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Sécurité sanitaire de l'héparine: L’UFC-Que Choisir veut en avoir le cœur net !
L’héparine est un médicament anticoagulant, largement utilisé en France (34 millions de doses administrées en 2009), et produit à partir de muqueuse intestinale de porc. L’héparine peut techniquement être issue de bœuf ou de mouton, mais ce mode de production a été interdit. Il fait effectivement courir le risque d’une transmission de l’Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB), aussi appelée maladie de la « vache folle », si l’animal en était atteint.

Les besoins des pays occidentaux excédant largement leur production, la moitié de l’héparine consommée dans le monde provient aujourd’hui de Chine, ce qui n’est pas sans conséquence quand on connaît les lourds antécédents de la filière chinoise de l’héparine ! Ce médicament a en effet accédé à une triste notoriété en 2008, lorsque la consommation, par des patients américains et allemands, de produits frelatés importés de Chine avait causé la mort de 80 personnes.

A la suite à cette crise, les règles sanitaires américaines ont été drastiquement durcies. On peut s’étonner de la persistance d’une législation plus souple en Europe, qui autorise par exemple dans sa pharmacopée le recours à l’héparine de bœuf. Si les Autorisations de mise sur le marché (AMM) aujourd’hui accordées en France ne concernent que le porc, il est inquiétant de constater qu’une voie est ouverte à des pratiques contraires à la sécurité des patients.

En France, les tests pratiqués sur l’héparine importée depuis la Chine cherchent à s’assurer, d’une part de sa pureté, et d’autre part de son origine exclusivement porcine. Les autorités sanitaires considèrent ces procédures de contrôles comme entièrement fiables.

Ce n’est pas l’avis de certains scientifiques*(1), qui pointent le manque de précision des tests actuellement à l’œuvre, pour garantir l’origine d’espèce de l’héparine consommée en France. Des fraudeurs pourraient mélanger de l’héparine de bœuf à de l’héparine de porc, sans que cette manipulation ne soit détectable. Dès lors, les consommateurs pourraient être exposés à un risque de contamination par le prion de la « vache folle ».

Face à cette alerte, l’UFC–Que Choisir saisit aujourd’hui Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, pour obtenir des garanties sur la sécurité sanitaire de l’héparine. L’UFC–Que Choisir demande ainsi que soit diligentée une mission d’audit, pour éclairer les consommateurs sur les questions suivantes :

Quelle réponse indépendante apporter à la controverse scientifique sur l’efficacité des procédures de contrôle de l’origine d’espèce de l’héparine administrée en France ?
Dans quelles conditions pourrait-être envisagé le développement des alternatives de synthèse à l’héparine porcine ?
Selon quels critères et dans quelles conditions de transparence s’effectue l’arbitrage entre sécurité sanitaire et continuité des approvisionnements en héparine ?

*(1) Notamment le docteur Didier LEVIEUX, directeur de recherches honoraire à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA)

Retrouvez l'étude et des propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Agir au niveau international pour garantir la sécurité sanitaire de l'héparine" en cliquant ci-dessous.


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Vieillissement: Le défi du logement
Décidément, les vieux font l’objet de toutes les attentions. On ne peut que s’en réjouir après la douche froide qu’a constitué le report de la réforme de la perte d’autonomie, d’autant que cette fois c’est le logement qui est – enfin ! – au centre des préoccupations. Le Centre d’analyse stratégique (CAS), organisme chargé d’éclairer le gouvernement dans la définition et la mise en œuvre de ses politiques, avait déjà abordé la question en 2010, dans un chapitre de son rapport « Vivre ensemble plus longtemps ». Le vieillissement y était d’ailleurs présenté comme une opportunité pour la société, grâce aux innovations techniques, médicales et pharmaceutiques qu’il induit. Un discours décoiffant et bienvenu, les seniors étant enfin présentés comme une chance, et non plus comme une charge !
Coup d’œil à l’étranger

Pour s’inspirer, le CAS est allé regarder ailleurs. L’enquête Share, menée auprès de 15 pays européens, révèle qu’avec 6 % de logement équipés pour faire face au handicap, la France est légèrement en deçà de la moyenne. Et elle se situe loin des bons élèves comme les Pays-Bas (16 %), le Danemark (12,2 %) ou la Suède (10 %), voire l’Espagne (8,5 %).Quant à l’analyse des politiques publiques menées dans certains de ces pays, elle montre que les facteurs de réussite tiennent en 3 points :

– l’existence d’un interlocuteur unique (les communes y sont compétentes en matière de services sociaux, d’aide à domicile, de maisons de retraite, d’organisation des habitations…) ;

– des contraintes équilibrées entre logements neufs et anciens ;

– une politique ambitieuse ne s’arrêtant pas au seuil du domicile, mais englobant tout le quartier.
NĂ©cessaire diagnostic

Selon un diagnostic inédit, réalisé avec le concours de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), plus de 2 millions de personnes seniors (+ de 60 ans) auraient besoin d’une adaptation de leur logement. Le coût total de ces travaux est estimé à 24 milliards d’euros. Une fois retirés les 4,2 milliards d’aides publiques (celles de l’Anah, des caisses de retraite et le crédit d’impôt), on voit que le gros des dépenses est à la charge des bénéficiaires. Et il constitue un réel frein à l’adaptation des logements. Le coût moyen des travaux tourne autour de 10 000 €/logement et varie de 5 000 à 20 000 € selon les besoins et les caractéristiques du bâti.
Les solutions proposées

Après le constat, les solutions. Pour le logement neuf, le CAS propose d’assouplir les contraintes de la loi de 2005 sur l’accessibilité. Il suggère de les maintenir pour toutes les parties communes mais pas pour tous les logements : seulement 20 à 30 % d’entre eux, car tous ne seront pas occupés par des personnes présentant des handicaps. Les économies ainsi réalisées par les promoteurs pourraient alors être versées à l’Anah et servir aux travaux d’adaptation ou de rénovation dans l’ancien. Pour celui-ci, le CAS propose d’accroître les efforts (les aides publiques passant de 4,2 à 6 milliards) afin de rééquilibrer l’offre et de mettre l’accent sur le parc social. Il suggère d’inclure des objectifs en ce sens dans les conventions d’utilité sociale signées entre l’État et les bailleurs sociaux.

Et qu’en est-il des propriétaires privés ? Pour ceux n’ayant pas les moyens de financer ces travaux, le CAS suggère plusieurs pistes : le prêt viager hypothécaire (le remboursement se fait à la succession), le viager HLM (au bénéfice d’un organisme de logement social) ou le prêt hypothécaire cautionné (un organisme tiers se porte caution). Rappelant que pour obtenir un prêt il faut souscrire une assurance décès, et que celle-ci est refusée aux personnes d’un certain âge, le CAS propose une alternative : une garantie publique se substituant à l’hypothèque. Cela coûterait moins cher aux pouvoirs publics qu’une subvention, étant donné que les probabilités de décès entre 70 et 80 ans sont faibles.

Par ailleurs, une proposition de loi a été déposée pour améliorer le crédit d’impôt « à dépense fiscale constante ». Comme actuellement il profite pour 40 % aux contribuables possédant les plus hauts revenus, elle propose d’abaisser le plafond d’éligibilité pour aider les foyers modestes (revenus de 11 000 €/an pour une personne seule, de 18 000 €/an pour un couple) et de transférer ce crédit d’impôt aux descendants qui acquittent les dépenses sans solliciter les aides de l’Anah. Quant à la dernière proposition du CAS, elle touche à l’information sur tous ces dispositifs et à l’instauration d’un… « guichet unique ». Un de plus ? Tout dépendra de la forme que cela prendra dans les départements.
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Micaëlla Moran


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Migration des emballages dans les aliments De quoi se faire un sang d’encre !
Alertée par les analyses de nos confrères allemands et suisses, l’UFC-Que Choisir a réalisé un test sur 20 produits alimentaires*(1) vendus en France (pâtes alimentaires, riz, couscous, chapelure, sucre en poudre) afin de vérifier si les substances chimiques présentes dans les encres et emballages en carton étaient susceptibles de se retrouver dans les aliments qu’ils contiennent. Les résultats sont tristement sans appel : les dérivés pétroliers, présents dans les encres d’emballage et le carton, se retrouvent dans les aliments !

Sur les 20 produits testés, 14 contiennent, à des niveaux préoccupants, des huiles minérales provenant des encres des emballages en carton ;
Pour deux produits, les doses relevées en huiles minérales saturées*(2) dépassent considérablement la dose limite internationale : ainsi le couscous graine « Tipiak » et la chapelure « Leader Price » contiennent respectivement 50 fois et 10 fois la dose maximale recommandée !

Loin d’être bénins, ces composés peuvent s’avérer dangereux pour la santé. Si aucune étude n’existe sur la toxicité des huiles minérales saturées sur l’homme, les données sur les animaux sont particulièrement préoccupantes. Ainsi les huiles minérales saturées retrouvées dans 75% des produits testés peuvent provoquer sur l’animal des dommages au foie, au cœur et aux ganglions lymphatiques. Quant aux huiles aromatiques, elles appartiennent à la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques dont certains sont classés cancérogènes.

Malgré les forts doutes que ces composés soulèvent vis-à-vis de la santé humaine, la réglementation ne définit pour le moment aucune valeur limite contraignante pour ces composés. Face aux problèmes constatés en Europe, la Commission a saisi l’agence européenne pour la sécurité des aliments, l’EFSA, mais sans qu’une volonté politique claire de mettre en place une réglementation ne soit annoncée.

Dans la mesure où la santé des consommateurs est en jeu, et alors que des alternatives aux encres toxiques existent, l’UFC-Que Choisir :

Demande aux pouvoirs publics français et européens de combler le vide réglementaire actuel et de définir sans plus attendre une réglementation sur les huiles minérales garantissant l’absence de dérivés pétroliers dans les aliments ;
Exige des professionnels, en l’attente d’une réglementation, d’utiliser dès maintenant, en application du principe de précaution, des encres végétales ou à faible migration, comme le recommande elle-même l’association des fabricants d’emballages en carton.

*(1) L’analyse portait sur des catégories courantes d’aliments secs, ceux qui sont le plus souvent vendus sous emballage carton sans protection intermédiaire. Protocole et résultats complets dans le Que Choisir n°496 d’Octobre 2011

*(2) Pour les huiles minérales saturées, le Comité mixte d’experts sur les additifs alimentaires de la FAO et de l’OMS a défini une valeur de référence de 0,6 mg/kg d’aliment
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Coût de la santé pour les ménages : Vers la démutualisation des populations fragiles ?
Les dépenses de santé à la charge des ménages connaissent une croissance rapide, deux fois supérieure à l’évolution des revenus depuis 2006. Alors que les usagers ont vu leurs dépenses croître de 6,7 milliards d’euros ces cinq dernières années, l’UFC – Que Choisir s’interroge sur la viabilité d’un système qui entretient structurellement cette augmentation. Ainsi, qu’il s’agisse des transferts de charges de l’assurance maladie vers les ménages, de l’absence de régulation des dépassements d’honoraires, ou d’une fiscalité continument alourdie sur les complémentaires santé (multipliée par 7 entre 2005 et 2011) qui couvrent 94 % de la population, les pouvoirs publics contribuent largement à l’explosion du coût de la santé pour les usagers. Mais, ils ne sont pas les seuls responsables…

L'etude complète est à voir dans le dossier ci-dessous.
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Le coût de la couverture santé pour les ménages
Introduction

1er constat : l'inflation des dépenses de santé rend indispensable l'achat d'une complémentaire

1.1 - Une réalité contrastée d'un ménage à l'autre

1.2 - Un accès aux complémentaires financièrement très inéquitable

1.3 - L'accès à une complémentaire devient un pré requis pour se soigner

1.4 - Les échecs des politiques successives d'aide à l'acquisition d'une complémentaire

2ème Constat : des difficultés croissantes des consommateurs dans l'achat d'une assurance santé

2.1 - Des contrats illisibles

2.2 - Une prise de conscience faute d'une réelle prise en main du dossier

2.3 - Les solutions proposées par l'Unocam devraient rester de peu d'effet

3ème constat : Des hausses injustifiées des montants des primes d'assurance-santé

3.1 - L'assurance santé : un marché plein de promesses... pour les complémentaires

3.2 - La hausse des dépenses santé couverte par les complémentaires

3.3 - Une dégradation des prestations de remboursement des complémentaires santé

Des perspectives plus sombres encore dans le PLFSS 2011

- Toujours plus de dépenses transférées aux ménages

- La taxe sur les contrats d'assurance

L'urgence d'une régulation : les propositions de l'UFC-Que Choisir

- 1ère proposition : pour que le consommateur joue son rôle de régulateur : un indice de redistribution des contrats d'assurance en santé

- 2ème proposition : pour un encadrement des dépenses à la charge des ménages : une intégration dans le cadre de l'Ondam

Télécharger l'étude complète "Le coût de la couverture santé pour les ménages" (PDF - 228 Ko).

N.B. : Retrouvez le Communiqué de Presse "PLFSS 2011 : Vers un reste à charge insupportable pour les consommateurs" relatif à cette étude en cliquant sur le dossier ci-dessous. !
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Retour d'hospitalisation: Une aide pour les retraités
Pour qui ?

L’aide est destinée aux retraités du régime général à titre principal ainsi qu’à leur conjoint (concubin, pacsé) sans ressources. ­L’équivalent existe pour les retraités d’autres régimes (MSA pour le secteur agricole, RSI pour les indépendants…). Ils doivent être autonomes et ne pas toucher d’aides telles que l’APA (allocation ­personnalisée d’autonomie), la PSD (prestation spécifique ­dépendance) ou l’ACTP (allocation compensatrice tierce personne).
À qui s’adresser ?

C’est en principe le service social de l’hôpital qui prévient la caisse de retraite concernée. Comme ce n’est pas toujours le cas, faute d’information sur ce dispositif ou faute d’assistantes sociales dans les cliniques et hôpitaux, vous pouvez en faire directement la demande auprès de votre caisse de retraite. En Île-de-France, l’assistante sociale de la caisse de retraite du régime général se rend à domicile dans les 48 heures suivant la fin d’hospitalisation. Dans les autres régions, l’évaluation des besoins est effectuée par un organisme extérieur et le délai peut varier.
Quelle aide ?

Il s’agit d’une aide à court terme : trois mois. Elle est à la fois financière (au maximum 1 800 € de dépenses sur présentation de factures) avec une participation du retraité (de 10 à 73 % selon ses revenus) et proposée sous forme de conseils et recommandations sur la nutrition, l’aménagement du logement, les adresses utiles… La personne qui se rend à domicile fait une évaluation globale des besoins : aide aux tâches ménagères (courses, entretien du linge…), portage de repas, aides techniques, petits travaux ­d’aménagement, téléassistance, aide au maintien du lien social, etc.
Quel suivi ?

Une nouvelle évaluation est faite au terme de ces trois mois. Soit le retraité a récupéré son autonomie et le dossier est clos ; soit il garde une légère perte d’autonomie (GIR 5 ou 6) et un plan d’action personnalisé est mis en place. Si la perte d’autonomie est plus sévère (GIR 1 à 4), il est dirigé vers les services du conseil général qui gèrent l’APA.
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Micaëlla Moran


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Aide Ă  domicile: Les faux professionnels se multiplient
Près de deux millions de personnes âgées de plus de 60 ans reçoivent à leur domicile une aide d’un professionnel en raison d'un problème de santé ou d'un handicap. La moitié d’entre elles a plus de 75 ans. Particulièrement fragiles, elles sont une cible privilégiée pour les voleurs. À Rieumes (Haute-Garonne), l’ADMR, l’association du service à domicile, a mis en garde ses adhérents après des vols effectués par des personnes se réclamant de l’association. Le procédé est simple : elles se présentent au domicile de personnes âgées en prétextant remplacer les intervenants habituels absents ou procéder à des évaluations du travail à domicile. À leur départ, des vols sont constatés.

L’ADMR rappelle que ses salariés sont porteurs d’une carte professionnelle avec photo et d’une tenue spécifique, blanche pour le service de soins, verte pour le service d'aide à domicile. Elle incite ses adhérents à bien s’assurer que les personnes qui se présentent sont bien des salariés de l’association, si nécessaire en téléphonant à la structure.
Des conseils de prévention

Faux infirmiers, fausses aide-ménagères… mais aussi faux agents de police et agents des eaux. Tout l’été, ces vols se sont multipliés dans toute la France. Seuls ou à deux, des faux policiers se présentent chez des personnes âgées pour effectuer une « inspection » après un prétendu vol. Elles en profitent pour subtiliser bijoux, argent, argenterie ou objets de collection. En Haute-Vienne, dans le Finistère ou le Rhône, ce sont de faux agents des eaux qui sévissent depuis début août, parfois accompagnés de faux policiers.

Les autorités dispensent quelques conseils à mettre en pratique et à diffuser aux plus sensibles. Le premier consiste à identifier les visiteurs, et ne pas ouvrir si le moindre doute persiste. Il faut systématiquement regarder par la fenêtre, l'entrebâilleur ou le judas avant d’ouvrir et exiger une carte professionnelle ou un ordre de mission. En cas de refus, il ne faut pas ouvrir au visiteur, même s’il est en uniforme. Téléphoner au bureau de police ou à l’entreprise invoquée peut également éviter de tomber dans le piège. Si vous souhaitez néanmoins faire entrer la personne, sollicitez auparavant la compagnie d’un voisin et accompagnez votre visiteur dans tous ses déplacements au sein de votre domicile.

Il est également conseillé de ne jamais divulguer l'endroit où sont cachés les objets de valeur et de ne jamais laisser croire à des inconnus que vous vivez seul(e). Les informations concernant vos déplacements (vacances, sorties…) ne doivent également pas être divulguées.

Le vol par ruse sur une personne vulnérable constitue une infraction punie par une peine pouvant aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende (article 311.4 alinéa 5 du code pénal).
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Morgan Bourven


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Système de santé: Quand les finances publiques sont malades, ce sont les soins qui trinquent !
La fiscalité des complémentaires santé menace les contrats solidaires et responsables

La taxe sur les conventions d’assurance (TCA), pour les complémentaires santé solidaires et responsables[1], augmentera de 3,5 points en 2012. Cette hausse s’ajoute à une longue liste, qui a multiplié la fiscalité sur les assurances santé par 7 entre 2005 et 2012, jusqu’à atteindre 13,27 % des cotisations. Loin d’être absorbée par les organismes complémentaires, cette fiscalité est largement répercutée sur le consommateur. C’est ainsi que cette mesure provoquera une nouvelle augmentation des cotisations de 20 € par personne et par an, alors que 4 à 5 millions de Français doivent déjà renoncer à une complémentaire santé, le plus souvent pour des raisons budgétaires.

De plus, cette mesure prive la puissance publique d’un puissant outil de régulation des contrats d’assurance santé. En effet, proposer un contrat solidaire et responsable permet aux organismes complémentaires de bénéficier d’une fiscalité réduite. Mais l’écart de taxation avec les contrats non vertueux, de 7 points jusqu’en 2010, sera réduit à 2 points l’année prochaine, insuffisant pour peser sur les comportements des assureurs, qui pourraient être tentés de déraper.

On peut alors se demander si le gouvernement mesure le risque représenté par la réapparition des contrats non-solidaires, qui sélectionnent les assurés selon leur état de santé. En effet, les assureurs qui pratiqueront la sélection médicale seront en mesure d’aspirer, avec des tarifs réduits, les personnes en bonne santé. Les organismes refusant la sélection médicale seront condamnés à absorber la prise en charge des assurés en moins bonne santé, et à ajuster à la hausse leurs tarifs pour maintenir leur équilibre financier. S’ajoute alors, au poids de la maladie, une injustice financière pour les patients à la santé fragile.

Réforme de la dépendance : après la saison des promesses, vient le temps des désillusions

Présentée comme l’urgence sociale de 2011, la prise en charge de la dépendance a donné lieu à un large débat national au cours du premier semestre. Sa réforme vient pourtant d’être une nouvelle fois reportée sine die. C’est oublier l’urgence de progresser sur la qualité et l’humanité de la prise en charge, ainsi que les coûts parfois excessif auxquels sont confrontés les personnes dépendantes. Rappelons que l’UFC–Que Choisir établissait en mai que le reste à charge d’un épisode complet de perte d’autonomie pouvait dépasser 140 000 € en établissement.

Refusant que la maîtrise des comptes publics soit réalisée au détriment des Français les plus fragiles, financièrement ou physiquement, l’UFC–Que Choisir :

S’alarme du retrait du projet de taxation supplémentaire des complémentaires santé, qui met à mal la solidarité entre malades et bien-portants et l’accès de tous à une couverture santé responsable ;
Rappelle l’urgence d’une réforme du financement de la dépendance. L’UFC–Que Choisir renouvelle sa proposition de bouclier dépendance, neutre budgétairement, et qui vise à plafonner le reste à charge total des personnes dépendantes, en fonction de leurs revenus et de leur patrimoine.

[1] Le caractère solidaire d’un contrat est lié à l’absence de sélection des assurés sur des critères d’état de santé, tandis qu’un contrat responsable doit respecter un certain nombre d’obligations et d’interdictions de prise en charge


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Don d'organes: Sauver des vies
Pas d’âge limite

Tout le monde peut donner son ­accord au prélèvement d’organes et de tissus sur son corps après sa mort. Mais, pour les mineurs, l’autorisation des parents ou des tuteurs légaux est indispensable. Cependant, si l’enfant a fait part d’une volonté personnelle sur le don d’organes, dans la plupart des cas, elle est prise en compte. Le prélèvement sur une personne décédée peut être envisagé même si elle était sous traitement médical ou avait des antécédents médicaux. Les médecins sont seuls juges de l’opportunité du prélèvement.
Gratuité et anonymat

La loi bioéthique du 6 août 2004 pose trois principes majeurs : le consentement présumé, la gratuité et l’anonymat. La gratuité du don est un frein puissant aux tentatives de trafics d’organes en France. L’anonymat signifie que le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, et réciproquement. Si elle le demande, la famille du ­donneur peut cependant avoir connaissance des organes et tissus prélevés, ainsi que du résultat des greffes.
Prendre position

Il est important d’informer vos proches de votre position.

Vous êtes « contre ». Inscrivez-vous au Registre national des refus. Pour cela, demandez le formulaire auprès de l’Agence de la biomédecine. Ce registre est consulté quand un prélèvement d’organe est ­envisagé. Avertissez aussi votre entourage.

Vous êtes « pour ». Faites-le savoir à vos proches. C’est primordial, les médecins les interrogeront. Il existe aussi une carte de donneur ­d’organes. Toutefois, ce document ne suffit pas car il n’a pas de valeur légale. Il ne remplace pas le témoignage de vos proches.

Vous ne savez pas. Comme six Français sur dix, vous n’avez pas pris position. Si vous en ressentez le besoin, entamez une discussion avec des personnes de confiance (famille, médecin…).
Le don de son vivant

En France, le don de son vivant est essentiellement pratiqué pour le rein. Plus rarement, pour une partie du foie et, exceptionnellement, pour les lobes pulmonaires. Le donneur doit être un parent ou toute ­personne prouvant une vie commune depuis au moins 2 ans avec le malade en attente de greffe. Le donneur doit être majeur, en parfaite santé et, bien sûr, le plus compatible possible avec le receveur (même groupe sanguin, etc.). Il exprime son consentement devant le président du tribunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui. Jusqu’à l’opération, il peut revenir sur sa décision à tout moment.

Bon à savoir. Un guide d’information peut être téléchargé sur le site Internet www.dondorganes.fr ou obtenu gratuitement au 0 800 20 22 24.
Illustration: David Foox
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Médicaments : Suspensions immédiates
Sur décision de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), les médicaments contenant de la pioglitazone (Actos et Competact) sont suspendus. Selon une étude de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamt) menée à la demande de l’Afssaps, ces médicaments prescrits aux diabétiques sont soupçonnés d’accroître les risques de cancer de la vessie. Selon les données de pharmacovigilance transmises spontanément par des médecins à l’Afssaps, 47 cas de cancers de la vessie auraient été recensés en France chez des patients sous traitement avec ces médicaments.

Ces médicaments avaient été autorisés dans le cadre d’une procédure européenne centralisée, Actos (pioglitazone) en 2000 et Competact (association de pioglitazone et de metformine) en 2006, et indiqués en deuxième intention de traitement contre le diabète, après échec ou intolérance à la metformine dans le contrôle de la glycémie chez les patients diabétiques. Environ 230 000 patients sont traités en France par cette molécule. L’Afssaps leur recommande de ne pas arrêter leur traitement et de consulter leur médecin afin de l’adapter.

Va également être retiré du marché, sur décision de l’Afssaps, le Nizoral (molécule kétoconazole) par voie orale. Commercialisé en France depuis 1982 sous forme de comprimés de 200 mg, ce médicament des laboratoires Janssen-Cilag (Johnson & Johnson) contre les infections dues à des champignons aurait des « effets toxiques sur le foie, plus sévères et plus fréquents » que d’autres traitements antifongiques. En attendant les conclusions de la réévaluation du rapport bénéfice/risque du Nizoral comme antifongique, en cours au niveau européen, l’Afssaps recommande aux patients traités par ce médicament de consulter leur médecin. L’utilisation de gel ou crème à base de kétoconazole reste possible, étant donné le très faible passage dans la circulation sanguine et l’absence de signalements de toxicité hépatique par voie locale.
Que Choisir en ligne
Jean-Paul Geai


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