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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Cigarette Ă©lectronique: Un site fumeux
Il fallait s’y attendre : après la multiplication des boutiques proposant la vente de cigarettes électroniques, le canal Internet ne pouvait pas rester à l’écart. Et certains sites savent exploiter habilement le filon.
Le dernier exemple en date, pointé du doigt par le Réseau Anti-Arnaques, dont fait partie l’UFC-Que Choisir, est le site clearsmoke.eu.

Le site en question propose un kit de démarrage « gratuit », composé de 2 batteries rechargeables, 4 recharges haute capacité, un chargeur mural et un câble USB de chargement. La valeur annoncée de ce kit est de 79,95 €, mais, gratuité annoncée oblige, seuls les « frais de préparation et de livraison » sont à la charge du client, soit un montant de 9,95 €.

Mais c’est là que le piège se referme : une période d’essai de 20 jours s’ouvre automatiquement. Sauf annulation pendant ce délai – et retour du kit à une adresse spécifique – un forfait de 79,95 € sera perçu grâce au numéro de carte bancaire que le particulier aura communiqué pour régler les frais de port. De plus, le client deviendra abonné au programme de recharges au coût mensuel de 34,50 €.

Clearsmoke prétend libérer le fumeur du tabac mais il l’emprisonne dans un contrat pour le moins fumeux.
Que Choisir en Ligne
Jean-Paul Geai


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Cigarette Ă©lectronique: Tag Replay interdit en pharmacie
L’inhalateur électronique Tag Replay ressemble à une cigarette électronique, produit de la vapeur comme une cigarette électronique, peut contenir de la nicotine comme une cigarette électronique, et… c’est une cigarette électronique ! Contrairement à ce que prétend son fabricant, ce n’est pas un dispositif médical, fût-il de « sevrage de la gestuelle tabagique ». Il n’a donc rien à faire en pharmacie, où il est pourtant vendu depuis le début de sa commercialisation, en mars 2013.

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est en charge du dossier, et a fait savoir à plusieurs reprises à Visiomed, qui vend Tag Replay, que son produit ne relevait pas du dispositif médical. Deux courriers lui ont été adressés afin qu’il retire la mention litigieuse de l’emballage, ainsi que le marquage CE qui l’accompagne. « Il s’agit de publicité mensongère », nous a-t-on affirmé à l’ANSM. Pour le moment, Visiomed fait la sourde oreille. On trouve encore le Tag Replay en pharmacie, notamment dans les officines en ligne. Nous avons interrogé Éric Sebban, le dirigeant de Visiomed, pour connaître son point de vue. Nous attendons toujours ses réponses.

La dénomination « dispositif médical » a sans doute donné à Tag Replay un vernis médical, que de nombreux pharmaciens ont pris pour argent comptant, sans prendre le temps de vérifier s’ils pouvaient vendre ce produit. Le conseil de l’Ordre des pharmaciens a dû rappeler dans son journal avant l’été que les cigarettes électroniques n’avaient pas droit de cité dans les officines. Elles ne figurent pas sur la liste règlementaire des produits autorisés à la vente. D’autres marques sont disponibles également en pharmacie, comme EdSylver ou Neo : c’est tout aussi illégal.

Autre élément à charge contre Tag Replay : notre test de cigarettes électroniques a montré que l’une des recharges, à 2,4 % de nicotine, en contenait 13,1 mg, ce qui est supérieur au taux de 10 mg autorisé. Une telle teneur place le produit sous la législation du médicament. Ce n’est donc pas une certification comme dispositif médical qu’il lui faut, mais une autorisation de mise sur le marché !
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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La vaccination des nourrissons : le jackpot pour les laboratoires pharmaceutiques ?
Michèle Rivasi, députée européenne EELV, s’étonne du fait qu’il n’est aujourd’hui plus possible de trouver en pharmacie le vaccin DTP (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite), qui était jusqu’à présent le seul vaccin obligatoire. Pour la primovaccination des nourrissons, les parents n’ont pas d’autre choix que de recourir à un vaccin dit » hexavalent », c’est à dire qui contient non seulement le DTP, mais en plus la coqueluche, les infections à Haemophilus influenzae et l’Hépatite B. « Je ne suis pas contre la vaccination, mais contre le fait que désormais, les parents ne vont plus avoir le choix pour leurs enfants, qu’ils vont faire vacciner contre l’hépatite B, parfois même sans le savoir. Or à deux mois, le système immunitaire et la barrière hémato-encéphalique des enfants ne sont pas achevés, ils restent très fragiles. L’aluminium contenu dans les vaccins n’est pas sans conséquences pour leur santé (1), surtout si on multiplie les injections ». Le calendrier vaccinal recommande en effet de réaliser le même jour le vaccin Prévenar, qui comporte pas moins de 13 valences de pneumocoques. Or, les réactions neurologiques peuvent augmenter lorsque l’on combine tous ces différents vaccins (2).

Pour Michèle Rivasi Nous sommes ni plus ni moins dans un schéma de vente forcée et de désinformation du consommateur, avec la complicité du HSCP. Et quand on sait que le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations (CTV), n’est pas exempt de conflits d’intérêts avec les fabricants de vaccins, on est en droit de se poser des questions. A qui profite le crime? Aux laboratoires pharmaceutiques bien évidemment. L’ancien vaccin DTP obligatoire valait 10 euros, et les parents savaient ce que ce vaccin contenait. Maintenant, le vaccin hexavalent que l’on nous impose coûte 40 euros, alors même qu’il vaccine contre des maladies pour lesquelles la vaccination n’est pas obligatoire. Je suis sûre que de nombreux parents ne souhaitent pas que leur enfant reçoive une injection contre l’hépatite B, puisque ce n’est pas obligatoire. Alors pourquoi ne pas remettre sur le marché le seul vaccin DTP? Il y a là clairement un abus qu’il convient de cesser au plus vite.
Extrait du blog de M Rivasi - députée européenne


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Pesticides Les Français imprégnés
Environ 400 adultes âgés de 18 à 74 ans et résidant sur l’ensemble du territoire métropolitain ont été soumis à des analyses de sang et d’urine. Trois grandes familles de pesticides étaient recherchées, les organochlorés qui sont pour la plupart interdits, les organophosphorés, toujours utilisés, et les pyréthrinoïdes, qui sont désormais les insecticides les plus employés.

L’interdiction des organochlorés a montré son efficacité puisque « les concentrations observées sont relativement basses ». En revanche, les niveaux d’exposition de la population française aux organophosphorés et plus encore aux pyréthrinoïdes se révèlent préoccupants. « Les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables, note l’InVS. Les concentrations urinaires de tous les métabolites mesurés de pyréthrinoïdes sont plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada ou aux États-Unis. »

Concernant les organophosphorés, l’étude a pu faire le lien entre la contamination des personnes et l’importance de la viticulture dans le département. Concernant les pyréthrinoïdes, les niveaux d’imprégnation dépendent « de façon notable » de l’alimentation, avec une forte contribution des produits céréaliers à base de blé et des tomates non pelées, et de l’usage domestique de ces insecticides, à travers les traitements antipuces des animaux domestiques ou les traitements du jardin potager.

Cette étude vient donc confirmer les nombreuses données accumulées sur la contamination de la population par l’usage agricole, mais aussi par l’usage des pesticides à domicile, en particulier dans leur emploi comme biocides. Ce sont tous ces produits qu’on utilise dans la vie de tous les jours à la moindre occasion sans aucune méfiance, que ce soit en aérosol ou en diffuseur contre les insectes, en spray ou en collier antipuces sur le chat ou le chien, comme antimites ou antipoux, pour traiter le bois ou les plantes d’intérieur. Ces insecticides sont pourtant aussi toxiques que ceux qui sont utilisés en agriculture, ce sont d’ailleurs les mêmes substances. Limiter leur usage, voire s’en passer, est assurément le moyen le plus sûr pour réduire son niveau de contamination par les pesticides.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Lunettes
Non seulement le prix des lunettes vendues en France est supporté à 94 % par les consommateurs et leur complémentaires santé, mais il est, étrangement, 50 % plus élevé que dans les autres pays européens. Face à un tel constat, l’UFC-Que Choisir a examiné à la loupe le secteur de la distribution des lunettes dans l’Hexagone. Résultat, une mise au point s’impose. En effet, comment admettre que, du fait d’une régulation défaillante, les opticiens, dont le nombre excède largement les besoins des consommateurs, engrangent des marges bénéficiaires brutes de 233 % ? Pourquoi les pouvoirs publics, si soucieux de défendre le pouvoir d’achat des ménages, sont-ils restés inactifs sur le sujet jusqu’à présent ? Avec plus de la moitié des Français qui portent des lunettes, il s’agit clairement d’une question de santé publique. Le ministère de la Santé, qui a reconnu en fin d’année la nécessité d’une régulation, semble enfin recouvrer la vue. La solution, prônée par l’UFC-Que Choisir, consiste en la généralisation des réseaux de soins (le prix des lunettes baisse pour les assurés qui passent par l’opticien conseillé par leur complémentaire). Mais elle se fait attendre. En effet, la proposition de loi visant à généraliser ces réseaux est en souffrance au Parlement depuis le mois de novembre. J’entends que notre dossier permette aux parlementaires d’y voir mieux.
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


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Maisons de retraite: Trop d’irrégularités
Près de 1 900 € : c’est le coût mensuel moyen pour un hébergement en maison de retraite où des pratiques contestables persistent. Après avoir visité 331 établissements en 2012, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a récemment rendu public un bilan. Publicité mensongère, affichage des prix incomplet, augmentation de tarifs inconsidérée… des irrégularités ont été constatées dans la majorité des maisons de retraite enquêtées. Au total, 178 avertissements ont été dressés.

En regardant de près les contrats, les inspecteurs ont également découvert une série de clauses abusives. Par exemple, nombre d’établissements facturent des frais de remise en état de la chambre après le départ de la personne âgée. Des frais qui, selon la DGCCRF, peuvent représenter l’équivalent de 2 à 10 journées d’hébergement. Il y a 5 ans, diverses clauses trop déséquilibrées pour le consommateur avaient déjà été mises au jour par la Commission des clauses abusives. Visiblement, les leçons n’ont toujours pas été tirées par les gestionnaires de maisons de retraite…

Et encore, ces différents bilans ne disent pas tout ! Dans le cadre d’une enquête en cours sur les urgences hospitalières, qui sera publiée dans Que Choisir d’ici quelques semaines, de nombreux médecins dénoncent le comportement d’établissements qui n’hésitent pas à leur adresser leurs résidents dès que leur état de santé se dégrade. « Cela arrive même dans les maisons qui sont pourtant médicalisées », indique un urgentiste. « Latactique est simple, décrit un autre. Quand une personne âgée se sent mal, plutôt que de faire venir un médecin, l’encadrement appelle les pompiers. Elle se retrouve alors aux urgences, où ce n’est vraiment pas sa place. »

Autre dérive : des frais imputés à tort aux familles après le décès du résident. En principe, lorsqu’une maison de retraite prend l’initiative de transférer le corps dans un funérarium, elle doit prendre à sa charge les trois premiers jours. En réalité, les familles n’arrivent pas toujours à obtenir le remboursement des sommes versées à ce titre aux pompes funèbres. Elles peuvent pourtant s’élever à plusieurs centaines d’euros.
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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Distilbène: Les dégâts bientôt cernés
Le diéthylstilbestrol, plus connu sous son nom commercial, Distilbène, a gravement affecté la santé de certaines femmes exposées à la molécule dans le ventre de leur mère : cancers génitaux précoces, stérilité, malformations de l’utérus. Il se pourrait aussi qu’il soit à l’origine d’un risque plus élevé de cancer du sein. Quant aux conséquences sur la 3e génération, filles et garçons confondus, ils sont avérés, mais mal connus.

C’est dans l’espoir de mieux cerner l’ampleur réelle des dégâts causés par cette molécule que le réseau DES-France, association de femmes et de familles victimes, vient de lancer une vaste étude scientifique. Il s’agit de rassembler un maximum de données sur l’exposition et sur l’état de santé des personnes concernées. Dans ce cadre, le réseau DES-France en appelle bien sûr aux femmes qui ont pris du Distilbène, commercialisé jusqu’en 1977 pour prévenir les fausses couches, et à leurs filles, qui ont subi de plein fouet les méfaits du produit. Mais l’association souhaite aussi mobiliser les fils et les petits-enfants, filles et garçons confondus, dont on sait qu’ils peuvent également souffrir de malformations liées au Distilbène. Enfin, toutes les femmes nées entre 1950 et 1977 et qui n’ont pas été exposées au Distilbène sont invitées à participer. C’est capital pour constituer le « groupe témoin », sans lequel il est impossible d’établir des comparaisons et d’évaluer les risques. L’étude a reçu l’aval et le financement de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), de même que le soutien de la Mutualité française.

Pour prendre part à l’étude, il suffit de se connecter au site du réseau DES-France : https://des-etude3generations.org/questionnaire.php et de cliquer sur le questionnaire qui correspond à son profil.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Perturbateurs endocriniens dans les produits d’hygiène et de beauté: Alerte dans la salle de bain

Après ses nombreuses enquêtes révélant dans une vaste liste de produits de consommation (jouets pour enfants, emballages alimentaires, produits d’entretien, meubles, peintures, etc…) la présence de perturbateurs endocriniens, l’UFC-Que Choisir les a trouvés cette fois-ci sous la forme de conservateurs, d’antibactériens, de filtres solaires et d’émollients ajoutés dans les produits de beauté et d’hygiène corporelle. Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) considèrent les perturbateurs endocriniens comme une menace mondiale pour la santé, du fait par exemple de leur impact sur la fertilité ou les troubles neurocomportementaux, les résultats de ce test exclusif douchent tout espoir d’innocuité.

Effet perturbateur mĂŞme Ă  faible dose

Alors même que ces molécules peuvent avoir un effet hormonal à des concentrations infimes, certains fabricants continuent à les incorporer dans les produits cosmétiques. Sur le dentifrice Colgate Total(2) nos mesures ont révélé une teneur en triclosan susceptible d’effet sur la thyroïde. Quant au gel douche Nivea « Water lily & oil »(3), nous y avons trouvé du propylparaben à une dose supérieure à la recommandation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC).

Une overdose quotidienne

L’exposition à ces molécules est encore accrue lorsque l’on utilise différents produits comportant la même molécule et dont les doses s’additionnent pour atteindre un niveau de risque significatif. C’est ce que nous avons constaté avec le triclosan pour lequel nous avons trouvé des teneurs acceptables sur les dentifrices et les déodorants pris isolément, mais qui atteignent un niveau de risque significatif pour une utilisation combinant les deux produits. Le problème est encore plus marqué dans le cas du propylparaben, retrouvé dans pas moins de 9 familles de produits cosmétiques et d’hygiène(4) (1 déodorant, 1 shampoing, 1 dentifrice, 1 bain de bouche, 2 gels douche, 6 laits corporels, 3 crèmes solaires, 3 rouges à lèvres, 4 fonds de teint, 4 crèmes visage…).

Gare à l’effet cocktail

Des molécules (parabènes et filtres solaires OMC) bien que différentes peuvent avoir des modes d’action similaires dont les effets s’additionnent. C’est ainsi que nous avons mesuré des niveaux de risques significatifs pour les laits corporels et les crèmes solaires qui cumulent parfois plusieurs molécules différentes.

Si pour une majorité de substances, le risque semble maîtrisé, il est en revanche difficile de se prononcer sur du plus long terme. Alors que la Commission européenne reçoit des signaux contradictoires sur le renforcement du cadre réglementaire, l’UFC-Que Choisir entendant garantir la sécurité des consommateurs, lui demande donc aujourd’hui :

De diligenter, sous la supervision du CSSC, des recherches indépendantes sur l’impact de ces molécules sur le long terme, et en application du principe de précaution, de renforcer sans plus attendre le cadre réglementaire en prenant en compte l’effet cocktail de ces molécules dans l’évaluation de la toxicité des produits ;
D’obliger les professionnels à réaliser des étiquetages complets sur la composition réelle de leurs produits, et de retirer de leurs formulations les molécules ayant des effets de perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés, afin de réduire les quantités totales auxquelles sont exposés les consommateurs.

(1) Résultats complets dans le numéro 513 du magazine « Que Choisir » d’avril.
(2) Le dentifrice Colgate Total renferme 2,09 g/kg de triclosan. Nos experts considèrent que cette dose est trop élevée en particulier combinée à un déodorant contenant également du Triclosan car elle engendre un niveau de risque significatif.
(3) Nous avons relevé dans le gel douche Nivea « Water lily & oil », une teneur de 2,68 g/kg de propylparaben, la recommandation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) est de ne pas dépasser 2,48 g/kg.
(4) Les résultats en détail des 66 produits sur le site internet de Que Choisir.
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Cantines scolaires: Les mauvaises élèves de la qualité nutritionnelle sont...
Respect global de la réglementation : un bilan « mi figue-mi raisin »

Les établissements scolaires réussissent l’examen de passage sur les critères les moins chers (légumes, produits laitiers et féculents), en revanche, beaucoup d’entre eux échouent sur les ingrédients les plus chers (viande rouge, poisson, crudités et fruits frais), remplacés par des produits hachés bon marché. La diminution des coûts matière au dépend de la qualité nutritionnelle, est renforcée par les choix proposés en self qui privilégient une invasion de produits gras et sucrés au détriment des crudités et fruits crus.

Ecoles élémentaires publiques : une impressionnante montée en régime de la qualité

Largement critiquées dans le passé par l’UFC-Que Choisir et les autorités sanitaires, les écoles primaires publiques obtiennent en 2013 la moyenne de 15,2. Force est de noter l’impact de la nouvelle réglementation : sur les 12 communes ayant écopé de l’appréciation « médiocre » ou « mauvais » en 2005, 11 décrochent l’examen 2013 haut la main, avec une moyenne de 15,5(2) !

Etablissements secondaires publics : des résultats décevants

Avec 12,6/20 (13,1 pour les collèges et 12,2 pour les lycées), les établissements publics du secondaire sont plus de 2 points et demi en dessous de la moyenne du primaire. En cause, les menus avec choix qui laissent les élèves consommer certains aliments à des fréquences très inférieures à la norme (2 fois moins de poisson et 3 fois moins de viande que la norme).

Le privé : bonnet d’âne de la qualité nutritionnelle

Les établissements privés, également assujettis à la réglementation, sont en réel décalage. La moyenne des 55 écoles élémentaires privées est de 11,3, soit près de 4 points de moins que dans le public. Pour le secondaire, la moyenne est d’à peine 10 du fait de l’absence de maîtrise de l’équilibre nutritionnel : ainsi dans la moitié des établissements, la mauvaise conception des choix aboutit à ce que les élèves aient la possibilité de ne manger aucune crudité, poisson, viande rouge non hachée durant les 20 jours analysés !

Gestion concédée/régie directe : pas de tableau d’honneur

Contrairement à l’assertion de certains professionnels, la gestion concédée n’est pas l’assurance d’une meilleure qualité nutritionnelle. Ainsi, parmi les 10 cantines les plus mauvaises du secondaire privé, 7 sont gérées par des grandes sociétés de la restauration collective (Elior, Sodexo et Scolarest).

« Junk food » : après les distributeurs, les cafétérias

Dans 48 établissements secondaires, la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie, implantés au cœur même des établissements, avec en guise d’aliments des produits fortement déséquilibrés, la réglementation de 2011 ne s’appliquant pas à eux.

Alors que les rapporteurs de la mission du Premier Ministre sur les « normes absurdes » à supprimer ont prévu de mettre les textes de 2011 à leur « tableau de chasse », les résultats de l’enquête de l’UFC-Que Choisir plaident incontestablement pour leur maintien impératif et appellent même à un renforcement de l’encadrement des établissements scolaires. En effet, dans le contexte de progression de l’obésité (18 % des enfants touchés), les cantines scolaires, avec 50 % des élèves et 2/3 des collégiens et lycéens qui les fréquentent, sont un passage obligé de la politique de prévention.

L’UFC-Que Choisir exige que le gouvernement maintienne la réglementation de 2011 mais demande en outre son complément notamment en vue de l’interdiction de tout mode de restauration alternatif ne respectant pas les dispositions règlementaires et de la mise en œuvre du choix dirigé pour les menus à choix multiples.

(1) L’UFC-Que Choisir a fait analyser par trois experts diététiciens spécialisés en restauration scolaire, sur la base de 9 critères reprenant la réglementation en vigueur, les menus servis dans 606 communes et établissements scolaires de France sur 20 jours consécutifs sur la période allant de septembre 2012 à avril 2013, soit un total de 12 000 menus analysés.
(2) On remarque notamment la progression spectaculaire de Malakoff, Metz et Perpignan qui après avoir écopé d’un humiliant « Mauvais » en 2005, décrochent huit ans plus tard respectivement : 16/20, 17,7/20 et 16,1/20. Seule Calais, reste à la traîne avec un 8,8.

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Lait pour bébés: Le végétal n’a pas que du bon
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) n’y va pas par quatre chemins : les « laits » végétaux tels que lait de soja, de riz ou d’amande, et les laits de chèvre ou de jument, ne sont pas adaptés pour remplacer le lait maternel ou les laits en poudre classiques au cours de la première année de vie. Ils ne peuvent donc constituer la base de l’alimentation des nourrissons.

L’Anses fonde sa position sur l’analyse de 75 de ces laits. Qui « montre l’inadéquation de la composition nutritionnelle de ces produits par rapport aux valeurs règlementaires, ces valeurs ayant été fixées au regard des données physiologiques et des besoins nutritionnels des nourrissons ». Les parents qui, craignant les allergies ou excluant le lait de vache par principe, se reportent vers ces breuvages font donc courir un risque à leur enfant. Soit de carence, soit d’apport trop important, notamment en protéines. Or à cet âge, des apports inadaptés en protéines, lipides, minéraux, vitamines ou oligoéléments peuvent « avoir des répercussions sur la croissance en poids, en taille et sur le développement cérébral ». Une alimentation exclusive par une boisson végétale, en particulier dans les tout premiers mois, est même susceptible d’entraîner en quelques semaines un état de malnutrition sévère, souligne l’Anses.

Une fois ce constat dressé, quels conseils donner, notamment en cas d’allergie aux protéines de lait de vache ? L’Anses reste assez vague. Elle se contente de rappeler que le lait maternel est le mieux à même de couvrir les besoins d’un nourrisson. Mais allaiter pendant un an n’est pas toujours possible, ni souhaité. Elle conseille dans ce cas de choisir un substitut parmi les laits en poudre classiques, dont certains sont hypoallergéniques.
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Anne-Sophie Stamane


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