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Feux de cheminée: Une interdiction qui pose question
L’interdiction des feux de cheminée dans l’agglomération parisienne l’an prochain aura le même effet sur la teneur de l’air en particules fines que la suppression totale du trafic routier local ! Étonnant et faux. Mais c’est pourtant ce qu’a soutenu la Direction régionale de l’environnement (Driee).

Il vous reste quelques bûches dans la réserve ? Dépêchez-vous de les brûler. À compter du 1er janvier 2015, les feux de cheminée dans les foyers ouverts (par opposition aux inserts et aux poêles) seront interdits dans les 435 communes correspondant à l’agglomération parisienne. Brûler du bois, quel que soit le foyer, sera totalement interdit à Paris, sauf dérogation préfectorale. Objectif, améliorer la qualité de l’air en luttant contre les rejets toxiques des feux de cheminée.

Premier motif d’étonnement, la carte de la zone d’interdiction. Disponible sur le site de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Île-de-France (Driee IF), elle dessine des contours pour le moins étranges. Elle oublie des zones assez proches du cœur de l’agglomération pour pousser des tentacules à plus de 40 km de Notre-Dame, vers Meaux, Melun ou Mantes-la-Jolie.

Désaccord entre la Driee et Airparif

Deuxième motif d’étonnement, les chiffres avancés pour justifier la mesure. La Driee ne craint pas d’affirmer "que le chauffage au bois contribue à hauteur de 23 % aux émissions totales de particules fines de moins de 10 microns en Île-de-France, soit autant que l’échappement des véhicules routiers". L’information est tout simplement renversante. Près de huit millions de trajets routiers, au bas mot, sont réalisés chaque jour en Île-de-France par des voitures, des bus et des camions. Les cheminées pollueraient autant. Question : pourquoi avoir investi des fortunes colossales dans la réduction du trafic routier depuis des années, si on pouvait diminuer spectaculairement les rejets de particules, pour un coût quasi nul, en interdisant les cheminées?

La réponse est très simple : la Driee s’est trompée, et lourdement. Selon les études d’Airparif, les causes principales d’émissions de particules de moins de 10 microns de diamètre dans l’aire urbaine parisienne sont la circulation automobile (44 % des particules) et les apports extérieurs (39%). Un fort vent de nord-est rabat sur les Franciliens des pollutions belges ou allemandes, et réciproquement en cas de vent de sud-ouest. D'autres mesures faites sur les particules de moins de 2,5 microns (voir graphique ci-dessous) par Airparif sont tout à fait cohérentes avec ces chiffres.

Reste 17% de sources diverses, dont 4% de combustion de bois. Dix fois moins que la circulation routière ! Airparif parle bien des "feux de bois", ce qui englobe aussi les feux agricoles et les feux de jardin, pas si rares dans les Yvelines, l’Essonne ou la Seine-et-Marne. D’ailleurs, les rejets connaissent des pics pendant les vagues de froid, ce qui incrimine le chauffage, mais ils sont loin de disparaître aux beaux jours, ce qui montre bien que les cheminées ne sont pas seules coupables.

Certes, des études ont montré une corrélation entre les concentrations fortes de résidus de feux de bois et les épisodes d’asthme en milieu urbain. Mais quand de telles concentrations sont atteintes, c’est en général que le vent est nul, ce qui laisse stagner tous les polluants, pas seulement ceux du bois qui se consume.

Pollution de l’air, pollution d’origine locale, bois brûlé, feux de cheminée... L’interdiction des foyers ouverts va jouer sur une fraction de fraction de fraction des particules présentes dans l’air! Les résultats seront fatalement modestes. Pourquoi tenter de faire croire le contraire: "Nous avions mis la Driee en garde contre une telle présentation", affirme-t-on chez Airparif. Sans succès, visiblement.

Particules fines : le chauffage au bois très loin derrière la circulation automobile.
(source : Airparif)

Voici l’origine des particules fines (jusqu’à 2,5 microns) telle qu’analysée par Airparif en 2009, porte d’Auteuil, en moyenne, sur six mois de printemps-été et six mois d’automne-hiver. L’import correspond à des particules venues d’autres régions, voire d’autres pays, apportées par le vent. Sa part est considérable. Le trafic local correspond au rejet des moteurs automobiles. Sa part est tout aussi importante. Comme on le voit, elle fluctue entre 39 % (en hiver) et 50 % du total (en été). La tranche « urbain » est un fourre-tout représentant 14 % du total des particules fines en été et 19 % en hiver. On y retrouve encore du trafic : il s’agit, en gros, des particules de fond, présentes partout dans la région, même loin des axes routiers. Le chauffage au bois y figure aussi. Il représente 11 % des 14 % de l’urbain en été, et 28 % des 19 % de l’urbain en hiver. Pour le dire de manière plus simple, le chauffage au bois, c’est 1,54 % des particules fines en été, et 5,32 % en hiver. La circulation, elle, représente 55 % des particules en été et 43 % en hiver.

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Erwan Seznec


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Prospectus chez les médecins généralistes: Non aux marchands du temple dans les salles d’attente
De la mi-mai à la mi-juillet 2013, les bénévoles des associations locales de l’UFC – Que Choisir ont visité plus de 670 cabinets de médecins généralistes, récoltant près de 3500 prospectus présents dans les salles d’attente. Nos enquêteurs ont relevé des dépliants dans pas moins de 59 % des cabinets médicaux visités, avec en moyenne 9 documents différents par cabinet. L’analyse de ces brochures souligne l’emprise des intérêts commerciaux dans la documentation à disposition des patients.

Une majorité de brochures à visée commerciale
Cette surabondance d’informations est d’abord une déferlante commerciale. En effet, seuls 40 % des brochures émanent d’acteurs institutionnels (ex : Assurance maladie, autorités sanitaires) ou associatifs (ex : associations de patients, sociétés savantes des professionnels de santé). A l’inverse, 53 % des documents présents dans les salles d’attente des médecins servent directement des intérêts commerciaux : 20 % sont par exemple édités par des laboratoires pharmaceutiques, et 13 % par l’industrie agro-alimentaire. On y trouve par ailleurs de nombreuses publicités pour des établissements thermaux, des sociétés de service à la personne ou encore des produits d’hygiène.

L’information santé, souvent un faux-nez pour les industriels
Bien que majoritaire dans les salles d’attente des médecins, la publicité avance trop souvent masquée, sous l’apparence trompeuse de documents d’information sur la santé. Ainsi, d’après notre analyse, seuls 29 % des documents commerciaux affichent ouvertement leur vocation publicitaire, quand 71 % d’entre eux la masquent derrière une apparente mission d’information (par exemple sur le cholestérol pour une marque de margarine, ou sur la déficience auditive pour un distributeur d’audioprothèses). Certains laboratoires trouvent là une possibilité de contourner l’interdiction de la publicité touchant les médicaments remboursables.

Préserver les salles d’attente des intérêts commerciaux est un impératif de santé publique
Par leur seule présence dans la salle d’attente de médecins, les prospectus - même commerciaux - profitent de la crédibilité et de l’autorité scientifique du professionnel de santé. Pourtant, les intérêts lucratifs qui les guident peuvent biaiser le message délivré. Ainsi, alors que la brochure « Choisir sa contraception » de l’INPES(2) accorde une place égale à la pilule et au stérilet, le prospectus sur le même sujet d’un laboratoire fabricant de pilules, n’accorde à celui-ci qu’une ligne sur 12 pages !

Devant l’inquiétant constat que l’information présente dans les cabinets médicaux est majoritairement à visée commerciale, l’UFC – Que Choisir demande à la Ministre de la Santé de se saisir de la prochaine Loi de Santé publique pour garantir aux usagers la qualité de l’information mise à disposition dans les cabinets médicaux, en la réservant aux seuls acteurs institutionnels.
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Filets de poisson: L’eau au prix du poisson
Signe des temps, les poissons vendus en filets ont le vent en poupe. Prêts à cuire et sans déchet, ils ont tout pour séduire les consommateurs. Au supermarché comme sur les étals des poissonniers, aujourd’hui, ce conditionnement a priori anodin représente la part la plus importante de l’offre. Pourtant, des manipulations douteuses qui n’hésitent pas à flirter avec la loi se cachent derrière. Quitte parfois à franchir la ligne jaune !

Trempage prolongé, injections, utilisation d’additifs favorisant la rétention d’eau… Ces pratiques illicites visant à augmenter artificiellement le poids des filets de poisson sont devenues, semble-t-il, monnaie courante. À tel point que le Syndicat national du commerce extérieur des produits congelés et surgelés (SNCE), qui regroupe les plus gros importateurs-exportateurs de poissons congelés, a décidé de réagir. « En période de crise économique, de stagnation des ressources halieutiques, de forte demande dans le monde, beaucoup peuvent penser qu’ajouter de l’eau aux produits peut permettre de gagner plus. Mais, à terme, il y aura un prix à payer pour tous », déclarait Stéphane Barbut, président du SNCE, au cours d’une conférence sur le problème de la fraude à l’ajout d’eau organisée à Paris, en octobre dernier (1). Crainte d’un nouveau scandale alimentaire, ras-le-bol face au développement de cette concurrence déloyale… Toujours est-il que le SNCE tente aujourd’hui de mettre en place des outils de contrôle plus performants. Dans ce but, il a commandité une vaste étude intitulée « Fraudfilets ». Un travail de longue haleine, car les ajouts d’eau sont très difficiles à mettre en évidence. Certains additifs chimiques, surtout lorsqu’ils sont utilisés concomitamment, sont indétectables par analyse chimique. Comme dans le dopage sportif, les tricheurs ont toujours une longueur d’avance sur les dépisteurs et savent parfaitement exploiter les lacunes ou les ambiguïtés de la réglementation. Exemple : les carbonates, des substances interdites en tant qu’additifs. Les fabricants ont longtemps trouvé la parade en les présentant comme des auxiliaires technologiques (utilisés pour permettre ou faciliter la fabrication d’un aliment, ils ne sont pas considérés comme des ingrédients). Le flou a subsisté jusqu’à ce que la Direction générale de la santé et des consommateurs (DG Sanco) décide de les exclure de la liste des auxiliaires technologiques. Mais entre-temps, les fraudeurs ne s’étaient pas privés de les utiliser !

Des résultats édifiants

Conscient de la difficulté de traquer des pratiques illicites qui fluctuent au gré de l’évolution des textes réglementaires, le laboratoire chargé de l’étude « Fraudfilets » a choisi de prendre le problème à l’envers. Il a donc reproduit expérimentalement les limites maximales d’ajout d’eau dans huit espèces parmi les plus vendues en surgelés (panga, colin d’Alaska, lotte américaine, morue commune et morue du Pacifique, sole, hoki, saumon kéta) afin d’évaluer leurs capacités de rétention. Près de trois ans de tests, financés à hauteur de 155 000 €, ont été nécessaires pour parvenir à définir les seuils d’alerte pour chacune de ces espèces, au-delà desquels la fraude est avérée. Il ne restait plus qu’à comparer ces valeurs limites avec des échantillons de produits proposés aux consommateurs. Les premiers résultats d’analyse sur six espèces sont édifiants. Les filets de panga enregistrent les plus mauvais scores, avec 48 % des échantillons hors des clous. Ce qui n’a rien de surprenant. Lors d’un précédent test sur ces poissons, nos analyses avaient révélé de teneurs en humidité atteignant jusqu’à 85 %. Viennent ensuite le colin d’Alaska, le cabillaud et la lotte américaine (avec des fraudes de l’ordre, respectivement, de 28 %, 18 % et 14 %). Face à ces scores alarmants, le hoki et le saumon kéta font figure de bons élèves avec moins de 5 % de produits non conformes.

Compte tenu du nombre limité d’espèces analysées, ces résultats ne représentent sans doute que la face émergée de l’iceberg. Resterait à poursuivre l’étude de façon à établir une base de données pour toutes les espèces commercialisées. Une tâche colossale, nécessitant des moyens financiers encore plus importants. Et encore faudrait-il que l’ensemble de la filière se responsabilise, pour que les moyens mis à leur disposition afin d’assainir le marché ne restent pas lettre morte.

(1) Voir le dossier publié dans le no 146 du magazine Produits de la mer.
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Florence Humbert


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PUBLICITE DANS LES LOGICIELS DES PHARMACIENS: L’inquiétante ordonnance de Madame Touraine
Légiférant dans les suites du scandale sanitaire du Médiator, les parlementaires français avaient voulu, dans la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament, s’assurer de la fiabilité et de la qualité des logiciels d’aide à la prescription, pour les médecins, et à la dispensation, pour les pharmaciens.

La pression promotionnelle des laboratoires autorisée jusque dans le cœur des pharmacies

Le projet de décret prévoit en effet d’autoriser « la présence de publicité à caractère informatif et de conseil » dans les logiciels d’aide à la dispensation des pharmaciens. La confusion ici entretenue entre publicité, d’une part, et information et conseil, d’autre part, ne trompera personne : les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas pour habitude d’engager des dépenses de promotion dans un but autre que celui d’accroître leurs ventes. Le gouvernement, conscient par intermittence des effets néfastes de la publicité adressée aux professionnels de santé, interdit d’ailleurs la publicité dans les logiciels d’aide à la prescription des médecins ! Pourquoi faire entrer aujourd’hui le loup de la publicité de l’industrie pharmaceutique dans ce qui devrait rester la bergerie sanitaire des officines ?

Un décret dangereux pour la santé publique, dans un contexte de conseil pharmaceutique déjà insuffisant

La sur-délivrance de médicaments serait ainsi favorisée, confortant la sur-consommation par les usagers et augmentant dramatiquement les risques d’interactions médicamenteuses, déjà responsables de 5 % des hospitalisations. Concrètement, le pharmacien pourrait par exemple se voir « conseillé et informé » sur les médicaments qu’il serait rentable pour lui de dispenser en parallèle d’une prescription d’un médecin… sans que ce dernier ne puisse contrôler la cohérence de l’ensemble, ni même en être informé !
Ce décret viendrait affaiblir davantage encore la qualité du conseil en pharmacie. Indispensable, celui-ci fait aujourd’hui trop souvent défaut, comme une enquête client-mystère menée par l’UFC – Que Choisir en 2012 auprès de 648 pharmacies l’avait montré. Lors de l’achat de deux médicaments incompatibles (aspirine et un médicament contenant de l’ibuprofène), près d’une officine sur deux (48 %) avait manqué à son devoir de conseil.

Le 15 novembre dernier, le Collectif Europe et Médicaments (1) – dont l’UFC – Que Choisir est membre – a alerté sur ces risques, par une lettre ouverte, la Ministre de la Santé, ainsi que la Haute autorité de santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Cette démarche restée sans réponse à ce jour, l’UFC – Que Choisir en appelle aujourd’hui à la Ministre de la Santé afin qu’elle modifie son projet de décret, pour interdire toute publicité dans les logiciels d’aide à la dispensation des pharmaciens, et ainsi préserver l’indispensable relation de confiance entre l’usager et son pharmacien.



(1) Créé en mars 2002, le Collectif Europe et Médicaments regroupe plus de 60 membres, répartis dans 12 pays de l’UE, dont Prescrire, la Mutualité Française, l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine (USPO) ou l’UFC– Que Choisir. Il vise à donner aux citoyens européens des meilleures garanties en termes de qualité, d’efficacité, de sécurité et de prix des médicaments.


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Effets indésirables des médicaments: Déclaration en ligne
C’est une petite révolution. Depuis hier, 7 novembre, les patients peuvent déclarer les effets indésirables d’un médicament entièrement par voie électronique. Il suffit de télécharger un formulaire dédié sur le site Internet de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) à l’adresse suivante : www.ansm.sante.fr. Le bandeau de déclaration apparaît en haut de la page d’accueil. On peut remplir le document directement à l’écran, et, donc, le transmettre par e-mail au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) le plus proche. C’est là qu’un pharmacologue prendra les choses en main, et déterminera, après enquête et en fonction des éléments rapportés, si l’effet est bien lié au médicament incriminé.

Il est toujours possible d’envoyer le formulaire par courrier, ce qui était la procédure, un peu fastidieuse, en cours jusqu’à présent.

En facilitant ainsi la déclaration, l’ANSM complète un dispositif qui s’était déjà amélioré il y a deux ans en ouvrant aux patients la possibilité de déclarer directement un effet indésirable, sans nécessairement passer par la case médecin. Les autorités sanitaires espèrent ainsi rendre plus efficace le système de pharmacovigilance, étant entendu qu’elles « ne reçoivent qu’une partie des effets indésirables qui pourraient être déclarés », note l’ANSM. Une plus grande exhaustivité est la condition sine qua non d’une meilleure réactivité et de mesures adaptées.
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Anne-Sophie Stamane


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Ondes électromagnétiques: Réduire l’exposition
Une onde de choc. C'est par ces mots que l'association Agir pour l'environnement a accueilli l'avis sur les radiofréquences rendu jeudi par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Il est vrai que, pour la première fois, l'Agence fait état d'effets des radiofréquences, ces ondes électromagnétiques émises notamment par les téléphones portables ou sans fil, les antennes relais, le matériel wi-fi. Deux ans de travail ont été nécessaires aux experts qui ont passé au crible 3 500 publications sur la question."Certaines études incontestables montrent des effets biologiques, a déclaré Martin Guespereau, directeur de l'Afsset. D'autres ne montrent rien. Nous ne sommes pas dans le tout noir ou tout blanc, il y a des éléments dans les deux sens."

On ne peut plus ne rien faire

Les effets biologiques, constatés in vitro, sur l'animal ou plus rarement sur l'homme, sont visibles au niveau de la cellule et les experts ne peuvent pas, dans l'état actuel des connaissances, les traduire en risques de maladies. Pour autant, ils se refusent à les ignorer, d'autant que certaines études épidémiologiques montrent également un risque accru, en cas d'exposition prolongée aux radiofréquences. Sur la population générale, quelques publications évoquent un accroissement des gliomes (un type de tumeur au cerveau) après 10 ans d'utilisation des téléphones mobiles. Chez les professionnels-militaires intervenant sur des radars, par exemple-c'est un excès de lymphomes ou de leucémies qui est constaté par certaines recherches."Est-ce le début de l'émergence d'un signal sanitaire?" s'est interrogé Martin Guespereau. "En tout cas, l'Afsset considère qu'on ne peut plus ne rien faire. Il faut lever les incertitudes, lancer des recherches sans perdre de temps et en se posant les bonnes questions."

Parmi les priorités, les experts estiment qu'il faut développer les études épidémiologiques, en particulier concernant les effets des radiofréquences sur le développement de l'enfant ou sur la reproduction. Surtout, l'Afsset recommande que l'on diminue autant que possible l'exposition des Français à ces ondes. "Quand on dispose de signaux qui montrent un effet et que l'exposition peut être réduite, cette réduction doit être mise en œuvre." estime Martin Guespereau.

Mesurer l'exposition des riverains

Ainsi, les débits d'absorption spécifiques (DAS) des appareils leur puissance d'émission devraient être diminués au maximum (voir les DAS de quelque 200 téléphones). L'Agence estime également que l'obligation de préciser le DAS, que respectent les fabricants de téléphones mobiles, devrait aussi être mise en oeuvre sur les autres appareils tels que téléphones sans fil ou babyphones. Elle propose la mise en place de labels plus intelligibles par les consommateurs pour traduire le niveau de DAS. Autre souhait: que l'efficacité des prétendus dispositifs anti-ondes soit évaluée et portée à la connaissance du public. Faute de quoi, s'est insurgé Martin Guespereau, "c'est la porte ouverte à tous les charlatanismes". Côté antennes, l'avis recommande que l'exposition des riverains soit mesurée beaucoup plus précisément et qu'une cartographie soit établie.«Aujourd'hui, nous disposons de 2 000 mesures par an pour 70 000 antennes. Ces mesures sont opérées au petit bonheur la chance, lorsqu'un citoyen le demande, a regretté Martin Guespereau. C'est un système archaïque, alors qu'on a besoin d'un vrai plan de surveillance. L'idée de multiplier les antennes pour réduire leur puissance est notamment évoquée. Reste au gouvernement à traduire en mesures concrètes ces recommandations.
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Fabienne Maleysson


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Parfums d’intérieur: Bientôt un étiquetage
« Brûler de l’encens, c’est à peu près comme respirer au plus près d’un pot d’échappement », concluait Que Choisir en 2004 à l’issue d’un test aux résultats très alarmants sur des désodorisants et parfums d’intérieur. La mention « peut provoquer le cancer » ou « peut déclencher des allergies » devrait figurer sur la plupart des parfums d’intérieur présents sur le marché, écrivions-nous alors. Il aura fallu attendre neuf ans pour que ça bouge, mais le plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur présenté par le ministre de l’Écologie lors des Assises nationales de l’air ces 23 et 24 octobre ne peut que nous réjouir. « Les produits désodorisants les plus polluants, par exemple les encens qui émettent plus de 2 µg/m3 de benzène, seront interdits », et tous les produits de consommation les plus émetteurs en polluants volatils, à savoir les désodorisants d’intérieur et les produits d’entretien, vont faire l’objet d’un étiquetage informatif, comme il en existe déjà un pour les peintures et autres produits de bricolage. En 2010, quand cette nouvelle réglementation avait été annoncée, Que Choisir avait vivement regretté que les parfums d’intérieur et les produits d’entretien, des objets utilisés au quotidien, en soient exclus et qu’ils n’aient pas cette obligation d’étiquetage. Aujourd’hui, elle ne concerne que les peintures, les matériaux de construction et de décoration, c’est très insuffisant. Cette erreur devrait être bientôt réparée, tant mieux.

Des précautions indispensables

En attendant de pouvoir choisir une référence qui ne charge pas l’air intérieur de son logement en polluants nocifs, Que Choisir maintient ses recommandations, faites à l’occasion du dernier test sur les désodorisants d’intérieur. Pour vous convaincre de cette nécessité, lisez les mentions qui figurent en petits caractères au dos des emballages. On y trouve souvent « bien ventiler après usage », et/ou « ne pas respirer les aérosols », « utiliser seulement dans des zones bien ventilées ». Et ça, ce sont les fabricants eux-mêmes qui le disent ! Un comble pour des parfums d’intérieur.

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Élisabeth Chesnais


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Lingettes et laits de toilette: Ne jouez plus avec la peau de bébé !
Comment ne pas s’indigner que des fabricants saturent leurs produits de molécules allergisantes, d’antibactériens ou d’antioxydants, toxiques voir perturbateurs endocriniens, surtout lorsque ceux-ci sont destinés à un public particulièrement vulnérable : nos bébés ? En effet, notre dernier test souligne l’omniprésence de ces composés dans 26 lingettes et 6 laits de toilette grand public.

- 94% des produits testés potentiellement nocifs : Des allergènes ont été retrouvés en quantités significatives dans 12 lingettes et 2 laits de toilettes, avec un record pour les lingettes ‘Eco de Naty’ qui en contiennent 700 fois plus que les concurrents les moins chargés ! Le phénoxyéthanol, un conservateur aux effets toxiques pour le foie et suspectés pour le système reproducteur et le développement, est présent dans pas moins de 14 lingettes (par ex. Mixa, Pampers, Carrefour Baby …) et 3 laits de toilette (par ex. Mixa Bébé). Enfin, 6 lingettes (par ex. Carrefour Baby, Top Budget-Intermarché …) contiennent des parabènes à longue chaîne, conservateurs suspectés d’être des perturbateurs endocriniens interférant avec le système hormonal. Au final, seuls deux produits sur 34 sont exempts des substances recherchées(2) : les lingettes ‘Natural caresse’ de ‘Bébé Cadum’ et le lait de toilette ‘Natessance’.

- Une utilisation induisant une surexposition aux risques : Les lingettes utilisées pour nettoyer les bébés cumulent les facteurs de risque : elles sont appliquées plusieurs fois par jour sur une peau de bébé souvent irritée. Pire, l’absence de rinçage après application a pour effet de prolonger le temps de pénétration. Enfin, les substances contenues risquent d’être d’autant plus nocives que certaines d’entre elles, suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, pourraient agir aux stades précoces du développement de l’enfant.

- Une réglementation qui s’assoit sur le principe de précaution : Compte tenu de ces risques, les experts ont demandé que des limites plus strictes soient appliquées pour les produits destinés aux bébés. S’agissant par exemple du phénoxyéthanol, les experts français(3) recommandent de limiter à 0,4% la concentration dans les produits pour les moins de trois ans et surtout de le bannir dans les produits destinés au siège. Or, si la moitié des produits testés contiennent ce composé à risque, un quart en renferment plus de 0,4%, avec un record de 0,9% pour les lingettes ‘Klorane’(4) . Cette concentration est rendue possible par le laxisme de la réglementation européenne. En effet, ignorant les avis d’experts, celle-ci fixe une valeur maximale à 1% quel que soit l’usage !

- Des étiquetages faussement rassurants : les résultats de nos tests sont d’autant plus alarmants que, dans la jungle des produits en rayon, les parents ne peuvent se fier aux mentions et accroches faussement rassurantes. Ainsi, les mentions du type «hypoallergénique» ou «Testé sous contrôle dermatologique» dont s’affublent les lingettes de ‘Leclerc’ ou ‘Pampers’ sont d’autant plus mal venues qu’elles recèlent des quantités significatives d’allergènes.


Au vu de ces inquiétants résultats, l’UFC-Que Choisir :

Invite les parents à réfléchir à deux fois avant de recourir à ces facilités cosmétiques plutôt qu’à la solution la plus sûre : à l’eau et au savon rincé,
Presse la Commission européenne de renforcer la réglementation pour les produits destinés aux jeunes enfants, et notamment de rendre obligatoires les recommandations exprimées par les experts.
Exige des fabricants qu’ils éliminent ces composés, ce qui est parfaitement possible au vu des deux produits testés qui en sont exempts.



(1) Résultats complets du test réalisé sur 27 lingettes et 7 laits de toilette, dans le Que Choisir n°519 de novembre
(2) Substances recherchées dans le test : propyl et butylparaben, phenoxyethanol, methylisothiazolinone et methylchloroisothiazolinone, ainsi que les vingt-six molécules allergènes dont l’étiquetage est obligatoire selon la réglementation européenne dès 10 ppm (mg/kg) dans les produits non rincés.
(3) Recommandation de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (mai 2012) http://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/0b46fedc079e8bb174a40b7b6f16d04c.pdf
(4) Un produit remplaçant (exempt de phénoxyéthanol) devrait être commercialisé sous peu. Information du fabricant.
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Honoraires des médecins spécialistes en 2013: Les bornes sont dépassées !
Les dépassements ont augmenté deux fois plus vite que l’inflation en 2013.

L’UFC-Que Choisir a relevé, à un an d’intervalle, les tarifs de l’ensemble des médecins de trois spécialités : ophtalmologistes, gynécologues et pédiatres(1) . Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les vifs débats sur la fracture sanitaire de l’automne 2012 n’ont pas dissuadé les spécialistes d’augmenter leurs tarifs ! Ainsi, les dépassements d’honoraires ont cru en moyenne de 1,7% en un an, et même de 7% pour les pédiatres… pour une inflation sur la période de 0,9% seulement. Une consultation chez un spécialiste secteur 2 atteint en 2013 52,10€ en moyenne, et 61,50€ dans les grandes villes, soit plus du double du tarif conventionnel.

1ère cause d’augmentation : 45% des médecins ont relevé leurs tarifs sur un an

Pour identifier les racines de cette dramatique croissance des dépassements, l’UFC-Que Choisir a étudié l’évolution individuelle des tarifs de 5 560 médecins de secteur 2. Sur un an, près des deux-tiers d’entre eux ont modifié leurs prix, dont 45% pour les augmenter (de 2,60€ par consultation en moyenne).


2ème cause d’augmentation : la bombe à retardement des jeunes médecins

La situation est d’autant plus alarmante que les jeunes médecins sont plus souvent en secteur 2 que les retraités qu’ils remplacent (63% contre 44%), et demandent par conséquent un tarif moyen plus élevé (40,50€ contre 38,20€).

De plus, l’impact négatif des jeunes générations est pour l’instant partiellement masqué par le fait que, sans patientèle constituée, leurs dépassements sont certes plus fréquents, mais d’un montant moins élevé. Cela n’aura malheureusement qu’un temps : une fois leur situation assise, ils calqueront leurs tarifs sur ceux de leurs aînés, ce qui alourdira encore la facture pour les usagers.

Contrat d’accès aux soins : la capitulation en rase campagne du gouvernement

Présenté il y a un an par le gouvernement comme la réponse définitive aux dépassements, le Contrat d’accès aux soins sera pourtant loin de la panacée proclamée. Il se contentera en effet de geler les dépassements d’honoraires des seuls médecins volontaires, et ce à un niveau déjà trop élevé. Il ne sera par ailleurs d’aucune utilité pour lutter contre les augmentations futures liées au profil des jeunes médecins. Le tout pour un coût annuel à la charge de la collectivité de 470 millions d’euros par an !
Loin de faire baisser les tarifs, le Contrat d’accès aux soins n’est en réalité qu’une solvabilisation, sur le dos des usagers, des dépassements existants. Ce coupable renoncement à réguler la gabegie des tarifs des médecins aboutit à une capitulation en rase campagne des pouvoirs publics face aux lobbies médicaux.

Dans un contexte où 80% des usagers subissent les dépassements d’honoraires faute d’une alternative existante au tarif de la sécurité sociale(2) , l’UFC-Que Choisir exhorte donc le gouvernement et les parlementaires à se saisir de l’examen prochain du PLFSS pour :

- Initier enfin la redéfinition de la rémunération des médecins, pour aboutir à terme à la disparation des dépassements d’honoraires ;

- Plafonner immédiatement les dépassements d’honoraires à 40% du tarif de la sécurité sociale, ce qui correspond à leur prise en charge médiane par les complémentaires santé ;

- Fermer sans délai l’accès au secteur 2, seule solution pour arrêter l’inexorable recul de l’accès aux médecins spécialistes au tarif de la sécurité sociale.





(1) Tarifs relevés sur le site www.ameli-direct.fr de l’Assurance maladie, en deux vagues (juillet 2012 et juin 2013)

(2) Étude fracture sanitaire UFC-Que Choisir, situation pour les ophtalmologistes et les gynécologues, octobre 2012
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Rapport de la cour des comptes sur la sécurité sociale: Après les constats partagés, l'urgence des réformes structurelles
SURCOUTS DE L’OPTIQUE : UNE REGULATION IMPERATIVE

Avec un prix de vente moyen de 470 € et un budget optique 50 % supérieur à la moyenne européenne, les lunettes sont en France bien trop chères pour beaucoup d’usagers. Comme l’établissait en avril dernier l’UFC – Que Choisir, ces surcoûts proviennent d’abord de l’explosion du nombre de points de vente (+ 47 % ces 12 dernières années), à l’origine d’une sous-activité chronique de ces magasins, qui vendent seulement 2,8 paires de lunettes par jour ouvré en moyenne ! Conséquence : une marge brute des opticiens de 233 %, écrasante pour les consommateurs.

L’absence de régulation du secteur, aujourd’hui dénoncée également par la Cour des Comptes, engendre un surcoût pour le consommateur évalué par l’UFC – Que Choisir à 510 millions d’euros par an. La Cour des Comptes, au-delà d’une réforme a minima concernant le déremboursement des lunettes par l’Assurance maladie, n’en appelle pas moins fortement au développement des réseaux de soins pour réellement faire baisser les prix.

QUALITE DE GESTION DES MUTUELLES ETUDIANTES : LE CONSTAT ACCABLANT

Rejoignant les constats établis dès septembre 2012 par l’UFC – Que Choisir, la Cour des Comptes fustige la calamiteuse qualité de service des mutuelles étudiantes. La principale d’entre elles, la LMDE, ne répond ainsi qu’à 1 appel d’étudiant sur 14, et avait en février dernier 200 000 courriers de réclamations en attente de traitement. Plus grave encore, l’UFC – Que Choisir établissait il y a un an qu’un tiers des étudiants attendaient plus de 3 mois leur carte Vitale, durée pendant laquelle ils ne pouvaient bénéficier ni de remboursements rapides, ni du tiers payant.

Au-delà de ces défauts de gestion, aussi dramatiques pour l’accès aux soins des étudiants soient-ils, la Cour rejoint également l’UFC – Que Choisir pour pointer des problèmes structurels dans la délégation du service public de la sécurité sociale aux mutuelles étudiantes. En premier lieu, un coût pour les finances publiques faramineux : 93 millions d’euros par an pour les seuls frais de gestion (+ 7,2 % depuis 2005 selon le rapport, quand les autres régimes sont soumis à une diète sévère).

Par ailleurs, une illisibilité dramatique du système actuel pour les étudiants, qui pour plus de la moitié d’entre eux(1), ne comprennent pas le rôle des mutuelles étudiantes. Pire, du fait d’un intolérable conflit d’intérêt entre mission de service public et activités commerciales, 37 % des nouveaux inscrits à l’Université ignorent que la souscription d’une complémentaire santé auprès d’une mutuelle étudiante est facultative !

L’UFC – Que Choisir se réjouit de voir la Cour des Comptes, après le Sénat en décembre dernier, refuser le statu quo et envisager une gestion des étudiants par l’Assurance maladie qui, selon son rapport, serait source de 69 millions d’euros d’économies par an et d’une meilleure qualité de service pour les étudiants.

APPORTER ENFIN DES REPONSES DURABLES

Dans le prolongement de ses appels restés sans réponse, l’UFC – Que Choisir exhorte aujourd’hui les Parlementaires à se saisir du prochain projet de loi de financement de la Sécurité Sociale et des autres textes en cours d’examen(2) pour enfin :

Permettre le développement des réseaux de soins en optique ;
Mettre fin à la coûteuse exception de la gestion par les mutuelles étudiantes de la Sécurité Sociale.



(1) Enquête en ligne menée à l'été 2012 par l'UFC-Que Choisir auprès de 837 étudiants

(2) Notamment la proposition de loi visant à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins
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