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Surcoûts de l'optique: Les dérives continuent
Un marché toujours en surchauffe, malgré le plafonnement des remboursements

Les surcoûts français de l’optique, véritable exception avec un budget supérieur en France de 50 % à la moyenne européenne, ont deux origines principales : un trop grand nombre de points de vente, et des remboursements parfois trop généreux de la part des complémentaires santé, qui se sont traduits par une inflation incontrôlée. Concernant les magasins d’optique, leur nombre a encore progressé de 11 % depuis 2012. Dans ces conditions, avec une moyenne de seulement trois paires de lunettes vendues par jour et par magasin, le taux de marge brute des opticiens (estimé à 233 % par nos travaux) n’est pas près de baisser.

S’agissant des conséquences des remboursements parfois très élevés, le gouvernement a juré, mais un peu tard, que l’on ne l’y prendrait plus, et décidé de les plafonner depuis avril 2015, en montant (de 470 € à 850 € selon la correction) comme en fréquence (une paire tous les deux ans au maximum). Cette mesure, alors dénoncée comme trop tardive par l’UFC – Que Choisir, n’a pas permis d’inverser durablement la tendance. Les dépenses d’optique des Français, après avoir semblé marquer le pas au deuxième semestre 2015, sont déjà reparties à la hausse en 2016 (+2,2 % au 1er semestre) .

Des écarts de prix et de taux de recours entre départements injustifiés

Par ailleurs, il ressort de données départementales enfin rendues publiques par l’Assurance maladie des écarts de prix injustifiés entre départements. Une paire de lunettes à verres unifocaux verra son prix moyen (316 € au national) varier de moins de 270 € dans les Côtes-d'Armor, la Creuse ou l’Aveyron, jusqu’à près de 390 € à Paris ou dans les Hauts-de-Seine, soit près de 45 % d’écart. De même pour les montures équipées de verres progressifs (613 € au national), qui valent moins de 550 € par exemple dans l’Aude ou l’Aisne mais dépassent les 700 € dans d’autre départements, comme les Yvelines ou encore les Hauts-de-Seine (près de 30 % d’écart).

Comment s’étonner alors des écarts interdépartementaux très élevés concernant le taux de recours (c’est-à-dire la part de la population ayant acheté une paire de lunettes en un an, correction faite de la structure d’âge), qui est inférieur à 14 % en Corse ou en Creuse, quand il dépasse les 20 % en Isère, dans l’Oise ou en Vendée ? De même, la part des lunettes à verres progressifs dans le total des ventes du département est inférieure à 30 % en Corse ou dans les Alpes-Maritimes, mais atteint plus de 45 % par exemple dans le Jura ou dans la Sarthe.

Campagne présidentielle : un « 100 % » qui tient du vœu pieu

Alors que plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont annoncé une prise en charge à 100 % de l’optique au cours du prochain quinquennat, ces tendances confirment que cela tient du vœu pieu. Ces propositions de prise en charge intégrale, publique ou intégrant les complémentaires santé selon les programmes, se traduiraient dans tous les cas par des prélèvements supplémentaires. Surtout, il est par définition impossible de rembourser intégralement un bien médical dont le prix varie d’un magasin à l’autre. En l’absence d’un tarif réglementé de l’optique, illusoire, ces promesses n’engagent décidément que ceux qui les entendent.

Attachée à des mesures concrètes et pragmatiques en faveur de l’accès de tous à des soins de qualité, l’UFC – Que Choisir :

- Appelle à une refonte du système de plafonnement des remboursements en optique, qui ne doit s’appliquer qu’aux contrats de complémentaires santé ne prévoyant pas l’accès à un réseau de soins ;

- Dans cette attente, invite les consommateurs à faire jouer la concurrence entre points de vente physiques et en ligne, notamment à travers les réseaux de soins.

Notes


[1] Source : Etudes de marché GFK
[2] http://www.ameli.fr/l-assurance-maladie/statistiques-et-publications/rapports-et-periodiques/points-de-repere/n-43-depenses-d-optique-medicale-en-2014.php
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Etiquetage nutritionnel : enfin un système officiel coloriel !
Plus d’un an après l’adoption de son principe dans la Loi de Santé publique, et alors que les initiatives isolées des industriels se multipliaient, renforçant un peu plus la cacophonie informative des consommateurs, le modèle officiel d’étiquetage nutritionnel simplifié vient d’être annoncé par la Ministre de la Santé. C’est donc un système coloriel comme réclamé de longue date par l’UFC-Que Choisir, qui doit être officialisé par arrêté début avril. Plus particulièrement, l’expérience grandeur nature et le sondage auprès des consommateurs démontrent, comme le soulignait l’UFC-Que Choisir, l’inefficacité totale du système ‘Nutrirepère’ proposé par l’industrie agroalimentaire du fait de son extrême complexité et de l’absence de code coloriel. A l’inverse, les 3 autres systèmes coloriels, et notamment le ‘Nutriscore’, une vignette à 5 couleurs qui va du vert à l’orange foncé en fonction de la qualité du produit, sont les plus efficaces pour orienter le choix des consommateurs vers les produits les plus sains.

Cette annonce coupe court aux doutes instillés ces dernières semaines. Loin de jeter un pavé dans la marre, le récent avis de l’ANSES soulignant -sans grande surprise- qu’il existe (faute de recul suffisant) « un niveau de preuve insuffisant pour démontrer (sa) pertinence au regard des enjeux de santé publique » ne saurait remettre en cause l’intérêt informatif premier de ce dispositif. Le Haut Conseil Pour la Santé Publique a d’ailleurs répliqué à l’ANSES que l’étiquetage nutritionnel simplifié, en permettant au consommateur de faire un choix éclairé, est un des éléments d’une politique nutritionnelle de santé publique efficace, et constitue, qui plus est, une recommandation de l’OMS.

A quelques jours de l’officialisation par arrêté du modèle officiel d’étiquetage nutritionnel, la balle est désormais dans le camp des industriels et distributeurs. En effet, cette vignette est facultative. Compte tenu de la très forte attente des consommateurs d’une information nutritionnelle simplifiée, les professionnels seraient bien inspirés de ne pas les laisser sur leur faim.

Pour entériner l’avancée annoncée ce jour, l’UFC-Que Choisir appelle donc les industriels et les distributeurs à se positionner publiquement en indiquant clairement s’ils reprendront le modèle officiel.

Notes:


(1) La journée mondiale des consommateurs a été instituée en 1983 par Consumers International, association regroupant les principales organisations de consommateurs mondiales et dont l'UFC-Que Choisir est membre. Le thème de la Journée mondiale des droits des consommateurs est pour 2017 'les droits des consommateurs à l'ère du numérique'.
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Cosmétiques: Des substances indésirables dans 400 produits !
Si la majorité des ingrédients des produits cosmétiques sont d’une parfaite innocuité, pour certains composants en revanche, les experts(1) ont demandé des restrictions d’utilisation, voire des interdictions pures et simples, qui ne sont toujours pas prises en compte dans la réglementation. Or, même si ces composés sont obligatoirement mentionnés dans les listes de compositions, pour le consommateur, les débusquer, au milieu d’une foule d’autres termes scientifiques, reste particulièrement ardu. Grâce au travail de fourmis de ses enquêteurs, mais aussi aux consommateurs eux-mêmes qui ont passé au peigne fin les listes des ingrédients, l’Association publie sa base de données réactualisée qui, en seulement un an d’existence, a plus que doublé pour atteindre désormais près de 400 produits.

• 11 composants indésirables trouvés dans 400 cosmétiques : 11 substances ou familles de substances indésirables préoccupantes ont ainsi été recherchées dans les rayons des produits cosmétiques pour arriver à une liste de près de 400 produits les contenant. Au premier rang des substances recherchées se trouvent les perturbateurs endocriniens, tels que le BHA ou encore les butyl- et propyl-parabens, des conservateurs trouvés par exemple dans le Rouge Baiser ou dans la crème Scholl anti-crevasses. Au rayon des allergènes, ce sont la methylisothiazolinone (MIT) et la methylchloroisothiazolinone (MCIT) qui se révèlent les plus inquiétantes, à tel point que ces conservateurs viennent d’être interdits dans les produits non rincés. Pourtant on continue à les trouver entre autres dans les colorations capillaires (Kéranove d’Eugène Perma, Les Rayonnantes et Les Raffinées d’Eugène Color), associées à la p-phenylenediamine, ce qui accroit encore le risque de déclencher des réactions allergiques graves. De nombreux autres produits cumulent ces substances indésirables, tel le gel purifiant ‘Eau précieuse’ qui contient non seulement des perturbateurs endocriniens : le triclosan et le propylparaben, mais en outre le mélange très allergisant MIT - MCIT !

• Même les produits pour bébé ne sont pas épargnés : on serait en droit d’attendre des compositions irréprochables dans les produits destinés aux tout-petits, notamment dans le cas des produits non rincés. Pourtant on continue encore à trouver du phenoxyethanol, un conservateur toxique pour le foie(2), dans la crème pour le change ‘Mixa bébé’ ou les cold cream Avène et Klorane bébé. Nous pouvons en outre déplorer que les produits continuent à utiliser des mentions faussement rassurantes, telles que ‘hypoallergénique’ ou ‘sans parabènes’.

• Sur un an, 90% de produits inchangés : une amélioration par les industriels de la composition de leurs produits est pourtant possible, comme le montrent par exemple la disparition du cyclopentasiloxane, du butyl-paraben et du propyl-paraben dans l’après-soleil de Biotherm, ou la suppression du BHA de la crème pour le corps Petit Olivier. Quant aux lingettes Pampers et à l’eau nettoyante pour bébé ‘Pédiatril’ d’Avène, elles sont désormais exemptes de phenoxyethanol. Mais ces changements de formules restent malheureusement bien trop rares, puisqu’un an après notre première étude, 90% des produits incriminés en 2016 contiennent toujours les mêmes substances indésirables, au détriment de la santé des consommateurs !
Malheureusement mis à part quelques rares produits en infraction avec la loi, la présence de ces composés indésirables est légale, à la faveur d’une réglementation laxiste. S’agissant par exemple des allergènes présents dans les parfums, alors qu’au niveau européen les experts du Scientific Committee on Consumer Safety avaient alerté dès 2012 pour trois allergènes particulièrement problématiques, la réglementation ne prévoit leur retrait effectif que pour… 2021 !
Quant aux perturbateurs endocriniens, les projets de définitions proposés par la Commission européenne exigent un niveau de preuve si élevé que, dans la pratique, aucune substance ne se verrait interdite.

Décidée à garantir aux consommateurs une utilisation des produits cosmétiques en toute confiance, l’UFC-Que Choisir :

- Presse les pouvoirs publics européens de mettre en œuvre sans délai les recommandations des experts en matière de retrait des substances, d’encadrer strictement les allégations d’étiquetage et, plus généralement, de proposer une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens permettant un retrait effectif de ces substances nocives,

- Met gratuitement à la disposition des consommateurs La liste des produits cosmétiques contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables, les fiches sur les ingrédients les plus problématiques ainsi que leur niveau de risque selon les utilisateurs, la carte-repère listant les noms des molécules les plus à risque et le formulaire vous permettant de signaler les produits cosmétiques qui contiennent des ingrédients indésirables et qui ne sont pas référencés dans notre liste.

Notes


(1) Notamment l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et l’Association Française de Dermatologie pour la France et au niveau Européen le Scientific Committee on Consumer Safety–SCCS, ainsi que la Commission Européenne

(2) Bien que le comité d’experts européens considère que le phenoxyethanol peut être autorisé pour tout type d’usage et tous types de consommateurs, en France l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) maintient qu’il devrait être encadré dans les produits pour tout-petits : interdits dans ceux destinés au siège et en concentration limitée dans les autres.
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Ingrédients indésirables dans les cosmétiques: Les 10 produits à modifier d’urgence



Bébés, enfants, adolescents, femmes enceintes, autant d’utilisateurs dont les fabricants de cosmétiques devraient prendre particulièrement soin. Même si reformuler un produit est un exercice délicat, rendre plus sûrs les cosmétiques destinés aux plus fragiles devrait être une priorité. Or, non seulement certains fabricants laissent sur le marché des références pour bébés ou enfants contenant de la MIT, au risque de déclencher de douloureuses allergies, mais d’autres (ou les mêmes) n’hésitent pas à maintenir des perturbateurs endocriniens dans des cosmétiques destinés aux groupes de populations les plus sensibles à ces ingrédients nocifs. Quelques exemples : Activilong propose un Spray magique junior ultralissant pour cheveux qui cumule trois perturbateurs endocriniens (ethylhexyl methoxycinnamate, cyclopentasiloxane et BHT). Les formules magiques « sans paraben » et « à l’amande douce bio » que porte l’emballage ne doivent pas faire illusion. Deux crèmes largement utilisées chez les bébés attirent aussi l’attention : la cold cream d’Avène contient un perturbateur endocrinien et du phenoxyethanol que l’Agence nationale de sécurité du médicament juge toxique pour les plus petits ; la crème Dexeryl renferme du propylparaben (voir encadré). Quant à la crème Prévention vergetures d’Elancyl, elle contient du cyclopentasiloxane que les femmes enceintes devraient éviter.


Quatre perturbateurs endocriniens dans un produit !



Autre cas de figure, les « cumulards », ces références qui contiennent quatre à cinq ingrédients indésirables. Le plus stupéfiant ? Le gel purifiant Eau précieuse, a priori particulièrement adapté aux adolescents, contient pas moins de deux perturbateurs endocriniens et deux allergènes majeurs, la MIT et la MCIT. Idem pour le gel douche nourrissant sans savon de Klorane. Aussie propose une petite variante à ce cumul ébouriffant : son soin intensif Miracle douceur soyeuse cumule deux allergènes (MIT et MCIT) et deux parabens. Le mal nommé Protectyl d’Yves Rocher, spray solaire potentiellement utilisé par toute la famille, contient quatre perturbateurs endocriniens, un record. Quant aux lingettes intimes de Carrefour, elles en renferment trois associés à un irritant particulièrement malvenu en l’occurrence : le sodium lauryl sulfate.
Enfin, le dernier de ce « top 10 » n’est pas un produit mais une catégorie : les colorations capillaires cumulent fréquemment MIT, MCIT et p-phenylenediamine. Un cocktail d’allergènes majeurs explosif. Mais légal : MIT et MCIT ne sont interdits que dans les cosmétiques non rincés. Or, les colorations font partie des produits rincés… même si leur temps de pose leur laisse largement le temps de faire des dégâts.

Dexeryl : la réponse du laboratoire



Interrogé sur la présence d’un perturbateur endocrinien dans son produit fréquemment utilisé en automédication par les parents de jeunes enfants, le laboratoire Pierre Fabre argue qu’il ne s’agit pas d’un cosmétique mais d’un médicament dont la balance bénéfice/risque a été jugée favorable par les autorités de santé. « Dexeryl crème est indiqué dans le traitement d'appoint des états de sécheresse cutanée de certaines dermatoses telles que dermatite atopique, états ichtyosiques, psoriasis et dans le traitement d'appoint des brûlures superficielles de faibles étendues. En dehors de ces indications médicales autorisées, l’utilisation du médicament n’est pas recommandée, puisque le laboratoire, n’ayant pas fait d’études cliniques, ne peut garantir ni l’efficacité ni la sécurité du médicament. » Avis donc aux parents qui l’utilisent pour soulager la sécheresse cutanée ou les irritations du siège chez leur bébé : même le laboratoire le dit, ce produit n’est pas fait pour ça !


Des nouvelles du « top 7 » millésime 2016

En mars 2016, nous avions dressé un premier palmarès des produits douteux. Depuis, leurs fabricants se sont rarement amendés. Seule la marque Corine de Farme a supprimé les ingrédients indésirables de sa crème pour le change. Leclerc, s’il respecte la loi, devrait avoir retiré des rayons son lait de toilette sans rinçage contenant de la MIT. Pour le reste, Rogé Cavaillès s’obstine à vendre des produits destinés à la zone intime qui contiennent un perturbateur endocrinien bien connu, le triclosan, Caudalie n’a pas changé la formule de son fluide antirides et Fess’nett a laissé sur le marché ses lingettes désormais destinées au postérieur des adultes ! Celles de Poupina n’ont pas changé de formule et contiennent toujours du propylparaben. Physelia a également maintenu deux allergènes majeurs, MIT et MCIT, dans son gel « protecteur » pour la toilette intime ainsi que dans deux autres gels similaires (« apaisant » et « quotidien »).


Tout sur les ingrédients indésirables dans les cosmétiques

La liste des produits cosmétiques contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables
Les fiches sur les ingrédients les plus problématiques ainsi que leur niveau de risque selon les utilisateurs
Téléchargez et imprimez notre carte-repère listant les noms des molécules les plus à risque et glissez-la dans votre portefeuille
Le formulaire vous permettant de signaler les produits cosmétiques qui contiennent des ingrédients indésirables et qui ne sont pas référencés dans notre liste
Les demandes de l’UFC-Que Choisir auprès des pouvoirs publics européens.


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Fabienne Maleysson


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Neuroleptiques: Des prescriptions préoccupantes
Une « banalisation préoccupante », un « problème de santé publique ». C’est en ces termes que les chercheurs de l’Inserm/Université de Bordeaux (1) jugent la prescription actuelle, et de plus en plus importante, de neuroleptiques, connus aussi sous le nom d’antipsychotiques. Ils s’appellent Abilify (aripiprazole), Leponex (clozapine), Risperdal (risperidone), Solian (amisulpride), Zyprexa (olanzapine), etc. Initialement réservés aux pathologies psychiatriques les plus graves (schizophrénie, paranoïa), ces médicaments sont de plus en plus prescrits, dans leur champ d’autorisation mais aussi en dehors – hors autorisation de mise sur le marché (AMM). C’est le cas par exemple chez des enfants atteints d’autisme. À telle enseigne que l’Agence du médicament (ANSM) s’est fendue d’une « Mise en garde sur l’utilisation hors AMM de l’aripiprazole » en mars 2016. Envoyé aux professionnels de santé, le document rappelle que ni la sécurité ni l’efficacité de cette molécule n’est établie dans les troubles autistiques chez les moins de 18 ans. Chez les adultes également, ces médicaments sont abusivement prescrits pour des troubles anxieux, des troubles de l’humeur. Ils sont également administrés sans raison chez des personnes atteintes de démences. Ces prises sont d’autant plus injustifiées que ces neuroleptiques entraînent des effets indésirables importants (2) : prise de poids, diabète, accroissement des accidents cardiovasculaires.


« Prendre un médicament neuroleptique »

Leur mésusage ne doit pas occulter leur intérêt. Quand ils sont justifiés, les neuroleptiques sont très utiles. « Ils ont changé radicalement le traitement des troubles psychotiques », souligne en préambule la plaquette d’information écrite par le Psycom (organisme public d’information en santé mentale) et par l’association Prescrire (qui édite la revue du même nom), disponible en téléchargement ci-dessous. Ce document écrit dans un langage compréhensible, très pratique, est destiné aux patients, à leurs proches et constitue aussi un outil pour les soignants. Il explique bien que les différents neuroleptiques existants sont d’efficacité comparable mais que leur profil d’effets indésirables est différent. Ce sont donc surtout ces derniers qui guident le choix d’un traitement. Ces effets secondaires sont détaillés, expliqués et assortis de conseils pour en limiter l’impact. Le document rappelle l’une des règles de base pour les minimiser : prendre « la dose minimum efficace ».

La brochure du Psycom et de Prescrire

Vous pouvez télécharger la brochure sur les médicaments psychotropes ici :

Prendre un médicament neuroleptique


Notes

(1) http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2016/06/16.6.21-VERDOUX-site.pdf
(2) Voir Que Choisir Santé 114 de mars 2017

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Perrine Vennetier


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Etiquetage nutritionnel: Un intérêt informatif qui n'est plus à prouver
En effet, l’avis de l’ANSES rendu ce jour, à la demande du gouvernement sur la seule pertinence « au regard des enjeux de santé publique », souligne qu’il existe « un niveau de preuve insuffisant pour démontrer leur pertinence au regard des enjeux de santé publique ». Loin d’être une découverte, cet avis ne fait que confirmer que s’agissant d’affections de longue durée et aux origines multiples, il n’existe évidemment aucune étude disponible sur les effets potentiels de ces étiquetages. A l’exception du tout récent dispositif australien, aucun des systèmes analysés n’a déjà été mis en œuvre. Plus généralement, l’Agence rappelle que la seule information nutritionnelle ne saurait à elle seule résoudre les maladies liées à l’alimentation, ce que l’UFC-Que Choisir souligne également depuis plus de 10 ans.

Compte tenu du périmètre de la saisine, l’ANSES ne se prononce bien évidemment pas sur l’efficacité des modèles d’étiquetages en termes d’information des consommateurs. Pourtant, c’est bien l’objet premier du futur étiquetage officiel français d’aider les consommateurs au quotidien à identifier simplement et rapidement l’intérêt nutritionnel des produits. Or sur ce point, les études démontrant la pertinence des dispositifs de couleur sont légion. Les études de l’INRA (1), l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique, ou encore le test de l’UFC-Que Choisir (2) , ont ainsi démontré qu’en un clin d’œil ces étiquetages permettent d’apprécier la qualité nutritionnelle d’un aliment, de le situer par rapport à ses concurrents ou encore de déjouer les techniques du marketing usant d’arguments faussement nutritionnels. L’ANSES elle-même avait déjà validé scientifiquement en 2015 et 2016, les classements des aliments opérés par les deux modèles coloriels, qui se révèlent conformes aux recommandations nutritionnelles du PNNS. Plus de 250 000 consommateurs ont d’ailleurs réclamé l’étiquetage nutritionnel 5C via une pétition en ligne.

Alors que les propositions isolées se multiplient, tel le nouveau modèle de Leclerc, risquant d’augmenter encore la cacophonie nutritionnelle, il est urgent que le gouvernement se positionne rapidement sur le modèle officiel retenu. Déterminée à concrétiser l’avancée que constitue un étiquetage nutritionnel compréhensible basé sur un code de couleurs, et ce avant la fin de la mandature, l’UFC-Que Choisir demande au Ministère de la Santé de définir en urgence le modèle officiel français.

notes

(1) Etude sur l'influence de divers systèmes d'étiquetage nutritionnel sur la composition du panier d'achat alimentaire – Ruffieux, Muller – INRA 2011

(2) ‘Etiquetage nutritionnel simplifié, un antidote simple et efficace contre le marketing alimentaire’ – UFC-Que Choisir février 2015
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MIT: Un allergène majeur enfin encadré
Rarement un ingrédient largement présent dans des produits de grande consommation aura fait l’objet d’autant d’alertes de la part du corps médical. La méthylisothiazolinone (MIT) et sa proche parente, la méthylchloroisothiazolinone (MCIT), se sont généralisées dans les produits cosmétiques depuis une quinzaine d’années. Les industriels se sont mis à utiliser ces conservateurs notamment en remplacement des parabens dont certains sont perturbateurs endocriniens. Très vite, les dermatologues et allergologues constatent que de nombreux utilisateurs sont allergiques à ces composés. À maintes reprises et partout dans le monde, ils alertent sur la dangerosité de ces conservateurs. De l’élection de la MIT comme « allergène de l’année 2013 » par une association d’allergologues américains aux communiqués publiés par les sociétés savantes françaises, les signaux d’alarmes clignotent en tous sens. Même les experts mandatés par la Commission européenne confirment : en mars 2014, le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC), juge qu’il n’existe aucune concentration de MIT sûre dans les produits non rincés, les plus à risque. Pourtant, le législateur européen tergiverse, au mépris de la santé des consommateurs. Ce n’est que depuis aujourd’hui que son interdiction dans les produits sans rinçage prend réellement effet.

Encore de nombreux produits en janvier



Au moins, au vu de toutes ces alertes, les industriels se sont-ils empressés de supprimer ces ingrédients de leurs produits, comme le leur recommandait en 2013 l’association qui les représente au niveau européen ? Certains, sans doute. Mais nous avons encore pu acheter en janvier pléthore de références en contenant, dont des lingettes fraîcheur Corine de Farme « hypoallergéniques », du lait pour bébés Byphasse ou un gel « apaisant » après piqûres Apaisyl. Pire, le mélange MIT-MCIT, encore plus nocif que la MIT seule, figurait sur la liste d’ingrédients d’un produit pour bébés de marque Biolane à base d’éosine « recommandé pour les rougeurs des fesses chez le nourrisson ». Or ce mélange est interdit dans les produits non rincés depuis avril 2016.



Côté produits rincés, toujours autorisés, nous avons retrouvé de la MIT, entre autres, dans un gel lavant pour bébés Saforelle, un soin intime pour petites filles dès 4 ans (!) de la même marque, le gel douche pour enfant Petit junior de Klorane, un gel nettoyant « douceur » Topicrem, ou la pâte d’argile verte Lovea. Des fabricants qui seraient bien avisés de se passer de ce composé. En effet, la Commission européenne prévoit d’abaisser considérablement la concentration autorisée de MIT dans les produits rincés. Trois ans après l’avis du CSSC qui le recommande.

Les effets de la MIT

L’allergie à la MIT se manifeste par un eczéma qui se caractérise par des rougeurs, gonflements, parfois suintements et par des démangeaisons intolérables. Il survient un à deux jours après le contact avec l’ingrédient. La localisation dépend bien sûr de l’endroit du corps où a été utilisé le produit mais des cas d’eczéma sévère généralisé, conduisant à l’hospitalisation, ont été constatés. À noter que la MIT est également présente dans d’autres secteurs : les détergents (liquide vaisselle, lessive) peuvent en contenir mais aussi les peintures à l’eau. Dans ce cas, elle peut provoquer des réactions consécutives à l’exposition par voie aérienne (eczéma, problèmes respiratoires). Comme dans les cosmétiques, la présence de MIT doit théoriquement être indiquée sur l’emballage.

Tout sur les ingrédients indésirables dans les cosmétiques

Consultez le panorama des produits cosmétiques contenant des molécules toxiques.
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Fabienne Maleysson


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Vaccins: Le Conseil d’État demande un simple vaccin DT-Polio
Depuis plusieurs années, la situation en France confine à l’absurde. Trois vaccinations sont obligatoires chez les enfants de moins de 18 mois : contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Mais aucun vaccin correspondant à ces trois maladies, et à elles seules (DT-Polio), n’est commercialisé. Résultat, pour se conformer aux obligations vaccinales, les familles doivent avoir recours à des vaccins plus « larges », comportant des vaccinations contre des maladies supplémentaires : la coqueluche, les infections dues à certains Heamophilus influenzae ou l’hépatite B. Pour faire cesser cet état de fait, le Conseil d’État « enjoint au ministre de la Santé de prendre des mesures pour rendre disponible un vaccin des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination ».


Éloge de la simplicité

Cette décision semble de bon sens. Il était en effet anormal que les familles se voient imposer des vaccinations supplémentaires, qu’elles ne souhaitent pas forcément mais sont obligées de faire en même temps que les vaccinations obligatoires. Or aucun acte médical ne devrait être pratiqué sans que le consentement libre et éclairé du patient n’ait été recueilli. Sans compter que ces vaccins élargis sont plus chers que le DT-Polio simple. Ainsi l’un des vaccins les plus faciles à se procurer actuellement, l’InfanrixHexa – « hexa » pour « hexavalent » car il contient 6 vaccins – coûte 40 €. En comparaison, le Revaxis qui ne contient que DT-Polio mais est réservé aux rappels chez les adultes, est facturé 10 €. Multipliez le surcoût par le nombre de rappels. Les laboratoires n’ont donc pas beaucoup d’intérêt à revenir à des vaccins avec moins de valences. Le laboratoire GSK (qui produit les vaccins Infanrix) indique que de toute façon, « remettre un vaccin DTP sur le marché, serait un processus très long […], il faudrait compter une dizaine d’années ».


En pratique

Comment le ministère de la Santé va-t-il donc mettre en œuvre l’injonction du Conseil d’État ? Un tour de passe-passe serait d’élargir l’obligation vaccinale : si la vaccination contre non plus 3 mais 6 maladies devient obligatoire, le décalage entre loi et pratique disparaît. Mais cette décision reviendrait à imposer la conséquence (vaccinations multiples) plutôt que de modifier la cause du hiatus.

Pour mettre sur le marché un simple vaccin DTP, le Conseil d’État rappelle que le ministre dispose de plusieurs pouvoirs. Il peut « sanctionner les entreprises et laboratoires qui ne respectent pas leur obligation d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de gestion des pénuries des vaccins ». Autre piste : « saisir l’Agence nationale de la santé publique » qui a le pouvoir d’importer et de distribuer des médicaments en cas de pénurie. Ailleurs en effet, on trouve bien des vaccins simples. Durant ces dernières années, un subterfuge pour les familles françaises désireuses de s’en tenir aux strictes vaccinations obligatoires consistait à avoir recours à un « kit » composé d’un vaccin « Diphtérie-Tétanos » produit par Sanofi-Pasteur et importé du Canada auquel on adjoignait un vaccin « Polio » (Imovax). Ce bricolage était en théorie réservé aux enfants pour qui le vaccin contre la coqueluche était contre-indiqué. Il prouve néanmoins que produire des vaccins contre les seules Diphtérie-Tétanos n’est pas chose impossible.
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Perrine Vennetier


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Carte de la qualité de l’eau: Une clarification s’impose !
En tant qu’association de consommateurs, l’UFC-Que Choisir a souhaité donner aux consommateurs une information simple et synthétique sur la qualité de l’eau à la sortie du robinet, et non sur la seule qualité du réseau public puisque les canalisations privées peuvent également impacter la qualité de l’eau.

Dans ce cadre, l’étude de l’UFC-Que Choisir ne repose pas sur ses relevés propres mais bien sur les relevés réalisés par les Agences régionales de santé (ARS) entre février 2014 et août 2016 pour les 50 critères réglementaires de conformité, et disponibles sur le site du ministère de la Santé. Il faut savoir que sur 50 critères réglementaires, 45 concernent la qualité intrinsèque de l’eau et 5 ont trait à des pollutions liées aux composants des canalisations migrant dans l’eau – plomb, nickel, cuivre, épichlorhydrine, chlorure de vinyle (PVC). Or, si les relevés officiels concernant les 45 critères de la qualité intrinsèque de l’eau sont nombreux, c’est loin d’être le cas pour les 5 autres.

Le problème des composants toxiques des canalisations

Pour ces critères, les relevés sont souvent effectués à la sortie du robinet des consommateurs et sont très peu nombreux. Il n’est donc pas possible de connaître l’ampleur de la population concernée car on ignore si le problème vient du réseau public ou des canalisations privées ni, compte tenu du très faible nombre de relevés, l’ampleur du problème.C’est la raison pour laquelle nous avons, sous la carte de la qualité de l’eau, ajouté une notice « Important : *pour la recherche du plomb, du cuivre, du nickel, du chlorure de vinyle et de l’épichlorhydrine, le prélèvement de l’eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs. Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l’ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements. » Afin de souligner davantage le fait qu’il n’est pas possible de déterminer l’ampleur de la population concernée tout en maintenant l’alerte sur toutes les non-conformités relevées, la présentation de la carte pour les villes concernées a été revue : le pictogramme global sur la ville est coloré en fonction du résultat obtenu sur les 45 critères relatifs à la qualité intrinsèque de l’eau et, s’il existe une non-conformité relevée sur l’un des 5 critères liés aux canalisations, un panneau « attention » a été intégré.

Il importe néanmoins de rappeler que les résultats restent les mêmes et que l’alerte sur les problèmes de conformité demeurent. Pour les habitants des communes concernées qui s’interrogent sur la conduite à tenir, l’UFC-Que Choisir, après avoir rappelé les bons réflexes à adopter s’agissant de l’eau potable (voir encadré), indique que, si le problème ne provient pas du réseau public (suite à la publication de la carte, certaines communes ont indiqué qu’il y avait effectivement des problèmes de chlorure de vinyle ou de plomb sur leur réseau) mais des canalisations privées, il est possible de demander un diagnostic de ses canalisations à un laboratoire agréé par le ministère de la Santé (liste disponible sur le site des DDASS) ou accrédité par le Cofrac pour ce type d’analyse (pour une centaine d’euros). Sont plus particulièrement concernés les habitations et immeubles anciens (construits avant les années 50). En tout état de cause, au vu du faible nombre d’analyses, l’UFC-Que Choisir ne peut manquer de maintenir son appel à ce qu’un audit soit réalisé sur le sujet afin de quantifier l’exposition des consommateurs au problème de ces composants toxiques, et que des aides, notamment des agences de l’eau, soient allouées pour aider, sous condition de ressources, les propriétaires privés et copropriétaires concernés à renouveler leurs canalisations.

Pollution agricole

Alors que l’étude pointe les pesticides comme le premier polluant, et de loin, l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), le syndicat des fabricants de produits phytosanitaires, n’a pas manqué de réagir en affirmant d’une manière quelque peu expéditive que la détection de traces infimes de produits phytosanitaires ne serait en aucun cas révélatrice d’un quelconque risque pour les populations. L’UIPP oublie de préciser que c’est en fonction de la nature de la molécule, du niveau de dépassement et de sa durée que l’Agence régionale de santé définira les mesures de gestion. Or, ces mesures de gestion peuvent aller d’une simple dérogation sans restriction de consommation (cas le plus fréquent), à une interdiction de consommation pour les consommateurs fragiles (femmes enceintes, nourrissons), voire une interdiction totale de consommation. Il faut par ailleurs rappeler que les normes actuelles ne tiennent pas compte du fait que certains pesticides pourraient être des perturbateurs endocriniens actifs à des doses extrêmement faibles. Or, les perturbateurs endocriniens sont aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique.

Eau en bouteille vs eau du robinet : le match n’est pas à rejouer !

Dernier élément, et non des moindres, alors que l’étude entend souligner que l’eau potable est bien plus économique et écologique que l’eau en bouteille, la Chambre syndicale des eaux minérales nous répond que « l’eau minérale naturelle et l’eau du robinet sont des produits différents et ne peuvent donc avoir le même prix ». C’est pourtant bien pour une même utilisation quotidienne que les deux eaux sont en concurrence et c’est de notre devoir, en tant que promoteur d’une consommation responsable, de rappeler que l’on paye l’eau en bouteille 65 fois plus cher en moyenne ! S’agissant de l’impact environnemental de l’eau en bouteille, ce syndicat allègue que « l’eau minérale naturelle est acheminée par des camions toujours plus économes en énergie et des modes de transport alternatifs (train, ferroutage ou fluvial). La bouteille en PET est 100 % recyclable et 60 % d’entre elles sont recyclées ». Or, ce n’est pas parce que le PET utilisé pour la fabrication des bouteilles serait recyclé à 60 % que cela le met à égalité, loin de là, avec l’eau du robinet : la mise en décharge, le tri, le recyclage, la fabrication de nouvelles bouteilles et bien sûr leur transport constituent autant d’étapes à l’origine de gaz à effet de serre.

Si la présentation de notre carte de l’eau a été revue, les résultats et le message principal de cette campagne demeurent les mêmes : la consommation responsable est de boire l’eau potable. Mais pour que tout le monde franchisse le pas, et que toutes les craintes soient dissipées, les pouvoirs publics nationaux ont un rôle à jouer pour préserver en amont la ressource aquatique des pollutions (agricoles, industrielles, etc.), mais aussi pour s’assurer que les consommateurs ne sont pas exposés à des composants toxiques via des canalisations anciennes et corrodées.

Eau potable : les bons réflexes

Laissez couler l’eau quelques instants avant de la boire. Dans le cas où l’odeur est marquée, il suffit de laisser l’eau s’aérer, par exemple dans une carafe ouverte.

Lorsque la concentration en nitrates est comprise entre 50 et 100 mg/l, l’eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons. Si elle est égale ou supérieure à 100 mg/l, l’eau ne doit être utilisée pour aucun usage alimentaire.
Lorsque l’eau est très alcaline (pH supérieur à 9), il est déconseillé de l’utiliser pour la toilette, car elle peut être irritante pour l’œil ou la peau.
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Colorant E171: Un additif sous surveillance
Très présent dans les chewing-gums et les M&M’s mais aussi dans d’autres confiseries, des laitages aromatisés ou des plats cuisinés, le colorant E171 est prisé de l’industrie agroalimentaire. C’est sa taille en partie nanométrique qui a attiré l’attention des chercheurs. Infiniment petites, les nanoparticules ont des propriétés particulières, dont celle de pouvoir pénétrer à travers les barrières physiologiques de l’organisme, et leur comportement imprévisible justifie une vigilance accrue.

Pour la première fois, des scientifiques ont utilisé cet additif tel qu’introduit dans les produits alimentaires – ils l’ont acheté chez un fabricant d’ingrédients – et aux doses moyennes ingérées par les consommateurs. Deux types d’exposition ont été testés : pendant une semaine en administration quotidienne unique et pendant cent jours de façon fractionnée dans l’eau de boisson.

Première constatation : le E171 pénètre la paroi de l’intestin et passe bel et bien dans le sang puisqu’on en retrouve trace dans le foie des rongeurs. Deuxième découverte : au bout de sept jours, on constate des phénomènes qui signent un abaissement des défenses immunitaires. Et enfin, des lésions précancéreuses se forment chez 40 % des animaux et de telles lésions induites volontairement voient leur développement accéléré par l’additif. « On ne peut pas extrapoler sur cette seule base et conclure que le dioxyde de titane est cancérogène pour l’homme, précise Fabrice Pierre, directeur de recherche à l’unité Toxalim de l’Inra (Institut national de recherche agronomique), un des responsables de l’étude. Mais cela justifie clairement qu’une étude de carcinogenèse selon les lignes directrices en vigueur soit désormais menée, avec une attention particulière portée aux effets sur l’immunité. »

Devant ces conclusions inquiétantes, les ministres de l’Économie, de la Santé et de l’Agriculture ont saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin de déterminer si le colorant E171 présente un risque pour les consommateurs. Les conclusions sont censées être rendues d’ici deux mois mais on voit mal comment l’Anses pourrait se prononcer sur cette question dans un laps de temps si court.

En attendant, on peut toujours traquer le E171 sur les étiquettes, d’autant que la plupart des produits qui en contiennent sont des confiseries qu’on peut aisément éviter de consommer. Le dioxyde de titane sous forme nanométrique est également utilisé dans d’autres produits de consommation courante, notamment les cosmétiques où il peut jouer le rôle d’opacifiant et surtout de filtre solaire. Il est alors indiqué dans la liste d’ingrédients sous le nom de titanium dioxide. Son passage dans le sang après application sur la peau n’est pas exclu.


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Fabienne Maleysson


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