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Maison de retraite: Comment choisir une maison de retraite
Sommaire
Les conseils généraux
Le cadre de vie
L’organisation de la vie quotidienne
La prise en charge médicale

Les conseils généraux

La maison de retraite que vous choisirez doit être facile d’accès pour les amis et les parents du futur résident. En particulier, la présence de transports en commun à proximité immédiate est un critère de choix essentiel. S’il n’est pas respecté, les visites des proches s’espaceront pour finir par s’arrêter et aggraver le sentiment de solitude et d’abandon du résident. Délimitez une aire géographique précise à l’intérieur de laquelle vous limiterez vos recherches.

Évitez d’agir dans l’urgence. Il est indispensable de visiter plusieurs établissements pour pouvoir les comparer. Au bout de quelques visites, vous aurez acquis une certaine expérience et serez sans aucun doute meilleur juge. Une fois que votre sélection sera faite, visitez plusieurs fois la maison de retraite de votre choix, à différents moments de la journée et de la semaine (week-end et jours ouvrables) et de préférence à l’improviste.

Demandez à rencontrer l’équipe de tête : le directeur, le cadre de santé et le médecin coordonnateur. Ils sont l’âme de l’établissement. Les directeurs d’Ehpad sont de plus en plus recrutés sur leur capacité de gestionnaire. Cela ne suffit pas à en faire de bons directeurs. La bonne tenue d’une maison de retraite, son ambiance, la qualité des soins dépendent avant tout du facteur humain, de la capacité de la direction à manager le personnel et lui insuffler une dynamique et une empathie pour les résidents.

Renseignez-vous sur la réputation de l’établissement et croisez les informations que vous pourrez recueillir (dans ce domaine le bouche-à-oreille peut être fort utile...). Observez l’attitude des pensionnaires : sont-ils parqués devant la télé, ou participent-ils à des activités (revue de presse, atelier mémoire, cuisine, etc.) ? Le personnel est-il distant, voire sourd à leurs appels ? Ont-ils un sourire de façade qui disparaîtra sans doute dès que vous aurez le dos tourné ?

Demandez un exemplaire du contrat de séjour et du règlement intérieur. Ces deux documents sont désormais obligatoires. Si on refuse de vous les remettre, éliminez cette adresse. Il est également très utile de consulter les comptes-rendus du Conseil de la vie sociale (CVS), ce sont de bons indicateurs des problèmes rencontrés dans l’établissement et du degré d’écoute du directeur.

Vérifiez très attentivement les tarifs. Faites-vous préciser ce qui est compris dans le prix de journée et ce qui ne l’est pas. De nombreux services (entretien du linge, location de téléviseur, forfait dépendance, etc.) sont souvent facturés en sus et alourdissent considérablement la facture.

Privilégiez les établissements labellisés. Divers signes de qualité commencent à être proposés dans les maisons de retraite, mais leurs niveaux d’exigence sont très inégaux. Ainsi la norme NF créée par l’Afnor pour améliorer la qualité des services est presque un copier-coller des indicateurs de qualité de l’évaluation externe obligatoire mise en place par les pouvoirs publics. Il en va de même pour le label de certification Qualicert. Beaucoup plus exigeant, le label Humanitude créé par l’association Asshumevie propose un accompagnement différent des résidents, basé sur l’écoute et le respect de la personne âgée.

L’entrée en maison de retraite est toujours une épreuve, pour le résident comme pour ses proches. Et la tentation est grande de reporter son mal-être sur le personnel, ce qui se traduit souvent par des reproches et des récriminations permanentes. Plutôt que d’être systématiquement « contre », il est plus constructif de faire confiance à ces hommes et ces femmes qui font un métier difficile et de travailler ensemble à améliorer la vie dans l’établissement.


Le cadre de vie

L’architecture des bâtiments est un point essentiel de la qualité de vie. Elle doit être chaleureuse, ouverte sur l’extérieur. Ne vous laissez pas abuser par les bouquets de fleurs de l’entrée et le décorum de façade. Le hall de réception ne doit pas se résumer à un bureau étriqué derrière lequel se tient une hôtesse. De larges baies vitrées, de la lumière naturelle, une vue dégagée entretiennent le moral des résidents comme du personnel. L’existence d’une cafétéria où les familles et les visiteurs peuvent prendre une collation créée d’emblée une ambiance conviviale. De même, l’éparpillement de petits salons offre aux familles une plus grande intimité qu’un vaste et unique espace de vie collective. Mais ne négligez pas pour autant les petits détails qui ont leur importance : éclairages adaptés à la lecture, couloirs équipés de main courante et suffisamment larges pour permettre le passage de fauteuils roulants, couleurs des étages et marquages au sol, ascenseurs spacieux ou tout autre adaptation des locaux aux personnes handicapées (même si vous ou votre parent ne l’êtes pas, vous ignorez ce que l’avenir peut, hélas, vous réserver). Il faut aussi être très attentif aux odeurs. Elles sont révélatrices de l’hygiène de l’établissement. Un jardin est évidemment un plus, à condition qu’il ne se résume pas à des dalles de béton, ornées de fleurs en plastique !

La chambre est un espace privé. Apporter quelques meubles personnels permet de mieux s’approprier son nouveau lieu de résidence. Fuyez les établissements qui imposent un mobilier standard et limitent l’apport du résident à quelques bibelots et petits objets. Vérifiez que toutes les chambres sont équipées d’un cabinet de toilette (lavabo + WC + douche) accessible aux personnes à mobilité réduite. Cet équipement pourtant minimal n’est pas encore systématique dans toutes les maisons de retraite. La plupart des personnes âgées hébergées en Ehpad sont en perte d’autonomie et ont besoin d’aide pour la toilette. Lorsque le personnel est en sous-effectif, la toilette est très rapide. Demandez combien de douches il est possible de prendre. Renseignez-vous aussi sur le système de sonnettes et de téléalarme : comment fonctionne-t-il Quel est le temps moyen de réponse du personnel


L’organisation de la vie quotidienne

Les horaires. Si la vie en maison de retraite permet de rompre l’isolement, elle implique aussi des contraintes. L’emploi du temps y est rythmé par les horaires, du lever au coucher, de la toilette aux repas, en passant par les animations et les sorties. Ces règles sont plus ou moins flexibles selon les établissements. La possibilité d’adapter l’organisation collective selon les besoins et les envies des résidents est un point auquel il faut prêter une attention particulière.

Les repas. Plus on avance en âge, plus les repas prennent de l’importance. La convivialité de la salle de restaurant est tout aussi importante que le contenu des assiettes. Consulter les menus de la semaine n’est pas suffisant pour juger de la qualité de la cuisine. Ne vous laissez pas abuser par les intitulés ronflants style nouvelle cuisine ! Demandez à participer à un repas, vous pourrez ainsi vraiment juger du contenu réel des assiettes (le plus souvent catastrophique) !

Les animations. Elles constituent un atout important des maisons de retraite. Séances de Scrabble, gym douce, ateliers manuels ou artistiques… Demandez le programme des animations afin de vérifier si elles correspondent aux goûts et envies de votre parent. Renseignez-vous aussi sur leur fréquence. Hormis dans les grands groupes commerciaux, on trouve rarement un animateur à temps plein. Les membres du personnel sont souvent mis à contribution, ce qui n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire, chacun faisant profiter la communauté de ses talents.

Les sorties. L’organisation de sorties régulières et adaptées au degré d’autonomie des résidents est un signe d’ouverture de l’établissement sur son environnement. C’est également un moyen pour les résidents de rompre la monotonie du quotidien. Toutefois, elles doivent être adaptées au désir et aux centres d’intérêt des résidents. Elles ne doivent pas les fatiguer inutilement (une promenade sur un marché peut être plus profitable que la visite d’un musée !) Vérifiez leur fréquence et leur organisation.


La prise en charge médicale

La composition et la qualification du personnel. Les Ehpad sont des établissements médicalisés, le personnel est donc principalement composé d’infirmiers, d’aides-soignants, d’auxiliaires de vie et de professionnels paramédicaux (ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues, diététiciens...). Ne jamais oublier que leurs conditions de travail sont particulièrement éprouvantes (le taux d’absentéisme et de maladies professionnelles y est supérieur à celui du bâtiment). Toute surcharge de travail ou toute insuffisance de personnel peut entraîner rapidement une dégradation de la qualité des soins. Et la maltraitance n’est jamais très loin. « Par exemple, ne pas permettre une sieste habituelle au lit par manque de personnel peut s’avérer une épreuve pénible pour une personne âgée. L’utilisation sans retenue de contentions physiques, architecturales, pharmacologiques ou psychologiques doit aussi éveiller l’attention », remarque le Dr Bernard Pradines, gériatre. Il est donc indispensable de se renseigner sur les effectifs et les cycles de travail. Sont-ils suffisants ? De combien de résidents chacun d’eux doit-il s’occuper ? Bénéficient-ils de formations régulières pour améliorer leur savoir-faire, notamment de formation à la bientraitance ? Combien de fois par semaine le médecin coordonnateur est-il présent ?

La permanence de nuit. Compte tenu de leur perte d’autonomie, les résidents en Ehpad ont besoin d’une surveillance 24 h/24. Comment la garde de nuit est-elle organisée ? Le personnel est-il en mesure de faire face à des situations d’urgence ? L’établissement est-il relié à un centre hospitalier ou un service de gériatrie ? Renseignez-vous sur le nombre d’agents présents la nuit et sur leur qualification (infirmier, aide-soignant ou auxiliaire de vie).

La prise en charge des pertes d’autonomie graves. L’état de santé de votre parent peut s’aggraver. L'établissement s'engage-t-il, notamment dans le contrat de séjour, à accompagner une personne âgée qui deviendrait de plus en plus dépendante ? Existe-t-il une unité dédiée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’autres pathologies apparentées ? Comment les prestations supplémentaires seront-elles alors facturées ?

L’accompagnement de la fin de vie. Pour la plupart des résidents, l’Ehpad est la dernière maison. Peut-on rester jusqu’à la fin dans l’établissement ? Les équipes soignantes ont-elles reçu une formation aux soins palliatifs leur permettant de fournir le meilleur accompagnement possible dans cette ultime étape ? Ou bien ces soins sont-ils dispensés par des intervenants extérieurs ? Autant de questions cruciales qui doivent être abordées lors des conversations préliminaires avec la direction de la maison de retraite.


OĂą se renseigner

Les sources d’information en matière d’hébergement pour les seniors sont multiples et peu centralisées. Quelques pistes pour vous aider dans vos recherches.



Le Clic de votre secteur (centre local d’information et de coordination gérontologique) est un dispositif gratuit qui informe et conseille les personnes âgées ainsi que leur entourage en facilitant l’accès aux dispositifs existants, aux droits, aux aides, etc.



Le CCAS (centre communal d’action sociale) de votre ville : il dispose généralement d’un service spécifique destiné aux personnes retraitées et/ou âgées. Contactez la mairie pour être mis en relation.



Le Conseil général. La plupart des Conseils généraux ont une direction dédiée aux personnes âgées et/ou handicapées, elle recense les informations susceptibles de les intéresser et répertorie l’ensemble des services et établissements qui leur sont destinés.

Voir notre évaluation des maisons de retraite de votre région par le biais d'une carte interactive: Enquête sur les maisons de retraite
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Dépassements d’honoraires: La hausse continue
Le contrat d’accès aux soins (CAS) porte décidément bien mal son nom. Conclu entre l’assurance maladie et les médecins pour faire reculer les dépassements d’honoraires, il passe, un an après son entrée en vigueur, à côté de son objectif : le montant total des dépassements d’honoraires a augmenté de 2,9 % en 2013 pour atteindre 2,7 milliards d’euros.

En réalité, comme le craignait l’an dernier l’UFC-Que Choisir, ce dispositif a ouvert les vannes. Il a autorisé des praticiens jusque-là tenus de respecter les tarifs de l’assurance maladie à pratiquer des dépassements d’honoraires. Ce que déplorait, dans un rapport rendu avant l’été, la Cour des comptes, en notant qu’à l’entrée en vigueur du CAS, « 27 % des signataires provenaient du secteur 1 ». En clair, comme s’il n’y en avait pas déjà assez, plus de médecins facturent des dépassements. Certes, conformément à l’accord, ceux-ci sont désormais encadrés ; certes, le taux moyen de dépassement s’est stabilisé autour de 56 %. Mais ces deux données ne sont pas grand-chose au regard de l’afflux de nouveaux médecins appliquant des dépassements. Cette évolution va encore compliquer l’accès aux soins. Les patients vont avoir plus de mal à se soigner aux tarifs de l’assurance maladie. Dans beaucoup de zones du territoire, le choix sera encore plus restreint et il faudra en passer, pour être pris en charge, par des praticiens pratiquant des dépassements. Dans ce cas, mieux vaut avoir une bonne complémentaire santé !

L’aggravation prévisible de la situation montre la validité des trois demandes de l’UFC-Que Choisir qui réclamait l’an dernier: la fermeture immédiate du secteur à honoraires libres (secteur 2), le plafonnement des dépassements à 40 € et l’ouverture de négociations pour une revalorisation des tarifs de base des médecins.
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Anne-Sophie Stamane


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Épilation: Les dangers de la lumière pulsée
Jusqu’ici utilisées par des professionnels, les lampes à lumière pulsée destinées à l’épilation sont aujourd’hui en vente dans le commerce pour être utilisées chez soi.

Encore appelées « lampes flash » ou IPL (intense pulse light), ces épilateurs qui promettent de ralentir la repousse du poil de façon durable ne sont pas sans danger, met en garde la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC).

Dans un récent avis, la CSC souligne que les connaissances scientifiques ne sont pas encore suffisantes pour évaluer les effets à moyen et long terme sur la santé des rayonnements émis par ces appareils.

Mais déjà, l’étude de dix de ces appareils menée par le LNE (Laboratoire national de métrologie et d’essais) a mis en évidence des risques photobiologiques élevés pour l’œil et la peau. Qu’elle soit directe ou indirecte, une exposition de l’œil à la lumière pulsée peut entraîner une destruction irréversible de certaines cellules de la rétine.

Les essais ont aussi montré que les systèmes de sécurité équipant ces lampes flash n’offraient pas une garantie suffisante pour empêcher une fuite de rayonnement en direction des yeux. Seuls deux modèles sur les dix étudiés sont vendus avec une paire de lunettes de protection, dont l’une se révèle inadaptée. La CSC recommande donc aux fabricants de fournir systématiquement des lunettes de protection normalisées avec leurs appareils.
épilateurs lumière pulsée

Les températures atteintes par les appareils peuvent aussi entraîner des risques de brûlure de la peau, notamment en cas d’émission de flashs de lumière localisés au même endroit. La CSC invite les utilisateurs à ne pas diriger les rayonnements vers toute manifestation cutanée, notamment les grains de beauté, les cicatrices, les tatouages, les lésions… Lors de nos propres tests en 2012 sur quelques épilateurs à lumière pulsée, nous arrivions aux mêmes conclusions.

La CSC estime donc qu’il appartient aux pouvoirs publics de définir quel type d’appareil les particuliers peuvent utiliser. Elle recommande aux fabricants d’indiquer clairement sur l’emballage du produit que son utilisation ne convient pas à tous les types de peau et qu’il existe des contre-indications médicales.

Enfin, s’agissant des prestations d’épilation dans les instituts de beauté, la CSC recommande aux pouvoirs publics de mettre fin à l’incohérence consistant à tolérer l’usage par des professionnels non titulaires du diplôme de médecine, d’appareils d’épilation à la lumière pulsée alors que cette pratique est à ce jour interdite par la loi.
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Jean-Paul Geai


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Campagne européenne: D’où vient ma viande?
Lassée des atermoiements de la Commission européenne en matière d’étiquetage de l’origine de la viande, l’UFC-Que Choisir, avec les associations de consommateurs européennes réunies au sein du BEUC, prend les devants en lançant une campagne de mobilisation en faveur de l’indication obligatoire du pays d’origine pour les produits à base de viande (lasagnes, saucisses, jambon, raviolis…)

Les derniers scandales alimentaires tels que l’affaire des lasagnes au cheval de février 2013, ont révélé au grand jour la complexité des chaînes d’approvisionnement d’une industrie agro-alimentaire faisant intervenir un nombre parfois considérable d’intermédiaires et mettant ainsi directement en danger la traçabilité. Alors que la principale victime est le consommateur, l’UFC-Que Choisir est convaincue que plus de transparence est nécessaire pour restaurer la confiance de ce dernier vis-à-vis de son alimentation.

L’indication obligatoire du pays d’origine - information essentielle à la traçabilité et à la sécurité sanitaire - fait partie de la solution. Pourtant, bien qu’il soit demandé par 90% des consommateurs européens, cet étiquetage n’est toujours pas obligatoire. Seule une poignée de fabricants affiche volontairement cette indication qui permettrait pourtant de maintenir un contrôle bien plus serré sur les chaînes d'approvisionnement.

En lançant la campagne européenne « D’où vient ma viande », l’UFC-Que Choisir souhaite faire entendre la voix des consommateurs auprès des décideurs européens, afin que l’étiquetage de l’origine devienne la norme pour les produits à base de viande. Pour cela, l’association mobilise les consommateurs en leur demandant :

- De partager sur Facebook et Twitter (#meatorigin) le diaporama illustrant la complexité des chaînes de production alimentaires ;


Voir le diaporama

- De poster leurs photos des produits alimentaires qui mentionnent l’origine de la viande, démontrant ainsi qu’une telle indication est possible.

Partager vos photos sur Facebook
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Cigarette électronique: Les recommandations sévères de l’OMS
La cigarette électronique ne cesse d’étendre son influence chez les fumeurs. La déferlante, dans tous les pays, a contraint l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à se positionner une nouvelle fois, après un premier avis très circonspect en 2008. À quelques semaines d’une réunion sur la lutte antitabac, elle vient de publier ses recommandations aux États. Et elles sont très prudentes. L’OMS conseille d’interdire la vente des cigarettes électroniques aux mineurs, d’alerter enfants, adolescents et femmes enceintes sur les dangers de la nicotine pour le développement du cerveau, et enfin, de bannir la cigarette électronique des lieux publics fermés. Elle préconise aussi d’empêcher les industriels d’utiliser des arômes sucrés, fruités ou imitant l’alcool. En France, la vente aux mineurs est déjà interdite, mais son éviction des lieux publics n’est pas encore officiellement tranchée.

Dans son argumentaire, l’OMS souligne l’absence de preuve d’efficacité dans le sevrage tabagique et plaide pour d’autres alternatives que sont les traitements « approuvés », comme les substituts nicotiniques. Ces produits n’ont pourtant, jusque-là, montré qu’un impact anecdotique sur l’arrêt du tabac. Est aussi mise en avant l’émission de toxiques, de nicotine et de particules fines par la cigarette électronique, qui, bien que nettement moindre qu’avec une cigarette classique, pourrait être préjudiciable aussi bien au vapoteur qu’à son entourage. Dernier point, l’OMS craint que la cigarette électronique, qui perpétue la gestuelle tabagique, ne minimise les politiques antitabac.

Au final, l’OMS insiste sur les dangers pour les non-fumeurs plutôt que sur la réduction des dommages pour les fumeurs, au risque de favoriser la cigarette classique. Cette posture critique n’a pas manqué de faire réagir les partisans de la cigarette électronique. Le Pr Jean-François Etter estime que le rapport de l’OMS entrave le développement d’alternatives plus sûres à la cigarette classique, et l’Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique (Aiduce) estime que l’avis de l’OMS « ne sert que les intérêts des industries » du tabac et du médicament.
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Anne-Sophie Stamane


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Médicaments génériques: Lourde condamnation pour Servier
Plus d’un milliard de dollars, c’est ce qu’a rapporté en 2006 et 2007 le Coversyl (périndopril) – un antihypertenseur utilisé dans les maladies cardiovasculaires – à Servier, son fabricant. À ces dates pourtant, le brevet de la molécule était déjà tombé et les génériqueurs avaient le champ libre pour lancer sur le marché des produits moins chers. Mais ils se sont heurtés à la volonté tenace de Servier, le laboratoire à l’origine du Mediator, de protéger sa principale source de revenus de toute concurrence. La Commission européenne, après enquête, a mis en évidence les pratiques peu recommandables du laboratoire, et vient de le condamner à une amende de plus de 330 millions d’euros : « Servier a eu recours à une stratégie qui consistait à racheter systématiquement toute menace concurrentielle, afin de s’assurer qu’elle resterait à l’écart du marché », a déclaré Joaquin Almunia, vice-président de la commission chargée de la concurrence. Servier conteste cette analyse et va déposer un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Pour l’essentiel, Servier a gagné du temps en poussant les génériqueurs à contester en justice des brevets secondaires. Et chaque fois qu’une issue défavorable se profilait pour lui, des discussions s’ouvraient avec le concurrent et Servier achetait son renoncement au marché. « Les fabricants de génériques acceptaient de s’abstenir de jouer le jeu de la concurrence en échange d’une partie de la rente dont bénéficiait Servier », explique la Commission européenne dans un communiqué. Par exemple, Servier a offert à un génériqueur une licence pour vendre la molécule dans sept pays en échange de la promesse d’abandonner tous les autres marchés de l’Union. Pour avoir cédé aux propositions de Servier, cinq fabricants de génériques auront à payer entre 14 et 40 millions d’euros d’amende.

Ces arrangements entre laboratoires ont empêché des produits moins chers d’arriver sur le marché, maintenant à un niveau anormalement élevé le prix du périndopril. D’où un préjudice financier important pour les systèmes d’assurance maladie. En 2007, rappelle la Commission européenne, quand le seul concurrent ayant mené à terme sa bataille judiciaire a obtenu l’annulation du brevet le plus important et a pu vendre son générique en Grande-Bretagne, le prix du périndopril a chuté de 90 %.
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Anne-Sophie Stamane


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Sécurité alimentaire: Menaces sur la qualité sanitaire
Et une mise au point s’impose tant les raccourcis de certains sont indigestes… Il importe ainsi de tordre le cou à l’idée, reprise en boucle, selon laquelle tous les produits premiers prix seraient dangereux pour la santé, car les problèmes mentionnés dans ce rapport ne portaient que sur certaines entreprises de charcuterie… Ces fausses vérités ont hélas occulté un pan essentiel du rapport, à savoir les errements graves des politiques publiques. Errements qui, s’ils ne sont pas corrigés, pourraient conduire à ce que la bonne qualité sanitaire de notre alimentation appartienne au passé. Ce rapport pointe l’autisme des pouvoirs publics qui, malgré les scandales alimentaires récents et les semonces de Bruxelles, maintiennent les services de contrôle en sous-effectifs. Il met aussi en lumière l’absence de sanctions pour les professionnels. Enfin, il dénonce l’habitude bien française de l’opacité, qui fait que l’identité des contrevenants n’est jamais dévoilée, privant ainsi les contrôles de tout effet dissuasif. Finalement, au-delà des gesticulations au moment des crises, c’est à un véritable changement de politique que le gouvernement doit se livrer. Il en a l’occasion : à lui de mettre au menu de la loi d’avenir de l’agriculture un volet ambitieux sur le contrôle sanitaire des aliments.
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Crèmes antivieillissement L’Oréal ne rajeunira plus personne ... aux États-Unis
L’affaire remonte à 2012 et à des publicités pour Lancôme, marque de L’Oréal. La Food and Drug Administration (FDA) avait mis le groupe en demeure de cesser de prétendre que ses cosmétiques (gammes Lancôme Génifique et L’Oréal Paris Youth Code) avaient « la capacité de modifier la structure ou des fonctions du corps humain ». Étaient visées des mentions pseudo-scientifiques promettant une réactivation des gènes, une reprogrammation cellulaire ou une revitalisation de l’ADN, moteur fantasmé de la machine à remonter le temps.

L’Oréal était coincé. Soit le groupe français prouvait ses assertions, et dans ce cas ses produits devenaient des médicaments soumis à un régime d’autorisation draconien. Soit il admettait vendre des cosmétiques, non autorisés par définition à franchir la barrière cutanée, sans même parler de réactiver des gènes. Et dans ce cas, ses publicités étaient mensongères.

Plutôt que de courir à un procès périlleux, L’Oréal a passé un accord avec l’autorité américaine du commerce, la Federal Trade Commission (FTC). Selon les termes de cet accord, le groupe ne parlera plus de rajeunissement pour vanter ses produits.

Notre test l’a montré récemment, certaines crèmes antirides ont une efficacité modeste mais indéniable. Ce ne sont d’ailleurs pas les plus coûteuses. Aucune, néanmoins, n’efface les rides profondes. Quant à rajeunir… Si l’objectif était réaliste, les marques n’abuseraient pas à ce point de la retouche photo pour leurs visuels publicitaires.

La question maintenant est de savoir si L’Oréal va respecter en France les règles de bon sens auxquelles l’a rappelé la FTC américaine. Le groupe a fait savoir que les assertions retoquées aux États-Unis « ne sont plus utilisés depuis quelque temps déjà ».

Sur le site de Lancôme, à la date du 1er juillet 2014, la crème Lancôme Absolue Precious Cell promet pourtant une « régénération des cellules » avec effet « anti-âge ». Sans oublier Genefic HD, avec lequel « Lancôme invente le premier soin qui relance l’activité des gènes pour une peau plus jeune ». De ce côté-ci de l’Atlantique, combien de temps encore le Jury de déontologie publicitaire laissera-t-il complaisamment passer de tels argumentaires ?
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Erwan Seznec


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Aliments anticholestérol: L’Agence sanitaire les déconseille
Margarine Proactiv (Unilever), yaourts Danacol (Danone) : les spécialités à base de phytostérols sont désormais bien connues de ceux qui cherchent à réduire leur taux de cholestérol. Ils comptent sur ces produits pour les aider à éviter les maladies cardiovasculaires. Et ils ont bien tort, si l’on en croit l’avis que publie aujourd’hui l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses). Ses conclusions sont claires : « Il n’est pas possible de se prononcer sur l’effet des phytostérols et des phytostanols (1) sur la morbidité [les maladies, NDLR] et la mortalité cardiovasculaires […]. Les données disponibles ne permettent pas de considérer les aliments enrichis en phytostérols/stanols comme un moyen approprié de prévention des maladies cardiovasculaires. » Plus précisément, non seulement aucune étude n’a montré un quelconque effet positif de ces produits sur ces pathologies, mais ils pourraient même avoir des conséquences délétères.

C’est grâce à l’UFC-Que Choisir que les experts de l’Anses se sont penchés sur la question. Depuis le lancement de ces produits, nous sommes dubitatifs. Certes, ils font bien baisser le taux de « mauvais » cholestérol (cholestérol LDL). Mais agir sur un marqueur de risque, un résultat d’analyse pour simplifier, ne revient pas forcément à agir sur le risque de maladie lui-même. Nous étions d’autant plus sceptiques que certaines études avaient montré une association entre taux élevé de phytostérols dans le sang et surrisque cardiovasculaire. Nous soupçonnions donc que, loin d’avoir l’effet protecteur que l’on attend d’eux, les produits à base de phytostérols pourraient au contraire favoriser les crises cardiaques et autres accidents vasculaires cérébraux. L’UFC-Que Choisir a donc saisi en janvier 2010 l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, ancêtre de l’actuelle Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), à la suite de quoi l’Agence a mené des recherches approfondies dont rend compte aujourd’hui son avis.

Beaucoup d’éléments à charge pour les alicaments


Rappelons le seul fait avéré à propos de ces produits enrichis : un apport en phytostérols de 1,5 à 2,4 g (c’est-à-dire concrètement au moins 20 g de margarine ou deux yaourts, chaque jour, sans jamais s’arrêter) peut induire une baisse du mauvais cholestérol de 7 à 10,5 %. Point. Qu’ajoute aujourd’hui l’Anses ? D’abord, elle précise les données de consommation, fruits de sa propre enquête : les apports moyens de phytostérols chez les consommateurs d’aliments enrichis sont de 900 mg/jour seulement, donc bien en deçà du seuil efficace. Seuls 10 % des consommateurs de ces produits atteignent les 1,5 g/jour à partir desquels un effet a été montré.

Par ailleurs, l’agence souligne, après avoir épluché la littérature scientifique récente :

– que 30 % des consommateurs sont « non répondants » : chez eux, la consommation de phytostérols n’a aucun effet sur la cholestérolémie. Cela a été montré par cinq études cliniques ;

– que la consommation de ces aliments entraîne une augmentation des concentrations en phytostérols dans le sang « dont on ne connaît pas les conséquences sur le risque cardiovasculaire ». En effet, les études sont contradictoires, mais dès lors que plusieurs montrent une association positive entre taux de phytostérols élevés dans le sang et risque cardiovasculaire, l’augmentation du risque ne peut être exclue. D’autant que, chez les patients qui souffrent d’hyperphytostérolémie, une maladie où les taux de phytostérols sont, certes, très largement plus élevés que ce qu’on peut obtenir avec des produits enrichis, ces taux sont clairement facteurs de risque ;

– que la consommation de phytostérols, dès 1,1 g/jour, fait baisser la concentration dans le sang de bêtacarotène. Or on sait que des taux faibles de bêtacarotène sont un facteur de risque cardiovasculaire.

Cela fait beaucoup d’éléments à charge pour ces « alicaments ». Rappelons que ces produits ne doivent de toute façon pas être consommés par les femmes enceintes et allaitantes car on ne connaît pas les conséquences sur le fœtus et le nourrisson allaité. Ni par les enfants, car il n’est pas pertinent de vouloir moduler la cholestérolémie d’un enfant, sauf pathologie particulière qui sera alors prise en charge médicalement. Or, d’après l’étude de consommation menée par l’Anses, 10 des 80 consommateurs de produits enrichis repérés dans son panel étaient des enfants. Si les mentions d’étiquetage n’imposent un avertissement que pour les enfants de moins de 6 ans, l’Anses « estime que les produits enrichis en phytostérols/stanols ne doivent pas être consommés par les enfants, quel que soit leur âge, sauf avis médical spécifique ».

Enfin, l’agence rappelle que « la maladie athéromateuse est multifactorielle et qu’il convient de prendre en compte chacun des facteurs impliqués par des mesures hygiéno-diététiques appropriées, telles que l’arrêt du tabagisme, l’augmentation de l’activité physique, la réduction de la sédentarité et l’amélioration de l’équilibre alimentaire en veillant à une forte consommation de fruits et légumes, un apport équilibré en acides gras et une consommation modérée de sucres et de sel ». Des mesures qui ont prouvé leur efficacité, elles.

1. Composés proches des phytostérols. Une margarine enrichie, Ilo, a été vendue pendant quelques années mais a été retirée des rayons, si bien qu’il n’existe pas de produit enrichi en phytostanols sur le marché français à l’heure actuelle.


Les œillères de l’Agence européenne de sécurité alimentaire

Le « cas phytostérols » illustre à merveille la position absurde de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Aesa) en matière d’allégations santé. Elle se prononce en examinant les dossiers sans égard pour le contexte global, avec une étroitesse d’esprit qui nuit à la santé publique. Ainsi, dans ce cas précis, dès lors qu’un industriel montre que la consommation de ses produits réduit le cholestérol LDL, l’Agence l’autorise à le clamer, sans chercher à savoir si par ailleurs d’autres facteurs de risque cardiovasculaire ne seraient pas amplifiés. Plus précisément, l’allégation admise par l’Aesa est ainsi rédigée : « Il a été démontré que les phytostérols et phytostanols réduisaient le cholestérol sanguin. Une cholestérolémie élevée constitue un facteur de risque de développement d’une maladie cardiaque coronarienne. » On laisse le consommateur traduire : les phytostérols réduisent le risque cardiovasculaire. Ce qui n’est pas prouvé, l’Agence le sait bien. Mais elle s’en lave les mains : officiellement, ce n’est pas elle qui fait le lien entre les deux phrases.

Autre exemple, celui de la consommation de vitamines et minéraux, pour lesquels l’Agence européenne a autorisé une myriade d’allégations sans chercher à savoir si les consommateurs européens en avaient besoin ni si la consommation de compléments alimentaires en contenant pouvait avoir des effets négatifs. Même chose pour les substituts de repas, autorisés à annoncer « le remplacement de deux repas par jour par notre produit contribue à la perte de poids » alors qu’une telle solution est jugée aberrante par les nutritionnistes et risque surtout de conduire à une perte des repères alimentaires, source de prise de poids à long terme. L’Anses appelle de ses vœux une prise en considération plus globale des bénéfices et des risques dans les évaluations menées par l’agence européenne. Reste à espérer qu’elle sera relayée par d’autres agences sanitaires nationales et parviendra à infléchir la « jurisprudence » communautaire.


L’UFC-Que Choisir pose la question de la commercialisation des margarines et yaourts anticholestérol

Suite à l’avis de l’Anses, l’UFC-Que Choisir exige de la part des autorités nationales et européennes une réévaluation globale des bénéfices et des risques éventuels de ces produits. Et déconseille leur consommation tout en rappelant aux consommateurs concernés par le risque cardiovasculaire la nécessité de consulter un professionnel de santé, plutôt que de s’en remettre à l’industrie agro-alimentaire.

Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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Dosettes de lessive liquide: Attention aux enfants !
Ce sont des petits berlingots roses, bleus ou verts, qui sentent bon, tiennent dans la main et ressemblent à de gros bonbons : les dosettes de lessive liquide ont tout pour attirer l’œil des enfants en bas âge. Le problème, c’est qu’elles ne résistent pas longtemps au traitement de choc que leur réservent en général les tout-petits. Leur enveloppe conçue pour se défaire dans l’eau, à l’intérieur du lave-linge, se rompt également très facilement au contact de la salive, voire sous la chaleur des doigts. Résultat : des accidents de plus en plus fréquents. Les centres antipoison et de toxicovigilance ont répertorié 7 562 expositions accidentelles entre 2005 et 2012. 104 cas ont été classés comme graves, en raison de complications respiratoires majeures ou de lésions oculaires. Les dosettes de lessive liquide causent deux fois plus d’accidents que les bidons classiques.

Il faut savoir que la lessive liquide, un véritable concentré d’agents tensioactifs, a des effets très nocifs : avalée, elle lèse les muqueuses et provoque des vomissements ; projetée dans les yeux, elle entraîne des conjonctivites et des atteintes de la cornée ; si elle passe dans les poumons, elle peut être à l’origine d’infections et de difficultés respiratoires. Enfin, elle brûle la peau.

La Direction générale de la santé a formulé mardi une série de recommandations en direction des familles. Bien sûr, il est d’abord impératif de stocker les dosettes hors de portée des enfants. Par ailleurs, si la membrane d’une capsule se déchire, il faut immédiatement rincer abondamment la peau ou les yeux touchés. En cas d’ingestion, la bouche doit être nettoyée avec un linge propre. L’idéal est d’éviter de faire boire pendant deux heures et de donner à manger une compote ou du pain pour tapisser la paroi digestive et absorber le produit qui aurait pu être avalé. Une fois ces premiers gestes réalisés, un coup de téléphone à un centre antipoison s’impose.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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