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Accueil > Santé et Bien être:

Bonne année… bonne santé !
Esprit de fêtes oblige et alors que la santé est la priorité des Français pour l’an 2015 conformément à un récent sondage, teintons cette dernière note de l’année d’un brin d’optimisme. Et si l’actuelle grève des médecins permettait aux Français de prendre conscience que, dans bien des cas, une visite chez le médecin ne s’impose pas pour les maux courants de l’hiver ? Elle aurait alors une utilité : aider à la lutte contre la surconsommation médicale. Car d’autre justification à ce mouvement pavlovien, je n’en vois pas…. Mais vraiment pas !

Ainsi, si l’on en croit les syndicats médicaux, le revenu des médecins généralistes stagnerait depuis la dernière hausse du prix de la consultation en 2011 ? C’est oublier bien vite la mise en place en 2012 d’une prime annuelle à la performance, qui s’est élevée l’année dernière à pas moins de 5774 € par généraliste participant. 480 € par mois d’augmentation de revenus, beaucoup s’en satisferaient sans aller battre le pavé !

Autre pierre d’achoppement, la généralisation du tiers payant chez le médecin, prévue par la future loi Santé de Marisol Touraine. Les médecins lui reprochent, pêle-mêle, déresponsabilisation des patients, mainmise de l’assurance maladie sur leurs honoraires, possibles ratés administratifs dans le paiement de leurs honoraires. Si certains de ces arguments ne doivent pas être balayés d’un revers de main, et méritent concertation, expérimentation et mise en place progressive, n’oublions pas pour autant l’impératif qu’est l’accès de tous à des soins de qualité. Dans cette optique, le tiers payant, en particulier dans son premier volet qui prévoit son application aux personnes à bas revenus bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé, est une avancée qu’il faut défendre.

Pour que, en 2015, bonne année puisse rimer avec bonne santé, j’appelle la Ministre de la Santé à tenir bon face à ceux qui, parmi les médecins, considèrent que le système de santé est là pour les servir eux, et non la collectivité.
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Réveillon : dinde ou chapon ? En tout cas, gare à l’antibiorésistance !
Mais puisque vous vous apprêtez à mettre la dinde au four, arrêtez-vous quelques secondes sur ce geste afin que je vous pose la question, comme à 400 autres consommateurs avant vous : vous êtes-vous lavé les mains immédiatement après avoir préparé ce volatile ?

Si vous répondez ‘Oui’, alors vous serez un bon élève … à moins que vous n’osiez avouer quelque entorse à l’hygiène ! Mais si vous répondez ‘Non’, rassurez-vous car vous ne serez pas seul : 61 % des consommateurs interrogés ont avoué qu’ils posent leurs mains encore sales sur le plan de travail, une poignée de tiroir, ou encore les essuient sur leur torchon ! Mais en faisant ainsi, ils contribuent sans le savoir à disséminer dans l’environnement des germes de résistances aux antibiotiques et à rendre ces précieuses molécules de moins en moins efficaces.

Comme l’a révélé notre test sur une centaine de volailles, plus d’un quart d’entre elles sont en effet porteuses de bactéries dont 61% sont résistantes à un ou plusieurs antibiotiques. Pire, 23 % de ces microbes résistent aux antibiotiques les plus récents.

Que faire alors ? D’abord, s’attaquer à la source : alors que les antibiotiques restent toujours massivement utilisés dans les élevages, l’UFC-Que Choisir demande aux autorités européennes de renforcer drastiquement leurs conditions d’utilisation, notamment en interdisant les traitements préventifs inutiles ou en empêchant que les vétérinaires puissent à la fois prescrire et vendre ces molécules. Quant à vous consommateurs, vous pouvez agir, d’une part en respectant les règles élémentaires d’hygiène dans votre cuisine, mais également en achetant les produits issus d’élevages qui n’utilisent pas d’antibiotiques. Sur ce, je vous souhaite un joyeux et savoureux Noël…
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Acrylamide: Un contaminant trop présent dans nos assiettes ?
Chaque jour apporte son lot de molécules toxiques détectées dans notre alimentation. Aujourd’hui c’est au tour de l’acrylamide, une substance potentiellement cancérogène pour l’homme, de se retrouver sur la sellette à la suite de la dernière enquête de la DGCCRF. Ce composé chimique, qui se cache dans de nombreuses denrées alimentaires (frites, chips, biscuits, pain, café, céréales pour petit déjeuner…) n’est pas présent à l’état naturel, dans les produits bruts. Mais il n’est pas non plus un additif alimentaire. Il se forme lors de la cuisson d’aliments riches en amidon ou en sucres quand ils sont portés à une température supérieure à 120 °C. Seules les cuissons au four, en friture ou au gril entraînent la formation d’acrylamide, contrairement aux cuissons à l’eau ou au four à micro-ondes qui en sont exemptes. Son apparition est liée au brunissement des aliments, associé à des goûts et des arômes agréables (pain grillé, viennoiseries…).

Identifié de longue date comme un composant dangereux pour la santé, notamment dans la fumée de cigarette, ce n’est pourtant qu’en 2002 qu’un rapport suédois a révélé la présence de grandes quantités d’acrylamide dans divers produits alimentaires courants, suscitant une vive inquiétude dans de nombreux pays. La Commission européenne a aussitôt mis en place des plans de surveillance et incité les industriels à prendre des mesures pour réduire les teneurs en acrylamide dans leurs produits. Toutefois, compte tenu des incertitudes scientifiques sur les dangers potentiels liés à cette exposition via l’alimentation, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas jugé nécessaire de fixer des teneurs maximales réglementaires mais seulement des valeurs indicatives pour chaque catégorie d’aliments : par exemple 50 µg/kg dans les aliments à base de céréales pour bébés ou 1 000 µg/kg pour les chips. Basées uniquement sur le volontariat, ces mesures semblaient jusqu’ici avoir porté leurs fruits. Pour preuve, les analyses que nous avions réalisées l’an dernier sur 74 produits n’avaient mis en évidence qu’un seul dépassement. Toutefois, les résultats de la dernière enquête de la DGCCRF montrent qu’il existe encore de nombreux mauvais élèves. Sur les 174 échantillons prélevés dans les 145 entreprises contrôlées, 10 échantillons présentaient une valeur supérieure aux valeurs indicatives. Les industriels ont pourtant à leur disposition des moyens techniques pour éviter la formation d’acrylamide, même dans les aliments les plus susceptibles d’en contenir (par exemple pour les frites, sélection des variétés de pommes de terre, diminution des températures de cuisson…). Encore faut-il avoir la volonté de les mettre en œuvre. Tant que l’application de bonnes pratiques sera laissée à l’appréciation des entreprises, les petits arrangements avec les valeurs repères risquent fort de perdurer. Seule lueur d’espoir pour les consommateurs : l’EFSA devrait rendre publique en 2015 sa nouvelle évaluation des risques liés à la présence d’acrylamide dans l’alimentation en Europe et décider la mise en place de mesures de gestion à long terme.

Quelques conseils pour minimiser les risques

- Éviter de chauffer de façon excessive les denrées alimentaires pouvant former de l’acrylamide (par exemple les toasts ou les biscuits) et ne pas consommer les parties brûlées ;
- Pour les frites, utiliser des pommes de terre de gros calibre (plus les pommes de terre sont grosses moins elles contiennent d’acrylamide) et faire tremper les frites découpées dans de l’eau chaude pendant 10 minutes et les sécher avant de les cuire ;
- Limiter la température de cuisson à 160-170 °C au lieu de 180 °C ;
- Privilégier une alimentation diversifiée, sans abuser des aliments frits et faisant la part belle aux fruits et légumes crus ou cuits.


Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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Non aux antibiotiques automatiques dans les élevages
À l’occasion de la Journée européenne d’information sur les antibiotiques, l’UFC-Que Choisir au côté des associations de consommateurs européennes réunies au sein du BEUC, demande aux autorités européennes de renforcer la réglementation sur l’utilisation des antibiotiques dans les élevages, afin de préserver sur le long terme leur efficacité en médecine humaine.

Chaque année en Europe, les bactéries résistantes aux antibiotiques sont à l’origine de 25.000 décès. La sur-utilisation des antibiotiques dans les élevages y contribue du fait de la propagation de bactéries résistantes par les déjections animales, par le personnel au contact des animaux ou par la viande. Pourtant malgré les appels réitérés de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (1), ni les professionnels, ni les États européens n’ont su dans leur grande majorité, prendre des mesures à la hauteur de l’urgence sanitaire.

Une utilisation irresponsable des antibiotiques en élevage : l’OMS (2) révèle qu’en Europe la majeure partie des antibiotiques est destinée non pas à la médecine humaine … mais à la médecine vétérinaire. La France figure avec l’Allemagne en tête de ce triste palmarès avec respectivement 63 % et 68 % du tonnage global d’antibiotiques utilisés pour les animaux ! Quant aux antibiotiques de dernière génération, le fait qu’ils soient utilisés en derniers recours en médecine humaine, exigerait qu’ils soient interdits dans les élevages. Pourtant, mis à part le Danemark, les autres Etats membres continuent à les autoriser, à l’instar de la France qui a vu en 15 ans leur utilisation multipliée par deux (3)!

Des vétérinaires incités à vendre : l’Agence Européenne des Médicaments dénonce le fait que la vente d’antibiotiques contribue à la rémunération des vétérinaires, car elle incite à la surconsommation d’antibiotiques. Mais alors que le Danemark, l’Espagne ou le Portugal ont interdit ou limité cette pratique, les autres pays d’Europe, dont la France, continuent à l’autoriser.

Jusqu’à 98 % de viandes contaminées par des bactéries résistantes : conséquences de ces errements, les tests réalisés par les associations de consommateurs en Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas et Portugal ont révélé : que 72% à 98% des viandes de volailles analysées étaient porteuses de bactéries résistantes. Plus grave, les analyses réalisées en France par l’UFC-Que Choisir ont montré que 61 % des viandes infectées étaient fortement contaminées par des ‘superbactéries’ résistantes à plusieurs antibiotiques !

Alors que la Commission Européenne vient de transmettre au Parlement deux projets de règlements sur les médicaments vétérinaires dont les dispositions sur les antibiotiques sont largement insuffisantes, l’UFC-Que Choisir et les associations européennes exhortent les parlementaires européens à encadrer plus strictement leur utilisation dans les élevages et demandent notamment :

- Une forte limitation de l’utilisation à titre préventif des antibiotiques d’usage courant,
- Une interdiction d’administrer aux animaux, les antibiotiques de dernier recours en médecine humaine,
- Le découplage entre la prescription des antibiotiques qui reste à la charge des vétérinaires et la vente de ces molécules qui doit être réservée aux seuls pharmaciens.


(1)’Informations destinées aux agriculteurs, aux vétérinaires et aux autorités vétérinaires ou de sécurité sanitaire des aliments’ - avril 2011 - ‘Résistance aux antimicrobiens’ - Aide-mémoire N°194 - Mai 2014
(2)‘Tackling antibiotic resistance from a food safety perspective in Europe’ – WHO/OMS – 2011
(3) Suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2013 - ANSES - Octobre 2014
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Spray assainissant Puressentiel: Une publicité qui cadre mal le test de l'UFC
Le spray assainissant Puressentiel aux 41 huiles essentielles vient de faire l’objet d’une campagne de publicité que les citadins ont eu tout le loisir de contempler en attendant leur bus. Une affiche rassurante et qui met en confiance, avec ses deux messages forts « Purifiant » et « en pharmacie » encadrant la photo du produit.

Les analyses effectuées par Que Choisir et publiées ce mois-ci prouvent pourtant que loin de nous faire respirer un air plus pur, le spray Puressentiel aux 41 huiles essentielles charge l’air intérieur de nos logements en polluants. Quand on le pulvérise, il envoie une grande quantité de composés organiques volatils (COV) dans l’air de la pièce, tout cet ensemble de substances chimiques qui ont la particularité de s’évaporer pour se retrouver dans l’air ambiant. Puressentiel est même un produit très mal classé dans notre test qui porte sur 7 sprays d’huiles essentielles vendus en pharmacie, parapharmacie ou magasins bio, et sur 8 désodorisants vendus en grandes surfaces.

Quant au message « en pharmacie », il inspire évidemment confiance. En réalité, la vente en pharmacie n’offre aucune garantie pour ce type de produits. Puressentiel est un biocide, au même titre que les aérosols insecticides vendus en grandes surfaces. Décider de le commercialiser en pharmacie et en parapharmacie plutôt qu’en hypermarché relève de la stratégie marketing du fabricant, ce n’est pas un gage de qualité ni d’innocuité.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Désodorisants et sprays assainissants À pulvériser… dehors
Qu’ils soient vendus en hypermarché, en pharmacie, en magasin bio ou en parapharmacie, les produits censés purifier l’air ou chasser les mauvaises odeurs nous font en réalité respirer des polluants à plein nez.

Les fabricants ne s’en vantent évidemment pas dans leurs publicités, ils préfèrent nous promettre un air plus pur ou un logement débarrassé de ses mauvaises odeurs.

Et pourtant, ils ne peuvent pas ignorer que leurs désodorisants d’intérieur et leurs sprays assainissants émettent des polluants. Les précautions d’emploi et les conseils d’utilisation qu’ils font figurer au dos des emballages ne laissent pas place au doute (voir exemples ci-dessous). Certes, les mises en garde y sont imprimées discrètement en petits caractères, mais tout est dit, et c’est très instructif. On y trouve en général les recommandations suivantes :

« Ne pas respirer les aérosols » ou « Ne pas respirer les vapeurs » ;
« Utiliser seulement dans des zones bien ventilées » ;
« Bien ventiler après usage »…

Autant de mentions qui sonnent comme un aveu. Les fabricants recommandent « des zones bien ventilées », autrement dit d’utiliser leurs produits fenêtres grandes ouvertes ou dehors. Leurs mises en garde sont plus une invitation à s’en débarrasser qu’à les pulvériser chez soi.

Au vu des résultats d’émissions enregistrés en laboratoire, ce n’est pas Que Choisir qui les contredira !

Les précautions d’emploi sur l’étiquetage des produits Air Wick et Phytosun


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Élisabeth Chesnais


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Loi santé: Faciliter l’accès aux soins?
À chaque ministre de la Santé sa loi. C’est devenu un passage obligé, et Marisol Touraine ne déroge pas à la règle. La sienne sera soumise et débattue au Parlement au début de l’année 2015. Tabagisme, étiquetage nutritionnel (voir ci-dessous), alcoolisme chez les jeunes, action de groupe en santé : le menu est costaud. Quelques mesures sont destinées à faciliter l’accès aux soins. Parmi elles, le tiers payant généralisé chez le médecin. Les patients n’auraient plus à avancer le prix de la consultation, sur le modèle de ce qui se fait déjà pour les bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle).

Sur le papier, voilà qui semble être une bonne idée. À ceci près que la franchise de 1 € s’appliquera toujours. Et que tous les patients ne se verront pas appliquer le tiers payant sur l’intégralité de la consultation. Pour cela, il faut en effet avoir une complémentaire santé prenant en charge la part que ne rembourse pas l’Assurance maladie. Or, ce n’est pas le cas de tout le monde. Certes, elle est désormais obligatoire pour les salariés, et les plus fragiles en ont une via la CMU. Mais une frange non négligeable de la population, trop « riche » pour avoir la CMU mais trop pauvre pour se payer une mutuelle, devra tout de même avancer une partie de la consultation. En France, ceux qui renoncent le plus à la complémentaire santé sont les jeunes et les personnes âgées, en dépit de l’aide à la complémentaire santé, une subvention précisément destinée à amortir son coût.

Autre mesure en perspective, la mise en place du médecin traitant pour les enfants de moins de 16 ans. La réforme de 2004 avait dispensé les parents d’en choisir un pour leur progéniture. Objectif : faciliter le suivi des enfants de familles modestes. Mais si c’est voté en l’état, il s’agira d’une incitation, non d’une obligation.

Enfin, un numéro national unique serait mis en place pour contacter un médecin de garde en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux. Une initiative louable, qui aura peut-être aussi le mérite de libérer les lignes du 15.


L’étiquetage nutritionnel simplifié

Grosse déception à l’annonce des dispositions concernant l’étiquetage nutritionnel simplifié. Le gouvernement introduit dans le projet de loi le principe d’une information nutritionnelle « synthétique, simple et accessible par tous » mais sans préciser s’il s’agit du système à cinq couleurs soutenu par l’UFC-Que Choisir. Par ailleurs, seules les entreprises qui le souhaitent feront figurer les logos sur leurs produits. On peut supposer que les industriels tenteront d’imposer leur propre étiquetage, l’Association nationale des industries alimentaires ayant fustigé dans un communiqué « l’approche simpliste de l’alimentation » faite de « mesures stigmatisantes » du système à cinq couleurs. Pensez, certains produits bourrés de gras et/ou de sucre et /ou de sel écoperaient d’un logo rouge, signe qu’il ne faut pas en abuser ! L’absence de logo rouge est d’ailleurs un des reproches qu’adressent à l’étiquetage mis en place par Carrefour un grand nombre de scientifiques, société savantes et représentants associatifs au nombre desquels Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, dans une pétition publiée lundi. L’enseigne vient de mettre en place son propre étiquetage, « indéfendable sur le plan scientifique », soulignent les signataires. Même si Carrefour a promis de tenir compte des critiques, l’avenir de son étiquetage est incertain, car bien que le futur système officiel soit facultatif, ce sera celui-là ou rien. L’information nutritionnelle est déjà suffisamment confuse pour qu’on n’en rajoute pas.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Evaluation des maisons de retraite
Comment nous avons procédé

Du 25 janvier au 22 février 2014, les bénévoles de 118 associations locales de l’UFC-Que Choisir ont visité de façon anonyme 1 355 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (sur les 6 280 que compte le territoire) et ont ainsi pu porter une appréciation précise sur chacun d’eux.

Nos visiteurs « mystère » ont pris contact avec les établissements dans l’optique de rechercher une place en maison de retraite pour un proche parent dont le degré de dépendance (Gir) n’était pas encore précisément déterminé. L’objectif fixé était de recueillir un maximum d’informations sur les établissements, de se faire communiquer, si possible, les documents préalables à la demande d’admission : tarif des prestations, règlement intérieur, contrat type, etc. et d’obtenir au moins une visite des locaux communs, voire, si possible, d’une chambre.

Pour compléter cette enquête de terrain, nous avons ensuite adressé un questionnaire officiel à l’en-tête de l’UFC-Que Choisir à chacun des établissements visités par nos enquêteurs, afin d’établir une fiche précisant les données administratives de chaque établissement et son encadrement médical. Seuls 303 établissements ont accepté de nous répondre, soit 22 % de notre panel.

La synthèse que nous présentons reflète donc à la fois les données recueillies sur le terrain et les réponses à notre questionnaire officiel.

Nos appréciations et critères de notation

La chambre

La note se fonde sur plusieurs questions spécifiques à l’équipement de la chambre, seul espace d’intimité des résidents : la présence de sanitaires privés, la possibilité de meubler la chambre à son goût, les systèmes d’appel du personnel disponibles et, enfin, l’appréciation de notre enquêteur sur les chambres. Nous avons accordé la même importance à chacun de ces points.

Les locaux

L’appréciation est basée sur cinq critères : proximité des commerces et services, des transports en commun, présence d’un jardin ou d’un parc, aménagement d’espaces conviviaux (ou de discussion) autres que le salon ou la salle à manger et enfin avis de notre enquêteur, d’une part sur l’état des bâtiments et, d’autre part, sur le cadre de vie dans son ensemble, points auxquels nous avons accordé davantage d’importance.

La vie quotidienne

La note est établie sur la prise en compte de six aspects relatifs à la vie des résidents : la présentation des nouveaux arrivants aux autres résidents pour faciliter leur intégration, la possibilité d’inviter leurs proches à déjeuner, le rythme des activités (autre que la lecture et les jeux), le nombre de sorties par an, l’implication de bénévoles pour les activités et sorties et enfin les contacts intergénérationnels.
Nous avons pondéré le rythme des activités et le nombre de sorties, sans toutefois pénaliser les non-réponses.

L’accueil

Cette dernière appréciation est construite sur trois points : la disponibilité de l’interlocuteur lors de l’entretien, l’interrogation sur le consentement du futur résident et la visite des locaux (qu’elle soit totale, partielle ou impossible), en accordant la même importance à chacun de ces points.

Cette carte est accessible en cliquant sur le lien http://www.quechoisir.org/app/carte-maison-retraite/
Voir aussi notre guide pratique sur le choix d'une maison de retraite
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Maison de retraite: Comment choisir une maison de retraite
Sommaire
Les conseils généraux
Le cadre de vie
L’organisation de la vie quotidienne
La prise en charge médicale

Les conseils généraux

La maison de retraite que vous choisirez doit être facile d’accès pour les amis et les parents du futur résident. En particulier, la présence de transports en commun à proximité immédiate est un critère de choix essentiel. S’il n’est pas respecté, les visites des proches s’espaceront pour finir par s’arrêter et aggraver le sentiment de solitude et d’abandon du résident. Délimitez une aire géographique précise à l’intérieur de laquelle vous limiterez vos recherches.

Évitez d’agir dans l’urgence. Il est indispensable de visiter plusieurs établissements pour pouvoir les comparer. Au bout de quelques visites, vous aurez acquis une certaine expérience et serez sans aucun doute meilleur juge. Une fois que votre sélection sera faite, visitez plusieurs fois la maison de retraite de votre choix, à différents moments de la journée et de la semaine (week-end et jours ouvrables) et de préférence à l’improviste.

Demandez à rencontrer l’équipe de tête : le directeur, le cadre de santé et le médecin coordonnateur. Ils sont l’âme de l’établissement. Les directeurs d’Ehpad sont de plus en plus recrutés sur leur capacité de gestionnaire. Cela ne suffit pas à en faire de bons directeurs. La bonne tenue d’une maison de retraite, son ambiance, la qualité des soins dépendent avant tout du facteur humain, de la capacité de la direction à manager le personnel et lui insuffler une dynamique et une empathie pour les résidents.

Renseignez-vous sur la réputation de l’établissement et croisez les informations que vous pourrez recueillir (dans ce domaine le bouche-à-oreille peut être fort utile...). Observez l’attitude des pensionnaires : sont-ils parqués devant la télé, ou participent-ils à des activités (revue de presse, atelier mémoire, cuisine, etc.) ? Le personnel est-il distant, voire sourd à leurs appels ? Ont-ils un sourire de façade qui disparaîtra sans doute dès que vous aurez le dos tourné ?

Demandez un exemplaire du contrat de séjour et du règlement intérieur. Ces deux documents sont désormais obligatoires. Si on refuse de vous les remettre, éliminez cette adresse. Il est également très utile de consulter les comptes-rendus du Conseil de la vie sociale (CVS), ce sont de bons indicateurs des problèmes rencontrés dans l’établissement et du degré d’écoute du directeur.

Vérifiez très attentivement les tarifs. Faites-vous préciser ce qui est compris dans le prix de journée et ce qui ne l’est pas. De nombreux services (entretien du linge, location de téléviseur, forfait dépendance, etc.) sont souvent facturés en sus et alourdissent considérablement la facture.

Privilégiez les établissements labellisés. Divers signes de qualité commencent à être proposés dans les maisons de retraite, mais leurs niveaux d’exigence sont très inégaux. Ainsi la norme NF créée par l’Afnor pour améliorer la qualité des services est presque un copier-coller des indicateurs de qualité de l’évaluation externe obligatoire mise en place par les pouvoirs publics. Il en va de même pour le label de certification Qualicert. Beaucoup plus exigeant, le label Humanitude créé par l’association Asshumevie propose un accompagnement différent des résidents, basé sur l’écoute et le respect de la personne âgée.

L’entrée en maison de retraite est toujours une épreuve, pour le résident comme pour ses proches. Et la tentation est grande de reporter son mal-être sur le personnel, ce qui se traduit souvent par des reproches et des récriminations permanentes. Plutôt que d’être systématiquement « contre », il est plus constructif de faire confiance à ces hommes et ces femmes qui font un métier difficile et de travailler ensemble à améliorer la vie dans l’établissement.


Le cadre de vie

L’architecture des bâtiments est un point essentiel de la qualité de vie. Elle doit être chaleureuse, ouverte sur l’extérieur. Ne vous laissez pas abuser par les bouquets de fleurs de l’entrée et le décorum de façade. Le hall de réception ne doit pas se résumer à un bureau étriqué derrière lequel se tient une hôtesse. De larges baies vitrées, de la lumière naturelle, une vue dégagée entretiennent le moral des résidents comme du personnel. L’existence d’une cafétéria où les familles et les visiteurs peuvent prendre une collation créée d’emblée une ambiance conviviale. De même, l’éparpillement de petits salons offre aux familles une plus grande intimité qu’un vaste et unique espace de vie collective. Mais ne négligez pas pour autant les petits détails qui ont leur importance : éclairages adaptés à la lecture, couloirs équipés de main courante et suffisamment larges pour permettre le passage de fauteuils roulants, couleurs des étages et marquages au sol, ascenseurs spacieux ou tout autre adaptation des locaux aux personnes handicapées (même si vous ou votre parent ne l’êtes pas, vous ignorez ce que l’avenir peut, hélas, vous réserver). Il faut aussi être très attentif aux odeurs. Elles sont révélatrices de l’hygiène de l’établissement. Un jardin est évidemment un plus, à condition qu’il ne se résume pas à des dalles de béton, ornées de fleurs en plastique !

La chambre est un espace privé. Apporter quelques meubles personnels permet de mieux s’approprier son nouveau lieu de résidence. Fuyez les établissements qui imposent un mobilier standard et limitent l’apport du résident à quelques bibelots et petits objets. Vérifiez que toutes les chambres sont équipées d’un cabinet de toilette (lavabo + WC + douche) accessible aux personnes à mobilité réduite. Cet équipement pourtant minimal n’est pas encore systématique dans toutes les maisons de retraite. La plupart des personnes âgées hébergées en Ehpad sont en perte d’autonomie et ont besoin d’aide pour la toilette. Lorsque le personnel est en sous-effectif, la toilette est très rapide. Demandez combien de douches il est possible de prendre. Renseignez-vous aussi sur le système de sonnettes et de téléalarme : comment fonctionne-t-il Quel est le temps moyen de réponse du personnel


L’organisation de la vie quotidienne

Les horaires. Si la vie en maison de retraite permet de rompre l’isolement, elle implique aussi des contraintes. L’emploi du temps y est rythmé par les horaires, du lever au coucher, de la toilette aux repas, en passant par les animations et les sorties. Ces règles sont plus ou moins flexibles selon les établissements. La possibilité d’adapter l’organisation collective selon les besoins et les envies des résidents est un point auquel il faut prêter une attention particulière.

Les repas. Plus on avance en âge, plus les repas prennent de l’importance. La convivialité de la salle de restaurant est tout aussi importante que le contenu des assiettes. Consulter les menus de la semaine n’est pas suffisant pour juger de la qualité de la cuisine. Ne vous laissez pas abuser par les intitulés ronflants style nouvelle cuisine ! Demandez à participer à un repas, vous pourrez ainsi vraiment juger du contenu réel des assiettes (le plus souvent catastrophique) !

Les animations. Elles constituent un atout important des maisons de retraite. Séances de Scrabble, gym douce, ateliers manuels ou artistiques… Demandez le programme des animations afin de vérifier si elles correspondent aux goûts et envies de votre parent. Renseignez-vous aussi sur leur fréquence. Hormis dans les grands groupes commerciaux, on trouve rarement un animateur à temps plein. Les membres du personnel sont souvent mis à contribution, ce qui n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire, chacun faisant profiter la communauté de ses talents.

Les sorties. L’organisation de sorties régulières et adaptées au degré d’autonomie des résidents est un signe d’ouverture de l’établissement sur son environnement. C’est également un moyen pour les résidents de rompre la monotonie du quotidien. Toutefois, elles doivent être adaptées au désir et aux centres d’intérêt des résidents. Elles ne doivent pas les fatiguer inutilement (une promenade sur un marché peut être plus profitable que la visite d’un musée !) Vérifiez leur fréquence et leur organisation.


La prise en charge médicale

La composition et la qualification du personnel. Les Ehpad sont des établissements médicalisés, le personnel est donc principalement composé d’infirmiers, d’aides-soignants, d’auxiliaires de vie et de professionnels paramédicaux (ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues, diététiciens...). Ne jamais oublier que leurs conditions de travail sont particulièrement éprouvantes (le taux d’absentéisme et de maladies professionnelles y est supérieur à celui du bâtiment). Toute surcharge de travail ou toute insuffisance de personnel peut entraîner rapidement une dégradation de la qualité des soins. Et la maltraitance n’est jamais très loin. « Par exemple, ne pas permettre une sieste habituelle au lit par manque de personnel peut s’avérer une épreuve pénible pour une personne âgée. L’utilisation sans retenue de contentions physiques, architecturales, pharmacologiques ou psychologiques doit aussi éveiller l’attention », remarque le Dr Bernard Pradines, gériatre. Il est donc indispensable de se renseigner sur les effectifs et les cycles de travail. Sont-ils suffisants ? De combien de résidents chacun d’eux doit-il s’occuper ? Bénéficient-ils de formations régulières pour améliorer leur savoir-faire, notamment de formation à la bientraitance ? Combien de fois par semaine le médecin coordonnateur est-il présent ?

La permanence de nuit. Compte tenu de leur perte d’autonomie, les résidents en Ehpad ont besoin d’une surveillance 24 h/24. Comment la garde de nuit est-elle organisée ? Le personnel est-il en mesure de faire face à des situations d’urgence ? L’établissement est-il relié à un centre hospitalier ou un service de gériatrie ? Renseignez-vous sur le nombre d’agents présents la nuit et sur leur qualification (infirmier, aide-soignant ou auxiliaire de vie).

La prise en charge des pertes d’autonomie graves. L’état de santé de votre parent peut s’aggraver. L'établissement s'engage-t-il, notamment dans le contrat de séjour, à accompagner une personne âgée qui deviendrait de plus en plus dépendante ? Existe-t-il une unité dédiée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’autres pathologies apparentées ? Comment les prestations supplémentaires seront-elles alors facturées ?

L’accompagnement de la fin de vie. Pour la plupart des résidents, l’Ehpad est la dernière maison. Peut-on rester jusqu’à la fin dans l’établissement ? Les équipes soignantes ont-elles reçu une formation aux soins palliatifs leur permettant de fournir le meilleur accompagnement possible dans cette ultime étape ? Ou bien ces soins sont-ils dispensés par des intervenants extérieurs ? Autant de questions cruciales qui doivent être abordées lors des conversations préliminaires avec la direction de la maison de retraite.


Où se renseigner

Les sources d’information en matière d’hébergement pour les seniors sont multiples et peu centralisées. Quelques pistes pour vous aider dans vos recherches.



Le Clic de votre secteur (centre local d’information et de coordination gérontologique) est un dispositif gratuit qui informe et conseille les personnes âgées ainsi que leur entourage en facilitant l’accès aux dispositifs existants, aux droits, aux aides, etc.



Le CCAS (centre communal d’action sociale) de votre ville : il dispose généralement d’un service spécifique destiné aux personnes retraitées et/ou âgées. Contactez la mairie pour être mis en relation.



Le Conseil général. La plupart des Conseils généraux ont une direction dédiée aux personnes âgées et/ou handicapées, elle recense les informations susceptibles de les intéresser et répertorie l’ensemble des services et établissements qui leur sont destinés.

Voir notre évaluation des maisons de retraite de votre région par le biais d'une carte interactive: Enquête sur les maisons de retraite
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Dépassements d’honoraires: La hausse continue
Le contrat d’accès aux soins (CAS) porte décidément bien mal son nom. Conclu entre l’assurance maladie et les médecins pour faire reculer les dépassements d’honoraires, il passe, un an après son entrée en vigueur, à côté de son objectif : le montant total des dépassements d’honoraires a augmenté de 2,9 % en 2013 pour atteindre 2,7 milliards d’euros.

En réalité, comme le craignait l’an dernier l’UFC-Que Choisir, ce dispositif a ouvert les vannes. Il a autorisé des praticiens jusque-là tenus de respecter les tarifs de l’assurance maladie à pratiquer des dépassements d’honoraires. Ce que déplorait, dans un rapport rendu avant l’été, la Cour des comptes, en notant qu’à l’entrée en vigueur du CAS, « 27 % des signataires provenaient du secteur 1 ». En clair, comme s’il n’y en avait pas déjà assez, plus de médecins facturent des dépassements. Certes, conformément à l’accord, ceux-ci sont désormais encadrés ; certes, le taux moyen de dépassement s’est stabilisé autour de 56 %. Mais ces deux données ne sont pas grand-chose au regard de l’afflux de nouveaux médecins appliquant des dépassements. Cette évolution va encore compliquer l’accès aux soins. Les patients vont avoir plus de mal à se soigner aux tarifs de l’assurance maladie. Dans beaucoup de zones du territoire, le choix sera encore plus restreint et il faudra en passer, pour être pris en charge, par des praticiens pratiquant des dépassements. Dans ce cas, mieux vaut avoir une bonne complémentaire santé !

L’aggravation prévisible de la situation montre la validité des trois demandes de l’UFC-Que Choisir qui réclamait l’an dernier: la fermeture immédiate du secteur à honoraires libres (secteur 2), le plafonnement des dépassements à 40 € et l’ouverture de négociations pour une revalorisation des tarifs de base des médecins.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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