En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Santé et Bien être:

Cantines scolaires: Les mauvaises élèves de la qualité nutritionnelle sont...
Respect global de la réglementation : un bilan « mi figue-mi raisin »

Les établissements scolaires réussissent l’examen de passage sur les critères les moins chers (légumes, produits laitiers et féculents), en revanche, beaucoup d’entre eux échouent sur les ingrédients les plus chers (viande rouge, poisson, crudités et fruits frais), remplacés par des produits hachés bon marché. La diminution des coûts matière au dépend de la qualité nutritionnelle, est renforcée par les choix proposés en self qui privilégient une invasion de produits gras et sucrés au détriment des crudités et fruits crus.

Ecoles élémentaires publiques : une impressionnante montée en régime de la qualité

Largement critiquées dans le passé par l’UFC-Que Choisir et les autorités sanitaires, les écoles primaires publiques obtiennent en 2013 la moyenne de 15,2. Force est de noter l’impact de la nouvelle réglementation : sur les 12 communes ayant écopé de l’appréciation « médiocre » ou « mauvais » en 2005, 11 décrochent l’examen 2013 haut la main, avec une moyenne de 15,5(2) !

Etablissements secondaires publics : des résultats décevants

Avec 12,6/20 (13,1 pour les collèges et 12,2 pour les lycées), les établissements publics du secondaire sont plus de 2 points et demi en dessous de la moyenne du primaire. En cause, les menus avec choix qui laissent les élèves consommer certains aliments à des fréquences très inférieures à la norme (2 fois moins de poisson et 3 fois moins de viande que la norme).

Le privé : bonnet d’âne de la qualité nutritionnelle

Les établissements privés, également assujettis à la réglementation, sont en réel décalage. La moyenne des 55 écoles élémentaires privées est de 11,3, soit près de 4 points de moins que dans le public. Pour le secondaire, la moyenne est d’à peine 10 du fait de l’absence de maîtrise de l’équilibre nutritionnel : ainsi dans la moitié des établissements, la mauvaise conception des choix aboutit à ce que les élèves aient la possibilité de ne manger aucune crudité, poisson, viande rouge non hachée durant les 20 jours analysés !

Gestion concédée/régie directe : pas de tableau d’honneur

Contrairement à l’assertion de certains professionnels, la gestion concédée n’est pas l’assurance d’une meilleure qualité nutritionnelle. Ainsi, parmi les 10 cantines les plus mauvaises du secondaire privé, 7 sont gérées par des grandes sociétés de la restauration collective (Elior, Sodexo et Scolarest).

« Junk food » : après les distributeurs, les cafétérias

Dans 48 établissements secondaires, la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie, implantés au cœur même des établissements, avec en guise d’aliments des produits fortement déséquilibrés, la réglementation de 2011 ne s’appliquant pas à eux.

Alors que les rapporteurs de la mission du Premier Ministre sur les « normes absurdes » à supprimer ont prévu de mettre les textes de 2011 à leur « tableau de chasse », les résultats de l’enquête de l’UFC-Que Choisir plaident incontestablement pour leur maintien impératif et appellent même à un renforcement de l’encadrement des établissements scolaires. En effet, dans le contexte de progression de l’obésité (18 % des enfants touchés), les cantines scolaires, avec 50 % des élèves et 2/3 des collégiens et lycéens qui les fréquentent, sont un passage obligé de la politique de prévention.

L’UFC-Que Choisir exige que le gouvernement maintienne la réglementation de 2011 mais demande en outre son complément notamment en vue de l’interdiction de tout mode de restauration alternatif ne respectant pas les dispositions règlementaires et de la mise en œuvre du choix dirigé pour les menus à choix multiples.

(1) L’UFC-Que Choisir a fait analyser par trois experts diététiciens spécialisés en restauration scolaire, sur la base de 9 critères reprenant la réglementation en vigueur, les menus servis dans 606 communes et établissements scolaires de France sur 20 jours consécutifs sur la période allant de septembre 2012 à avril 2013, soit un total de 12 000 menus analysés.
(2) On remarque notamment la progression spectaculaire de Malakoff, Metz et Perpignan qui après avoir écopé d’un humiliant « Mauvais » en 2005, décrochent huit ans plus tard respectivement : 16/20, 17,7/20 et 16,1/20. Seule Calais, reste à la traîne avec un 8,8.

En savoir plus pour l'Ardeche, cliquez sur la pièce jointe ci-dessous
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Lait pour bébés: Le végétal n’a pas que du bon
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) n’y va pas par quatre chemins : les « laits » végétaux tels que lait de soja, de riz ou d’amande, et les laits de chèvre ou de jument, ne sont pas adaptés pour remplacer le lait maternel ou les laits en poudre classiques au cours de la première année de vie. Ils ne peuvent donc constituer la base de l’alimentation des nourrissons.

L’Anses fonde sa position sur l’analyse de 75 de ces laits. Qui « montre l’inadéquation de la composition nutritionnelle de ces produits par rapport aux valeurs règlementaires, ces valeurs ayant été fixées au regard des données physiologiques et des besoins nutritionnels des nourrissons ». Les parents qui, craignant les allergies ou excluant le lait de vache par principe, se reportent vers ces breuvages font donc courir un risque à leur enfant. Soit de carence, soit d’apport trop important, notamment en protéines. Or à cet âge, des apports inadaptés en protéines, lipides, minéraux, vitamines ou oligoéléments peuvent « avoir des répercussions sur la croissance en poids, en taille et sur le développement cérébral ». Une alimentation exclusive par une boisson végétale, en particulier dans les tout premiers mois, est même susceptible d’entraîner en quelques semaines un état de malnutrition sévère, souligne l’Anses.

Une fois ce constat dressé, quels conseils donner, notamment en cas d’allergie aux protéines de lait de vache ? L’Anses reste assez vague. Elle se contente de rappeler que le lait maternel est le mieux à même de couvrir les besoins d’un nourrisson. Mais allaiter pendant un an n’est pas toujours possible, ni souhaité. Elle conseille dans ce cas de choisir un substitut parmi les laits en poudre classiques, dont certains sont hypoallergéniques.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

Cosmétique et maquillage: Enfin une nouvelle réglementation !
Branle-bas de combat chez les fabricants de produits de beauté et autres cosmétiques ! À compter du 11 juillet prochain, la nouvelle réglementation européenne, édictée par Bruxelles, entrera en vigueur. Ils avaient pourtant déployé des efforts considérables de lobbying pour tenter de s’y opposer. En vain !

Pourtant, rien n’est a priori choquant dans ce texte qui vise à « assurer la protection de la santé et l’information du consommateur en veillant à la composition et à l’étiquetage des produits ». En somme, le minimum de ce qu’un consommateur est en droit d’exiger ! Cela signifierait-il que cela n’était pas le cas auparavant ? C’est pour le moins inquiétant ! On s’étonne ainsi d’apprendre que désormais, les fabricants (ou les distributeurs, s’ils vendent un produit sous leur propre marque) deviennent des « personnes responsables ». Un principe pourtant édicté de longue date par les règlements européens : les conditionneurs sont légalement responsables de la conformité des produits mis sur le marché. Mais la nouvelle réglementation durcit leurs obligations. Pour chaque produit, l’entreprise doit établir un dossier comportant l’analyse des risques de chaque ingrédient, et le notifier sur le portail européen. Les autorités pourront ensuite se retourner contre elle en cas de non-conformité avérée à ce dossier. À terme, l’objectif est de créer une base de données gigantesque à l’échelle européenne de tout ce qui entre dans la composition des cosmétiques. Par ailleurs, un système de cosméto-vigilance va être instauré : tout effet indésirable « grave » lié à l’utilisation de cosmétiques devra être signalé aux autorités compétentes des États membres.

Les nanomatériaux

Autre changement de taille : les nanomatériaux présents dans nombre de produits (crèmes solaires, déodorants, crèmes antirides, fards à paupières, soins pour cheveux…) seront soumis à une obligation d’étiquetage. Une disposition qui préoccupe particulièrement les professionnels. Car les « nanos » n’ont pas bonne presse auprès de nombreux consommateurs du fait de leur éventuelle toxicité pour la santé humaine. Les industriels redoutent donc l’effet répulsif sur les acheteurs que pourrait avoir la mention « nano » affichée sur leurs produits.

Les tests sur les animaux totalement interdits

Enfin, les défenseurs de la cause animale, pour lesquels il est inacceptable de faire souffrir des bêtes au nom de la vanité humaine, ont obtenu gain de cause : interdiction totale des tests sur les animaux lors de la production de cosmétiques. Conformément à l’échéancier prévu par la directive cosmétique révisée en 2003 (2003/15/CE), les tests concernant les produits finis avaient déjà été interdits dès 2004. En 2009, c’était au tour des tests sur les ingrédients d’être banni de l’espace européen. Mais des dérogations étaient accordées pour certains tests liés aux effets toxicologiques complexes (la toxicité par doses répétées, la toxicité reproductive et la toxicocinétique) pour lesquels il n’y avait pas encore de méthodes alternatives. Dix ans après l’entrée en vigueur de la directive, le couperet est tombé. À partir d’aujourd’hui dimanche 10 mars 2013, le règlement interdit à la fois la réalisation d’expérimentations animales dans l’Union européenne, mais aussi la mise sur le marché de produits dont les ingrédients auraient été testés sur les animaux. Cette interdiction vaut pour tous les produits fabriqués hors de l’Union européenne. L’expérimentation sur les animaux doit donc être remplacée par des méthodes alternatives. Au grand dam des industriels qui se plaignent d’être le dos au mur et d’avoir à prouver la non-toxicité de leurs produits alors qu’on les prive des moyens de le faire. Ils avaient pourtant eu largement le temps de s’y mettre, la nouvelle réglementation étant annoncée depuis des années.

Celle-ci aura en tous cas le mérite de donner un coup de fouet à la recherche. En 2009, une enveloppe de 100 millions d’euros sur 5 ans a été allouée aux recherches de méthodes alternatives, presque autant qu’au cours des 20 années précédentes.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


...lire la suite

Déserts médicaux: Le Sénat frappe fort
Ce n’est pas la première fois que cette proposition est mise sur la table. Dans un rapport rendu public jeudi 8 février 2013, le groupe de travail sur la présence médicale au sein de la Commission du développement durable, des infrastructures, de l’équipement et de l’aménagement du territoire du Sénat préconise, au vu de la situation catastrophique de certains territoires, de ne plus conventionner les médecins qui veulent s’installer dans les zones où ils sont déjà trop nombreux. En clair : ils pourraient, s’ils le souhaitent vraiment, continuer de visser leur plaque mais l’assurance maladie ne rembourserait pas du tout les patients. Or la prise en charge des consultations est un élément capital, en début de carrière, pour se constituer une clientèle. Ce n’est donc pas une remise en cause pure et dure de la liberté d’installation, mais la mesure aurait un effet dissuasif certain.

En ce sens, le rapport fait moins dans la nuance que l’UFC-Que Choisir, pour qui l’installation en zone « surdotée » est envisageable, à condition que le médecin s’engage à pratiquer les tarifs de l’assurance maladie. S’ajouterait, pour les spécialistes, l’obligation de passer les deux premières années de leur vie professionnelle dans les hôpitaux des départements où les manques sont les plus criants.

Une quinzaine d’autres pistes, plus incitatives, sont tracées dans le rapport : stage de médecine générale obligatoire pendant les études, transfert de tâches vers d’autres professionnels de santé, exercice regroupé, développement de la médecine salariée, promotion de la télémédecine, mobilisation des agences régionales de santé… Ces propositions font l’unanimité, y compris du côté du ministère de la Santé, qui les a incluses dans son plan de lutte contre les déserts médicaux. Mais leur concrétisation nécessite de la bonne volonté et des financements, deux conditions qui ne sont pas toujours réunies.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

Diabète: Les boissons
La consommation de boissons sucrées type sodas est associée depuis toujours à un risque accru de diabète de type 2. Ce qui n’est pas le cas des boissons « light », édulcorées notamment à l’aspartame, ne contenant pas de sucre. Or une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) portant sur 66 000 femmes vient de mettre à mal cette idée reçue. Les chercheurs montrent même que le risque est supérieur avec les boissons édulcorées.

Par rapport aux femmes qui ne consomment que de l’eau ou des jus de fruits, celles qui boivent 1,5 litre de soda sucré par semaine ont moitié plus de risque de déclarer un diabète à terme. Pour la même quantité de boisson aux édulcorants, elles ont 2,3 fois plus de risques.

Parallèlement, une étude récente a montré que l’augmentation du taux de sucre dans le sang était similaire avec une boisson à l’aspartame et avec une autre sucrée. En attendant des études complémentaires, l’eau reste la seule boisson indispensable et dénuée de risques.
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Mediator: Trop d’indemnisations rejetées
Lent et arbitraire : un an après la mise en place du fonds d’indemnisation Mediator, le collège d’experts chargé d’examiner les demandes des victimes essuie un feu nourri de critiques. Celles-ci sont loin d’être infondées. Sur 7 500 dossiers déposés, 750 seulement ont été étudiés. Et moins de 50 personnes ont, pour le moment, reçu un avis favorable d’indemnisation.« Plus de 90 % des demandes sont rejetées », analyse Dominique Courtois, président de l’Association d’aide aux victimes de l’Isoméride et du Mediator (Avim).

Ce chiffre est très faible, et il est d’autant plus contestable que les membres du collège travaillent dans la plus totale opacité. Les décisions ne sont pas motivées, et, au motif qu’une expertise médicale relève du cas par cas, aucune grille de lecture scientifique n’est utilisée. Pourtant, des données récentes permettent de préciser dans quels cas l’exposition au Mediator a été préjudiciable. On sait ainsi que si la personne a été exposée au Mediator avant la découverte d’une valvulopathie et que s’il n’y a pas d’autres causes possibles, une atteinte des valves cardiaques est, dans au moins les trois quarts des cas, imputable au Mediator.

Les associations de victimes, le député Gérard Bapt, Irène Frachon, la pneumologue par qui le scandale est arrivé, et la revue médicale indépendante Prescrire, demandent que des règles claires soient établies et respectées. Une telle mesure semble souhaitable y compris pour la sérénité des débats au sein du collège d’experts : un de ses membres a démissionné jeudi dernier, car il juge les méthodes d’évaluation du préjudice défavorables aux patients.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

Compléments alimentaires à la levure de riz rouge: L'UFC-Que Choisir rit jaune !
Alors que fleurissent nombre de compléments alimentaires censés baisser le cholestérol, est publié dans le numéro du mois de décembre de Que Choisir Santé, une étude sur dix références de levure de riz rouge vendue en pharmacie, parapharmacie et Internet. Celles-ci contiennent des substances thérapeutiques dont la principale d’entre elles, la monacoline K, a pour effet de diminuer la production de cholestérol par l’organisme. L’examen de la présentation et du contenu de ces « pilules miracles » est sans appel : elles sont au mieux inutiles, au pire dangereuses et dans tous les cas muettes sur les précautions d’emploi et les effets secondaires.

Effet sur le cholestérol : 80 % de produits bidon

Alors que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), n’autorise à communiquer sur la baisse du cholestérol qu’au-dessus de 10 milligrammes de monacoline K par jour, huit produits sur dix présentent des teneurs inférieures, parfois infinitésimales, l’écart allant de 1,6 mg/j à 5,5 mg/j, la moyenne de ces produits atteignant à peine le tiers de la dose minimale requise. C’est donc à tort que ceux-ci se vantent auprès des consommateurs de leur action sur le cholestérol.

Des substances médicamenteuses voire dangereuses en libre-service

Mais c’est au-delà de ce seuil que la situation se complique, car cette dose de 10 milligrammes par jour étant une dose thérapeutique (1), on entre alors dans l’univers des médicaments nécessitant une prescription. Ceci a motivé la position de la répression des fraudes (DGCCRF) selon laquelle la teneur maximale en monacoline K autorisée dans de simples compléments alimentaires ne doit pas dépasser ce seuil ! Or, deux produits de notre test (Herbal actives et Nat&Form) dépassent ce dosage et peuvent donc être achetés et consommés en dehors de tout contrôle médical. Plus inquiétant encore, nous avons détecté dans deux autres compléments, la présence de toxines potentiellement dangereuses pour les reins.

Carence sur les contre-indications

Alors que, comme toute molécule active, ces compléments sont susceptibles d’avoir des effets sur l’organisme, aucun d’entre eux n’indique correctement les contre-indications, effets indésirables ou interactions qui sont en revanche obligatoires sur les médicaments. Ce mutisme est d’autant plus grave qu’il existe notamment des contre-indications pour les femmes enceintes, des interactions possibles avec d’autres anticholestérols et des effets indésirables possibles sur les muscles.
Tous ces maux sont dus à un classement réglementaire inadéquat faisant dépendre ces produits de la réglementation permissive des compléments alimentaires, alors que nombre d’entre eux devraient relever de la réglementation sur les médicaments, à l’instar des décisions déjà prises par d’autres pays comme les Etats-Unis.

Déterminée à protéger la santé des consommateurs, l’UFC-Que Choisir :

- Saisit la Haute autorité de santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour qu’elles se prononcent sur l’opportunité de rattacher ces produits à la réglementation spécifique aux médicaments plus protectrice pour les consommateurs ;

- Dans l’attente de cet avis, demande à la DGCCRF de faire retirer toute référence au cholestérol pour les teneurs inférieures à 10 mg de monacoline K, d'interdire la commercialisation pour les teneurs supérieures à cette valeur, et à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) d’examiner en urgence les risques posés par une utilisation de ces produits sans contrôle médical.

(1) Dose prévue pour le Mevacor, médicament commercialisé aux Etats-Unis contenant de la monacolineK
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Bisphénol A Vers une interdiction générale
Alors que la toxicité du bisphénol A (BPA) semble de plus en plus avérée, le Sénat a adopté, en première lecture, une proposition de loi visant à interdire cette substance chimique dans tous les contenants alimentaires. Le texte, préparé par le député socialiste Gérard Bapt, avait déjà obtenu le vote à l’unanimité de l’Assemblée nationale, le 12 octobre 2011. Mais les sénateurs ont créé la surprise en élargissant la mesure d’interdiction non seulement au BPA, mais aussi à tous les perturbateurs endocriniens et aux substances classées reprotoxiques, cancérogènes et mutagènes de catégorie 2 dans les dispositifs médicaux destinés aux bébés et aux femmes enceintes. Toutefois, les sénateurs ont décidé de « laisser du temps au temps ». Après deux heures de débat, ils ont finalement voté l’amendement proposé par le sénateur Gilbert Barbier qui repousse l’entrée en vigueur de la loi au 1er juillet 2015. Dans sa première mouture, le texte législatif fixait cette échéance au 1er janvier 2014. Un délai jugé trop court par la commission des Affaires sociales du Sénat, qui l’avait déjà décalée au 1er janvier 2015 « pour tenir compte des délais de la navette parlementaire ainsi que de ceux de la rédaction des décrets d’application ». Les sénateurs se sont montrés encore plus prudents et surtout plus sensibles aux arguments des industriels qui n’ont cessé de mettre en garde le gouvernement contre l’utilisation dans l’urgence de substituts dont l’innocuité n’est pas suffisamment prouvée. L’interdiction du BPA dès 2013 pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans est néanmoins confirmée.

« Reculer l’échéance initiale d’un an et demi est stupide du point de vue de la santé publique, d’autant qu’il existe suffisamment de retours d’expériences indiquant que l’industrie agroalimentaire est capable de relever rapidement le défi de la substitution, à l’image de Nestlé, Heinz ou de plusieurs PME du secteur bio aux États-Unis », regrette Yannick Vicaire, chargé de mission au Réseau Environnement Santé (RES), dans un communiqué. Le RES salue néanmoins « la nouvelle étape franchie pour la réduction de l’exposition humaine au bisphénol A ». Présent dans la plupart des bouteilles en plastique rigide, des boîtes de conserve ou des canettes, le BPA dérégule le système hormonal en mimant l’action des hormones naturelles. Avec pour conséquences, une baisse de la fertilité, des effets sur la glande mammaire, le diabète et les pathologies cardiovasculaires. En 2011, après avoir passé au crible toute la littérature scientifique, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) avait jugé nécessaire de le remplacer « sans tarder ».« La France sera le premier pays au monde à adopter une mesure aussi générale », a souligné la rapporteure Patricia Schillinger (PS). Reste à savoir si les députés confirmeront l’essai.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


...lire la suite

Mutuelles étudiantes Bonnet d’âne !
À l’occasion de la rentrée universitaire, l’UFC-Que Choisir s’est intéressée au fonctionnement des mutuelles étudiantes, qui, depuis le scandale de la Mnef à la fin des années 1990, ont, à de rares exceptions près, été épargnées de tout droit de regard. La multiplication des plaintes des étudiants sur la piètre qualité de ces mutuelles nous a conduits à examiner leur fonctionnement et leurs contrats, et à mener une enquête de satisfaction auprès d’un millier d’étudiants. À l’arrivée, ces organismes ne méritent qu’un bonnet d’âne avec mention spéciale pour l’opacité. La clarté de l’information donnée aux étudiants, surtout s’agissant de leurs droits, n’est pas le fort de ces organismes : moins de la moitié des étudiants interrogés (43 %) savent que le montant du remboursement est le même quelle que soit la mutuelle choisie. Plus grave, près de quatre nouveaux étudiants sur dix pensent que les complémentaires santé qu’elles proposent sont obligatoires… Le service rendu est tout aussi bâclé : un tiers des nouveaux inscrits en fac attend plus de trois mois sa carte Vitale et ne peut donc, pendant ce temps, bénéficier du tiers payant. Et gare à ceux qui ont la mauvaise idée de contacter leur mutuelle : moins d’un appel sur deux (45 %) aboutit auprès de la LMDE (la principale mutuelle étudiante), contre 88 % pour l’assurance maladie ! Les contrats de complémentaire santé sont tous plus ou moins truffés de clauses abusives. Et l’examen de leurs coûts de gestion est édifiant. Les mutuelles étudiantes ont dépensé 93 millions d’euros, en 2011, en frais de gestion pour remplir leur mission de « Sécurité sociale étudiante ». C’est près de 14 % du montant des prestations versées, trois fois plus que l’assurance maladie ! Cette note, particulièrement salée pour la société, est le résultat de cette aberration visant à confier à des établissements privés une mission de service public. Structurellement, un tel système, qui organise une concurrence entre plusieurs organismes pour gérer une activité de service public, est un non-sens financier puisqu’il empêche les économies d’échelle. Le mode de financement public des mutuelles est tout aussi aberrant. Indexé sur le nombre d’assurés, il les pousse à multiplier les dépenses de communication pour recruter un maximum d’affiliés, donc de financements. Défavorable aux étudiants et dispendieux pour la collectivité, le régime spécifique de la Sécurité sociale étudiante est à revoir. L’UFC-Que Choisir demande au gouvernement de remettre sa gestion dans le giron de l’assurance maladie, ce qui permettrait une économie proche de 90 millions d’euros par an. Il faut également que les étudiants soient préservés, sur leurs lieux d’études, du démarchage des mutuelles étudiantes pour leurs différentes activités privées. Si les jeunes rejoignent les bancs de la faculté, les mutuelles étudiantes ne doivent pas être les marchands du temple de l’université.

Que Choisir en Ligne
A Bazot


...lire la suite

Médicament Générique ou plus de tiers payant
Dans toutes les officines, depuis le début du mois de juillet, c’est le même refrain. Si le pharmacien propose un générique à la place du médicament de marque (princeps) prescrit par le médecin, il vaut mieux l’accepter, sans quoi le tiers payant ne sera pas accordé.

C’est le recul, en deçà de 80 %, du taux de substitution des médicaments de marque par leur version générique ces derniers mois qui a poussé l’Assurance maladie à relancer ce dispositif prévu par une loi de 2006. Lors d’une négociation au printemps dernier, les syndicats de pharmaciens et la Sécu sont tombés d’accord sur un objectif national de 85 %. Au niveau de chaque officine, le taux de substitution fait désormais partie des critères à remplir pour bénéficier d’honoraires de dispensation. Des affiches apposées sur les comptoirs de pharmacie avertissent les patients de cette relance de la promotion des médicaments génériques.

Ceux qui, malgré tout, demanderont le médicament de marque devront avancer les frais. Le pharmacien leur délivrera une feuille de soins qu’il faudra remplir et renvoyer à l’Assurance maladie pour être remboursé. Tous les régimes (général, agricole, indépendant) et tous les patients sont concernés, y compris les personnes en affection de longue durée (ALD) et celles bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU). Quelques cas seulement dispensent le pharmacien de substituer : quand le médecin a écrit sur l’ordonnance, à la main, en face du médicament et en toutes lettres, la mention « non substituable », et quand le prix du médicament de marque est inférieur à celui du générique. L’objectif est tout de même de faire faire des économies à l’Assurance maladie !
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

/ / / / / / / / / / / / / / / / / 18 / / / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir Rhône Alpes