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Vaccins: Le Conseil d’État demande un simple vaccin DT-Polio
Depuis plusieurs années, la situation en France confine à l’absurde. Trois vaccinations sont obligatoires chez les enfants de moins de 18 mois : contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Mais aucun vaccin correspondant à ces trois maladies, et à elles seules (DT-Polio), n’est commercialisé. Résultat, pour se conformer aux obligations vaccinales, les familles doivent avoir recours à des vaccins plus « larges », comportant des vaccinations contre des maladies supplémentaires : la coqueluche, les infections dues à certains Heamophilus influenzae ou l’hépatite B. Pour faire cesser cet état de fait, le Conseil d’État « enjoint au ministre de la Santé de prendre des mesures pour rendre disponible un vaccin des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination ».


Éloge de la simplicité

Cette décision semble de bon sens. Il était en effet anormal que les familles se voient imposer des vaccinations supplémentaires, qu’elles ne souhaitent pas forcément mais sont obligées de faire en même temps que les vaccinations obligatoires. Or aucun acte médical ne devrait être pratiqué sans que le consentement libre et éclairé du patient n’ait été recueilli. Sans compter que ces vaccins élargis sont plus chers que le DT-Polio simple. Ainsi l’un des vaccins les plus faciles à se procurer actuellement, l’InfanrixHexa – « hexa » pour « hexavalent » car il contient 6 vaccins – coûte 40 €. En comparaison, le Revaxis qui ne contient que DT-Polio mais est réservé aux rappels chez les adultes, est facturé 10 €. Multipliez le surcoût par le nombre de rappels. Les laboratoires n’ont donc pas beaucoup d’intérêt à revenir à des vaccins avec moins de valences. Le laboratoire GSK (qui produit les vaccins Infanrix) indique que de toute façon, « remettre un vaccin DTP sur le marché, serait un processus très long […], il faudrait compter une dizaine d’années ».


En pratique

Comment le ministère de la Santé va-t-il donc mettre en œuvre l’injonction du Conseil d’État ? Un tour de passe-passe serait d’élargir l’obligation vaccinale : si la vaccination contre non plus 3 mais 6 maladies devient obligatoire, le décalage entre loi et pratique disparaît. Mais cette décision reviendrait à imposer la conséquence (vaccinations multiples) plutôt que de modifier la cause du hiatus.

Pour mettre sur le marché un simple vaccin DTP, le Conseil d’État rappelle que le ministre dispose de plusieurs pouvoirs. Il peut « sanctionner les entreprises et laboratoires qui ne respectent pas leur obligation d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de gestion des pénuries des vaccins ». Autre piste : « saisir l’Agence nationale de la santé publique » qui a le pouvoir d’importer et de distribuer des médicaments en cas de pénurie. Ailleurs en effet, on trouve bien des vaccins simples. Durant ces dernières années, un subterfuge pour les familles françaises désireuses de s’en tenir aux strictes vaccinations obligatoires consistait à avoir recours à un « kit » composé d’un vaccin « Diphtérie-Tétanos » produit par Sanofi-Pasteur et importé du Canada auquel on adjoignait un vaccin « Polio » (Imovax). Ce bricolage était en théorie réservé aux enfants pour qui le vaccin contre la coqueluche était contre-indiqué. Il prouve néanmoins que produire des vaccins contre les seules Diphtérie-Tétanos n’est pas chose impossible.
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Perrine Vennetier


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Carte de la qualité de l’eau: Une clarification s’impose !
En tant qu’association de consommateurs, l’UFC-Que Choisir a souhaité donner aux consommateurs une information simple et synthétique sur la qualité de l’eau à la sortie du robinet, et non sur la seule qualité du réseau public puisque les canalisations privées peuvent également impacter la qualité de l’eau.

Dans ce cadre, l’étude de l’UFC-Que Choisir ne repose pas sur ses relevés propres mais bien sur les relevés réalisés par les Agences régionales de santé (ARS) entre février 2014 et août 2016 pour les 50 critères réglementaires de conformité, et disponibles sur le site du ministère de la Santé. Il faut savoir que sur 50 critères réglementaires, 45 concernent la qualité intrinsèque de l’eau et 5 ont trait à des pollutions liées aux composants des canalisations migrant dans l’eau – plomb, nickel, cuivre, épichlorhydrine, chlorure de vinyle (PVC). Or, si les relevés officiels concernant les 45 critères de la qualité intrinsèque de l’eau sont nombreux, c’est loin d’être le cas pour les 5 autres.

Le problème des composants toxiques des canalisations

Pour ces critères, les relevés sont souvent effectués à la sortie du robinet des consommateurs et sont très peu nombreux. Il n’est donc pas possible de connaître l’ampleur de la population concernée car on ignore si le problème vient du réseau public ou des canalisations privées ni, compte tenu du très faible nombre de relevés, l’ampleur du problème.C’est la raison pour laquelle nous avons, sous la carte de la qualité de l’eau, ajouté une notice « Important : *pour la recherche du plomb, du cuivre, du nickel, du chlorure de vinyle et de l’épichlorhydrine, le prélèvement de l’eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs. Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l’ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements. » Afin de souligner davantage le fait qu’il n’est pas possible de déterminer l’ampleur de la population concernée tout en maintenant l’alerte sur toutes les non-conformités relevées, la présentation de la carte pour les villes concernées a été revue : le pictogramme global sur la ville est coloré en fonction du résultat obtenu sur les 45 critères relatifs à la qualité intrinsèque de l’eau et, s’il existe une non-conformité relevée sur l’un des 5 critères liés aux canalisations, un panneau « attention » a été intégré.

Il importe néanmoins de rappeler que les résultats restent les mêmes et que l’alerte sur les problèmes de conformité demeurent. Pour les habitants des communes concernées qui s’interrogent sur la conduite à tenir, l’UFC-Que Choisir, après avoir rappelé les bons réflexes à adopter s’agissant de l’eau potable (voir encadré), indique que, si le problème ne provient pas du réseau public (suite à la publication de la carte, certaines communes ont indiqué qu’il y avait effectivement des problèmes de chlorure de vinyle ou de plomb sur leur réseau) mais des canalisations privées, il est possible de demander un diagnostic de ses canalisations à un laboratoire agréé par le ministère de la Santé (liste disponible sur le site des DDASS) ou accrédité par le Cofrac pour ce type d’analyse (pour une centaine d’euros). Sont plus particulièrement concernés les habitations et immeubles anciens (construits avant les années 50). En tout état de cause, au vu du faible nombre d’analyses, l’UFC-Que Choisir ne peut manquer de maintenir son appel à ce qu’un audit soit réalisé sur le sujet afin de quantifier l’exposition des consommateurs au problème de ces composants toxiques, et que des aides, notamment des agences de l’eau, soient allouées pour aider, sous condition de ressources, les propriétaires privés et copropriétaires concernés à renouveler leurs canalisations.

Pollution agricole

Alors que l’étude pointe les pesticides comme le premier polluant, et de loin, l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), le syndicat des fabricants de produits phytosanitaires, n’a pas manqué de réagir en affirmant d’une manière quelque peu expéditive que la détection de traces infimes de produits phytosanitaires ne serait en aucun cas révélatrice d’un quelconque risque pour les populations. L’UIPP oublie de préciser que c’est en fonction de la nature de la molécule, du niveau de dépassement et de sa durée que l’Agence régionale de santé définira les mesures de gestion. Or, ces mesures de gestion peuvent aller d’une simple dérogation sans restriction de consommation (cas le plus fréquent), à une interdiction de consommation pour les consommateurs fragiles (femmes enceintes, nourrissons), voire une interdiction totale de consommation. Il faut par ailleurs rappeler que les normes actuelles ne tiennent pas compte du fait que certains pesticides pourraient être des perturbateurs endocriniens actifs à des doses extrêmement faibles. Or, les perturbateurs endocriniens sont aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique.

Eau en bouteille vs eau du robinet : le match n’est pas à rejouer !

Dernier élément, et non des moindres, alors que l’étude entend souligner que l’eau potable est bien plus économique et écologique que l’eau en bouteille, la Chambre syndicale des eaux minérales nous répond que « l’eau minérale naturelle et l’eau du robinet sont des produits différents et ne peuvent donc avoir le même prix ». C’est pourtant bien pour une même utilisation quotidienne que les deux eaux sont en concurrence et c’est de notre devoir, en tant que promoteur d’une consommation responsable, de rappeler que l’on paye l’eau en bouteille 65 fois plus cher en moyenne ! S’agissant de l’impact environnemental de l’eau en bouteille, ce syndicat allègue que « l’eau minérale naturelle est acheminée par des camions toujours plus économes en énergie et des modes de transport alternatifs (train, ferroutage ou fluvial). La bouteille en PET est 100 % recyclable et 60 % d’entre elles sont recyclées ». Or, ce n’est pas parce que le PET utilisé pour la fabrication des bouteilles serait recyclé à 60 % que cela le met à égalité, loin de là, avec l’eau du robinet : la mise en décharge, le tri, le recyclage, la fabrication de nouvelles bouteilles et bien sûr leur transport constituent autant d’étapes à l’origine de gaz à effet de serre.

Si la présentation de notre carte de l’eau a été revue, les résultats et le message principal de cette campagne demeurent les mêmes : la consommation responsable est de boire l’eau potable. Mais pour que tout le monde franchisse le pas, et que toutes les craintes soient dissipées, les pouvoirs publics nationaux ont un rôle à jouer pour préserver en amont la ressource aquatique des pollutions (agricoles, industrielles, etc.), mais aussi pour s’assurer que les consommateurs ne sont pas exposés à des composants toxiques via des canalisations anciennes et corrodées.

Eau potable : les bons réflexes

Laissez couler l’eau quelques instants avant de la boire. Dans le cas où l’odeur est marquée, il suffit de laisser l’eau s’aérer, par exemple dans une carafe ouverte.

Lorsque la concentration en nitrates est comprise entre 50 et 100 mg/l, l’eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons. Si elle est égale ou supérieure à 100 mg/l, l’eau ne doit être utilisée pour aucun usage alimentaire.
Lorsque l’eau est très alcaline (pH supérieur à 9), il est déconseillé de l’utiliser pour la toilette, car elle peut être irritante pour l’œil ou la peau.
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Colorant E171: Un additif sous surveillance
Très présent dans les chewing-gums et les M&M’s mais aussi dans d’autres confiseries, des laitages aromatisés ou des plats cuisinés, le colorant E171 est prisé de l’industrie agroalimentaire. C’est sa taille en partie nanométrique qui a attiré l’attention des chercheurs. Infiniment petites, les nanoparticules ont des propriétés particulières, dont celle de pouvoir pénétrer à travers les barrières physiologiques de l’organisme, et leur comportement imprévisible justifie une vigilance accrue.

Pour la première fois, des scientifiques ont utilisé cet additif tel qu’introduit dans les produits alimentaires – ils l’ont acheté chez un fabricant d’ingrédients – et aux doses moyennes ingérées par les consommateurs. Deux types d’exposition ont été testés : pendant une semaine en administration quotidienne unique et pendant cent jours de façon fractionnée dans l’eau de boisson.

Première constatation : le E171 pénètre la paroi de l’intestin et passe bel et bien dans le sang puisqu’on en retrouve trace dans le foie des rongeurs. Deuxième découverte : au bout de sept jours, on constate des phénomènes qui signent un abaissement des défenses immunitaires. Et enfin, des lésions précancéreuses se forment chez 40 % des animaux et de telles lésions induites volontairement voient leur développement accéléré par l’additif. « On ne peut pas extrapoler sur cette seule base et conclure que le dioxyde de titane est cancérogène pour l’homme, précise Fabrice Pierre, directeur de recherche à l’unité Toxalim de l’Inra (Institut national de recherche agronomique), un des responsables de l’étude. Mais cela justifie clairement qu’une étude de carcinogenèse selon les lignes directrices en vigueur soit désormais menée, avec une attention particulière portée aux effets sur l’immunité. »

Devant ces conclusions inquiétantes, les ministres de l’Économie, de la Santé et de l’Agriculture ont saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin de déterminer si le colorant E171 présente un risque pour les consommateurs. Les conclusions sont censées être rendues d’ici deux mois mais on voit mal comment l’Anses pourrait se prononcer sur cette question dans un laps de temps si court.

En attendant, on peut toujours traquer le E171 sur les étiquettes, d’autant que la plupart des produits qui en contiennent sont des confiseries qu’on peut aisément éviter de consommer. Le dioxyde de titane sous forme nanométrique est également utilisé dans d’autres produits de consommation courante, notamment les cosmétiques où il peut jouer le rôle d’opacifiant et surtout de filtre solaire. Il est alors indiqué dans la liste d’ingrédients sous le nom de titanium dioxide. Son passage dans le sang après application sur la peau n’est pas exclu.


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Fabienne Maleysson


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Ampoules LED: Une nouvelle étude confirme leur dangerosité
Il y a d’abord eu la première alerte lancée en 2010 par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) sur les risques des LED pour les yeux, suivie d’un test de Que Choisir sur leur dangerosité qui nous a conduits à une conclusion claire : fuyez les spots LED. Puis, en 2015, une étude de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) effectuée sur les rats a mis en évidence « un stress oxydant responsable de la destruction des cellules de la rétine ».

L’Inserm vient de publier une nouvelle étude, cette fois encore menée sur les rats. Elle prouve que l’éclairage LED est mauvais pour la rétine des rats. « Il est probable que les observations faites chez le rat ne sont pas transposables telles quelles chez l’homme, notent les chercheurs, nos cellules possèdent des mécanismes de réparation qui permettent sans doute de corriger en partie les lésions induites par les LED. » Mais ils ajoutent que « nous avons un capital lumière, comme notre peau possède un capital soleil. On peut se demander si nos ampoules domestiques ne favorisent pas son épuisement précoce, et ainsi l’évolution vers la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). » On attend maintenant un nouveau rapport de l’Anses sur la question, prévu pour l’automne prochain.

Pour l’instant, Que Choisir déconseille toujours aussi vivement les spots LED. Contrairement aux ampoules LED de forme classique, ils envoient la lumière de façon directive sans la répartir. Compte tenu de leur forte proportion en lumière bleue, c’est mauvais pour la vue.
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Élisabeth Chesnais


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Migration des emballages dans les aliments: Des distributeurs prennent les devants
L’affaire avait fait couler beaucoup d’encre en avril 2016. Contaminées par des encres minérales présentes dans leur emballage, des lentilles corail de la marque Auchan avaient été pointées du doigt par l’association Foodwatch avant d’être ôtées des rayons par le distributeur. Un retrait qui ramenait dans le débat public la question des huiles minérales d’hydrocarbures aromatiques (MOAH). Des substances que l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) estime « potentiellement cancérogènes et mutagènes ». Et également soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens.

Dès 2011, l’UFC-Que Choisir alertait sur la dangerosité de ces substances surtout présentes dans les encres des emballages à base de papier recyclé et susceptibles de contaminer les aliments. Aujourd’hui, si le gouvernement et Bruxelles tardent à prendre des mesures pour interdire l’utilisation de ces encres alimentaires, les distributeurs ont décidé de prendre les devants, conscients que ces huiles entachaient leur image. En effet, les paquets de lentilles Auchan sont loin d’être les seuls produits concernés, tous les produits secs (riz, pâtes, couscous, corn flakes, cacao en poudre…) qui présentent une surface de contact importante avec l’emballage et une durée de conservation longue étant particulièrement exposés.


Des changements attendus pour 2017-2018

Premier distributeur à avoir pris position sur le sujet, Leclerc annonçait début novembre via le blog de son président Michel Edouard Leclerc travailler en collaboration avec l’association Foodwatch à l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour Scamark, l’emballeur de ses marques propres (Marque Repère, Nos régions ont du talent, BioVillage et €co+). Les emballages à risque devront être modifiés d’ici le 1er semestre 2017. Plusieurs solutions technologiques sont envisageables : utiliser des barrières fonctionnelles dans les emballages carton, remplacer le carton recyclé par du carton vierge ou utiliser des encres à faible taux de migration. Le distributeur s’engage également à ne plus commercialiser de produits de marques nationales présentant un risque à compter de la campagne de négociation commerciale 2017-2018 qui court habituellement d’octobre à février de l’année suivante.

Tout comme Leclerc, les distributeurs Carrefour, Lidl, Intermarché, Système U et Casino se sont également engagés à prendre des mesures contre la migration des huiles minérales d’hydrocarbures aromatiques dans leurs emballages de marques distributeurs. Sans s’engager pour l’heure concernant les autres marques disponibles dans leurs rayons.

Du côté des fabricants, quelques-uns ont franchi le pas, comme la firme Mars Petcare & Food, qui produit notamment le riz Uncle Ben’s. Mais c’est loin d’être le cas de l’ensemble de la filière. Seul un engagement clair du gouvernement et de Bruxelles via l’édification de normes réglementaires permettrait d’effacer une bonne fois pour toutes ces encres de l’ensemble de nos aliments. Lors de nos analyses en 2011, nous en avions retrouvé aussi bien dans de la semoule de couscous, des pâtes alimentaires, du riz ou de la chapelure.
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Marie-Noëlle Delaby


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Antibiorésistance: Le Conseil de l Union Européenne doit agir !
L’efficacité des antibiotiques est désormais menacée alors que les bactéries pathogènes deviennent toujours plus résistantes. Ce phénomène d’antibiorésistance aux traitements cause chaque année 25 000 décès en Europe. A l’origine de ce problème se trouvent bien-sûr les prescriptions trop fréquentes d’antibiotiques en médecine humaine, mais aussi dans les élevages qui à eux seuls sont responsables de 63 % des consommations d’antibiotiques en France. En effet, les résistances chez les bactéries pathogènes se développent d’autant plus que les mauvaises pratiques d’élevage sont légion :

- Des antibiotiques trop automatiques : une utilisation prudente des antibiotiques voudrait qu’ils ne soient donnés que lorsque des signes de maladie sont effectivement constatés et seulement aux animaux malades. Mais dans la pratique, les antibiotiques sont trop souvent administrés de manière préventive et dans 91,6 % des cas sous la forme de traitements groupés (1), c’est-à-dire aussi bien aux animaux malades qu’aux animaux sains.

- Les antibiotiques de dernier recours menacés : il est vital de préserver l’efficacité des antibiotiques les plus récents, tels que les céphalosporines de dernières générations et les fluoroquinolones, notamment en les réservant à la médecine humaine, car ils constituent l’ultime recours lorsque les autres molécules se révèlent inefficaces sur les germes les plus résistants. Pourtant depuis 1999 l’utilisation des fluroquinolones a augmenté de plus de 50 % et celle des céphalosporines de dernière génération a quasiment doublé (2) dans les élevages français !

- Des contaminations généralisées : Ce sont ces mauvaises pratiques qui contribuent à la diffusion dans l’environnement de bactéries résistantes, tout au long de la chaîne alimentaire. Ainsi, en mars 2014, l’UFC-Que Choisir avait publié un test sur la viande fraîche de volaille révélant que 61 % des échantillons contaminés par E. Coli étaient porteurs de germes résistants à un ou plusieurs antibiotiques !

Au vu de ses éléments et alors que les Parlementaires Européens se sont prononcés pour un renforcement de la réglementation sur les antibiotiques dans les élevages, l’UFC-Que Choisir presse les Etats membres réunis au sein du Conseil de l’Union Européenne :

. d’entériner les mesures votées par le Parlement Européen visant à interdire l’usage préventif des antibiotiques, et à réserver les antibiotiques critiques à la médecine humaine ;
. de supprimer toute incitation financière à la prescription d’antibiotiques pour les vétérinaires, afin d’aboutir à une réforme pleinement ambitieuse.



[1] Rapport ‘Sales of veterinary antimicrobial agents in 29 European countries in 2014’ – Agence Européenne des Médicaments - octobre 2016

[2] Rapport ‘Suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en 2015’ – Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, Alimentation, Environnement, Travail – Octobre 2016

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Lettre ouverte à Madame Marisol Touraine Ministre des Affaires sociales et de la santé
Madame la Ministre,

A votre demande, l’Institut national du cancer vient de rendre public, après une concertation du grand public et des parties prenantes, le rapport de la Concertation citoyenne et scientifique sur l’actuelle politique de dépistage organisé du cancer du sein. Celui-ci rejoint, en les actualisant, les constats dressés par de nombreux acteurs indépendants.

Ce rapport fait notamment le constat que le dépistage des cancers du sein fait l’objet d’une controverse scientifique et non d’un consensus, que ce soit sur la réalité ou l’importance des bénéfices attendus ou sur l’importance de ses effets indésirables, liés aux sur-diagnostics et sur-traitements, initialement sous-estimés. Il souligne la nécessité de poursuivre les recherches scientifiques pour essayer de lever les incertitudes actuelles. Le document insiste également sur le déséquilibre de la communication à destination des femmes en âge de participer au programme, qui relève davantage de l’injonction que de l’information, spécialement la campagne « Octobre Rose » et ses déclinaisons.

Le rapport émet de nombreuses autres propositions, et notamment : une évaluation du dispositif qui se penche sur la question du surdiagnostic et du surtraitement ; l’arrêt des dépistages chez les femmes âgées de moins de 50 ans sans facteur de risque ; l’arrêt ou la transformation profonde du dépistage organisé chez les femmes âgées de 50 ans ou plus. L’idée est d’établir des grilles de risque permettant de personnaliser la décision de dépister ou de ne pas dépister, et de faire passer l’information par les médecins généralistes.

Ce rapport appelle naturellement des actions fortes, et c’est pourquoi nous accueillons favorablement l’annonce par votre Ministère, d’ici la fin de l’année, d’un plan de rénovation du dépistage organisé du cancer du sein. Dans ce cadre, nous souhaiterions attirer votre attention sur deux points qui doivent constituer, à notre avis, le fondement de cette politique : le droit des femmes à un choix libre et éclairé de s’inscrire ou non dans les démarches de dépistage organisé ; la prise en compte de l’absence de consensus scientifique à propos du dépistage et des critiques de la Concertation citoyenne et scientifique sur son organisation. Ce droit et cette prise en compte n’auront de réalité qu’à deux conditions.

D’une part, l’information disponible, tant pour les femmes que pour les professionnels de santé, doit être rendue plus objective, en présentant aussi bien les avantages que les inconvénients du dépistage, à partir des données de la science, recensées par exemple dans le rapport de la Concertation citoyenne et scientifique.

D’autre part, les médecins doivent être mis en situation de délivrer une information non biaisée à leurs patientes. Cela suppose une formation adéquate des professionnels de santé concernés, afin qu’ils soient en mesure d’expliquer la controverse, les effets indésirables et les inconnues du dépistage. Par ailleurs, il est indispensable que soit retiré des critères de la rémunération sur objectifs de santé publique des médecins généralistes le niveau de participation de leur patientèle au dépistage du cancer du sein. C’est seulement ainsi que les femmes pourront en toute confiance se tourner vers leur médecin pour discuter de leur choix, comme elles sont déjà 56 % à le faire.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à nos propositions, et vous prions de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre plus haute considération.

Signataires :
Alain BAZOT, Président de l'UFC-Que Choisir
Paul AYMON, Porte-parole du groupe PRINCEPS
Dr Cécile BOUR, Collectif Cancer Rose
Bruno TOUSSAINT, Directeur éditorial de Prescrire
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Jouets en plastique: Des composants sans risques ?
Les jouets des tout-petits ne contiennent plus de phtalates interdits nocifs pour leur santé, se réjouissait Que Choisir en décembre 2011 à la suite d’analyses menées sur 30 jouets vedettes de Noël destinés aux moins de 3 ans.

Mais c’était aussitôt pour souligner qu’on ne savait rien de l’éventuelle toxicité de plusieurs nouveaux plastifiants utilisés pour remplacer ces dangereux phtalates. L’UFC-Que Choisir décidait donc de saisir l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pour lui demander de se prononcer sur les molécules de substitution trouvées lors de ce test. L’Agence, qui avait déjà commencé son évaluation de substituts aux phtalates, vient de publier ses résultats.

L’expertise de l’Anses a porté au total sur cinq substances désormais présentes dans les jouets et accessoires en plastique susceptibles d’être mis à la bouche par les moins de 3 ans, « une population particulièrement vulnérable ». Des essais de composition puis de migration dans la salive ont été effectués sur des jouets, des bavoirs, des anneaux de dentition et des sucettes en plastique contenant l’un des cinq substituts aux phtalates examinés par l’étude.


Le DOIP pointé du doigt

Pour quatre d’entre eux, les travaux de l’Agence « ne mettent pas en évidence de risques sanitaires pour les enfants de moins de 3 ans », c’est plutôt rassurant. En revanche pour le DOIP, un composant déjà retrouvé dans plusieurs jouets analysés par Que Choisir, l’Anses recommande aux fabricants « de ne pas l’utiliser » avant d’avoir acquis des connaissances sur sa toxicité, l’évaluation des risques n’ayant pu être conduite faute de données.

L’Agence recommande par ailleurs de renforcer la directive jouets en imposant des essais de migration dans la salive à toute substance nouvelle entrant dans la composition des jouets en plastique destinés aux enfants de moins de 3 ans avant leur mise sur le marché.

Pour l’instant malheureusement, il n’y a aucun moyen de savoir si les jouets en plastique, de loin les plus nombreux en rayon, contiennent ou non du DOIP. Ce n’est pas franchement rassurant.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Quatrième Soirée débat sur les directives anticipées le 08 novembre 2016
Article du Dauphiné Libéré à la suite à la conférence débat à l'hopital de St Félicien:






L'UFC Que Choisir de l'Ardèche et l'Hôpital de St Félicien vous invitent à une Soirée débat sur le thème "prévoir sa fin de vie" à partir de 19h à la salle des fêtes, quartier Lachaux - route de Lalouvesc - 07410 Saint Félicien.





En savoir plus

Que Choisir-Ardeche
Jean Amicheau


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