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EnquĂȘte clients mystĂšres chez les opticiens
Dans le cadre des rĂ©flexions gouvernementales sur le plafonnement des remboursements de l’optique par les complĂ©mentaires santĂ©, l’UFC – Que Choisir publie aujourd’hui les rĂ©sultats accablants de son enquĂȘte « clients mystĂšre » menĂ©e auprĂšs de 1188 opticiens et de son analyse dĂ©taillĂ©e de la trĂšs chĂšre interdĂ©pendance entre opticiens et complĂ©mentaires santĂ©. Sur la base de son constat sans appel, l’association presse le gouvernement de revoir sa copie.

Arrangements à la complémentaire santé : la fraude crÚve les yeux

Notre enquĂȘte(1) visait d’abord Ă  quantifier l’étendue rĂ©elle des fraudes Ă  la complĂ©mentaire santĂ© suscitĂ©es par les opticiens. Pour cela, les enquĂȘteurs des associations locales devaient sĂ©lectionner une monture plus coĂ»teuse que le maximum remboursable par leur mutuelle, en informer le vendeur, et observer sa rĂ©action. Dans prĂšs d’un cas sur cinq (17,9 %), alors que l’on Ă©tait qu’au stade des renseignements, l’opticien a spontanĂ©ment proposĂ© Ă  l’enquĂȘteur de falsifier la facture envoyĂ©e Ă  la complĂ©mentaire santĂ©, pour augmenter le remboursement perçu. La fraude est ainsi la deuxiĂšme solution proposĂ©e par les opticiens pour rĂ©duire le reste-Ă -charge des consommateurs.

Cette fraude dont les professionnels sont responsables Ă  titre principal est plus particuliĂšrement rĂ©pandue chez les opticiens indĂ©pendants (29,5% des cas) que chez les grandes enseignes nationales ( 11,8%), mĂȘme si l’on doit noter une forte hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des pratiques chez ces derniĂšres ( 6,4% chez Optical Center contre 17,6% pour Grand Optical).

Ce tour de passe-passe est prĂ©judiciable Ă  la collectivitĂ©. En effet, tout remboursement par la complĂ©mentaire santĂ© se traduit par des cotisations supplĂ©mentaires. L’étude de l’UFC – Que Choisir montre que la fraude dont les opticiens sont les instigateurs renchĂ©rit les cotisations des consommateurs français de 142 millions d’euros par an ! Autrement dit, les Ă©conomies permises par une lutte efficace contre la fraude permettraient d’amĂ©liorer chaque remboursement de lunettes de 14 €, sans augmentation des cotisations.

SurcoĂ»ts de l’optique : la responsabilitĂ© des complĂ©mentaires santĂ© ne doit pas ĂȘtre sous-estimĂ©e

Alors que complĂ©mentaires santĂ© et opticiens se rejettent la faute sur l’origine des surcoĂ»ts et des fraudes, l’UFC – Que Choisir a Ă©largi la focale, en analysant les consĂ©quences des remboursements des assurances sur ce marchĂ©. Cette spĂ©cificitĂ© française – ailleurs en Europe, les consommateurs paient seuls leurs lunettes, sans remboursements ni public, ni privĂ© – a en effet Ă©tĂ© inflationniste. Les garanties optique haut de gamme, qui concernent 40 % des assurĂ©s, ont enclenchĂ© un cercle vicieux entre remboursements en optique et prix pratiquĂ©s par les opticiens, qui ont fait de la France la championne d’Europe de la chertĂ©, avec un prix moyen de 470 €.

Plafonner les remboursements des complémentaires pour faire baisser les prix : la myopie gouvernementale

Pour enrayer cette logique, le gouvernement envisage aujourd’hui de plafonner les remboursements des lunettes pour les contrats dits «responsables» des complĂ©mentaires santĂ©. La cavalerie gouvernementale arrive malheureusement trop tard : une fois les prix montĂ©s trĂšs haut, il est vain de croire en leur baisse spontanĂ©e. A court terme, cette mesure se traduirait plutĂŽt par une hausse du reste Ă  charge pour les consommateurs aux corrections visuelles les plus fortes. Les baisses de prix durables en optique ne pourront venir que du dĂ©veloppement encadrĂ© des rĂ©seaux de soins, par lesquels les complĂ©mentaires santĂ© nĂ©gocient des rabais pour leurs assurĂ©s auprĂšs d’opticiens partenaires.

Pour garantir une rĂ©elle baisse du prix des lunettes et assainir les pratiques frauduleuses, l’UFC – Que Choisir demande au gouvernement :

- Que la rĂ©forme en cours des contrats santĂ© responsables n’impose le plafonnement qu’à dĂ©faut de la mise en place par les complĂ©mentaires santĂ© d’un rĂ©seau de soins;
- Que l’action des rĂ©seaux de soins soit strictement encadrĂ©e conformĂ©ment aux recommandations de l’AutoritĂ© de la Concurrence ;
- Qu’une enquĂȘte de la DGCCRF soit diligentĂ©e sans dĂ©lai pour sanctionner les fraudes dans l’optique.




(1) EnquĂȘte rĂ©alisĂ©e du 9 au 23 novembre 2013, dans 1 188 points de 83 dĂ©partements

Retrouver l'étude complÚte et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur le thÚme Complémentaires santé et opticiens: les liaisons dangereuses imposent un changement de monture pour la réforme du secteur (PDF - 1 540 Ko).
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Nutrition: Pétition pour un étiquetage simplifié
Incompréhensibles. Avec leurs chiffres en pagaille, leurs pourcentages abscons, leurs abréviations connues des seuls initiés (kJ, kcal, AJR, RNJ), les tableaux de composition nutritionnelle présents sur les emballages des produits alimentaires ont de quoi laisser perplexe le consommateur le plus averti. A fortiori, le client moyen, qui consacre quelques secondes au choix de chaque produit en magasin.

Pour permettre Ă  chacun de se faire rapidement une idĂ©e claire de la valeur nutritionnelle des produits, le professeur Serge Hercberg, prĂ©sident du Programme national nutrition santĂ©, propose dans un rapport publiĂ© fin 2013 (1) de mettre en place un code couleurs. Les produits les plus recommandables porteraient une pastille verte, puis l’échelle passerait par le jaune, l’orange, le rose fuchsia et enfin le rouge qui dĂ©signerait les aliments les plus dĂ©sĂ©quilibrĂ©s. Pour dĂ©cider de la notation de chaque produit, seraient pris en compte les calories, sucres simples, graisses saturĂ©es, le sel, les fibres, les fruits et lĂ©gumes et les protĂ©ines.

code couleurs

Comme le prĂ©cise Serge Hercberg dans son rapport, cet Ă©tiquetage permettrait au consommateur de comparer plus facilement des produits de diffĂ©rentes familles mais aussi au sein d’une mĂȘme famille. Comme le montrent frĂ©quemment nos tests, des produits a priori proches ont en fait des valeurs nutritionnelles bien diffĂ©rentes. Par exemple, certaines cĂ©rĂ©ales pour petit dĂ©jeuner sont trĂšs grasses et sucrĂ©es, d’autres beaucoup moins. Le nouveau systĂšme inciterait aussi les industriels Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© nutritionnelle de leurs produits car leurs efforts seraient rĂ©compensĂ©s par un classement plus positif et bien visible. C’est du moins ce qu’espĂšrent les promoteurs de cet Ă©tiquetage simplifiĂ©. DiffĂ©rents types de logos ont Ă©tĂ© introduits en Grande-Bretagne ou encore dans les pays scandinaves mais ce systĂšme (apprĂ©ciation globale de l’aliment sur une Ă©chelle Ă  cinq grades) n’a jamais Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©.

Le choix de produits de valeur nutritionnelle optimale conditionne l’équilibre alimentaire de chacun et, au-delĂ , l’état de santĂ© des populations. Surpoids et obĂ©sitĂ© mais aussi maladies cardiovasculaires, diabĂšte et certains cancers sont Ă©troitement liĂ©s Ă  l’alimentation. C’est pourquoi plusieurs sociĂ©tĂ©s savantes et associations professionnelles (SociĂ©tĂ© française de santĂ© publique, SociĂ©tĂ© française de pĂ©diatrie, Association française des diĂ©tĂ©ticiens nutritionnistes) mais aussi des associations de malades comme l’Association française des diabĂ©tiques, sans oublier l’UFC-Que Choisir, ont dĂ©cidĂ© de soutenir la mise en Ɠuvre de cet Ă©tiquetage nutritionnel simplifiĂ© par le lancement d’une pĂ©tition adressĂ©e au Premier ministre.

Vous pouvez vous aussi signer la pétition afin de réclamer et obtenir un étiquetage nutritionnel enfin compréhensible.

Trois exceptions

La nutrition Ă©tant une science complexe, certains produits peuvent difficilement ĂȘtre notĂ©s via le systĂšme Ă  cinq couleurs proposĂ©. Trois familles feraient donc exception Ă  la rĂšgle et pourraient faire l’objet d’une notation diffĂ©rente, qui reste Ă  prĂ©ciser.


D’une part, les matiĂšres grasses : sous le « rĂ©gime gĂ©nĂ©ral », toutes hĂ©riteraient d’un logo rouge. Or, leur intĂ©rĂȘt nutritionnel varie selon les cas. Par exemple, l’huile de colza, riche en omĂ©ga 3, ne doit pas ĂȘtre notĂ©e comme l’huile de palme.

D’autre part, les boissons. Hors de question qu’une boisson light, qui entretient l’appĂ©tence pour le goĂ»t sucrĂ©, soit aussi bien notĂ©e que l’eau.

Enfin, les fromages, au cƓur de la tradition alimentaire française : bien que souvent gras, leur apport en calcium en fait des produits intĂ©ressants. Mais le calcium, tout comme les autres vitamines et minĂ©raux, n’est pas pris en compte par le systĂšme proposĂ©. D’abord parce qu’il n’existe pas de dĂ©ficiences notables dans la population française, sauf pour certains groupes bien dĂ©finis. Ensuite, parce qu’il serait trop facile, pour les industriels, de faire remonter leurs notes en ajoutant Ă  des produits dĂ©sĂ©quilibrĂ©s des cocktails de vitamines et minĂ©raux.

(1) « Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique ». Cosigné avec le professeur Arnaud Basdevant, auteur de la partie concernant la prise en charge des malades.

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Fabienne Maleysson


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Les siphons Ă  crĂšme chantilly frappent encore ! On fait quoi ?
Pourquoi des siphons Ă  crĂšme chantilly, dont la dangerositĂ© est reconnue depuis plusieurs annĂ©es, continuent-ils Ă  faire des victimes ? C’est bien la question qui se pose alors que, depuis dĂ©but fĂ©vrier, nous avons recensĂ© six nouveaux accidents : le plastique de la tĂȘte dans laquelle s’insĂšre la cartouche de gaz n’est pas assez rĂ©sistant et, sous la pression, l’embout est Ă©jectĂ©.

Les consĂ©quences peuvent ĂȘtre graves. Blessures Ă  l’Ɠil, au cou, au thorax ou aux mains, acouphĂšnes dans les oreilles
 Les victimes qui nous ont contactĂ©s racontent avoir subi un vrai traumatisme, sans compter les dĂ©gĂąts matĂ©riels.
Un ustensile trĂšs Ă  la mode

En janvier dernier, notre magazine 60 Millions de consommateurs pointait les dangers d’une quinzaine de ces ustensiles de cuisine trùs à la mode, dans un dossier sur les produits dangereux.

Depuis, deux autres modĂšles se sont ajoutĂ©s Ă  la liste : le siphon semi-professionnel Louis-Tellier et le siphon Parson’s International France. Ce dernier – Ă  la diffĂ©rence du Louis-Tellier (cf. notre rappel) – prĂ©sente le mĂȘme dĂ©faut de conception que la sĂ©rie de produits rappelĂ©s depuis 2010.

Fabricant en faillite depuis janvier

C’est un couple qui utilisait le siphon Parson’s International France depuis trois ans qui a donnĂ© l’alerte. Le 9 mars dernier, la tĂȘte en plastique explose dans les mains du mari, Vincent. RĂ©sultat : une blessure Ă  la main, des acouphĂšnes, et surtout une grosse frayeur pour son Ă©pouse enceinte de sept mois qui se trouvait Ă  ses cĂŽtĂ©s.

Cet ustensile leur avait Ă©tĂ© offert par la sociĂ©tĂ© Bruneau. PrĂšs de 18 000 clients ont reçu le mĂȘme cadeau entre mi-2010 et dĂ©but 2013. Bruneau a rĂ©agi rapidement en envoyant un courrier Ă  tous les consommateurs concernĂ©s. Mais Parson’s International France a peut-ĂȘtre distribuĂ© ce mĂȘme siphon Ă  d’autres entreprises. Comment savoir ? Ce spĂ©cialiste de la « promotion par l’objet » est en faillite depuis janvier
 Au moment oĂč nous Ă©crivons, le liquidateur judiciaire est toujours Ă  la recherche d’informations.

Dix points de suture, nerf abĂźmĂ©, pouce luxé 

Deux autres accidents graves ont eu lieu en fĂ©vrier, Ă  une semaine d’intervalle, dans le dĂ©partement du Pas-de-Calais, comme nous le relations dans un article du 7 mars. Et le 29 mars, c’est dans le Loiret qu’un siphon frappe. BĂ©atrice se retrouve aux urgences avec une opĂ©ration de la main gauche : dix points de suture, nerf abĂźmĂ©, pouce luxé  et aucune garantie de recouvrer toute la mobilitĂ© de sa main.

Trois drames scandaleux quand on sait que la dangerositĂ© du siphon en cause, de la marque Ard’Time, est connue depuis avril 2013 et qu’aucune des trois blessĂ©es n’avait Ă©tĂ© alertĂ©e ! Pourtant, la sociĂ©tĂ© F2J, fournisseur de la marque Ard’Time, explique n’avoir cessĂ© d’informer ses clients depuis un an et s’emploie Ă  remplacer toutes les tĂȘtes en plastique par des Ă©lĂ©ments en aluminium sans danger. Mais force est de constater que ses efforts ne sont pas suffisants.

Prùs de 50 000 clients d’Auchan

Il aura fallu attendre prĂšs d’un an et le double accident du Pas-de-Calais pour qu’Auchan, principal distributeur des siphons Ard’Time, envoie dĂ©but mars un courrier aux 49 800 clients ayant achetĂ© ce siphon et titulaires d’une carte de fidĂ©litĂ©. « Chaque enseigne a son propre cahier des charges pour communiquer sur les rappels de produits », explique Jean-François Jeancolas, responsable de F2J, pour justifier cet attentisme. Beaucoup de distributeurs s’étaient contentĂ©s jusque-lĂ  d’un simple affichage en magasin.

Suite Ă  cette missive d’Auchan, environ 12 000 personnes se sont manifestĂ©es pour obtenir le remplacement de la piĂšce dĂ©fectueuse. BĂ©atrice n’a pas eu la chance d’ĂȘtre parmi les destinataires. « Ma fille avait achetĂ© ce siphon il y a trois ou quatre ans Ă  Auchan, explique-t-elle. Peut-ĂȘtre n’avait-elle pas de carte de fidĂ©litĂ© Ă  l’époque. » Le distributeur cherche actuellement Ă  retrouver les coordonnĂ©es de 20 000 clients supplĂ©mentaires, ayant payĂ© par carte bancaire ou chĂšque.

Plus de 100 000 siphons encore dans nos cuisines


SystĂšme U s’apprĂȘte Ă  son tour Ă  adresser un courrier Ă  2 500 personnes. Casino et Cora ont procĂ©dĂ© Ă  un tel envoi il y a quelques mois. Mais Ă  chaque fois, le taux de rĂ©ponse ne dĂ©passe pas les 30 %. On peut Ă©mettre deux hypothĂšses : soit les consommateurs n’utilisent plus ou ne possĂšdent plus l’appareil, soit ils ne perçoivent pas la gravitĂ© de la mise en garde.

Au total, environ 25 000 siphons Ard’Time dĂ©fectueux ont pu ĂȘtre repĂ©rĂ©s. On est encore loin des quelque 160 000 ustensiles vendus entre 2010 et mi-2012.
Dispositions tout Ă  fait insuffisantes

Les dispositions prises par les autres marques se rĂ©vĂšlent tout aussi insuffisantes. Par exemple, le 23 dĂ©cembre dernier, le siphon Saveur & DĂ©gustation – qui fait l’objet d’un rappel depuis avril 2012 – explose dans les mains de Tanguy. Il n’a jamais reçu aucune alerte du fabricant ni du vendeur, en l’occurrence Electro DĂ©pĂŽt. Le 13 mars, Charlotte se blesse avec un siphon AlinĂ©a, rappelĂ© par son fabricant depuis onze mois.

Vu la gravitĂ© des blessures, ne revient-il pas aux autoritĂ©s de prendre le relais des fabricants et fournisseurs en organisant une campagne nationale d’information ? 60 Millions plaide pour qu’une vĂ©ritable opĂ©ration de communication soit menĂ©e autour du dĂ©faut de conception de ces siphons.

Liste de tous les siphons rappelés:

Parson’s International France, rĂ©fĂ©rence PI4018F - 18-11-2010-FR. Contactez l’entreprise qui vous a fourni le produit.
Table Wear, coffret Chantilly, distribuĂ© par Cora avec les code-barres 3700298912432 (siphon 0,25 L) et 3700298912623 (siphon 0,50 L). Également distribuĂ© par Gifi sous les rĂ©fĂ©rences 300 131 (siphon 0,25 L) et 267 788 (siphon 0,50 L) inscrites sur le mode d'emploi. À rapporter au magasin.
Gifi, coffret "siphon + verrines + cuillĂšres", rĂ©fĂ©rence 275 010 (ne pas confondre avec le nouveau modĂšle avec la tĂȘte en mĂ©tal). À rapporter au magasin.
Saveur & Dégustation, KB5356. Téléphoner au 0 805 130 140.
Tutti cuisine, GLO4160. Téléphoner au 0 805 130 140.
Tay’s kitchen, TAY5010. TĂ©lĂ©phoner au 0 805 130 140.
Sif, rĂ©fĂ©rence 906125, lot 04.10. Chargeur N20, rĂ©fĂ©rence 415, lot 12.10. À rapporter au magasin.
Urban Living, rĂ©fĂ©rence 18310, code 924015. À rapporter au magasin.
IdĂ©e cuisine, distribuĂ© par La Foir’ Fouille, 10000130931. À rapporter au magasin.
Equinox, 511072, 511146, 511164 ou 511730. À rapporter au magasin.
Alinea, coffret “Chantilly avec siphon et verrines”, 21478666. Écrire à hotline.ecom@alinea.fr.
Secret de gourmet, coffret “Mousse et chantilly”, siphon : 737010, coffret : 737090. À rapporter au magasin.
Ard’Time, distribuĂ© par Auchan, Cora, SystĂšme U, Hyper U, Casino, E. Leclerc, IntermarchĂ©, 19 modĂšles vendus Ă  partir de mai 2010 (en consulter la liste). Écrire Ă  siphon.ardtime@orange.fr.
My style, distribuĂ© par Culinarion et Ambiance & Style, code-barres : 2842104005882. À rapporter au magasin.
Celd, 92539. À rapporter au magasin.
OrfĂšvrerie de la tour, kits “Grande cuisine” et “Chantilly Espuma”, distribuĂ© par E. Leclerc, code-barres : 3 222 582 918 741 et 3 222 582 921 154, ou rĂ©fĂ©rence 91874. À rapporter au magasin.
Louis-Tellier, siphon semi-professionnel rĂ©fĂ©rence N4064, lot 03/2012, code-barres : 3 325 980 009 698. À rapporter au magasin.


60 millons de consommateurs
Fabienne Loiseau


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Traitement de la DMLA
Alors que la polĂ©mique enfle sur le coĂ»t du traitement de la DMLA avec le seul mĂ©dicament autorisĂ©, le Lucentis, l’UFC-Que Choisir, refusant un inadmissible statu quo, a agi pour faire la lumiĂšre sur le passĂ© et pour rĂ©gler le problĂšme pour l’avenir. Outre la saisine, il y une semaine, de l’AutoritĂ© de la Concurrence Ă  propos de potentielles pratiques anti-concurrentielles des laboratoires Roche et Novartis, l’UFC-Que Choisir presse aujourd’hui le gouvernement de publier sans dĂ©lai le dĂ©cret qui permettra aux autoritĂ©s sanitaires d’enfin autoriser un traitement moins coĂ»teux de la DMLA, l’Avastin.

Monopole de Lucentis : un surcoĂ»t d’au moins 300 millions d’euros par an

Le principal mĂ©dicament utilisĂ© pour traiter la DMLA, une grave maladie des yeux, est le Lucentis (laboratoire Novartis), dont le traitement coĂ»te prĂšs de 900 € par mois. Ce mĂ©dicament est ainsi devenu la plus grosse dĂ©pense de mĂ©dicaments de l’Assurance maladie, avec un coĂ»t pour la collectivitĂ© de 428,6 millions d’euros en 2013, en progression trĂšs rapide de plus de 40 % en deux ans. Une alternative nettement moins coĂ»teuse existe pourtant : il s’agit d’utiliser l’Avastin (laboratoire Roche), Ă  l’origine conçu comme un mĂ©dicament anti-cancĂ©reux mais dont l’efficacitĂ© dans le traitement de la DMLA est dĂ©sormais scientifiquement avĂ©rĂ©e. Mais en l’état, l’Avastin ne peut pas ĂȘtre prescrit pour cette indication, son Autorisation de mise sur le marchĂ© (AMM) le cantonnant Ă  son rĂŽle d’anti-cancĂ©reux. Au minimum trois fois moins coĂ»teux que le Lucentis, l’Avastin reprĂ©sente une Ă©conomie potentielle de 300 millions d’euros par an.

AprĂšs la condamnation italienne, l’UFC-Que Choisir a saisi l’AutoritĂ© de la Concurrence française

Roche, le laboratoire qui commercialise l’Avastin, n’a pas dĂ©posĂ© de demande d’extension de son AMM, qui permettrait pourtant que son mĂ©dicament puisse ĂȘtre utilisĂ© pour soigner la DMLA. Faut-il s’en Ă©tonner, alors que par un jeu complexe de licences et de participations capitalistiques croisĂ©es, Roche est rĂ©munĂ©rĂ© quand son concurrent Novartis vend du Lucentis ? En Italie, les deux laboratoires viennent d’ĂȘtre condamnĂ©s Ă  182,5 millions d’euros d’amende par l’AutoritĂ© de la concurrence italienne, pour des pratiques visant justement Ă  empĂȘcher l’utilisation de l’Avastin dans le traitement de la DMLA. Suite Ă  cette condamnation, l’UFC-Que Choisir a donc saisi l’AutoritĂ© de la Concurrence française et constate avec satisfaction que celle-ci procĂšde actuellement Ă  des investigations.

Un dĂ©cret en souffrance qui permettrait l’utilisation de l’Avastin pour traiter la DMLA

Alors que l’intĂ©rĂȘt de l’Avastin dans le traitement de la DMLA ne fait plus de doute (mĂȘme efficacitĂ© pour un coĂ»t trĂšs rĂ©duit), le gouvernement doit aujourd’hui rendre possible son utilisation. Pour ce faire, il doit publier sans dĂ©lai le dĂ©cret mettant en place les Recommandations temporaires d’utilisation (RTU) pour motif Ă©conomique, en souffrance depuis plus d’un an. Cette procĂ©dure permettra ensuite Ă  l’Agence nationale de sĂ©curitĂ© du mĂ©dicament (ANSM) d’autoriser l’usage de l’Avastin pour soigner la DMLA, Ă  moindre coĂ»t pour l’Assurance maladie.

Pourquoi une telle passivitĂ© : une enquĂȘte parlementaire s’impose

La passivitĂ© des pouvoirs publics et autoritĂ©s sanitaires dans ce dossier est aussi Ă©tonnante que prĂ©judiciable pour les usagers du systĂšme de santĂ©. Loin d’ĂȘtre limitĂ©e au seul cas de la DMLA, les dysfonctionnements passĂ©s ont pu ou pourraient concerner d’autres problĂšmes de santĂ© publique. DĂšs lors, les parlementaires doivent user de leur mission de contrĂŽle pour faire toute la lumiĂšre sur la responsabilitĂ© de ces errements et proposer des pistes de rĂ©formes pour que cette situation aberrante ne se reproduise plus.

AttachĂ©e Ă  la qualitĂ© des soins ainsi qu’à la soutenabilitĂ© financiĂšre de notre systĂšme de santĂ©, l’UFC-Que Choisir :

- A saisi le 03 avril dernier l’AutoritĂ© de la Concurrence Ă  propos des Ă©ventuelles pratiques anti-concurrentielles des laboratoires Roche et Novartis

- Presse le gouvernement de publier enfin le dĂ©cret sur les RTU pour motif Ă©conomique qui permettra Ă  l’ANSM d’autoriser l’Avastin dans le traitement de la DMLA

- Exhorte les parlementaires Ă  mettre en place une commission d’enquĂȘte.




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Maquillage pour enfants: Gare aux dangers masqués
Alors que le marchĂ© du maquillage pour enfants se dĂ©veloppe, l’UFC-Que Choisir a analysĂ© la composition de 10 kits de maquillage pour Carnaval et 8 coffrets de maquillage pour petites filles dont certains posent de rĂ©els problĂšmes de sĂ©curitĂ© en raison de la plus grande sensibilitĂ© des enfants aux substances qu’ils contiennent, mais aussi parce que ces cosmĂ©tiques peuvent rester en contact avec la peau des journĂ©es entiĂšres multipliant ainsi l’effet de ces substances.

Des perturbateurs endocriniens dans la moitiĂ© des produits testĂ©s: nous avons retrouvĂ© des parabĂšnes Ă  longue chaĂźne utilisĂ©s comme conservateurs dans 9 produits sur 18. Les fabricants s’obstinent Ă  les utiliser alors que ces composĂ©s sont fortement soupçonnĂ©s d’interfĂ©rer, mĂȘme Ă  trĂšs faible dose, avec la rĂ©gulation hormonale.
Des parfums allergisants dans 5 produits : pour renforcer l’attrait de leurs produits certains fabricants n’hĂ©sitent pas non plus Ă  ajouter des parfums malgrĂ© leur caractĂšre allergisant. De ce point de vue, le brillant Ă  lĂšvre ‘Hello Kitty’ pour Claire’s bat tous les records avec une concentration d’allergĂšnes 140 fois supĂ©rieure Ă  la valeur limite imposant leur Ă©tiquetage. Ce produit comporte en outre du propylparaben, ce qui explique que nous recommandions aux parents de ne pas acheter ce produit.
Des pigments chargĂ©s en mĂ©taux lourds dans 5 produits : seules trois rĂ©fĂ©rences sont totalement exemptes de traces de mĂ©taux lourds, au rang desquels le plomb et le nickel sont les plus problĂ©matiques (le premier peut agir sur le systĂšme nerveux le second qui est allergisant est Ă  ce titre interdit dans les bijoux). Plus grave, le maquillage-fond de teint ‘CĂ©sar’ cumule 3 mĂ©taux lourds : plomb, nickel et cobalt.
Des cosmĂ©tiques sĂ»rs existent pourtant : par la quasi absence de produits prĂ©occupants, trois produits dĂ©montrent qu’il est bel et bien possible de se passer de ces substances nocives : le kit de maquillage ‘Goodmark’, les sticks Ă  l’eau ‘Grim’tout’ et les rouges Ă  lĂšvre ‘S&Li Cosmetic beauty collection’.

Alors que le marché du maquillage pour enfants est en plein essor, comment admettre les insuffisances réglementaires aboutissant à une politique du laisser-faire parfaitement inacceptable ?
DĂ©cidĂ©e Ă  prĂ©server la sĂ©curitĂ© des enfants, population particuliĂšrement vulnĂ©rable, l’UFC-Que Choisir :

- Informe les parents en publiant sur son site quechoisir.org un guide pour choisir les produits les plus sûrs ; délivrer ses mises en garde pour que les consommateurs fassent un choix sans que la vérité ne leur soit masquée
- Demande aux autoritĂ©s europĂ©ennes la mise en place d’une rĂ©glementation spĂ©cifique plus protectrice des jeunes consommateurs
- Dans cette attente, exige des fabricants qu’ils retirent les substances toxiques de tous leurs produits cosmĂ©tiques destinĂ©s aux enfants.




(1) Résultats détaillés dans le Que Choisir n°523 de mars 2014 et sur Internet
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MĂ©dicaments Ă  Ă©viter: La liste noire de Prescrire
Comme souvent, la revue mĂ©dicale indĂ©pendante Prescrire n’a pas, lors de sa cĂ©rĂ©monie annuelle, dĂ©cernĂ© de Pilule d’Or, ce prix qui rĂ©compense un mĂ©dicament reprĂ©sentant une avancĂ©e dĂ©cisive. Tout juste a-t-elle citĂ© au palmarĂšs un vaccin contre plusieurs mĂ©ningocoques destinĂ© aux nourrissons, parce qu’il amĂ©liore modestement leur prise en charge.

A contrario, la liste de mĂ©dicaments Ă  Ă©viter Ă©tablie par la revue a Ă©tĂ© remise Ă  jour. Et il y en a une flopĂ©e ! Prescrire estime que, parmi tous les mĂ©dicaments actuellement sur le marchĂ© en France, 68 n’ont rien Ă  y faire : les effets indĂ©sirables sont trop importants au regard du bĂ©nĂ©fice. Le spectre visĂ© est large : gliptines utilisĂ©es dans le diabĂšte (Januvia, Trajenta, Galvus), spĂ©cialitĂ©s pour le cƓur (Vastarel, Adancor, Procoralan, etc.), antiallergiques (PhĂ©nergan, Primalan), antidouleurs ou anti-inflammatoires (Celebrex, Ketum gel), mĂ©dicaments de l’ostĂ©oporose (Protelos), etc.

Certains sont trĂšs connus, comme les produits Ă  base de quinine contre les crampes (Hexaquine, etc.), ou la dompĂ©ridone (Motilium) frĂ©quemment prescrite contre le reflux gastro-Ɠsophagien ou les nausĂ©es, or c’est un neuroleptique susceptible d’entraĂźner des morts subites. Le Zyban et le Champix, autorisĂ©s dans le sevrage tabagique, ont, eux, des effets psychiatriques trop dangereux.

La liste des mĂ©dicaments Ă  Ă©viter dressĂ©e par Prescrire comporte cette fois les anti-Alzheimer, dont l’efficacitĂ© est minime, et qui, sur le long terme, exposent Ă  des interactions et effets indĂ©sirables trop disproportionnĂ©s.

La liste complùte est consultable à l’adresse suivante : http://www.prescrire.org/fr/3/31/49160/0/NewsDetails.aspx
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Cosmétiques et produits ménagers: La MIT, un conservateur à bannir
Son nom n’est pas facile Ă  retenir mais ce ne serait pas une mauvaise idĂ©e de le noter dans un coin si vous souhaitez acheter prochainement des cosmĂ©tiques, des lingettes pour bĂ©bĂ©s ou des produits mĂ©nagers. Car l’étau se resserre autour de la MIT (mĂ©thylisothiazolinone). Ce conservateur a Ă©tĂ© largement utilisĂ© ces derniĂšres annĂ©es, notamment en remplacement des parabĂšnes. Mais son potentiel allergisant inquiĂšte les experts. En dĂ©cembre, un avis du ComitĂ© scientifique pour la sĂ©curitĂ© des consommateurs (CSSC), Ă©manation de la Commission europĂ©enne, constatait que « la hausse spectaculaire des cas d’allergie Ă  la MIT est un phĂ©nomĂšne sans prĂ©cĂ©dent en Europe ». À la question : « la MIT est-elle sĂ»re Ă  la concentration de 100 ppm (1) actuellement autorisĂ©e dans les cosmĂ©tiques ? », les experts rĂ©pondent par la nĂ©gative. À leurs yeux, il n’y a aucune concentration sĂ»re dans les produits non rincĂ©s, y compris les lingettes. Dans les produits rincĂ©s, une concentration de 15 ppm est considĂ©rĂ©e comme sĂ»re avec des rĂ©serves : le comitĂ© reconnaĂźt que les connaissances sont parcellaires et souligne que les expositions via d’autres produits que les cosmĂ©tiques sont mal connues.

MĂȘme l’industrie le dĂ©conseille

Au mĂȘme moment, sans attendre un changement de rĂ©glementation, l’organisme Cosmetics Europe, qui reprĂ©sente l’industrie, recommandait Ă  ses adhĂ©rents de ne plus utiliser la MIT, en particulier dans les produits non rincĂ©s. Les signalements se multiplient en effet de la part de dermatologues confrontĂ©s Ă  des patients ayant dĂ©veloppĂ© des rĂ©actions allergiques, notamment des eczĂ©mas, aprĂšs un contact avec ce conservateur. DĂ©jĂ  en dĂ©cembre 2012, la SociĂ©tĂ© française de dermatologie tirait la sonnette d’alarme. DĂ©but janvier, la revue scientifique Pediatrics publiait un article portant sur six cas d’enfants porteurs d’eczĂ©ma rĂ©fractaire Ă  tout traitement. Tous se sont rĂ©vĂ©lĂ©s allergiques Ă  la MIT, tous utilisaient des lingettes en contenant, tous ont guĂ©ri aprĂšs avoir cessĂ© d’en utiliser.

Du cĂŽtĂ© de Que Choisir, nous avons rĂ©cemment mis en garde contre la MIT, potentiellement prĂ©sente non seulement dans les lingettes pour bĂ©bĂ©s, mais dans les laits corporels ou encore les produits mĂ©nagers comme les lessives, adoucissants ou liquides vaisselle. Nous avions dosĂ© ce conservateur dans les lingettes et laits pour le change ainsi que les liquides vaisselle. Ci-dessous, la liste des produits en contenant au moment de la publication de nos tests, en 2013. Il n’est pas impossible que les fabricants aient, depuis, modifiĂ© leur formule. Quoi qu’il en soit, vous pouvez le vĂ©rifier car, pour ces produits comme pour les autres cosmĂ©tiques, l’étiquetage informe de la prĂ©sence de mĂ©thylisothiazolinone.

Les produits oĂč nous avions trouvĂ© de la MIT lors de nos tests en 2013



Lingettes

BĂ©bĂ© Cadum, lingettes Ă  l’eau nettoyante
Huggies Pure
Huggies Baby wipes cucumber
Nivea Baby Pure & Sensitive
Nivea Baby Soft & Cream



Laits de toilette

Eco + (Leclerc), lait de toilette bébé
Corine de Farme, lait de toilette hydratant
Biolane, lait de toilette douceur
Labell Baby (Intermarché), lait de toilette trÚs doux
Bébé (Leader Price), lait de toilette
Cora, lingettes toilettes parfum melon d’eau
Nivea Baby Toodies
Auchan, lingettes imprégnées papier toilette
Biolane, pocket



Liquides vaisselle

Paic Excel + destructeur de graisse
Paic Citron
Casino Ultraconcentré peaux sensibles
Maison verte Superdégraissant basilic et thym
Mir Secrets de soin aloé vera
Mir Secrets de sels, superdégraissant
Carrefour Eco Planet, peaux sensibles, Ă©cologique

(1) ppm : partie par million (par exemple mg/kg).
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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Feux de cheminée: Une interdiction qui pose question
L’interdiction des feux de cheminĂ©e dans l’agglomĂ©ration parisienne l’an prochain aura le mĂȘme effet sur la teneur de l’air en particules fines que la suppression totale du trafic routier local ! Étonnant et faux. Mais c’est pourtant ce qu’a soutenu la Direction rĂ©gionale de l’environnement (Driee).

Il vous reste quelques bĂ»ches dans la rĂ©serve ? DĂ©pĂȘchez-vous de les brĂ»ler. À compter du 1er janvier 2015, les feux de cheminĂ©e dans les foyers ouverts (par opposition aux inserts et aux poĂȘles) seront interdits dans les 435 communes correspondant Ă  l’agglomĂ©ration parisienne. BrĂ»ler du bois, quel que soit le foyer, sera totalement interdit Ă  Paris, sauf dĂ©rogation prĂ©fectorale. Objectif, amĂ©liorer la qualitĂ© de l’air en luttant contre les rejets toxiques des feux de cheminĂ©e.

Premier motif d’étonnement, la carte de la zone d’interdiction. Disponible sur le site de la Direction rĂ©gionale et interdĂ©partementale de l’environnement et de l’énergie d’Île-de-France (Driee IF), elle dessine des contours pour le moins Ă©tranges. Elle oublie des zones assez proches du cƓur de l’agglomĂ©ration pour pousser des tentacules Ă  plus de 40 km de Notre-Dame, vers Meaux, Melun ou Mantes-la-Jolie.

DĂ©saccord entre la Driee et Airparif

DeuxiĂšme motif d’étonnement, les chiffres avancĂ©s pour justifier la mesure. La Driee ne craint pas d’affirmer "que le chauffage au bois contribue Ă  hauteur de 23 % aux Ă©missions totales de particules fines de moins de 10 microns en Île-de-France, soit autant que l’échappement des vĂ©hicules routiers". L’information est tout simplement renversante. PrĂšs de huit millions de trajets routiers, au bas mot, sont rĂ©alisĂ©s chaque jour en Île-de-France par des voitures, des bus et des camions. Les cheminĂ©es pollueraient autant. Question : pourquoi avoir investi des fortunes colossales dans la rĂ©duction du trafic routier depuis des annĂ©es, si on pouvait diminuer spectaculairement les rejets de particules, pour un coĂ»t quasi nul, en interdisant les cheminĂ©es?

La rĂ©ponse est trĂšs simple : la Driee s’est trompĂ©e, et lourdement. Selon les Ă©tudes d’Airparif, les causes principales d’émissions de particules de moins de 10 microns de diamĂštre dans l’aire urbaine parisienne sont la circulation automobile (44 % des particules) et les apports extĂ©rieurs (39%). Un fort vent de nord-est rabat sur les Franciliens des pollutions belges ou allemandes, et rĂ©ciproquement en cas de vent de sud-ouest. D'autres mesures faites sur les particules de moins de 2,5 microns (voir graphique ci-dessous) par Airparif sont tout Ă  fait cohĂ©rentes avec ces chiffres.

Reste 17% de sources diverses, dont 4% de combustion de bois. Dix fois moins que la circulation routiĂšre ! Airparif parle bien des "feux de bois", ce qui englobe aussi les feux agricoles et les feux de jardin, pas si rares dans les Yvelines, l’Essonne ou la Seine-et-Marne. D’ailleurs, les rejets connaissent des pics pendant les vagues de froid, ce qui incrimine le chauffage, mais ils sont loin de disparaĂźtre aux beaux jours, ce qui montre bien que les cheminĂ©es ne sont pas seules coupables.

Certes, des Ă©tudes ont montrĂ© une corrĂ©lation entre les concentrations fortes de rĂ©sidus de feux de bois et les Ă©pisodes d’asthme en milieu urbain. Mais quand de telles concentrations sont atteintes, c’est en gĂ©nĂ©ral que le vent est nul, ce qui laisse stagner tous les polluants, pas seulement ceux du bois qui se consume.

Pollution de l’air, pollution d’origine locale, bois brĂ»lĂ©, feux de cheminĂ©e... L’interdiction des foyers ouverts va jouer sur une fraction de fraction de fraction des particules prĂ©sentes dans l’air! Les rĂ©sultats seront fatalement modestes. Pourquoi tenter de faire croire le contraire: "Nous avions mis la Driee en garde contre une telle prĂ©sentation", affirme-t-on chez Airparif. Sans succĂšs, visiblement.

Particules fines : le chauffage au bois trĂšs loin derriĂšre la circulation automobile.
(source : Airparif)

Voici l’origine des particules fines (jusqu’à 2,5 microns) telle qu’analysĂ©e par Airparif en 2009, porte d’Auteuil, en moyenne, sur six mois de printemps-Ă©tĂ© et six mois d’automne-hiver. L’import correspond Ă  des particules venues d’autres rĂ©gions, voire d’autres pays, apportĂ©es par le vent. Sa part est considĂ©rable. Le trafic local correspond au rejet des moteurs automobiles. Sa part est tout aussi importante. Comme on le voit, elle fluctue entre 39 % (en hiver) et 50 % du total (en Ă©tĂ©). La tranche « urbain » est un fourre-tout reprĂ©sentant 14 % du total des particules fines en Ă©tĂ© et 19 % en hiver. On y retrouve encore du trafic : il s’agit, en gros, des particules de fond, prĂ©sentes partout dans la rĂ©gion, mĂȘme loin des axes routiers. Le chauffage au bois y figure aussi. Il reprĂ©sente 11 % des 14 % de l’urbain en Ă©tĂ©, et 28 % des 19 % de l’urbain en hiver. Pour le dire de maniĂšre plus simple, le chauffage au bois, c’est 1,54 % des particules fines en Ă©tĂ©, et 5,32 % en hiver. La circulation, elle, reprĂ©sente 55 % des particules en Ă©tĂ© et 43 % en hiver.

Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


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Prospectus chez les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes: Non aux marchands du temple dans les salles d’attente
De la mi-mai Ă  la mi-juillet 2013, les bĂ©nĂ©voles des associations locales de l’UFC – Que Choisir ont visitĂ© plus de 670 cabinets de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, rĂ©coltant prĂšs de 3500 prospectus prĂ©sents dans les salles d’attente. Nos enquĂȘteurs ont relevĂ© des dĂ©pliants dans pas moins de 59 % des cabinets mĂ©dicaux visitĂ©s, avec en moyenne 9 documents diffĂ©rents par cabinet. L’analyse de ces brochures souligne l’emprise des intĂ©rĂȘts commerciaux dans la documentation Ă  disposition des patients.

Une majorité de brochures à visée commerciale
Cette surabondance d’informations est d’abord une dĂ©ferlante commerciale. En effet, seuls 40 % des brochures Ă©manent d’acteurs institutionnels (ex : Assurance maladie, autoritĂ©s sanitaires) ou associatifs (ex : associations de patients, sociĂ©tĂ©s savantes des professionnels de santĂ©). A l’inverse, 53 % des documents prĂ©sents dans les salles d’attente des mĂ©decins servent directement des intĂ©rĂȘts commerciaux : 20 % sont par exemple Ă©ditĂ©s par des laboratoires pharmaceutiques, et 13 % par l’industrie agro-alimentaire. On y trouve par ailleurs de nombreuses publicitĂ©s pour des Ă©tablissements thermaux, des sociĂ©tĂ©s de service Ă  la personne ou encore des produits d’hygiĂšne.

L’information santĂ©, souvent un faux-nez pour les industriels
Bien que majoritaire dans les salles d’attente des mĂ©decins, la publicitĂ© avance trop souvent masquĂ©e, sous l’apparence trompeuse de documents d’information sur la santĂ©. Ainsi, d’aprĂšs notre analyse, seuls 29 % des documents commerciaux affichent ouvertement leur vocation publicitaire, quand 71 % d’entre eux la masquent derriĂšre une apparente mission d’information (par exemple sur le cholestĂ©rol pour une marque de margarine, ou sur la dĂ©ficience auditive pour un distributeur d’audioprothĂšses). Certains laboratoires trouvent lĂ  une possibilitĂ© de contourner l’interdiction de la publicitĂ© touchant les mĂ©dicaments remboursables.

PrĂ©server les salles d’attente des intĂ©rĂȘts commerciaux est un impĂ©ratif de santĂ© publique
Par leur seule prĂ©sence dans la salle d’attente de mĂ©decins, les prospectus - mĂȘme commerciaux - profitent de la crĂ©dibilitĂ© et de l’autoritĂ© scientifique du professionnel de santĂ©. Pourtant, les intĂ©rĂȘts lucratifs qui les guident peuvent biaiser le message dĂ©livrĂ©. Ainsi, alors que la brochure « Choisir sa contraception » de l’INPES(2) accorde une place Ă©gale Ă  la pilule et au stĂ©rilet, le prospectus sur le mĂȘme sujet d’un laboratoire fabricant de pilules, n’accorde Ă  celui-ci qu’une ligne sur 12 pages !

Devant l’inquiĂ©tant constat que l’information prĂ©sente dans les cabinets mĂ©dicaux est majoritairement Ă  visĂ©e commerciale, l’UFC – Que Choisir demande Ă  la Ministre de la SantĂ© de se saisir de la prochaine Loi de SantĂ© publique pour garantir aux usagers la qualitĂ© de l’information mise Ă  disposition dans les cabinets mĂ©dicaux, en la rĂ©servant aux seuls acteurs institutionnels.
Que Choisir en Ligne


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Filets de poisson: L’eau au prix du poisson
Signe des temps, les poissons vendus en filets ont le vent en poupe. PrĂȘts Ă  cuire et sans dĂ©chet, ils ont tout pour sĂ©duire les consommateurs. Au supermarchĂ© comme sur les Ă©tals des poissonniers, aujourd’hui, ce conditionnement a priori anodin reprĂ©sente la part la plus importante de l’offre. Pourtant, des manipulations douteuses qui n’hĂ©sitent pas Ă  flirter avec la loi se cachent derriĂšre. Quitte parfois Ă  franchir la ligne jaune !

Trempage prolongĂ©, injections, utilisation d’additifs favorisant la rĂ©tention d’eau
 Ces pratiques illicites visant Ă  augmenter artificiellement le poids des filets de poisson sont devenues, semble-t-il, monnaie courante. À tel point que le Syndicat national du commerce extĂ©rieur des produits congelĂ©s et surgelĂ©s (SNCE), qui regroupe les plus gros importateurs-exportateurs de poissons congelĂ©s, a dĂ©cidĂ© de rĂ©agir. « En pĂ©riode de crise Ă©conomique, de stagnation des ressources halieutiques, de forte demande dans le monde, beaucoup peuvent penser qu’ajouter de l’eau aux produits peut permettre de gagner plus. Mais, Ă  terme, il y aura un prix Ă  payer pour tous », dĂ©clarait StĂ©phane Barbut, prĂ©sident du SNCE, au cours d’une confĂ©rence sur le problĂšme de la fraude Ă  l’ajout d’eau organisĂ©e Ă  Paris, en octobre dernier (1). Crainte d’un nouveau scandale alimentaire, ras-le-bol face au dĂ©veloppement de cette concurrence dĂ©loyale
 Toujours est-il que le SNCE tente aujourd’hui de mettre en place des outils de contrĂŽle plus performants. Dans ce but, il a commanditĂ© une vaste Ă©tude intitulĂ©e « Fraudfilets ». Un travail de longue haleine, car les ajouts d’eau sont trĂšs difficiles Ă  mettre en Ă©vidence. Certains additifs chimiques, surtout lorsqu’ils sont utilisĂ©s concomitamment, sont indĂ©tectables par analyse chimique. Comme dans le dopage sportif, les tricheurs ont toujours une longueur d’avance sur les dĂ©pisteurs et savent parfaitement exploiter les lacunes ou les ambiguĂŻtĂ©s de la rĂ©glementation. Exemple : les carbonates, des substances interdites en tant qu’additifs. Les fabricants ont longtemps trouvĂ© la parade en les prĂ©sentant comme des auxiliaires technologiques (utilisĂ©s pour permettre ou faciliter la fabrication d’un aliment, ils ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des ingrĂ©dients). Le flou a subsistĂ© jusqu’à ce que la Direction gĂ©nĂ©rale de la santĂ© et des consommateurs (DG Sanco) dĂ©cide de les exclure de la liste des auxiliaires technologiques. Mais entre-temps, les fraudeurs ne s’étaient pas privĂ©s de les utiliser !

Des résultats édifiants

Conscient de la difficultĂ© de traquer des pratiques illicites qui fluctuent au grĂ© de l’évolution des textes rĂ©glementaires, le laboratoire chargĂ© de l’étude « Fraudfilets » a choisi de prendre le problĂšme Ă  l’envers. Il a donc reproduit expĂ©rimentalement les limites maximales d’ajout d’eau dans huit espĂšces parmi les plus vendues en surgelĂ©s (panga, colin d’Alaska, lotte amĂ©ricaine, morue commune et morue du Pacifique, sole, hoki, saumon kĂ©ta) afin d’évaluer leurs capacitĂ©s de rĂ©tention. PrĂšs de trois ans de tests, financĂ©s Ă  hauteur de 155 000 €, ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires pour parvenir Ă  dĂ©finir les seuils d’alerte pour chacune de ces espĂšces, au-delĂ  desquels la fraude est avĂ©rĂ©e. Il ne restait plus qu’à comparer ces valeurs limites avec des Ă©chantillons de produits proposĂ©s aux consommateurs. Les premiers rĂ©sultats d’analyse sur six espĂšces sont Ă©difiants. Les filets de panga enregistrent les plus mauvais scores, avec 48 % des Ă©chantillons hors des clous. Ce qui n’a rien de surprenant. Lors d’un prĂ©cĂ©dent test sur ces poissons, nos analyses avaient rĂ©vĂ©lĂ© de teneurs en humiditĂ© atteignant jusqu’à 85 %. Viennent ensuite le colin d’Alaska, le cabillaud et la lotte amĂ©ricaine (avec des fraudes de l’ordre, respectivement, de 28 %, 18 % et 14 %). Face Ă  ces scores alarmants, le hoki et le saumon kĂ©ta font figure de bons Ă©lĂšves avec moins de 5 % de produits non conformes.

Compte tenu du nombre limitĂ© d’espĂšces analysĂ©es, ces rĂ©sultats ne reprĂ©sentent sans doute que la face Ă©mergĂ©e de l’iceberg. Resterait Ă  poursuivre l’étude de façon Ă  Ă©tablir une base de donnĂ©es pour toutes les espĂšces commercialisĂ©es. Une tĂąche colossale, nĂ©cessitant des moyens financiers encore plus importants. Et encore faudrait-il que l’ensemble de la filiĂšre se responsabilise, pour que les moyens mis Ă  leur disposition afin d’assainir le marchĂ© ne restent pas lettre morte.

(1) Voir le dossier publié dans le no 146 du magazine Produits de la mer.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


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