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Fracture sanitaire: La Cour des Comptes prône nos remèdes !
Si la lecture peut en être aride (plus de 600 pages tout de même !), elle est souvent instructive et parfois pleine de satisfactions. Ainsi en est-il du long chapitre consacré aux médecins spécialistes, et aux difficultés d’accès rencontrées par les usagers.

J’y ai retrouvé avec plaisir, confessons-le, une approche et une méthodologie similaires aux études que nous avons publiées depuis 2012 sur la fracture sanitaire. La Cour a en effet mêlé les questions de l’accès géographique et des barrières financières, et ainsi montré, malheureusement sans surprise, que l’accès aux soins recule. D’une part, elle constate un creusement des inégalités territoriales, la forte croissance des effectifs de spécialistes ne se traduisant par aucun rééquilibrage géographique. D’autre part, la Cour souligne, avec une amertume que je partage, que loin des proclamations victorieuses de l’Assurance maladie, les dépassements d’honoraires continuent à augmenter, de 1,4 % en 2016 pour s’établir à 2,42 milliards d’euros.

Comme nous l’avions pointé l’année dernière, le Contrat d’accès aux soins, devenu option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM), auquel les médecins peuvent adhérer en s’engageant à ne plus augmenter leurs tarifs, est un très coûteux fiasco. Alors que l’UFC – Que Choisir avait estimé que chaque euro de dépassement d’honoraires évité coûtait 8 € à la collectivité, la Cour arrive même à un coût de 10 € pièce sur 2015 ! Cette année-là, l’assurance maladie aura versé aux médecins 183 millions d’euros pour qu’ils daignent épargner 18 millions d’euros de dépassements aux usagers (soit 0,7 % du total de leurs dépassements). On peut sans doute rêver utilisation plus efficiente de l’argent public…

Nos convergences avec les magistrats de la rue Cambon ne s’arrêtent pas aux constats, mais s’étendent aux solutions. La Cour, comme l’UFC – Que Choisir, préconise ainsi que l’installation de nouveaux médecins dans les territoires surdotés ne soit plus possible qu’en secteur 1, c’est-à-dire au tarif de la sécurité sociale, ce qui manque cruellement dans ces zones. En parallèle, les médecins dans les contrées en déficit de médecins pourront eux exercer en secteur 2, mais uniquement à travers l’OPTAM, qui tend à limiter les dépassements.

Alors que la ministre de la santé doit présenter le mois prochain un plan de lutte contre les déserts médicaux, et d’ici la fin de l’année sa Stratégie nationale de santé, espérons qu’elle tendra l’oreille aux préconisations communes des usagers et de la Cour des comptes !
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


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Dépassements d’honoraires: L’action de la sécu inefficace
La Cour des comptes, dans son rapport annuel sur la sécurité sociale, rendu mercredi 20 septembre, confirme les craintes de l’UFC-Que Choisir : la politique menée contre l’inflation des dépassements d’honoraires chez les médecins coûte cher à la collectivité, pour un effet limité. Selon les calculs publiés, pour éviter 1 euro de dépassement, l’assurance maladie dépenserait 10 euros. Ce chiffre recouvre la prise en charge d’une partie des cotisations sociales des médecins, en échange d’un engagement à limiter leurs tarifs, et la revalorisation de certains actes.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas vraiment. L’assurance maladie se vante régulièrement d’un léger recul du taux moyen de dépassement, passé de 55 % en 2011 à 51,4 % en 2015, mais la Cour des comptes note à juste titre que le nombre de médecins autorisés à pratiquer des dépassements d’honoraires ne cesse d’augmenter, les nouveaux installés choisissant massivement d’exercer en secteur 2. En conséquence, le total des dépassements a atteint 2,4 milliards d’euros en 2015, contre 1,9 milliard en 2009. L’enveloppe qui reste à la charge des ménages est donc considérable, et constitue un frein certain à l’accès aux soins : dans de nombreuses régions, la plupart des spécialistes pratiquent des dépassements d’honoraires et les patients n’ont plus la possibilité de se faire soigner aux tarifs sécu.

Pour améliorer la situation, la Cour des comptes approuve les positions de l’UFC-Que Choisir. Elle évoque la possibilité de conditionner l’installation dans les zones déjà bien fournies en médecins à l’engagement d’appliquer les tarifs de l’assurance maladie. Et, à l’inverse, d’autoriser des dépassements d’honoraires encadrés aux médecins qui décideraient d’exercer dans les territoires sous-dotés.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Mediator: Les laboratoires Servier condamnés en cassation
C’est une première : après le tribunal de grande instance de Nanterre et la cour d’appel de Versailles, la Cour de cassation vient de reconnaître, cette fois définitivement, la responsabilité des laboratoires Servier dans l’état de santé d’une patiente ayant pris du Mediator sur une période de trois ans. Pour son avocate, Me Martine Verdier, il s’agit d’une décision cruciale : « Les laboratoires Servier ne peuvent plus invoquer l’exonération de responsabilité pour risque de développement, c’est-à-dire affirmer qu’ils ignoraient la nocivité de leur médicament. La Cour a validé les études internationales qui signalaient dès 1998 les dangers du Mediator, et qui ont conduit à son retrait du marché dans d’autres pays européens et en Suisse », souligne-t-elle. La France a attendu 2009 pour franchir le pas. Concrètement, étant donné les alertes, la notice du Mediator aurait dû mentionner les risques d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et de valvulopathie cardiaque. La patiente a obtenu une indemnisation de 7 650 euros.

Procès au pénal à venir

L’arrêt de la Cour de cassation intervient quelques jours après que les juges d’instruction du pôle de santé publique de Paris ont rendu leur ordonnance de renvoi dans le volet pénal de l’affaire Mediator. Plus rien ne s’oppose à l’organisation d’un grand procès pour les milliers de victimes de cet anorexigène. Il était temps ! Les laboratoires Servier seront jugés notamment pour tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires. L’ordonnance de renvoi détaille précisément comment le fabricant a, dès les années 1960, dissimulé la vraie nature du Mediator, en s’obstinant à le faire passer pour un antidiabétique, alors qu’il s’agissait d’un coupe-faim de la famille des amphétamines. Mais les laboratoires Servier ne seront pas seuls sur les bancs des accusés. Sans surprise, l’Agence nationale du médicament (ANSM), à l’époque nommée Afssaps, est poursuivie pour blessures et homicides involontaires, pour n’avoir pas su voir clair dans le jeu de la firme. La passivité de l’agence et son incapacité à prendre en compte les alertes sont pointées du doigt. Même si, soulignent les juges d’instruction, ses fautes ne sont pas intentionnelles.

L’UFC-Que Choisir est partie civile dans ce dossier judiciaire.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Cosmétiques: Des ingrédients indésirables enfin interdits
Le législateur européen n’a pas chômé cet été sur le front des cosmétiques. Pour la MIT (méthylisothiazolinone), ce conservateur très allergisant, ça sent la fin : la teneur limite dans les produits a été abaissée à 0,0015 %. L’avis du comité d’experts (Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs) le préconisant remonte pourtant à… décembre 2013 ! Le règlement qui le met en œuvre précise qu’il « importe d’intervenir face à la hausse des allergies ». Craignant le ridicule, les rédacteurs n’ont pas ajouté « rapidement ».

Par ailleurs, l’oxyde de zinc (« zinc oxide » dans les listes d’ingrédients) présentant un risque en cas d’inhalation, il est désormais interdit de l’utiliser dans les cosmétiques en spray. En pratique, il s’agit surtout de produits solaires. Au cas où vous auriez à en utiliser d’ici mai 2018, date où ces produits devraient avoir disparu des rayons, faites-le dans un endroit aéré sans respirer à plein poumons !

Enfin, la Commission va interdire le formaldéhyde, classé cancérogène pour l’homme. Cet ingrédient n’est plus utilisé que dans les produits pour les ongles : les utilisatrices fréquentes feraient bien de se débarrasser sans attendre des produits qui en contiennent.
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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Encens et bougies: Le plein de pollution confirmé
Fin 2015, « Que Choisir » analysait les émissions des encens et des bougies parfumées, « des produits qui chargent l’air de nos domiciles en substances très nocives » et même, pour les encens, « en un cocktail de cancérogènes, entre benzène, formaldéhyde et particules fines. On peut respirer beaucoup plus de benzène assis confortablement dans son salon qu’en se promenant dans les rues embouteillées », affirmions-nous alors, en regrettant que le plan national pour la qualité de l’air adopté en 2013 soit au point mort.

Le CSTB (Centre scientifique et technique du Bâtiment) et l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel) se sont depuis attaqués au problème pour le compte de l’Ademe. L’étude a été réalisée en conditions réalistes dans une pièce de la maison expérimentale Maria du CSTB. Elle vient de sortir, et porte sur 9 encens et 9 bougies parfumées. « L’utilisation des bâtons d’encens se traduit par des concentrations élevées en benzène, toluène, formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine, ainsi qu’en HAP (hydrocarbures aliphatiques polycycliques) et en particules », souligne-t-elle, rejoignant ainsi nos conclusions.

Les émissions de polluants des bougies sont nettement plus faibles, mais celles de formaldéhyde persistent, et si les bougies émettent moins de particules que les encens, il s’agit de particules plus fines, qui pénètrent donc plus facilement dans les alvéoles pulmonaires. Enfin, les bougies sont plus émissives en oxydes d’azote que les encens.

L’étude conclut à des expositions de court terme qui peuvent dépasser les valeurs sanitaires retenues et recommande notamment de réglementer la vente des produits les plus émissifs. Souhaitons que cette demande déjà émise par « Que Choisir » il y a 2 ans aboutisse, cette fois.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Levothyrox (thyroïde): Questions et réponses

SOMMAIRE

1. En quoi le Levothyrox est-il particulier ?
2. Qu’est-ce qui a changé dans la formule ?
3. Pourquoi la formule a-t-elle changé ?
4. Nouveaux effets indésirables ou nouveaux problèmes de dosage ?
5. Qu’est-il conseillé de faire à ceux qui souffrent de ces symptômes ?
6. Y a-t-il eu un défaut d’information ?

En quoi le Levothyrox est-il particulier ?

Le Levothyrox est un médicament indispensable. C’est une hormone de synthèse, la lévothyroxine, identique à celle produite normalement par la thyroïde, cette glande située à la base du cou. Il est fréquent que la thyroïde fonctionne mal ou qu’elle ait été ôtée chirurgicalement, suite à un cancer notamment. Dans ce cas, les personnes atteintes prennent chaque jour du Levothyrox en remplacement. Ce médicament est particulier dans la mesure où cette hormone régule de très nombreuses et très importantes fonctions : température, fatigue, appétit, humeur, etc. Selon que vous avez trop d’hormone ou pas assez, vous serez en surrégime (chaud tout le temps, cœur qui bat, tendance à maigrir, excitation…) ou en sous-régime (frilosité, fatigue, constipation, déprime…). Cette régulation se fait assez finement. Des petites variations de la quantité de l’hormone peuvent produire des effets assez importants.

Qu’est-ce qui a changé dans la formule ?

En mars dernier, une nouvelle formule du Levothyrox a été mise sur le marché. Ce changement de composition ne concerne pas la substance active, qui reste rigoureusement la même. Ce sont les excipients, c’est-à-dire les composants inactifs assurant le volume, la texture, la stabilité du médicament, qui ont été modifiés. Le lactose a été remplacé par du mannitol, et de l’acide citrique anhydre a été ajouté. L’un ou l’autre de ces excipients sont présents dans des milliers de spécialités pharmaceutiques, parfois associés comme dans les comprimés effervescents de Citrate de bétaïne UPSA en France, ou dans la Lévothyroxine Teva commercialisée en Grande-Bretagne.

Pourquoi la formule a-t-elle changé ?

C’est l’ironie de l’affaire ! La formule a été modifiée, à la demande de l’Agence du médicament (ANSM), dans le but de rendre le médicament plus facile à utiliser par le plus grand nombre. Le lactose a été supprimé, car une partie non négligeable de la population est intolérante à ce sucre. L’acide citrique anhydre a été ajouté pour assurer une meilleure conservation. Les autorités sanitaires avaient en effet constaté que le Levothyrox présentait des problèmes d’instabilité, la molécule active étant sensible à la chaleur, la lumière, l’humidité, et peut-être aussi au lactose. Du coup, il n’y avait plus exactement la même quantité dans les comprimés à la fin de la boîte qu’au début. Ceci explique sans doute en partie les difficultés rencontrées par de nombreux malades, avec l’ancienne formule, pour trouver la dose avec laquelle ils sentaient bien. La nouvelle formule était censée faciliter cet ajustement délicat, et peut être le fera-t-elle pour les nouveaux utilisateurs. Mais pour l’instant, on ne voit que les cas où elle a déséquilibré des malades qui allaient bien jusque-là.

Nouveaux effets indésirables ou nouveaux problèmes de dosage ?

S’il est difficile de faire un point précis pour l’instant, une chose est sûre : les effets indésirables rapportés depuis le changement de formule sont réels, désagréables, voire très handicapants. Mais ils ne présentent pas de danger vital. Sur les 3 millions d’utilisateurs, un grand nombre n’en souffrent pas. Peut-être certains s’en trouvent-ils mieux. Du côté de ceux qui s’en trouvent moins bien, plus de 5 000 déclarations officielles d’effets indésirables ont pour l’instant été enregistrées. Ils sont de nature diverse : problèmes de transit intestinal, nausées, vertiges, grande fatigue, sommeil perturbé, douleurs musculaires, irritabilité, difficultés respiratoires, etc.

Ces symptômes sont très évocateurs d’un problème de dosage en hormone. Cette hypothèse est d’autant plus probable que le Levothyrox fait partie des médicaments à marge thérapeutique étroite, c’est-à-dire qu’un petit changement de dose entraîne de grands changements de fonctionnement, alors que la nouvelle formule visait précisément à stabiliser la dose prise ! Ceci étant, les premières analyses de la pharmacovigilance n’ont identifié qu’une cinquantaine de cas de problèmes de dose avérés sur plus de 300 dossiers. Les nouveaux excipients sont-ils par ailleurs responsables de nouveaux effets indésirables ? Ce n’est pas impossible. Un effet « nocebo », c’est-à-dire une réaction du corps provoquée par le fait de savoir que la formule a changé, peut-il aussi jouer ? Là encore, ce n’est pas impossible.

Qu’est-il conseillé de faire à ceux qui souffrent de ces symptômes ?

Il est recommandé aux personnes qui prennent du Levothyrox et souffrent de nouveaux symptômes de ne pas modifier – et a fortiori de ne pas arrêter ! – leur traitement. Elles sont invitées à consulter leur médecin. Un dosage sanguin de la TSH (indicateur de la quantité de médicament absorbée) pourra leur être proposé afin, si besoin, de procéder à un ajustement de la dose de médicament à prendre. L’association Vivre sans thyroïde a édité un vade mecum à ce propos, qui fournit, à notre avis, la meilleure information à ce sujet : https://www.forum-thyroide.net/VST_Guidelines_Patients_Levothyrox_NF.pdf

Y a-t-il eu un défaut d’information ?

Certainement ! Le fait que nous devions orienter vers l’information émise par une association et non vers les autorités ou des professionnels de santé est très révélateur… La plupart des patients ont découvert que la formule de leur médicament avait changé lors des premières plaintes dans la presse. Pourtant leur pharmacien, avec qui ils avaient été nécessairement en contact, aurait pu les en avertir. D’autant que le changement de formule s’accompagnait d’un changement de boîte, induisant potentiellement en erreur et sur lequel les pharmaciens devaient attirer l’attention des patients. Chez les médecins non plus, l’information n’a visiblement pas toujours fait tilt. Nous avons reçu plusieurs témoignages de personnes qui se sentaient très mal et qui ont subi des batteries d’examens et de bilans avant que le changement de formule de leur lévothyroxine soit envisagé comme la cause de leurs troubles.

Lors du changement de formule, l’Agence du médicament a envoyé une lettre aux professionnels de santé les avertissant du changement de formule et invitant les prescripteurs à contrôler les personnes à risques (enceintes, cardiaques, âgées…). Pour les autres patients, un suivi inchangé était préconisé. C’est assez surprenant. En effet, le Levothyrox connaît un précédent. Il y a quelques années, lors de la mise sur le marché du générique (Lévothyroxine Biogaran et Ratiopharm), il avait été recommandé de ne pas substituer le médicament de marque par un générique chez les patients à risque. Progressivement, c’était devenu une pratique pour tous les patients, à tel point que les laboratoires génériqueurs, devant l’insuccès de leur médicament, se sont retirés du marché. Si la nouvelle formule du Levothyrox n’est pas un générique d’un point de vue administratif, c’est tout comme d’un point de vue scientifique (même substance active, excipients différents). Les autorités de santé savaient que c’était un médicament sensible et ne semblent pas l’avoir suffisamment pris en compte.

Ce défaut d’information, alimenté par les scandales médicamenteux récents, n’a pu que participer à la flambée de défiance et de malaises face à cette nouvelle formule.

Pourquoi l’UFC-Que Choisir ne demande-t-elle pas le retour à l’ancienne formule ?

Plusieurs pétitions circulent sur Internet, recueillant des dizaines et des dizaines de milliers de signatures, pour exiger le retour à l’ancienne formule. L’Association française des malades de la thyroïde est particulièrement active à ce sujet. L’UFC-Que Choisir ne s’associe pas à cette démarche. Tout d’abord parce que la nouvelle formule n’est pas dangereuse. À moins de développements inattendus, aucun malade n’est en danger. Ensuite, parce que l’ancienne formule du Levothyrox n’était pas satisfaisante. Or il faut mettre à disposition des malades une formule satisfaisante. Dans cette optique, nous invitons les personnes ayant ressenti ou ressentant des symptômes à faire une déclaration aux services de pharmacovigilance (1).

Lire aussi:

Les règles de prise et de suivi du Levothyrox (Que Santé n°107 – accès payant)

Gros plan sur les nodules thyroïdiens (Que Santé n°110 – accès payant)

Notes:
(1) http://ansm.sante.fr/Declarer-un-effet-indesirable/Votre-declaration-concerne-un-medicament/Votre-declaration-concerne-un-medicament/
Que Choisir en Ligne
Perrine Vennetier


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Stratégie nationale de santé: Enfin le temps des mesures courageuses ?
Dans la consultation qui s’engagera alors, l’UFC–Que Choisir insistera auprès de la ministre pour que les pouvoirs publics passent la surmultipliée sur ces thèmes récurrents qui, trop souvent, ont donné lieu à des mesures décevantes. Ainsi, alors que la ministre annonce une attention toute particulière apportée aux jeunes et aux enfants, la politique de prévention de l’obésité ne pourra pas encore passer par l’appel à une illusoire autorégulation des acteurs de l’agroalimentaire. Étiquetage nutritionnel simplifié, encadrement strict du marketing alimentaire à la télé ou sur internet, amélioration de l’équilibre nutritionnel dans les cantines scolaires sont autant de priorités qui devront être inscrites dans cette stratégie nationale.

De même concernant les déserts médicaux : leur progression année après année, encore rappelée en 2016 par l’UFC–Que Choisir (voir notre carte interactive de l’offre médicale), est la preuve de l’échec sans cesse renouvelé des politiques exclusivement incitatives. Parsemer à grand frais le territoire de maisons de santé qui ne trouvent pas de médecin pour y exercer ou multiplier les aides financières ne suffiront pas à inverser la tendance. Nous appelons les pouvoirs publics à mettre en œuvre un conventionnement sélectif des médecins, qui ne devraient pouvoir s’installer en zone sur-dotée que s’ils exercent en secteur 1, c’est-à-dire sans dépassement d’honoraires.

Le volontarisme de la nouvelle ministre de la santé, qui souhaite que les premières mesures aboutissent dès cette fin d’année, est une belle occasion d’agir pour une plus grande égalité de tous devant la santé. Nous nous engagerons pour qu’elle ne soit pas manquée !
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


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ThyroĂŻde: Un changement de formule houleux
Maux de ventre, nausées, vertiges, fatigue, douleurs musculaires, irritabilité, voire asthme sévère : nombreux sont les effets indésirables rapportés suite au changement de formulation, en avril dernier, du Levothyrox (lévothyroxine), un médicament prescrit suite à une ablation de la thyroïde ou en cas d’insuffisance de cette glande. Au point qu’une pétition signée par 70 000 utilisateurs réclame le retour à l’ancienne composition ! Et qu’un numéro vert a dû être mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) : le 0800 97 16 53 est accessible du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.

Rien n’a été modifié, pourtant, au niveau de la molécule active : les comprimés contiennent toujours les mêmes quantités de lévothyroxine. Ce sont les excipients qui ont changé : par souci de stabilité du médicament, et à la demande de l’ANSM, le laboratoire Merck a remplacé le lactose par du mannitol et de l’acide citrique.

Pour la grande majorité des trois millions de patients qui prennent ce produit quotidiennement, la transition n’a pas posé de problème. Mais il se peut que, pour une partie d’entre eux, le changement ait fait légèrement varier l’absorption de la molécule par l’organisme. Or, quelques microgrammes en plus ou en moins, s’agissant d’une hormone, sont susceptibles d’avoir un impact sensible.

En pratique, les personnes chez qui le nouveau Levothyrox entraîne des effets indésirables inhabituels et handicapants doivent consulter leur médecin. Il ne faut surtout pas stopper brutalement le traitement ! Un dosage des hormones thyroïdiennes par prise de sang permettra de voir si, effectivement, il y a un déséquilibre. Dans ce cas, un ajustement suffira sans doute à rétablir la situation.

Par ailleurs, un signalement de pharmacovigilance, soit par le médecin, soit par le patient directement, est indispensable. La procédure est accessible par Internet, via le site de l’ANSM (1). Attention, il faut être en mesure de fournir un dosage postérieur au changement de formule.
Notes
(1) http://ansm.sante.fr/Declarer-un-effet-indesirable/Votre-declaration-concerne-un-medicament/Votre-declaration-concerne-un-medicament/
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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Vaccins obligatoires: Un passage obligé ?
Onze vaccins vont être rendus obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans. Cette décision, annoncée le 5 juillet par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, devrait mettre un terme à une situation bancale qui prévaut en France depuis plusieurs années. D’une part, 3 vaccins sont obligatoires : contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP). D’autre part, 8 autres vaccins sont seulement recommandés : contre l'haemophilus influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites), la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C et le pneumocoque. Or il n’y a pas de justification médicale particulière à cette différence de statut réglementaire. La décision a donc été prise de les rendre tous obligatoires, en 2018. La mesure a reçu un accueil très favorable dans la presse et auprès des instances médicales. Pour autant, quelques critiques sérieuses ont été émises par certains professionnels de santé, qui s’interrogent sur le bien-fondé et la pertinence de l’obligation.

Ă€ situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle ?

Cette extension de l’obligation vaccinale a été présentée comme un impératif de santé publique. Historiquement, l’obligation vaccinale s’inscrit dans cette logique, par exemple avec le vaccin contre la terrible variole au début du XXe siècle. Aujourd’hui, la situation est nettement différente. La couverture vaccinale n’est pas optimale au regard des objectifs de 95 % mais elle n’est pas catastrophique non plus – 70 % des enfants reçoivent déjà les 11 vaccins. Pour certains vaccins, comme celui contre le méningocoque C, on note une progression régulière du taux de petits vaccinés. Quant à la rougeole souvent citée en exemple comme justification de l’obligation, elle entraîne entre 1 et 2 morts par an (10 morts entre 2008 et 2016). Ce sont des décès dramatiques mais on ne peut pas parler d’une mortalité massive. La situation n’est donc pas d’une gravité exceptionnelle qui imposerait de décréter une mesure exceptionnelle comme l’obligation. La Société française de santé publique (la SFSP, que l’on peut difficilement qualifier de secte anti-vaccinaliste) s’est d’ailleurs prononcée l’an dernier pour la levée de l’obligation actuelle (DTP) et explique ne pas être en faveur d’une obligation vaccinale en routine. « Il serait préférable, explique son vice-président le Dr Yves Charpak, de garder la possibilité d’une obligation vaccinale comme une mesure d’urgence, pour protéger la population en cas de vraie menace épidémique brutale. »

Quelle efficacité ?

Au-delà des fondements, on peut aussi s’interroger sur l’efficacité de cette mesure. Actuellement, il est indéniable que les vaccins obligatoires (DTP) bénéficient de la meilleure couverture vaccinale. Il en va de même pour ceux de la coqueluche et de l'haemophilus influenzae qui sont de fait administrés en même temps que les trois obligatoires. L’extension de l’obligation est donc susceptible d’augmenter le taux d’enfants vaccinés. Mais ce n’est pas une certitude : « il n’y a aucun élément scientifique pour attester que cette mesure aboutisse à une meilleure protection », avertit le Collège national des généralistes enseignants qui juge l’obligation vaccinale « simpliste et inadaptée ». D’autant que les obligations s’accompagnent en général d’amendes en cas de non-respect. Or, dans le cas des vaccins, la ministre de la Santé a déclaré ne pas vouloir favoriser la voie des sanctions mais travailler à une « clause d’exemption ». Cette clause autoriserait les familles qui sont contre à ne pas faire vacciner leur enfant. Être obligé de faire quelque chose sauf si on ne le veut pas, ça n’est plus vraiment une obligation ! À moins que tout le monde veuille désormais le faire…

HĂ©sitants ou opposants

C’est le pari que font les partisans de l’obligation, qui estiment que cette mesure va restaurer « la confiance » dans la vaccination. Pas sûr. Cette question de confiance a été au cœur de la concertation citoyenne sur la vaccination qui a eu lieu en 2016. Le jury de professionnels de santé réuni pour l’occasion avait conclu : « le principe d’obligation vaccinale n’instaure pas la confiance, pire il est contre-productif. Au titre de la liberté individuelle, le citoyen se place dans une position de défiance, voire de défense ». La SFSP le craint elle aussi : « étendre l’obligation peut transformer des hésitants en opposants ». Imposer les vaccins pourrait accréditer l’idée qu’il y a quelque chose à cacher. À l’heure où l’efficacité de certains vaccins (contre la grippe chez les personnes âgées ou le zona) apparaît comme minime, c’est important. Pour restaurer la confiance et accroître la couverture vaccinale, les autorités auraient pu faire le choix d’une campagne d’information solide sur les bénéfices et les risques de chacun des vaccins infantiles. Cette mesure aurait comme avantage de permettre aux patients d’exercer leur consentement éclairé, préalable légal à la réalisation des actes de soins.
Que Choisir en Ligne
Perrine Vennetier


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Régime amaigrissant: Ce qu’il faut faire et ne pas faire
Il ne faut pas forcément chercher à maigrir

Il semble une évidence que plus on est mince, mieux c’est. Or, les canons de la mode ne sont pas ceux de la médecine. En termes de santé, on recommande souvent de viser un indice de masse corporelle (IMC) compris entre 18,5 et 25 (1). Mais c’est un repère statistique qui est valable pour une population et pas forcément pour les individus. De plus, en mai dernier, une étude menée au Danemark a montré que les personnes qui avaient un IMC autour de 27 (donc en surpoids selon les critères actuels !) étaient celles chez qui survenaient le moins de décès. La pertinence de s’engager dans une démarche d’amaigrissement ne doit donc pas se décider à la légère.

En effet, il est bien établi désormais que les régimes présentent des dangers pour la santé : ils se soldent le plus souvent par une reprise de poids, une perte de muscle, une fragilisation des os (surtout après la ménopause), une baisse du métabolisme de base (nos dépenses énergétiques), une hausse de l’appétit et peuvent entraîner des troubles du comportement alimentaire, entre autres. En raison de ces dangers, un régime amaigrissant ne doit être entamé que s’il existe des motifs médicaux sérieux. La recherche d’une perte de poids peut se justifier pour, par exemple, soulager des douleurs articulaires, améliorer un diabète ou traiter l’hypertension… Sinon, mieux vaut chercher à stabiliser son poids, à ne pas grossir donc.

Mieux vaut privilégier un régime alimentaire équilibré

En 2010, l’Agence nationale de l’alimentation (Anses) avait passé au crible divers régimes à visée d’amaigrissement. Du régime « soupe au chou » aux programmes des docteurs (Cohen, Dukan, Fricker et compères), les experts de l’agence ont constaté de nombreux déséquilibres. Par exemple : l’apport en protéines était trop important pour 80 % des phases de régimes étudiées et l’apport en fibres était insuffisant pour 74 %. Tout faux. Ces déséquilibres condamnent de fait ces régimes à être abandonnés à plus ou moins brève échéance. Or, l’adhésion au régime est essentielle. Dans une étude menée en 2009, les participants avaient regrossi au bout de deux ans mais ceux qui avaient le moins repris (perte maintenue de 9 kg en moyenne) étaient ceux qui avaient été les plus assidus aux séances organisées pour favoriser l’adhésion. Le meilleur programme minceur est sans doute celui que l’on n’arrête pas ! Il est donc moins recommandé de « faire un régime » que d’adopter un nouveau régime alimentaire au sein duquel on absorbe moins de calories.

Sur la nature du régime, on peut recommander de faire évoluer ses menus vers une alimentation de type méditerranéen (2). Ses bienfaits sur la santé ont été maintes fois démontrés, indépendamment d’une perte de poids (voir Que Choisir santé, juin 2015).

Reste une épineuse question : de combien faut-il réduire les apports énergétiques ? Un tout petit peu ? Beaucoup ? On ne sait pas. Certains experts préconisent de réduire un peu mais pas trop, pour que se crée un déficit en calories qui fait maigrir sans entraîner des privations délétères à long terme. Mais en l’absence d’études solides en la matière, difficile de donner des repères chiffrés.

Il faut absolument faire de l’exercice

Commençons par une apparente mauvaise nouvelle : l’exercice ne fait pas perdre de poids. L’idée de maigrir en se dépensant plus, plutôt qu’en mangeant moins, était pourtant séduisante. Mais force est de constater que cela ne suffit pas. Plusieurs pistes d’explications sont proposées à ce résultat décevant. Parmi elles, une étude suggère que le corps réagit à un accroissement d’activité (comme en cas de privation alimentaire) : il devient plus efficace et donc… dépense proportionnellement moins d’énergie.

Pour autant, si l’aiguille de la balance ne bouge pas, l’exercice permet d’obtenir des bénéfices esthétiques et pour la santé, notamment cardiovasculaires, indéniables. Dans le cadre d’une alimentation avec réduction des apports caloriques, l’activité physique est le facteur n° 1 pour éviter de regrossir. En effet, l’exercice réduit la fonte musculaire liée au régime. En maintenant la masse musculaire, il évite que les dépenses énergétiques de base ne diminuent trop après les premiers mois. Il est possible aussi qu’il aide à mieux réguler la faim et donc d’ajuster ses apports alimentaires à ses besoins. L’adoption d’un nouveau régime alimentaire en vue de maigrir doit donc impérativement s’accompagner d’une activité physique régulière.

< href='https://www.quechoisir.org/actualite-regime-amaigrissant-video-pourquoi-les-regimes-minceur-ne-marchent-toujours-pas-n44092/'>Vidéo Que Choisir : Régime amaigrissant - Pourquoi les régimes minceur ne marchent toujours pas

Notes:

(1) L’indice de masse corporelle (IMC) se calcule en divisant la taille (en cm) par le poids (en kg) au carré.

(2) Dans les grandes lignes, l’alimentation méditerranéenne est centrée sur les légumes, les fruits et les céréales. On y consomme de plus des fruits à coques (noix et autres) et des légumineuses, un peu de produits laitiers fermentés, du poisson, très peu de viande rouge, de l’huile d’olive et de colza. On y évite les boissons sucrées et on déguste un verre de vin si on en a envie.

Que Choisir en Ligne
Perrine Vennetier


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