En tĂȘte UFC Que Choisir de l'ArdĂšche

Contacts ArdĂšche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


SiĂšge: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

ï»ż Mega Menu
Accueil > SantĂ© et Bien ĂȘtre:

Aliments anticholestĂ©rol: L’Agence sanitaire les dĂ©conseille
Margarine Proactiv (Unilever), yaourts Danacol (Danone) : les spĂ©cialitĂ©s Ă  base de phytostĂ©rols sont dĂ©sormais bien connues de ceux qui cherchent Ă  rĂ©duire leur taux de cholestĂ©rol. Ils comptent sur ces produits pour les aider Ă  Ă©viter les maladies cardiovasculaires. Et ils ont bien tort, si l’on en croit l’avis que publie aujourd’hui l’Agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire (Anses). Ses conclusions sont claires : « Il n’est pas possible de se prononcer sur l’effet des phytostĂ©rols et des phytostanols (1) sur la morbiditĂ© [les maladies, NDLR] et la mortalitĂ© cardiovasculaires [
]. Les donnĂ©es disponibles ne permettent pas de considĂ©rer les aliments enrichis en phytostĂ©rols/stanols comme un moyen appropriĂ© de prĂ©vention des maladies cardiovasculaires. » Plus prĂ©cisĂ©ment, non seulement aucune Ă©tude n’a montrĂ© un quelconque effet positif de ces produits sur ces pathologies, mais ils pourraient mĂȘme avoir des consĂ©quences dĂ©lĂ©tĂšres.

C’est grĂące Ă  l’UFC-Que Choisir que les experts de l’Anses se sont penchĂ©s sur la question. Depuis le lancement de ces produits, nous sommes dubitatifs. Certes, ils font bien baisser le taux de « mauvais » cholestĂ©rol (cholestĂ©rol LDL). Mais agir sur un marqueur de risque, un rĂ©sultat d’analyse pour simplifier, ne revient pas forcĂ©ment Ă  agir sur le risque de maladie lui-mĂȘme. Nous Ă©tions d’autant plus sceptiques que certaines Ă©tudes avaient montrĂ© une association entre taux Ă©levĂ© de phytostĂ©rols dans le sang et surrisque cardiovasculaire. Nous soupçonnions donc que, loin d’avoir l’effet protecteur que l’on attend d’eux, les produits Ă  base de phytostĂ©rols pourraient au contraire favoriser les crises cardiaques et autres accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux. L’UFC-Que Choisir a donc saisi en janvier 2010 l’Agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments, ancĂȘtre de l’actuelle Anses (Agence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire), Ă  la suite de quoi l’Agence a menĂ© des recherches approfondies dont rend compte aujourd’hui son avis.

Beaucoup d’élĂ©ments Ă  charge pour les alicaments


Rappelons le seul fait avĂ©rĂ© Ă  propos de ces produits enrichis : un apport en phytostĂ©rols de 1,5 Ă  2,4 g (c’est-Ă -dire concrĂštement au moins 20 g de margarine ou deux yaourts, chaque jour, sans jamais s’arrĂȘter) peut induire une baisse du mauvais cholestĂ©rol de 7 Ă  10,5 %. Point. Qu’ajoute aujourd’hui l’Anses ? D’abord, elle prĂ©cise les donnĂ©es de consommation, fruits de sa propre enquĂȘte : les apports moyens de phytostĂ©rols chez les consommateurs d’aliments enrichis sont de 900 mg/jour seulement, donc bien en deçà du seuil efficace. Seuls 10 % des consommateurs de ces produits atteignent les 1,5 g/jour Ă  partir desquels un effet a Ă©tĂ© montrĂ©.

Par ailleurs, l’agence souligne, aprĂšs avoir Ă©pluchĂ© la littĂ©rature scientifique rĂ©cente :

– que 30 % des consommateurs sont « non rĂ©pondants » : chez eux, la consommation de phytostĂ©rols n’a aucun effet sur la cholestĂ©rolĂ©mie. Cela a Ă©tĂ© montrĂ© par cinq Ă©tudes cliniques ;

– que la consommation de ces aliments entraĂźne une augmentation des concentrations en phytostĂ©rols dans le sang « dont on ne connaĂźt pas les consĂ©quences sur le risque cardiovasculaire ». En effet, les Ă©tudes sont contradictoires, mais dĂšs lors que plusieurs montrent une association positive entre taux de phytostĂ©rols Ă©levĂ©s dans le sang et risque cardiovasculaire, l’augmentation du risque ne peut ĂȘtre exclue. D’autant que, chez les patients qui souffrent d’hyperphytostĂ©rolĂ©mie, une maladie oĂč les taux de phytostĂ©rols sont, certes, trĂšs largement plus Ă©levĂ©s que ce qu’on peut obtenir avec des produits enrichis, ces taux sont clairement facteurs de risque ;

– que la consommation de phytostĂ©rols, dĂšs 1,1 g/jour, fait baisser la concentration dans le sang de bĂȘtacarotĂšne. Or on sait que des taux faibles de bĂȘtacarotĂšne sont un facteur de risque cardiovasculaire.

Cela fait beaucoup d’élĂ©ments Ă  charge pour ces « alicaments ». Rappelons que ces produits ne doivent de toute façon pas ĂȘtre consommĂ©s par les femmes enceintes et allaitantes car on ne connaĂźt pas les consĂ©quences sur le fƓtus et le nourrisson allaitĂ©. Ni par les enfants, car il n’est pas pertinent de vouloir moduler la cholestĂ©rolĂ©mie d’un enfant, sauf pathologie particuliĂšre qui sera alors prise en charge mĂ©dicalement. Or, d’aprĂšs l’étude de consommation menĂ©e par l’Anses, 10 des 80 consommateurs de produits enrichis repĂ©rĂ©s dans son panel Ă©taient des enfants. Si les mentions d’étiquetage n’imposent un avertissement que pour les enfants de moins de 6 ans, l’Anses « estime que les produits enrichis en phytostĂ©rols/stanols ne doivent pas ĂȘtre consommĂ©s par les enfants, quel que soit leur Ăąge, sauf avis mĂ©dical spĂ©cifique ».

Enfin, l’agence rappelle que « la maladie athĂ©romateuse est multifactorielle et qu’il convient de prendre en compte chacun des facteurs impliquĂ©s par des mesures hygiĂ©no-diĂ©tĂ©tiques appropriĂ©es, telles que l’arrĂȘt du tabagisme, l’augmentation de l’activitĂ© physique, la rĂ©duction de la sĂ©dentaritĂ© et l’amĂ©lioration de l’équilibre alimentaire en veillant Ă  une forte consommation de fruits et lĂ©gumes, un apport Ă©quilibrĂ© en acides gras et une consommation modĂ©rĂ©e de sucres et de sel ». Des mesures qui ont prouvĂ© leur efficacitĂ©, elles.

1. ComposĂ©s proches des phytostĂ©rols. Une margarine enrichie, Ilo, a Ă©tĂ© vendue pendant quelques annĂ©es mais a Ă©tĂ© retirĂ©e des rayons, si bien qu’il n’existe pas de produit enrichi en phytostanols sur le marchĂ© français Ă  l’heure actuelle.


Les ƓillĂšres de l’Agence europĂ©enne de sĂ©curitĂ© alimentaire

Le « cas phytostĂ©rols » illustre Ă  merveille la position absurde de l’Agence europĂ©enne de sĂ©curitĂ© alimentaire (Aesa) en matiĂšre d’allĂ©gations santĂ©. Elle se prononce en examinant les dossiers sans Ă©gard pour le contexte global, avec une Ă©troitesse d’esprit qui nuit Ă  la santĂ© publique. Ainsi, dans ce cas prĂ©cis, dĂšs lors qu’un industriel montre que la consommation de ses produits rĂ©duit le cholestĂ©rol LDL, l’Agence l’autorise Ă  le clamer, sans chercher Ă  savoir si par ailleurs d’autres facteurs de risque cardiovasculaire ne seraient pas amplifiĂ©s. Plus prĂ©cisĂ©ment, l’allĂ©gation admise par l’Aesa est ainsi rĂ©digĂ©e : « Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que les phytostĂ©rols et phytostanols rĂ©duisaient le cholestĂ©rol sanguin. Une cholestĂ©rolĂ©mie Ă©levĂ©e constitue un facteur de risque de dĂ©veloppement d’une maladie cardiaque coronarienne. » On laisse le consommateur traduire : les phytostĂ©rols rĂ©duisent le risque cardiovasculaire. Ce qui n’est pas prouvĂ©, l’Agence le sait bien. Mais elle s’en lave les mains : officiellement, ce n’est pas elle qui fait le lien entre les deux phrases.

Autre exemple, celui de la consommation de vitamines et minĂ©raux, pour lesquels l’Agence europĂ©enne a autorisĂ© une myriade d’allĂ©gations sans chercher Ă  savoir si les consommateurs europĂ©ens en avaient besoin ni si la consommation de complĂ©ments alimentaires en contenant pouvait avoir des effets nĂ©gatifs. MĂȘme chose pour les substituts de repas, autorisĂ©s Ă  annoncer « le remplacement de deux repas par jour par notre produit contribue Ă  la perte de poids » alors qu’une telle solution est jugĂ©e aberrante par les nutritionnistes et risque surtout de conduire Ă  une perte des repĂšres alimentaires, source de prise de poids Ă  long terme. L’Anses appelle de ses vƓux une prise en considĂ©ration plus globale des bĂ©nĂ©fices et des risques dans les Ă©valuations menĂ©es par l’agence europĂ©enne. Reste Ă  espĂ©rer qu’elle sera relayĂ©e par d’autres agences sanitaires nationales et parviendra Ă  inflĂ©chir la « jurisprudence » communautaire.


L’UFC-Que Choisir pose la question de la commercialisation des margarines et yaourts anticholestĂ©rol

Suite Ă  l’avis de l’Anses, l’UFC-Que Choisir exige de la part des autoritĂ©s nationales et europĂ©ennes une rĂ©Ă©valuation globale des bĂ©nĂ©fices et des risques Ă©ventuels de ces produits. Et dĂ©conseille leur consommation tout en rappelant aux consommateurs concernĂ©s par le risque cardiovasculaire la nĂ©cessitĂ© de consulter un professionnel de santĂ©, plutĂŽt que de s’en remettre Ă  l’industrie agro-alimentaire.

Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Dosettes de lessive liquide: Attention aux enfants !
Ce sont des petits berlingots roses, bleus ou verts, qui sentent bon, tiennent dans la main et ressemblent Ă  de gros bonbons : les dosettes de lessive liquide ont tout pour attirer l’Ɠil des enfants en bas Ăąge. Le problĂšme, c’est qu’elles ne rĂ©sistent pas longtemps au traitement de choc que leur rĂ©servent en gĂ©nĂ©ral les tout-petits. Leur enveloppe conçue pour se dĂ©faire dans l’eau, Ă  l’intĂ©rieur du lave-linge, se rompt Ă©galement trĂšs facilement au contact de la salive, voire sous la chaleur des doigts. RĂ©sultat : des accidents de plus en plus frĂ©quents. Les centres antipoison et de toxicovigilance ont rĂ©pertoriĂ© 7 562 expositions accidentelles entre 2005 et 2012. 104 cas ont Ă©tĂ© classĂ©s comme graves, en raison de complications respiratoires majeures ou de lĂ©sions oculaires. Les dosettes de lessive liquide causent deux fois plus d’accidents que les bidons classiques.

Il faut savoir que la lessive liquide, un vĂ©ritable concentrĂ© d’agents tensioactifs, a des effets trĂšs nocifs : avalĂ©e, elle lĂšse les muqueuses et provoque des vomissements ; projetĂ©e dans les yeux, elle entraĂźne des conjonctivites et des atteintes de la cornĂ©e ; si elle passe dans les poumons, elle peut ĂȘtre Ă  l’origine d’infections et de difficultĂ©s respiratoires. Enfin, elle brĂ»le la peau.

La Direction gĂ©nĂ©rale de la santĂ© a formulĂ© mardi une sĂ©rie de recommandations en direction des familles. Bien sĂ»r, il est d’abord impĂ©ratif de stocker les dosettes hors de portĂ©e des enfants. Par ailleurs, si la membrane d’une capsule se dĂ©chire, il faut immĂ©diatement rincer abondamment la peau ou les yeux touchĂ©s. En cas d’ingestion, la bouche doit ĂȘtre nettoyĂ©e avec un linge propre. L’idĂ©al est d’éviter de faire boire pendant deux heures et de donner Ă  manger une compote ou du pain pour tapisser la paroi digestive et absorber le produit qui aurait pu ĂȘtre avalĂ©. Une fois ces premiers gestes rĂ©alisĂ©s, un coup de tĂ©lĂ©phone Ă  un centre antipoison s’impose.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

Guide de la santé dans votre assiette
DĂ©couvrez ces aliments qui vous font du bien

Prenez connaissance de leurs caractéristiques nutritionnelles et profitez de leurs multiples bienfaits.
- Mangez des féculents !

Contrairement aux idĂ©es reçues, nous n’en consommons pas assez. Alors
 Pommes de terre, riz, lentilles mais aussi haricots blancs, blĂ© ou quinoa : invitez-les plus souvent Ă  votre table.

- Vive les produits de la mer :

Poissons maigres ou gras, coquillages, crustacés
 Découvrez la richesse et les multiples qualités nutritionnelles de ces aliments.

Renforcez vos défenses contre les maladies


La nutrition est l’alliĂ©e de votre santĂ© : de nombreux aliments vous protĂšgent contre certaines affections et vous aident Ă  en soulager d’autres.
- Maladies cardio-vasculaires :

Les omĂ©gas-3 prĂ©sents dans les poissons gras et certaines huiles (comme le colza) protĂšgent votre cƓur, ne vous en privez pas !

- DiabĂšte :

Privilégez les aliments à index glycémique bas et découvrez pourquoi les pùtes « al dente » et le pain complet sont plus recommandés que le riz blanc.

Soyez vigilant !

Trop gras, trop salés, trop sucrés
 Sachez reconnaßtre les aliments à limiter au quotidien.
- MĂ©fiez-vous des plats industriels !

Ils contiennent bien souvent une faible proportion d’ingrĂ©dients nobles (viandes, poissons, lĂ©gumes), trop de lipides, trop de sel et de multiples additifs : lisez bien les Ă©tiquettes avant d’en acheter.

- N’abusez pas des jus de fruits :

MĂȘme s’ils sont 100% pur jus, ils sont moins rassasiants et moins riches en fibres que les vrais fruits et ils sont aussi sucrĂ©s que les sodas.

Équilibrez votre alimentation

DĂ©couvrez quelques rĂšgles simples Ă  respecter pour manger sainement sans vous priver !
- Mangez varié et un peu de tout chaque jour :

C’est en diversifiant vos menus que vous couvrirez au mieux les besoins de votre organisme, sans restrictions drastiques ni excùs malvenus.

- Achetez malin !

Pour les fruits et légumes, privilégez la saisonnalité. Mais ne snobez pas non plus les surgelés et les conserves : les petits pois en boßte sont une alternative tout à fait correcte.

Faites le point sur la sécurité alimentaire

Produits potentiellement dangereux, mesures de sécurité et contrÎles, précautions à prendre
 Sachez comment limiter les risques.
- Pesticides, nitrates, polluants divers :

Connaissez les aliments les plus touchés et faites la part des choses entre les vrais dangers et les craintes excessives.

- Traçabilité des aliments :

Découvrez les forces et les faiblesses des contrÎles et mesures mis en places et les meilleures pistes pour améliorier cette traçabilité.

Que Choisir en Ligne


...lire la suite

DistilbĂšne: Nouveau jugement favorable Ă  une victime
Le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre vient de rendre une dĂ©cision qui fera date dans la longue et Ă©prouvante histoire du DistilbĂšne. Il a estimĂ© que ce mĂ©dicament, longtemps prescrit aux femmes enceintes malgrĂ© des effets indĂ©sirables graves sur les enfants Ă  naĂźtre, Ă©tait bien la cause des malformations et de l’infertilitĂ© de StĂ©phanie Chevallier, exposĂ©e in utero. C’est une premiĂšre dans la mesure oĂč la victime ne dĂ©tenait pas les ordonnances prouvant que sa mĂšre s’était vu prescrire du DistilbĂšne. Elle n’a pu produire devant le tribunal qu’une attestation du mĂ©decin prescripteur reconnaissant que le DistilbĂšne Ă©tait couramment donnĂ© dans son service. En outre, les troubles qu’elle prĂ©sente toujours aujourd’hui ne sont pas reconnus comme typiques d’une exposition au DistilbĂšne. Cela n’a pas empĂȘchĂ© le tribunal de se ranger Ă  l’avis des experts, qui n’ont pas identifiĂ© d’autres causes possibles que le DistilbĂšne Ă  l’état de StĂ©phanie Chevallier. Les juges ont pris acte et conclu qu’il existait un faisceau de « prĂ©somptions prĂ©cises, graves et concordantes de ce que l’exposition de Mme Chevallier au DistilbĂšne in utero est bien la cause de ses malformations et de son infertilitĂ©. » Le laboratoire UCB Pharma a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  payer 133 000 euros en rĂ©paration du prĂ©judice. La procĂ©dure ayant Ă©tĂ© initiĂ©e il y a plus de 10 ans, l’exĂ©cution provisoire du jugement a Ă©tĂ© prononcĂ©e, de sorte que la somme sera versĂ©e Ă  la victime mĂȘme si le laboratoire dĂ©cide de faire appel.

Cette dĂ©cision a toutes les chances de redonner espoir aux milliers de femmes qui, nĂ©es de mĂšres ayant pris du DistilbĂšne, en ont subi les consĂ©quences, mais ne disposent pas des documents prouvant formellement leur exposition. Pour autant, le combat judiciaire, systĂ©matiquement entravĂ© par les laboratoires, n’a rien d’un long fleuve tranquille.

En France, le DistilbĂšne a Ă©tĂ© prescrit aux femmes enceintes jusqu’en 1977, alors que les risques de malformation ont commencĂ© Ă  ĂȘtre connus dĂšs le milieu des annĂ©es 50. Conscient du danger, les laboratoires commercialisant la molĂ©cule ont failli Ă  l’obligation de vigilance qui Ă©tait la leur Ă  l’époque.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

EnquĂȘte clients mystĂšres chez les opticiens
Dans le cadre des rĂ©flexions gouvernementales sur le plafonnement des remboursements de l’optique par les complĂ©mentaires santĂ©, l’UFC – Que Choisir publie aujourd’hui les rĂ©sultats accablants de son enquĂȘte « clients mystĂšre » menĂ©e auprĂšs de 1188 opticiens et de son analyse dĂ©taillĂ©e de la trĂšs chĂšre interdĂ©pendance entre opticiens et complĂ©mentaires santĂ©. Sur la base de son constat sans appel, l’association presse le gouvernement de revoir sa copie.

Arrangements à la complémentaire santé : la fraude crÚve les yeux

Notre enquĂȘte(1) visait d’abord Ă  quantifier l’étendue rĂ©elle des fraudes Ă  la complĂ©mentaire santĂ© suscitĂ©es par les opticiens. Pour cela, les enquĂȘteurs des associations locales devaient sĂ©lectionner une monture plus coĂ»teuse que le maximum remboursable par leur mutuelle, en informer le vendeur, et observer sa rĂ©action. Dans prĂšs d’un cas sur cinq (17,9 %), alors que l’on Ă©tait qu’au stade des renseignements, l’opticien a spontanĂ©ment proposĂ© Ă  l’enquĂȘteur de falsifier la facture envoyĂ©e Ă  la complĂ©mentaire santĂ©, pour augmenter le remboursement perçu. La fraude est ainsi la deuxiĂšme solution proposĂ©e par les opticiens pour rĂ©duire le reste-Ă -charge des consommateurs.

Cette fraude dont les professionnels sont responsables Ă  titre principal est plus particuliĂšrement rĂ©pandue chez les opticiens indĂ©pendants (29,5% des cas) que chez les grandes enseignes nationales ( 11,8%), mĂȘme si l’on doit noter une forte hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des pratiques chez ces derniĂšres ( 6,4% chez Optical Center contre 17,6% pour Grand Optical).

Ce tour de passe-passe est prĂ©judiciable Ă  la collectivitĂ©. En effet, tout remboursement par la complĂ©mentaire santĂ© se traduit par des cotisations supplĂ©mentaires. L’étude de l’UFC – Que Choisir montre que la fraude dont les opticiens sont les instigateurs renchĂ©rit les cotisations des consommateurs français de 142 millions d’euros par an ! Autrement dit, les Ă©conomies permises par une lutte efficace contre la fraude permettraient d’amĂ©liorer chaque remboursement de lunettes de 14 €, sans augmentation des cotisations.

SurcoĂ»ts de l’optique : la responsabilitĂ© des complĂ©mentaires santĂ© ne doit pas ĂȘtre sous-estimĂ©e

Alors que complĂ©mentaires santĂ© et opticiens se rejettent la faute sur l’origine des surcoĂ»ts et des fraudes, l’UFC – Que Choisir a Ă©largi la focale, en analysant les consĂ©quences des remboursements des assurances sur ce marchĂ©. Cette spĂ©cificitĂ© française – ailleurs en Europe, les consommateurs paient seuls leurs lunettes, sans remboursements ni public, ni privĂ© – a en effet Ă©tĂ© inflationniste. Les garanties optique haut de gamme, qui concernent 40 % des assurĂ©s, ont enclenchĂ© un cercle vicieux entre remboursements en optique et prix pratiquĂ©s par les opticiens, qui ont fait de la France la championne d’Europe de la chertĂ©, avec un prix moyen de 470 €.

Plafonner les remboursements des complémentaires pour faire baisser les prix : la myopie gouvernementale

Pour enrayer cette logique, le gouvernement envisage aujourd’hui de plafonner les remboursements des lunettes pour les contrats dits «responsables» des complĂ©mentaires santĂ©. La cavalerie gouvernementale arrive malheureusement trop tard : une fois les prix montĂ©s trĂšs haut, il est vain de croire en leur baisse spontanĂ©e. A court terme, cette mesure se traduirait plutĂŽt par une hausse du reste Ă  charge pour les consommateurs aux corrections visuelles les plus fortes. Les baisses de prix durables en optique ne pourront venir que du dĂ©veloppement encadrĂ© des rĂ©seaux de soins, par lesquels les complĂ©mentaires santĂ© nĂ©gocient des rabais pour leurs assurĂ©s auprĂšs d’opticiens partenaires.

Pour garantir une rĂ©elle baisse du prix des lunettes et assainir les pratiques frauduleuses, l’UFC – Que Choisir demande au gouvernement :

- Que la rĂ©forme en cours des contrats santĂ© responsables n’impose le plafonnement qu’à dĂ©faut de la mise en place par les complĂ©mentaires santĂ© d’un rĂ©seau de soins;
- Que l’action des rĂ©seaux de soins soit strictement encadrĂ©e conformĂ©ment aux recommandations de l’AutoritĂ© de la Concurrence ;
- Qu’une enquĂȘte de la DGCCRF soit diligentĂ©e sans dĂ©lai pour sanctionner les fraudes dans l’optique.




(1) EnquĂȘte rĂ©alisĂ©e du 9 au 23 novembre 2013, dans 1 188 points de 83 dĂ©partements

Retrouver l'étude complÚte et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur le thÚme Complémentaires santé et opticiens: les liaisons dangereuses imposent un changement de monture pour la réforme du secteur (PDF - 1 540 Ko).
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Nutrition: Pétition pour un étiquetage simplifié
Incompréhensibles. Avec leurs chiffres en pagaille, leurs pourcentages abscons, leurs abréviations connues des seuls initiés (kJ, kcal, AJR, RNJ), les tableaux de composition nutritionnelle présents sur les emballages des produits alimentaires ont de quoi laisser perplexe le consommateur le plus averti. A fortiori, le client moyen, qui consacre quelques secondes au choix de chaque produit en magasin.

Pour permettre Ă  chacun de se faire rapidement une idĂ©e claire de la valeur nutritionnelle des produits, le professeur Serge Hercberg, prĂ©sident du Programme national nutrition santĂ©, propose dans un rapport publiĂ© fin 2013 (1) de mettre en place un code couleurs. Les produits les plus recommandables porteraient une pastille verte, puis l’échelle passerait par le jaune, l’orange, le rose fuchsia et enfin le rouge qui dĂ©signerait les aliments les plus dĂ©sĂ©quilibrĂ©s. Pour dĂ©cider de la notation de chaque produit, seraient pris en compte les calories, sucres simples, graisses saturĂ©es, le sel, les fibres, les fruits et lĂ©gumes et les protĂ©ines.

code couleurs

Comme le prĂ©cise Serge Hercberg dans son rapport, cet Ă©tiquetage permettrait au consommateur de comparer plus facilement des produits de diffĂ©rentes familles mais aussi au sein d’une mĂȘme famille. Comme le montrent frĂ©quemment nos tests, des produits a priori proches ont en fait des valeurs nutritionnelles bien diffĂ©rentes. Par exemple, certaines cĂ©rĂ©ales pour petit dĂ©jeuner sont trĂšs grasses et sucrĂ©es, d’autres beaucoup moins. Le nouveau systĂšme inciterait aussi les industriels Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© nutritionnelle de leurs produits car leurs efforts seraient rĂ©compensĂ©s par un classement plus positif et bien visible. C’est du moins ce qu’espĂšrent les promoteurs de cet Ă©tiquetage simplifiĂ©. DiffĂ©rents types de logos ont Ă©tĂ© introduits en Grande-Bretagne ou encore dans les pays scandinaves mais ce systĂšme (apprĂ©ciation globale de l’aliment sur une Ă©chelle Ă  cinq grades) n’a jamais Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©.

Le choix de produits de valeur nutritionnelle optimale conditionne l’équilibre alimentaire de chacun et, au-delĂ , l’état de santĂ© des populations. Surpoids et obĂ©sitĂ© mais aussi maladies cardiovasculaires, diabĂšte et certains cancers sont Ă©troitement liĂ©s Ă  l’alimentation. C’est pourquoi plusieurs sociĂ©tĂ©s savantes et associations professionnelles (SociĂ©tĂ© française de santĂ© publique, SociĂ©tĂ© française de pĂ©diatrie, Association française des diĂ©tĂ©ticiens nutritionnistes) mais aussi des associations de malades comme l’Association française des diabĂ©tiques, sans oublier l’UFC-Que Choisir, ont dĂ©cidĂ© de soutenir la mise en Ɠuvre de cet Ă©tiquetage nutritionnel simplifiĂ© par le lancement d’une pĂ©tition adressĂ©e au Premier ministre.

Vous pouvez vous aussi signer la pétition afin de réclamer et obtenir un étiquetage nutritionnel enfin compréhensible.

Trois exceptions

La nutrition Ă©tant une science complexe, certains produits peuvent difficilement ĂȘtre notĂ©s via le systĂšme Ă  cinq couleurs proposĂ©. Trois familles feraient donc exception Ă  la rĂšgle et pourraient faire l’objet d’une notation diffĂ©rente, qui reste Ă  prĂ©ciser.


D’une part, les matiĂšres grasses : sous le « rĂ©gime gĂ©nĂ©ral », toutes hĂ©riteraient d’un logo rouge. Or, leur intĂ©rĂȘt nutritionnel varie selon les cas. Par exemple, l’huile de colza, riche en omĂ©ga 3, ne doit pas ĂȘtre notĂ©e comme l’huile de palme.

D’autre part, les boissons. Hors de question qu’une boisson light, qui entretient l’appĂ©tence pour le goĂ»t sucrĂ©, soit aussi bien notĂ©e que l’eau.

Enfin, les fromages, au cƓur de la tradition alimentaire française : bien que souvent gras, leur apport en calcium en fait des produits intĂ©ressants. Mais le calcium, tout comme les autres vitamines et minĂ©raux, n’est pas pris en compte par le systĂšme proposĂ©. D’abord parce qu’il n’existe pas de dĂ©ficiences notables dans la population française, sauf pour certains groupes bien dĂ©finis. Ensuite, parce qu’il serait trop facile, pour les industriels, de faire remonter leurs notes en ajoutant Ă  des produits dĂ©sĂ©quilibrĂ©s des cocktails de vitamines et minĂ©raux.

(1) « Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique ». Cosigné avec le professeur Arnaud Basdevant, auteur de la partie concernant la prise en charge des malades.

Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Les siphons Ă  crĂšme chantilly frappent encore ! On fait quoi ?
Pourquoi des siphons Ă  crĂšme chantilly, dont la dangerositĂ© est reconnue depuis plusieurs annĂ©es, continuent-ils Ă  faire des victimes ? C’est bien la question qui se pose alors que, depuis dĂ©but fĂ©vrier, nous avons recensĂ© six nouveaux accidents : le plastique de la tĂȘte dans laquelle s’insĂšre la cartouche de gaz n’est pas assez rĂ©sistant et, sous la pression, l’embout est Ă©jectĂ©.

Les consĂ©quences peuvent ĂȘtre graves. Blessures Ă  l’Ɠil, au cou, au thorax ou aux mains, acouphĂšnes dans les oreilles
 Les victimes qui nous ont contactĂ©s racontent avoir subi un vrai traumatisme, sans compter les dĂ©gĂąts matĂ©riels.
Un ustensile trĂšs Ă  la mode

En janvier dernier, notre magazine 60 Millions de consommateurs pointait les dangers d’une quinzaine de ces ustensiles de cuisine trùs à la mode, dans un dossier sur les produits dangereux.

Depuis, deux autres modĂšles se sont ajoutĂ©s Ă  la liste : le siphon semi-professionnel Louis-Tellier et le siphon Parson’s International France. Ce dernier – Ă  la diffĂ©rence du Louis-Tellier (cf. notre rappel) – prĂ©sente le mĂȘme dĂ©faut de conception que la sĂ©rie de produits rappelĂ©s depuis 2010.

Fabricant en faillite depuis janvier

C’est un couple qui utilisait le siphon Parson’s International France depuis trois ans qui a donnĂ© l’alerte. Le 9 mars dernier, la tĂȘte en plastique explose dans les mains du mari, Vincent. RĂ©sultat : une blessure Ă  la main, des acouphĂšnes, et surtout une grosse frayeur pour son Ă©pouse enceinte de sept mois qui se trouvait Ă  ses cĂŽtĂ©s.

Cet ustensile leur avait Ă©tĂ© offert par la sociĂ©tĂ© Bruneau. PrĂšs de 18 000 clients ont reçu le mĂȘme cadeau entre mi-2010 et dĂ©but 2013. Bruneau a rĂ©agi rapidement en envoyant un courrier Ă  tous les consommateurs concernĂ©s. Mais Parson’s International France a peut-ĂȘtre distribuĂ© ce mĂȘme siphon Ă  d’autres entreprises. Comment savoir ? Ce spĂ©cialiste de la « promotion par l’objet » est en faillite depuis janvier
 Au moment oĂč nous Ă©crivons, le liquidateur judiciaire est toujours Ă  la recherche d’informations.

Dix points de suture, nerf abĂźmĂ©, pouce luxé 

Deux autres accidents graves ont eu lieu en fĂ©vrier, Ă  une semaine d’intervalle, dans le dĂ©partement du Pas-de-Calais, comme nous le relations dans un article du 7 mars. Et le 29 mars, c’est dans le Loiret qu’un siphon frappe. BĂ©atrice se retrouve aux urgences avec une opĂ©ration de la main gauche : dix points de suture, nerf abĂźmĂ©, pouce luxé  et aucune garantie de recouvrer toute la mobilitĂ© de sa main.

Trois drames scandaleux quand on sait que la dangerositĂ© du siphon en cause, de la marque Ard’Time, est connue depuis avril 2013 et qu’aucune des trois blessĂ©es n’avait Ă©tĂ© alertĂ©e ! Pourtant, la sociĂ©tĂ© F2J, fournisseur de la marque Ard’Time, explique n’avoir cessĂ© d’informer ses clients depuis un an et s’emploie Ă  remplacer toutes les tĂȘtes en plastique par des Ă©lĂ©ments en aluminium sans danger. Mais force est de constater que ses efforts ne sont pas suffisants.

Prùs de 50 000 clients d’Auchan

Il aura fallu attendre prĂšs d’un an et le double accident du Pas-de-Calais pour qu’Auchan, principal distributeur des siphons Ard’Time, envoie dĂ©but mars un courrier aux 49 800 clients ayant achetĂ© ce siphon et titulaires d’une carte de fidĂ©litĂ©. « Chaque enseigne a son propre cahier des charges pour communiquer sur les rappels de produits », explique Jean-François Jeancolas, responsable de F2J, pour justifier cet attentisme. Beaucoup de distributeurs s’étaient contentĂ©s jusque-lĂ  d’un simple affichage en magasin.

Suite Ă  cette missive d’Auchan, environ 12 000 personnes se sont manifestĂ©es pour obtenir le remplacement de la piĂšce dĂ©fectueuse. BĂ©atrice n’a pas eu la chance d’ĂȘtre parmi les destinataires. « Ma fille avait achetĂ© ce siphon il y a trois ou quatre ans Ă  Auchan, explique-t-elle. Peut-ĂȘtre n’avait-elle pas de carte de fidĂ©litĂ© Ă  l’époque. » Le distributeur cherche actuellement Ă  retrouver les coordonnĂ©es de 20 000 clients supplĂ©mentaires, ayant payĂ© par carte bancaire ou chĂšque.

Plus de 100 000 siphons encore dans nos cuisines


SystĂšme U s’apprĂȘte Ă  son tour Ă  adresser un courrier Ă  2 500 personnes. Casino et Cora ont procĂ©dĂ© Ă  un tel envoi il y a quelques mois. Mais Ă  chaque fois, le taux de rĂ©ponse ne dĂ©passe pas les 30 %. On peut Ă©mettre deux hypothĂšses : soit les consommateurs n’utilisent plus ou ne possĂšdent plus l’appareil, soit ils ne perçoivent pas la gravitĂ© de la mise en garde.

Au total, environ 25 000 siphons Ard’Time dĂ©fectueux ont pu ĂȘtre repĂ©rĂ©s. On est encore loin des quelque 160 000 ustensiles vendus entre 2010 et mi-2012.
Dispositions tout Ă  fait insuffisantes

Les dispositions prises par les autres marques se rĂ©vĂšlent tout aussi insuffisantes. Par exemple, le 23 dĂ©cembre dernier, le siphon Saveur & DĂ©gustation – qui fait l’objet d’un rappel depuis avril 2012 – explose dans les mains de Tanguy. Il n’a jamais reçu aucune alerte du fabricant ni du vendeur, en l’occurrence Electro DĂ©pĂŽt. Le 13 mars, Charlotte se blesse avec un siphon AlinĂ©a, rappelĂ© par son fabricant depuis onze mois.

Vu la gravitĂ© des blessures, ne revient-il pas aux autoritĂ©s de prendre le relais des fabricants et fournisseurs en organisant une campagne nationale d’information ? 60 Millions plaide pour qu’une vĂ©ritable opĂ©ration de communication soit menĂ©e autour du dĂ©faut de conception de ces siphons.

Liste de tous les siphons rappelés:

Parson’s International France, rĂ©fĂ©rence PI4018F - 18-11-2010-FR. Contactez l’entreprise qui vous a fourni le produit.
Table Wear, coffret Chantilly, distribuĂ© par Cora avec les code-barres 3700298912432 (siphon 0,25 L) et 3700298912623 (siphon 0,50 L). Également distribuĂ© par Gifi sous les rĂ©fĂ©rences 300 131 (siphon 0,25 L) et 267 788 (siphon 0,50 L) inscrites sur le mode d'emploi. À rapporter au magasin.
Gifi, coffret "siphon + verrines + cuillĂšres", rĂ©fĂ©rence 275 010 (ne pas confondre avec le nouveau modĂšle avec la tĂȘte en mĂ©tal). À rapporter au magasin.
Saveur & Dégustation, KB5356. Téléphoner au 0 805 130 140.
Tutti cuisine, GLO4160. Téléphoner au 0 805 130 140.
Tay’s kitchen, TAY5010. TĂ©lĂ©phoner au 0 805 130 140.
Sif, rĂ©fĂ©rence 906125, lot 04.10. Chargeur N20, rĂ©fĂ©rence 415, lot 12.10. À rapporter au magasin.
Urban Living, rĂ©fĂ©rence 18310, code 924015. À rapporter au magasin.
IdĂ©e cuisine, distribuĂ© par La Foir’ Fouille, 10000130931. À rapporter au magasin.
Equinox, 511072, 511146, 511164 ou 511730. À rapporter au magasin.
Alinea, coffret “Chantilly avec siphon et verrines”, 21478666. Écrire à hotline.ecom@alinea.fr.
Secret de gourmet, coffret “Mousse et chantilly”, siphon : 737010, coffret : 737090. À rapporter au magasin.
Ard’Time, distribuĂ© par Auchan, Cora, SystĂšme U, Hyper U, Casino, E. Leclerc, IntermarchĂ©, 19 modĂšles vendus Ă  partir de mai 2010 (en consulter la liste). Écrire Ă  siphon.ardtime@orange.fr.
My style, distribuĂ© par Culinarion et Ambiance & Style, code-barres : 2842104005882. À rapporter au magasin.
Celd, 92539. À rapporter au magasin.
OrfĂšvrerie de la tour, kits “Grande cuisine” et “Chantilly Espuma”, distribuĂ© par E. Leclerc, code-barres : 3 222 582 918 741 et 3 222 582 921 154, ou rĂ©fĂ©rence 91874. À rapporter au magasin.
Louis-Tellier, siphon semi-professionnel rĂ©fĂ©rence N4064, lot 03/2012, code-barres : 3 325 980 009 698. À rapporter au magasin.


60 millons de consommateurs
Fabienne Loiseau


...lire la suite

Traitement de la DMLA
Alors que la polĂ©mique enfle sur le coĂ»t du traitement de la DMLA avec le seul mĂ©dicament autorisĂ©, le Lucentis, l’UFC-Que Choisir, refusant un inadmissible statu quo, a agi pour faire la lumiĂšre sur le passĂ© et pour rĂ©gler le problĂšme pour l’avenir. Outre la saisine, il y une semaine, de l’AutoritĂ© de la Concurrence Ă  propos de potentielles pratiques anti-concurrentielles des laboratoires Roche et Novartis, l’UFC-Que Choisir presse aujourd’hui le gouvernement de publier sans dĂ©lai le dĂ©cret qui permettra aux autoritĂ©s sanitaires d’enfin autoriser un traitement moins coĂ»teux de la DMLA, l’Avastin.

Monopole de Lucentis : un surcoĂ»t d’au moins 300 millions d’euros par an

Le principal mĂ©dicament utilisĂ© pour traiter la DMLA, une grave maladie des yeux, est le Lucentis (laboratoire Novartis), dont le traitement coĂ»te prĂšs de 900 € par mois. Ce mĂ©dicament est ainsi devenu la plus grosse dĂ©pense de mĂ©dicaments de l’Assurance maladie, avec un coĂ»t pour la collectivitĂ© de 428,6 millions d’euros en 2013, en progression trĂšs rapide de plus de 40 % en deux ans. Une alternative nettement moins coĂ»teuse existe pourtant : il s’agit d’utiliser l’Avastin (laboratoire Roche), Ă  l’origine conçu comme un mĂ©dicament anti-cancĂ©reux mais dont l’efficacitĂ© dans le traitement de la DMLA est dĂ©sormais scientifiquement avĂ©rĂ©e. Mais en l’état, l’Avastin ne peut pas ĂȘtre prescrit pour cette indication, son Autorisation de mise sur le marchĂ© (AMM) le cantonnant Ă  son rĂŽle d’anti-cancĂ©reux. Au minimum trois fois moins coĂ»teux que le Lucentis, l’Avastin reprĂ©sente une Ă©conomie potentielle de 300 millions d’euros par an.

AprĂšs la condamnation italienne, l’UFC-Que Choisir a saisi l’AutoritĂ© de la Concurrence française

Roche, le laboratoire qui commercialise l’Avastin, n’a pas dĂ©posĂ© de demande d’extension de son AMM, qui permettrait pourtant que son mĂ©dicament puisse ĂȘtre utilisĂ© pour soigner la DMLA. Faut-il s’en Ă©tonner, alors que par un jeu complexe de licences et de participations capitalistiques croisĂ©es, Roche est rĂ©munĂ©rĂ© quand son concurrent Novartis vend du Lucentis ? En Italie, les deux laboratoires viennent d’ĂȘtre condamnĂ©s Ă  182,5 millions d’euros d’amende par l’AutoritĂ© de la concurrence italienne, pour des pratiques visant justement Ă  empĂȘcher l’utilisation de l’Avastin dans le traitement de la DMLA. Suite Ă  cette condamnation, l’UFC-Que Choisir a donc saisi l’AutoritĂ© de la Concurrence française et constate avec satisfaction que celle-ci procĂšde actuellement Ă  des investigations.

Un dĂ©cret en souffrance qui permettrait l’utilisation de l’Avastin pour traiter la DMLA

Alors que l’intĂ©rĂȘt de l’Avastin dans le traitement de la DMLA ne fait plus de doute (mĂȘme efficacitĂ© pour un coĂ»t trĂšs rĂ©duit), le gouvernement doit aujourd’hui rendre possible son utilisation. Pour ce faire, il doit publier sans dĂ©lai le dĂ©cret mettant en place les Recommandations temporaires d’utilisation (RTU) pour motif Ă©conomique, en souffrance depuis plus d’un an. Cette procĂ©dure permettra ensuite Ă  l’Agence nationale de sĂ©curitĂ© du mĂ©dicament (ANSM) d’autoriser l’usage de l’Avastin pour soigner la DMLA, Ă  moindre coĂ»t pour l’Assurance maladie.

Pourquoi une telle passivitĂ© : une enquĂȘte parlementaire s’impose

La passivitĂ© des pouvoirs publics et autoritĂ©s sanitaires dans ce dossier est aussi Ă©tonnante que prĂ©judiciable pour les usagers du systĂšme de santĂ©. Loin d’ĂȘtre limitĂ©e au seul cas de la DMLA, les dysfonctionnements passĂ©s ont pu ou pourraient concerner d’autres problĂšmes de santĂ© publique. DĂšs lors, les parlementaires doivent user de leur mission de contrĂŽle pour faire toute la lumiĂšre sur la responsabilitĂ© de ces errements et proposer des pistes de rĂ©formes pour que cette situation aberrante ne se reproduise plus.

AttachĂ©e Ă  la qualitĂ© des soins ainsi qu’à la soutenabilitĂ© financiĂšre de notre systĂšme de santĂ©, l’UFC-Que Choisir :

- A saisi le 03 avril dernier l’AutoritĂ© de la Concurrence Ă  propos des Ă©ventuelles pratiques anti-concurrentielles des laboratoires Roche et Novartis

- Presse le gouvernement de publier enfin le dĂ©cret sur les RTU pour motif Ă©conomique qui permettra Ă  l’ANSM d’autoriser l’Avastin dans le traitement de la DMLA

- Exhorte les parlementaires Ă  mettre en place une commission d’enquĂȘte.




Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Maquillage pour enfants: Gare aux dangers masqués
Alors que le marchĂ© du maquillage pour enfants se dĂ©veloppe, l’UFC-Que Choisir a analysĂ© la composition de 10 kits de maquillage pour Carnaval et 8 coffrets de maquillage pour petites filles dont certains posent de rĂ©els problĂšmes de sĂ©curitĂ© en raison de la plus grande sensibilitĂ© des enfants aux substances qu’ils contiennent, mais aussi parce que ces cosmĂ©tiques peuvent rester en contact avec la peau des journĂ©es entiĂšres multipliant ainsi l’effet de ces substances.

Des perturbateurs endocriniens dans la moitiĂ© des produits testĂ©s: nous avons retrouvĂ© des parabĂšnes Ă  longue chaĂźne utilisĂ©s comme conservateurs dans 9 produits sur 18. Les fabricants s’obstinent Ă  les utiliser alors que ces composĂ©s sont fortement soupçonnĂ©s d’interfĂ©rer, mĂȘme Ă  trĂšs faible dose, avec la rĂ©gulation hormonale.
Des parfums allergisants dans 5 produits : pour renforcer l’attrait de leurs produits certains fabricants n’hĂ©sitent pas non plus Ă  ajouter des parfums malgrĂ© leur caractĂšre allergisant. De ce point de vue, le brillant Ă  lĂšvre ‘Hello Kitty’ pour Claire’s bat tous les records avec une concentration d’allergĂšnes 140 fois supĂ©rieure Ă  la valeur limite imposant leur Ă©tiquetage. Ce produit comporte en outre du propylparaben, ce qui explique que nous recommandions aux parents de ne pas acheter ce produit.
Des pigments chargĂ©s en mĂ©taux lourds dans 5 produits : seules trois rĂ©fĂ©rences sont totalement exemptes de traces de mĂ©taux lourds, au rang desquels le plomb et le nickel sont les plus problĂ©matiques (le premier peut agir sur le systĂšme nerveux le second qui est allergisant est Ă  ce titre interdit dans les bijoux). Plus grave, le maquillage-fond de teint ‘CĂ©sar’ cumule 3 mĂ©taux lourds : plomb, nickel et cobalt.
Des cosmĂ©tiques sĂ»rs existent pourtant : par la quasi absence de produits prĂ©occupants, trois produits dĂ©montrent qu’il est bel et bien possible de se passer de ces substances nocives : le kit de maquillage ‘Goodmark’, les sticks Ă  l’eau ‘Grim’tout’ et les rouges Ă  lĂšvre ‘S&Li Cosmetic beauty collection’.

Alors que le marché du maquillage pour enfants est en plein essor, comment admettre les insuffisances réglementaires aboutissant à une politique du laisser-faire parfaitement inacceptable ?
DĂ©cidĂ©e Ă  prĂ©server la sĂ©curitĂ© des enfants, population particuliĂšrement vulnĂ©rable, l’UFC-Que Choisir :

- Informe les parents en publiant sur son site quechoisir.org un guide pour choisir les produits les plus sûrs ; délivrer ses mises en garde pour que les consommateurs fassent un choix sans que la vérité ne leur soit masquée
- Demande aux autoritĂ©s europĂ©ennes la mise en place d’une rĂ©glementation spĂ©cifique plus protectrice des jeunes consommateurs
- Dans cette attente, exige des fabricants qu’ils retirent les substances toxiques de tous leurs produits cosmĂ©tiques destinĂ©s aux enfants.




(1) Résultats détaillés dans le Que Choisir n°523 de mars 2014 et sur Internet
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

MĂ©dicaments Ă  Ă©viter: La liste noire de Prescrire
Comme souvent, la revue mĂ©dicale indĂ©pendante Prescrire n’a pas, lors de sa cĂ©rĂ©monie annuelle, dĂ©cernĂ© de Pilule d’Or, ce prix qui rĂ©compense un mĂ©dicament reprĂ©sentant une avancĂ©e dĂ©cisive. Tout juste a-t-elle citĂ© au palmarĂšs un vaccin contre plusieurs mĂ©ningocoques destinĂ© aux nourrissons, parce qu’il amĂ©liore modestement leur prise en charge.

A contrario, la liste de mĂ©dicaments Ă  Ă©viter Ă©tablie par la revue a Ă©tĂ© remise Ă  jour. Et il y en a une flopĂ©e ! Prescrire estime que, parmi tous les mĂ©dicaments actuellement sur le marchĂ© en France, 68 n’ont rien Ă  y faire : les effets indĂ©sirables sont trop importants au regard du bĂ©nĂ©fice. Le spectre visĂ© est large : gliptines utilisĂ©es dans le diabĂšte (Januvia, Trajenta, Galvus), spĂ©cialitĂ©s pour le cƓur (Vastarel, Adancor, Procoralan, etc.), antiallergiques (PhĂ©nergan, Primalan), antidouleurs ou anti-inflammatoires (Celebrex, Ketum gel), mĂ©dicaments de l’ostĂ©oporose (Protelos), etc.

Certains sont trĂšs connus, comme les produits Ă  base de quinine contre les crampes (Hexaquine, etc.), ou la dompĂ©ridone (Motilium) frĂ©quemment prescrite contre le reflux gastro-Ɠsophagien ou les nausĂ©es, or c’est un neuroleptique susceptible d’entraĂźner des morts subites. Le Zyban et le Champix, autorisĂ©s dans le sevrage tabagique, ont, eux, des effets psychiatriques trop dangereux.

La liste des mĂ©dicaments Ă  Ă©viter dressĂ©e par Prescrire comporte cette fois les anti-Alzheimer, dont l’efficacitĂ© est minime, et qui, sur le long terme, exposent Ă  des interactions et effets indĂ©sirables trop disproportionnĂ©s.

La liste complùte est consultable à l’adresse suivante : http://www.prescrire.org/fr/3/31/49160/0/NewsDetails.aspx
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

/ / / / / / / / / / / / / / 15 / / / / / / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'ArdĂšche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'ArdÚche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir RhÎne Alpes