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Accidents médicaux: Une association demande plus de transparence
C’est un sujet tabou. « En France, les accidents médicaux survenus à l’hôpital ou en clinique seraient à l’origine de 30 000 à 40 000 décès chaque année. Sans compter les centaines de milliers de patients qui conservent des séquelles à jamais », estime Le Lien, association de défense de victimes d’infections nosocomiales (infections apparues pendant une hospitalisation et liées aux soins) et d’erreurs médicales qui a placé ses 5e États généraux sous le signe de la « transparence ». Car aussi incroyable que cela puisse paraître, on ne dispose pas aujourd’hui de chiffres précis. « Les données restent parcellaires », a constaté Alain-Michel Ceretti, le fondateur du Lien. « 15 000 décès seraient dus à des erreurs médicamenteuses, et 10 000, des suites d’infections nosocomiales ; pour le reste on n’en a aucune idée. En extrapolant les résultats d’études américaines, on doublerait le nombre de décès ».

Face à cette situation inadmissible, l’association réclame que « des études de mortalité sérieuses soient lancées, même si beaucoup y sont opposés ». Certes, depuis le lancement du programme national de sécurité des patients, les établissements de santé publics ou privés doivent déclarer chaque année les « évènements indésirables graves » (EIG) et analyser leurs causes. « Mais les rapports de décès sont souvent biaisés car on a du mal à indiquer "erreur médicale" ou "infection nosocomiale" dans les dossiers. C’est plus facile d’écrire "arrêt cardiaque" et cela fait baisser les chiffres officiels dont on dispose. Le système n’est pas organisé pour que l’on sache », a déploré Claude Rambaud, vice-présidente du Lien. Sortir de la culture du secret est pourtant le préalable indispensable à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Par exemple, sur le front des infections nosocomiales, la moitié au moins des sinistres pourrait être évitée, notamment grâce à des mesures plus strictes en matière d’hygiène et de désinfection. « La sécurité routière est pour nous un exemple des plus parlants. Grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics depuis les années 70, le nombre de morts a chuté de 16 000 à 3 800 alors que 18 millions de personnes circulent chaque jour sur les routes », constate Le Lien qui réclame la fin de l’omerta sur les chiffres de mortalité liés aux accidents médicaux. « Chaque année paraît un tableau de bord des infections nosocomiales. Nous devons obtenir sur l’ensemble des accidents médicaux ce que nous avons eu pour les infections nosocomiales : des indicateurs des taux de mortalité et d’infections de chaque service et dans chaque hôpital et une enquête nationale tous les 3 ans, recensant les causes, conséquences et la mortalité liée aux accidents médicaux », a déclaré Béatrice Ceretti, présidente du Lien et victime du drame de la Clinique du Sport, où de nombreux patients ont été victimes d’infections nosocomiales dans les années 90. « Les patients doivent savoir ce qui se passe dans le service où ils ont l’intention d’aller. Ce qu’une maman veut savoir, c’est dans quel service elle va mettre son enfant », a ajouté Alain-Michel Ceretti.

Fin de non-recevoir ministérielle

Une demande légitime à laquelle la ministre de la Santé, Marisol Touraine, venue clôturer les 5e États généraux du Lien, a pourtant opposé une fin de non-recevoir. « Je comprends très bien votre attente et celle du public de connaître ces indicateurs de mortalité, mais nous travaillons déjà à identifier comment nous pouvons quantifier les accidents ou la mortalité liées aux infections nosocomiales, ce qui est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît », a déclaré la ministre. Certes l’exercice est ardu, personne ne le conteste. Les résultats sont difficiles à interpréter et doivent être modulés selon la fragilité des patients pris en charge. « On ne peut pas comparer des services de chirurgie opérant des patients stables et des services qui récupèrent les urgences », a précisé le Pr Jean-Luc Harousseau, président de la Haute Autorité de santé (HAS). Trop compliqué… et surtout trop risqué, « parce que l’on voit bien comment on pourrait avoir la volonté de comparer les établissements de santé au regard de leurs performances en ce qui concerne les infections nosocomiales », a précisé Marisol Touraine. « Si nous mettons en place des outils, nous allons connaître une période au cours de laquelle certains établissements déclareront plus volontiers que d’autres certaines anomalies ou les évènements graves… Il ne faudrait pas qu’au prétexte que ces établissements entrent dans le jeu plus facilement que d’autres, ils soient pointés du doigt, en particulier par les médias, parce qu’ils auraient suivi les procédures et engagé des pratiques plus vertueuses ».

Le message est clair : la transparence risque de nuire aux bons élèves, alors que les fraudeurs pourraient facilement tirer les marrons du feu en maquillant la réalité de leurs établissements. Mais n’est-ce pas le rôle des pouvoirs publics de mettre en place des contrôles fiables ? Le manque de coordination entre les différentes instances sanitaires laisse parfois pantois. Ainsi, les dossiers d’accidents médicaux acceptés par les commissions régionales de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI) amiable ne font l’objet d’aucune étude. « Les autorités sanitaires ne sont pas informées sur les professionnels qui ont un taux anormal d’accidents », a assuré M. Ceretti. « On ne fait donc aucun lien en matière de prévention. Or, dans le moitié de ces dossiers, soit 900 par an, la responsabilité d’un professionnel ou d’un établissement est reconnue ». Seule note d’espoir : selon le fondateur du Lien, le projet de loi Santé pourrait faire avancer les choses en confiant l’analyse de ces dossiers et expertises à une autorité indépendante.

Lettres types

Si vous avez été victime d'un accident médical causé par un acte de prévention, de diagnostic ou de soin, vous pouvez demander une indemnisation par l’intervention de la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI). Si l’offre d’indemnisation qui vous est faite vous semble insuffisante, vous pouvez la refuser.

Voir nos lettres type.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Produits pour bébés (tétines, bodys, tapis d’éveil …): Gare aux perturbateurs endocriniens !
Alors que les bébés sont bien plus sensibles que les adultes aux composés toxiques, l’UFC-Que Choisir a mené l’enquête pour vérifier l’absence de molécules nocives (bisphénols, retardateurs de flamme, phtalates, formamide, métaux lourds, formaldéhyde …) dans 68 produits spécifiquement destinés aux bébés (tétines, couches, matelas à langer, bodys, tapis d’éveil, tapis puzzle).



Des perturbateurs endocriniens dangereux même à faible dose : Si du strict point de vue toxicologique ces produits respectent les normes, en revanche la forte présence de perturbateurs endocriniens a de quoi alarmer. Ces substances chimiques, telles que les phtalates ou le bisphénol A, sont soupçonnées, même à des doses infinitésimales, de perturber ou d’interférer avec notre système hormonal et d’être en grande partie responsables de l’augmentation de troubles et pathologies (infertilité, cancers hormono-dépendants, diabète, etc.), ce qui a motivé un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) où elles sont désignées comme une « menace mondiale pour la santé humaine et l’environnement ».



Une présence dans plus d’1 produit sur 6 : Nous avons relevé la présence de perturbateurs endocriniens dans pas moins de douze produits de notre échantillon, soit dans plus d’un produit sur six ! Pire, du fait des teneurs élevées pour ce type de composés, deux produits ont écopé de notre part de la mention ‘NE PAS ACHETER’ : la tétine ‘Hello Kitty’ qui, malgré l’accroche faussement rassurante ‘’0 % BPA’’, contient des doses très significatives de bisphénol A, pourtant interdit depuis plus de deux ans dans ce type de produit, et le matelas à langer ‘Baby calin’ acheté chez Aubert, qui contient un retardateur de flamme chloré à une teneur trente fois supérieure au maximum autorisé prochainement (fin 2015) par la réglementation.



Une réglementation obsolète : Ces résultats inadmissibles s’expliquent notamment par une réglementation inadaptée à l’enjeu sanitaire. Les autorités n’ont ciblé que les utilisations les plus risquées (tétines, jouets …), alors qu’une interdiction plus large s’imposait pour prendre en compte les risques significatifs que constituent les autres objets présents dans l’environnement immédiat du bébé (matelas à langer, tapis de sol …) qui selon le cas peuvent être portés à la bouche ou sont en contact prolongé avec la peau. La réglementation ne porte en outre que sur un très faible échantillon des perturbateurs endocriniens identifiés par les experts. Enfin, alors même que les autorités alertent sur l’effet à faible dose, il n’est pas admissible qu’elles continuent à tolérer des présences significatives pour certaines molécules, alors qu’une interdiction pure et simple devrait être la règle pour tous les perturbateurs endocriniens.

N’en déplaise aux tenants de l’impossibilité technique à se passer de ces composés, notre test révèle que 56 produits testés (soit plus de 80 % de notre échantillon) sont irréprochables du point de vue de la présence de perturbateurs endocriniens.

Au vu de ces éléments, et après les alertes déjà données par l’association sur les perturbateurs endocriniens dans les lingettes, les jouets et d’autres produits destinés aux bébés, l’UFC-Que Choisir demande aux législateurs français et européens d’adopter sans délai une réglementation bien plus ambitieuse sur les perturbateurs endocriniens, en particulier pour les produits destinés aux enfants.

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Médicaments sans ordonnance: Un abonnement pour des médicaments !
Carte de fidélité ? Abonnement ? Adhésion ? Le programme Premium, initiative de la chaîne Univers Pharmacie qui compte 160 officines, fait grincer des dents chez les professionnels. Depuis le 1er janvier, pour 25 € par an, les clients bénéficient d’une réduction sur les médicaments remboursables achetés sans ordonnance. Ils économisent 82 centimes par boîte pour des produits type paracétamol (Doliprane), ibuprofène (Advil), homéopathie, phloroglucinol (Spasfon), diosmectite (Smecta), etc., à condition de s’adresser à une pharmacie de ce réseau.

Plus précisément, avec cette offre, Univers Pharmacie regroupe en un forfait global les honoraires de dispensation qui s’appliquent depuis le 1er janvier dernier sur tous les médicaments remboursables, qu’ils soient délivrés avec ou sans ordonnance. Ces honoraires, qui remplacent grosso modo la marge des pharmaciens et sont donc invisibles pour le client, se montent à 82 centimes d’euro par boîte. Quand la spécialité est prescrite par un médecin, l’honoraire est pris en charge par l’assurance maladie. Mais quand elle est vendue sans ordonnance, comme c’est possible pour certains médicaments, c’est au patient de s’en acquitter.

C’est donc une forme de plafonnement à 25 € qu’instaurent les enseignes Univers Pharmacie. Mais il faut quand même être un gros consommateur de médicaments pour que la formule soit rentable : un minimum de 31 boîtes par an de médicaments est requis ! Ce système incite à la consommation, et rend le client captif. Car une fois qu’on a souscrit cette offre, il serait dommage d’aller acheter ses médicaments ailleurs, sachant qu’on n’aura pas les mêmes avantages dans une autre pharmacie. Le programme garantit aussi une réduction de 10 % sur la parapharmacie et des conseils personnalisés.

Il reste à déterminer si le programme Premium respecte bien le cadre de la règlementation. Daniel Buchinger, président d’Univers Pharmacie, affirme que oui. L’Ordre des pharmaciens, interrogé sur ce point, n’a pas souhaité nous livrer son analyse.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Médicaments: Halte à l’overdose pour les personnes âgées !
Près de 350 ordonnances et 3000 médicaments analysés

Au 2e trimestre 2014, l’UFC – Que Choisir a sollicité ses bénévoles et lecteurs pour recueillir des ordonnances de personnes âgées polymédicamentées (au moins 5 lignes de prescription). Au total, ce sont 347 ordonnances de patients de plus de 75 ans, contenant près de 3000 médicaments, qui ont été anonymisées puis analysées, dans le but de quantifier le phénomène de surprescription pour les personnes âgées et ses dangers.

Une inquiétante surprescription : jusqu’à 21 médicaments par ordonnance !

En moyenne, les ordonnances collectées dans notre échantillon contenaient 8,6 médicaments, avec un maximum de 21 pour une seule personne ! A ces niveaux de prescription, les médecins sont-ils encore en mesure de s’assurer que chaque médicament est justifié et n’est pas plus dangereux que bénéfique ? Notre analyse montre le contraire.

4 ordonnances sur 10 potentiellement dangereuses pour les patients âgés

Les ordonnances collectées ont été passées au crible de la liste de Laroche, qui définit les médicaments potentiellement inappropriés pour les personnes âgées. Et les résultats sont alarmants, puisque 40 % d’entre elles contiennent un médicament déconseillé aux personnes âgées ! Or, la juste prescription est un enjeu particulièrement important pour les personnes âgées. En effet, en vieillissant, l’organisme devient de moins en moins apte à éliminer les substances absorbées. Les médicaments restent donc en plus grande quantité et plus longtemps dans un organisme âgé. En outre, les effets indésirables liés à la prise d’un médicament sont souvent plus graves pour les personnes âgées, plus fragiles.

La « déprescription », un enjeu sanitaire et financier

Au-delà des enjeux sanitaires, la surprescription a un coût pour notre système de sécurité sociale. Les dépenses de médicaments ont atteint en France 33,5 milliards d’euros en 2013, à près de 90 % pour des médicaments remboursables par l’assurance maladie. Notre pays demeure un gros consommateur, avec une consommation par habitant 22 % supérieure à la moyenne des grands pays européens(2). Il est indispensable que les professionnels de santé prennent conscience du coût sanitaire et économique de cette situation, et commencent enfin à « déprescrire ».

Devant les résultats inquiétants de son étude, l’UFC – Que Choisir presse les pouvoirs publics d’inscrire la « déprescription » pour les personnes âgées dans les indicateurs de rémunération à la performance des médecins. Par ailleurs, l’association demande à la Haute Autorité de Santé de faire de ce sujet majeur une priorité de travail pour les années à venir.



(1) Résultats détaillés dans le numéro 91 de février 2015 de Que Choisir Santé
(2) Source : Comptes de la Santé 2013, données IMS Health 2012. Consommation mesurée en unités standard.
Que Choisir en Ligne


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Bonne année… bonne santé !
Esprit de fêtes oblige et alors que la santé est la priorité des Français pour l’an 2015 conformément à un récent sondage, teintons cette dernière note de l’année d’un brin d’optimisme. Et si l’actuelle grève des médecins permettait aux Français de prendre conscience que, dans bien des cas, une visite chez le médecin ne s’impose pas pour les maux courants de l’hiver ? Elle aurait alors une utilité : aider à la lutte contre la surconsommation médicale. Car d’autre justification à ce mouvement pavlovien, je n’en vois pas…. Mais vraiment pas !

Ainsi, si l’on en croit les syndicats médicaux, le revenu des médecins généralistes stagnerait depuis la dernière hausse du prix de la consultation en 2011 ? C’est oublier bien vite la mise en place en 2012 d’une prime annuelle à la performance, qui s’est élevée l’année dernière à pas moins de 5774 € par généraliste participant. 480 € par mois d’augmentation de revenus, beaucoup s’en satisferaient sans aller battre le pavé !

Autre pierre d’achoppement, la généralisation du tiers payant chez le médecin, prévue par la future loi Santé de Marisol Touraine. Les médecins lui reprochent, pêle-mêle, déresponsabilisation des patients, mainmise de l’assurance maladie sur leurs honoraires, possibles ratés administratifs dans le paiement de leurs honoraires. Si certains de ces arguments ne doivent pas être balayés d’un revers de main, et méritent concertation, expérimentation et mise en place progressive, n’oublions pas pour autant l’impératif qu’est l’accès de tous à des soins de qualité. Dans cette optique, le tiers payant, en particulier dans son premier volet qui prévoit son application aux personnes à bas revenus bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé, est une avancée qu’il faut défendre.

Pour que, en 2015, bonne année puisse rimer avec bonne santé, j’appelle la Ministre de la Santé à tenir bon face à ceux qui, parmi les médecins, considèrent que le système de santé est là pour les servir eux, et non la collectivité.
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Réveillon : dinde ou chapon ? En tout cas, gare à l’antibiorésistance !
Mais puisque vous vous apprêtez à mettre la dinde au four, arrêtez-vous quelques secondes sur ce geste afin que je vous pose la question, comme à 400 autres consommateurs avant vous : vous êtes-vous lavé les mains immédiatement après avoir préparé ce volatile ?

Si vous répondez ‘Oui’, alors vous serez un bon élève … à moins que vous n’osiez avouer quelque entorse à l’hygiène ! Mais si vous répondez ‘Non’, rassurez-vous car vous ne serez pas seul : 61 % des consommateurs interrogés ont avoué qu’ils posent leurs mains encore sales sur le plan de travail, une poignée de tiroir, ou encore les essuient sur leur torchon ! Mais en faisant ainsi, ils contribuent sans le savoir à disséminer dans l’environnement des germes de résistances aux antibiotiques et à rendre ces précieuses molécules de moins en moins efficaces.

Comme l’a révélé notre test sur une centaine de volailles, plus d’un quart d’entre elles sont en effet porteuses de bactéries dont 61% sont résistantes à un ou plusieurs antibiotiques. Pire, 23 % de ces microbes résistent aux antibiotiques les plus récents.

Que faire alors ? D’abord, s’attaquer à la source : alors que les antibiotiques restent toujours massivement utilisés dans les élevages, l’UFC-Que Choisir demande aux autorités européennes de renforcer drastiquement leurs conditions d’utilisation, notamment en interdisant les traitements préventifs inutiles ou en empêchant que les vétérinaires puissent à la fois prescrire et vendre ces molécules. Quant à vous consommateurs, vous pouvez agir, d’une part en respectant les règles élémentaires d’hygiène dans votre cuisine, mais également en achetant les produits issus d’élevages qui n’utilisent pas d’antibiotiques. Sur ce, je vous souhaite un joyeux et savoureux Noël…
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Acrylamide: Un contaminant trop présent dans nos assiettes ?
Chaque jour apporte son lot de molécules toxiques détectées dans notre alimentation. Aujourd’hui c’est au tour de l’acrylamide, une substance potentiellement cancérogène pour l’homme, de se retrouver sur la sellette à la suite de la dernière enquête de la DGCCRF. Ce composé chimique, qui se cache dans de nombreuses denrées alimentaires (frites, chips, biscuits, pain, café, céréales pour petit déjeuner…) n’est pas présent à l’état naturel, dans les produits bruts. Mais il n’est pas non plus un additif alimentaire. Il se forme lors de la cuisson d’aliments riches en amidon ou en sucres quand ils sont portés à une température supérieure à 120 °C. Seules les cuissons au four, en friture ou au gril entraînent la formation d’acrylamide, contrairement aux cuissons à l’eau ou au four à micro-ondes qui en sont exemptes. Son apparition est liée au brunissement des aliments, associé à des goûts et des arômes agréables (pain grillé, viennoiseries…).

Identifié de longue date comme un composant dangereux pour la santé, notamment dans la fumée de cigarette, ce n’est pourtant qu’en 2002 qu’un rapport suédois a révélé la présence de grandes quantités d’acrylamide dans divers produits alimentaires courants, suscitant une vive inquiétude dans de nombreux pays. La Commission européenne a aussitôt mis en place des plans de surveillance et incité les industriels à prendre des mesures pour réduire les teneurs en acrylamide dans leurs produits. Toutefois, compte tenu des incertitudes scientifiques sur les dangers potentiels liés à cette exposition via l’alimentation, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas jugé nécessaire de fixer des teneurs maximales réglementaires mais seulement des valeurs indicatives pour chaque catégorie d’aliments : par exemple 50 µg/kg dans les aliments à base de céréales pour bébés ou 1 000 µg/kg pour les chips. Basées uniquement sur le volontariat, ces mesures semblaient jusqu’ici avoir porté leurs fruits. Pour preuve, les analyses que nous avions réalisées l’an dernier sur 74 produits n’avaient mis en évidence qu’un seul dépassement. Toutefois, les résultats de la dernière enquête de la DGCCRF montrent qu’il existe encore de nombreux mauvais élèves. Sur les 174 échantillons prélevés dans les 145 entreprises contrôlées, 10 échantillons présentaient une valeur supérieure aux valeurs indicatives. Les industriels ont pourtant à leur disposition des moyens techniques pour éviter la formation d’acrylamide, même dans les aliments les plus susceptibles d’en contenir (par exemple pour les frites, sélection des variétés de pommes de terre, diminution des températures de cuisson…). Encore faut-il avoir la volonté de les mettre en œuvre. Tant que l’application de bonnes pratiques sera laissée à l’appréciation des entreprises, les petits arrangements avec les valeurs repères risquent fort de perdurer. Seule lueur d’espoir pour les consommateurs : l’EFSA devrait rendre publique en 2015 sa nouvelle évaluation des risques liés à la présence d’acrylamide dans l’alimentation en Europe et décider la mise en place de mesures de gestion à long terme.

Quelques conseils pour minimiser les risques

- Éviter de chauffer de façon excessive les denrées alimentaires pouvant former de l’acrylamide (par exemple les toasts ou les biscuits) et ne pas consommer les parties brûlées ;
- Pour les frites, utiliser des pommes de terre de gros calibre (plus les pommes de terre sont grosses moins elles contiennent d’acrylamide) et faire tremper les frites découpées dans de l’eau chaude pendant 10 minutes et les sécher avant de les cuire ;
- Limiter la température de cuisson à 160-170 °C au lieu de 180 °C ;
- Privilégier une alimentation diversifiée, sans abuser des aliments frits et faisant la part belle aux fruits et légumes crus ou cuits.


Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Non aux antibiotiques automatiques dans les élevages
À l’occasion de la Journée européenne d’information sur les antibiotiques, l’UFC-Que Choisir au côté des associations de consommateurs européennes réunies au sein du BEUC, demande aux autorités européennes de renforcer la réglementation sur l’utilisation des antibiotiques dans les élevages, afin de préserver sur le long terme leur efficacité en médecine humaine.

Chaque année en Europe, les bactéries résistantes aux antibiotiques sont à l’origine de 25.000 décès. La sur-utilisation des antibiotiques dans les élevages y contribue du fait de la propagation de bactéries résistantes par les déjections animales, par le personnel au contact des animaux ou par la viande. Pourtant malgré les appels réitérés de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (1), ni les professionnels, ni les États européens n’ont su dans leur grande majorité, prendre des mesures à la hauteur de l’urgence sanitaire.

Une utilisation irresponsable des antibiotiques en élevage : l’OMS (2) révèle qu’en Europe la majeure partie des antibiotiques est destinée non pas à la médecine humaine … mais à la médecine vétérinaire. La France figure avec l’Allemagne en tête de ce triste palmarès avec respectivement 63 % et 68 % du tonnage global d’antibiotiques utilisés pour les animaux ! Quant aux antibiotiques de dernière génération, le fait qu’ils soient utilisés en derniers recours en médecine humaine, exigerait qu’ils soient interdits dans les élevages. Pourtant, mis à part le Danemark, les autres Etats membres continuent à les autoriser, à l’instar de la France qui a vu en 15 ans leur utilisation multipliée par deux (3)!

Des vétérinaires incités à vendre : l’Agence Européenne des Médicaments dénonce le fait que la vente d’antibiotiques contribue à la rémunération des vétérinaires, car elle incite à la surconsommation d’antibiotiques. Mais alors que le Danemark, l’Espagne ou le Portugal ont interdit ou limité cette pratique, les autres pays d’Europe, dont la France, continuent à l’autoriser.

Jusqu’à 98 % de viandes contaminées par des bactéries résistantes : conséquences de ces errements, les tests réalisés par les associations de consommateurs en Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas et Portugal ont révélé : que 72% à 98% des viandes de volailles analysées étaient porteuses de bactéries résistantes. Plus grave, les analyses réalisées en France par l’UFC-Que Choisir ont montré que 61 % des viandes infectées étaient fortement contaminées par des ‘superbactéries’ résistantes à plusieurs antibiotiques !

Alors que la Commission Européenne vient de transmettre au Parlement deux projets de règlements sur les médicaments vétérinaires dont les dispositions sur les antibiotiques sont largement insuffisantes, l’UFC-Que Choisir et les associations européennes exhortent les parlementaires européens à encadrer plus strictement leur utilisation dans les élevages et demandent notamment :

- Une forte limitation de l’utilisation à titre préventif des antibiotiques d’usage courant,
- Une interdiction d’administrer aux animaux, les antibiotiques de dernier recours en médecine humaine,
- Le découplage entre la prescription des antibiotiques qui reste à la charge des vétérinaires et la vente de ces molécules qui doit être réservée aux seuls pharmaciens.


(1)’Informations destinées aux agriculteurs, aux vétérinaires et aux autorités vétérinaires ou de sécurité sanitaire des aliments’ - avril 2011 - ‘Résistance aux antimicrobiens’ - Aide-mémoire N°194 - Mai 2014
(2)‘Tackling antibiotic resistance from a food safety perspective in Europe’ – WHO/OMS – 2011
(3) Suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2013 - ANSES - Octobre 2014
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Spray assainissant Puressentiel: Une publicité qui cadre mal le test de l'UFC
Le spray assainissant Puressentiel aux 41 huiles essentielles vient de faire l’objet d’une campagne de publicité que les citadins ont eu tout le loisir de contempler en attendant leur bus. Une affiche rassurante et qui met en confiance, avec ses deux messages forts « Purifiant » et « en pharmacie » encadrant la photo du produit.

Les analyses effectuées par Que Choisir et publiées ce mois-ci prouvent pourtant que loin de nous faire respirer un air plus pur, le spray Puressentiel aux 41 huiles essentielles charge l’air intérieur de nos logements en polluants. Quand on le pulvérise, il envoie une grande quantité de composés organiques volatils (COV) dans l’air de la pièce, tout cet ensemble de substances chimiques qui ont la particularité de s’évaporer pour se retrouver dans l’air ambiant. Puressentiel est même un produit très mal classé dans notre test qui porte sur 7 sprays d’huiles essentielles vendus en pharmacie, parapharmacie ou magasins bio, et sur 8 désodorisants vendus en grandes surfaces.

Quant au message « en pharmacie », il inspire évidemment confiance. En réalité, la vente en pharmacie n’offre aucune garantie pour ce type de produits. Puressentiel est un biocide, au même titre que les aérosols insecticides vendus en grandes surfaces. Décider de le commercialiser en pharmacie et en parapharmacie plutôt qu’en hypermarché relève de la stratégie marketing du fabricant, ce n’est pas un gage de qualité ni d’innocuité.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Désodorisants et sprays assainissants À pulvériser… dehors
Qu’ils soient vendus en hypermarché, en pharmacie, en magasin bio ou en parapharmacie, les produits censés purifier l’air ou chasser les mauvaises odeurs nous font en réalité respirer des polluants à plein nez.

Les fabricants ne s’en vantent évidemment pas dans leurs publicités, ils préfèrent nous promettre un air plus pur ou un logement débarrassé de ses mauvaises odeurs.

Et pourtant, ils ne peuvent pas ignorer que leurs désodorisants d’intérieur et leurs sprays assainissants émettent des polluants. Les précautions d’emploi et les conseils d’utilisation qu’ils font figurer au dos des emballages ne laissent pas place au doute (voir exemples ci-dessous). Certes, les mises en garde y sont imprimées discrètement en petits caractères, mais tout est dit, et c’est très instructif. On y trouve en général les recommandations suivantes :

« Ne pas respirer les aérosols » ou « Ne pas respirer les vapeurs » ;
« Utiliser seulement dans des zones bien ventilées » ;
« Bien ventiler après usage »…

Autant de mentions qui sonnent comme un aveu. Les fabricants recommandent « des zones bien ventilées », autrement dit d’utiliser leurs produits fenêtres grandes ouvertes ou dehors. Leurs mises en garde sont plus une invitation à s’en débarrasser qu’à les pulvériser chez soi.

Au vu des résultats d’émissions enregistrés en laboratoire, ce n’est pas Que Choisir qui les contredira !

Les précautions d’emploi sur l’étiquetage des produits Air Wick et Phytosun


Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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