés. Cette procédure permet de vérifier que les éléments de preuve et les conclusions sont scientifiquement valides.

Pour l’avis que l’Autorité européenne de sécurité des aliments vient de rendre, il en va tout autrement. Le communiqué officiel publié par l’Efsa elle-même précise en effet que l’essentiel de son évaluation s’est basée sur des études non publiées. Autrement dit sur des études fournies par les industriels producteurs de glyphosate et couvertes par le secret industriel. On est aux antipodes des travaux scientifiques indépendants soumis à la validation avant publication, tout autant que des preuves vérifiables.

Par ailleurs, contrairement au Centre international de recherche sur le cancer, l’Efsa n’a pas évalué les études humaines. L’autorité européenne a écarté les études portant sur les formulations commerciales, Roundup en tête, du fait qu’elles relèvent de chaque État membre sur le plan réglementaire.

Ce n’est pas la première fois que l’évaluation européenne laisse Que Choisir perplexe.On peut, entre autres, citer le bisphénol A, qui ne présente pas de risque pour les consommateurs selon l’Efsa, ou encore le formaldéhyde, classé cancérogène certain pour l’homme par l’OMS depuis 2004, mais seulement « suspecté » au niveau européen en dépit d’une demande de la France de le passer en cancérogène certain.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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2ème Soirée débat: Prévoir sa fin de vie
L'UFC Que Choisir de l'Ardèche vous invite à une Soirée débat:





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Que Choisir-Ardeche


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Prévoir sa fin de vie

De quoi s'agit il ?

Si, en fin de vie, (accident grave, affection grave et incurable), vous n'êtes pas en mesure d'exprimer votre volonté, vos directives anticipées permettront au(x) médecin(s) de connaître vos souhaits concernant la possibilité de limiter des traitements, de les poursuivre ou pas...

Comment rédiger vos directives anticipées ?

- Vous devez être majeur, en état d'exprimer votre volonté libre et éclairée.

- Il s'agit d'un document écrit et signé par vous.

- Si vous ne pouvez pas rédigervous-même, vous pouvez faire appel à 2 témoins qui attesteront de votre volonté par leur signature.

- Après avoir rédigé vos Directives Anticipées, vous pouvez changer d'avis à tout moment et donc les modifier ou les annuler.

Ce document est essentiel car le médecin doit le prendre en compte pour la prise de décision médicale selon la loi du 22 avril 2005 et les textes en vigueur au 31 mars 2016.
Son contenu est prioritaire sur tout autre avis non médical.

Pour s'assurer de leur utilisation le moment venu:

Signalez à la personne de votre choix que vous avez rédigé vos directives anticipées, l'endroit où vous les conservez et tenez cette personne informée d'éventuelles modifications.

Au cours de cette soirée débat sera abordé le contenu de ces directives anticipées et des modèles seront mis à la disposition des participants.

La loi 2016-87 du 02 février 2016 donne de nouveaux droits aux personnes malades en fin de vie: venez en prendre connaissance et en discuter avec nous.

Que Choisir-Ardeche
Jean Amichaud


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Savons désinfectants Sanytol et Dettol: Des biocides au rayon cosmétiques
Savon désinfectant enfant extra-doux, savon hydratant, savon antibactérien doux pour la peau… Les marques Sanytol et Dettol déclinent leurs produits sous des mentions rassurantes, « hypoallergénique », « testé dermatologiquement », « dermo-réparateur », « sans paraben », « aux actifs naturels »… Tous ces savons « éliminent 99,9 % des bactéries » chez Dettol, et « détruisent 99,9 % des bactéries, virus, microbes » chez Sanytol.
Au rayon savons des grandes surfaces, ces produits inspirent confiance. On les achète pour un usage quotidien en pensant bien faire. À tort, car ils n’ont rien d’anodin. Contrairement aux savons classiques, qui relèvent de la réglementation sur les cosmétiques, les Sanytol et Dettol n’y sont pas soumis. Ce ne sont pas des produits cosmétiques mais des biocides. En termes d’obligations, de composition et d’information au consommateur, ça change tout. Les savons classiques doivent mentionner tous leurs ingrédients et détailler le nom de leurs parfums s’ils figurent sur la liste officielle européenne des 26 fragrances allergisantes. Rien de tel pour les savons Sanytol et Dettol, car la réglementation qui s’applique aux biocides est bien moins contraignante en matière d’étiquetage. Inutile de lister la composition, seule la matière active doit être indiquée.

Trois produits fortement chargés

Sanytol et Dettol tirent parti de cette situation. Biocides du point de vue réglementaire, leurs savons ne mentionnent pas leurs ingrédients dans le détail. Impossible de savoir s’ils contiennent des substances nocives, qu’il s’agisse de perturbateurs endocriniens ou d’allergènes. Du point de vue du marketing, en revanche, ils jouent à fond la carte des cosmétiques. Le consommateur n’y voit que du feu.
Nous avons donc recherché les 26 parfums allergisants qui doivent être étiquetés sur les cosmétiques (voir ci-dessous). Résultat, « le geste sain Sanytol » n’a rien de sain. Deux des quatre savons testés en contiennent en grande quantité, alors qu’ils s’affichent « hypoallergénique ». Une information trompeuse. Un des six savons Dettol, qui se dit « doux pour la peau », contient, lui aussi, un allergène à forte dose. Certes, son nom et la mention « peut produire une réaction allergique » figurent au dos de l’emballage mais cela ne saute pas aux yeux.
Au vu de notre test, il est inadmissible que des savons biocides soient vendus au rayon des cosmétiques alors qu’ils n’ont pas l’obligation d’offrir le même niveau d’information aux consommateurs. Que Choisir les déconseille vivement. D’autant que chercher à éliminer les microbes de son quotidien est une mauvaise idée. « L’immensité des bactéries sont nos amies, seule une infime minorité est potentiellement pathogène, il est absurde de vouloir vivre dans un logement stérile, souligne Patrice Courvalin, professeur au département de bactériologie de l’Institut Pasteur. Les désinfectants sont la meilleure et la pire des choses. Côté positif, ils tuent les bactéries, elles éclatent, c’est très efficace. Côté négatif, les bactéries ont développé des mécanismes de résistance, à la fois aux biocides et aux antibiotiques. Quand on utilise des biocides, on peut favoriser des bactéries mutantes multirésistantes. »

Les résultats de nos analyses

Le laboratoire a recherché les parfums allergisants. Leur étiquetage est obligatoire sur les cosmétiques si leur teneur dépasse 100 mg/kg. En revanche, Sanytol et Dettol, biocides, n’ont pas cette obligation. Trois produits ont des teneurs plus de dix fois supérieures !


Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Encens, bougies, Papier d’arménie: À quand la protection des consommateurs ?
Après avoir analysé les émissions polluantes des sprays assainissants et des aérosols désodorisants, « Que Choisir » vient de tester des encens, des bougies, le Papier d’arménie et des parfums d’intérieur que l’on chauffe.

Résultat, alors que l’air extérieur des grandes villes est réputé pollué, avec certains des produits testés, on peut respirer plus de benzène assis confortablement dans son salon qu’en se promenant dans une rue embouteillée. Et cet hydrocarbure cancérigène par inhalation n’est pas le seul à être émis. Entre formaldéhyde, acroléine, perturbateurs endocriniens et dangereuses particules fines, on peut inhaler un cocktail de substances plus toxiques les unes que les autres.

Le pire, c’est qu’en magasin, il est impossible de faire la différence entre un parfum d’intérieur polluant et un non polluant. Respirer un air à peu près sain ou fortement contaminé par la bougie, le spray ou l’encens qu’on vient d’acheter ? C’est une affaire de loterie, le plus pur des hasards.

Onze ans après le premier test de « Que Choisir » sur les parfums d’intérieur, rien n’a changé. On vend toujours des produits très polluants comme s’ils étaient parfaitement anodins. L’air intérieur a beau être devenu un enjeu de santé publique de premier plan, la réglementation n’avance… qu’à tout petits pas.

Pourtant, les projets existent. Le Plan national pour la qualité de l’air intérieur publié par le gouvernement en 2013 prévoit d’étiqueter les produits susceptibles de polluer l’air intérieur. Il précise même que « les produits les plus polluants, par exemple les encens qui émettent plus de 2 µg/m3 de benzène, seront interdits », et il préconise un étiquetage obligatoire pour tous les désodorisants. Au vu des résultats de notre test, il y a urgence à l’appliquer.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Mutuelles santé: L’UFC-Que Choisir lance son comparateur indépendant d’assurances santé
Alors que les consommateurs sont assaillis de publicités sur les mutuelles santé, à l’approche de la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise au 1er janvier 2016 et au moment où l’on rentre dans la période de résiliation annuelle, l’UFC-Que Choisir, soucieuse d’aider les usagers à s’orienter sur ce marché, souvent nébuleux, lance aujourd’hui son comparateur indépendant d’assurances complémentaire santé, qui recense plus de 100 contrats.

Un comparateur des mutuelles santé entièrement indépendant

Le comparateur de complémentaires santé de l’UFC-Que Choisir est entièrement indépendant des assureurs. Alors que les comparateurs traditionnels sont rémunérés lors de la mise en relation d’un prospect avec une complémentaire santé (sur ce sujet lire notre enquête « Que valent les comparateurs de complémentaires santé ? » ) – quand ils ne sont pas directement des filiales d’assureurs – l’UFC-Que Choisir n’entretient aucun lien financier ni capitalistique avec les acteurs du monde assurantiel. Les résultats sont par conséquent donnés en toute objectivité, dans leur présentation comme dans leur classement.

De plus, cette indépendance garantit une bien meilleure représentativité du marché. Alors que les comparateurs classiques ne sont en mesure de présenter qu’une partie infime du marché (22 organismes complémentaires pour Les furets, 17 pour Assurland, et même 14 seulement pour Le lynx), en raison des partenariats avec les assureurs, l’UFC-Que Choisir compare 72 complémentaires santé différentes.

Une approche simplifiée, par profils

Loin des longs questionnaires à remplir, notre comparateur permet en quelques clics seulement de connaître les complémentaires santé les plus adaptées parmi quatre profils: un étudiant, un célibataire actif, un couple avec deux enfants et un couple senior. Une fois le profil choisi, le consommateur renseigne simplement ses besoins en soins dentaires et en optique (modérés ou importants), avant d’obtenir un tableau comparatif simple et lisible.

Une boussole dans la jungle tarifaire

Les consommateurs se retrouvent rapidement perdus au milieu des 600 organismes complémentaires santé qui se partagent le marché. Les tarifs peuvent en effet faire le grand écart, pour des garanties comparables. Ainsi, entre deux offres basiques pour un couple de seniors, les tarifs peuvent varier de 930 € à 1242 €, soit jusqu’à 25% d’économies.

Au-delĂ  du prix, un accent mis sur les prestations

Le comparateur de l’UFC-Que Choisir ne se résume pas à la comparaison des prix. Pour aider les consommateurs à se repérer dans des détails de prestations trop souvent illisibles, notre comparateur indique de manière claire le niveau des remboursements pour les 5 grands postes de dépenses de soins (hôpital, médicaments, médecine de ville, optique, dentaire). En outre, un indicateur détermine la qualité globale de la couverture, en évaluant les remboursements par rapport au coût de la garantie. Enfin, pour s’assurer que les consommateurs seront bien couverts en cas d’aggravation de leur état de santé, les offres sont notées sur leur capacité à bien couvrir les consommateurs dans ces moments difficiles.

Alors que la période de résiliation des assurances santé s’est ouverte (jusqu’au 31 octobre pour la majorité des assurés), l’UFC-Que Choisir, décidée à aider à la régulation d’un marché en croissance, met librement à disposition des consommateurs son comparateur indépendant de complémentaires santé jusqu’au 31 décembre 2015.
Que Choisir en Ligne


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Mutuelle des Ă©tudiants: La SĂ©cu Ă  la rescousse
Comme prévu, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) a mis fin le 1er octobre à la délégation de gestion accordée à la Mutuelle des étudiants (LMDE). Placée sous sauvegarde judiciaire en février 2015, alourdie par une dette de plusieurs dizaines de millions d’euros, celle-ci offrait à ses adhérents un service désastreux, dénoncé depuis 2012 par l’UFC-Que Choisir : attente interminable au guichet, retard de remboursement, carte Vitale jamais fournie, etc.

L’assurance maladie s’engage pour sa part à rembourser les soins des étudiants en moins de sept jours et à apporter une première réponse aux courriels en moins de 48 heures. Les adhérents LMDE (soit la moitié des étudiants) auront un compte sur le site Ameli.fr. La Cnamts va par ailleurs mettre en place une cellule de conciliation pour le traitement des nombreux litiges antérieurs au 1er octobre 2015.

La LMDE ne disparaît pas pour autant des universités. Elle aura encore des stands cette année au moment des inscriptions pour procéder aux affiliations, à côté des mutuelles concurrentes du réseau Emevia. Paradoxe, à force de défaillances, la LMDE est devenue aujourd’hui la mutuelle qu’il faut choisir ! Même si les autres n’ont pas toutes à rougir de leurs prestations, elles restent moins performantes que la Cnamts.

La logique voudrait que l’assurance maladie franchisse un pas supplémentaire et mette fin au régime spécial des étudiants, puisqu’elle en a désormais un sur deux en affiliation directe. Les missions de prévention et d’information assumées par les mutuelles étudiantes (sur les comportements à risque : VIH, alcool, drogue, etc.) sont louables mais ne justifient pas à elles seules le maintien du régime. Un article du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2016) actuellement en discussion esquisse d’ailleurs les formes dans lesquelles l’assurance maladie pourrait mettre fin à des délégations de gestion en cas d’insuffisance du délégataire. À suivre.
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Cigarette électronique: Beaucoup d’anomalies
Notre test l’avait déjà montré : les fioles de liquide pour cigarette électronique n’affichent pas toujours le taux réel de nicotine. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) confirme ce constat : les analyses chimiques menées sur une centaine de produits ont révélé 90 % d’anomalies sur la présence de nicotine ou sur son taux. L’administration ne donne cependant pas de précisions sur les écarts relevés, on ne sait pas s’ils sont minimes ou importants. 6 % des liquides n’affichaient pas le logo « danger » ou n’étaient pas dotés d’un système de fermeture sécurisé. Autre problème : l’utilisation de dessins de fruits ou de boissons, qui n’est pas autorisée par la règlementation.

La DGCCRF a également contrôlé les chargeurs. Sur les 14 passés au crible, 9 étaient insuffisamment isolés, exposant l’utilisateur à une décharge électrique. Malheureusement, comme d’habitude, les marques des produits dangereux ne sont pas communiqués par la DGCCRF… Pas de panique cependant, ces anomalies ne concernent pas les chargeurs USB, qui permettent de recharger une cigarette électronique via un ordinateur, mais ceux qui se branchent directement sur le secteur. Même si le risque est réel, aucun accident n’a été reporté, et les produits dangereux ont été retirés du marché.

Les fabricants, importateurs et distributeurs de liquides et de cigarettes électroniques ont donc encore du pain sur la planche avant d’arriver à un niveau satisfaisant de qualité. Les normes Afnor publiées il y a quelques mois devraient les aider à se mettre au niveau.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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