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Obsolescence organisée: Les ambitions françaises en panne ?
En effet, la publication tardive de deux rapports, prévus par la loi de Transition énergétique, par le précédent gouvernement (un concernant l’opportunité de l’allongement de la garantie légale de conformité, l’autre sur la définition juridique et les enjeux économiques de l’obsolescence programmée) m’a laissé quelque peu sur ma faim… L’opportunité d’allonger la garantie légale semble ainsi moins avoir été étudiée que les moyens de rendre le cadre existant effectif… C’est pourtant une réflexion phare si l’on veut avancer vers une vraie durabilité des produits.

Mais surtout, le rapport sur l’obsolescence programmée se borne à énoncer de grands principes bien loin des mesures concrètes attendues… Si tout n’est pas à jeter (le rapport mentionne la nécessaire réforme de l’affichage relatif à la disponibilité des pièces détachées, ce qui rejoint les critiques de l’UFC-Que Choisir concrétisées par un recours récent auprès du Conseil d’État ; la remise à zéro de la garantie légale de conformité en cas de remplacement du bien, ou le transfert de celle-ci en cas de revente de l’appareil), il est néanmoins particulièrement regrettable que ce rapport n’ait pas proposé une méthode efficace d’affichage pour la durée de vie des appareils ou encore suggéré une nouvelle définition du délit d’obsolescence programmée. Sur ce dernier point, le rapport se contente en effet de faire état de l’absence d’actions intentées à ce jour sur ce fondement, constat pourtant évident compte tenu de la difficulté, maintes fois dénoncée, de mettre en pratique une définition qui exige de démontrer le caractère intentionnel de l’obsolescence…

A l’aube de réformes législatives européennes importantes sur la révision de la garantie légale, et suite au rapport d’initiative du député européen Pascal Durand sur la durabilité des produits, j’encourage donc le nouveau Gouvernement français, M. Hulot en tête, à montrer la voie à nos voisins européens en mettant en marche des réformes ambitieuses et courageuses pour une vraie durabilité des produits.
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


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Compléments alimentaires: Mieux vaut les éviter pendant la grossesse
Sérénité grossesse, Gestarelle, Prenatal Nutrient… Un simple tour en parapharmacie, en pharmacie ou sur le Net permet de constater que la grossesse est un heureux événement pour les fabricants de compléments alimentaires. Alors que les supplémentations en vitamines, minéraux et oligoéléments sont très répandues chez les femmes en âge de procréer (2 fois plus que chez les hommes), l’étude Nutrinet indiquait en 2013 que près de 75 % des femmes en consommaient en troisième trimestre.

Or cette consommation, qui se fait souvent en dehors de toute prescription médicale, n’est pas sans risque pour la santé de l’enfant à naître. Dans le cadre du dispositif national de nutrivigilance (voir encadré), la survenue de cas d’hypercalcémie néonatale et d’hypothyroïdie congénitale chez des nourrissons ont alerté les autorités de santé. Ces signalements ont conduit l’Anses à évaluer les risques associés à la prise de compléments contenant de la vitamine D, qui entre en jeu dans l’assimilation du calcium, ou de l’iode, indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes. « L’hypercalcémie [excès de calcium dans le sang, NDLR] chez le nouveau-né peut entraîner des problèmes variables allant des simples troubles digestifs aux épisodes de convulsion. De même, un excès d’iode peut être à l’origine d’une hypothyroïdie congénitale, permanente ou transitoire. Ce trouble grave chez le nourrisson est systématiquement dépisté en France à la naissance, car il entraîne un risque de retard psychomoteur », explique le docteur Gérard Lasfargues, directeur général adjoint scientifique de l’Anses.

Dans son avis, l’Agence de sécurité sanitaire met donc en garde contre la prise de compléments alimentaires en l’absence de besoins établis. « Les compléments alimentaires sont certes encadrés par un décret de mars 2006, mais cela n’empêche pas les dérives. Si la réglementation fixe des teneurs maximales réglementaires, soit 5 microgrammes par prise journalière pour la vitamine D et 250 microgrammes pour l’iode, on trouve sur Internet des compléments qui ne respectent ces limites. Sans compter la multiplication des sources par l’utilisation de cocktails vitaminés qui peut entraîner un surdosage », prévient Gérard Lasfargues.

Enfin, si dans certains cas la supplémentation des femmes enceintes peut se justifier, notamment en cas de carences en fer ou en vitamine D « avérées », c’est-à-dire confirmée par des analyses sanguines, l’agence émet toutefois deux recommandations importantes :

- éviter la multiplication des sources, surtout en l’absence de besoins établis. Chez la femme en bonne santé, une alimentation équilibrée permet tout à fait de mener une grossesse à bien sans compléments alimentaires ;
- ne prendre que ce qui est prescrit par le praticien (médecin traitant, gynécologue ou sage-femme) qui suit votre grossesse. Il pourra évaluer vos besoins réels, notamment grâce à un suivi biologique, afin de prendre les décisions appropriées au cours de la grossesse.

Nutrivigilance, c’est quoi ?

Depuis plusieurs années, la consommation de compléments alimentaires mais aussi d’aliments ou de boissons enrichis (vitamines, minéraux, acides aminés, extraits de plantes…) augmente et les circuits de distribution évoluent avec une part croissante de ventes en ligne. Ces produits souvent considérés comme anodins par les consommateurs peuvent pourtant exposer les consommateurs à des risques.

Dans ce contexte, l’Anses a mis en place en 2011 un dispositif de nutrivigilance dont l’objectif est de surveiller la sécurité de ces produits dans leurs conditions réelles d’utilisation en recensant et en analysant les effets indésirables pouvant être liés à leur consommation. À côté de bilans annuels, le dispositif étudie ponctuellement des populations ciblées, comme les sportifs ou les femmes enceintes.

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Marie-Noëlle Delaby


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Photovoltaïque: Surimposer en toiture devient possible
Après plus d’une décennie d’entêtement à promouvoir les panneaux photovoltaïques intégrés en toiture, qui causent tant de problèmes d’étanchéité et d’infiltrations d’eau dégradant le bâti, les pouvoirs publics ont enfin revu leur stratégie. Le dernier arrêté tarifaire a relevé le tarif d’achat des kilowattheures produits par les panneaux placés en surimposition de toiture, ce qui est une solution beaucoup plus sûre pour maintenir le bâti hors d’eau que les panneaux intégrés en toiture à la place des ardoises ou des tuiles. Jusque-là d’un montant ridicule de 5,6 centimes, le kilowattheure « surimposé » se vend désormais 18,7 centimes si on cède la totalité de sa production. Ce qui pourrait éventuellement justifier d’installer les 3 kWh qui y donnent droit sur un toit bien orienté, mais à la seule condition d’éviter tous les pièges.

Il ne faut surtout pas surpayer les panneaux et encore moins investir en prenant un crédit associé, il fait automatiquement flamber la facture… on peut alors dire adieu à une quelconque rentabilité. Mais ce n’est pas gagné, on succombe très facilement au discours bien rodé d’un commercial convaincant.

L’autre piège à éviter, c’est celui de l’autoconsommation. Le tarif de vente du surplus a beau être passé à 10 centimes le kilowattheure au lieu de 5,6 centimes, l’autoconsommation individuelle reste un mirage : on ne rentabilise pas son installation.
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Élisabeth Chesnais


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Ingrédients indésirables dans les cosmétiques: Trois familles à bannir des rayons
Pari tenu ! Amorcée en mars 2016 et poursuivie sans relâche depuis lors, notre chasse aux ingrédients indésirables dans les cosmétiques a atteint son objectif principal. Grâce aux outils que nous mettons à leur disposition – la carte-repère à télécharger, les fiches explicatives sur les composants à éviter, les listes des produits en contenant – et à l’interactivité qui se met en place entre nous, les consommateurs et consommatrices apprennent peu à peu à faire des choix éclairés au rayon cosmétique. Lire la liste d’ingrédients d’une crème ou d’un déodorant est devenu un réflexe grâce auquel les internautes nous ont envoyé des centaines de signalements ces derniers mois. Résultat : notre base de données, qui pointait quelque 400 références en mars dernier, en regroupe désormais plus de 1 000 !

Parmi les plus choquants de ces produits nouvellement arrivés dans nos tableaux (1), trois groupes se distinguent.

Les cocktails détonants

Ils ont pour point commun de renfermer plusieurs perturbateurs endocriniens (PE). À la clé, un possible effet cocktail. Enfants, ados et femmes enceintes doivent les fuir. Or, rien n’empêche une adolescente ou une femme enceinte d’utiliser l’Huile sèche sublimante du Petit Marseillais, le déodorant Natur (!) Protect de Sanex, le dentifrice Global Blancheur de Sanogyl, le lait Sculpt System d’Esthederm, la crème de jour pour les cheveux à la grenade de Klorane, la BB crème Peggy Sage ou encore le rouge à lèvres Deborah Milano, qui cumule pas moins de quatre perturbateurs endocriniens ! Quant au baume pour les lèvres Inell (Leclerc), toute la famille est susceptible de l’utiliser, y compris les enfants. Le gel à l’arnica Mercurochrome, lui, contient un seul perturbateur endocrinien, mais pour un produit à l’image pharmaceutique bien ancrée et volontiers utilisé chez les petits, c’est déjà trop !



Les faux doux

« Peau sensible », « apaisant », « hypoallergénique »… C’est à qui se montrera le plus inoffensif parmi ces produits qui pourtant contiennent un allergène des plus redoutables, la methylisothiazolinone (MIT), parfois associé à son proche parent la methylchloroisothiazolinone (MCIT). Nous l’avions déjà constaté, mais vos signalements ne font que le confirmer : ces ingrédients qui donnent des poussées d’urticaire aux dermatologues sont présents dans des produits rivalisant de douceur apparente.



Entre autres, un gel pour l’hygiène intime « hypoallergénique » de Intima, un savon « extra-doux » de By U, une crème lavante « testée sous contrôle dermatologique » de Leader Price, une crème de douche qui « lave en douceur » de Monoprix, un bain moussant « dermo-protecteur » de Manava. Au rayon shampooing, on trouve le Kertyol de Ducray qui « permet d’apaiser les rougeurs et les démangeaisons », un antipelliculaire « dermo-apaisant » de Dessange, une version pour « cuir chevelu sensible » de L’Occitane, un « extra-doux » de Dermactive Capillaires ou encore un « sensitive » de B.app. Pire, certains industriels ont cru bon d’introduire MIT et/ou MCIT dans des cosmétiques destinés aux enfants : gel douche Kids de Tahiti, shampooing Miss de Phytospecific, savon Dettol au pamplemousse, shampooing pour « usage fréquent, dès 3 ans » de Manava.



Les illégaux

Même si la présence de MIT et/ou de MCIT dans les produits rincés est regrettable, elle n’en reste pas moins légale. Ce n’est plus le cas dans les cosmétiques non rincés. Pressentie depuis longtemps, annoncée dans un règlement publié en juillet 2016, effective depuis 4 mois, l’interdiction n’a pas pris par surprise industriels et distributeurs. Ils avaient largement le temps de s’y préparer. Pourtant, nous avons trouvé un certain nombre de références hors la loi. Le cas est particulièrement fréquent dans les produits destinés aux cheveux frisés ou crépus, et ce qu’ils soient vendus dans des magasins spécialisés (marques ORS [Organic Root Stimulator], New Organic, Aunt Jackie’s, Dark and Lovely, ApHogee) ou en pharmacie (Phyto Specific). Mais nous avons aussi trouvé des produits non rincés contenant de la MIT dans divers rayons de grandes surfaces (Carrefour, Monoprix, Tati etc.) ou d’officines : gel coiffant fixation blindée Vivelle Dop, spray solaire pour enfants (!) ainsi que lait et spray après-soleil supposés « calmer rapidement votre peau » de Lovea (2), bille pour les yeux L’Oréal Men, gel jambes légères Jouvence, soin jour Evoluderm, crème mains nutritive Byphasse, traitement pour lèvres Mavill…



Manifestement, fabricants et distributeurs préfèrent écouler leurs stocks que de mettre leur clientèle à l’abri des allergies. Quant aux produits qui se rincent mais dont le temps de pose est long, on ne peut que regretter que le législateur ne les ait pas assimilés à des produits non rincés. Les masques à l’argile du Petit Olivier et, pire, l’antipoux et lentes d’Item peuvent encore faire des dégâts en toute légalité. Fuyez-les !


Mitosyl : bon à jeter



Décidément, les fesses des bébés mériteraient plus d’égards ! En février, nous vous avions alerté sur la présence d’un perturbateur endocrinien dans la crème Dexeryl. Or la pommade Mitosyl aussi en contient un, parmi les plus préoccupants qui plus est : le BHA. Lorsque les fesses sont irritées, la prétendue barrière cutanée est encore moins hermétique qu’une peau saine. Et les tout-petits sont les plus sensibles aux effets des perturbateurs endocriniens. Mais ce n’est pas le seul inconvénient de cette crème. D’après la Haute Autorité de santé, l’utilisation de Mitosyl expose notamment à un risque d’eczéma dû à la présence conjointe de BHA et de lanoline. Bref, toutes les bonnes raisons sont réunies pour se débarrasser de ce produit.

Notes:
(1) Tableaux à consulter pour avoir les références exactes des produits évoqués ici.
(2) Le lait renferme d’ailleurs le mélange MIT-MCIT qui est interdit dans les produits non rincés depuis avril 2016 (règlement publié en septembre 2014) !
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


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Qualité de service mobile: Accord UFC-Que Choisir – Free Mobile
La démarche pour obtenir l’indemnisation est rapide et sans coût pour les abonnés concernés. L’opérateur envoie, à compter de ce jour, un courriel à ses abonnés actuels au Forfait Free (19,99 €/mois ou 15,99 €/mois) qui auraient pu subir des désagréments entre janvier 2012 et le 20 octobre 2015 lors de l’utilisation des services 3G. Ce courriel les informe de la mise à disposition sur son site Internet d’un formulaire à compléter. Ce formulaire, accessible jusqu’au 30 juin 2017, est à renseigner par les abonnés, qui doivent y indiquer le nombre de mois au cours desquels ils estiment avoir subi ces désagréments.

Free Mobile fera alors parvenir à ces abonnés, sous 15 jours, un exemplaire de l’édition papier de ce formulaire, qui devra être signé et retourné gratuitement à Free Mobile avant le 21 juillet 2017 en utilisant uniquement l’enveloppe T reçue en même temps que l’exemplaire du formulaire.

Pour chaque mois de désagréments que l’abonné aura signalé, l’indemnisation s’élèvera à 1 € dans la limite d’une somme maximale de 12 €. Cette indemnisation prendra la forme d’une réduction appliquée au plus tard sur l’une des deux factures suivant la réception par Free Mobile du formulaire signé. Le choix de la première ou de la seconde facture suivant cet envoi sera fonction de la date de réception par Free Mobile du formulaire.

Free Mobile traitera les demandes d’indemnisation de ses abonnés et restera, à ce titre, logiquement leur interlocuteur premier. Au-delà du respect des échéances et procédures contractuellement convenues, l’opérateur s’engage à régler de bonne foi les cas de contestation qui lui auront été directement signalés par les abonnés, ou alors par l’intermédiaire de l’UFC-Que Choisir, qui met dès à présent à la disposition de tous une foire aux questions relative à l’accord conclu.
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